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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 11 novembre 2025 56 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileSolidarités & famille

Jacqueline Eustache-Brinio est auditionnée sur les liens entre mouvements politiques et islamisme

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi des disparités dans l'appropriation de la loi CRPR par les élus locaux ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Avez-vous identifié des liens entre mouvances islamistes et partis politiques français ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Quels cas d'accommodement avec des mouvances religieuses radicales ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Les élus ont-ils la volonté de lutter contre l'entrisme islamiste ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Le problème démographique est-il à l'origine des accommodements ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Avez-vous constaté des stratégies d'entrisme via des dispositifs éducatifs ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Très bien, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, nous allons pouvoir procéder à notre deuxième audition du jour au cours de laquelle nous allons entendre notre collègue sénatrice madame Jacqueline Stage Brigot. Nous lui présentons nos excuses pour notre retard. Nous avions une audition avec des préfets et vous savez que ce sont des sujets pour cause puisque qui sont voilà en plus voilà qui connaissent bien le sujet et donc ce qui explique notre retard.

Merci de votre compréhension et également merci de votre venue au palais Bourbon. Notre commission d'enquête a souhaité vous inviter à participer à nos travaux au titre de plusieurs de vos rapports dont celui de 2020 sur la radicalisation islamiste qui permettait de mesurer l'ampleur de ce phénomène dans des pan divers et importants dans notre société ainsi que le rapport d'évaluation de la loi confortant le respect des principes de la République loi de 2021 et ce rapport d'évaluation a été publié en 2024 euh qui porte un regard quand même assez critique sur les résultats obtenus par rapport à cette loi puisqu'il a Pour sous-titre, tout reste à faire. Vaste programme.

Vaste programme, c'est moi qui l'ajoute. He je vous poserai quelques quelques questions en guise d'introduction à nos travaux et je vous proposerai un propeliminaire d'une dizaine de minutes. Puis le rapporteur ainsi que les collègues qui sont nombreux ici pourront aussi poser leurs questions.

Euh comme vous le savez, nos travaux portent sur les mouvements islamistes en France et leur stratégie pour nouer des liens avec des formations politiques, avec les élus nationaux locaux. Or dans votre rapport d'évaluation de la loi CRPR he confortant le respect des précédires publics, vous soulignez d'importante disparité dans l'appropriation de cette loi par les élus locaux. Comment l'expliquez-vous ?

Les élus vous semble-t-il suffisamment sensibiliser à l'influence des mouvements islamistes sur leur territoire ? Et vous aviez émis aussi un certain nombre de propositions dans votre rapport où est-ce qu'on en est ? parce que vous avez un suivi de la mise en œuvre de ces propositions à la fois en terme quantitatif et qualitatif.

Euh vous considérez notamment qu'il serait nécessaire d'étendre le délit de séparatisme prévu par l'article 433-3-1 du code pénal. C'est un point sur lequel aussi vous pourriez apporter un éclaircissement important pour voir si c'est une suggestion effectivement qui pourrait être intéressante. Je vais euh voilà vous laisser maintenant donc faire ce propos liminaire avant que nous passions à des questions plus précises.

Chers collègues, vous avez la parole. Merci infiniment. Alors, merci de me recevoir.

Merci de moderner dans le cadre de ces travaux. Juste pour replacer un peu le contexte des des travaux que j'ai fait. Moi, j'étais élu local parce que j'étais maire d'une ville du Valdoise et et j'ai eu à titre personnel à mener un combat un combat très fort pour garder préserver l'unité de ma ville face à ce qu'on appelait il y a 15 ans les barbus qui sont plus des barbus aujourd'hui parce que ils portent plus de barbe mais ils sont tout aussi dangereux et et c'est vrai que c'est un sujet qui pour moi était essentiel.

J'ai aussi et je le dis parce que c'est c'est mon contexte personnel qui fait que je travaille sur ce sujet depuis longtemps. J'ai travaillé pendant 25 ans dans un lycée professionnel d'argenteuil. Donc on voit bien quel genre d'élèves on accueille et et j'ai vu les choses évoluer et et c'est aussi pour ça que je travaille sur ce sujet là parce que moi je suis un purj de l'école républicaine et je pense que c'est ce que nous devons préserver aujourd'hui.

Donc c'est vrai que j'ai fait ce rapport cette commission d'enquête que vous avez nommé cité monsieur le président parce que Bruno Rotaillot quand il a vu un peu les expériences personnelles que j'avais a souhaité que je travaille sur ce sujet parce qu'on a pas tous la même approche d'ailleurs de ce sujet. fondamental pour la cohésion sociale de notre pays parce que d'abord pour l'instant il ne se vit pas de la même manière partout sur le territoire par contre faut pas se faire d'illusion il se vivra de la même manière dans les années qui viennent sur tout le territoire il faut pas se faire de souci ce que nous vivons en région parisienne ou dans les grandes agglomération toute la France le vivra dans quelques années. Voilà donc ça il faut vraiment que les élus en soient conscients.

Donc c'est aussi pour ça que je j'ai toujours essayé de m'engager sur ce sujet parce que j'ai du mal à concevoir que des enfants sortent de la République à 4 ans et deviennent des adultes qui sont qui n'ont se sont jamais appropriés les codes et les règles de la République. Voilà. Donc sur la loi, alors je vais revenir sur vos vos questions monsieur le président puis on reviendra un petit peu après sur d'autres sujets sur la loi dit séparatisme.

Pourquoi nous avons été assez critiques quand on a quand le président de la commission des lois a souhaité qu'on fasse un peu un bilan ? C'est que c'est probablement une loi technique essentielle qui a apporté en particulier au préfet des outils qui a apporté des outils pour essayer en particulier de surveiller l'origine des fonds, de pouvoir fermer provisoirement des lieux de culte parce que c'est jamais définitivement. Donc il y a des outils qui existent aujourd'hui mais fondamentalement sur l'entrisme quotidien et sur cette volonté de séparatisme, il y a pas grand-chose.

Je dire par exemple quand les associations ont juste une case à cocher en disant qu'il s'engagent pour respecter le NAL de la République, c'est juste une case à cocher et une signature à faire. Une fois qu'on a fait ça, ça n'engage rien et on vérifie rien. Donc il y a il y a deux sujets en fait. effectivement les outils qu'on a pour travailler pour faire en sorte que on surveille mieux et différemment les associations en particulier mais sur le quotidien et la volonté politique et ce qu'on a pu ce qu'on aurait pu écrire autrement il y a pas grand-chose parce que quand vous regardez un petit peu ce qui se passe dans notre pays euh les choses ne changent pas.

C'est-àdire que quand vous avez un certain nombre de nos concitoyens qui vous disent et je pense que vous êtes tous élus évidemment locaux les les députés, quand les gens vous disent "Ma ville change, ma rue change, mon pays change, ça veut dire quoi derrière ?" Ça veut dire qu'il y a des choses qui heurtent, il y a des choses qui gênent et que cette cohésion et cette manière de vivre qu'on a toujours eu en tout cas dans ma génération de vivre ensemble au-delà de nos religions, et bien aujourd'hui c'est plus vérifié partout. Et je pense qu'on a très très moi je retravaille sur ce sujet encore aujourd'hui au Sénat parce que je vais faire un rapport sur le sujet.

Il y a un certain nombre de spécialistes, de chercheurs qui nous disent, et c'est pas fait pour me rassurer, la France, elle est elle a 5 ans de retard sur la Belgique. Quand vous entendez ça, quand vous entendez ça, et je pense que vous pouvez interroger des lanceurs d'alerte, je vous donnerai des noms et et et des chercheurs qui vous disent "La France a 5 ans de retard sur la Belgique, il y a de quoi s'inquiéter quand même." Donc voilà, je pense que nous avons des outils, nous avons des moyens, nous avons quelque chose qui nous protège qui est la laïcité, la bête noire des islamistes quand même, la laïcité.

Et la laïcité, elle ne s'adjective pas. Il y a pas de laïcité ouverte, tolérante. La laïcité, on ne l'adjective pas.

C'est la laïcité. Tout le monde doit avoir le même sens de la laïcité. Et pourquoi c'est important de se battre pour cette laïcité ?

C'est que d'abord elle est émancipatrice pour la jeunesse. Elle retire elle elle c'est une respiration en fait. Voilà. et et faire en sorte que les jeunes qui puissent faire comprendre aux jeunes que la lacité est émancipatrice et et leur permettre d'être des citoyens éclairé, ça me paraît essentiel.

Donc on ne doit pas on ne doit pas transiger sur ce sujet. Et donc c'est vrai que c'est ça me tient à cœur et je pense que nous avons une responsabilité politique au sens pur du terme pour dénoncer les choses, dire les choses. Alors effectivement euh moi je fais partie de ces élus qui a 15 ans ont lutté fortement.

Euh, je fais partie des premiers élus prom qui ont été menacés, surveillés avec emploi du temps donné à la police et cetera, mais c'est pas grave. Euh, il joue avec ces islamistes qui veulent nous faire terre, jouent avec cette espèce de volonté de nous faire terre et de nous faire peur. Et moins on a peur d'eux, plus on avance en fait.

Et c'est ce qui c'est le message qu'il faut faire passer. Moi, je suis un peu triste aujourd'hui de voir que beaucoup d'élus s'inquiètent sur la cohésion de leur ville, sur le fait qu'il y a de plus en plus de demandes, vous le savez mieux que moi, dans dans le sport, dans bon voilà, il faut qu'on en parle d'ailleurs du sport, mais ils sont un peu perdus et et parfois ils ne maîtrisent pas non plus la manière de faire de ces gens qui sont très gentils, qui savent avancer mais qui vous emmènent là où ils veulent aller sans que vous vous en rendiez compte. compte et je pense qu'on a un vrai sujet, un vrai sujet, c'est de former les élus sur cet entrisme, de leur expliquer comment ils fonctionnent, de leur dire comment ils arrivent à leur fin avant qu'il ne soient trop tard.

Moi, je suis, je vais vous le dire, je suis assez inquiète sur, je l'ai déjà dit d'ailleurs en 2020 sur les les municipales prochaines, il faut faire très très attention à ce qui va se passer dans la municipale prochaine. En 2020, il y a déjà eu quelques listes avec un espèce d'entrisme qui a fait que des gens sont pas là pour l'ambition de leur ville ou l'ambition d'un projet commun pour un territoire, mais qui sont là pour faire avancer leur idéologie dans les territoires. Il va falloir que les élus soient conscients que quand on a sur des gens de toute origine, de toute couleur de peau, de des petits, des grands, des hommes, des femmes, on est là pour un projet commun qui est l'ambition de sa ville et pas autre chose.

Parce que ce qui se passe, et vous le vérifierez certainement dans vos travaux, quand les listes sont infiltrées par un certain nombre de voilà de de de d'islamistes, ils sont toujours au début. Au bout de 2 ans, ils quittent la majorité municipale à 23. Après, il crée un groupe de position, il se prépare pour la suite.

Ça se passe comme ça vraiment. Et il faut être très très attentif à ça. Voilà, parce que ben dans nos territoires, ça modifie un certain nombre de choses.

Donc je pense qu'il faut qu'on soit conscient. À titre personnel, je le dis et moi je n'ai pas d'état d'â. Celles et ceux qui me connaissent savent que j'ai pas de langue de bois.

C'est pas un sujet de droite de gauche, c'est un sujet d'unité nationale vraiment vraiment et de cohésion. Et nous devons avoir la même vision sur ce sujet. Euh nous devons protéger les territoires, nous devons lutter contre ce qui existe déjà dans certains départements de ces espèces de communauté et d'écosystème qui existe, où euh bah il y a plus que la religion qui est là, où les magasins ne sont pas diversifiés et que ben des gens quittent les quartiers parce qu'ils ne s'y reconnaissent plus.

Ça c'est un vrai danger vraiment. Donc voilà, je pense que il faut qu'on fasse comprendre à la jeunesse aujourd'hui que vivre ensemble c'est d'abord être citoyen, que la religion ne doit pas nous dicter nos rapports entre nous. Alors moi, je regrette fortement alors je ne que que cette ce sujet soit exploité politiquement par certains, ça c'est clair, c'est une réalité.

Ne pas le voir et ne pas le le poser serait irresponsable. Je pense que un certain nombre d'élus veulent assigner à résidence les gens dans ce qu'ils sont pour en faire une clé électorale. Je le dis, c'est une réalité et je pense que nous ne devons pas assigner à résidence les gens dans nos dans nos cités, dans nos quartiers.

On doit les aider à s'émanciper et à leur montrer qu'ils sont citoyens avant d'être religieux. Nous ne pouvons pas fonctionner tous ensemble si nous n'avons pas de règles communes qui sont faites sur nous sommes citoyens. Dans un pays laïque, la religion c'est du privé.

Et voilà, on doit c'est c'est essentiel pour l'avenir de notre pays. Alors oui, c'est vrai que nous ne sommes pas le seul pays en Europe à être concerné par cet entrisme islamisme partout mais nous sommes probablement après la Belgique qui est un cas à part le pays le plus attaqué sur ce sujet parce que nous avons qu'en métandart la laïcité. Donc nous sommes effectivement les pays les plus attaqués et je pense que voilà, on peut pas avoir un discours de de demi-teinte en disant en ayant un discours Oui. de fermeté tout en étant tolérant.

Ça veut rien dire, personne ne s'y reconnaît. Je pense que c'est votre enquête probablement votre commission d'enquête validera un certain nombre de choses que certains d'entre nous vont vous dire lors de ces échanges. Mais je pense que il y a urgence.

Il y a urgence à écrire et à dire les choses. Merci chers collègues et c'est bien pour ça aussi que nous vous avons invité. Je vais laisser la parole à notre rapporteur pour qu'il pose ses questions.

Oui, il vous voulez que j'éteigne ? Voilà. Merci madame la sénatrice pour votre présence, pour votre travail.

J'ai pris lecture de votre lecture de votre rapport avec beaucoup d'attention. Vous avez totalement raison quand vous dites que ce sujet est d'un intérêt absolument important, qu'il doit être transpartisan et euh qu'il touche là à l'unité de notre nation. Euh on va pas évidemment dans dans ce rapport refaire refaire ce que vous avez déjà fait.

Euh donc je Oui oui, on s'en inspirera évidemment pour partie. Euh mais je vais en venir plutôt à euh au thème même qui qui nous rassemble aujourd'hui, c'est-à-dire les liens éventuels qui entre les partis politique et l'islamisme. Euh est-ce que dans vos travaux vous avez identifié des liens entre des mouvances islamistes et des mouvements politiques français ?

Ces liens sont-ils particulièrement marqués dans certains mouvements ou partis politiques ? Dans dans le la commission d'enquête que nous avions faite en 2019, on avait pas abordé ce sujet-là vraiment, mais je peux vous en parler librement. Enfin, il serait hypocrite de ma part de ne pas poser les choses avec clarté et et j'assumerai tous les propos que je que je pose aujourd'hui.

On a une une extrême gauche aujourd'hui qui joue avec ça et et et c'est effrayant parce que vous savez, moi je suis issu hein de de quartier populaire et et de quartier HLM. Donc, j'ai gardé ce lien dans ma ville avec ce quartier et je fais de la pédagogie en leur disant personne ne remet en cause votre croyance. Personne ne remet en faute que vous croyez ou que vous ne croyez pas.

D'ailleurs, franchement, c'est même pas le sujet. Sauf que pour vous libérer, essayez de comprendre ce qu'on peut faire pour vous. Et aujourd'hui, c'est évident que les mouvements d'extrême gauche aujourd'hui jouent sur cette corde en faisant quoi ? en disant ce pays raciste, ce pays est islamophobe.

On a eu clairement un premier élément, vous savez en 2019, moi j'ai fait voter une loi au Sénat qui n'a pas été validée à l'Assemblée nationale sur l'interdiction du voile par les accompagnatrices scolaires. Voilà, je l'ai fait voter. Juste après, il y a eu la marche contre l'islamophobie. juste après, ça a été un déclic hein avec des élus de la République et les écharpes le blanc rouge quand même hein.

Et ça ça a été terrifiant parce que l'islamophobie je le prononce ici parce que c'est un mot que je refuse de prononcer parce que ça c'est un concept qui a été inventé par les salafistes, qui a été inventé par les islamistes qui consiste simplement à dire la France est raciste et n'aime pas les musulmans. Ce qui est quand même juste hallucinant parce qu'en fait comment il fonctionne ? Il fonctionne par trois étapes.

La victimisation, la provocation et la communication. Ça c'est quand on a compris ça, on a compris comment il fonctionne en fait. Le côté victimaire permanent du style "On nous aime pas, on nous déteste voilà mais qu'on me dise qu'est-ce que c'est et comment en France aujourd'hui voilà nos compatriotes de religion musulmane sont rejetés.

Ils sont rejetés nulle part. Je suis désolé. Je suis désolé.

C'est un concept inventé pour montrer les gens les uns contre les autres. On a la même chose avec certains mouvements à Grenoble, avec les Hijjabuses, le burkini, tout ça, tout ça est fait pour alors d'abord c'est malsin parce que ça pousse les gens contre le rège de l'autre. C'est-à-dire que il y a un certain nombre de français qui en ont tellement marre d'entendre parler ça qu'ils sont même plus dans je vais essayer de comprendre ce qui se passe.

Donc ça c'est très dangereux. Et effectivement et je le dis et je l'assume, les mouvements d'extrême gauche jouent sur cette corde et c'est extrêmement dangereux. Je trouve ça extrêmement dangereux.

C'est dangereux d'abord pour les populations qui sont victimes de cette exploitation euh politique euh de ce clientélisme électoral parce que ça on peut pas appeler ça autrement. Voilà, je le dis, c'est vérifié. Moi je suis élu de banlieu.

C'est vrai que quand j'ai mené des combats, qui me tapait dessus ? La gauche et l'extrême gauche en disant "Vous êtes une méchante raciste." Sauf que ça a pas marché parce que les gens me connaissaient.

Donc voilà. Mais c'est c'est très dangereux de faire ça parce que ça fragilise à la fois cette cohésion sociale et ça assigne à résidence des gens dont qui n'ont pas besoin de ça. Vous savez quand vous vivez un peu dans les villes où il y a ces quartiers populaires très sympas, euh il y a la police des mœurs et la pensée.

Ça existe, ça existe. Je suis désolée. Moi, j'ai des femmes qui chez moi me disaient euh voilà, je suis musulmane, j'achète un sapin de Noël parce que mes gamins ils veulent faire Noël parce que le sapin de Noël ça n'a rien de religieux et j'avais le barbu du coin qui venait lui taper à la porte en disant "Qu'est-ce que tu as fait ma sœur ? tu as mis un sapin chez toi, c'est juste interdit parce que nous on fait pas ça.

Donc il faut voir que dans les dans les quartiers, on finit par instituer cette police des mœurs et de la pensée qui fait que et bien ce discours qui victimaire que certains portent, il a des des il a des conséquences dramatiques dans certaines villes, dans certains quartiers et dans notre pays. Et on ne peut pas laisser faire ça. Il ne faut pas laisser faire ça vraiment.

Pardon ? Merci beaucoup. Les travaux de la commission d'enquête sénatoriale font état de politique d'accommodonement à l'égard de mouvance religieuses radicales ainsi que de pratiques clientistes.

Pourriez-vous nous présenter les principaux cas que vous avez observés ? À quel point ces pratiques sont-elles répandues ? Comment peut-on les prévenir à les faire cesser notamment dans la perspective des prochaines échéances électorales ?

Ouais, c'est un peu ce que je vous ai dit au début. C'est vrai que dans certaines villes, je pense que vous êtes au courant, enfin vous avez déjà vu ou vérifier ça, vous avez quand même des élus qui pour gérer par exemple les problèmes de sécurité, les problèmes d'unité, les problèmes de d'émeutes, plutôt que d'appeler la police, ils vont voir les imams. C'est une réalité.

C'est une réalité. Ça s'est passé dans des villes que vous connaissez. Ça c'est juste insupportable.

On remercie les imams avant de remercier la police lors de conflits ou d'émeutes. Je suis désolé, c'est pas le rôle des élus. Donc quand j'appelle un commandement, c'est qu'on on donne dans nos villes la place à une religion.

Moi, je veux dire, je vais vous dire, je vais vous faire rire, mais par provocation, moi ça me serait pas venu à l'idée d'aller chercher le curé chez moi si j'avais eu des émetins. Bon voilà, mais là on va chercher les imams en disant écoutez, on compte sur vous pour régler. Non, ça marche pas comme ça la République, ça marche pas comme ça.

Donc c'est en ça que je dis que il y a des accommodements, il y a des choses qu'on ne doit pas faire, qu'on ne peut pas faire parce que c'est irresponsable. Et je veux dire, ça remet en cause même notre manière de fonctionner. Vous voyez ce que je veux dire ?

Donc ça c'est voilà. Donc je pense qu'il faut que et et pourquoi je veux revenir sur la formation des maires c'est que et je le redis une nouvelle fois ici, je pense que toutes les associations de maire ou les associations des locaux doivent prendre ce sujet comme une priorité aussi dans leur formation pour les élus. Je pense vraiment parce qu'il y a plein d'élus qui ne voient pas les choses venir ou qui vont les voir trop tard ou qui sont un peu dans le dénier hein, c'est de leur dire soyez attentif à ce qui se passe dans vos communes.

Soyez attentifs parce que le jour où viendrez vous dire que c'est que ben vous êtes un peu dépassé ben il sera ça sera trop tard vraiment. Merci. Si le rapport d'application la loi Serp que vous avez corapporté en 2024 portait un regard critique et près de 3 ans après l'adoption de cette loi dresser un bilan encore loin d'être concluant.

Vous êtes revenu sur les constats lors de vos propos liminaires. Qu'est-ce qu'on pourrait mettre en avant comme recommandation pour améliorer ce côté cette loi ? C'est toi comme je l'ai dit tout à l'heure qui est très technique, elle n'a rien réglé dans le quotidien en fait.

Elle a rien réglé parce que d'abord c'était peut-être pas la volonté de le faire comme ça. C'était un premier pas. Je pense que qu'elle ait existé cette loi, c'est pas par hasard non plus hein en 2021.

Enfin voilà, elle constatait quand même des choses. Après, il faut aller plus loin. C'estàd que dans le quotidien, dans notre quotidien, rien n'a changé.

Ça veut dire que il y a des choses à écrire pour le sport, pour l'école. Ça a un peu bougé. D'ailleurs, je vais le dire, monsieur Atal quand il a fait sa circulaire sur la baillère, c'était pas par hasard et il l'a bien fait hein, vraiment.

J'ai applaudi des demains, c'est que malgré la loi CPR, comme vous dites, bah la Baya commençait à rentrer dans les lycées et il a fait une une circulaire qui d'ailleurs comme je le disais tout à l'heure, ça a bousculé mais ça a pas bousculé tant que ça. C'est que quand les Républiques s'imposent, quand la règle s'impose, tout le monde la respecte. Et je pense que on s'aperçoit que si on n'écrit pas les choses petit à petit, de manière claire dans le quotidien, rien ne reculera.

Rien. Rien. Les lois ne suffiront pas.

Les lois qui qui permettent aujourd'hui de vérifier l'origine des fonds, qui permettent de fermer euh des des lieux de culte sur des problèmes sanitaires ou de sécurité, tout ça, c'est bien joli, mais ça suffira pas. Je pense qu'il faut que dans notre manière de vivre, dans notre mode de fonctionnement ensemble, nous imposions des choses. Et quand je dis imposer, je le dis délibérément. c'est que ça peut heurter, ça fera probablement bouger les lits, ça heurtera mais une fois que c'est réglé, c'est réglé.

Et la et le texte sur la baia, il a été très clair sur ce sujet. il a voilà, il a heurté, il a bousculé mais tout le monde si voilà donc dans dans les secteurs de la société que ce soit le sport, l'école, les hôpitaux, enfin voilà, les hôpitaux, il y a du boulot dans les hôpitaux hein, il y a quand même il y a des il y a des revendications dans les hôpitaux qui sont insupportables en France en 2025 quoi. On on n'accepte pas le médecin qui est là parce que c'est un homme et c'est pas une femme.

Enfin voilà, on est enfin je veux dire c'est les hôpitaux, c'est un vrai sujet quand même. qu'on a dans si vous voulez ce que j'ai envie de vous dire c'est que au quotidien on n' pas suffisamment armé la République. Voilà les fédérations, les fédérations sportives, elles doivent aussi aujourd'hui s'approprier ce sujet et écrire des choses.

Le sport, c'est là c'est le lieu où les enfants de la République partagent des moments. Sincèrement, le club de foot, le club de je sais pas de basket, de danse, on partage des choses en commun et la religion, elle doit pas être là. Et aujourd'hui, il y a des revendications religieuses dans le monde du sport, euh dans les dans les dans les toilettes, les puis les les voilà, enfin je il y a il y a des sujets, vous y avez travaillé, c'est juste hallucinant d'arriver à ça.

Donc il faut imposer des règles. Quand je dis imposer, je fais exprès. Imposer des règles.

Et moi, je suis très dure avec ça sur le sport. Voilà, il y a la loi 120 qui est passée au Sénat, ce qui interdit euh le voile dans les compétitions sportives, qui est toujours pas passé à à l'Assemblée malgré malgré les engagements au gouvernement. Mais c'est pas grave.

Moi, je dis c'est le sport ou le voile. On choisit dans la vie hein, le sport c'est un lieu neutre où on fait du sport ensemble sans marquer sa religion. Donc après la vie, elle est faite de choix.

Veut pas veut pas enlever son voile mais on fait pas de sport. Enfin moi je vais jusque là. et vous verrez vous verrez que ça va heurter au début mais qu'après tout le monde fera du sport.

Voilà, parce que le sport c'est quand même un lieu de extraordinaire avec des moments qu'on partage et je pense que quand on a envie de partager le sport avec ses copains, bah ou ses copines, on y va vraiment. Mais je pense que notre faiblesse au quotidien, notre faiblesse au quotidien fait que tous ces cette ces islamistes et et ces communautaristes bah passe au travers de notre faiblesse et notre gentillesse en permanence. Et nous sommes aujourd'hui à un point parfois de nos retours que j'espère pas vraiment de nos retours, mais on a ça devant nous comme ça aujourd'hui quand même vraiment.

Merci. Dernière question me me concernant. Vous avez observé notamment dans ce rapport des disparités territoriales dans l'application de la loi.

Pourriez-vous préciser cette analyse et comment garantir l'appropriation par les pouvoirs publics de l'ensemble des outils disponibles ? Je pense que pourquoi on a on a constaté ces disparités ? Bah d'abord parce que tout le monde ne le vit pas de la même manière.

Clairement, je pense que voilà, on vit pas les choses de la même manière, même si tout à l'heure, je l'ai dit et je le répète, tôt ou tard tout le monde vira de la même manière et que alors les préfets aujourd'hui, je vous en avais vous deux tout à l'heure qui sont très acteurs d'un certain nombre de choses, je pense, euh sont fort enfin ont des objectifs clairs de la part de l'État sur euh l'application de la loi, mais elle n'a pas été effectivement euh appliquée de la même manière partout. parce que les problèmes ne se posaient pas de la même manière partout. Mais je pense qu'il va falloir effectivement qu'aujourd'hui tout le monde s'approprie ce thème et que les élus aient conscience que ça fait partie de leur environnement.

Il n'y a pas que les préfets, les élus locaux aussi hein. Les élus locaux, ils ont leur part à prendre sur ce sujet. Si vous voulez les élus locaux, moi je suis très à l'aise parce que comme il y en a à droite comme à gauche qui font du guilantisme, je suis très à l'aise pour le dire.

Les élus locaux, ils peuvent pas demander en permanence à l'État d'avoir des réactions à leur place. Ils doivent aussi être acteurs dans leur dans leur collectivité. Ils doivent être acteurs dans la collectivité.

Ils doivent savoir dire non pour protéger l'unité de leur ville et en tout cas le vivre ensemble comme on le disait il y a quelques années. C'est aussi leur rôle vraiment. Merci monsieur le rapporteur.

Chers collègues. Y a-t-il des questions ? Madame Yadan ?

Merci beaucoup. Euh merci beaucoup pour ces paroles madame Jacqueline Stage Brigot euh parce que on en a on en a évidemment besoin dans notre République, on a besoin de paroles fort et de paroles fortes et on a surtout besoin aussi de de d'élus euh de sénateurs, de députés, d'élus locaux qui se penchent sur ce sujet pour rappeler à quel point la lutte contre l'islamisme n'est pas n'est pas la lutte contre n'est pas une forme d'intolérance mais mais est absolument nécessaire à la survie de notre de notre démocratie. Alors, comme vous le savez, je j'ai été aussi rapporteur d'un d'une mission flash sur l'islamisme dans le sport et j'ai eu le droit évidemment à toutes sortes de qualificatifs euh et je suis d'accord avec vous pour dire que c'est la fermeté qui l'emportera.

Je voudrais revenir avec vous sur deux points. Le premier, c'est que vous avez dit à plusieurs reprises qu'il conviendrait de former les élus sur cet entrisme avant qu'il ne soit trop tard et également tous les élus doivent prendre ce sujet comme une priorité dans leur commune. Euh la question c'est oui, mais est-ce qu'ils en ont la volonté ?

Est-ce qu'on peut considérer que l'ensemble des élus fait preuve, fait montre d'une certaine naïveté pour certains ou de ou d'une faiblesse ou peut-être d'une peur ou est-ce que vous pensez quand même qu'il y a des élus qui adoptent de manière tout à fait consciente une idéologie pour être complice en fait de cet entrisme islamiste ? Ça c'est ma première question. Et ma deuxième question, c'est par rapport à la loi CPR, donc confortant les principes de la République, donc pour laquelle vous avez dit qu'elle était avait quand même été utile, mais n'avait pas réglé les choses dans le quotidien et qu'il fallait sans doute l'améliorer.

Ma question c'est et c'est vraiment une question très très ouverte mais pourquoi depuis 2019 date de du dépôt de de votre rapport enfin depuis 2021 puisque la loi date depuis de 2021 est-ce que vous avez eu à un moment donné l'intention de réfléchir à une proposition de loi pour pour faire suite à cette à cette loi CPR et dans l'affirmative pourquoi n'êtes vous pas allé aller au bout en fait et est-ce que d'après vous il faudrait Il faudrait légiférer en cette matière pour pour avancer ou est-ce que ça ne passe pas par la loi. Je vous remercie. Merci.

Alors, vous avez eu raison de poser la question des élus ou de revenir sur la question des élus ? Oui, il y a des élus qui sont complices parce que il y a du pur clientélisme. Oui, ils sont pas ignorants mais c'est du calcul.

On voit et je pense que dans vos territoires, ça serait intéressant que vous regardiez les uns les autres sans je veux pas vous donner de conseil le nombre de projets de mosqué 6 mois avant les municipals. Voilà. Bon, j'en ai quelques uns en tête.

Je me dis franchement voilà donc ça c'est du pur clientellisme et les maires qui font ça acteurs. Donc voilà, ça c'est faut juste pas se mentir. Voilà mais c'est pas la majorité non plus.

C'est pas la majorité. Donc quand tout à l'heure je disais que c'était important que les élus aient conscience qu'aujourd'hui et demain ils ne peuvent pas faire comme si ce problème n'existait pas chez eux ou à côté de chez eux et peut-être plus tard plus tard chez eux. Je pense que je le dis parce que peut-être qu'il est encore temps de faire et de limiter entre guillemets un certain nombre de choses et de leur faire prendre conscience que c'est l'avenir de notre pays.

Parce que un territoire c'est un petit bout de pays, j'ai envie de dire hein. Et quand il y a un territoire plus un territoire plus un territoire, on voit bien que ça devient vite ingérable. Voilà.

Donc ça c'est très très important et je rappelle et je le redis, je pense que ça il faut en parler mais évidemment la formation des élus euh la la formation des élus, le fait de leur faire comprendre comment comment cet islamisme fonctionne, ça ne remettra pas en cause celles et ceux qui sont complices et qui sont dans le clientélisme électoral du matin au soir et du soir au matin. En fait voilà. Donc ça, malheureusement c'est un problème mais ça veut dire qu'ils sont aussi responsables.

Faut faut les mettre face à leur responsabilité ceux-là vraiment. Après sur la loi, la loi si vous voulez on n' pas dit qu'il fallait pas la faire hein, vraiment il faut faut on a dit que dans le quotidien des Français ça changeait pas grand-chose. C'est ça qu'on a voulu dire et que et que comme dans le quotidien des Français ça changeait pas grand-chose, celles et ceux qui veulent écrire les lois de la religion avant les lois Républiques, on continue à fonctionner.

Ça les pas ça les a pas gêné dans le quotidien. Vous voyez, c'est ça que je veux dire. Voilà.

Contrairement à la directive. Voilà. Parce que c'est là-dessus qu'il faut qu'on travaille, c'est comment on arrête dans le quotidien cette espèce.

Voilà. Moi, bon, vous le savez hein, bon, ça va peut-être pas plaire à tout le monde ici. Moi, je suis une combattante du voile.

Je trouve ça insupportable de voir toutes ces gamines voilées. Euh bah parce que faut arrêter de leur dire que si elles ont pas de voile, elles sont pas des bonnes musulmanes. Enfin, c'est quoi cette bêtise ?

En voilà, on a tous eu des copains, des copines à l'école au lycée, voilà, qui étaient musulmans qui pratiquaient et les filles, elles savaient même pas. Et puis moi, c'est volé. Pourquoi je suis ?

Alors, je vais vous lire. C'est une petite parenthèse perso. Moi quand j'ai enseigné dans mon lycée Argenteuil, j'avais des filles qui ont combattu le patriarcat et et la place du père et des frères en disant "Vous savez madame Stache, nous on se bat, on prend des coups parce qu'elles ont pris des coups pour nos petites sœurs." Et je me dis "es filles-là, les petites sœurs, quand elles doivent les voir, voilà." Et et c'est ça le sujet en fait.

Le sujet c'est euh et et moi quand j'ai combattu mes barbus chez moi, c'est les femmes qui venaient dire "On est content de vous garder à la mairie parce que vous nous protégez." Genre c'est des mots que j'aurais jamais pensé entendre dans ma vie d'élue. Donc ça c'est une réalité.

Les femmes, c'est les femmes, je fais la parenthèse sur les femmes parce que ils utilisent les femmes en fait. On voit bien pourquoi ils utilisent la femme et les femmes et le voile. C'est que c'est lisible dans l'espace public.

C'est rendre visible dans l'espace public cette religion. Moi, je disais toujours aux habitants de ma ville, moi votre religion, je veux même pas la connaître, ça m'est égal pour moi. Vous êtes citoyens.

Point. Voilà. Et donc on le voile, il est fait que pour ça.

C'est voilà, on le sait, tout le monde le sait. C'est un étendard. Celles et ceux qui pensent que je suis une folle dingue quand je dis ça, c'est une réalité.

C'est écrire, inscrire par les femmes cette religion dans l'espace public. C'est une réalité. Il faut pas il faut pas et elles n'ont pas toujours conscience de ça d'ailleurs hein les filles elles n'ont pas toujours conscience.

Donc euh c'est c'est c'est voilà. Donc après il y a il y a des textes qu'il faut qu'on écrive. C'est pour ça que je vous disais tout à l'heure madame la députée, c'est que il faut qu'on écrive des textes par morceau pour lutter.

Vous savez pourquoi j'ai fait cette cette loi sur les accompagnatrices scolaires ? Je dis et je redis que les sorties scolaires sont du temps scolaire. Voilà. et que on refuse qu'une maman vienne faire une activité scolaire dans l'école he de la pâte à modeler avec un voile, mais on accepte qu'elle aille faire la sortie pendant 1 heure avec l'institute.

C'est juste hallucinant. Pourquoi on lui interdirait ? Voilà, vous voyez, c'est l'école qu'on a dans les murs et hors les murs.

Il y a qu'une logique. Le temps scolaire, c'est 8h30h30. Donc voilà.

Donc je pense qu'il faut qu'on arrive à travailler ça et puis peut-être aider ces femmes à se libérer de ce carcan qui est un carcan quand même. Voilà. Mais je pense qu'il faut qu'on arrive à écrire des choses qui certes gèrent de manière forte comment on peut essayer de lutter et cette loi CPR l'a faite sur les financements sur ce qui se passe dans les mosquées sur la surveillance des prêches.

Voilà mais mais elle ça suffit pas. Voilà il faut qu'on écrive petit à petit des choses vraiment pour bousculer au dire. Excusez-moi.

Non, c'est très très bien. Chers chers collègues, il nous reste encore cinq questions. Alors, on pourrait les prendre d'un coup, mais je vous propose que vous les posiez une par une et qu'il y a la réponse à chaque fois.

C'est plus dynamique. Mais simplement, on va se on va se et puis on va pas on s'astreint aussi à rythme dynamique. Je crois tout le monde s'y retrouve en commençant par Julien Odoule.

Merci monsieur le président, madame la sénatrice. Déjà, je tenais à vous remercier pour à la fois lucide et et courageux puisque vous avez une qualité qui malheureusement est trop souvent absente de la case politique, c'est le courage. Euh vous avez évoqué effectivement votre proposition de loi pour l'interdiction des signes religieux pour les accompagnatrices scolaires.

Je me rappelle qu'elle a accompagné aussi tout le débat à la suite de l'affaire du voile le conseil régional de Bourgogne Franchecté qui a fait couler beaucoup d'ancre pour malheureusement très peu d'avancées politiques et et législatives. Euh j'avais plusieurs plusieurs questions. La première à l'ô de votre rapport de ce que vous nous dites aujourd'hui.

Est-ce que le le le problème de fond, le problème originel n'est pas un problème démographique ? Déjà, le fait que les flux migratoires ont dans certains territoires, dans certaines localités euh soumis certains élus par la force du nombre à euh contrevenir aux règles et aux lois de la République et donc à s'habituer à des accommodements comme vous dites. C'était ma première question.

Euh vous avez évidemment insisté sur l'extrême gauche qui est l'éléphant au milieu du salon bien évidemment. Enfin, je je pense que tout le monde euh a remarqué à la fois ici à l'Assemblée nationale et en dehors les les connivances, les pratiques de de l'extrême gauche. Est-ce que vous constatez ce que vous avez constaté aussi une soumission de la part d'élus de droite que ce soit dans des mairies que soit au niveau départemental que ce soit au niveau du parlement qui ont adopté à la fois les codes le langage des islamistes à des fins euh clientélistes.

Je vous remercie. Merci madame la sénatrice. Alors sur la le problème démographique, clairement on peut pas nier qu'il y a aujourd'hui un problème démographique d'une population qui arrive qui est de confession musulmane.

Enfin je je pense que les chiffres sont là. La réalité elle est là. C'est vrai, mais ça n'empêche pas ça n'empêche pas d'écrire des règles et des lois pour pour expliquer à celles et ceux qui arrivent chez nous, qui s'installent chez nous, que nous sommes dans un état laïque avec une constitution très claire et que les lois religieuses, on les garde chez soi à la maison.

Ça n'empêche pas de faire ça. Et c'est vrai que dans territoire, c'est plus compliqué que d'autres parce que le nombre fait que c'est plus compliqué mais ça n'empêche pas d'écrire des choses et d'imposer des choses de manière commune parce que c'est la règle commune qui doit, vous voyez ce que je veux dire et que y compris dans ces territoires là, y compris dans ces territoires là et plus dans ces territoires où effectivement il y a plus de de population de général, on doit être très attentif à celles et ceux qui travaillent. J'en ai pas parlé de ça, mais ça c'est extrêmement important.

Celles et ceux qui travaillent dans ces quartiers, on doit être extrêmement attentif à qui à qui on autorise à travailler dans ces quartiers. Faire attention aux associations. Le soutien scolaire, il doit pas être fait par n'importe qui.

L'encadrement, il doit pas être fait par n'importe qui. Moi, par exemple, à titre perso, et je le dis, je n'ai jamais accepté parce que moi, j'avais 30 % de ma commune HLM politique de la ville. Je disais toujours que les animateurs de quartier n je ne voulais pas qu'il soit issu du quartier parce qu'il n'avait pas la liberté pour travailler.

Quand vous êtes sous la dans sous la pression du quartier, vous pouvez pas travailler comme vous voulez. Je les aidais à aller travailler ailleurs les jeunes du quartier parce qu'ils avaient le droit de travailler. Je les aidais.

Mais dans ce quartier-là, tous les animateurs et éducateurs étaient n'étaient pas issus de ce quartier parce que là vous êtes dans l'enfermement. Vous voyez ce que je veux dire ? Et l'enfermement, il favorise toutes ces dérives.

Il favorise toutes ces dérives. Le père qui vient dire moi bref, vous imaginez donc ces pressions là, il faut éditer. Et ce n'est pas parce que effectivement des quartiers, vous avez raison évidemment ils sont marqués par une population deur étrangère et musulmane, il y en a.

Mais ça ne veut pas dire qu'il faut baisser les bras. Ça ne veut pas dire qu'il faut baisser les bras. Il faut imposer la République partout vraiment.

Alors, plus difficilement certes dans des quartiers que d'autres, mais il y a aucune raison de ne pas le faire. Voilà. Et et c'est en écrivant bah des texte et des lois, voilà, qu'on arrive à le faire et l'imposer.

Et pour ça, je fais exprès de dire imposer. Aujourd'hui, on en est à un moment où il faut imposer. On ne négocie plus, on impose.

Vraiment aujourd'hui, on en est là. Négociation du on va y arriver, c'est fini, je pense, hein. C'est terminé.

Alors, sur la soumission des élus de droite et de gauche, moi j'ai pas de de je suis pas là pour faire le le procès de qui que ce soit, mais j'ai l'honnêteté de dire qu'il y a des gens de droite et de gauche qui voilà peuvent ne pas lutter autant que ça se trouve souhaitable. Oui, certainement, certainement, il y en a. Mais je l'ai toujours dit ça.

Donc je suis très à l'aise pour le dire, y compris dans ma propre famille politique. Donc je n'ai pas de souci avec ça. Et d'ailleurs, je ne me fais pas que des amis en disant ça, mais ça m'est égal.

Je peux me regarder dans la glace tous les jours. Merci madame la sénatrice. Monsieur Casterman.

Merci monsieur le président. Merci madame la sénatrice. Je voudrais réitérer nos notre admiration pour votre courage et votre détermination et je vous remercie aussi de venir éclairer cette commission d'enquête à la fois par les travaux que vous avez pu mener au Sénat.

On l'a rappelé ce ce rapport et puis aussi au travers de votre expérience courageuse en tant qu'élu local dans votre commune du Valdoise, vous avez eu du faire face à de des menaces inqualifiables des islamistes. Je voulais revenir juste sur un sur ce constat que les réseaux islamistes utilisent des des dispositifs paravant pour ouvrir des des centres éducatifs et culturels qui deviennent progressivement des centres culturels, c'est-à-dire ni plus ni moins que des mosquées ou des écoles coraniques en fait au bout du compte. J'ai un exemple très récent relaté par le Figaro qui concerne la commune de Givor.

C'est une commune de 20000 habitants au sud de Lyon sur le territoire de laquelle une association islamique chite proiranienne cherche depuis plusieurs années à construire un centre islamique qui regrouperait une école et une nouvelle mosquée. Cette organisation qui fait les loges de la Yatola Coméni porter acquéreur d'une ancienne école désaffectée qui appartient à la commune dans laquelle elle prévoit d'installer une école hors contrat Montessori et une association Scoot. Alors clairement, ces deux projets sont en fait des prétextes pour occuper euh un immense bâtiment qui permettra d'ouvrir une mosquée plus spacieuse, une école coranique et un centre culturel chite en lien avec le régime iranien.

Alors madame la sénatrice, une question simple mais euh au travers de votre de vos travaux au Sénat, avez-vous pu constater des initiatives similaires euh sur la radicalisation islamiste ? Avez-vous constaté une stratégie délibérée de recours à ces paravant pédagogiques permettant d'avoir accès plus facilement à des locaux détenus par des collectivités par exemple ou même d'obtenir d'ailleurs des dispositifs de soutien de l'État comme des missions de service civique qui normalement ne peuvent bénéficier à des associations culturelles islamiques et si tel était le cas comment les prévenir à la fois par de la prévention auprès des élus et des sanctions pour les élus qui se rendraient complices ou coupables de ce genre d'action ayant connaissance des projets de ces dites des associations. Merci chers collègues.

Madame la sénatrice. Le projet de divorce, je connais pas particulièrement mais c'est un exemple parmi d'autres. Ouais.

Aujourd'hui, la loi CPR, elle a quand même donné des outils au préfet pour surveiller ce qui se passe aujourd'hui et elle peut faire fermer hein aujourd'hui là clairement sur ces sujets-là, il y a quand même des choses qui sont claires. Sachant aussi que et c'est le Sénat qui l'avait rajouté, ces lieux de culte, il doit faire l'objet de permis de construire qui doivent être validés par le préfet qui les regarde également. C'est un un sénateur de Sens qui avait rajouté ça dans la L.

Je me rappelle très bien aujourd'hui. C'est quelque chose voilà, on peut regarder et puis on peut le faire fermer parce qu'aujourd'hui les préfets sont très attentifs à ce qui se passe dans ces lieux. en particulier sur l'égalité homme-femme.

Bon, parce que on peut pas dire que ce soit des exemples d'égalité homme-femme, ces lieux-là quand même. Donc aujourd'hui, dans la loi CPR, il y a des outils. Après euh si la ville de Givor a vendu son propre bien pour ce genre de projet, faut juste penser qu'elle aurait peut-être pu réfléchir avant par rapport au devenir de ce que ça va parce que ça pose tôt ou tard des problèmes he dans la ville comme celle-là.

Donc aujourd'hui, sincèrement, il y a des outils pour regarder, faire fermer et ne pas ne pas autoriser. D'ailleurs, sur ce projet-là, je sais pas quelle est l'avancée de ce projet. Il y aura certainement le préfet qui va regarder l'origine des fonds, comment voilà, il peut faire retarder le préfet aujourd'hui, hein.

Dans le valoir, moi j'ai eu des projets qui ont été retardés d'un an, des projets qui n'ont pas abouti parce que le préfet est très attentif à comment tous ces projets se financent parce que la clé, elle est là aussi, hein. Voilà. Donc euh il faut être très attentif à ce qui va se faire dedans, le permis de construire, comment les locaux sont euh prévus.

Je pense qu'aujourd'hui on a des clés, on a des outils quand même pour le faire. Vraiment, je dis pas que ça va tout régler, mais en tout cas il faut y être attentif. Puis après, le le maire de Géor, il faut aussi qu'il réfléchisse et et qu'il prenne ses responsabilités sur le sujet, hein.

Voilà. Parce que après euh rien n'empêche à maire de faire des commissions de sécurité. Enfin voilà, c'est aussi comme ça he que moi j'ai fait fermer des trucs hein.

Vous faites des com inopiné he c'est le pouvoir du maire et vous allez faire vous pouvez faire fermer hein. Clairement moi j'ai fait fermer un lieu chez moi où je me suis rendu compte que une maison était transformée. Il y avait un lieu de prière qui avait 100 personnes.

Ça pouvait s'écrouler tout le lendemain je leur ai dit je ferme. C'était fermé le lendemain hein. Voilà voilà.

Mais voilà et juste juste par rapport au service civique si si le service civique le service civic il faut être extrêmement attentif à qui on donne dans les marchés publics le service civique. Bon j'ai eu le cas chez moi. On avait donné euh voilà, c'était euh comment dirais-je ?

Un prestataire qui devait faire du enfin on devait faire du porte à porte pour prévenir sur comment trier les je me suis aperçu que les momes qui faisaient du porte à porte, elle avait la baillette totale tu vois. Donc le soir même c'était terminé et j'ai convoqué l'association mais c'est quoi ça ? service civique.

Enfin, c'est nous on a eu des jeunes du service civique qui allaient expliquer ce qu'était le service civic dans les écoles avec la baia quand même he il y a quelques années il y a 5 ça vraiment. Donc le service civique c'est une clé aussi hein. Il faut je sais pas si vous allez travailler là-dessus mais c'est très très important de savoir à qui on donne et comment on vérifie comment on vérifie que le respect de service civique qui est quand même voilà c'est la République he service civique donc ça il y a un vrai sujet.

Nous passons à la question. Non non non, c'était très important d'évoquer ce sujet que nous n'avons à ma connaissance pas encore évoqué dans nos débats. Donc c'était très utile de le faire.

Merci chers collèg le temps est qu'on fera su C'est moi qui suis désolé de de d'inviter monsieur Dragon à poser ces questions en terme dynamique. Oh pardon. Excusez-moi.

Merci monsieur le président. Monsieur le rapporteur, j'emboîte le pas à mes collègues hein pour saluer bien évidemment vos travaux et et votre courage et votre détermination sur le sujet qui nous occupe aujourd'hui. Euh j'avais plein de questions et je ne pourrais pas les poser toutes évidemment mais quelque chose retient mon attention en tant que parlementaire engagé de longues dates sur les questions de laïcité et de de lutte contre l'islamisme.

Quel constattirez-vous des dérives observées au sein de de certaines collectivités locales où des responsables politiques semble fermer les yeux au nom de du pas de vague du il faut faut rien dire, il faut laisser faire. Vous avez dit, quelque chose m'a interpellé qu'au niveau local, les élus doivent faire attention aux tentatives de l'entrisme islamique. Mais en fait, que faut-il faire quand des élus siamment finalement mettent en avant des fêtes religieuses ou tout un tas de choses en rapport avec la religion euh en mettant à disposition des salles en font la promotion sur les réseaux. par exemple, j'ai vu cet exemple dans mon département de l'INE il y a il y a quelques temps.

Ils en font la promotion d'ailleurs comme il ne le ferait jamais pour une autre religion. Et en fait, qu'est-ce qu'il faut quand on est élu local ? Qu'est-ce qu'il faut faire quand on observe ça ?

Est-ce qu'il faut le dénoncer publiquement ? Est-ce qu'il faut dire ? Je je ne sais pas ça ça m'interpelle parce que en fait on dirait que les gens ont peur.

Je vous remercie de votre Merci madame la s après c'est l'engagement individuel des élus dont vous parlez là et vous avez raison de le dénoncer mais je pense qu'il faut vraiment moi j'ai pas d'état d'âme avec ça il faut dénoncer il faut dénoncer ces comportements. Il faut les dénoncer pour deux raisons. C'est que à court moyen et long terme ils remettent la cohésion nationale.

Donc un élu, un élu quel qu'il soit, il doit pas être porteur de cette de de de cette remise en cause de la Cor nationale. Vraiment, et je pense que rien ne nous empêche de dénoncer ces dérives, ces choix politiques qui entraînent la France derrière. Vous voyez ce que je veux dire ?

C'est que c'est pour ça que tout à l'heure je disais une ville, un département c'est un petit bout de territoire mais il est dans la République ce petit bout de territoire faut pas l'oublier. Et les petits bouts de territoires qui se détachent de la République, ça fait des grands bouts de territoires qui tôt ou tard se détacheront de la République. C'est en ça qu'il faut lutter vraiment.

Merci. toujours de manière dynamique. Madame le grippe, merci monsieur le président, monsieur le rapporteur.

Merci de vos propos très franc et très clair cher Jacqueline Stalbrigot, madame la sénatrice et bravo pour votre courage effectivement et vos travaux que je suis depuis de quel je le dis vraiment en toute sincérité, vous avez beaucoup de d'opinatreté, c'est à saluer, beaucoup de courage. Vous avez parfaitement raison d'insister sur l'importance des prochaines élections municipales. on en parle assez régulièrement et et sur le sujet de la conscientisation de la sensibilisation des élus ou des ou des voilà des futurs élus et et puis de leur formation. le préfet Brugè, j'ai la chance d'être député des Hautes Sèes et donc de me réjouir d'avoir un excellent préfet notamment sur ce combat là et et le seul à ce stade préfet de la République avait organisé dans sa préfecture dans la préfecture des Hautsenes un séminaire de formation à destination des élés locaux sur les enjeux de l'islamisme et bon on croit comprendre que d'autres préfets pourraient être intéressés mais envisage plutôt de le faire après les élections municipales.

Bon ce qui enlève un petit peu de de d'intérêt à la chose. Quels sont les les contacts ou les réponses que vous avez eu ou pas de la part des grandes associations d'élus en tant que sénatrices avec vos collèges sénateur ? Vous êtes beaucoup plus à même que nous, pauvres députés, de pouvoir vous adresser directement aux associations d'élus, de leur proposer de de les sensibiliser elles aussi, voir de les inciter fortement à intégrer cela et et à professer peut-être quelques bonnes vérités et quelques bons conseils.

Merci beaucoup. Ça tombé à cette question parce que très comme je retravaille un peu ce sujet au Sénat récemment, j'ai souhaité auditionner les associations d'élus. La plupart sont pas venues parce que ça les concernait pas et celles qui sont venues, ça les concernait qu'à moitié en disant bah ça ne concerne pas vraiment.

Et moi je suis élu locale. Enfin voilà, j'étais maire, j'étais maire adjoint. Je me dis mais comment une association d'élus peut me dire ça aujourd'hui ?

Et par provocation, je le dis là puisque de toute façon en plus une commission d'enquête, je dois pas mentir. Par provocation, je dis ben écoutez moi je vous propose lors du salon de des maires de France qui a lieu très prochainement de faire des tables rondes et je viens. On me dire non surtout pas.

Alors à limite qu'il veulent pas c'était pas sur moi. Moi ce que j'ai dit mais pas moi obligatoirement il y a plein de spécialistes. Moi je suis pas mais poser le sujet avant les municipales échanger là-dessus.

Parce qu'effectivement dans les associations d'élus, il y a des gens de droite, de gauche, mais ça concerne, c'est transpartisant ce sujet parce qu'il y a des gens de gauche qui pensent comme moi, des gens de droite qui pensent pas comme moi. D'ailleurs, pas tout à fait. Donc du coup et bien non donc c'est c'est ça qui m'a c'est pour ça que le préfet quand il est sorti, je dis vous savez, il faut qu'on arrive à convaincre les associateurs d'élus.

Il faut c'est un on peut pas demander en je sais pas vous êtes élu et je trouve que quand on est élu on est un modèle on est on est celui qui montre le chemin un peu et on peut pas demander aux Français d'être courageux si les élus sont pas courageux. Je suis désolée dans dans les quartiers populaires, il y a des Français qui sont très courageux qui luttent contre les narcotrafic qui luttent contre tout ça. Mais si nous-mêmes nous ne sommes pas un exemple de courage, on peut pas demander aux Français d'être plus courageux que les élus clairement.

Donc ça c'est un vrai sujet qu'il faudra vraiment le poser. Merci. Merci.

Et pour terminer, toujours dynamique monsieur Buisson. Merci monsieur le président. Alors une deux questions rapide euh Bonjour madame la sénatrice.

Euh vous avez dit tout à l'heure que la France c'est non la Belgique c'est la France dans 5 ans. Bon c'était propos je crois que vous avez dit ça dans cet ordre là hein. J'ai dit que nous sommes nous avons 5 ans de retard.

Voilà. Donc en fait, c'est ça. Donc j'aimerais juste que vous précisiez un petit peu est-ce qu'il est trop tard en Belgique du coup ?

Et euh et c'est quoi finalement ce trop tard ? Qu'est-ce que c'est dans votre esprit ? Et puis j'avais une deuxième question parce que là c'est un peu vague.

Une deuxième question sur vous avez parlé du voile à l'école. Je suis enseignant aussi, donc je sais que c'est quelque chose qui qui qui me touche, qui me révolte comme vous, qui me donne des boutons. Mais euh finalement, est-ce que le danger euh du halal est à mettre sur le même plan ou pas ?

Je me posais la question parce qu'il y a aussi des écoles qui ont qui ont essayé de servir des repas à l'AL dans les écoles publiques avec des sénateurs qui qui pas des sénateurs pardon des des départements qui ont répondu que c'était possible que ça posait pas de problème et et on voit bien que c'est le voile comme le comme le halal comme tout le reste finalement c'est une accoutumance des jeunes à au fait religieux dans l'espace public. Donc quel est votre avis là-dessus ? Donc sur la Belgique, bon quand vous regardez un peu ce qui se passe en Belgique et et et et l'entrisme en Belgique où vous voyez les conseils municipaux, vous voyez la place qu'a pris d'abord même à titre perso quand vous allez en Belgique, la Belgique d'il y a 10 ans, la Belgique d'aujourd'hui c'est tout à fait la même hein, vraiment.

Donc c'est vrai que ces revendications permanentes et on les a vu beaucoup en Belgique pour ça que j'en parle au moment des élections hein, je veux dire au moment des élections, ça s'est révélé une réalité. Il a quand même. Voilà.

Donc quand on dit la France est en retard de 5 ans, c'est-à-dire que c'est les chercheurs hein qui le disent, c'est les lanceurs d'alerte qui disent "Vous avez un retard de 5 ans, euh si vous mettez pas le ha maintenant, vous aurez des revendications religieuses de plus en plus fortes et vous aurez des élus communautaires qui ont qui sont uniquement élus pour faire passer leur revendication religieuse avant la République." Ça, on peut pas le concevoir chez nous. Donc, c'est pour ça qu' qu'il est urgent de voilà de de poser le problème sur la table, sur le voile et sur le halal.

Les choses sont claires. La cantine, elle est pas obligatoire. C'est pas un service obligatoire.

On n pas obligé d'aller à la cantine et un mère pas obligé de faire de la cantine. Je je provoque un peu. Donc je provoque un peu.

Donc à la cantine, on est on a pas enfin ça a commencé comme ça d'ailleurs hein. Si vous regardez bien l'histoire de toutes ces revendications et ces accommandements, c'est le hal à la cantine. Je suis désolé.

à la cantine euh on mange ce qu'on ce qu'il y a. Voilà. Moi je pense que l'école de la République, c'est l'école, c'est comme le sport où tous les enfants mangent ensemble et où tous les voilà, on veut pas manger tel plat, ben on en mange un autre enfin où on en mange pas mais voilà.

Voilà. Donc on n pas et et à l'inverse on n pas à imposer du halal à tous les enfants. Enfin c'est juste hallucinant.

Enfin, on n'impose pas du halal à tous les enfants. Les enfants qui veulent manger un halal, il y a peut-être d'autres solutions dans les écoles. Mais en tout cas, on n'impose pas le halal à tous les enfants, clairement parce que tout ça, ça fait partie de de ces petites de ces petits accommandements qui font que ben aujourd'hui, on est quand même allé encore plus loin que ça vraiment.

Et ça c'est un vrai sujet. Un vrai vrai vrai sujet. H merci madame la sénatrice pour cette audition pour je crois qu'on a on a eu effectivement on a une part une audition qui nous attend.

Il y a une motion de rejet de l'autre côté donc vous voyez que à l'assemblée on travaille pas autant qu'au sénat mais presque. Ah si j'ai jamais dit ça moi. En tout cas on a une audition très dynamique à l'image de votre personnalité et de votre rapport.

On vous remercie encore une fois d'être là. Je fais une courage à tous. Au revoir à tous.

Une minute, je vous remercie.

Jacqueline Eustache-Brinio est auditionnée sur les liens entre mouvements politiques et islamisme — Jacqueline Eustache-brinio · Pourquijevote