Discours de Marine Tondelier aux Journées d'été des écologistes 2024 !
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« 643 morts massacrés des femmes, des hommes, des enfants. »
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« Non, 80 000 euros avec des impôts, je vous rappelle, à chaque médaille. »
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« Le budget de l'État, c'est quand même 492 milliards »
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« et celui de la sécurité sociale, 640. »
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« Supprimer 10 milliards d'euros »
- 20:36InvitéPromesse
« la réforme des retraites serait déjà abrogée. »
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« le chiffre 15 000 18. »
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« des 200 000 soutiens. »
Temps de parole
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Mais attendez, on va recommencer, parce que je crois que Jordan Bardella n'a pas entendu, et je voudrais être sûre qu'il entende. Les écologistes... Mais attendez, je crois que Marine Le Pen ne vous a pas bien entendu, donc les écologistes, est-ce que vous allez bien ? Parfait, bon là je pense qu'ils ont entendu, sinon on leur enverra une petite vidéo sur les réseaux sociaux. Mais c'est vrai qu'eux par contre, depuis le 7 juillet, on les entend un peu moins, je ne sais pas si vous avez remarqué. Remarquez, ça nous fait des vacances. Mais je crois que tout cela, vous y êtes un peu pour quelque chose. Pas tout seul évidemment, mais quand même.
J'étais là, je vous ai vu à l'œuvre, partout en France, dans les campagnes. J'imite très très mal Marine Le Pen. Dans les villes, sur les réseaux sociaux. Si, si, je vous ai vu, vous y êtes pour beaucoup, parce que vous faites partie de celles et ceux qui se sont levés, de celles et ceux qui ont décidé, oui, décidé que ça ne se passerait pas comme ça, qui ont lutté, convaincus que l'histoire de ce pays nous appartenait, et qu'on avait un rôle à jouer parce que, face à l'extrême droite, la fatalité pour les écologistes ne peut pas exister et n'existera, non, jamais.
Vous êtes de celles et ceux qui ont donné la force à d'autres de se battre, qui ont contribué à lever un espoir qui a motivé certains à venir ou à revenir voter, alors qu'ils, elles, ne l'avaient plus fait depuis longtemps. Et vous savez quoi ? Ça a marché. Même si la menace est encore là, même si notre degré de vigilance doit rester élevé, même si le combat s'annonce potentiellement éprouvant, inédit, serré dans les mois qui viennent, dans les années même, je pense, ce pays pourra encore, et toujours compter sur vous, sur nous, les écologistes. Tenez-vous-le pour 10.
Je propose juste qu'on prenne un très court instant pour se rappeler de la puissance de ce qu'on a ressenti le 7 juillet dernier à 20h00. Vous vous rappelez ou pas ? C'était sympa quand même. Alors juste là, tous, je voulais vous dire merci pour ce moment. L'écologie, vous le savez, c'est l'adaptation. Et la sobriété joyeuse et heureuse, on insiste sur ces deux mots.
Alors, pour ceux qui ne nous croient pas, il y en a, on a choisi cet été de démontrer que même quand on est écologiste et qu'on a décidé de ne plus prendre l'avion, il est possible de passer quelques jours sur une île paradisiaque, ensoleillée, à la végétation luxuriante, que oui, c'est possible et que ça le mérite pour le coup d'être accessible à toutes les bourses. On a toujours dit d'ailleurs que la justice environnementale et la justice sociale s'étaient liées. Donc les tropiques, c'est surfait, c'est dépassé. Vive la région Centre-Val-de-Loire, vive la trop méconnue île de Balzac, vive Tours et je vous souhaite d'excellentes journées d'été ici.
À propos de l'île Balzac qui nous accueille, est-ce qu'il y a des lecteurs de Balzac ici ? Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais. Bon, vous connaissez ces livres ou au moins les titres. Et donc vous comprenez immédiatement la charte symbolique de ce lieu. Balzac a écrit « Les illusions perdues ». Alors non, ça ne parle pas de la relation de plein d'électeurs d'Emmanuel Macron avec le président de la République depuis 2017. Mais vu le titre, ça aurait pu. Balzac a aussi écrit « Peau de chagrin ».
Et non, ça ne parlait pas de la fonte comme neige au soleil des espoirs de Jordan Bardella d'arriver à Matignon au fur et à mesure que le Front populaire se constituait puis entrer en campagne et en action. Mais vu le titre, ça aurait pu. Et puis Balzac a écrit « La comédie humaine ». Et non, ce roman n'a pas été écrit entre le 9 juin et le 22 août 2024. À propos de la vie politique française. Mais vu le titre, ça aurait pu. Bon, je peux quand même essayer de vous raconter ce qu'aurait donné le livre, quand même, si ça avait été écrit là-dessus. Mais alors, par où commencer ? C'est difficile quand même. Je vais vous dire la vérité, puisqu'on est entre nous, ou presque.
Je n'ai jamais eu autant de mal à écrire un discours. Jamais. Parce que nous avons basculé dans une autre dimension, et je pense que c'est ce que l'on a à peu près tous ressenti, jour après jour, en se demandant jusqu'où ça irait. Une autre dimension du cynisme, qui était déjà quand même bien présent. Une autre dimension du mépris, alors que déjà ça faisait 7 ans. Une autre dimension de la tragique comédie ambiante, depuis déjà plusieurs années. Je ne sais même plus comment il faut qualifier tout ça en réalité, tellement ça n'a pas de sens. Parce que pour essayer de réanalyser tout ça avec vous, je ne sais même pas vraiment par où commencer.
Parce que la réalité a quasiment dépassé la fiction, et pourtant tout cela s'est vraiment passé. C'est ça le pire en fait. Ou plutôt le pire, c'est que c'est loin d'être fini. Juin 2024, on sort des élections européennes. Alors d'ailleurs, heureusement que les élections européennes s'appellent comme ça, que le mot européenne est dans le titre. Parce que si on avait juste eu la campagne de certaines listes pour comprendre de quoi ça devait parler, je pense que certains n'auraient toujours pas capté l'objet de l'élection. Mais revenons-en à Emmanuel Macron qui, comme vous le savez maintenant, est comme mon fils au Monopoly Junior. Il n'aime pas perdre. Et ça le rend très très mauvais junior.
Du coup, il invente des règles, des échappatoires. Il n'admet jamais d'ailleurs que ça en est. Il nous embrouille avec beaucoup d'assurance. Beaucoup d'assurance sur le fait qu'en fait, c'est parce qu'on n'avait pas bien compris. Non mais en fait, non mais j'ai pas vraiment perdu, mais vous, vous n'avez pas vraiment gagné. Non mais sinon, on n'a qu'à dire que personne n'a gagné comme ça. Voilà. Sauf que, voilà, je ne sais pas trop comment faire parce que moi, mon fils, il a 5 ans. Et quand je lui réexplique à chaque fois qu'il ne faut pas trop le faire, il commence déjà à comprendre qu'il faut arrêter de faire ça.
Et puis la différence surtout, c'est que des fois, j'ai vraiment envie qu'il gagne parce que c'est un enfant déjà. Et puis que quand il gagne, il n'applique pas un programme macroniste en fait. Donc ça, c'est aussi une grande différence. C'est-à-dire qu'il n'abîme pas le quotidien de millions de Français, voilà, précarisé et qu'il ne compromet pas l'avenir des autres enfants, ce qui est quand même sympathique, même quand on joue au Monopoly. Du coup, c'est un peu moins grave. Mais donc, coup de théâtre, le 9 juin soir, Emmanuel Macron ne supporte pas l'idée potentiellement que le débat tourne autour de son échec pendant des jours, pendant des semaines.
Et donc, il prend le plateau de jeu comme ça, paf, il balance, il crie dissolution et il met un autre jeu. Il dit maintenant, on va jouer à un autre jeu. Voilà, c'est les législatives. Et sans qu'on puisse débriefer son humiliation, ses causes, ses conséquences, il décide tout seul d'imposer à tout le pays de changer de jeu, de changer d'élection en un claquement de doigts. On doit annuler les mariages, trouver des salles des fêtes, annuler tout ce que vous avez prévu, sauf les Jeux Olympiques. Tout le reste, c'est qu'autour de lui. Il n'en parle même pas à son premier ministre quand même. Ça, c'est génial. Il n'en parle pas à son parti, pas à ses alliés. Il décide tout seul.
Bon, ça, c'est comme ça qu'il fait, en fait, depuis 7 ans. Et pour faire simple, en gros, Pascal Praud était quand même au courant avant Gabriel Attal. Macron, Attal, Pascal Praud, information directe. Je n'ai pas tout compris. Et notons aussi, ça a été très, très peu relevé, qu'Emmanuel Macron, mais vous avez compris, les règles, ce n'est pas très important pour lui, n'a même pas respecté la constitution, une broutille, constitution qui est très claire dans son article 12. Le président peut dissoudre, c'est vrai, après consultation des présidents des deux assemblées. Alors là, apparemment, il les a appelés. Il a dit, bon, je vais décider de dissoudre. Ils ont dit, d'accord.
Et je ne sais pas comment on fait, du coup, pour dire que ça marche de faire comme ça. Peut-être qu'il faudrait réécrire la constitution, mais bon, c'est un peu pas très pratique. Ou alors, le plus simple, c'est peut-être qu'on appelle la rousse. Et on dit, il faut changer le dictionnaire, en fait. Donc, comme ça, on laisse la constitution pareille. On dit juste, maintenant, consulter, c'est plus action de prendre un avis, c'est passer un coup de fil pour prévenir que j'ai pris ma décision. Je suis pressée d'être consultée par Emmanuel Macron demain matin, comme vous avez compris. J'en attends énormément.
Alors moi, quand même, j'imagine sa nuit, ce soir-là, paisible, emplie de fierté par son idée de génie, ravie de son petit effet. D'ailleurs, le lendemain, quand il se réveille, j'étais entendue en parler, Léa. Il est toujours aussi fier de lui. Et rappelez-vous de cette révélation horrible du monde. Nous sommes le 10 juin 2024. Et il fait quelque chose d'incroyablement choquant et déplacé.
Il est à Oradour-sur-Glane, en Haute-Vienne, où il y a pile 80 ans, le 10 juin 1944, quelques jours seulement après le débarquement en Normandie, la résistance avait été très forte et un détachement de la division blindée SS d'Astraïch avait perpétré en représailles l'un des plus grands massacres civils commis en France par les armées allemandes. 643 morts massacrés des femmes, des hommes, des enfants. Le président de la République est donc là pour commémorer le 80e anniversaire de ce massacre. Et une journaliste du Monde l'entend se vanter, durant la commémoration, lors d'un échange avec un grand patron proche de l'Elysée, qui lui demande comment ça va.
Attention, c'est choquant, mais c'est les vrais propos rapportés entre guillemets. Non, mais pas du tout. Je prépare ça depuis des semaines. Je suis ravie. Je leur ai balancé une grenade dégoupillée entre les jambes. Maintenant, on va voir comment ils s'en sortent. Vous vous rendez compte ? Utiliser cette image terrible à Oradour-sur-Glane, alors que le 10 juin 1944, les hommes s'étaient très précisément fait tirer dans les jambes, pour éviter toute fuite, afin aussi que leur corps soit brûlé vif, pour décupler leur souffrance, pour beaucoup d'entre eux. Récit d'un des rares survivants, là aussi entre guillemets et dans le texte.
Jusqu'au dernier instant, à l'ultime seconde du déclenchement de la mitraille, ceux qui étaient devenus otages en attente d'une exécution, n'ont pas imaginé les conséquences de la situation. Ils ne pouvaient pas y croire. Ils n'y ont d'ailleurs pas cru tout de suite. La surprise des victimes a été totale. La manœuvre des Waffen-SS avait réussi. L'exécution s'était passée dans le calme, sans difficulté et sans panique. Sachant tout cela, puisqu'il venait d'entendre ces mots, comment Emmanuel Macron a-t-il pu tenir un parallèle aussi abject, aussi déplacé, en pleine commémoration ? Je me le demande encore, et pourquoi je raconte souvent cette histoire ?
C'est parce que j'ai en réalité entendu très peu de monde s'en indigner, parce que je trouve incroyable cette protection générale dont bénéficie le président. Quoi qu'il fasse, quoi qu'il dise, il lui pardonne tout. Parce que je suis certaine que si n'importe quel candidat aux législatives avait tenu ce genre de propos, dans un tel contexte, il lui aurait été immédiatement demandé de retirer sa candidature et qu'il aurait été recadré, même dans un parti non recommandable, même dans un parti non recommandé. Alors ça doit être le karma. Mais à partir du 10 juin, en tout cas, son plan devient rapidement beaucoup plus compliqué que prévu.
La vérité, c'est qu'il nous avait considérablement sous-estimés. Ce qu'il ne savait pas, c'est que pendant qu'il dormait, fier de son idée, le 9 au soir, nous rencontrions séparément dans un premier temps nos partenaires du Parti Socialiste, puis dans la foulée, nos partenaires insoumis, en urgence, pour faire face à cette situation politique inédite, déstabilisante. Mais sûrement que lorsque l'on est écologiste, on est un peu moins déstabilisable que la moyenne. Sûrement que quand on est écologiste, on a la couture de se préparer au pire et que quand il s'approche, on est formé à donner le meilleur.
Peut-être qu'aussi, on était prêt, tout simplement, voilà, on était prêt, individuellement, collectivement, après un long processus de réflexion et de refondation. Et puis aussi, tout simplement, je pense, parce que quand on dit que ça ne marchera jamais à un écologiste, en général, son esprit de contradiction, il faut la mettre assez prononcée, forgée dans l'adversité, testée et approuvée par des années de lutte, se dit d'instinct, non mais comment ça ? Comment ça ? Alors, je ne vais pas vous refaire toute l'histoire du nouveau Front populaire, vous la connaissez, on l'a écrite ensemble.
Mais je voulais vous rappeler une chose qu'il faut que nous n'oublions jamais, parce que ça doit nous guider pour la suite. C'est à quel point, à chaque étape de notre histoire, à chaque étape de cette victoire, on a essayé en face et tout autour de nous de nous convaincre que c'était peine perdue, que ça ne servait à rien d'en faire autant ou même d'y croire, tout simplement. Et ça m'a rappelé beaucoup de combats que nous avons menés, beaucoup de villes que nous avons gagnées, beaucoup de luttes que nous avons menées ensemble. Pendant des semaines, on a entendu que ça. Ça ne marchera jamais.
Et pourtant, le 10 juin, en fin de journée, avec notre équipe de négociateurs, qui, pour tout vous dire, n'avait pas encore vraiment commencé à négocier, mais avait clairement pour objectif que des négociations s'ouvrent le plus rapidement possible. Bon, en clair, on n'avait pas vraiment dormi depuis la veille. Et on essayait tout le monde, de convaincre tout le monde de venir dans la même salle. Et une fois qu'on l'a fait, nous avons avancé.
Et on l'a fait sur le trottoir, devant notre siège, devant des centaines de personnes venues attendre la fumée blanche, centaines de personnes dont la présence, on va se le dire, a elle aussi clairement contribué à ce que se dégage rapidement un consensus, même avec les gens qui étaient un peu moins pressés. Et nous l'avons fait, nous avons annoncé l'acte de naissance du nouveau Fonds populaire en à peine 24 heures. On avait déjà commencé à déjouer les pronostics. Et ensuite, attendez, on n'est qu'au 10 juin, ça ne fait que 24 heures. Et ensuite, nous n'avons fait que ça, déjouer les pronostics. Peut-être qu'ils avaient raison, en vrai.
Sûrement que c'était impossible, et que c'est exactement pour ça qu'on l'a fait. De toute manière, c'est simple, dès qu'ils disaient qu'on n'y arriverait pas, on le faisait immédiatement. Donc l'accord programmatique qu'on ne devait jamais réussir à signer entre nous, il y a même le moratoire des autoroutes et des méga-bassines soutenu par les communistes et les socialistes, quand même. L'accord électoral sur la répartition des circonscriptions. La campagne dont on nous avait dit qu'elle ne pouvait pas bien se passer. Et le 7 juillet au soir, vous savez quoi ?
On a gagné !
Alors, là, les esprits chagrins se sont remis, repris immédiatement. La défaite de l'extrême droite, voilà, ça, non, eux, ils disaient, vraiment, ce qui les préoccupait ce soir-là, c'était de qualifier notre victoire de relative. C'était ça, vraiment, la priorité. Non, mais cette victoire est relative, non, mais c'est trop relatif. Ouh là là, c'est très relatif, là. D'accord. La défaite de l'extrême droite n'en demeure pas moins, elle, tout à fait claire, ainsi que celle du camp présidentiel. Et donc, si leur défaite est claire, normalement, notre victoire aussi. Mais j'ai peut-être pas dû faire les mêmes études que eux, vous savez, il y a un truc que j'ai dû rater.
Et les Cassandres ont poursuivi leur œuvre. Non, mais alors, jamais, alors là, c'est sûr, vraiment, c'est sûr, jamais ils se mettront d'accord sur un nom de Premier ministre. Tiens, tiens, tiens. Est-ce qu'on peut leur dire, Manon ? Est-ce qu'on peut leur dire qu'on l'a trouvée ? Même elle a un nom, et elle s'appelle ? Non, mais il fallait quand même le voir, le président de la République.
Vous vous rappelez, quand il s'est décomposé en direct, là, le 23 juillet 2024, à heure de grande écoute, une heure après notre annonce, totalement dans les cordes, alors que nous, on en avait encore beaucoup sous la pédale, s'il y avait eu une épreuve olympique de pédalage dans la semoule, direct, on pouvait viser le podium, là. Non, 80 000 euros avec des impôts, je vous rappelle, à chaque médaille. Ils n'auraient pu commencer à rembourser la dette. Ça sort, ça revient, c'est circulaire, voilà. Mais maintenant, ils nous disent, oui, mais Lucie Castenay ne sera jamais nommée, oui, mais leur entendre, ça ne va pas durer, oui, mais quand bien même, ils ne savent même pas faire voter un budget.
Et vous savez ce que je leur réponds ? Non, vous ne savez pas. Eh bien, je vous le dirai à la plénière de ce soir. Alors, comme ça, je suis sûre que vous viendrez, mais ce que je peux quand même vous dire d'ici là, c'est que c'est très simple, il n'y a pas de plan B à Lucie Casté. Donc, ils peuvent dire, elle pourrait avoir une majorité plus large, ça certes, on aimerait beaucoup, mais il n'y en a pas d'autres de plus large, de plus solide et de plus cohérente. Ça n'existe pas. Alors, soit on fait comme Jordan Bardella, on dit, ah non, mais moi, tant que je n'ai pas une majorité absolue, non, non, non, il avait dit ça pendant la campagne. Moi, je n'y vais que si j'ai la majorité absolue.
S'il n'y avait que des Jordan Bardella, on serait là, et on va le faire, même si c'est compliqué. Je voulais juste vous donner une petite phrase que j'aime beaucoup et à laquelle j'ai beaucoup pensé pendant cette période. Ça pourrait être le nouveau slogan du NFP. Ceux qui pensent que c'est impossible sont priés de ne pas déranger ceux qui essaient. Comme on est entre nous, je fais les petites confidences, cette phrase est écrite chez moi, elle est posée sur mon bureau, et à chaque réunion Zoom avec vous, je la regarde. Mais surtout, réunion avec d'autres, je vous rassure. Et je la garde toujours à l'esprit.
Je pense qu'on va la faire comme ça, sur une plaque, sur le devant de notre façade du local. Ceux qui pensent que c'est impossible sont priés de ne pas déranger ceux qui essaient. Vous verrez, ça s'applique à un certain nombre de situations quand même. Mais revenons-en à Emmanuel Macron et à sa trêve. Quel artifice, mais quelle hypocrisie, quel scandale démocratique cette affaire. Le roi est nu, alors il demande une trêve sous prétexte de Jeux Olympiques, bien sûr. Je rappelle que le slogan d'Emmanuel Macron, à la base, c'est quand même en même temps. C'est-à-dire que normalement, par définition, il sait faire plein de trucs en même temps.
Mais ça ne marche pas quand il perd, parce que vous vous rappelez que dès qu'il perd, il est très, très énervé, chaque fois. Et donc là, quand il perd, il ne sait plus faire qu'un truc à la fois, et c'est le JO. Voilà, ce n'est pas tous les trucs de président, il ne peut plus. Et donc, je voulais quand même vous dire quelques mots sur les conséquences de ce déni. D'abord, parce que ça abîme massivement la démocratie.
Comment vous expliquer aux Françaises et aux Français à qui on a demandé de venir voter en urgence, qui l'ont fait comme jamais d'ailleurs, que huit semaines après les résultats du vote, on a le même Premier ministre, la même présidente de l'Assemblée nationale, et qui sont tous les deux macronistes. Et cela pour une seule raison, en fait. L'incapacité d'un homme et d'un camp à savoir perdre. C'est incompréhensible, et sa responsabilité sur l'état de la démocratie et de l'image de notre pays à l'étranger est immense.
Et puis, cette trêve olympique, qu'il faudrait d'ailleurs plutôt appeler la post-démocratique, ça c'est clair, a des conséquences très concrètes pour la vie des Françaises et des Français. Si nous avions été nommés en juillet, la réforme des retraites serait déjà abrogée. Si nous avions été nommés en juillet, on aurait pu faire en sorte que le caddie de course de rentrée soit totalement gratuit. Si on avait été nommés le 8 juillet, on aurait pu le faire. Si on avait été nommés le 30 juillet, on savait le faire aussi. Comment l'augmentation du SMIC, on va la faire, et comment on va améliorer le pouvoir d'achat si nous ne sommes pas nommés ?
Ça permettrait à des millions de familles, d'enfants, d'avoir un peu de marge de manœuvre. Cette marge de manœuvre, s'ils l'avaient eue en juillet ou début août, ils auraient peut-être pu partir quelques jours à la mer ou ailleurs. Je vous rappelle que 4 Français sur 10 ne partent pas du tout en vacances, non pas qu'ils aiment particulièrement rester dans leurs logements souvent mal isolés, qui sont de véritables bouloirs thermiques l'été, mais pour une raison très simple, ils n'en ont pas les moyens. Ce sont aussi des conséquences immédiates pour tous ceux qu'on oublie parce qu'ils sont loin ou qu'ils n'intéressent personne.
Ceux qui sont au pouvoir, maintenant vous le savez, selon l'expression consacrée, sont des lâches et des privilégiés. Et donc ils ne s'intéressent qu'à ceux qui leur ressemblent et dont ils partagent les intérêts. Les autres, ils peuvent manifester, hurler, crever. Et je pense notamment à nos compatriotes de Nouvelle-Calédonie, de Kanaki. La crise qui s'y déroule est sans précédent. Et que fait le gouvernement ? Pas grand-chose, car il est démissionnaire. En revanche, les violences continuent. On est à 10 morts directes de violence. Et que fait le ministre de l'Intérieur ?
La seule chose à peu près qu'il sache faire, c'est-à-dire qu'il clive, il stigmatise, il amalgame tous les Kanaks en les présentant comme des risiers responsables qui veulent tout cramer. Ça me rappelle d'autres gens d'ailleurs. Et c'est intéressant de constater qu'il ne parle jamais des Kanaks qui en ce moment dorment dans les églises et d'autres bâtiments pour protéger le patrimoine. L'accès aux soins est limité, la sécurité n'est plus garantie pour personne. Et plutôt que de se tenir ou de se sentir responsable de cet échec, il accuse et jette de l'huile sur le feu.
Si nous avions un gouvernement du NFP, ce ne serait pas le ministre de l'Intérieur et de la Défense qui se rendrait sur l'île, mais ceux de la santé, des affaires sociales, de l'éducation nationale, de l'économie. Pour trouver des solutions, nous irions là-bas nous occuper de la crise sociale, de la crise environnementale, de la crise économique. Que de temps perdu ! Cette trêve olympique, ce sont aussi des conséquences pour l'année à venir. Vous le savez, le budget du pays doit être présenté au Parlement au plus tard le 1er mardi d'octobre. Le budget de l'État, c'est quand même 492 milliards et celui de la sécurité sociale, 640.
Autant vous dire que quand ça ne se prépare pas sur un coin de table en 48 heures, et quand ils nous disent « Attention, le nouveau populaire, ça va être vraiment très compliqué de faire le budget. » On sait. On sait que chaque jour compte. C'est pour ça qu'on veut être nommé. C'est pour ça qu'il ne nous nomme pas. C'est pour ça qu'il fait son gauloir réfractaire. C'est pour ça qu'il fait de l'obstruction. Il ne veut pas qu'on y arrive. Et ce ne sont pas des leçons budgétaires qu'il devrait nous donner, mais des excuses. Parce que quand on voit le tableau de leur action en 7 ans, il n'y a pas de quoi faire le mal. Ils ont même demandé au service de l'État de faire le travail préparatoire.
C'est important, c'est normal, c'est l'été que ça se passe. Il y a des centaines d'arbitrages politiques à faire. Tout l'été. Et pendant la soi-disant trêve, à l'ombre des Jeux olympiques, le gouvernement démissionnaire les a pris, ces arbitrages. On nous a annoncé hier que ça correspondait à 10 milliards d'euros de coupes par rapport à l'année en cours, qui avait déjà subi 10 milliards d'euros par rapport à l'année précédente. Supprimer 10 milliards d'euros des missions de l'État, c'est ce qu'ils appellent les affaires courantes, en fait. En même temps, c'est cohérent, c'est ce qu'ils font depuis 7 ans. Cette trêve politique, elle a aussi des conséquences dans le monde.
Les massacres à Gaza continuent. Les camps de réfugiés, les écoles, les hôpitaux continuent à être bombardés. Des milliers de morts, d'enfants, de femmes, de civils qui n'ont d'autre responsabilité que celle d'être nés au mauvais endroit, à Gaza. Ah, vous hurlez sous les bombes ? Ce conflit se régionalise et menace profondément la stabilité d'une région toute entière, voire davantage ? Désolée. On a un gouvernement démissionnaire et une trêve olympique. Désolée, mes chers enfants bombardés à Han Younes. Nous nous mobiliserons, mais après l'été. Enfin, peut-être, parce que vous savez, la situation politique est très difficile chez nous.
Eh bien, nous, les écologistes, nous ne vous avons pas oublié cet été. Nous ne sommes pas encore en mesure d'agir au sommet de l'État, mais avec nos collègues du NFP, nous ne vous oublions pas. Ni les Gazaouis, ni les Palestiniens de Cisjordanie occupés, ni vous, tous les opprimés qui subissaient des guerres injustes. Vous ne représentez pas, apparemment, des intérêts suffisamment importants, politiquement, économiquement, pour que les puissants de ce monde daignent s'occuper de vous. Mais sachez en tout cas que si la semaine prochaine, le président de la République daigne nommer un gouvernement du NFP, nous serons là, dès les premiers jours, à vos côtés.
Et puis, évidemment, il y a une autre conséquence de la trêve politique, et ça, on a l'habitude, c'est à peu près toujours la conséquence de quoi qu'il se passe avec eux, c'est l'écologie qui trinque. Vous le savez, les nouvelles factuelles, scientifiques, ne sont pas réjouissantes. Je ne parlerai que l'état de nos forêts, parce que, quand on commence à parler d'écologie entre nous, ça peut durer des heures, et on en parle si peu dans les médias des forêts, alors ce sera ma contribution au débat aujourd'hui. Est-ce que vous savez que la mortalité des arbres en France a progressé de 80% en 10 ans ?
La récolte, elle, a augmenté de 9%, essentiellement du fait de la récolte accélérée d'arbres dépérissants ou morts, qui ne sont donc pas comptabilisés avec les autres. Toutes ces mortalités non prévues abaissent brutalement le stock de bois sur pied du bois qui a mis des décennies à se constituer. La forêt est en danger, et c'est un sujet très transversal, parce que la forêt, c'est un lieu de promenade, d'ouverture à la nature, de découverte, de redécouverte de la sensibilité à notre environnement, qu'elle est indispensable à notre santé globale.
Parce que la forêt, évidemment, est indispensable à la biodiversité, des espèces plus ou moins menacées, des oiseaux, des petits manifères comme le muscardin doré, pour nos amis de Rouen, qui protège les petites forêts du grand contournement Est, que ces sols regorgent d'insectes, de champignons, de bactéries indispensables à l'écosystème. Mais les forêts, les arbres et aussi les sols forestiers constituent le deuxième plus grand puits de carbone au monde, après les océans. Je rappelle qu'un puits de carbone, c'est un réservoir naturel ou artificiel, en l'occurrence pour les forêts, c'est naturel, qui stocke le CO2 en dehors de l'atmosphère.
Du coup, du fait de la mortalité accrue des arbres et de ceux qui se développent moins vite, qui vont moins haut, qui se déploient moins, le puits de carbone français, en 10 ans, que constituent les forêts, a été divisé par deux. C'est notre capacité à combattre la crise climatique que l'on est en train de voir s'amenuiser alors qu'on n'en a jamais eu autant besoin.
Je ne vous ai parlé que des forêts parce que, voilà, mais j'aurais pu vous parler des 60% d'oiseaux des champs qui ont disparu en 40 ans, des 66% de papillons qui ont disparu depuis le siècle dernier, des 90% des rondelles qui ont disparu en 20 ans en Ile-de-France, 80% d'insectes volants en Europe en 30 ans, du climat, de la santé environnementale, de l'énergie, des fonds marins, des sols, de la montagne, des glaciers, de nos campagnes. Les conséquences de la crise environnementale sont là tous les jours dans notre vie quotidienne. Les médias, il faut le dire, quand c'est bien, accordent de plus en plus de place à ces sujets.
Mais là, il nous reste beaucoup à faire, c'est pour montrer que ce ne sont pas juste des sujets d'éco-anxiété, mais des sujets éminemment politiques qui devraient être omniprésents dans le débat. Que ce n'est ni la technologie ni les changements de comportement individuel qui peuvent répondre à ces crises. C'est bien l'organisation de la société, des moyens de production, de consommation qui doivent être profondément repensés si l'on veut atténuer et limiter les effets désastreux en cours pour conserver une planète habitable. Et c'est exactement ce que nous allons faire. On le sait, la tâche est immense. On le sait, la tâche est immense.
Et je sais d'ailleurs que l'exigence des militants écologistes qui s'exercent de manière générale sur la société, sur la vie politique française et aussi parfois dans le parti, mais c'est bien, eh bien, vous avez raison de l'être. Et je sais que cette exigence, elle ne vient pas de nulle part, mais d'un esprit de responsabilité profondément lié à la gravité, à l'effroi parfois de ce que notre civilisation fait à notre planète et à celles et ceux qui l'habitent. Cette exigence ne doit jamais vous quitter. C'est notre devoir que de faire grandir ce sentiment pour être de plus en plus nombreux et pour peser.
Alors, ces derniers mois, malgré toutes les difficultés, nous avons réussi à faire ce que nous avions dit, nous ouvrir et grandir. Je pense que l'assistance aujourd'hui le montre. On l'avait dit, on l'a fait, on a lancé ce nouveau mouvement, les écologistes, nouveaux noms, nouveaux logos, nouveaux statuts, nouveaux outils. Il reste beaucoup à faire.
Il y a de nouveaux pôles qui vont être mis en place dans les semaines qui viennent, le pôle projet, le pôle élu, le pôle régulation, l'Académie verte aussi, notre pôle formation qui vous propose ses premières séances pendant ces journées d'été et je vous présenterai au Conseil fédéral d'octobre puis aux adhérents nos priorités de travail pour les mois qui viennent avec le bureau exécutif dont la poursuite de nos chantiers ambitieux sur l'inclusivité de notre parti, c'est très important pour nous, et le renforcement de notre ancrage territorial.
Nous sommes d'ores et déjà en train de préparer évidemment les prochaines échéances électorales, les législatives de l'année prochaine, peut-être, les municipales de 2026, évidemment, et bien sûr l'élection présidentielle de 2027. On a encore beaucoup de travail, mais pour vous encourager, voici une bonne nouvelle. Alors la bonne nouvelle, c'est qu'en fait, j'ai plusieurs bonnes nouvelles. Ça, c'est quand même sympa. Ça vous dit ? Ça fait du bien quand même. Premièrement, depuis le mois de juillet, nous sommes redevenus le parti préféré des Français. Et quand on sait qui c'était avant, ça fait doublement plaisir.
On a renforcé notre groupe à l'Assemblée et le travail de nos élus de tous niveaux n'a jamais été autant visible et autant salué. Merci à eux. Séquence immobilière, on est redevenus propriétaires d'un local. En juin. Alors vous ne dites pas, tiens, il y a eu une dissolution, ils se sont dit, qu'est-ce qu'on peut faire cette semaine, acheter un local ? C'était prévu depuis des semaines, la signature était prévue. Je regarde Samia, je regarde Nour, que je vois qui ont passé beaucoup de temps nos co-trésoriers. Et puis évidemment, ELV Île-de-France avec qui on fait cet achat. Les travaux sont en cours pour qu'ils nous ressemblent, pour qu'on puisse vous accueillir dans de bonnes conditions.
Et on pourra le faire en 2025. Et, et, on a enregistré un nom d'adhésion assez intéressant. Ces dernières semaines, j'avais envie de vous annoncer une bonne nouvelle aux journées d'été et mon objectif c'était de vous annoncer qu'on était 15 000. Pourquoi je voulais vous annoncer qu'on était 15 000 ? Parce que c'est notre niveau le plus haut historiquement, celui de 2009. Et il y avait des adhésions tous les jours, donc on suivait la jauge l'été. À un moment, on s'est dit, bon, il se passe quand même moins de trucs, les gens ne vont pas adhérer de leurs vacances et tout. Mais si, il y en a qui le faisaient quand même, on a les noms.
Et hier, au moment de commencer à écrire ce discours, on s'est connecté à la base et on a vu apparaître le chiffre 15 000 18. Alors, ce n'est pas assez, ce n'est pas assez. Mais heureusement, dans les écologistes, on a dit que comme on acceptait que tout le monde ne veuille pas prendre sa carte dans un parti, il y avait les adhérents et les soutiens. Et cet été, nous avons franchi la barre des 200 000 soutiens. C'est plusieurs dizaines de milliers de soutiens en plus pendant la campagne de Marie-Toussin et pendant les législatives. Et ça va nous faire du bien. Des soutiens, c'est des gens qui nous font des dons, donc ça, on aime bien.
Ils s'inscrivent à nos sous-letters, ils viennent à nos actions, ils participent aussi à la défense de l'écologie. Alors, on n'est pas encore aux millions, mais notez quand même qu'on commence à s'approcher doucement et qu'on s'était donné jusqu'au 2027. Donc, si Macron continue à nous aider comme ça en mettant un peu d'ambiance dans le pays, s'il énerve les gens comme ça et qu'ils disent non, je m'engage, j'en ai vraiment à le bol, on peut y arriver. Est-ce que ça vous va comme nouvelle de rentrée ? Alors, par contre, ça va continuer à ne pas être simple, les amis, ni évident, ni confortable, on ne va pas rigoler tous les jours.
Les contextes national, international, social, climatique, démocratique, économique, c'est toujours aussi préoccupant, mais on va pouvoir essayer de jouer notre rôle pour améliorer tout ça comme on le peut en étant collectivement en forme et ça, quand même, on a le droit de s'en réjouir. Et puis surtout, c'est grâce à vous tous et là, je vois déjà que vous êtes de plus en plus nombreux et très motivés, c'est parfait. Alors voilà, c'était un peu notre cérémonie d'ouverture des JO à nous.
Alors clairement, on n'est pas sur le même budget, donc nous, il n'y avait pas Ayaka Nakamura ni la garde républicaine, mais j'ai un truc sympa à vous proposer si vous êtes d'accord, c'est qu'on prenne cette dernière minute pour célébrer ensemble celles et ceux qui ont mené et gagné les dernières batailles électorales. Parce que depuis les dernières journées d'été, il y en a eu trois. Alors c'est parti, on va commencer par penser à toutes nos candidats, tous nos candidats, leurs équipes de campagne, militantes, militants, mandataires, enfin vous quoi, qui avaient mené le combat. Toutes n'ont pas gagné, c'est normal, je suis bien placée pour le savoir.
Mais toutes et tous ont mené, nous le savons, chaque combat avec une détermination sans faille. Alors on peut les applaudir qu'ils aient été candidats aux sénatoriales, aux européennes, aux législatives. Ils sont des dizaines, des centaines à les avoir soutenus. Applaudissons-les. Entendez, ce n'est pas fini. Parce que si direz-vous qu'il y en a même qui ont gagné en fait. Au sénatorial d'abord, et donc quand je vais vous appeler, vous allez venir sur scène parce que je commence à me sentir seule et donc c'est le moment où on fait la photo de famille. Ça va être magnifique, vous allez voir.
Au sénatorial, donc c'était en septembre 2023, on a eu la chance d'élargir notre groupe, de le renforcer et donc je vous demande d'accueillir et de féliciter Antoinette Gull, Yannick Jadot, Ghislaine Séné, Anne Souiris, Mathilde Olivier et Aclie Mélouli. Et puis évidemment, les autres sénatrices et sénateurs, venez nous rejoindre avec Guillaume Gontard, Guillaume qui vient aussi, mais bienvenue tous, Guillaume qui préside avec bienveillance, générosité et talent, un groupe écologiste, solidaire et territorial au Sénat. Est-ce qu'il y a d'autres sénateurs ? J'essaie d'oublier personne, c'est très stressant. Et puis après, il y a eu les élections européennes. Marie. Marie. Marie.
Tu l'as dit à juste titre et nous le savions. Cette campagne a été dure et les écologistes avaient le vent de face, en France, mais aussi partout en Europe, car l'Alliance des libéraux, de la droite, de l'extrême droite avait décidé de faire de nous les boucs émissaires de tous les maux du continent. Cette campagne a été dure. Merci à toi de ne pas avoir lâché l'affaire, d'avoir accepté que nous en fassions le bilan en confiance et en responsabilité ensemble. Oui, Marie. Tu as fait preuve de courage et nous en t'en remercions énormément. Et puis alors, bravo aux nouvelles élus. Mélissa Camara, Majdoulin Sbaï. Est-ce qu'elle est là, Mélissa ?
Et puis aux anciens, David Cormand et Mounir Satoury. Alors, Marie, tu siégeras au groupe vert européen. David coordonne la délégation française au sein de ce groupe et Mounir sera donc président de la sous-commission des droits de l'homme. On compte sur vous. Les sacs à dos de Mounir Satoury sont disponibles au stand de la délégation. Les chaussettes de David Cormand, tout ça, on connaît les petites astuces des journées d'été. Et puis, nous avons un groupe écologiste à l'Assemblée nationale qui est passé de 21 à 38 députés. Il y a un interlude sur les chaussettes de David qui sont aussi disponibles au stand du Parlement européen.
Au Parlement européen, ils ont des trucs sympas que vous n'avez pas dans les autres groupes. Les chaussettes, les trucs... Alors, je ne vous parle même pas du parti, les gars.
Mais j'ai un sac pour toi, c'est à dire.
Tous les députés vont l'avoir avec leur sac à dos Mounir parce qu'on n'a pas d'argent pour s'en acheter. Et on veut des chaussettes. Voilà. J'irai chez Macron avec des chaussettes de David Cormand, d'ailleurs. Et un sac à dos de Mounir, j'aurai tous les goodies. Bref, l'Assemblée nationale. Le groupe est passé de 21 à 38 députés. Grâce aux candidats de LV, bien sûr, mais aussi à nos partenaires de Génération S, de Génération Écologie, ouverture à une ouverture à des figures politiques qui ont un autre chemin que le nôtre, mais qui savent que nous sommes des amis de la biodiversité et que l'on sait laisser la place aux partenaires.
Je suis très heureuse que ce soit Cyrielle Châtelain qui ait été reconduite comme présidente de groupe. Viens nous rejoindre, Cyrielle. Et puis, je propose, Bruno, que tu viennes aussi parce que je pense que tu étais beaucoup, beaucoup au local pendant toute cette séance. Viens nous rejoindre. Cyrielle, tu as été essentiel à la négociation du nouveau front populaire, je dois le dire. Quand il fallait enfermer les gens dans des salles, tout ça, c'était pas mal. Alors que tu disais toi-même en campagne dans une circonscription pas des plus simples. Au début, quand c'était tout mal barré partout, c'était quand même un peu le stress. Puis après, tout est devenu beaucoup plus.
Elle a passé plusieurs jours, plusieurs nuits à mener la délégation écologiste qui négociait le projet et je tenais à t'en remercier vraiment sincèrement parce que ça n'aurait pas été pareil sans toi. Tout comme Bruno, tout comme David, tout comme Yannick, tout comme Claire, tout comme Samia, Aïssa, Olivier, François et l'ensemble du bureau exécutif qui ont vraiment fait un travail formidable. Et donc, on salue tous les nouveaux députés écolos. Attention, il y en a beaucoup. Pour Yannir Chahi, Benoît Bito !