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interviewAlexis Corbière· 17 janvier 2026 7 min

Budget : "Lecornu et les macronistes sont bornés !" - Alexis Corbière sur F2

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

nature et c'est maintenant l'heure de votre interview politique les 4V avec Caroline Motte. Ce matin, vous recevez Alexis Corbière député écologiste et social de SC Saint-Ni et cfondateur du mouvement l'après. Bonjour à tous les deux.

Bonjour Alexis Corbière et merci d'être avec nous ce matin. Le Premier ministre l'a annoncé hier soir. Aucune augmentation de la fiscalité sur les ménages, une hausse de la prime d'activité, des mesures pour la jeunesse aussi dans ce budget 2026.

Finalement, ils ont eu raison les socialistes de pactiser avec le gouvernement. D'abord, je voulais vous présenter moi mon désaccord que j'ai qui est un désaccord qui dure depuis des mois pour qu'on comprenne bien, c'est un budget qui est caractérisé par la volonté de faire 30 milliards d'économies par rapport au budget précédent qui lui-même déjà faisait des économies. Des économies, c'est très concret pour les Français.

ça veut dire des moyens moins notamment pour les services publics dans toute une série de secteurs. On pourra y revenir. Euh le Sébastien Lecnu n'a pas changé cette volonté même s'il a il la minore un peu.

Nous le débat que nous avons voulu poser dans la période où il y a réellement un déficit qui a été creusé par les politiques précédentes et nous avons aussi des besoins pour le pays parce que nous avons une population vieillissante, il y a des besoins de santé, des besoins pour l'école et l'éducation. Le problème des recettes. Nous voulons des recettes nouvelles et nous pensons, je vous je vous amener petit ouvrage de l'économiste Gabriel Zucman.

J'imagine ceux qui nous écoutent en ont entendu parler. Cet économiste qui porte comme nous l'idée le constat qu'il y a 1800 contribuables extrêmement riches de ce pays qui ont une fortune personnelle de plus de 100 millions d'euros et qui ne paient pas l'impôt sur le revenu quasiment et on aurait alors voilà je je termine nous on proposait 20 milliards de recettes potentielles. Sébastien Cornu dit non.

Donc à partir de là, il nous fait hier un exercice de communication qui dit "Bon, ce sera moins dur que prévu. Il y a tel ou tel bricole sur lequel je vais un peu bouger. Il y a des choses pourquoi pas 50 € supplément." Ils ont tenu des mesures quand même les socialistes, des mesures que vous-même vous défendez.

La généralisation des repas des étudiants à 1 € par exemple, ça va dans que le budget, la ligne sur la vie étudiante va baisser de 200 millions d'euros. Je crois que la responsable de l'UNEF qui était là tout à l'heure auquel vous avez donné la parole, il va y avoir une baisse. Alors, il peut avoir un jeu qui est fait sur le fait que le repas en euro, on l'a défendu et cetera.

Tant mieux mais les conditions, les cités universitaires, les conditions d'étude des étudiants vont se dégrader et je voudrais pas que on fasse croire que il y a quelque chose qui s'améliore. Au mieux, ce que dit l'occornu, c'est que la dégradation est moins pire que prévu. Alors, pourquoi pas ?

Moi, je ne vais pas mais le fond pour quelle raison ? Et je ne veux pas, ce que j'ai bien compris de l'exercice de communication, c'est pas nous les les bornés, les bloquer, ceux qui veulent absolument ne pas faire de compromis, c'est monsieur le cornu et ses amis les macronistes qui ne veulent pas, absolument pas que les plus grandes fortunes de ce pays qui se sont qui ont augmenté de manière significative en raison de la politique d'Emmanuel Macron et et puisse contribuer au moins à hauteur comme vous, comme moi. Voilà.

Et tant qu'il bougera pas là-dessus, moi je dis qu'on peut avec Gabriel Zucman et beaucoup d'économistes, ça peut rapporter 20 milliards. Lui, il veut pas lâcher un centime pour les plus riches et il dit à vous aux autres, on va continuer la purge. Bon, en tout cas maintenant, il doit trancher sur la forme.

Ça sera soit l'article 493, soit les ordonnances. C'est comme ça que ça devait se terminer. C'était écrit ?

Bah, écoutez, moi je sur ces sujets, on demande pas au Vau quand il rentre à l'abattoir comment il veut être hein mis à mort. Moi, j'ai pas me prononcé 493 ordonnances et j'en sais rien. Moi, je suis parlementaire.

J'ai été élu pour ça et c'est au parlement de décider s'il veut utiliser d'autres méthodes brutales, c'est la responsabilité à lui. On verra. Mais je pense, je le répète, il y a aussi peut-être un bouget.

Moi, je je vais m'opposer, je vais censurer si je vois quelqu'un qui de ne veut pas avoir une fiscalité plus juste pour que ce soit pas les milieux populaires et les classes moyennes qui soient davantage matraqué par le budget qui vient. Vous dites que vous allez censurer mais pas du pas de budget, ça veut dire quoi ? Ça veut dire bloquer le financement de plusieurs urgences. par exemple le budget de la défense, l'agriculture, faut faut bien avancer à un moment donné.

C'est raison pour laquelle je dis pour calçons monsieur le cornu, vous ne voulez pas avancer, vous ne voulez pas aller vers une autre type de fiscalité et des nouvelles recettes. Pourquoi vous voulez creuser le déficit ? Pourquoi vous voulez vous tourner davantage les catégories populaires ?

Enfin, je vais pas reprendre, je comme madame Le Pen l'a dit, pardon, mais oui, l'opposition, ça s'oppose. Enfin, je veux dire, moi j'ai pas été élu pour approuver, applaudir monsieur le cornu et je lui demande une chose, même pas. Allez, je dis 20 milliards, il peut dire 5 milliards de recettes nouvelles.

Lui, il est bloqué. On a l'impression que dans ce pays il y a ils ont un mot d'ordre, c'est les syndicalistes des ultra riches. Ne touchez pas au bon ben moi, je suis pas d'accord, je défends les milieux populaires.

L'autre actualité aujourd'hui, c'est la signature imminente de l'accord avec le Mercours. C'est prévu à midi au Paraguay. Est-ce que la France a fait tout ce qu'elle pouvait pour s'opposer à ce traité ?

Non. Non. Quel singlant des aveux, quelle honte pour nous.

C'est-à-dire qu'on est opposé à ce à à ce traité. Le l'ensemble des forces politiques est opposé là. Bon et et ça va avoir lieu parce que depuis 7 8 ans que la négociation est entamée, il n'est pas vrai que la France a tout fait pour pouvoir s'y opposer.

Et dernière donc tout est à jeter dans ce traité. Oui. Parce que c'est quoi l'idée ?

L'idée c'est continuer à multiplier la baisse de toute une série de normes qui existent. On va faire rentrer sur notre marché des produits beauvins qui coûtent à 18 à 32 % de moins que ce que nous que ce que ça coûte dans la production nationale. Donc chacun comprendra que ça va tirer vers le bas.

Vous savez, en 10 ans, on a 100000 exploitations agricoles qui ont été fermées. Ce genre de traité de libre échange va continuer à saigner notre agriculture. Qu'on le veuille ou non, nous nous racontons pas d'histoire.

Peut-être que les Allemands, eux, vont vendre des voitures, mais nous, l'agriculture française, elle va être abîmée donc en désaccord. Il nous reste encore un peu de temps d'un mot, Alexis Corbia, la primaire de la gauche doit franchir une nouvelle étape. Ce sera la semaine prochaine, le 24 janvier, à Tour.

Ça reste une primaire pour l'instant sans les insoumis, sans les communistes. Il est restreint quand même l'espace politique. Mais il va s'élargir.

Faut y travailler. Je suis un unioniste, un unitaire. Pourquoi ?

C'est que je pense que face à la menace d'extrême droite qui est bien réel pour le pays, l'homme de gauche que je suis dit candidature commune du ce qui était le périmètre du nouveau Front populaire. Chacun aura compris de quoi je parle en 2027. Et pour ça, faut un processus démocratique pour y arriver.

Le 24 à tour, nous ferons meeting commun, c'est-à-dire avec Olivier Formarine Tondelier et Clémentine Autin qui dans mon mouvement François Ruffin et d'autres pour dire voilà nous rassemblons et créons les les conditions d'une candidature commune. Ça se passera sans doute après les municipales que le processus se mettra à et quiz des modalités du scrutin. Et bien justement le 24, c'est pour ça je révèle pas l'effet d'annonce qu' aura le 24.

Nous présenterons à cette occasion aussi les modalités de mode de désignation. C'estàd qu'on veut pas quelque chose où des candidats s'affrontent mais qui créent du commun avec un mode de désignation sans doute original pour arriver à ça avec un processus qui débutera après les municipal où le vote aura peut-être lieu en octobre aussi. 1 million, 2 millions, 3 millions de personnes devraient participer pour que nous créons une dynamique.

Et dans le cas de cette dynamique, les forces que vous avez évoqué, je leur tends la main, y compris des insoumis qui vont fort mal traité, mais je dis faisons commun. On l'a fait avec le Nouveau Front populaire, 9 millions de voix, c'est comme ça qu'on a bloqué l'arrivée de l'extrême droite. Personne ne gagnera tout seul.

Ça s'adresse là bien sûr à Jean-Luc Mélonchon, mais aussi à Gluxman qui disent un peu la même chose. C'est pas le risque de la division de la gauche à la fin. Je m'adresse à ceux qui aujourd'hui l'organisent la division en disant je suis le meilleur ralliez-vous mon panage blanc.

Ça c'était Henriat mais quand on est républicain, ça marche pas comme ça. Donc discutons et bien sûr du programme. Voilà.

Merci beaucoup Alexis Corbia d'avoir été l'invité des qu