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InterviewStanislas Jourdan· 16 janvier 2026 5 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieEurope & internationalInstitutions & élections

Christine Lavarde: comment concilier la stabilité des prix et la souveraineté énergétique ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Comment concilier stabilité des prix et souveraineté énergétique face aux différences de financement entre entreprises bas carbone et autres ?

  • 2:00RelanceRéponse partielle

    Les entreprises en transition ont-elles vraiment plus besoin de financement externe que les autres ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Comment aider à atteindre stabilité des prix et souveraineté énergétique simultanément ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la position de la Banque de France sur les opérations de refinancement structurel pour la croissance verte ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Christine LavardeFait
    « Quand nous atteignons la stabilité des prix, ça contribue à avoir des taux d'intérêt plus bas. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Deux questions autour un peu des enjeux de finance verte ou de financement de l'économie verte. La première autour de la différence de financement structurel en fait qui existe entre les entreprises qui développent des technologies dites bas carbone et qui finalement ont souvent besoin d'avoir recours aux marchés financiers pour se développer, alors que les entreprises qui ont un modèle économique plus ancien, pour ne pas citer celles qui exploitent des ressources pétrolières, elles, arrivent à se financer par leur propre trésorerie. Et donc on comprend bien que les premières sont beaucoup plus exposées au ressaut de la politique monétaire, notamment quand elle devient restrictive.

Il y a d'ailleurs une étude de l'université de Maastricht qui a montré qu'en fait, dès lors que la banque centrale commence à augmenter ses taux, on observe une diminution des projets dans les domaines des énergies renouvelables. Donc finalement, demain, comment est-ce que la Banque Centrale Européenne va arriver à pouvoir concilier ces objectifs de stabilité de l'économie avec les objectifs de souveraineté énergétique qui sont portés par la Commission ? Ça, c'était le premier sujet.

Et le deuxième, qui concerne plus spécifiquement les taux d'intérêt verts. En 2026, la banque centrale va devoir préparer le lancement de ses futures opérations structurelles de refinancement, opérations qu'elle avait annoncées en 2024, en promettant notamment que ces opérations vont prendre en compte ses objectifs secondaires, en particulier le changement climatique. Donc aujourd'hui, quelle est la position de la Banque de France sur la façon dont ces opérations de refinancement structurel peuvent soutenir effectivement et efficacement la croissance verte, la transition verte ?

Alors Madame Lavarde, j'en viens sur le financement des entreprises en transition énergétique et des entreprises bas carbone. Il ne me paraît pas totalement établi – mais je vais regarder l'étude que vous citiez – que des entreprises en transition aient beaucoup plus besoin de financement externe que des entreprises qui ne le sont pas. Je dis ça parce que si vous prenez les entreprises pétrolières, pardon pour être très direct, on a aussi entendu de leur part l'idée qu'elles avaient du mal à trouver des financements dans le cadre du verdissement général.

Il me semble aujourd'hui que toutes les entreprises ont accès correct au crédit. Je l'ai souligné dans mon propos introductif. J'en profite d'ailleurs pour redire que dans tous les départements que vous représentez, s'il y a des difficultés d'accès au crédit, la Médiation du crédit, gratuite, de la Banque de France est à disposition des entreprises concernées, grandes ou petites.

Pour autant, comment est-ce que nous pouvons aider à atteindre à la fois la stabilité des prix et la souveraineté énergétique ? Je crois qu'il y a une chose que nous faisons et une chose que nous ne pouvons pas faire. La chose que nous faisons, c'est que quand nous atteignons la stabilité des prix, ça contribue à avoir des taux d'intérêt plus bas.

Parce qu'il n'y a plus de prime de risque inflationniste sur les taux courts ou les taux longs, et ça, ça aide la transition ou l'investissement en général. Vous pouvez d'ailleurs regarder, quand il y a eu des craintes sur l'inflation, on a vu monter les taux de financement. Ce que nous ne pouvons pas faire – et je reconnais que c'est une limite de la banque centrale, mais chacun son rôle – c'est avoir des politiques de financement sectorielles.

Des taux d'intérêt différenciés selon les secteurs. Ça, ça peut relever d'interventions budgétaires ou de tel ou tel établissement spécialisé. C'est la politique de bonification des taux qui a beaucoup existé en France au siècle dernier.

Mais ça, je crois que la politique monétaire, elle s'appuie sur un seul taux d'intérêt, quitte à ce qu'ensuite l'application soit différenciée ou bonifiée par d'autres mécanismes. Vous avez posé la question, et merci de l'attention que vous portez à nos opérations de refinancement structurel. Pour le dire d'un mot, quelle est l'idée ?

C'est que quand nous avons suffisamment réduit le bilan, il faut passer à ce qu'on appelle un portefeuille de financement structurel. C'est-à-dire que la banque centrale détienne un certain volume – on ne sait pas encore lequel – de titres et d'obligations. Pour rester présente sur les marchés, pour rester manœuvrante sur la politique monétaire.

Alors, dans ces achats de titres que nous ferons – qui ne sont plus un soutien conjoncturel de type "politique monétaire accommodante", mais vraiment structurels – nous devrons tenir compte du risque climatique. Et là, la Banque de France a été vraiment leader. C'est-à-dire que nous avons proposé ce qui a été retenu par la BCE, qui va effectivement être appliqué à compter de 2026 : c'est-à-dire d'introduire un facteur climat dans l'estimation du risque des titres que nous achetons.

Il y a une analyse financière, c'est normal pour ne pas faire porter trop de risques au bilan de la banque centrale, mais il faut aussi intégrer le risque climatique. Et nous allons le faire par un "risque climat". Je crois que c'est à la fois de la bonne gestion financière, mais qu'il y a une vertu pédagogique ou de signal.

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