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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 23 septembre 2024 25 min

Roland Lescure : "Je comprends que des électeurs puissent se sentir frustrés par ce gouvernement"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

répond aux questions de Jérôme Chapu et ça [Musique] sal bonjour Roland lescur bonjour bonjour matinée de passation dans les ministères vous vous avez quitté le vôtre celui de l'industrie hier soir votre successeur élu aussi un macroniste historique Marc Ferraci finalement vous aurez pu vous auriez pu y rester si Michel Barnier vous l'avz demandé euh non j'avais indiqué très tôt que je ne souhaitais pas être dans dans ce nouveau gouvernement j'aV av parler de ce que j'appelle l'équation politique de ce nouveau gouvernement qui est très différente de celle qu'on avait avant moi je voudrais peut-être commencer par vous dire que je comprends qu'un certain nombre d'électeurs puissent se sentir frustré par ce gouvernement qui ne représente pas et c'est sans doute une première en France les résultats de l'élection législative c'est important ça vous dites qu'il ne représente pas ça veut dire qu'il est pas démocratique non il est démocratique dans la plupart des pays d'ailleurs quand une assemblée est telle qu'elle est aujourd'hui en France c'est-à-dire coupée en trois blocs on construit une coalition la moins minoritaire possible et on gouverne comme ça nous on n pas cette habitude là le gouvernement en France il est majoritaire depuis 1958 à quelques exceptions près notamment les 2 ans qui viennent de s'écouler où on l'était presque là on a un gouvernement très minoritaire est-ce que ça veut dire qu'il est pas légitime non il est évidemment légitime tant que l'Assemblée nationale lui permet de continuer faire son travail mais en revanche ça veut dire que il a un devoir impérieux bon moi je regrette je l'ai dit que la gauche n'est pas souhaité gouverner que la gauche de gouvernement c'est elle qui a pas souhaité gouverner ou alors c'est Emmanuel Macron qui lu a pas donné l'occasion en N un Premier ministre issu de la gauche je pense qu'il faut être deux pour danscer le tango et que la gauche de gouvernement en tout cas qui s'appelle comme tel ne souhaitait pas le fairemer j'allais dire peu importe aujourd'hui on est là où on est ce gouvernement du coup il a de mon point de vue un devoir impérieux qui est de parler à ces électeurs de gauche qui ne se retrouvent pas dans ce gouvernement parce que sinon on va se retrouver avec un gouvernement oui minoritaire à l'Assemblée mais aussi minoritaire dans le pays et je pense que c'est très important pour préparer la suite ne pas injurer l'avenir et surtout c'est le combat de ma vie assurer ou éviter que le rassemblement national soit au pouvoir dans dans 3 ans qu'on puisse effectivement rassembler ce que j'appelle les républicains des deux bords autour d'une ligne politique qui doit élargir sa base plutôt que de la rétréc on n'a pas compris pourquoi vous souhaitiez absolument quitter ce gouvernement c'est parce que vous ne vouliez pas travailler dans ces conditions avec la droite non parce que un je suis vous l'avez dit vice-président de l'Assemblée nationale que ça va être un travail je pense intéressant stimulant et peut-être aussi un peu compliqué il va falloir s'assurer que les débats à l'Assemblée aent lieu et là encore en parlant à toutes celles et tous ceux qui veulent travailler de manière positive que les débats soient aussi apaisés que possible et puis je souhaitais ça je dois le reconnaître retrouver ma liberté de parole quand vous êtes au gouvernement vous êtes associé à l'ensemble des décisions qui sont prises moi je souhaite que ce gouvernement réussisse euh j'espère qu'ils arriveront à faire voter un budget je pense qu'ils ne seront pas censurés a priori mais ensuite moi je souhaite garder ma liberté de parole et ma liberté de vote d'ailleurs sur certains dossiers certains sujets sur lequel nous souhaiterons peut-être voter des choses qui seront pas né c'est ça qu'on comprend pas l'attitude des macronistes puisque les macronistes font partie du gouvernement 17 membres du camp présidentiel en même temps là ce matin vous nous dites liberté de parole ça veut dire que si votre patron de groupe qui s'appelle gabrielal ancien Premier ministre dit bon ben alors sur ça on va prendre telle position vous vous dites non moi je suis libre de de décider non c'est pas tout à fait ce que j'ai dit ce que j'ai dit c'est que pour qu'une coalition fonctionne la moindre des choses c'est qu'on puisse passer un budget et éviter la sensure et ça moi je pense que tant que ce qu'on appelle la déclaration de politique générale sera en phase avec un certain nombre de nos lignes dites rouges ça pourra se faire mais c'est pas parce qu'on a un certain nombre de membres de notre groupe de notre mouvement qui sont au gouvernement que les lignes rouges sont d'un seul coup devenus des lignes vertes c'est ça que vous appelez la la majopposition on na rien compris mais oui écoutez c'est un terme qui m'est venu comme ça dans le cadre d'une entrevue qui a été repris par la journaliste qui depuis un peu a fait floress donc y a beaucoup de néologisme en ce moment oui ou oui je suis assez d'accord c'est pas forcément ce qui ce qui me plaît le PLUS mais ce que ça veut dire en gros c'est qu'on est plus dans la majorité en tout cas pas totalement mais qu'on n pas non plus dans l'opposition ça veut dire quoi ça veut dire soutien sur l'essentiel le budget à condition qu'il respecte dans ligne rouge on évite la censure mais ensuite sur des sujets sociétaux par exemple Gabriel Attal on a parlé hier en réunion de groupe le Premier ministre a répondu hier soir en disant que la PMA le mariage pour tous l'IVG on n'y toucherait pas j'allais dire heureusement ça allait sans dire vu un certain nom parce qu'il y avait des des réels crainte au fond mais bien sûr parce que vous le savez il y a aujourd'hui des personnalités dans ce gouvernement qui dans le passé ont pris des positions sur ces sujets sociétaux qui sont à l'exacte opposé de ce que nous on porte et moi je comprends que des personnes directement affectées par les discriminations évidemment le racisme l'antisémitisme les discrimination antil LGBT se retrouve heurté choqué par la nomination à un gouvernement de personnes qui dans le passé ont tenu des positions à l'encontre mais à quoi ça sert d'avoir d'avoir dit ça après avoir acté votre participation au gouvernement ça a quel sens franchement ben ça le sens que je l'ai dit d'ailleurs il y a une quinzaine de jours quand j'ai dit que je ne souhaitais pas faire partie de ce gouvernement il y a pas de chèque en blanc ça veut dire que on est en responsabilité et qu'effectivement si on ne va pas dans ce gouvernement on se retrouve avec un gouvernement soutenu par 47 députés alors là c'est vraiment totalement non démocratique donc on prend nos responsabilités juste une question quand même r Lescure parce que là en ce moment dans les parmi les 39 ministres qui sont réunis dont Michel Barnier à matinu il en a 17 17 qui sont issus du camp présidentiel c'est la poursuite du macronisme en fait par d'autres modalités ben écoutez on verra je je suis pas sûr que la déclaration de politique générale reflétera exactement ce qu'on a porté depuis de ou 3 ans voir mêmece que vous avez entendu hier soir qu'est-ce qu'il y a de différent de ce que vous avez porté dans la bouche de Michel Barnier qui était sur France 2 écoutez il nous a rassuré sur un certain nombre de choses on était inquiet sur les hausses d'impôts bon il nous a indiqué que celles et ceux qui travail les classes moyennes ne seraient pas affecté par un matraquage fiscal c'était bienvenu il nous a rassuré sur les sujets sociétaux je l'ai dit la PMA les discriminations antillgbt l'IVG évidemment j'espère qu'on ira plus loin la fin de vie aujourd'hui Olivier fallorni va déposer une proposition de loi sur la fin de vie que j'ai Cigné qui reprend le texte tel qu'il était issu de la commission j'espère bien que le gouvernement va avancer sur ce sujet qui est un sujet extrêmement attendu des Françaises et Français sur lequel je ne sais pas ce que pense Michel Barnier autre sujet très important très important j'étais jusqu'à hier ministre de l'Énergie je suis convaincu que on arrivera à décarboner la France qu'à une condition qu'on développe à la fois le nucléaire et les énergies renouvelables mais vous connaissez la position de la droite justement qui est désormais au pouvoir c'est le nucléaire à fond un peu moins d'énergie renouvelable surtout par exemple les éoliennes la position c'est soitato mont les donquichot modernes qui se battent contre des moulins avant alors que ces moulins avant on en a besoin et donc moi je serais év évidemment sensible à ce qu'on puisse développer l'énergie décarboné sur ces deux jambes le nucléaire et le renouvelable dont l'éolien dont l'éolien en mer on en profite en plus pour développer une filière industrielle on construit des éoliennes fabriqués en France on va construire des panneaux solaires fabriqués en France donc si c'est Don quiichot non si on continue à développer ces deux sources oui là encore j'ai pas entendu ce que comptait porter le Premier ministre sur ces sujet donc il y a un certain nombre de sujets d'interrogation mais dans l'ensemble évidemment on souhaite que ce gouvernement réussisse sera pas à n'importe quel prix il faudra attendre donc le 1er octobre pour le discours de politique générale de Michel Barnier vous parliez des des profils qui interrogent dans ce nouveau gouvernement les profils qui font polémiques et parmi eux il y a le nouveau ministre de l'Intérieur Bruno rotaillot ancien patron des sénateurs LR à au Sénat compile de déclarations anciennees ou récent sujet problématique les migrations africaines ce sont des gens qui n'ont pas la même culture que nous ce sont des gens qui viennent non pas pour être français mais souvent pour profiter des droits sociaux français et dans les quartiers pour la 2e la 3e génération il y a comme une sorte de régression vers les origines vers les origines ethnique la colonisation c'est bien entendu des heures qui ont été noires mais c'est aussi des heures qui ont été belles avec des mains tendues et cetera Philippe Devillier le considère comme son fils spirituel il a voté blanc au second tour de la présidentielle comment vous le trat vous le traduisez Bruno rotillou ben en tout cas ça fait pas rêver clairement c'est des déclaration je les réprouve toutes et tous à la fois parce que je suis pas d'accord sur le fond mais surtout qu'elle metent en avant comme malheureusement trop souvent des positions assez caricaturales sur des sujets qui ne méritent pas l'immigration c'est trop sérieux pour être laissé à ce type de position moi j'attends je l'ai dit à ce type de personne aussi non moi je je fais pas de jugement de personne je jugerai évidemment ce gouvernement sur les actes et je jugerai le minist les exemple sur ses paroles si on le juge sur ses paroles avant qu'il entre au gouver ement il est favorable à la reprise d'un certain nombre de points de la dernière loi immigration qui ont été censuré par le Conseil constitutionnel parmi lesquels la fin de l'automaticité du droit du sol pour les les les enfants étrangers la conditionnalisation des des prestations sociales à une durée de résidence minimale est-ce que s'il va sur ce terrain-là vous sortez vous dites ligne rouge alors clairement oui moi j'ai été parmi les ministres qui avaient émis quelques doutes sur cette loi et je dois avouer que j'ai été rassuré par Elisabeth Bor qui m'a dit ne t'inquiète pas ces dispositions négatives seront censurées par le Conseil constitutionnel de compé sur sur le Conseil constitutionnel plutôtépoque je vous rappelle qu'il y avait une majorité difficile à trouver mais en tout cas on est où on est ces dispositions de préférence nationale qui ne pte pas leur nom elles ont été censuré moi je ne souhaite pas qu'elle revienne on a voté une loi juste pardon pour être clair que vous nous avez dit que vous aviez retrouvé votre liberté de parole depuis que vous étiez plus gouvernement si vous aviez si vous ne faisiez pas partie du gouvernement au moment où cette loi a été adoptée à la fin de l'année dernière au début de au début de cette année est ce qu'il faut comprendre que vous ne l'auriez pas voté comme député non mais je veux je veux pas réécrire l'histoire je peux vous dire mon suppléant à l'époque s'est abstenu donc ça vous donne peut-être une indication mais le sujet est pas là le sujet aujourd'hui c'est de regarder vers l'avant moi je considère qu'on a voté une loi sur l'immigration il y a un an qu'il faut l'appliquer je regrette que dans cette loi immigration il y ait pas eu de disposition sur la régularisation des S papiers qui travaillent et qui font en partie tourner la France donc si on doit travailler sur l'immigration peut-être qu'on peut travailler là-dessus ça nous changera des je dirais des ponifs habituels cl par exemple suppression de la me de l'aide médicale c'est mais c'est totalement ridicule j'ai entendu le Premier ministre et merci hier soir dit on va essayer d'éviter les totems sur l'immigration on va essayer d'être pragmatique et efficace des de côté hein l'ame c'est une politique de santé publique c'est même pas une politique d'immigration c'est de s'assurer que celles et ceux qui sont sur notre territoire puissent être soigné correctement pour éviter pour simplifier d'engorger les urgences et éventuellement d'ailleurs de limiter les contaminations de maladies contagieuses donc non mais quand il dit que pardon mais quand Michel Barnier dit il faut éviter les totems les tabou il parle aussi il dit aussi qu'il faut aller plus loin sur la question de l'immigration Bruno rotaillot lui-même se dit prêt à aller chercher le soutien du rassemblement national vous macroniste au milieu de tout ça vous pouvez rien y faire vous juste vous constatz c'est ça non mais attendez je suis depuis hier parlementaire je fais partie d'un groupe sur lequel ce sujet est très important d'un groupe qui a souten la loi immigration mais qui était aussi très heureux je pense qu'elle s'arrête là donc on aura notre liberté collective de parole je ne souhaite en aucun cas être un frantireur mais je contribuerai à la position de mon groupe je suis assez convaincu et j'espère en tout cas qu'elle sera assez ferme sur le fait que mettons déjà en UV la loi qu'on a voté avant d'aller s'attaquer à de nouveaux poncifs et puis ensuite on verra on votera en conscience mais ce que je peux vous dire c'est que les lois qui iront chercher les voies du Front national rassemblement national pardon j'ai toujours l'habitude auront du mal à avoir les nôtres et en tout cas elles n'auront pas la mienne Roland lescur tout juste sorti du gouvernement hier et vice-président de l'Assemblée nationale vous êtes avec nous jusqu'à 9h on vous retrouve juste après le fil info il est 8h45 cler checaglini appel à la grffe de la CGT le jour du discours de politique générale de Michel Barnier rendez-vous donné aux opposants à la réforme des retraites le premier octobre le Premier ministre pourtant annonce vouloir aménager le texte la patronne de la CGT Sophie Binet demande sur France Info ce matin l'ouverture d'une conférence sur le financement des pensions objectif de Matignon garder la crédibilité de Paris sur les marchés au 20h de France 2 Michel Barnier a expliqué que des hausses d'impôts cibleraient les plus riches et les multinationales également à l'agenda du gouvernement davantage de fermeté en matière d'immigration les Libanais qui habitent non loin des bâtiments du Hezbollah priaent de fuir conseil de l'armée israélienne elle prévoit des bombardements plus intenses sur les positions de la milice chiite l'agence de presse officielle libanaise a déjà comptabilisé environ 80 frappes ce matin la Chine appelle ses ressortissants à quitter Israël CIN jeunes de 17 à 22 ans placé en garde- à vue après une Rix hier matin à Saint morort dans le Cher un homme de 21 ans a été tué à l'arme blanche à la sortie d'une boîte de nuit France Info le 830 France Info Jérôme chapui SIA braclia et l'ex-ministre de l'industrie Rolland lescur désormais vice-président de l'Assemblée nationale on parlait du budget qui est évidemment l'un des enjeux clés de cette de cet automne et pour piloter ce dossier juste au côté de Michel Barnier Laurent Saint-Martin nouveau ministre du Budget et pour piloter l'économie Antoine Armand deux inconnus he 33 et 39 ans pas d'expérience ministérielle est-ce que c'est bien raisonnable vu le contexte à eux deux ils ont l'âge du Premier ministre donc finalement ça va ils ont même un peu moins d'un an d'un an c'est vrai vous avez raison je m'étais trompé de peu non mais ce sont bon d'abord Laurent Saint-Martin il a été rapporteur général du budget il dirigeait depuis un peu plus de 2 ans business France qui est une agence d'attractivité qui permet entre autres hein il était pas seul que la France aujourd'hui soit le pays plus attractif de l'Europe donc je pense que il n'a pas à rougir de ces de ces états de service si je puis dire il maîtrisera parfaitement la technique budgétaire il a été au Parlement pendant 5 ans il connaît beaucoup des parlementaires il va devoir parler à beaucoup d'entre eux je ne suis pas inquiet et Antoine il était président Antoine Armand donc Antoine Armand pardon c ministre de l'économie et des finances euh non pas des finances enfin enfin il il va il va pas s'occuper du budget en tout cas pas technique effectivement il est ministre de l'économie et des finances c'est il s'occupe notamment de représenter la France dans les instances internationales mais pas des comptes publicqus comp il est extrêmement compétent il a été même si c'était pas très longtemps président de la commission affffaires économiques non je tous les deux compétents mais vous le savez la la la tâche elle s'annonce difficile est-ce que vous diriez comme Valérie pcres que Bruno le merire est parti en Cramant la caisse non non non je dirais pas ça il est évident que le défi du déficit budgétaire il est énorme il est devant nous et je dirais chapeau à Laurent Saint-Martin d'avoir accepté de prendre cette mission alors que le premier ministre lui n'est pas issu de notre famille politique on aurait même pu s'attendre à ce que le budget bah soit du coup aux mains de cette famille politique qui nous donne des leçons c'est une erreur de votre part de l'avoir accepté non mais on a on a je dirais un groupe des Républicains qui nous a quand même donné beaucoup de leçons de politique budgétaire depuis 2 ans et demi donc j'espère qu'ils en partageront maintenant le fardoau à un moment où où c'est pas facile où effectivement il faut limiter la hausse des dépenses et on sait bien qu'en France c'est compliqué puis il faut aussi limiter la hausse des impôts parce qu'on est déjà le pays le plus taxé du monde alors précisément Michel Barnier il a ouvert la voix hier soir à des augmentations d'impôts pour les plus fortunés et pour de grandes entreprise si on reprend ces mots il a raison de mettre fin à ce tabou c'était un tabou pour les macronistes moi je suis très sensible à l'attractivité de la France depuis quelques mois je dois le reconnaître il y a beaucoup de PDG de grandes entreprises internationales qui m'ont appelé pour me dire qu'est-ce qui se passe est-ce qu'on est en train de changer ce que vous avez fait depuis 7 ans des entreprises qui sont en train de s'installer en France qui lèvent le crayon et qui dit moi j'ai je vais attendre de voir quand même tous comment tout ça évolue avant de prendre ma décision finale moi je serais extrêmement sensible parce qu'on les rassure sur le fait que de la France reste accueillante pour développer des grandes entreprises qui permettent à des entreprises américaines asiatiques de venir en Europe et de choisir la France plutôt que l'Allemagne mais l'idée d'une contribution exceptionnelle par exemple oui alors je me méfie du du caractère exceptionnel des contributions moi je suis totalement d'accord pour dire qu'il y a pas de tabou fiscal tout ce qui peut contribuer à plus de justice fiscale très bien attention juste au niveau de l'eau plus elle monte plus on risque je dirais si on va pas chercher l'argent du côté des grandes entreprises des mul national qui font des profits on ve le chercher où alors les grandes multinationales qui font des profits en général les réinvestissent en France c'est tout ce que je veux dire he donc moi je pense que par exemple on peut envisager ça a été dit par Gabriel natal la taxation de ce qu'on appelle des rendes c'est-à-dire des profits qui sont pas liés à l'efficacité de l'entreprise mais plutôt à des profits qui tombent du ciel parce que le pétrole est au sommet ou autre on peut aussi envisager mais là encore de manière exceptionnelle des revenus des marchés financiers qui sont sans doute aujourd'hui euh je dirais allez extrêmement favorablement orienté depuis 7 ans et peut-être plus que ceux du travail les rachats d'action moi ça fait des années en fait quand je travaillais dans l'investissement avant je me battais contre les entreprises qui rachetaient leurs actions donc on peut effectivement rendre la fiscalité plus efficace mais par exemple par exemple Sophie Binet ce matin sur sur France Info Sophie Binet de la CGT disait il y a 200 milliards c'est le chiffre qu'elle donnait d'exonération fiscale pour les grandes entreprises pour voilà pour les entreprises en général et c'est làdedans qu' les piocher moi j'ai déjà eu ce débat avec Sophie Binet je l'ai entendu ce matin au moins a le mérite de la constance je vais essayer de l'ettre également on a l'état qui taxe le plus les entreprises au monde et on a aussi c'est vrai l'État qui les aide le plus au monde et la différence entre les deux c'est une des plus important au monde c'est qu'on taxe beaucoup plus qu'on aide donc c'est vrai que les aides parfois d'abord ça crée un magma administratif c'est pas toujours très compréhensible donc on peut peut-être baisser les aides et baisser les impôts mais sil s'agit de baisser les aides et d'augmenter les impôts on risque de mettre en danger l'attractivité de la France et je dis pas ça juste pour faire plaisir aux grands chefs d'entreprise des grandes entreprises je le dis parce que si on veut maintenir le modèle social français il faut évidemment créer de la richesse il faut créer de l'emploi ça fait 7 ans qu'on réindustrialise la France ça fait 7 ans qu'on recrée de l'emploi dans l'industrie évidemment ça se voit ça on se retrouve dans des territoires avec des gens qui aujourd'hui nous disent franchement merci on a trouvé un job ça faut que ça continue donc attention aux fausses solutions donc trouver le le bon équilibre dans les dépenses publiques et dans les impôts autre sujet qui va compter dans cette rentrée parlementaire le 31 octobre prochain le rassemblement national va présenter son texte pour abroger la réforme des retraites la gauche qui veulent aussi qui veut elle aussi revenir dessus et un peu coincé hein mais va essayer de de l'abroger avant vous n'êtes plus au gouvernement vous l'avez dit vous avez une liberté de parole est-ce que cette loi il faut revenir dessus non et là je vais peut-être surprendre y compris le Premier ministre qui a dit qu'il était prêt à la réouvrir on peut regarder quelques détails mais l'essentiel pour moi vraiment l'essentiel de cette loi c'est une loi de responsabilité qui explique que quand l'espérance de vie prend 10 ans on doit pouvoir effectivement pour continuer à financer ce régime extrêmement important tous travailler davantage on a l'âge de départ à la retraite le moins élevé d'Europe on a dans tous les pays d'Europe des gens qui partent à la retraite à 65 67 on l'a fait passer à 64 et c'était pas pour emmerder les Français comme on a parfois tendance à le dire mais pour préserver un système moi je suis vraiment l'opposition c'est facile la responsabilité elle est toujours pour les autres aujourd'hui il'est pas question pour vous de toucher au 64 ans ben moi je considère que là c'est ni un tabou ni un totem c'est une loi de raison qui permet d'équilibrer le système travaillons sur les carrières longues à la marche travaillons peut-être sur les petites retraites même si on l'a déjà fait abroger la réforme de retraites c'est faire baisser les petites retraites qui ont augmenté 1er septembre grâce à cette réforme mais globalement n'oublions pas que ce système ce régime si on veut le sauver ben oui puisqu'on est moins nombreux à travailler et plus nombreux à être retraités il faut qu'on travaille tous davantage on a entendu un Michel Barnier hier qu'il a dit qu'il était prêt à réformer la retraite c'était son réformer la réforme des retraites c'était son son expression pour vous il y a il y a queun travail à la marge non mais moi ce que j'ai ce que j'ai apprécié dans ce qu'il a dit c'est qu'il fallait que les partenaires sociaux s'en saisissent sopiné encore une fois ce matin sur France Info elle dit nous on ve bien s dit je veux taxer davantage voilà on la retraite à 60 ans les impôts les Hauses des salaires et demain on reste gratis bah non c'est pas comme ça que ça va fonctionner donc si on est capable de mettre les partenaires sociaux autour de la table de dire garder l'objectif d'équilibrage de ce système qui est un système qui fait la fierté de la France mais qui était en déséquilibre en en changeant les paramètres très bien mais on ne peut pas juste dire 60 ans les salaires à la hausse on taxe tout le monde et tout va bien se passer parce que ça c'est contreproductif et vraiment ça risque de mettre l'économie française en danger et ça je m'y oppose Roland lescur vous êtes vice-président de l'Assemblée nationale on l'a dit désormais le bureau a jugé recevable la semaine dernière la motion de destitution du président de la République c'est inédit elle doit être soumise donc à la commission des lois puis aux députés dans l'hémicycle vu le contexte politique qu'on connaît aujourd'hui depuis la dissolution est-ce que vous ne vous dites pas en privé entre macronistre Emmanuel Macron l'a quand même bien cherché non moi je enfin je suis vraiment effaré de ce qui s'est passé en bureau j'ai été la semaine dernière où le parti socialiste le groupe socialiste a décidé de voter la recevabilité d'une processus de distitution contre le président de la République que la France insoumise décide de mettre à mal les institutions ça fait des années qu'ils le font j'allais dire rien de nouveau sous le soleil de Caracas mais que le Parti socialiste qui avait d'ailleurs il y a quelques années refuser la même processus de destitution vis-à-vis de François Hollande décide de dire oh je vais pas voter pour il y a pas de raison grave il y a pas de raison sérieuse mais ça se débatbat ça se débat est-ce que c'est pas une manière de dire B on fait jouer la démocratie non non mais on peut débattre de tout les représentants des des Français le bureau de l'Assemblée nationale doit se prononcer sur la question de savoir si le motif est grave ou sérieux le fait de choisir un premier ministre C qui ne leur plaît pas c'est la prérogative constitutionnelle du président de la République donc dire que sous ce prétexte on doit pouvoir débattre de sa destitution un évidemment ça affaibli l'institution présidentielle mais de surtout ça affaibli le bureau de l'Assemblée nationale donc ça affaibli l'Assemblée nationale moi je vais être un MRE actif de cette assemblée je vais m'assurer que je dirais sa force institutionnelle soit préservée et je pense que le Parti socialiste l'a affaibli en acceptant de voter cette processure de desstitution je le regrette maintenant elle ira en commission des lois j'en suis membre je voterai évidemment contre elle ira à l'hémicycle je voterai évidemment contre mais je dirais ce qui s'est passé est grave très grave mais reste quand même Roland lescur et vous le voyez bien dans l'opinion un français sur de réclame la démission de d'Emmanuel Macron aujourd'hui vous comprenez qu'il est déçu qu' voilà qu'il soit plus du tout à la hauteur des attentes des Français non moi je je comprends que que les Françaises et les Français soient pour le moins troublé de la situation institutionnelle dans laquelle on je l'ai dit dès le début ils ne se reconnaissent pas tous dans ce gouvernement il y en a qui ont voté à l'extrême droite qui n sont pas du tout il y en a qui ont voté à la gauche et pas seulement extrême gauche et qui n'y sont pas non plus ça je le reconnais mais attention vous parlez d'un sondage si on commence à mettre à mal les institutions au gré des sondages c'est la fin de la démocratie représentative fin de l'Assemblé nationale attention à ne pas jouer avec ces institutions dans les secondes qui nous reste parce que vous êtes vice-président de l'Assemblée ça concerne la représentation nationale des notamment des 11 millions de Français qui ont voté pour le rassemblement national il y a trois commissions sur H qui n'ont plus de présidents aujourd'hui il y a un vice-président de l'Assemblée il y a une un poste de vice-président de l'Assemblée est-ce que vous estimez que les différents partis les diff groupes doivent faire barrage au rassemblement national pour l'élection à ses postes on avait pris une position très claire au mois de juillet c'était ni RN ni LFI on l'a tenu et on la tiendra encore j'espère à l'occasion de ces nouvelles élections ensuite chacun prendra ses responsabilités donc pas de poste au rassemblement national sur C en tout cas moi je ne voterai ni pour l'un ni pour l'autre merci Roland ESC d'avoir été avec nous ce matin sur France Info [Musique]