IA et environnement : audition de Philippe Aghion
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 63 %Attaque 17 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse partielle
Quel regard portez-vous sur les projections de l'AIE et de l'ADEME concernant la consommation électrique de l'IA ?
- 5:00RelanceÉludée
Les analyses de cycle de vie publiées pour certains modèles sont-elles suffisantes pour une information fiable ?
- 7:00OuverteÉludée
Quels outils préconisez-vous pour une transparence environnementale effective à l'échelle européenne ?
- 9:00OuverteRéponse directe
L'IA frugale est-elle un terrain de compétitivité pour l'Europe ?
- 11:00OuverteRéponse partielle
Comment voyez-vous le rôle de la commande publique pour soutenir l'innovation en IA ?
- 13:00OuverteÉludée
Quelles préconisations pour concilier compétitivité économique et réduction de l'empreinte écologique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Damien MichaletChiffre
« L'Agence internationale de l'énergie prévoit un quasi doublement de la consommation électrique des centres de données à l'échelle mondiale d'ici à 2030. »
- 4:30Damien MichaletChiffre
« En France, laadem estime que la consommation d'électricité liée aux usages de l'intelligence artificielle pourrait être multipliée par 3,7 d'ici 2035. »
- 18:00Alexandre BasquaChiffre
« Les champions mondiaux de l'intelligence artificielle générative construisent des modèles de plus en plus complexes, puissants, avec des puissances de calcul qui doublent tous les 100 jours. »
- 5:01Philippe AghionFait
« Un bon système éducatif est le pilier de toute politique d'innovation sérieuse. »
- 20:03Philippe AghionFait
« Les États-Unis ne sont plus un pays démocratique. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
que c'est bien mes chers collègues, nous avons l'honneur d'accueillir aujourd'hui l'économiste Philippe Aon, professeur au collège de France de Linzade à London School of Economics, associé à l'école d'économie de Paris et bien entendu lauréat du prix prix Nobel d'économie 2025 conjointement avec les économistes Joël Moy et Peter pour leur théorie d'une croissance soutenable par le biais de la destruction créatrice. Monsieur Agon, vos domaines d'expertise sont bien sûr nombreux, mais nous souhaitons vous entendre aujourd'hui plus précisément sur le sujet d'actualité, celui de l'intelligence artificielle. Vous avez publié en novembre 2025 conjointement avec les économistes Mathias Abitolbol et Cécile Antonin.
Une tribune dans le monde appelant à réconcilier la révolution de l'IA avec nos objectifs environnementaux. Vous adoptiez dans cette tribune position résumément optimiste. Certes, vous constatiez l'impact environnemental disproportionné des grands modèles de langage liés à l'augmentation de la consommation d'énergie.
Vous jugiez toutefois que ces usages peuvent être conciliés avec nos objectifs environnementaux grâce au gains d'efficacité énergétique spectaculaire des serveurs et des infrastructures et ce d'autant plus une régulation efficace est apportée. Vous appeliez enfin à distinguer les différents types d'IA aux impacts environnementaux hétérogènes et insistiez sur les nombreux atouts de l'IA pour notre transition déjà utilisé par de nombreux acteurs de la transition écologique. Cette tribune fait particulièrement écho aux travaux de la commission qui conduit depuis janvier 2025 une mission d'information sur l'empreinte environnementale de l'IA pour laquelle nous avons désigné comme rapporteur Guillaume Chevrolier, Damien Michelet et Simon Usena. 5 mois plus tard, les rapporteurs s'approchent du terme de leur mission après avoir entendu au cours de plus 30 auditions les principales parties prenantes du secteur.
Je ne doute pas que votre audition permettra de compléter utilement leurs travaux et de nous éclairer davantage sur la nécessaire conciliation entre les potentialités indéniables de l'IA et la réduction tout aussi inévitable de notre empreinte environnementale. Sans plus tarder, je laisse la parole au rapporteur Damien Michalet et Simon Usenas et vous prie d'excuser le 3è rapporteur Guillaume Chevralier qui ne peut être présent aujourd'hui. Je donne la parole.
On commence par le bout de la table. Comment on fait ? Je donne la parole à Simon Usonard.
Non, à à Damien Michalet. Parfait. Très bien.
Merci. [raclement de gorge] Merci. Merci monsieur le président.
Mes chers collègues, donc à mon tour, je souhaite remercier Philippe Aon d'être d'être à nos côtés ce matin. Je ne doute pas que que vos analyses viendront utilement nourrir les travaux de notre mission d'information sur l'empreinte environnementale de l'intelligence artificielle. Et je vous le dis, mais vous le savez sans doute déjà, tous vos travaux sont suivis avec attention au Sénat et irrigu nos réflexions au-delà de l'empreinte environnementale de l'intelligence artificielle.
Comme l'a dit le président, nous approchons du terme de nos auditions avec mes collègues Guillaume Chevrelier que nous excusons et Simon Usena. Nous avons entendu une grande diversité d'acteurs issus du monde académique, industriel, institutionnel et associatif. Ils nous ont ils nous ont tous présenté des visions, leur vision parfois très contrastée, parfois très opposé quant à l'intelligence artificielle.
Certains considèrent que les gains de l'efficacité permis par l'innovation technologique compenseront largement la hausse des usages tandis que d'autres alerte sur une trajectoire de consommation de ressources potentiellement insoutenable insoutenable allant pour certains jusqu'à plaider pour un moratoire sur certaines formes d'IA générative et pour d'autres à dire que l'intelligence artificielle il y aura plus aucun problème environnemental puisque ça va tuer l'emploi et on ne se déplacera plus du tout et donc il y aura plus d'impact du Tout dans ce contexte, j'aimerais connaître votre appréciation des différents scénarios d'évolution de l'empreinte environnementale de l'IA. L'Agence internationale de l'énergie prévoit un quasi doublement de la consommation électrique des centres de données à l'échelle mondiale d'ici à 2030. En France, laadem estime que la consommation d'électricité liée aux usages de l'intelligence artificielle pourrait être multipliée par 3,7 d'ici 2035.
Plusieurs personnes entendues par la mission ont toutefois relativisé ces projections en mettant en avant les progrès rapides attendus en matière d'efficacité énergétique, mais également les contraintes pesant sur l'accès à certaines ressources critiques nécessaires au développement de ces technologies, mais aussi l'évolution des modèles d'IA d'usage qui pourrai aussi limiter l'impact environnemental. Quel regard portez-vous sur ces projections ? Vous paraissent-elles crédibles à moyen terme ?
Et surtout, comment analysez-vous l'équilibre entre les effets rebonds liés à la diffusion massive de l'intelligence artificielle et les gains d'efficacité susceptible au contraire d'en limiter l'empreinte environnementale ? Par ailleurs, au cours de nos auditions, nous avons constaté une prise de conscience croissante chez certains acteurs de l'intelligence artificielle de la nécessité de mesurer et de documenter l'impact environnemental de leurs modèles et de leurs usages. Des analyses de cycle de vie ont ainsi été publiées pour certains grands modèles de langage comme Mistral et ou Google, mais selon des méthodologies très hétérogènes parfois contesté par les chercheurs et les industriels eux-mêmes.
Sur ces initiatives, avez-vous un regard particulier ? semble-t-elle suffisante pour garantir une information fiable, robuste et comparable ? Faut-il selon vous aller vers un cadre public harmonisé à l'échelle nationale ou à l'échelle européenne définissant des standards communs de transparence environnementale voire imposant la publication d'analyse de cycle de vie pour les modèles les plus puissants ?
Et pour finir, pensez-vous qu'il faille accélérer l'adoption de l'intelligence artificielle en France, tant dans les services publics que dans nos entreprises pour accompagner une croissance qui pourrait préserver l'emploi et qui permettrait d'accompagner ou de limiter l'impact environnemental de l'intelligence artificielle. Merci euh et impatient de vous entendre sur ces questions euh pour euh je vais donner la réponse, je vais donner la parole à l'autre rapporteur. Merci monsieur le président, monsieur le professeur, merci pour votre présence ce matin, merci pour vos travaux qui nous éclairent depuis le début à savoir maintenant plusieurs mois d'audition, d'opérateurs économiques, d'acteurs comme l'a rappelé notre collègue Damien Michelet.
Euh moi, je souhaitais pouvoir vous interroger sur différents points. La suite en particulier du rapport de la commission sur l'intelligence artificielle que vous avez présidé en écho là aussi au propos de mon collègue, l'un des grands enjeux qui ressort de nos auditions, queles que soient les positions des uns et des autres, c'est celui de la transparence, d'une évaluation objective des impacts et des gains potentiels de l'intelligence artificielle. et l'on peut dire sans se tromper qu'aujourd'hui cette évaluation du rapport coût bénéfice est encore très largement à ces débuts et donc moi je souhaitais pouvoir vous entendre également sur les esquisses qui ont pu être mises en place notamment par Google et Mistral analyse cycle de vie qu'en pensez-vous parce que les auteurs eux-mêmes de ces études insistent bien sur leur caractère explorate atoire.
Est-ce que vous pouvez nous en dire davantage ? commencez à l'évoquer dans votre rapport mais sur les performances objectives attendues en matière de l'IA sur le plan environnemental parce que on évoque les avantages mais on ne fait pas le rapport avec les coûts liés à l'énergie même si encore une fois et cela a été rappelé les capacités de calcul l'optimisation permet de réduire l'empreinte écologique de l'IA le développement des usages et la multiplication de ces utilisations emporte des incidences environnementales. Le deuxème point, c'est en rapport la direct avec deux recommandations de de vos travaux.
La recommandation numéro 5 sur la transparence environnementale. Quels outils prévoyez-vous de mettre en place ou nous préconisez-vous d'adopter pour la rendre effective à l'échelle probablement à minima européenne et internationale ? Dans votre recommandation numéro 12, vous vous évoquez une nouvelle génération d'IA sur laquelle évidemment la France commence d'ors et déjà à travailler avec ses partenaires européens, la fameuse IA Frugal.
Est-ce que vous voyez là un terrain de compétitivité ? Parce que sur le plan technologique, nous en sommes les uns et les autres convaincus. Ce sera l'un des grands enjeux dans les mois et les années qui viennent.
Euh 3e point, dans l'une de vos interviews, vous évoquez votre réserve et c'est finalement très compréhensible au regard de vos opposition sur les fameux champions nationaux. Euh vous appelez plutôt à à laisser s'exercer la libre concurrence. Pour autant, on le voit y compris dans le domaine numérique, euh le soutien public à travers en particulier la commande publique constitue un accélérateur, un amplificateur.
On a l'exemple d'AWS aux États-Unis sur le cloud. On n'est pas directement dans l'intelligence artificielle, mais une commande de la CIA 600 millions de dollars et ça permet derrière, pas exclusivement évidemment, mais de faire émerger un champion. Que pourrions-nous faire ?
Comment voyez-vous cette situation à l'échelle française européenne ? Puis deux derniers points, l'enjeu de la formation sur lequel vous insistez beaucoup dans le rapport de mars 2024 et que nous avons nous aussi identifié comme l'une des clés pour développer les bons usages, les bonnes pratiques. Euh quel chemin devons-nous emprunter selon vous euh pour être plus efficace euh sur ce terrainlà ?
Et puis dernier point qui fait là aussi écho au propos de mon collègue Damien Michalet, le rôle du législateur. Est-ce que vous pouvez nous en dire davantage sur l'évaluation de la Loire ? euh qui a été porté par euh notre collègue Guillaume Chevrolier et le rôle du législateur au plan national comme au plan européen.
Est-ce que vous avez euh là pour le coup des préconisations aussi à à formuler sur euh les actions que nous pourrions conduire pour euh concilier euh la compétitivité économique et la réduction de l'empreinte écologique ? Je vous remercie. Bien professeur, merci beaucoup.
Je fais Ah, c'est normal. Voilà. D'accord.
Merci beaucoup. Je suis en fait, je regrette un petit peu. J'aurais dû de ne pas voir les questions plus tôt parce que j'aurais pu préparer [raclement de gorge] en fait beaucoup de questions.
Je serai je ne pourrais répondre que après parce que moi je dois toujours voilà euh je vais dire des choses assez générales et malheureusement je vais pas pouvoir faire justice à la plupart des questions que vous avez posé mais je vais les prendre en note et puis je vous enverrai des éléments les éléments que j'ai pour vous aider à répondre à ces questions mais je peux pas prétendre y répondre là maintenant à brûle pour point euh parce que j'ai surtout j'ai pas de note avec moi et j'ai pas de donc voilà parce que je ne savais pas trop sur Voilà les questions qu' allit m'être posées. Donc je voulais d'abord parter de l'idée que l'IA c'est quand même un espoir c'est un grand c'est il y a un potentiel de croissance de l'IA. Euh comme vous savez, nous avons une croissance à ton en ce moment.
Euh nous avons un problème de déclin de déclin technologique de l'Europe par rapport aux États-Unis. Et je pense que euh je pense que euh je m'excuse Ah et donc euh et donc je pense que l'IA est un est un moteur de croissance potentielle. Voilà.
Euh pourquoi l'IA devrait stimuler la croissance ? Parce que l'IA automatise des tâches dans la production des biens et services et également l'IA automatisches dans la production des idées. L'IA rend les idées plus faciles à avoir.
Voilà, on peut plus facilement recombiner d'anciennes idées pour euh produire des idées nouvelles. Et moi, j'ai essayé d'évaluer donc avec mes collègues le potentiel de croissance de l'IA. Si je regarde juste l'IA automatisch dans la production des biens et services, on voit une augmentation de 0,7 points de pourcentage pendant 10 ans par an.
Euh si je crois à 1 %, je crois 1,7 pendant 10 ans et je reviens à 1 %. Mais en fait maintenant, je regarde le potentiel de croissance de l'IA en tant qu'automatisant la production d'idées. Et là, ça vous fait un au moins 0,25 euh euh mais permanent quoi.
Donc ça veut dire ça veut dire beaucoup de milliards euh au bout de 10 ans au bout de 20 ans. Donc donc l'a quand même il y a un énorme espoir de de croissance de l'IA. Alors, il y a donc il y a tout ce qui est cro donc l'IA et la croissance.
Il y a euh le potentiel de qu'est-ce qu'elle est l'effet de l'IA sur l'emploi. Bah évidemment, l'IA va va remplacer des tâches et les emplois c'est des combinaisons de tâches et ce qui va se passer que l'IA et bien euh l'IA va rendre euh certains emplois voilà va supprimer des emplois. Mais ça va également en créer pour au moins deux raisons.
C'est que l'IA, les entreprises qui adoptent l'IA deviennent plus productives, donc plus compétitives. Donc la demande mondiale pour leurs produits augmente et donc ça c'est une source de création d'emploi. Par ailleurs l'IA c'est de nouvelles idées et de nouvelles idées c'est de nouveaux emplois.
Donc il va falloir un système de marché du travail aller peut-être vers une flexie sécurité. il y a un certain nombre de mesures qu'on peut prendre pour amortir le choc de l'IA du point de vue de l'emploi. Euh donc ça, bon c'est pas le sujet qui vous concerne aujourd'hui, mais voilà.
Mais en tout cas, c'était une des grandes préoccupations évidemment à propos de l'IA euh euh et donc flexi sécurité euh euh mettre l'accent sur les sur ce que l'on appelle les soft skills, c'est-à-dire interagir avec les autres, prendre des initiatives, la polyvalence dans l'entreprise, euh euh également mettre l'accent sur des métiers comme des l'apprentissage, apprenticeship comme on dit en anglais beaucoup plus qu'avant. Enfin voilà, il y a il y a toute une série de choses qu'on peut faire pour amortir le choc de l'IA du point de vue emploi et maximiser la le potentiel de création d'emploi de l'IA. Euh euh mais euh d'un autre côté, je euh je sais qu'aujourd'hui le sujet c'est le c'est le c'est le climat et là euh euh marrant qu'il parle tout le temps.
C'est c'est fou quand même. C'est c'est bizarre. Donc ils viennent C'est bizarre.
D'accord. Euh [raclement de gorge] donc euh ils sont de quelle de quelle mouvance ? Vous savez pas les dames qui parlent tout le temps.
D'accord. C'est pas symptomatique. Ah d'accord.
Je pensais que c'était les filles. D'accord. OK.
D'accord. He D'accord. Donc [raclement de gorge] voilà.
Euh et donc dans maintenant sur l'emploi B évidemment comme vous l'avez mentionné euh il y a une empreinte. C'est évident que l'IA consomme de l'énergie. et que l'utilisation de l'IA va conduire à à davantage d'utilisation d'énergie.
Euh je pense que il y a des manières de mais il y a également l'IA va permettre à mon avis de de faire des économies d'énergie. Je euh en fait euh euh ce qui se passe dans la la transition énergétique, c'est beaucoup des entreprises qui innovent dans des des produisent et innovent dans des technologies polluantes et vous voulez vous assurer qu'elles vont innover et produire dans des technologies euh propres. Et il y a malheureusement ce on se rend compte c'est que les entreprises qui ont beaucoup innové dans des technologies polluantes dans le passé continuent spontanément d'innover dans des technologies polluantes dans le futur.
On voit dans l'automobile mais dans d'autres secteurs. C'est ce qu'on appelle la dépendance au sentier. Mais je pense que l'IA peut aider les entreprises à faire cette transition.
Donc déjà, je pense que l'IA effectivement ça va consommer, ça consomme de l'énergie mais je pense qu'il y a des effets qui sont compensatoire et un effet c'est que je pense que l'IA va aider réduire les coûts de transition des entreprises vers des énergies propres voilà en production et en innovation. Euh donc ça c'est la première chose et je pense également que l'IA va aider à optimiser sur l'utilisation des ressources rares. Euh je vais vous donner un exemple parce que je veux pas être trop bavard.
Euh euh c'est euh Veolia. Euh Volia. J'ai fait une étude donc euh détaillée que je vais vous envoyer sur Veolia.
Veolia utilise l'IA pour euh euh pour euh gérer ces systèmes d'aération pour purifier l'eau. Donc ils ont des flux d'eau plus ou moins grands selon qu'il pleut beaucoup ou pas ou et et avant et maintenant grâce à l'IA, ils peuvent savoir quand est-ce qu'il quand est-ce qu'ils mettent en marche ces systèmes ou quand est-ce qu'il les stoppent. Et en fait, grâce à l'IA, et bien le Volia a réussi à économiser 10 fois plus d'énergie que que l'IA n'en a utilisé pour ce travail.
On a été capable donc de nous de reconstituer toute la chaîne depuis l'utilisation de l'IA. Alors, ils utilisent Pure Control qui est le qui est le la l'entreprise d'IA qui les aide à gérer. Mais Pure Control ne travaille pas qu'avec Volia.
Pure Control travaille avec plein d'autres gens. Donc ce qui a été fait pour Violia, on peut regarder pour d'autres entreprises, mais c'est très intéressant que ils ont réussi grâce à l'utilisation de l'IA à économiser 10 fois plus d'énergie que l'IA n'en a utilisé. On a regardé toute la chaîne, on a pu calculer la quantité d'énergie utilisée par parce qu'on a vu savoir quand est-ce que il mettait en œuvre ou pas.
Donc on savait que la quantité d'IA, on a pu quantifier l'énergie utilisée par l'IA et on a pu quantifier l'économie d'énergie et bien généré que l'IA a permis parce qu'on a pu comparer des entreprises qui utilisaient l'IA, des entreprises des des établissements quoi des des des sites veolia à des sites qui l'utilisaient pas encore parce qu'ils l'ont fait progressivement. Donc on peut on a toujours un groupe de traitement et un groupe de contrôle comme en médecine. Et on a pu voir que les groupes de traitement par rapport au groupes de contrôle et bien on a vu que le le la quantité d' utilisé et l'énergie que ça a utilisé et la l'économie d'énergie.
Et ben voilà un exemple où la LIA au total a permis d'économiser de l'énergie. Alors ça c'est une entreprise, c'est une étude qu'on a faite sur une entreprise, maintenant on va regarder d'autres domaines et on voudrait aller vers une analyse macroéconomique. Donc là c'est ça que la recherche que nous faisons nous euh dans mon laboratoire d'innovation collège de France, c'est totalement nouveau.
Je sais que l'IONBER, vous savez, ils ont tout un cycle d'IA au National Bureau of Economic Research et on est le la première étude de ce type qui a été faite et maintenant on veut généraliser ce type d'étude. Donc je pense que ce qu'il faut c'est regarder le total, c'est que l'IA effectivement consomme de l'énergie mais peut permettre d'économiser de l'énergie comme dans Volia maintenant. Donc ça c'est la première chose et maintenant évidemment je n'ai pas encore évalué l'impact macro.
Je n'ai fait que regarder une entreprise. Il y a une autre chose que j'aimerais dire c'est que euh effectivement nous nous avons quand même la chance mais ça vous le savez d'avoir l'énergie nucléaire et c'est quand même un avantage énorme. Il va falloir plus que jamais mettre la gomme sur le nucléaire.
Ça, je veux dire, je crois que c'est évident. Euh, on a fait on a malheureusement on a un peu euh comment on appelle ça ? Euh qu'frouillé, hein, dans les dans des années précédentes, hein.
C'est le bon pour ne pas dire plus, voilà, pour autantiser un terme poli. Euh je pense que maintenant, je pense que quelqu'un qui défendrait l'idée qu'il faut arrêter le nucléaire serait à mon avis hué immédiatement. Voilà, je pense que plus que jamais on aura besoin du nucléaire.
ça veut pas dire qu'on ait pas besoin également d'autres formes d'énergie et donc et de poursuivre également le la recherche sur l'énergie renouvelable et moi je crois beaucoup dans la fusion la fusion nucléaire pas que dans la fission nucléaire je sais que ça fait toujours sourire mais je pense que il faut continuer je pense également dans le plan que vous avez mentionné on mentionnait les nécessités d'avoir des centres de calcul localisés pour des IA spécialisés ça consomme moins d'énergie si vous si vous tout le monde doit se raccrocher à Google ou à d'autres boîtes ça ça consomme beaucoup d'énergie. Si on a des centres de calcul décentralisés pour des IA spécialisés, en général, ça permet d'économiser de l'énergie. Et là, on revient au point que vous mentionnez tout à l'heure, il va falloir de la politique de concurrence parce que je veux pas que l'IA soit dominé par deux gros acteurs ou trois gros acteurs mais je veux également de la politique industrielle de l'IA pour développer notamment des centres de calcul.
Et dans le rapport IA, on mentionnait un investissement. Mais quand je vois le po pourquoi j'ai mentionné le potentiel de croissance au début ? parce que ce qu'on proposait nous de dépenser d'argent public sur l'IA n'est rien comparé au gain que l'IA va nous donner en point de vue PIB ça l'IA va doper la croissance, c'est évident.
Donc le le coût l'analyse coût bénéfice, elle est elle est elle est faite en 2 minutes. C'est-à-dire que je peux me permettre d'investir en IA euh et de faire une vraie politique industrielle de l'IA. Le gain est évident, quoi.
Donc voilà. Donc je dire que simplement au total l'IA a un énorme potentiel de croissance. Ça veut dire que je peux mettre des fonds dans l'IA.
Je dois faire des IA spécialisés. Je dois euh évidemment encourager des initiatives de type Volia qui est d'utiliser l'IA pour économiser sur l'énergie de d'économiser de l'énergie mais aussi l'IA peut me m'aider à optimiser sur les ressources rares sur l'utilisation des ressources rares. Et donc là c'est tout un domaine qu'il faut qu'il faut évidemment explorer.
Moi, j'ai regardé une entreprise, donc pour le moment, je peux pas prétendre que j'ai une analyse macroéconomique, mais je pense que c'est ça me montre qu'il faut toujours regarder la chaîne complète parce que vous vous utilisez de l'IA, mais quel est le l'objectif que vous et est-ce que vous arrivez à économiser beaucoup plus d'énergie que vous n'en utilisez avec l'IA ? Les réglementations c'est très important mais il faut pas les faire dans un seul pays parce que sinon l'IA par ailleurs où il y a aucune réglementation et au total le bilan énergétique est négatif. Vous savez que le le réchauffement climatique c'est global.
Donc euh je je dois mettre des réglementations européennes notamment, mais si j'en mets trop, ça part aux États-Unis où il y a beaucoup moins de réglementation. Et là euh le là là là évidemment j'aurais perdu parce que euh je veux quand même retenir euh voilà donc mais évidemment je je crois beaucoup qu'en Europe on doit développer une IA plus éthique. Euh euh on doit développer une IA euh euh et on sait qu'il y a des gros problèmes éthiques et des gros problèmes de de protection des des données individuelles et cetera, c'est qu'il y a des des dangers de déviation, d'utilisation perverse de l'IA.
Euh je pense qu'en Europe, on peut avoir une ay plus éthique et plus environnementale et je pense qu'on peut être les pionniers. Mais je voulais mentionner l'exop de Violia parce que voilà une grande entreprise française qui euh voilà est pionnière dans une utilisation vertueuse de l'IA qui finalement aboutit à économiser de l'énergie. Mais j'ai pas pour faire la publicité pour Volia.
Euh euh ça peut être d'autres entreprises euh peuvent je certainement font la même chose. Moi j'ai pu accéder à des données et donc c'est ça qui m'a permis de c'est ça qui m'a permis de faire l'étude que nous avons faite. Voilà.
Donc je voulais simplement euh mentionner voilà en gros il y a moi je suis un optimiste de combat c'est-à-dire que je pense que de toute façon la révolution de l'intelligence l'idée du moratoire je pense ça n'a pas de sens parce que d'autres pays le font donc le moratoire ça serait pour qui ? Donc moi je pense qu'il faut aller dans cette révolution. Il faut il faut pas rater cette révolution de l'IA, mais je pense que l'Europe et la France en particulier peuvent aider à promouvoir une IA plus éthique, plus environnementale en en justement en en en montrant en mettant en évidence les exemples de ceux qui qui font une utilisation vertueuse de de l'intelligence de l'intelligence [raclement de gorge] artificielle.
Voilà, je voulais peut-être les quelques mots que je voulais prononcer en proposaire. En proposinaire. Très bien.
Merci. Donc je vais donner la parole au collègues. [toux][rires] Je vais donner la parole à Alexandre Basqua.
Merci monsieur le président. Euh saluer la présence de monsieur le professeur qui va nous permettre d'échanger sur un sujet impérieux qui est celui de l'intelligence artificielle euh et notamment ses impacts environnementaux. sujet impérieux parce qu'effectivement l'intelligence artificielle se développe à marche forcée de façon exponentielle avec une certaine forme et peut-être vous allez nous en dire un mot mais une certaine forme de course au gigantisme et ce développement permanent de la puissance de calcul et des gantsurs du secteur qui vont investir 620 milliards de dollars en 2026 soit quatre fois plus qu'il y a 3 ans.
Alors, même parce que j'aime bien mettre les choses en perspective que l'ONU pour l'ONU, il faudrait 267 milliards d'euros de dollars pardon par an pendant 15 ans pour éradiquer définitivement la fin dans le monde. Donc je voudrais aussi mettre les choses en perspective mais la fin dans le monde. Mais en tout cas, ouais, c'est parce que j'aime bien aussi mettre les choses parfois en perspective.
Ces milliards de dollars d'investissement auront et vous le savez, on le sait tous ici, des impacts notamment sur notre environnement commun. C'est ce qui nous réunit aujourd'hui, d'autant plus que notre planète a des ressources limitées. Et vous avez bien dit les choses quand vous avez évoqué la question de Volia et l'intelligence artificielle spécialisée, mais j'aimerais vous entendre un peu sur ce qu'on appelle l'intelligence artificielle générative.
Il y a plusieurs types d'IA, on le sait parce que derrière des réponses quasi magiques de chat GPT, Grock, Gémini ou Cloud, il y a surtout une industrie numérique extrêmement énergivore. Donc, je voudrais pas faire trop long là-dessus parce que moi j'ai un esprit assez critique sur l'intelligence artificielle générative, j'entends. Je faudais pas qu'on caricature mon propos et je pense et j'aimerais aussi votre avis là-dedans qui là-dessus qu'il faut se pencher sur cette question de l'intelligence artificielle générative qui nécessite et absorbe la plus grande capacité de calcul.
Et d'ailleurs, j'ai cru lire que vous reconnaissiez que les grands modèles de langage contribuent de façon disproportionnelle à la hausse de la consommation d'énergie et que les champions mondiaux de l'intelligence artificielle générative construisent des modèles de plus en plus complexes, puissants, avec des puissances de calcul qui doublent tous les 100 jours, ce qui est quand même assez pharamineux et vertigineux avec les impacts que nous connaissons. Et je voudrais aussi vous demander si il n'y aurait pas, en tout cas me semble-t-il besoin que la puissance publique fasse des choix sur la spécialisation des des I, qu'elle puisse se pencher sur les usages de l'intelligence artificielle générative qui est ouverte au grand public mais dont il faudrait personnellement personnellement pardon me prouver que elle participe au mieux-être social que je ne pense pas que ce soit le cas et malheureusement au détriment d'IA spécialisé qui se borne à des tâches extrêmement précises sur des process industriels comme vous l'avez soulevé mais aussi sur la recherche médicale. Alors, j'aimerais votre avis, monsieur le professeur, sur cet usage de l'IA génératif qui s'amplifie chaque jour et qui me semble-t-il est incompatible avec nos objectifs environnementaux.
Je vais peut-être être caricaturel mais ne devrions-nous pas interdire cette i générative ou tant moins en limiter le cadre et la portée ? Et j'ai bien entendu votre question, votre réponse sur le moratoire, mais il y a des spécialistes de l'IA, notamment le cfondateur du type learning, Benjo, qui propose la question du moratoire notamment. Et peut-être une question, une dernière question pour pas être trop long et laisser la parole à mes collègues, une question un peu plus fondamentale, peut-être un peu plus politique.
Monsieur le professeur, aux intérêts privés et économiques de quelques-uns, ne devrions-nous pas tout simplement privilégier notre planète qui est notre bien commun à tous ? Je vous remercie. Alors je je professeur, je propose de répondre.
Oui oui, absolument. Nous poser d'excellentes questions évidemment. Donc moi par exemple, je je vais beaucoup dans les lycées, dans les dans les je enfin j'ai j'ai créé on a créé au Collège de France un campus de l'innovation pour les lycées et on va beaucoup dans les lycées, une zone défavorisée et surtout dans économie dans d'autres matières pour comment utiliser l'IA de manière vertueuse.
Alors il y a uneation je crois beaucoup alors il y a tout un domaine qui est l'éducation et l'IA. Euh euh je pense qu'il faut une IA, une éducation avec IA et je pense qu'il faut une école sans IA. C'est-à-dire je pense aussi que les savoirs de base, voyez ce que je veux dire ?
Je pense que c'est très important que euh euh tous les les élèves et accès apprennent à lire, à écrire, à faire des dictés, à pas faire de faute d'orthographe, à calculer sans l'IA. Voilà pour apprendre à apprendre, je pense c'est très important. Donc le il faut repenser le système éducatif avec l'IA.
Li a un rôle intéressant dans dans l'éducation par exemple en économie. Ça aide par exemple au suivi des il y a des enseignants, j'en ai il y en a un à PA mais il y en a ailleurs également. Il ils utilisent l'IA pour euh pour le suivi individuel des élèves en difficulté et les élèves arrivent grâce à l'IA.
Alors c'est une utilisation de l'IA qui doit être rationnée par le professeur parce que il y a beaucoup d'utilisations perverses de l'IA et donc c'est toute une difficulté mais ils arrivent à à utiliser l'IA pour que l'élève puisse interagir voyez c'est puisse rattraper quoi quand il a des difficultés. Donc il y a des a il y a un usage vertueux de l'IA dans l'éducation et si vous êtes intéressé je pourrais vous vous vraiment vous informer sur tout ce qu'on fait il a éducation mais ce qu'on fait cétait tout petit il y a beaucoup plus à faire donc je pense que l'IA peut jouer un rôle mais l'IA peut avoir un effet très pervers et l'IA peut avoir une utilisation vertueuse s'il est bien utilisé donc voilà voilà un domaine où il peut y avoir si il y a peut vous amener dans le mur ou au contraire amener des progrès s'il y est utilisé comme il faut. L'éducation, la santé évidemment l'IA maintenant permet de va nous permettre de guérir des cancers ou d'autres maladies beaucoup mieux.
Je veux dire c'est évident. Donc donc on va pouvoir donc il y a des des usages vertueux de l'IA. Mais vous avez raison, vous vous mentionnez Joshua Benjo.
Moi, j'ai j'ai digné avec lui à Davos et il vous alerte contre des dangers de lien. Il y a des scénarios à la 2001 de l'Odsée de l'espace qui se passent en ce moment. Et donc il va falloir il y aura j'espère une demande et je pense que l'Europe et la France devrai jouer un rôle pilote avec le Canada peut-être puisqu'il est canadien Sam Joshua comme vous le savez pour développer des IA éthiques, des utilisations de l'IA, vous voyez qu'on puisse utiliser l'IA pour pour contrer les utilisations perverses de l'IA.
Voilà. Et donc là, il y a tout un domaine euh qui est que que que Joshua connaît très bien et d'autres développent. Donc je je suis totalement dans cet agenda là et je pousse et je pense que l' un desantages de l'Europe, c'est que nous avons des valeurs que nous portons que j'espère que nous porterons encore dans un an qui sont des valeurs de démocratie, de liberté, des valeurs fondamentales et que nous portons, que je pense que le Canada porte encore et que nous devons et et que et que dans notre approche à l'IA, nous devons pousser évidemment.
Donc je suis totalement de votre côté. Utilisation donc pousser chez nous. Et nous un avantage en France qu'on a c'est qu'on a de très bonnes données de santé.
Vous savez que l'IA c'est de la puissance de calcul et des données. Bah en santé on est très bon. Éducation on a beaucoup de données.
Je pense que dans ces domaineslà on peut être très pionnier et et pousser cette IA. L'interdiction je pense que ça marche quand c'est pas un seul pays parce que si c'est dans un seul pays, ça part ailleurs malheureusement. Et à ce moment-là, vous pouvez avoir le résultat inverse de ce que vous voulez.
Ça va aller dans un endroit où il y a aucune régulation. Vous voyez ce que je veux dire ? Et donc donc le résultat total sera le contraire de ce que vous voulez.
C'est toujours le problème de l'interdiction. Donc je pense qu'il faut aller par l'incitation. C'est-à-dire venez faire des I pour l'éducation, pour la santé, pour les les voilà, venez des IA éthiques.
Il y aura une grande demande donc pour des systèmes que comme comme Joshua Benj propose et je j'aime est un type formidable. Bon et donc venez chez nous et créons un écosystème qui vont vous pousser à faire cet. Je crois beaucoup plus dans la carotte que dans le bâton.
Le bâton ça marche quand c'est plusieurs pays qui le pratiquent mais c'est un seul pays malheureusement ça ne ça ne marche pas. Sur la décroissance. Il y a tout un débat sur la décroissance qui est intéressant.
Alors moi, on m'a fait dire je d'abord je respecte énormément les économistes de la décroissance. Faut que je vous le dise. Ils disent beaucoup de choses justes.
Ils disent d'abord un la croissance est responsable du réchauffement climatique. Absolument. Si vous regardez historiquement le décollage de la croissance mondialement, ça s'est passé en 1820 avec la première révolution industrielle.
Et quand vous regarder l'évolution de la température, elle décolle au même moment. Alors c'est pas une preuve suffisante hein, vous seriez pas publié dans un bon article de recherche, mais la coïncidence entre le décollage de la croissance et le décollage de la température est est frappant. C'est exactement donc je crois tout à fait que la croissance a tout à voir avec je suis antiudègre là-dessus, voyez.
Donc d'accord. Donc je crois beaucoup dans ça. Deux euh euh ils disent qu'il faut être sobre, il faut changer nos habitudes, il faut innover mais innover dans nos habitudes.
Moi je laisse plus toutes les lumières allumer chez moi. Euh je ne je fais attention quoi. Je euh il faut je trie mes mes ordures.
Je voilà. Il faut changer nos habitudes. Ils ont raison.
Tr ils disent que la cro le PIB ça ne mesure pas tout. Alors, on a besoin de la croissance du le PIB parce que c'est une des mesures, mais il faut pas je crois beaucoup qu'on peut avoir de la croissance de de de du bien-être sans avoir de la croissance du PIB. Je crois beaucoup dans ça.
Par exemple, aujourd'hui, vous prenez des photos avec votre iPhone ou avec votre appareil, ça vous coûte rien. Moi, quand j'étais petit, vous êtes très jeune, mais moi quand j'étais petit, quand je faisais des photos, je devais aller les faire développer et cetera, j'allais dans un magasin. Maintenant, vous prenez plein de photos, ça vous coûte rien du tout.
C'est pas compté dans le PIB. Quand j'étais gamin pour réserver un avion, je devais aller dans un truc qui s'appelait une agence de voyage. Bon, ça je pense que vous avez connu quand même.
Bon, maintenant, il y a plus besoin d' vous économisez du temps, c'est pas compter dans le PIB. Donc, je crois beaucoup qu'effectivement euh le PIB ne mesure pas tout. D'accord ?
Vous allez chez un dentiste aujourd'hui, vous avez beaucoup moins mal qu'à 60 ans. C'est pas dans le PIB. Le le l'autre chose aussi, c'est que euh donc euh c'est donc c'est vous voyez dans toutes ces dimensions là euh euh et et l'autre chose qui disent également, il faut aller vers la qualité.
On était dans une croissance très quantitative, il faut aller vers une croissance plus qualitative. Dans tous ces domaines, ils ont raison. Là où j'ai un désaccord avec certains d'entre eux, c'est que je crois que sans l'innovation, on va pas y arriver.
L'innovation, c'est fondamental, mais l'innovation, ça veut pas dire forcément plus de PIB. Il y a des choses qui ont pas compté dans le PIB. Mais sans l'innovation, vous y arriverez pas.
Euh euh et je pense que alors le problème c'est de diriger l'innovation vers les vers le vertueux. Et là, les politiques gouvernementales sont importantes. Taxe carbone, oui, mais politique industrielle verte oui.
Ce qui s'est passé, c'est qu'aux États-Unis, ils ont fait beaucoup de politique industrielle verte avec la harpa Energie notamment et avec l'IRA. Là, je vous perds. Là, je sens que je vous perds.
Je sens que je vous perds. Moi, je toujours dans une audience, je sens que je perds les gens. Alors le l'autre chose, c'est que les Chinois font de la politique industrielle et de la concurrence à leur manière.
Et nous l'Europe, au nom de la politique de concurrence, et on revient à ce que vous m'aviez dit tout à l'heure, on a empêché la politique industrielle, on a fait du AEC. Euh euh bah AEC peut-être un homme très respectable, mais il a été un désastre pour l'Europe. Aek un désastre parce que l'idée d'Ayek c'était tout ça va ressortir, je sais mes audition au Sénat me coûte à chaque fois beaucoup de problèmes après, mais AEC est un désastre pour l'Europe parce que si vous voulez l'idée c'était que les États-membres puissent ne rien faire.
Donc on disait Mastrich ont réduit à 3 % le déficit hein. Le défis doit dépasser 3 % du pip quel que soit l'investissement. On mettait sur le même plan des investissements de croissance d'environnement par exemple financier la transition énergétique et des dépenses de fonctionnement.
Deux au nom de la politique de concurrence, pas de politique industrielle, on le paye très cher maintenant. Donc je pense qu'il faut euh renouveler la doctrine économique européenne et et vous voyez dans l'IA, c'est un bon exemple, il faut plus de concurrence parce que je ne veux pas que l'IA soit dominé par quelques gros. Donc là, je suis totalement avec vous et je veux que ça n'empêche pas des nouveaux d'arriver tout le temps, mais je veux en même mais en même temps, il faut faire des centres de calcul parce que les nouveaux, ils ont besoin d'avoir accès à des centres de calcul locaux.
Et là, on voit bien que la politique industrielle va épauler la politique de concurrence au lieu d'être contre la politique de concurrence. Donc je crois qu'il faut les deux euh en même temps. Les réglementations, c'est important de réglementer mais si vous réglementez trop, c'est ça le problème.
Il faut avoir les bonnes réglementations parce que quand il y a des réglementations, les très gros, ils savent échapper aux réglementations. Ils ont des ils ont des juristes, c'est comme pour l'impôt hein, ils échappent mais les petits qui veulent rentrer, eux, c'est un c'est ça peut être une barrière. Donc il faut faire très attention quand on fait des il faut des réglementations mais il les faut intelligemment de façon à qu'elles ne devienne pas une barrière à l'entrée de nouveaux de nouveaux acteurs et qui du coup va péréniser les les monopoles quoi.
Vous voyez donc c'est là qu'il va fall il faut il faut le faire intelligemment. Voilà. Mais je pense que voilà et moi je pense qu'il faut une DARPA défense IA européenne.
Je pense vraiment et je mets la défense et l'IA ensemble. Il faut l'équivalent de la DARPA américaine. C'est une manière procurrence de faire la politique industrielle et je mettrai défense et I ensemble.
Voilà, je pense qu'il faut mettre les deux ensemble parce que la défense c'est un secteur très non concurrentiel alors que l'IA a vocation à être plus concurrentiel. Je pense de mettre les deux ensemble de toute façon fait sens de toute manière. Maintenant, les drones ça marche avec l'IA.
Donc, mais euh je pense vraiment qu'il faut voilà donc c'est voilà un petit peu mon bon après je pourrait parler de croissance inclusive mais c'est pas le sujet d'aujourd'hui. Alors je pourrais parler de flexis sécurité tout ça mais c'est pas le sujet d'aujourd'hui. Merci.
Je donne la parole à Eric Gold. Merci monsieur le président, monsieur le professeur. Moi je veux pas avoir plutôt une réflexion micro plutôt qu'une réflexion macro mais le refroidissement représente aujourd'hui 30 % de la consommation d'un data center moderne.
En plus des problématiques de consommation énergétique, l'essort de la de l'intelligence artificielle fait crainte des tensions croissantes liées aux futurs pénuries d'eau. Enjeu important de notre commission. Vous avez parlé tout à l'heure de de Volia comme exemple vertueux et je vais essayer de rebondir justement sur ces exemples pour poser quelques questions. dans la mesure où les eaux usées traités peuvent être envisagé comme une méthode de refroidissement, enfin dans quelle mesure en tous les cas les eau usé traitées peuvent être envisagé comme une méthode de refroidissement pour les data center à l'échelle d'un territoire cette méthode nécessiterait une véritable politique d'aménagement par exemple pour installer un data center à proximité des unités de traitement et utiliser la chaleur produite pour chauffer des logements ou des équipements publics pour les représentants des collectivités que nous sommes, que pensez-vous des possibilités voir des conséquences qui je l'espère favorables, d'une meilleure prise en compte des eaux grises en matière d'aménagement des territoires et d'optimisation des facteurs énergétiques de l'IA.
Je suis très embarrassé de vous répondre. Je ne peux rien dire de plus malheureusement que ce que j'ai déjà dit parce que je je en tout cas c'est intéressant que on peut utiliser l'IA de de façon à traiter les eaux usées beaucoup mieux et je n'ai il faut je ne suis pas expert suffisamment là. Vous êtes vraiment euh donc là je je j'ai vous savez je dois faire attention de pas tomber dans la nobélite qui est une maladie grave qui est qu'on demande à un Nobel de parler de choses auquellù il a aucune expertise voyez donc et à ce moment-là je on peut facilement se laisser entraîner à dire beaucoup de bêtises et donc je suis donc que poser une question très pertinente mais je ne peux pas y répondre à brûle pour point plus que ce que j'ai dit en parlant de Véolia malheureusement il faudrait que je que vous me voilà que je note la question que je que j'analyse et que je revienne vers vous.
J'ai vraiment peur de répondre à des questions où je n'ai pas l'expertise mais je pense qu'on est dans la même sur la même longueur d'onde. Vous allez dans la même direction que bah en fait je vouis d'ailleurs au passage, je voulais pas faire de la publicité pour une entreprise en particulier simplement que la recherche que j'ai faite et ben et je vous enverrai l'article de recherche qui soutend le le la note que nous avions écrite comme ça vous pourrez regarder exactement comment on a fait comment on a procédé. C'est très lisible et vous verrez comment je comment comment on a pu calculer le voilà l'énergie utilisée par l'IA et l'énergie économisée et comment on a pu comparer avec les groupes de traitement et les groupes de contrôle et voir que c'est beaucoup plus évident.
Alors évidemment, il y a deux choses, c'est queévidemment quand il pleut beaucoup, alors là évidemment l'effet est augmenté évidemment et puis ça il y a pas il y a ça améliore l'utilisation intertemporelle parce que vous savez qu'il y a des heures de il y a des heures de pic vous saz c'est comme boiteteux avec le nucléaire il y a les heures où on utilise beaucoup d'énergie et et et des heures qui sont des heures de creuse et ben avec l'IA tu arrives beaucoup plus à à augmenter la consommation juste avant d'arriver dans les heures pques et et de la réduire avant de de d'arriver dans les heures creuse, tu vois ? Et donc il joue énormément là-dessus, vous voyez. Je veux dire, je j'optimise pas seulement en total, mais j'optimise le long de vous voyez qu'il y a heure creuse, heure heure de pointe et heure creuse et et avec l'IA, tu arrives beaucoup plus de manière beaucoup plus précise à à augmenter la consommation juste avant de passer à l'heure de pointe et de la réduire juste avant de passer à leur creuse.
Et déjà rien qu'avec ça, tu économises énormément. Merci. Je donner la parole [toux] à Pierre Jean Rochette.
Merci professeur pour cet échange. Alors moi j'ai une question liée à un article que j'ai lu qui vous avez certainement vu aussi une interview de Bill Gates qui indique que dans les 20 prochaines années 90 % des emplois que nous connaissons actuellement vont pouvoir être remplacés par l'IA. Ah ben de rien, de rien, c'est un cadeau. [rires] Je vais vous faire une petite on va faire un petit détour par mon par mon métier pour venir à ma question par la suite.
Euh moi, je travaille dans la mobilité. En terme de mobilité, l'IA va être une révolution. Euh on n' absolument pas conscience en Europe et encore moins en France, je trouve de ce qu'il de ce qu'il est en train de se passer notamment sur le continent américain avec les robots taxis entre autres puisque l'IA ce n'est pas que que du soft qui tourne sur des sur des smartphones ou sur des PC.
C'est aussi quand on arrive à le mettre en pratique du service dans nos rues et pour le coup aux collectivités puisque nous sommes tous ici les représentants des territoires. La révolution va être énorme en terme de mobilité et là le lien avec l'environnement il est évident, c'est qu'avec li on va savoir adapter parfaitement l'offre à la demande. Donc on va diminuer les capacités inutiles demain sur les réseaux de transport public parce que l'IA saura pré préfigurer par avance les besoins et puis on peut tout à fait et c'est d'ailleurs tout à fait souhaitable espérer que les réseaux urbains arrêtent d'avoir des véhicules non adaptés qui roulent à vide aux heures soit de d'amplitude matin ou tardive.
Bon globalement ça va être une grande évolution une révolution. On n'y est pas encore tout à fait prêt. Juste pour info, aujourd'hui à San Francisco, les robots taxi, c'est 30 % du marché.
Ça monte tous les jours. Ça monte tous les jours et c'est magnifique. Il y a faut arrêter de croire que c'est dangereux ou pas.
C'est absolument pas dangereux. Ça fonctionne parfaitement bien. Ça fait le boulot aussi bien qu'un conducteur classique et ça va arriver chez nous rapidement.
Le seul problème, c'est qu'aujourd'hui, on est tellement pas prêt que nos entreprises prennent beaucoup de retard. Et je tiens à rappeler que à l'origine, c'était quand même les Français qui étaient sur ces métiers là, Navia, Easy Mil, toutes ces entreprises qui ont disparu parce qu'on les a réglementé, on leur a on les a empêché de faire des expérimentations dans notre pays. Ma question, c'est la suivante et là je ressors de de la mobilité mais je voulais quand même échanger avec vous sur cette thématique.
Professeur, moi quand je fais les fiches de paye de mes salariés tous les mois, quand j'ai un de mes employés qui gagne un de mes conducteurs d'autocar qui gagne 2000 € net, je lui donne 4000 au départ, ça me coûte 4000. La différence, ce sont les charges sociales. Notre pays n'est pas en train de se réformer pour euh réduire les dépenses sociales ou faire en sorte qu'elles que nous soyons plus efficients sur ces sujets-là, que ce soit par différents moyens, enfin bon, qu'on le veuille ou non, demain, on aura moins de possibilité de lever puisque la France c'est un pays un peu particulier.
On fait tout porter au travail, tout. la politique familiale, la santé, tout c'est assez particulier quand même hein, c'est très français. Demain, comment on va faire professeur avec ses charges sociales en moins sil remplace euh ces métiers, ce qui est à mon avis inévitable.
Moi ce qui me fait très peur c'est le retard que nous prenons actuellement sur les réformes avec ce vide demain où nous allons nous trouver face à une IIA qui remplacera certaines activités. Nous n'aurons pas anticipé suffisamment les les réformes que nous devons mener pour baisser nos dépenses sociales et baisser toutes les dépenses qui sont portées aujourd'hui par le travail. Merci.
Oui. Alors là bon c'est une question vous avez évoqué beaucoup de choses. Je voulais parler IA et travail.
Effectivement, comme je disais, LIA va détruire des emplois, détruit déjà des emplois, elle remplace des tâches. Alors, un emploi, c'est un paquet de tâches. Il y a des emplois pour lesquels ça va remplacer les tâches rébarives et et peut-être nous permettre de de d'être plus créatif.
Bon, mais il y a d'autres où ça va vraiment où ça met en danger les emplois eux-mêmes. Euh, je crois qu'il faut une batterie de de de choses. Je crois beaucoup dans un dans un système de flexis sécurité danoise, c'est-à-dire que tu perds ton emploi, tu as une garantie de salair quand même de revenus.
Si tu te Mais l'État l'État te forme, t'aide à te former. Bah, c'est pas forcément l'État, ça peut être aussi euh délégué à des à des à des des organismes de formation professionnelle et t'aide à rebondir sur un nouvel emploi. Le système danois marche très très bien.
Donc ça, je pense qu'il faudra aller vers des systèmes plus danois. Bon, je pense petit à petit, sera pas du jour au lendemain, d'accord ? Qui te permet de rebondir sur des de nouveaux emplois parce que il y aura des créations d'emploi et des destructions d'emploi.
Donc, il faut il y a des gens qui parlent de revenu universel. Moi je suis pas pour le revenu universel parce je pense qu'il faut que en échange d'un revenu, on travaille ou on se forme. Donc on fait l'un ou l'autre et là tu arrives vers le système danois.
D'accord. Je pense également qu'il va falloir encourager les entreprises qui aident leurs leurs employés à être polyvalents. Tu vois, je veux dire à dire je vous faites un truc mais vous allez pouvoir faire aussi d'autres choses et et et de et qui mettent en valeur les ce qu'on appelle les soft skills dont je parlais tout à l'heure, c'està-dire l'autonomie, la la capacité de de leadership, de d'interagir avec les autres.
Et je pense qu'il faudra aider les entreprises qui qui investissent dans dans la dans la polyvalence et dans le et dans les soft skills de leurs employés qui mettent en valeur les soft skills. Ça c'est la deuxième chose. Troisièmement, je pense que l'apprentissage quelque chose de très important.
En Suisse par exemple, tu vois, tu peux être plombier, tu peux être un excellent plombier, puis ensuite tu peux tu peux retourner vers la formation universitaire. Ils ont des passerelles et ils mettent en valeur les les métiers, tu vois, les métiers spécialisés. il va y avoir une énorme demande pour des des métiers spécialisés euh et il faut leur donner redonner leur élève de noblesse mais en permettant l'accès à l'enseignement général également.
Je pense que ça c'est une nouvelle loi. Ensuite il va y avoir des métiers donc justement ces métierslà mais des métiers aussi dans tout ce qui est soin des personnes âgées euh euh tu vois il vair toute une série de métiers que où il y aura une grande une demande et et là il va falloir aussi préparer à ces métiers. Donc je pense qu'il faut une panoplie de de de dispositifs qui vont euh euh amortir le choc de l'IA du point de vue de l'emploi.
Voilà. Donc ceux qui disent par exemple faut simplement moins d'état, point barre, je pense qu'ils ont une mauvaise vie. Ils sont ils passent à côté de la plaque.
Il y a des endroits où il faut moins d'état, mais il y a endroit où il en faudra certainement d'avantage. Là, je pense que bon, intelligemment fait évidemment hein, mais l'idée qu'il faut moins d'état point bar, ça c'est ça, je pense que c'est c'est ils vivent dans un autre monde que celui où il y avoir de l'intelligence artificielle. Voilà.
Euh donc ça c'est déjà sur le vous voyez mais il faut toute une série de dispositifs pour maximiser le potentiel de création d'emploi et réduire les et minimiser les conséquences négatives. Voilà. Donc ça je pense ça va être un gros euh un gros débat sur le modèle social.
Vous avez raison. Bah et vous savez il y a des pays où la TVA est plus importante. Donc alors simplement moi je veux pas de TVA sur les produits de première nécessité quoi.
Voyez donc faut faire attention avec la TVA. Mais il y a des peut-être que certains alors mais parce que la la TVA ou la CSG ou une certa forme de CSG mais la TVA ça peut être un des moyens mais je ne les veux pas. Je veux préserver les produits de première nécessité parce que je veux protéger parce que c'est très important de protéger les gens les plus vulnérables.
Voyez moi j'ai quand même une obsession c'est je veux protéger les gens en situation de vulnérabilité. Voilà donc ça je donc il faut tout ce qu'on fait il faut quand même s'assurer que vous protégez les gens en situation de vulnérabilité. Voilà.
Donc ça, je crois queil y a et il va falloir repenser et je dis pas juste TVA parce qu'après on va me dire à Gu c'est tout ce qui propose la TVA. Je pense qu'il y a plusieurs choses qu'on peut faire pour faire des économie mais que en même temps il y a d'autres choses dans lesquelles on peut dépenser. Je vais vous donner un exemple.
Le crédit à pour recherche par exemple, d'accord ? Ça a été utile pour certaines boîtes mais par exemple. Mais moi est-ce que mais je je vais encore être je C'est terrible parce que chaque fois que je viens je viens ici après je comme je dis je tout est enregistré.
Il y a des entreprises que je vais pas mentionner d'accord qui sont dans la grande distribution. Je ne vais pas mentionner leur nom parce que sinon je vais me faire étrangler. Euh est-ce qu'elles ont besoin de crédiens à recherche ?
Est-ce que les banques ont besoin de crédiens à recherche ? Franchement, voyez. Alors, je pense que je je concentrerai le crédien pour recherche sur du high-tech.
Je concentrai. On sait que les labex, les laboratoires d'excellence, ça ça a été très bien parce que il y a une étude fait par un collègue à moi et des des collecteurs à lui Antonin Bergeot qui a montré que le Labex a eu de l'impact sur l'innovation de rupture dans les industries environnantes des Labex, les laboratoires d'excellence financière duant. On sait qu'il y a des fin 2030, je crois qu'il y a des ça marche pas mal mais le crédit pour recherche, je n'ai vu aucune évaluation positive.
Alors ça empêche la délocalisation mais moi je c'est surtout ce qui me concerne c'est le high-tech évidemment. Et donc voyez on voit que il y a des dispositifs qui pourrait être mieux alloué. Il y a des niches fiscales comme du trayil je pense que ça peut permettre les transp entreprise.
Il y a des abus. D'accord ? On sait qu'il y a des abus.
Donc je veux être sûr que je l'applique de manière sans abus. Les les les holdings patrimoniales, on sait qu'il y a des abus. Vous voyez ?
Il y a d'autres abus également. Il y a fraude sociale. Je sais que vous avez une collègue Nathalie Goulet qui travaille beaucoup là-dessus et donc il y a des très bons rapports qui sont là-dessus.
Donc on sait qu'il y a des sources d'économie, vous voyez. Donc je pense qu'il y a je pense qu'on peut rationaliser beaucoup de choses. Voilà.
Et et donc ça, il va falloir regarder euh moi moi je regarde un petit peu parce que je travaille un peu, enfin voilà, on est plusieurs à travailler et on aide un peu le le premier ministre mais euh il y a des sources d'économie mais euh l'idée c'est de à nouveau, c'est pas moins d'état point, c'est de faire des économies, c'est-à-dire de faire en sorte que nos nos dépenses publiques progressent moins vite que notre PIB. En gros, c'est ça qu'on veut. D'accord ?
Ça veut pas dire qu'on réduit nos dépenses publiques, ça veut dire qu'on veut cal et il y a des manières de le faire. À court terme, il y a des sources. À moyen terme, c'est le taux d'emploi qui est insuffisant chez nous, notamment les jeunes et les seiors.
Et ça, comment on fait pour s'attaquer ? Ben notamment la formation, l'apprentissage, il faut des dispositifs pour permettre d'augmenter l'autor d'emploi des jeunes notamment et puis le taux d'emploi des seniors. Il y a trop d'entreprises qui se débarrassent de leur seniors à l'âge de 50 ans, ça va pas.
Donc euh là, il y a des il y a toute série de mesures à prendre pour le taux d'emploi et le reste, ça sera la productivité, c'est-à-dire l'innovation. Vous savez, il y a pas 36 manières. À court terme, c'est une certaine source d'économie.
À moyen terme, c'est le taux d'emploi et à plus long terme, ça sera le ça sera les dépenses, les un meilleur système éducatif. Euh euh la recherche, c'est trop souvent une variable d'ajustement chez nous, la recherche fondamentale et puis tout et puis faire du dragy quoi, faire vraiment du drag chez nous et nous être partie prenante et là c'est vraiment être dans l'agenda Dragy. J'ai beaucoup travaillé avec Mario Dragy et il faut qu'on soit un peu dans Dragy.
Mais moi je rajouterai à Dragy l'aspect frlexie sécurité et l'aspect social. Je pense c'est très important que nous ayons euh parce que je vais vous dire quelque chose. Si vous faites une croissance qui laisse des gens sur le bord de la route, vous avez du populisme et le populisme ça coûte très très cher.
Il y a il y avait un très excellent article de de Copé dans l'Express sur Mélonie. Tout le monde dit "Mélonie c'est génial. Mélodie, c'est nul point de vue économique et Copé, c'est Copé qui l'explique hein.
Je dis pas d'accord donc ça va quand même. Donc euh donc il y a un coup du populisme. Donc je veux dire il y a il y a il faut quand même quand on fait des coupes sociales et c'est très important parce que beaucoup de gens qui vont vers les partis populistes, c'est parce qu'ils se sentent abandonnés et méprisés et je pense qu'il faut faire très attention à ça.
Donc il faut tout ce qu'on fait les réformes qu'on fait il faut s'assurer que tout le monde très gaulien, vous voyez ce que je veux dire ? Il y avait ce côté dans de Gaulle mais de Gaulle CNR voyez conseil national de la résistance. Il faut être très dans l'esprit tout le monde doit être embarqué voilà je crois que c'est très important.
Tu un peu long non mais c'est bien. Merci. La parole est à Pierreluc à Gilbert Luc Devinz.
Pardon. Merci monsieur le président. Professeur, euh la densité de vos réponses fait que les questions que je voulais vous poser, vous les avez abordé, mais je vais quand même les les reformuler.
Moi, je voulais venir sur deux points d'éducation. l'éducation au numérique. Vous dites qu'un bon système éducatif est le pilier de toute politique d'innovation sérieuse.
Je pense qu'ici on ne peut que souscrire à votre prop votre pensée. Or aujourd'hui, quelle est la place de l'éducation du numérique à l'école ? Explique-tons aux enfants ce qu'est un moteur de recherche ?
Ce qu'est ce qu'on appelle l'intelligence artificielle ? Comment utiliser les outils mis à notre disposition et mieux comprendre le monde du numérique dans lequel les enfants aujourd'hui naissent ? Et vous avez répondu pour moi, il y a deux écoles, une école sans l'IA, une école avec l'IA.
J'entends quand vous dites une école sans l'IA, c'est que la première des choses, c'est apprendre à se servir de ce que l'on a entre les deux oreilles. Voilà. Et la deuxième aspect de d'éducation, c'est la sensibilisation des consommateurs sur l'impact environnemental de notre usage du numérique qui est un axe, me semble-t-il essentiel pour inciter à la sobriété des comportements et elle passe par une information transparente sur l'impact carbone de nos consommations numériques.
Vous qui êtes sensible à ce volet éducatif, comment pourrions-nous mieux prendre en compte cette information ? Merci. Bon, je de mettre des tartes à la crème he pour répondre à votre question, mais je d'abord je pense que l'éducation si vous voulez, je pense c'est très important.
Il y a tout le problème de ce qu'on appelle les maricuries perdues. Ce que mon collègue Xavier Jaravel, président du conseil d'analyse économique appellerait les maricuries perdus ou les Einstein perdus. Vous avez dans nos pays beaucoup de garçons de d'enfants très intelligents qui issus de de milieux très modestes et où les parents ne sont pas capables ne peuvent pas leur transmettre tout le savoir ou les aspirations où ils n'ont pas les moyens de pouvoir devenir des innovateurs, des entrepreneurs et cetera.
Donc on perd on a on a un potentiel d'innovation. Moi, je vais beaucoup dans les lycées de zonvoris, mais les gamins, ils sont super, ils sont étincelants d'intelligence et tu sais que beaucoup d'eux, ils vont pas y arriver quoi. Même il y en a qui leur explique, ils n'ont aucune chance d'y arriver.
Moi, j'ai une d ma ma dentiste, elle est elle est elle était à Saint-Exupérie à Mont la Jolie et on lui disait qu'elle avait aucune chance d'y arriver parce que voilà, venant de de là où elle venait, il fallait qu'elle elle choisit, elle y arriverait pas quoi et puis elle s'est bagarée, elle y est arrivée. Donc je on a un gros problème et c'est ça le gros problème de notre école, c'est dire on a été un ascenseur social et on l'est moins qu'avant. Voilà.
Et donc je pense que là il y a un vrai problème. Et euh en Finlande, en 1970, le système finlandais est un système très performant. Ils ont euh d'abord ils ont peu d'élèves par classe.
Ils ont des profs très formés. Ils ont 5 ans d'études après le bac dont une année et demi de d'étude pédagogique et ils son et régulièrement ils refont des études des recyclages pédagogiques. Ils sont bien payés, respectés, bien payés.
Nous, ils sont mal payés chez nous les profs hein. Donc ils ont un système et les si vous voulez euh euh on met le l'accent sur les savoirs de base, les devoirs sont faits à l'école parce que si les devoirs sont faits à la maison, ça crée de l'inégalité, hein. Il y a les enfants qui peuvent travailler tranquillement et il y a les enfants qui peuvent pas travailler tranquillement chez eux, hein.
Donc, c'est tout ça qui fait une école, c'est qui à la fois performante et moins inégalitaire. Voilà, voyez ce que je veux dire. Donc je pense moi par exemple, voyez, il va y avoir on va avoir on va bénéficier, on a une chance et que la démographie alors c'est très pour beaucoup de côtés c'est pour pour le modèle social c'est compliqué pour le financer mais on a une démographie déclinante.
Donc il y a deux deux utilisations possibles de la décie. On peut dire bah on va faire des économies, on va dépenser moins sur l'éducation puisqu'on aura moins d'élèves. L'autre manière se dédire mais non, on va mettre moins d'élèves dans les classes, pas juste en copréparatoire mais dans tout le primaire et peut-être plus loin.
Moi, je pense que c'est ça qu'il faudrait faire, c'est-à-dire c'est de dire mais non, on va améliorer moins d'élèves par classe, des profs mieux payés, euh euh des devoirs faits en classe, un système de tutorat pour les enfants en difficulté. Et là quand les Finlandais ont mis ont fait ça, ils ont les tests PISA parce que vous savez, il y a un truc qui s'appelle les tests PISA et ça ça ne pardonne pas. On voit tout de suite que les tests ont augmenté et ça a fait que il y a eu beaucoup plus de gens de milieu modeste qui ont pu devenir entrepreneurs et innovateurs en Finlande.
Vous voyez ce que je veux dire ? Donc vous dopez la croissance en faisant ça et vous devenez plus inclusif. C'est ça qui est intéressant quand vous avez une politique de ce genre.
Vous devenez à la fois plus innovant et plus inclusif. Donc moi je pense et et je pense que toute cette partie de l'école, c'est sans IA, il faut apprendre à apprendre les savoirs de base, voyez, euh calcul, dicter, euh euh grammaire euh euh rédaction, lire des livres, démontrer, apprendre à démontrer des théorèmes de géométrie, faire des règles de 3, tout ça sans y a, sans y a, sans y a. Absolument que l'élève soit vraiment formé et et les devoirs fait à l'école, moi je suis très pour les devoirs fait à l'école.
Ça c'est le plus égalitaire possible. Euh euh et puis après il faut enseigner des cours où on dit voilà il y a l'IA quand même hein donc l'IA mais faites attention il y a une utilisation perverse de l'IA. Il faut que Benjoo dont vous parliez tout à l'heure et ben il soit au courant.
Benjo, il vous raconte une des histoires qui sont 2001 l'ysée de l'espace. Je sais pas si vousz il vous raconte cette histoire de de cet i artificiel mais je sais que c'est dans les journaux il y a pas longtemps chez nous. Euh moi, il me l'avait raconté à DAVOS où il y a euh ils ont créé un si je crois que c'est Anthropique qui avait fait ça, ils ont créé un manager euh euh virtuel qui avec des employés virtuels et il avait une affaire extramaritelle ou euh virtuelle et il dit aux employés, je vais remplacer mon système d'IA.
Et à ce moment-là, Lia envoie un mail envoie un mail à au manager virtuel pour lui dire "Si tu me remplaces, je révèle à tes employés ton affaire extramaritale." Donc on arrive vraiment dans le 2000, c'est 2001 le c'est Hall hein, c'est 2001. Donc je pense que c'est important que les élèves soient mis en garde contre les les utilisations perverses de l'IA.
Et je pense que voilà, je pense que ça c'est très important qu'il soit au courant de ce que l'IA permet mais également de des usages pervers de l'IA. mais ils le feront d'autant mieux qu'ils auront la partie sansia qu'ils auront voyez qu'ils seront ce que la valeur de lire un livre la valeur de de voilà je crois que c'est ça qu'il faut articuler voyez mais je pense qu'il va falloir une vraie réforme de notre système éducatif dans cette direction là et on sait par exemple en au Portugal Nouno Crato a été un très bon ministre de l'éducation il a fait remonter les tests PISA au Portugal on sait ce qu'il faut faire il a fait un peu ce qu'avait fait les Finlandais en 1970 la réforme finlandaise. Donc je crois beaucoup que là c'est un socle et d'ailleurs si on veut faire une bonne flexécurité ça marche beaucoup mieux quand vous avez un socle éducatif où les enfants ont appris à apprendre.
Je crois que nous malheureusement on a une école qui est beaucoup moins ascenseur social qu'elle l'était avant. Il faut essayer de comprendre pourquoi. Je crois qu'on a un gros problème de ce côté-là.
J'étais un peu long dans ma réponse. Merci. Je donne la parole à Hervé Gilet.
Merci président. Monsieur le professeur, le cœur du sujet en fait, il est sur la régulation, les conditionnalités éthiques et sociétales. En fait, c'est vraiment le cœur de la le cœur des problématiques que vous posez.
Mais est-ce qu'on rentre pas dans une injonction paradoxale quelque part ? Parce que en même temps, vous ne souhaitez pas qu'il y ait trop de lourdeur et développer des agilités. Mais d'un autre côté, on voit que par ailleurs, le système se développe en dehors de tout processus éthique et de régulation.
Et on est dans un contexte tellement tendu au niveau international que ce développement de l'intelligence artificielle sans régulation éthique et sociétale est en train de prendre la main et quelque part de nous dépasser. Donc comment arriver comment arriver à créer ces conditions d'une régulation éthique et sociétale ? Et ça nous renvoie à notre incapacité aujourd'hui d'instaurer au niveau du droit international des normes et des régulation éthique à ce niveau-là.
Donc la voix est quand même particulièrement étroite. Monsieur le professeur le doigt sur le vrai chose. C'estàdire que d'un côté on doit être innovant parce que l'Europe, vous savez, il y a un déficit d'innovation par rapport à à aux États-Unis, à la Chine maintenant, hein.
Et on veut pas que l'innovation de rupture se fasse uniquement en aux États-Unis et en Chine. On voudrait qu'elle se fasse chez nous. Alors que il y a malgré le fait qu'on ait beaucoup de recherches fondamentales excellentes en Europe, donc effectivement le il faut passer la voie de passage c'est vraiment on doit passer par les chevaux de l'aiguille quoi.
C'est-à-dire que à la fois on doit être innovant et en même temps on doit pousser nos valeurs parce qu'on veut une qui pousse nos valeurs. Donc moi, je pense qu'il va y avoir une demande pour de pour du benjo. il va y avoir de une demande pour de l'éhique et là on peut avoir un lead et justement le fait que nous nous poussons ces valeurs là que maintenant les États-Unis ne sont plus un pays démocratique.
C'est plus un pays démocratique les États-Unis maintenant on ne peut plus parler comme on veut là-bas hein. Quand on passe la douine nos États-Unis, on est terrifié. On sait pas si on va vous remettre dans l'avion pour repartir.
D'accord ? Donc on vous confisque votre C'est épouvantable. Donc euh donc la démocratie et liberté, c'est chez nous euh euh le on on est quand même on on on aspire à un modèle social bien supérieur au modèle américain.
Je pense que les Américains vont avoir des gros problèmes avec l'IA parce qu'ils ont un modèle social détestable euh euh où quand on perd son emploi, euh on prend des opioïdes et ça vraiment c'est c'est un très mauvais modèle social le modèle américain. Moi, j'ai vécu 20 ans aux États-Unis. Quand tu es malade et que tu n'as pas beaucoup de moyens, c'est la c'est le désastre aux États-Unis.
D'accord ? Donc nous on a un modèle social, on a démocratie, liberté, modèle social plus avancé en souci environnemental que eux n'ont pas. Je pense qu'avec ces valeursl on on peut pousser une IA qui qui est compatible avec ces valeurs, qui qui aide à promouvoir ses valeurs.
Et je pense que ailleurs qu'en Europe et Canada, il y a d'autres pays qui aspirent où les gens aspirent à ces valeursl et donc je pense que c'est là que notre avantage peut être. Vous voyez ce que je veux dire ? justement dans nos valeurs, il faut pas rencer à nos valeurs.
Si on renonce à nos valeurs, on a perdu la partie quoi. Donc il faut il faut une IIA pour promouvoir nos valeur. Mais effectivement, il faut c'est pas en en mettant un paquet de réglementation.
L'Europe telle qu'elle est maintenant, c'est un géant réglementaire et un imbudgétaire. C'est un géant réglementaire. Mais parce que c'est AEC.
Aïe était pas du tout un progressiste. Donc c'est un un parce que l'idée c'était d'empêcher les les les pays membre de faire c de faire ça, de faire ça. Donc il faut des réglementations intelligentes et il faut une IA qui promuve enfin il faut pousser l'IA et et mais mais évidemment l'avantage qu'on a c'est qu'on va pousser une IA aussi qui est compatible avec nos valeurs.
Mais c'est pas juste en mettant des réglementations, c'est en innovant dans ces directions là. Vous voyez ce que je veux dire ? La réglementation est un moyen mais l'innovation dirigée est un autre moyen également complémentaire.
Vous voyez ce que voyez dire si nous on fait de lia éthique et cetera, il va y avoir dans le monde beaucoup de gens vont se protéger contre les utilisations perverses de li partout dans le monde et et et nous nous pouvons être pionniers là-dedans parce que nous nous portons ces valeurs très forts. Voyez je donc il faut de la réglementation mais c'est pas juste la réglementation parce que vous savez après il y a toujours des innovations qui contournent vos réglementations actuelles et il vous faut des nouvelles réglementations. Il faut de la réglementation intelligente, mais il vous faut de l'innovation intelligente, voyez.
Et je crois que c'est les deux qui vont qui vont en fait nous amener là où on veut. Merci professeur. Est-ce qu'il y a d'autres collègues qui voudraient intervenir ?
Oui Alain. Oui. Merci monsieur le président.
Monsieur Monsieur le professeur, bon vous avez évoqué d'une manière globale l'intelligence artificielle avec les retombées que cela peut avoir dans divers divers domaines. Euh néanmoins, mon un collègue vous a posé une question, enfin une interrogation sur la mobilité et l'intelligence artificielle. Alors moi je je voudrais aborder un domaine plus précis aussi, c'est que sur les réseaux sociaux, on voit que l'intelligence artificielle, bon se développe dans divers domaines et notamment de dans le domaine juridique et judiciaire.
Est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui avec l'intelligence artificielle, on pourra se passer des bases de données des instruments que nous avions par le passé ? Je pense que ça peut je pense moi beaucoup l'intelligence artificielle est un outil. Alors il y a peut-être certaines bases de base de données normalement l'intelligence artificielle utilise les données.
Donc c'est ça que je pour ça que je ne vois pas. Je pense que l'intelligence artificielle c'est une façon d'utiliser enfin c'est de la puissance de calcul et des données. Donc je pense en général elle se débarrasse pas de données.
Elle elle utilise le maximum de données mais elle est très itérative hein évidemment elle elle va dans votre sens elle va pas vous permettre voyez ce que l'intelligence artif pour le moment ne permettra pas. J'ai toujours eu des débats avec Yan Lequin dans ma commission. J'ai dit bien sûr elle fera faire beaucoup de choses l'intelligence artificielle.
Est-ce qu'elle peut faire des changements de paradigme par exemple ? Tu vois, tu dis K moi dans mon tout petit domaine qui est l'économie, il y avait un vieux modèle de croissance et on et et et avec mon collègue, on a essayé qu'il fallait enfin nous on a pensé qu'il fallait en développer un autre. Tu vois, on a dit voilà le modèle de qu'il y avait avant.
L'intelligence artificielle pour le moment, elle abonde dans votre sens. Voyez ce que je veux dire ? Vous êtes suicidaire, elle va vous aider à vous suicider.
Voyez, je veux dire, elle va elle va je elle va jamais vous dire "Mais non, tu es fou, tu devrais pas te suicider." Tu veux dire, c'est pour le moment la artificielle, elle abonde dans votre sens. Elle elle itère et elle abonde.
Elle ne va pas vous dire tout le côté jugement par exemple. Vous voyez ce que je veux dire ? de dire "Mais tiens, je me rends compte que là ça ne marche pas, qu'il faut que je change pour le moment, je peux pas dire jamais, mais pour le moment l'intelligence artificielle va pas pouvoir bien de donner dans le dans je pense dans la profession juridique, le jugement est quand même très jugé mais au sens du de qu'ancien, tu vois le le la capacité de jugement, la capacité l'intuition tu vois euh négocier, sentir comment tu comment tu mets des gens d'accord.
Par exemple, il y a beaucoup de décisions collectives. Gérer une entreprise, c'est c'est tu dois gérer beaucoup de personnes et elles peuvent être en conflit, en désaccord. Comment tu dois avoir du jugement, tu dois avoir de l'intuition, tu dois avoir de sens du compromis, tu dois avoir de ça c'est totalement pas dans l'intelligence artificielle.
Moi je crois que c'est un outil. J'utilise, je veux pas mentionner des noms Claude ou Chat GPT, mais ça m'aide à Mais ils vont pas me dire dans quelle direction je vais. C'est des je c'est des outils pour moi.
Ça m'aide à vérifier des des preuves, des démonstrations mathématiques et cetera. Mais elle ils vont pas eux me dire "Non, tuas ton sujet de recherche est mauvais, va dans un autre." Il va pas m'aider à dire "Tues co-auteurs, peut-être que tu as été trop, tu devrais considérer ce co-auteur différemment".
Tu vois ce que je veux dire ? C'est c'est tout un aspect qui est fondamental quoi, tu vois, qui est qui fait que le jugement l'humain, l'élément humain est fondamental. Vous allez chez un médecin euh euh l'élément humain, alors il y a des médecins qui sont pas du tout humains, il dit "Fais telle analyse, telle analyse, telle analyse" et ils vous disent et le côté humain manque.
Je pense que la l'intelligence artificielle permettra aux médecins de gagner du temps sur beaucoup de choses, l'administration notamment pour avoir la dimension humaine qui est tellement importante. Je veux dire, elle est elle est fondamentale dans plein de choses. On l' on l'a vu, on peut pas on voit même des des des ministres ou des présidents, des fois ils pensent qu'en prenant des notes et qu'en ça suffit pour décider.
Non, il faut parler avec les syndicats, il faut parler avec les associations, il faut, tu vois, tu traites avec les les gens et tu dois et ça l'intelligence officielle est totalement incapable de le faire en tout cas maintenant. Et donc, je crois vraiment que c'est un outil mais il faut le diriger d'une certaine façon et pour le jugement c'est pareil. Il y a des gens qui ont cru que si tu veux l'intelligence peut remplacer les juges.
Alors il y a eu des études qui ont montré par exemple s'il fallait décider si on devait, vous l'aviez lu évidemment moi je le mentionne dans mon livre la le pouvoir de la discussion créatrice, il y a des décider si je vous si je vous mets en détention provisoire ou pas. Et effectivement ils ont dans les dans les jugements, il y a il y a moins de bruit. C'est vrai que il y a eu le livre de Canman que vous aviez vu qui s'appelait Noise.
Et c'est vrai que dans les les juges des fois aux États-Unis, donc je veux pas dire en France, ils ont pas les mêmes jugements selon que c'est avant ou après le déjeuner ou selon que le ils ont gagné le super ball dans leur état ou pas la veille. Et ça passe de 3 ans de prison à 20 ans de prison. Tu vois ce que je veux dire ?
Donc il y a du bruit effectivement mais moi mon espoir c'est que l'IA t'aide à réduire le bruit mais qui a quand même besoin de l'élément humain et je pense que donc voilà et je moi j'espère que il faut que au maximum Lia soit un outil. Je ne vois pas l'a quand même n malgré les considérations de Daniel Cadma dans son livre que on a l'élément humain est fondamental parce que tu dois gérer sentir une situation tu dois tu vois bien quand enfin tu vois que voilà il y a tellement de choses se gèrent de de manière enfin l'élément humain est fondamental dans tellement tellement de de de domaines. Voilà et moi ce que j'espère c'est que on économisera sur l'administration pour se consacrer davantage à l'aspect humain qui lui est fondamental.
On on voit bien qu'on peut avoir des ministres et des présidents très intelligents et des fois quand tu négliges certains éléments humains, des quinquena peuvent partir un peu partout hein. Je pas mentionner d'exemples et de des Septena ou des he résum merci. La parole est à Renand.
Oui, je voulais rebondir sur ce débat absolument passionnant où où on n'est pas encore de l'IA et donc on essaie de faire preuve de créativité, d'imagination en pensant à l'IA de demain euh sans l'aide de l'IA. Euh ça serait intéressant de voir comment l'IA elle-même répond à la question sur quel sera l'IA de demain. Il nous faudra un ordinateur si quelqu'un à la dernière version de chez GPT pour savoir comment l'IA répond à la question qu'elle sera l'IA demain.
Mais je voulais réagir sur ce dernier point qui est dire il y a pas de raison que Lia se contente d'aller dans notre sens. Ça va dépendre un peu des questions qu'on va lui poser et des nouvelles euh générations d' qui seront aussi capables de répondre euh donne-moi euh l'inverse de ce que je pense d'habitude et donnera l'inverse de ce que je pense d'habitude ou ce qui veut dire qu'on aura aussi des I de plus en plus paramétrés sur une échelle de valeur obligatoirement. On n'y est pas encore mais il y a aucune raison n'arrive pas à un moment à être paramétré sur des échelles de valeur.
Et donc ma question qui évidemment c'est un débat passionnant pour fin de réunion mais est-ce que on aura pas besoin demain euh de savoir quelle est l'échelle de valeur sur laquelle est paramétré l'Avec qui on est en train de dialoguer ? Je crois que c'est cette question et derrière cette question de savoir si effectivement on a la maîtrise de certaines I qui sont bien paramétrées sur nos échelles de valeur. On pe vous poser une question tout à fait par mais c'est pour ça qu'on revient ce qu'on disait tout à l'heure.
Je pense que l'Europe et la France on peut jouer un rôle très important pour pousser une IA qui justement est compatible avec nos valeurs. Voilà. Et je crois qu'on peut avoir énormément d'influence justement et je pense qu'il y aura une demande mondiale parce que je pense que partout dans le monde, on voudra une IA qui vous protège contre des déviations qui vous voyez contre des qui aura une demande pour ces parce qu'il la demande pour la liberté, pour la démocratie, pour rule of law, pour elle elle est mondiale cette demande.
Elle est pas juste en Europe et au Canada. D'accord ? Mais nous, on peut être les pionniers de cette IA qui justement qui prome ses valeurs et de protéger contre des des des utilisations perverses de l'IA.
On sait qu'il y a des IA qui dévient aussi. Par exemple, tu prends une IA, ben c'était cet article qui donnait l'exemple, je demande à l'IA de de nettoyer ma maison parce que je vais louer ma maison. Et ben Lia, elle elle casse, elle va Voilà, elle peut elle peut se débarrasser tous les meubles parce qu'elle dit "Bah, tu voulais que je fasse la place pour le Lia, elle est bornée." Tu vois, je veux dire Lia est pour le moment.
Alors, je peux pas dire dans dans 100 ans. Pour le moment, elle est borné, elle dit "Vois le but que tu lui as donné et et elle va elle va dire mais moi, j'atteins ce but là." Et elle va jamais se dire "Mais tiens, quand même, attends, il y a ça, il y a ça, il y a ça." Tu vois le juge, tout ce qui fait le jugement et l'intuition, tu vois ce que je veux dire ?
Euh euh pour le moment l'en est pas du tout en tout cas. D'accord. Ça va tellement vite que et ça va très vite.
Donc je mais il va y avoir demande pour les I qui vont nous aider à nous protéger contre les contre les et c'est et là on peut nous être leader. Je pense que voilà parce que nous portons ces valeurs, nous avons cette motivation là. Et est-ce que ça veut dire parce qu'on est des législateurs qu'il faut commencer à réfléchir sur [raclement de gorge] comment on interdra tout simplement l'usage d'un certain nombre d'IA ?
Quand on va sortir de la G un moment, il y a des IA toxiques qu'il nous faudra interdire. Oui, mais l'interdiction tout les questions on revient toujours à la même à la même chose, c'est on c'est qui qui interdit ? Vous comprenez ?
C'est ça le problème. Si je peux interdire, il faudrait que quelque part les États-Unis, il faudrait un accord mondial. Il faudrait que les États-Unis, la Chine et l'Europe se mettre d'accord.
Bah quand on a fait la taxation à 15 % sous Biden, ça c'était très bien de des multinationales, tu vois. C'était très bien les taxations à 15 %. Voilà, un accord mondial sur la taxation.
Il faudrait arriver mais ça ne peut marcher que si c'est mondial. Vous vous comprenez bien ? Ça peut donc ça peut être des choses pour lesquelles on peut pousser de dire voilà là il y a un accord mondial pour mais moi je pense que si on y arrive c'est formidable mais ça ne peut pas être une interdiction en France ou en Europe simplement je ça fonctionnera pas de valeurs sont pas les mêmes on va être en fait derrière l'IA il y a une idée de démondialisation obligatoire parce que sinon on perd la maîtrise de tout en fait la démondialisation mais oui comme réponse à on remondialise en fait on n'est pas en démondialisation.
Alors là, on va aller dans des gros débats en ce moment. On est en remondialisation. C'est-à-dire que se je pense qu'on avait des chaînes de valeur qui étaient basées sur la minimisation des coûts où l'idée c'est de dire je produis dans chaque pays là où ça coûte le moins cher et maintenant on a des chaînes de valeurs qui sont basées sur ce qu'on appelle la résilience, c'est-à-dire entre pays qui se font confiance et et là il y a un corps de pays, je sais pas pour le moment, moi je vois leur des pays européens dont j'espère que nous aurons encore dans un an nous serons dans la course et je suis sûr même euh euh et le Canada qui est prêt à jouer avec nous, très important le le discours de Marc Carnet à à Davos et le discours de Marc Carnet à Erevan très important parce que lui dit vous l'Europe vous avez vocation à être leader et la France est le pilier de l'Europe rien ne se fera sans nous et nous nous venons avec vous et d'autres pays qui partagent nos valeurs viennent avec nous et on est le cœur après d'autres pays on pourra traiter avec d'autres pays mais c'est ça c'est le c'est c'est la remondialisation on n'est pas en démondi je dirais qu'on est en remondialisation différent on est en voilà on est dans cette période Merci.
Je vais donner la parole à Joseline Antoine. Merci monsieur le président, monsieur le professeur, merci pour votre venue. Je suis là.
Je voulais aborder une question sur laquelle j'ai travaillé au cours d'un rapport sur femme et science. Euh le Sénat a remis un rapport femme et science et nous avons pu dans ce rapport étudier tout un pans de la place des femmes en matière d'IA et de technologie euh high-tech. Elles sont très peu présentes.
Donc je voulais faire le parallèle avec les enfants des des quartiers comme vous le l'expliquiez tout à l'heure qui peuvent être abandonnés et qu'on se prive effectivement de talent. Euh, il vous a pas échappé qu'on pouvit représenter la moitié de la population. Priverions-nous demain de la moitié des talents en matière de high-tech, sachant que les algorithmes étant faits majoritairement par des hommes ne sont pas faits pour des femmes et quelle sera la place des femmes demain dans ce monde-là où les algorithmes avec l'intelligence artificielle vont réguler un certain nombre de nos actions, de nos de la façon dont on va vivre.
Quelle va être la place des femmes si elles-mêmes ne sont pas à l'origine pour alimenter les algorithmes pour que l'intelligence artificielle soit également faite pour les femmes ? Et on était très inquiète par rapport à la place des femmes en matière de formation et d'accès aux technologies et pour la bonne raison qu'on a toujours ce fameux syndrome de l'imposteur et qu'on ne se sent pas à notre place, la meilleure preuve c'est que je suis la seule femme à prendre la parole et je la prends en dernier. Monsieur le professeur, vous voulez pas prendre la parole ?
Moi je suis déçu. Je propose que mes que mes collègues enchaînent maintenant que D'accord. Alors, je vais je vais je vais donc je vais répondre alors je vais répondre à votre totalement raison dans le livre de donc je vous conseille de lire le livre de Xavier Jaravel sur les mar les maricur perdu et c'est bien pour ça qu'il a dit les maricur perdus et avant de dire les Einstein perdus voyez donc et il montrait que si les femmes avaient le même si les femmes en français avaient la même possibilité d'innover que les hommes en terme d'éducation ça ça augmenterait notre potentiel de croissance incroyablement ce qui n'est pas étonnant donc il il l'a quantifié Et donc je vous je vous renvoie au livre de Xavier Jaravel sur les maricures perdues et il quantifie le manque à gagner en matière de croissance du fait que les femmes soient découragées d'aller dans les dans le high-tech.
Voilà donc c'est vous êtes totalement mis le doigt sur la chose importante ce que je disais tout à l'heure du explique au moins autant aux femmes et lui quantifie ça dans son livre. Donc je vous renvoie son livre pour quantifier. Euh c'est vrai, par exemple, la RN messager, c'est c'est une femme au départ hein, on veut dire n'oublions pas hein, il y a Marie Curry, enfin, je veux dire les grandes innovations et je pense que et souvent euh euh d'ailleurs les innovations très intéressants, euh elles amènent aussi les choses que les hommes amènent, des innovations dans des domaines où elles savent que c'est on en a besoin, vous voyez, dans dans le quotidien, dans le et et je crois que le réfrigérateur, je crois que c'est une femme que je crois qu'il y a eu l'idée qui comprenait qu'il fallait un réfrigérateur.
Voyez enf des grandes innovations qui ont été enfin plein la la NASA, on sait que la NASA a fait des progrès spectaculaires. C'est une femme qui a fait faire des progrès spectaculaire à la NASA. On l'ignore ces choses-là mais il faut le dire.
Et ce que disait Jaravel dans son livre, parce que je vais pas m'approprier ce qui n'est pas de moi, il montrait, je me demande si c'est pas quelqu'un qui était chez L'Oréal ou quelqu'un qui était allé dans des écoles et qui racontait son histoire. Et ça ça c'est très important le role model. Je pense que vous devrez beaucoup les femmes entrepreneures devraient faire ce que moi je fais d'aller dans les lycées, de parler aux enfants et de dire "Regardez moi j'ai réussi à faire ça.
Ma dentiste devrait y aller." Voyez tous ceux qui ont voulu euh hier j'étais bon c'était je devrais pas mentionner Google, j'étais dans un un séminaire organisé par eux. Il y avait une joueur d'échec hongroise et tout d'un coup, elle a battu Gasparov quoi.
Voilà, tu vois comment elle est arrivée à battre Gasparov. et on et voilà, on elle était tout est tout dans son éducation lui disait qu'elle que c'était absurde de vouloir se mesurer à Gasparov et elle elle a joué contre lui, elle elle a gagné, elle a gagné contre lui et elle raconte tout ce qui a été sa bataille pour arriver au stade où elle pouvait jouer contre Gasparov et gagner contre Gasparov et comment elle a vécu ça ? Et maintenant, elle enseigne les échecs à toutes les femmes.
Elle dit "Voilà, vous devez toutes en tout cas vous" voilà et ça, je crois que c'est très important de d'expliquer que il y a pas de parce qu'effectivement moi j'ai une amie enfin une ami à moi qui est très bonne amie était élevée dans une grande famille française qui a donné son nom à un des amphithéâtres de Sciencep et le je ne m'enimerais pas la personne et le et on on disait en gros les femmes c'était moins intelligents que les hommes. les femmes, c'était bon pour voilà, on te préparait, tu devais aller dans des écoles pour rencontrer un mari, euh tu devais voilà, mais en gros c'était c'était les hommes qui devaient diriger quoi. C'était pas les femmes quoi.
Ça ça se faisait pas. C'était pas le et et c'était encore très ancré dans dans nos dans dans des familles enfin dans nos familles, enfin jusqu'à il y a pas longtemps. Et je crois il y a tout le problème des maths.
On sait que sur les maths, c'est parce que on on l'encourage pas. C'est pas elles sont les les filles sont très très bonnes, mais elles ne continuent pas parce qu'elles elles pensent qu'elles vont pas y arriver parce qu'on leur explique que que c'est qu'elles vont pas y arriver comme comme ma dentiste au lycée, c'est la même chose. On t'explique que tu y arriveras pas quoi.
Euh euh et donc là il y a toute une série de programmes à mettre en œuvre pour pouvoir pour de empowerment. Donc j'aim une collègue qui s'appelle Claudia Goldine qui a eu le prix Nobel d'économie 2 ans avant moi qui a fait gender economic qui est devenu maintenant un grand domaine dans le dans à l'intérieur de l'économie et je mais c'est souvent c'est que les femmes se elles on leur elles pensent qu'elles vont pas y arriver quoi. on on leur et rien n'est fait pour qu'on leur dise que a elles ont tout enfin il y a aucune raison qu'elles n'y arrivent pas autant et alors il y a aussi des programmes à faire évidemment il y a tout le côté évidemment que si j'ai un enfant il faut adapter aussi vous comprenez par exemple dans les systèmes universitair il y a il y a ce qu'on appelle les tenure track vous savez les les tutoralisations et il faut il faut que l'horloge soit adaptée pour que la personne puisse avoir un enfant voilà et beaucoup d'entreprises évidemment discriminent au moment de la de la grossesse ou si une femme veut avoir un enfant et cetera.
Et ça, évidemment, il y a des pays qui sont quand même très avancés. Par exemple, quand la Suède a introduit des congés de paternité, ça a été très important en Suède et en Suède, l'homme et la femme, c'est totalement égal en terme de maternité, paternité, quoi. Et ça, ça a été un une réforme qui a qui a qui a changé la mentalité, hein, là-bas.
Donc, vous savez, c'est un peu le c'est le lien entre culture et réforme. C'est un peu c'est un peu ça va dans les deux sens. Évidemment, les réformes viennent parce que il y a un soubassement culturel, mais les réformes aident à changer les habitudes et là et l'introduction des congés de paternité en Suède a été une réforme très importante par exemple.
Je je suis désolé d'être très long dans mes réponses hein. Bien, merci. s'il n'y a pas d'autres demande de parole, ben donc tu seras bien la dernière femme à tête exprimée.
Moi, je je voudrais avant de de laisser nos deux rapporteurs conclure cette matinée, moi je voudrais professeur vous remercier vous remercier pour pour cette pour ces échanges intéressants, important et puis effectivement pour bah nous permettre aussi de de regarder différemment les choses et puis de les faire évoluer différemment et puis de les faire évoluer à travers l'Europe et comme vous le dites, j'espère que tout ira bien pour l'année prochaine pour l'Europe. Tiens, j'ai coupé mon micro. Donc euh merci [grognement] encore pour euh pour vous être euh déplacé et être venu devant notre commission et pour ce ces débats qui sont des débats riches.
Je vais laisser la conclusion à nos deux rapporteurs. Je voulais dire juste une chose avant, je une minute en en 30 secondes. Je suis quand même frappé que dans le débat alors il y a pas encore un débat présidentiel en France mais je suis frappé par l'absence de l'IA dans le débat pour le moment.
Je je suis frappé. Je sais pas si ça vous frappe vous. Il faut quand même un système, il faut quand même qu' on aille vers quelque chose qui qui intègre l'IA parce qu'on a manqué en grande partie la révolution des technologies de l'information.
On utilise des logiciels des clouds qui sont pas européens. comment la France va être le pilier d'une Europe qui adopte l'IA et qui a et qui l'intègre et qui adapte son modèle social pour intégrer l'IA quoi. Et pour le moment je suis je suis atterré je suis frappé par le l'absence de l'IA.
Alors ici c'est totalement les êtes tous je suis pas en train de dire les sénateurs parce qu'prsprè on va venir mais à Guillon il pensent que les c'est je veux dire dans le débat en général quoi. l'absence de l'IA dans le débat ou dans la en tout cas l'ébauche de débat présidentiel. Je veux dire, c'est il faut qu'on ait que que qu'un candidat puisse répondre comment tu vas intégrer l'IA.
Toutes les questions que vous avez posé sur l'énergie, sur l'emploi pour minimiser les effets négatifs sur ceux qui perdent un travail pour les aider à rebondir, quel modèle social, quel modèle économique et social tu vas mettre en place pour financer pour faire que la France soit pleinement dans la révolution de l'IA ? Puisque nous avons de tellement on a Yann Lequin, on a on a les meilleurs cherch, on a été des pionniers de l'IA, on est des pionniers. comment on va être en plein dans cette révolution et comment elle va nous porter nos valeurs et comment en en nous en la France en endossant ça, on va être le pilier d'une Europe qui se réveille technologiquement et qui devient à nouveau une force de propulserie.
Comment répondre à ces questions en poussant nos valeurs démocratie, euh modèle social, modèle environnemental et pour le moment, je suis atterré par le fait que c'est absent du débat. Voilà, je voulais le dire simplement mais je voilà mais ici non et je suis ravi parce que vous avez tous évidemment en plein dedans. Donc j'étais ravi de d'interagir avec vous tous.
Voilà. Merci. Non non mais je vous en prie.
Merci. Peut-être que à l'issue de ce débat sur l'IA, il y aura un d'entre nous qui sera candidat à élection présidentielle. Ça viendrajouter de la pagaille à la pagaille.
Mais euh voilà. Donc mais moi j'y serai pas. Je laisse la parole à nos rapporteurs.
Merci monsieur le professeur. Donc on va évidemment pas rouvrir les questions. Simplement nous avons pris bonne note avec mon collègue Damien Michael que vous alliez nous apporter des réponses à la suite de cette audition sur les points très particulières relatifs à l'empreinte environnementale de l'IA qui est l'objet même de du rapport que nous rendrons dans quelques semaines.
Moi, je souhaitais simplement attirer votre attention sur deux points à mon avis qui sont très importants pour les compléments que vous allez pouvoir nous fournir. C'est tout d'abord sur l'innovation dirigée dont vous avez parlé tout à l'heure, le rôle de la commande publique à l'échelle française et européenne pour permettre l'émergence de cette nouvelle génération d'IA dont vous avez parlé dans votre rapport de mars 2024, que vous puissiez nous apporter tous ces éclairages complémentaires. Puis le deuxième sujet, ce qui peut paraître un peu paradoxal que l'on parle de l'IA, on a un vrai déficit sur le pilotage par la donnée de cet IA parce qu'il n'y a pas de transparence, parce que les méthodes pour l'analyse cycle de vie ne sont aujourd'hui pas standardisées.
Donc si là aussi vous pouviez nous apporter des éclairages complémentaires dans le cadre des perspectives macro que vous avez évoqué tout à l'heure, ça nous serait évidemment très utile parce que c'est une matière qui bouge quasiment de semaine en semaine. On peut le dire entre le début de nos auditions et aujourd'hui, on le voit bien, les discours, les pratiques ont déjà pu évoluer. Donc cet enjeu du pilotage par la donnée, de la transparence pour que nous puissions aussi avoir un débat public le plus serein, le plus constructif possible que ce soit pour l'année prochaine ou pour les années suivantes.
En tout cas, merci monsieur le professeur. Merci. De de mots assez rapides pour pas reprendre encore une fois tout ce qui a été dit, d'abord vous remercier d'avoir partagé avec nous cette expertise.
Vous l'avez vu, vous avez devant vous un parter de sénateur passionné par Lia. Donc peut-être que le débat politique n'a pas encore ouvert ces sujets, mais je suis sûr que les nombreux candidats sont devant leurs postes de télévision ou plutôt devant leur PC pour regarder regarder cette matinée. On a parlé on a parlé d'adoption de l'IA, il y a quand même un sujet, la France est est la 5e mondiale devant même les États-Unis en terme d'adoption de l'IA.
Donc on voit là que la France dans ses usages qui soient particuliers mais aussi industriels et plutôt dans la dans la dynamique. Je voudrais également rebondir sur ce qu'a dit notre collègue le sénateur Rochette sur les taxis robots sur le fameux WEO pour pas citer une marque à San Francisco. Les les taxis Google qui ont qui sont autonomes et qui ont pas de qui ont pas de chauffeur. dans l'équipe dirigeante qui qui a créé en fait cette industrie là nouvelle aux États-Unis. trois étaient français, deux étaient ont été formés à Grenoble et un en région parisienne et derrière ils ont quitté cette équipe pour créer une nouvelle start-up euh qui va créer de nouveaux élans.
Euh donc c'était aussi pour se faire un peu un peu plaisir chers collègues et dire que toute cette innovation parfois on sait pas la garder, on sait pas capter ses cerveaux, ils vont ailleurs. Mais ces dynamiques et ces disruptions technologiques, elles sont portées elles sont portées parfois par des Français. Vous avez évoqué également la nobélite, on a un truc chez nous aussi, ça s'appelle la sénatite.
C'està-dire que à une bonne mission d'information, on a un bon rapport qu' on est en train de travailler avec mes collègues et normalement on fait une bonne loi derrière. C'est ça la sénatite. Mais cette loi, elle peut-être et on l'a vu, elle peut-être dirigée [raclement de gorge] pour castrer et organiser la destruction de valeur ou au contraire pour créer la valeur.
Il faudra qu'on soit très prudent parce que on avait déjà été il y a quelques années assez performant en France et on a complètement loupé la révolution autour du cloud. elle est partie ailleurs parce qu'on a surréglementé avant même qu'on ait créé la valeur. Et donc, il faudra qu'on fasse très attention, nous les législateurs, que l'on ne soit pas en amont de la création, que l'on ne détruise pas le potentiel de valeur et que derrière on ne soit que client et pas créateur parce qu'il en va même de l'équilibre de notre société. et vous l'avez dit et je me permettrai euh de le reprendre, on doit absolument absolument spécifiquement sur ces sujets qui vont bien au-delà euh de du thème de notre rapport qui était sur l'empreinte environnementale du numérique et de l'intelligence artificielle, mais la notion de de politique concurrentielle et de politique industrielle notamment notamment dans le déploiement de data center en France est fondamental et fondamental. elle sera le pilier de ce que sera notre pays demain, acteur ou consommateur.
Et donc, il faut que nous, législateur, on soit prudent et qu'on arrête d'animer euh des marionnettes euh qui font peur et qui disent que l'on va tous mourir avec l'intelligence artificielle parce qu'à la fin, on aura surréglementé, on aura donné la place à aucune création de valeur locale. On aura pas réussi à repenser notre notre système scolaire pour justement mettre la femme, pourquoi pas ? pour en prendre un exemple en place dans ce dans cette dynamique là et à la fin à la fin à la fin du fin ça ne fera que nous coûter.
Donc je reprendrai je reprendrai cela et on pourra même en parler dans notre rapport puisque du coup peut-être qu'il faut qu'on accélère la mise en place de data center en France. Je vous remercie monsieur le professeur. Bien.
Un grand merci. Merci encore à la fois aux rapporteurs, à la fois à mes collègues pour ce débat et merci à vous professeur pour effectivement les réponse que vous avez apporté à nos questions. Merci.
Jean-françois Longeot