Retraites, budget… Lecornu obligé de lâcher du lest
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:00OuverteRéponse directe
En quoi Sébastien Lecornu est-il différent de son prédécesseur François Baou ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous le choix de la PQR pour sa première interview ?
- 10:00OuverteRéponse partielle
Sébastien Lecornu peut-il se créer un espace face à Macron ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Voyez-vous poindre une méthode Lecornu atypique ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Quel est le contexte politique dans lequel Lecornu prend ses fonctions ?
- 19:00OuverteRéponse directe
Le MEDEF peut-il tenir le destin de Lecornu entre ses mains ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Fait
« Il a une expression qu'il emploie souvent et dont je crois qu'une bonne partie de la classe politique ferait bien de s'inspirer, c'est que ça ne sert à rien de parler quand on a rien à dire. »
- 6:00Fait
« Quand on a travaillé sur les budgets de nos ministères réciproque, c'était ça c'est possible, ça c'est pas possible, débrouille-toi avec ça. »
- 9:00Marlise Léon (CFDT)Fait
« Il n'a pas parlé de rouvrir le conclave sur les retraites contrairement à ce qui a été publié dans la presse. »
- 12:00Patrick Martin (MEDEF)Fait
« Le rétablissement des finances publiques relève de l'intérêt général. »
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C'est un gros plan de la méthode Le Cornu que je vous propose pour l'instant. Il a choisi l'ombre des salons plutôt que les projecteurs de la télévision. Jean Barreer.
Premier ministre depuis mercredi, Sébastien Lecnu cultive depuis ses débuts la discrétion. Une méthode tout en contraste avec son prédécesseur François Baou qui avait multiplié les interviews avant son départ pour circuiter les négociations. Lui s'est contenté d'un discours laconique de 2 minutes lors de la passation de pouvoir.
Je vais pas faire de grands discours puisque cette instabilité et la crise politique et parlementaire que nous connaissons commande à l'humilité à la sobriété. Une sobriété directement héritée du ministère des armées où il est resté 3 ans. La grande muette l'a forgé aux déclarations millimétré et minimaliste.
Tout comme sa principale inspiration dont il suit les traces, Pierre Mesmer lui-même passait des armées au poste de premier ministre dont il aurait lu et potasser tous les discours. Un homme de l'ombre qui préfère les actes à la parole. Comment témoigne ceux qui ont travaillé avec lui ?
C'était simple, clair et jamais de promesse en l'air. Quand on a travaillé sur les budgets de nos ministères réciproque, c'était ça c'est possible, ça c'est pas possible, débrouille-toi avec ça. Et c'était pas oui, on va essayer, on va discuter, on va négocier.
Il a une expression qu'il emploie souvent et dont je crois qu'une bonne partie de la classe politique ferait bien de s'inspirer, c'est que ça ne sert à rien de parler quand on a rien à dire. Depuis sa nomination, Sébastien Lecornu consulte les différents groupes politiques. D'abord le socle commun, aujourd'hui les partenaires sociaux et la semaine prochaine les oppositions sans que rien au presque ne soit divulgué dans la presse.
Une consigne qui aurait été donnée par le Premier ministre lui-même afin de ne pas faire échouer les négociations. C'est un habit un habit le manœuvrier hein. Comme vous le savez, il est euh d'une certaine façon euh inlassable au jeu euh euh des compromis et on l'a vu notamment sur la discussion sur le budget euh des armées euh et il parle vraiment avec tout le monde.
C'est quelqu'un qui essaie d'avoir euh je dirais à chaque fois si ce n'est la majorité, parfois même l'unanimité. C'est vraiment l'antithèse du sectarisme. Évidemment, ses proches et alliés politiques ne tarissent pas des loges, mais pour ses adversaires, difficile de trouver des points d'accroche, des aspérités à saisir tant le premier ministre semble distiller au comptegoutte ses apparitions et ses prises de parole.
Clair. Sébastien Lecornu se veut aussi fidèle, fidèle à ses racines à droite. Il a notamment consulté l'un de ses mentors, Nicolas Sarkozi, fidèle également à Emmanuel Macron dont il est resté dans le sillage sans dévier ni siller depuis son premier mandat.
Sébastien Lecnu qui va devoir lâcher du l'est. Tourne en débat avec Frédéric Dabi. Bonsoir.
Bienvenue. Vous êtes directeur général Opinion AlifOP et vous publiez parlons-nous tous la même langue. C'est aux édition de l'AU Ligas, bonsoir et bienvenue.
Chef de service politique à à RFI. Bertrand Léo Combrade, bonjour et bienvenue. Vous êtes professeur de droit public à l'université de de Poitier et rédacteur en chef de la rubrique droit constitutionnel euh sur le cit les surligneurs et Jonathan Boucher Pettersen.
Bonsoir Jonathan, éditoraliste politique à Libération et pour sans public cette saison. Frédéric Dabi, je vais pas révéler un secret en disant que vous vous connaissez bien Sébastien le cornu. En quoi il il est différent de son prédécesseur pour vous ?
B, écoutons euh les Français. On a lancé une première vague du baromètre IFOP JDD qui est le plus anciin de la 5e République. Alors, c'est toujours le cas pour un nouveau locataire de l'hôtel Matignon, mais le contexte est très particulier.
Il y a plutôt un a priori positif et effectivement quelqu'un qui apparaît comme un anti bairro qui apparaît comme très crédible avec un acte lourd son passage au ministère des armées hein quand on n'oublions pas quand on interroge les Français sur leur pays il parle du déclin de la France qui tombe il parlent très vite d'éducation de santé d'hôpital d'école il ne cite jamais l'armée pour eux c'est un élément de réassurance forte il y a quelqu'un qui est vu comme un élu de terrain également c'est souvent ça qu'on ne connaît pas le nouveau premier ministre C'était le cas pour Jean-Marquer c'était le cas pour Édouard Philippe. On avait dit ça de François Baou aussi. Tout à fait.
Alors sachant que pour lui ça a jamais été positif parce que dès le début l'affaire de Betaram, les allers-retours à pot en quittant une réunion interministérielle sur je crois sur Mayotte, ça avait été très très mal vécu et contraire, c'était rarissime de voir un premier ministre qui n'allait pas capitaliser comme Jean Castex aussi, je l'ai oublié son statut d'élu d'élu local. Alors, je vous interromps parce que, pardon Frédéric, mais hier on regardait les premières codes de confiance et et jamais un premier ministre ne démarre d'ussi bas quand même. Alors, j'allais le dire, il y a le contexte.
L'hop va pas donner tout à fait ça. La question est peut-être un peu plus générale. C'est François Beou qui est le premier ministre qui a commencé le plus mal des années Macron Land Sarkozi parce que par le passé, il y avait beaucoup de personnes qui se qui pouvaient ne pas se prononcer sur nos prémistes.
Il y a bien sûr un contexte général. cette situation très compliquée que jugent les Français, cette crise politique, ce blocage, cette éclipse du politique où ils ont le sentiment que plus rien ne se passe à l'échelle nationale, ce qui fait que il y a une sorte un halo de défiance qui arrive directement sur le nouveau chef du gouvernement. Mais au-delà de ça, je suis frappé de voir une image relativement diversifiée et des qualités prêtées en terme de dialogue, d'écoute, de de proximité.
Sachant queé dialoguer on va être honnête les français ils connaissent pas Sébastien le corn fondamentalement moi je suis jamais rentré dans un café où il y avait une discussion autour de Sébastien le corn c'est ça dépend des cafés un café s d'une caserne militaire peut-être mais voilà il faut relativité moi je parle pas je parle de discours spontané les français c'est quelqu'un que les français voient depuis 2017 il est entré vraiment dans le champ politique en 2014 il fait partie des maires qui qui ont créé une alternance dans des villes comme il y a eu villes passé de de gauche à droite. Je il faut pas être sur le côté c'est un inconnu complet. Jean Castex c'était un inconnu complet c'est pas le cas.
On va avoir le temps de détailler d'autres d'autres arguments. Fé d'abors il donne une interview à la à la presse quotidienne régionale qui sera publiée dimanche matin. Valérias c'est un pour l'instant il a été effectivement on l'a dit dans notre sujet d'ouverture assez discret médiatiquement he discret.
Ce choix de la PQR, il comment vous l'analysez, il est pas anodin non plus. C'est un choix à la mode actuellement hein. Euh tous les hommes politiques euh le président de la République notamment chaque fois qu'il donne une interview, il y a la PQR euh c'est une volonté forcément de montrer bah qu'il s'adresse euh à tous les Français, pas seulement euh au microcosme parisien et politique.
D'autant plus qu'on est dans période de mouvement social, qu'on sort de bloquou euh dont on peut évaluer le bilan différemment. Malgré tout, ça existe. Ça signifie qu'il y a une colère dans la population.
Il y a un mouvement social le 18 septembre qui est en préparation, on appelle à la grève. Le contexte politique, la crise, les Français la prennent de plein fouet et s'en préoccupe. Donc bah voilà, il faut aller parler au français d'en bas.
Et d'ailleurs dans son discours très court de passation de pouvoir, il a quand même dit qu'il était là pour réduire le décalage entre la situation politique et ce qu'attendent les Français. Donc, on peut imaginer que passer par ce canal-là, c'est bien vu pour une entrée en matière d'un premier ministre qui euh qui en effet théorise de ne pas parler beaucoup, de ne parler quand que quand il aura quelque chose à dire. Donc le le là, c'est le le la presse écrite, ça expose moins qu'un qu'une intervention à la télévision.
Souvent les premiers ministres allaient au journal de 20h dès qu'ils étaient nommés, lui ne l'a pas fait. Donc voilà, on voit ça c'est c'est des petites pierres dans la méthode le cornu et dans la communication autour de la méthode le cornu qui se pas Alors justement Bertrand Léo Combrade, est-ce que vous voyez poindre ? C'est le tout début he une méthode le corn.
Moi aussi en tant que constitutionnaliste, j'ai l'impression de d'identifier les prémisses d'un changement d'un changement de méthode. Euh vous avez parlé d'antiaiberou. Effectivement euh on est entré dans une phase de négociation qui va durer sans doute plusieurs jours et ça très clairement sous la 5e République, c'est très rare de procéder de la sorte.
En général, il y a pas cette période de négociation. En tout cas, elle ne ressemble pas à cela. Donc j'y vois vraiment les prémisses d'un changement et les questions même de peut-être de contrat de coalition.
Ça ne veut pas dire que je suis très optimiste pour la stabilité à venir, mais incontestablement c'est un premier ministre qui qui travaille différemment et de façon relativement je dis bien relativement atypique sous la 5e République. Alors il y a une petite musique qu'on entend beaucoup, c'est celle du négociateur mais on y reviendra avec vous dans un instant. Jonathan, d'abord, il y a il y a quand même, restons un peu sur la forme et sur le choix de pour l'instant hein de du nouveau premier ministre de ne pas donner d'interview télé ou radio et pas non plus de de prise de parole du côté de l'Élysée et Xavier Bertrand, président de la région des Haut-De-Fance attend un cap donné par le chef de l'État.
Écoutez, le responsable de cette situation, c'est Emmanuel Macron. Il doit dans les jours qui viennent nous dire comment vont se passer les 19 mois qui restent. clairement c'est le chef de l'État, il doit assumer cette situation et nous dire pourquoi non mais pour dire quoi ?
Mais comment il va réparer la situation ? Est-ce qu'il est prêt à ce qu'on change fondamentalement de politique ? Il y a il y a pas de prise de parole d'Emmanuel Macron euh prévu à court euh euh et puis finalement ça a l'air d'être repoussé à à tout le moins.
Euh l'un des rôles de Sébastien Lecornu et le fait qu'il a été nommé très vite, ce qui est totalement inhabituel euh même c'est une révolution pour le coup avec Emmanuel Macron qui a toujours mis un temps énorme à nommer des premier ministres, des gouvernements. Enfin là, hop, la démission a lieu à midi. Le soir Sébastien, le nom de Sébastien Lecnu était connu.
Ce qui est c'est ben c'est aussi pour se protéger avoir un premier ministre la veille de d'un d'un mouvement qu'on décrivait comme éruptif c'est bah c'est une manière de de dire voilà moi je je reprends ma position un petit peu à l'écart il doit aussi jouer ce rôle-là donc le président certains autour de lui l'invitent à être prudent justement sur le fait de revenir devant et et de de donner l'impression qu'on a déjà beaucoup parce que Sébastien le cornu sa principale image c'est celle celle du très proche d'Emmanuel Macron. Euh donc voilà, si le président vient et dit ça va se passer comme si comme ça il dévalorise je pense qu'ils savent c'est c'est lié à ce qu'on disait sur l'inversion de la chaussette un peu de commencer par discuter et de savoir en fait ils savent pas exactement ce qu'il pourrait dire aujourd'hui. Ça dépendra aussi de ce qu'il est capable de trouver comme équilibre ou de trouver comme évolution parce que si c'est simplement pour dire bah on continue comme avec Baou comme avec Bardier ça pose un problème.
Donc je pense c'est assez légitime qu'il y ait pas une prise de parole un peu inconséquente et pour ne rien dire. Je pense que ça c'est le seul truc qu'on peut retenir un tout petit peu positif mais c'est une leçon pour l'ensemble de la classe politique, c'est évident parler quand on a des choses à dire, c'est toujours mieux si on veut marquer les esprits. Oui, effectivement avec je reviens sur la question de la proximité entre Emmanuel Macron et et son nouveau premier ministre.
Je vais vous poser un peu la même question à tous les deux. Je commence avec vous Frédéric Dab. Comment Emmanuel Macron peut-il laisser la main à un premier ministre qui qui est présenté un peu comme son clone ou comme l'ultra proche ou Oui.
Alors, il va quand même créer des éléments démargent d'autonomie. Très souvent un premier ministre est vu comme proche du président. C'est extrêmement rare que les Français se rendent compte ou intériorisent ou perçoivent le couple exécutif en forme d'antagonisme, en forme de conflit.
Je vais pas remonter à la coitation, je vais pas remonter à Giscard destin et Chirak même même même Bairou Bairou Macron. Oui, ça s'est pas vu comme ça. Même Édouard Philippe Macron en moment quand ça s'est vu mais ça s'est vu à la toute fin.
Les Français voient quand même le couple exécutif comme un bloc. Même si parfois il y a des popularités différentes, même si parfois on a des premier ministres fusibles de moins en moins et des présidents paratonire, là c'est vrai qu'on a d'abord d'abord un président extrêmement affaibli he quand on prend l'histoire du baromatif GD. Sauf seul le François Hollande novembre 2013 et début 2014 avait une code de popularité la plus basse.
On a une sorte euh d'équation très compliqué pour lui. D'une part, un des seuls crédits qu'il a, un des seuls leviers, c'est la dimension internationale qui lui permet d'enclencher ce que j'appelle une logique de distinction. Les Français disent "Bon, il nous agace, mais c'est le seul qui peut parler à Poutine.
C'est le seul qui peut faire des choses à l'international par rapport au reste de la classe poléstique." Mais le coronaire ou le côté janus terrible, c'est que les Français considèrent qu'il a complètement déserté le terrain national et comme a dit Xavier Bertrand, il ne règle pas le problème qu'il a lui-même créé. N'oublions pas que pour les Français, tout remonte au 9 juin 2024.
Tout remonte à ce 7 juillet avec cette cette chambre introuvable. Une attente qui a une attente de Macron dans le pays quand on voit les chiffres sur des français. Je n'ai je n'ai pas parlé d'attente dans le pays.
Je parle de quelqu'un attend qu'il répare ce qu'il a cassé. C'est ce qui explique que dans les enquêtes, on est une majorité de Français 20 points de plus par rapport au mois juin qui veulent une une solution parce que il trouvent que le pays est bloqué. Le politique ne joue plus son rôle.
C'est ça qui est terrible dans l'éclipse du du politique. Le politique à l'échelle nationale ne règle plus aucun problème, ne débat pas et ne change pas la vie des Français. Et pour trancher le le nordien, certains appellent à une démission jamais dans les enquêtes qualitatives puisque il y a cette idée qu'on veut une vraie présidentielle et pas une présidentielle qui durait sur 40 jours.
Mais la dissolution ce qui est vrai que Emmanuel Macron va laisser des marches de manœuvre à son premier ministre mais ça reste très très compliqué. Dernier dernier point quand même, on a François Baou a mis la dette au cœur de l'agenda. Les Français l'ont écouté sur les constats, on même trouvé courageux mais ça par Ricochet toucher le président.
L'équation sur laquelle la dette, c'est la faute d'Eman Macron, c'est le bilan d'Emman Macron est maintenant structurante dans quasiment toutes les familles politiques. Alors alors sur ce binôme exécutif, comment vous évaluez vous la capacité d'un Sébastien le Cornu à se créer un espace ? C'est vrai que c'est une question qu'on pose quasiment à chaque fois qu'un nouveau Premier ministre est nommé.
S'il faut peut-être revenir aux sources de la Constitution de 1958, il y a de de grands auteurs qui ont parlé de d'ambiguïté fondatrice, d'ambiguïté initiale du texte. Je dis bien du texte. Euh le texte constitutionnel en 58 comme aujourd'hui du reste, si vous le lisez et bien le rôle exact du chef de l'État, du président de la République n'est pas si clair que ce qu'on pourrait penser.
De Gaul a occupé le devant de la scène et on on a eu tendance à penser que finalement ben la la figure du chef de l'État de la Constitution de 58, c'était la figure du général de Gaul, un président tout même qui était présent, qui avait la compétence de la compétence. Si on retire l'image du général de Gaul, si on analyse le texte, il y a deux présidents possibles. Vous avez un président qui est une sorte de chef du premier ministre, de chef de la majorité, qui est finalement qui décide à peu près de l'essentiel et qui délègue ce qu'il veut déléguer.
C'est ce qu'on a vu en pratique hein la la plupart du temps, voir tout le temps. Mais vous avez une autre image possible du président de la République qui est celle d'un président impartial au-dessus des contingences politiques qui est là pour s'assurer que la majorité et l'opposition sont là pour Mais moi je le cherche là dans dans l'histoire de la 5e République ce sous président alors depuis l'inversion du calendrier ça n'existe plus eniste plus même même en temps même en temps de cohabitation pardon interlé mais même en temps de cohabitation le président était quand même restait le chef de sa famille politique et celui qui empêchait de un peu de gouverner ceux qui avaient récupéré le pouvoir. Enfin, je je pense pas me tromper en disant ça.
Ce ce président n'a jamais existé, il n'a jamais présidé, jamais gouverné. Président un peu qui prend un peu de la hauteur. Ouais.
Qui prend de la hauteur. Voilà. Et peut-être qu'Emmanuel Macron, donc je réponds directement à votre question, vous me disons que peut-être qu'Emmanuel Macron se sent-il inspiré par une relecture du texte initial.
Je plaisante à moitié. Peut-être pas. Moi, je voulais revenir sur sur votre question.
Se créer des espaces. Je pense queen il a une caractéristique, c'est qu'il ne va pas essayer de se créer des espaces, c'est que sa relation de très grande proximité, que tout le monde tout le monde est unanime sur la proximité, le fait que le président aime son humour, il il est avec lui tout le temps dans tous les voyages officiels, c'est quelqu'un vraiment de très proche. Il est proche de Brigitte Macron.
Et bien ce premier ministre là, il va pas essayer de se créer un espace qui voudrait dire qu'il est un peu en en contradiction ou qu'il essaie de renier quelque chose que Macron, Emmanuel Macron, ne voudrait pas lui donner. Je pense qu'il est capable de peut-être lui parler et de le convaincre. Cette cette je je vois Macron qui lui donnerait qui lui donnerait euh les clés la nécessité de la part du président de dire si euh s'il faut aller euh négocier avec les socialistes, il faut lâcher des choses et je pense que c'est plutôt voilà dans la dans dans la manière de lui rapporter ce qui est possible et et de je pense pas qu'il y a une relation pour essayer de de tirer la couverture ou en tout cas de créer un espace de son propre.
OK. Je vous redonne la parole dans un court instant Frédéric d'Abi mais je voudrais me tourner une première fois vers Jonathan parce que il y a il y a la question du contexte. Vous voulez nous parler du contexte dans lequel Sébastien Cornu prend ses fonctions ?
Ouais, c'est des choses qu'on commence à évoquer mais en fait il y a deux façons de voir les choses quoi. D'un côté, son principal à tout, c'est quand même le moment politique dans lequel on est et le fait d'arriver après l'expérience Barnier, après l'expérience bairou de fiasco. Donc on sent bien qu'il va avoir plus de marge de manœuvre de fête pour obtenir des concessions d'un côté du MEDF et je pense qu'on on en parlera et un peu plus de souplesse quand même de la part des différentes composantes du socle commun.
Donc ça c'est un peu le verre à moitié plein pour lui. Mais en même temps le fait qu'il apparaisse comme la dernière cartouche d'Emmanuel Macron avant que le président n'ait plus d'autre choix que de dissoudre, ça le met sous pression. C'est ce qui fait que ces interlocuteurs à gauche font monter enfin font monter la la je l'adition en étant en position de force.
Et c'est vrai pour le PS évidemment sur la scène politique dont il doit espérer et tout faire pour qu'il non censure sur le budget. C'est aussi le cas évidemment pour les pour les syndicats. On remarque que les syndicats sont de nouveau unis avant la mobilisation du 18 septembre.
Même la CFDT, on a entendu Marie Lise Léon ces derniers jours qui échaudé par l'échec du conclave, très à l'offensive sur le dossier des retraites. Alors, on entend, il y a une petite musique là depuis 48 he depuis la nomination de du nouveau premier ministre, il serait il aurait de de grands talents de négociateur. Tiens, un exemple Maud Bron, député ensemble pour la République qui qui le rappelait ce matin, c'était sur ces news.
Deux choses qui m'ont marqué dans la passation de pouvoir que vous avez probablement suivi sur vos antennes. D'abord, c'est la sobriété du Premier ministre et je pense que le contexte et le et l'époque nous impose ça. Et ensuite, c'est l'utilisation, vous l'avez dit de ce mot de rupture, je pense que les Français, il faut être lucide, nous attendent sur cette rupture.
Les parlementaires aussi attendront le prochain gouvernement sur la démonstration de cette structure. Pour le moment, il prend le temps de consulter, de dialoguer avec euh les responsables politiques, mais aussi avec euh les partenaires sociaux, avec les élus locaux. Euh il faut lui laisser un peu de temps.
Il a démontré depuis des années sa culture du compromis du dialogue social et avec les élus, il y a un chemin dit Ma Brégeon. Qu'est-ce que vous en pensez de de ce côté habile négociateur là ? Bah que si Ma Brjonon le dit pas, on se demande qui le dira.
De toute façon, chacun est dans dans son rôle. Je rappelle quand même, on disait pareil de Michel Barnier, c'était le grand négociateur, l'homme de dialogue, la capacité à rassembler des points de vues très antagoniques. Il l'avait prouvé pendant le Brexit.
Le sens du dialogue, l'élrain, l'expérience politique, la roublardise aussi, c'était censé être une des qualités de François Baou. Donc évidemment que c'est ces gens-là quand on les met en avant pour prendre Matignon dans des contextes aussi compliqués, c'est pas pour nous dire c'est des gens qui veulent parler avec personne, qui sont verticaux et qui avancent sans discuter. Donc il y a une part de storytelling évidemment lié à la circonstance, ça veut pas dire qu'il n'a pas ces qualités là.
Mais on peut avoir un peu plus foamour, les preuves d'amour. Là, on veut des preuves de négociation, des preuves de rupture. La sobriété évidemment ça, je pense que c'est quelque chose qui est un acquis.
Euh, on l'a vu dans la passation de pouvoir, il y avait presque quelque chose d'un peu mordant avec François Baou souffler d'G et la sobriété de Mais mais si on revient sur ce côté négociateur, si on regarde son parcours de de ministre, qu'est-ce qu'on peut en dire ? Donc, parcours de ministre depuis 2017 sans interruption. Outre maire, bon, le dossier de la Nouvelle-Calédonie, on peut pas dire qu'il est spécialement bougé à son initiative.
C'est compliqué. euh collectivité territoriale. Euh bon voilà, moi je me souviens pas non plus qu'on est absolument dit il y a un avant et un après Sébastien Lecnu et les armées c'est quelque chose de compliqué parce que c'est une coproduction avec le chef de l'État.
Évidemment, ça se fait dans un contexte de guerre en Ukraine où il y a des enjeux absolument majeurs mais en même temps il y a de l'argent qui coule à flot comme dans aucun ministère. Il y a quand même des troupes entre guillemets qui n'ont pas le droit de greffe qui on sait quand même autre chose de gérer les l'éducation nationale ou un certain nombre d'autres ministères. Donc on peut pas dire qu'il ait concrètement démontré des capacités de négociation.
Oui. Et puis alors il y a aussi la pression de la rue. Vous l'avez évoqué tout à l'heure évidemment d'abord la journée de de mercredi cette semaine.
Oui. Donc je pense qu'il faut le répéter, il aurait tort de croire et peut-être qu'il a pas cette naïveté là que la colère sociale démocratique, elle se limite au nombre de personnes qui étaient dans la rue mercredi. On sait effectivement qu'il y a cette mobilisation du 18 qui sera un moment peut-être encore plus important parce qu'il y aura des interlocuteurs, les centrales syndicales.
Il y aura de revendications précises auxquelles il faudra répondre. Mais au fond en fait si on veut tester les capacités de négociation de de Sébastien Lecnu, c'est peut-être plus sa façon de parler avec le MEDF, sa façon de parler avec son propre camp parce qu'en fait c'est à eux de comprendre que la stabilité qu'ils appellent de leur vœux, bah aujourd'hui elle a forcément un coût que les 8 années d'Emmanuel Macron, ça a plutôt été de préserver les intérêts de ces catégories de la population. C'est là que se joue la rupture après 8 ans de macronisme.
Voilà, on verra comme disait Valéri Gas, est-ce que sa proximité avec le chef de l'État permet de faire un Macron nouveau ? On verra. On verra bien.
Et on va parler de de des discussions avec les partenaires sociaux dans un instant. Mais Fré Dab, je tiens mes promesses. Je dit que vous je vous redonnais la parole.
C'est maintenant. C'était une toute petite incise euh historique par rapport au fait d'un président qui nomme quelqu'un très proche de lui. Il y a une quarantaine d'années quand euh François Mitterrand nomme Laurent Fabus Libération titre François Mitteran se nomme premier ministre à l'hôtel Matignon.
Quand même très fort et c'est bon. On s'en souvient qu'il avait encouragé son premier ministre à essayer de créer des marches d'autonomie, créer une forme de distance, construire une image. Il avait peut-être écout le trou au moment de l'arrivée du général Jouetski, le le chef d'état, enfin le premier ministre le secrétaire le premier secrétaire du pratique communiste de Pologne et qui avait distendu les relations.
Tout ça pour dire que il y a quand même une démarche de manœuvre qui vont être assez compliqué mais je l'ai déjà dit mais je veux le je veux le redire. Vous avez raison de rappeler un bilan que peut-être les Français n'ont pas vu d'ailleurs. il lui associe alors qu'il est là depuis 2017 une forme de renouvellement à l'hôtel Matillon parce qu'il y a pas eu par-dé d'actes lourds sur ces 8 ans dans un contexte où c'est vrai les Français ont eu du mal à avoir des actions ministérielles spécifiques mais malgré ces talents possibles, malgré c'est vrai un une méthode qui va être l'antiou une certaine sobriété et toute une série d'éléments qui va qui vont lui attirer une sympathie peut-être des commentateurs d'une partie des Français des sympathisants du bloc central et du socle commun qui vont oui qui vont euh ne qui ne vont pas regretter la forme de bourse aufflure et puis l'arquirie politique que c'est fait Françoirou les réalités c'est quand même celle du 7 juillet et une difficulté un signe pour lui les le nombre de députés du commun c'est 220 députés faire un signe très fort vis-à-vis du PS c'est perdre LR rester sur la droite c'est se mettre dans la main de Marine Le Pen Malgré tout on est quand même toujours dans l'œil du cyclone de la crise politiqu et on titre sur l'obligation pour Sébastien le Cornu de lâcher du la avec qui on a beaucoup parlé du Parti socialiste cette semaine, on va plus parler des partenaires sociaux tout de suite avec Stéphane Duet qui nous rejoint sur le plateau de de Sens Public.
Bonsoir Stéphane, bienvenue à vous. Syndicat, patronat reçu à Maton aujourd'hui et jusqu'à mardi par le nouveau premier ministre. Voilà, vous l'avez dit hein, François François Barou, non, Sébastien Lecnu a promis des ruptures sur le fond et sur la forme avec François Baou.
Donc c'est mercredi, c'était mercredi au moment de sa prise de fonction sur la forme et bien il commence avec ses consultations. Alors jusque-là rien nouveau hein. Michel Barnier François Baou avait fait de même quand ils sont arrivés à Matignon mais Sébastien Lecnu a préféré intercaler le socle commun et les oppositions avec les partenaires sociaux.
Des consultations, vous l'avez aussi dit hein, fidèles à sa stratégie de discrétion parce qu'il considère que cette discrétion rend les échanges un peu plus sincères entre lui et les partenaires sociaux. Oui. Et le premier entretien c'était donc ce matin avec la la secrétaire générale de la CFDT, Marlise Léon.
Oui, il s'était déjà eu au téléphone mercredi, mais Marelise Léon s'est aujourd'hui rendu dans son bureau à Matignon et elle a fait un compte-rendu aux journalistes de ce rendez-vous avec Sébastien Lecnu. Elle assure qu'il n'a pas parlé de rouvrir le conclave sur les retraites contrairement à ce qui a été publié dans la presse. Et elle a aussi insisté sur le prochain budget qui est en préparation.
L'idée est pour la CFDT de aussi continuer de peser sur le budget, la préparation du budget. On a bien compris que les discussion se faisaient avec les formations politiques, mais pour la CFDT, c'est hors de question que ce soit le que ce soit le monde du travail qui paye la question des de la réduction du du déficit. Et donc, on lui a réaffirmé qu'on était plus que jamais motivé pour aller dans la rue et que nous réussirons la mobilisation du 18 septembre.
Oui, parce que la semaine prochaine, après avoir défilé dans le bureau du Prêuniste, les syndicats défileront dans la rue. Tout à fait. La CGT sera reçue lundi matin.
La CFT, c'est lundi après-midi et donc tout le monde se retrouvera pour la grève appelée par l'intersyndical jeudi 18 septembre. Ces rendez-vous permettent de maintenir la pression sur le gouvernement sur plusieurs dossiers. la réforme des retraites ou encore la réforme de l'assurance chômage.
Beaucoup de dossiers sur lesquels la vie la position de Sébastien le Cornu est attendue. Surtout que le conclave qui visait à modifier à amender la réforme des retraites lancée par François Baotou à son arrivée à Matinon et bien s'était soldé par un échec. Oui.
Et Sébastien Lecornu, il va devoir prendre en considération une autre position évidemment celle des patrons. Oui. Ce que disait un peu Jonathan, le MDEF est reçu tout à l'heure à 19h45.
Le patron des patrons, Patrick Martin, a affirmé hier au journal Ouest, au journal Ouest-France que le rétablissement des finances publiques relève de l'intérêt général. Une façon de dire que pour lui, il faut poursuivre les efforts pour atteindre les 44 milliards d'euros d'économie que voulait réaliser François Bau. Alors, qu'en pense Sébastien le cornu de ses équilibres budgétaires ?
Et bien, on ne sait pas. Il devra y répondre après ses consultations. Il continuera à voir les organisations patronales mardi il en reçoit deux de plus.
Merci beaucoup euh Stéphane. Euh un un on va parler du MEDF en en détail mais un mot du 18 septembre. Valérie Gas, vous avez commencé à l'évoquer tout à l'heure.
Euh est-ce qu'il y a un pont à faire entre le blocant toutou et le 18 septembre ou est-ce que c'est vraiment de public de sociologie très très différente ? Peut-être des un cadre de revendication qui n'est pas le même non plus. C'est à la base de mouvement totalement différents parce que là on est sur un appel à la grève organisé par une intersyndicale classique dont on a l'habitude.
Le mouvement bloc tout et ce qui en faisait un petit peu ben l'incertitude sur ce que ça allait donner. C'est né sur les réseaux sociaux, c'est les né de la colère, c'est très hétéroclite avec des revendications souvent euh quotidiennes et personnelles de de gens qui qui ne savent pas en fait s'organiser entre eux. Il y a pas de chef.
Euh donc bon euh maintenant, est-ce que la la coiation des colères peut s'exercer et que les gens qui ont commencé euh à protester avec Blanct Contou peuvent rejoindre les cortèges de manifestation à l'occasion de l'appel à la Grave ? C'est une des possibilités et je pense que l'exécutif regarde ça de très près en effet. Oui.
Comment on peut Bertrand Léo Combra de expliquer un peu le rôle de ces corps intermédiaires ? On a beaucoup reproché à Emmanuel Macron de les avoir snobé pendant son premier mona. mandat au moins jusqu'à la crise des gilets jaunes parce que là on a un peu le sentiment euh par exemple le le prénom du MEDF aujourd'hui il a écrit aux autres partenaires sociaux pour les inviter à discuter prochainement au siège de du du patronat finalement pour reprendre la main en laissant un peu les politiques de côté.
Comment ça s'équilibre finalement dans notre fonctionnement démocratique ? Et je vais être assez clair. Euh la 5e République, c'est pas une démocratie sociale au sens où euh elle institutionnaliserait euh une forme de social démocratie, non pas comme horizon politique, mais comme méthode de fonctionnement euh dans laquelle les syndicats, euh le patronat serait étroitement associé. euh dans notre 5e République et c'est ainsi que ça fonctionne en en pratique.
Bien sûr, il est très important de prendre le pou euh de savoir euh ce qui est attendu du patronat, ce qui est attendu des différents syndicats, mais Infin, c'est bien sûr la majorité quand elle existe qui vote. Alors bien sûr, elle essaie de suivre ses consultations, mais pour être très clair, les partenaires sociaux n'ont pas de pouvoir normatif, n'ont pas de pouvoir législatif. En France, la loi est l'expression de la volonté générale et la loi, c'est le parlement, c'est la majorité au parlement et c'est le gouvernement qui dirige le parlement.
Est-ce qu'on peut dire quand même que Fréri d'hab le MDEF tient un peu le destin de Sébastien Lecnu entre ses mains. Est-ce que vous allez jusque là ? Euh, j'irais pas jusque là, mais mettre la focale comme vous le faites sur le MEDF me paraît tout à fait juste.
Le MEDF d'aujourd'hui, c'est plus le MEDEF d'il y a 20 ans, c'est plus Ernest Antoine, c'est le c'est le rapport entre les politiques et le MEDDEF, c'est plus le même non plus. un politique tropef, c'était le discrédit ou la critique automatique. On se souvient d'un jeune premier ministre en 2002, Jean-Pierre Affarin qui est invité à Juan Josas à l'université d'été du MEDF et qui perd dans les enquêtes JDD 15 points chez les jeunes, 20 points à gauche.
Je me je me souviens très bien de ça. Ce qui est intéressant de voir, c'est le nouveau regard des Français sur les sur l'entreprise en général puisque il y a cette éclipse du politique, puisque les Français ont le sentiment que c'est plus au niveau des politiques à l'échelle nationale, pas à l'échelle locale, que ça se passe. Il y a un regard sur l'entreprise nettement moins polarisé, beaucoup plus désidéologisé.
Les Français connaissent plus ce qui recouvrent les entreprises. C'est très intéressant de voir que quand il y a eu des il y a eu des débats des sondages sur le le plan Barnier ou le plan Bairou, euh le discours faisons payer euh les riches, on l'a entendu, mais faisons payer les entreprises à beaucoup moins de succès par que par le passé. Et dans ce cadre, c'est intéressant de voir Patrick Martin euh c'est plus le MEDEF qui se cachait ou les chefs d'entreprise qui ne prenaient pas la parole dans l'espace public.
West France, le premier quotidien français bah qui essaie de prendre la le la main de prendre le lead pour parler un mauvais français dans un contexte où pour l'instant les politiques sont complètement bloquées. enf c'est pas contre vous Frédéric mais c'est dire assimiler les entreprises françaises et le médec moi je trouve qu'on est vraiment dans un truc justement c'est ça qui a changé c'est que les français savent qu'il y a 94 % de TPE et le M d'aujourd'hui parle beaucoup plus des TPE et des PME que par que par que par le passé c'est plus je pense qu'il y a encore quelques peut-être que Patrick Martin est l'homme nouveau qui redéfinit ce qui est le MDEF mais qu'on a eu Pierre Gatas qui était avant avec des proclamations plus tapazus les unes que les autres et honnêtement je pense qu'il y a une vraie distinction quand même entre le patronat tel qu'il est identifié donc avec plutôt les grands groupes et le tissu de PME comme on dit habituellement en tout cas et je pense que ce qui a été et c'est pour ça que le regard des Français il est assez différent en fait entre des TPE PME qui sont les principaux créateurs d'emploi dans ce pays qui sont parfois les premières victimes d'ailleurs d'un certain nombre de pratiques commerciales très violentes de la part des grands groupes et surtout qui ont une imposition parce que ils ont pas les mêmes dispositives, pas la même capacité à éviter l'imp d'accord avec vous, on peut citer aussi la convention des entreprises pour le climat par exemple si si on parle des enjeux environnementaux ou alors le mouvement impact France enfin il y a plusieurs patronis ouvrir mais il est beaucoup légissime que par le passé. Je voulais pas ouvrir un un débat sur le MDF.
En revanche, ce qui m'intéresse c'est sa capacité à à rentrer dans dans le jeu là des des discussions puisqu'on dit euh que notre nouveau premier ministre, il est obligé de lâcher du l'est. Sauf que si je me souviens de de Patrick Martin qui était à la la rf la la rencontre la rentrée des entrepreneurs de France la rencontre des entrepreneur de France à Ron le Garos et qui était revenu sur le conclave, il disait cette étrange conclave, l'échec de l'étrange conclave, il disait contre vérité insupportable qu'on puisse dire que le MEDEF l'avait saboté. Bon, on peut en débé par Baou qui était de toute façon très contraignant un peu incontraignant mais là ils peuvent pas, comment je peux dire ça ?
Le MDF ne peut pas demander la stabilité et ne pas en donner un peu à au nouveau premier ministre votre avis là-dessus. Est-ce que ça plaide pas pour puisquon parle des retraites un mouvement sur la pénibilité les carriérés stabilité qu'ils soit du côté politique ou des partenaires sociaux vont devoir mettre la main à la patte et faire et faire des efforts ? Forcément le positionnement du MEDF joue beaucoup comme celui de la CFDT peut aussi jouer relayer des points de vue vers le Parti socialiste.
Quand on parle de taxer les riches, c'est vrai qu'on pense surtout aux grandes familles. C'est vrai que là-dessus, il va y avoir sur l'imposition des plus riches certainement des choses qui vont être relâchées parce que c'est à la fois symbolique, très attendu et et ça ça pourrait débloquer certaines choses. le le patronat, le MEDEF, forcément ça représente quelque chose d'important.
La fiscalité des entreprises, c'est aussi un moyen de gagner de l'argent et et de réduire la dette. Donc, il y a beaucoup de choses qui vont se négocier à tous les niveaux. La question, c'est comment chacun va faire une petite part d'efforts qui va permettre ou pas à Sébastien Lecnu de tirer ce fameux compren ? avec une secrétaire générale de la CGT qui elle aussi veut que les partenaires sociaux reprennent la main pour faire la grève.
Moi ce que j'ai envie de dire à toutes celles et ceux qui en ont ral, c'est que le 18 faut y être. Faut y être parce que là il y a des choses qui sont en train de se passer et que c'est le moment de reprendre en main l'agenda politique et social et d'imposer nos exigences sociales dans le paysage, de mettre le budget sous surveillance des travailleurs et des travailleuses pour ce qui est de la grève. La greffe, ça se construit par en bas à partir de son lieu de travail.
Tout le secteur de l'énergie, par exemple, a enclenché une mobilisation avec des modalités de grève reconductibles actuellement. Et donc ce qu'il faut, c'est que ça ça se construise par en bas. Moi, si je vous dis ce soir, oui, il faut une grève reconductible, c'est pas ça qui va faire que demain elle se lance.
H Et alors, il y a il y a je rappelle ce que Marise Léon disait dans l'extrait qu'on a, elle terminait en disant "Nous réussir la mobilisation du 18 septembre." Fré Dabi, c'est c'est sans doute difficile de répondre à ma question, mais est-ce queon peut déjà évaluer ce que sera cette journée ? À quel point l'exaspération ou la colère des Français peut s'exprimer dans la rue ce jour-là ?
L'évaluer non, quand on interroge les Français pour l'humanité dimanche à l'occasion de la fête de l'humain qui commence ce soir, les mots les plus forts qui sont associés, c'est inquiétude puis colère. Mais c'est d'abord l'inquiétude plus que la colère, même si quantitativement est un peu plus forte que il y a quelques quelques mois. C'est intéressant de voir ce que dit la CGSD.
Parallèlement à ce qu'on a entendu du MDF, pareil, la CGT veut prendre la main et veut mettre, si je puis dire, la pression. Qu'est-ce que sera euh cette journée ? Valériga a très très bien dit.
Elle est beaucoup plus attendue, normée. On est plus dans le folklore traditionnel des mouvements sociaux, je pense au mouvement contre la réforme des retraites. Mais effectivement, elle va être très attendue en terme de participation, pas seulement du public.
On nous on focalise trop sur le public. quit des salariés du privé. La dernière fois que les salariés du privé sont descendus euh euh fortement dans la rue ou ont plutôt manifesté, c'était réforme des retraites et encore plus loin euh réforme de 1995 ou euh c'est-à-dire la réforme la réforme jupée.
Euh le concept de grève par procuration, ça marche de de moins en moins et effectivement ça va être là aussi un élément de pression fort sur Sébastien le Cornu. Mais là de dire que ce sera un un succès énorme. Moi, je vois quand même une inquiétude des Français sur le désordre, une inquiétude des Français sur l'incertitude, l'incapacité à avoir un cap à l'échelle nationale.
Ce qu'on ce qu'a essayé de traduire Xavier Bertrand et comme Emmanuel Macron est relativement démonétisé et Sébastien le corn ne fait que se ne fait que se lancer, bah on est dans ce moment de crise ou avec en plus des des ministres enfin quels interlocuteurs ? parce que là on va avoir je pense le 18 septembre des revendications qui seront effectivement plus classiques, syndicales très très précises et et pas de ministre du travail ou pas de ministres du enfin si des ministres mais qui sont censés expédier les affaires courantes. Ça peut durer longtemps ça.
Alors oui, la en tout cas le mouvement social aura lieu en période d'expédition des affaires courantes hein. Nous sommes en période d'expédition des affaires courantes et ça peut durer longtemps voire très longtemps puisque cette période durera tant qu'un nouveau gouvernement ne sera pas constitué. Ouais.
Et il faut que ce gouvernement ne soit pas renversé d'emblé par une renversé rapidement. Donc, je ne veux pas être un prophète de malheur mais notre régime s'appelle la 5e République, mais pour le moment depuis quelques jours, c'est l'expédition des affaires courantes comme ça. Et je n'exclus pas un régime d'expédition perpétuelle des affaires courantes, un régime d'inertie politique éternelle.
Je dis ça pour conjurer le pire, mais ça n'est pas totalement exclu parce que je ne vois pas bien. On parle beaucoup d'équation, j' même s'il y a une dissolution. dissolution.
Alors, je parle sous le contrôle de de de spécialiste de mais je crois que il y aurait sans doute des petites évolutions, s'agissant du du voter qui montr un petit peu mais on aura fondamentalement une assemblée nationale divisée en trois forces qui n'arriveront pas à travailler ensemble. Donc c'est terrible de dire ça mais je crains que ça ne change pas grand-chose à l'affaire. Alors il y a un dernier chapitre, on va gagner du temps.
Donc on va pas revenir sur ce que pourrait donner législative anticipé. On l'a déjà dit plusieurs fois. très vite Jonathan parce que il faut quand même qu'on parle de l'agence fit.
On prend l'exemple de la dernière fois c'estàd avec sera pas voté le budget. Non mais il y aura quand même moi je pense quand même que ils vont quand ils vont commencer à présenter une copie budgétaire, il y aura une équipe gouvernementale pour la porter sinon vraiment on sera dans le grand importance. Oui, ça ça semble compliqué.
Alors, il y a une échéance là qui est attendue dans la dans la soirée, la décision de l'agence américaine Fitch de dégrader ou non la note de la dette française. On va regarder quelle est la note financière dans chez les trois principales agences A-O chez FIT, AA3 chez Moodi Standard Sports nous donne un A à moins. Alors, pour ceux qui sont pas ferru de de notation, ça dit pas grand-chose, mais ce qui est sûr, c'est qu'il y a une tendance qui est qui est baissière et et on est face à une pression contradictoire.
Moi, c'est ça ce qui peut m'intéresser et peut-être vous intéresser dans un débat plus politique, c'est-à-dire qu'on a parlé de la pression de la de la rue et il y a la pression des marchés financier Férigas. Et là, on a un Sébastien Lecnu qui est au milieu de Oui, parce que les marchés financiers veulent qu'on réduise la dette Rus dit 44 milliards d'économie, ça va ça va nous impacter et on n pas trop envie. Donc oui, il arrive vraiment au mauvais moment.
Merci François Bairou. celui où tous les tous les toutes les mauvaises nouvelles, la semaine des mauvaises nouvelles, le contou fit et le 18 septembre qui s'enchaîne. Euh oui, alors on affiche une certaine sérénité heée, oui, les notations c'est courant, c'est régulier, voilà, c'est une parmi d'autres.
Malgré tout, si ça dégrade, il va y avoir encore cette fameuse augmentation des taux. On va pour rembourser la tête, on va on va on va emprunter plus cher et donc ça va creuser le le déficit. Euh c'est un peu le chien qui se mort à la queue et et Sébastien le Cornu qui doit en effet jongler entre ces deux ces deux injonctions contradictoires.
Est-ce que c'est du du schilblick pour les Français ? Ce que je viens de montrer c'est ou est-ce que c'est quand même intégré le fait que bon c'est des agences étrangères qui notent la dette française ? Est-ce que il y a une majorité de Français qui se disent "OK ça va avoir des conséquences dans notre vie quotidienne ou alors c'est alors ça passe lumière je ne pense pas.
C'est vrai que FIT, ces agences sont peu connues mais ça va être un mauvais caillou supplémentaire dans la chaussure de la France si je puis dire. C'est intéressant de voir qu'on est dans un on est dans un l'image est pas très jolie he mais m'en excusez je vais me rendre compte. J'imagine une France avec des bottes.
Non mais on a quand même dans un moment où la question de la réduction de la dette publique devient un enjeu qui est de plus en plus saillant chez les Français. On vient de publier notre enquête annuelle sur les enjeux prioritaires. Elle est quasiment dans le top 6.
Il y a eu 20 points de plus de c'est un sujet prioritaire par rapport à il y a 2 ans 5 points de plus par rapport à l'année dernière. Les Français voi cette question s'inviter dans leur vie quotidienne. Dans une enquête qualitative ou qui est mieux qu'un sondage, on ne suggère pas de réponse.
Un français sur qu c'est dit que le premier poste de dépense budgétaire du pays, c'est les intérêts de la dette. Donc c'est c'est un sujet bien sûr qui n'est pas saillant. On n'est plus sur de la micro euh économie sur la peur du lendemain, mais ça fait un ça fait un tout avec vous le disiez la pression de la rue, l'instabilité euh politique et en plus on en parle.
Oui, c'est parce que nous on en parle beaucoup que les français. Je pense que il y a des sujets dont les médias parlent beaucoup et qui sont pas saisibisme 20 secondes. Non, mais ce qui est intéressant c'est que justement ce poids de la D, il y a un certain nombre de trucs qui sont complètement intégrés effectivement par la pensée populaire.
Le premier poste de dépense. J'entendais Mathieu Pigas hier soir sur France 2 dans la même émission où on entendait Sophie Binet et qui disait que en gros le poids de la dette, le poids du remboursement c'est 2 % du PIB aujourd'hui il y a 30 ans c'était 3,5 % que quand on pose la question de la il il s'est occupé de beaucoup de pays la Grèce beaucoup de pays qui avaient les problèmes de dette publique et je trouve que c'était très intéressant sur discours parce que ça remet une focale un tout petit peu différente. Il y a un consensus sur le fait que c'est un sujet le débat il est pas sur pour ou contre maîtriser la dette il est comment on le fait ?
Est-ce qu'on va sur les recettes et ça c'est plutôt l'option du Parti socialiste ou est-ce qu'on va exclusivement sur les économies et sur les efforts de toujours un peu les mêmes ? Ça c'était le plan Baou massivement rejeté par les Français. Donc je pense que le clivage il est pas entre les responsables qui posent la question de la dette et les irresponsables.
Il est entre ceux qui mettent la question de la justice au centre et ceux qui ont pas compris que c'était absolument central dans ce pays. Et on y revient évidemment ce sera au cœur de ce l'est que le Premier ministre va devoir lâcher. Merci à tous d'avoir participé à ce euh premier débat.
Je rappelle Frédéric Dab titre de votre livre Parlons-nous tous la même langue livre publié aux éditions de l'aube Valérie. On vous on vous écoute. On vous retrouve chez nos confrères de RFI et Bertrandlé au Combrad. [Musique]
Sébastien Lecornu