"Nous ne sommes pas d'extrême droite" : Sébastien Chenu
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
place à notre invité politique à présent bonjour Sébastien Chenu vous êtes vice-président du rassemblement national député du Nord et également de l'Assemblée nationale les frappe israélienne sur Rafa pour pour commencer au moins 45 morts on parle de 250 blessés et des frappes qui malgré tout se poursuivent encore hier soir et et ce matin faut-il commencer à condamner plus fermement selon vous l'armée israélienne à sanctionner peut-être cette cette action d'abord moi je je veux m'incliner devant les victimes civiles de ce que netanou a appelé un accident euh simplement aujourd'hui n c'est moi vous Chocque justement d'accident bah c'est en tous les cas comme ça qui le présente mais il y a une enquête en fait de l'ONU qui va être diligenté donc restons prudent moi je pense que on a déjà vu dans ce conflit évidemment un certain nombre de de moments où on affirmait des choses puis derrière on a vu que les enquêtes je pense à l'hôpital de Gaza les enquêtes venaient atténuer démentir ou ou donner une autre une autre vérité donc restons prudents c'est d'ailleurs probablement la première chose à faire et rester prudent vous P oubliez non plus que le Hamas joue beaucoup la provocation je veux dire ils avaient tiré h roquettes la veille sur Israël donc évidemment sans faire de VI sans faire de victime certes mais il se cachent derrière les populations civiles bien souvent donc on voit bien qu'on a face à nous une organisation terroriste avec laquelle il n'est pas possible de discuter quand j'entends il faudrait un cesser le feu in cesser le feu c'est entre des armées régulières le Hamas n'est pas une armée régulière ce que vous dites déjà c'est que lancer de la part du Hamas bien sûr une une série de roquettes de puis Rafa qu'ensuite il y ait des répercussions c'estàdire une série là aussi de frappe sur Rafa en réponse c'est une manière pour le le Hamas de manipuler un peu l'opinion pour faire en sorte bien sûr ce sont des provocations qui visent Israël à réagir et peut-être parfois à surréagir mais en tous les cas ce sont des provocations le Hamas évidemment n'est pas une armée avec laquelle on peut faire un cesser le feu c'est une organisation terroriste et puis surtout avant de parler tout ça il y a un préalable c'est la libération des otages je ve dire on ne peut pas considérer que les gens se mettront un jour autour de la table à partir du moment où il y aura encore des otages retenus par cette organisation terroriste oui mais sur la question du civil est-ce qu'il ne faut pas commencer aussi à mettre un peu davantage la pression sur Israël on essaie déjà de le faire ça et là c'estàd que la France commence à dire qu'il faut un cesser le feu commence à à exiger justement l'arrêt de ces massacres de civil est-ce qu'il faut que la position bouge de manière plus unanime non la pression elle la mre sur la libération des otages à partir du moment où il y a des otages il n'est pas possible de discuter avec une organisation terroriste d'ailleurs discuter avec une organisation terroriste n'est pas non plus raison on ne discute pas avec des terroristes on ne discute pas avec des gens qui utilisent de tels moyens pour essayer faire plier quand j'entends des gens qui disent ah mais aujourd'hui il faut reconnaître la Palestine enfin et puis quoi encore ça veut dire qu'en fait le fait d'avoir massacré d'avoir fait le plus grand progromme ça rendrait service au has selon vous mais évidemment ça lui donne raison ça veut dire que lui qui a utilisé la force lui qui a massacré des civils des jeunes à une fête et bien finalement verrait une de ces revendications reconnues donc évidemment c'est pas comme ça qu'il faut traiter le sujet moi je regrette aussi si c'est l'importation de ce conflit sur notre territoire manipulé utilisé à des fins électoralistes par la France insoumise la France Intifada en fait qui cherche à satisfaire une clientèle électorale et non pas à apaiser les choses on a besoin de recul on a besoin de prudence dans ce dossier-là on n pas besoin d'emballement et puis surtout on a besoin de réaffirmer que israël est une démocratie qui lutte contre des terroristes qui sont venus tuer les siens vous parlez de France Intifada vous pensez que c'est vraiment un sentiment qu'on a aujourd'hui sur le territoire en français ah bah concernant la France insoumise moi j'appelle ça la France Intifada effectivement ils jettent de l'île sur le feu ils appellent au soulèvement madame Hassan qui est candidate sur la liste Mélenchon elle appelle au soulèvement dans les fac c'est-à-dire qu'en fait ils appellent à rendre la situation encore plus intenable à pousser les gens notamment ici en France à s'opposer les uns et les autres sur ce conflit je pense qu'on a besoin encore une fois d'apaisement on a besoin de regarder les choses avec beaucoup de distance mais surtout à garder en tête que Israël a été attaqué par une force terroriste que nous nous condamnons qu'avec Marine Le Pen nous avons condamné immédiatement mais que des organisations comme la France insoumise n'ont jamais reconnu comme n'ont jamais voulu qualifier de terroristes Sébastien je nous parlons de politique stricto sensu est-ce que vous vous êtes en faveur d'un débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen ça a beaucoup été dit évoquer ces derniers jours oui al on voit bien qu'Emmanuel Macron supplie maintenant Marine Le Pen quand il ne la siffle pas d'ailleurs de faire un débat parce qu'il faut sauver Valérie ayet on voit bien que la candidate on l'a encore vu hier soir sur une chaîne concurrente la candidate macroniste dès qu'elle ouvre la bouche elle perd des points donc ils ont tenté le coup avec Gabriel Attal ça n'a pas marché visiblement les Français dans les sondage considère que Jordan Bardella a remporté le match le débat vis-à-vis de Gabriel Atal et donc maintenant Emmanuel Macron qui sort totalement de son rôle de président au-dessus des partis je rappelle que dans notre Constitution on est le président de tous les Français on est au-dessus des partis et que là il rentre dans une élection européenne comme un militant politique mais ça veut dire que lui part du principe que systématiquement si un tel débat devait avoir lieu il en sortirait vainqueur ah ben il part de ce principe enfin c'était aussi le le principe sur lequel Gabriel Atal devait être vainqueur le principe selon lequel Valérie a on allait voir ce qu'on allait voir c'était une candidate qui connaissait tous ces dossiers résultat elle nage complètement dès qu'elle est VO Marine Le Pen a dit qu'elle acceptait s'il y avait un enjeu c'est que si Emmanuel Macron qui s'engagerait comme militant politique dans un débat face à Marine Le Pen perdait cette élection europenne si sa liste était devancée par celle du rassemblement national et bien il fallait en tirer les conséquences parce que s'il y a pas d'enjeux c'est trop facile et si Emmanuel Macron ne le souhaite pas c'est-à-dire une dissolution ou une démission alors ce débat peut attendre la rentrée puisqueil y a encore 3 ans à j'allais dire à avoir à subir Emmanuel Macron et Marine Le Pen a dit qu'elle était tout à fait disposée je pense queon peut imaginer aussi d'autres débats à partir de la rentrée pour savoir ce qu'Emmanuel Macron compte faire dans les 3 ans qui viennent parce que les mauvaises surprises vont arriver après les élections européennes on le voit sur la réforme du chômage en tous les cas des indemnisations des chômeurs et Marie Le Pen compte bien lui demander ce qu'il compte faire au français les mauvaises surprises qu'il réservve aux Français donc à aucun moment comme ça a été dit dans certaines dans certains articles de presse Marine Le Pen a peur je crois que vous savez nous on n pas peur du débat tous nos candidats vont débattre on ne doute pas d'ailleurs de notre candidat aux élections européenes VZ nous on doute pas de Jordan Bardella il est candidat c'est le président de notre parti évidemment les macronistes doutent de leur candidat donc ni Marine Le Pen ni Jordane Bardella n'ont peur mais encore faut-il que ce ne soit pas d'ailleurs le pouvoir qui fixe les règles on n'est pas là pour obéir au coup de siffl du pouvoir parce que ils sont dans une situation assez désespérée vous mentionnez Jordan Bardella qui selon notre dernier sondage ifob fiduciale pour LCI arrive à 33 % et demi les intentions de vote pour les européennes dans dans quelques jours maintenant il semble inarrêtable qu'est-ce que qu'est-ce que c'est le RN aujourd'hui sans Jordan Bardella est-ce que c'est un RN qui est affaibli est-ce que Jordan Bardella porte à lui tout seul le RN non Jordan Bardella est le président d'un mouvement politique le premier mouvement politique d'opposition la première opposition les républicains peuvent pas se considérer comme mtant des opposants on le verra lors de la motion de censure s' europé la popularité il est Président il est président du parti il est candidat aux européenne il est normal qu'il soit là et en plus je crois qu'il a apporté quelque chose au mouvement il a élargi notre socle électoral il a apporté quelque chose de différents et pendant des années on nous a beaucoup fait le reproche de dire on ne voit que Marine Le Pen au rassemblement national on a entendu ça pendant des années aujourd'hui vous avez Jordane Bardella vous ave voit que Jordane Bardella aujourd'hui non mais on voit Marine Le Pen on voit Jord on réclame Marine Le Pen même pour faire des débats il y a Jordan bardellaa et puis vous avez parce que vous les recevez d'ailleurs beaucoup d'autres figures du rassemblement national qui viennent de s'exprimer on est un parti politique qui se prépare à redresser le pays si les Français nous font confiance justement ce soir il y a bien sûr à 20h sur sur LCI l'émission vous avez 15 minutes où les candidats uit candidats vont justement débattre de leur vision européenne c'est quoi la la vision de Jordane Bardella comment ils compte faire la différence et espérer encore mobiliser peut-être davantage ou est-ce qu'on estime que c'est assez qu'on peut dire absolument ce qu'on veut sur sur l'Europe à partir de non non non je crois que l'importance c'est de mobiler disaent les Français il y a beaucoup d'abstention traditionnellement à cette élection européenne donc c'est d'expliquer les visions qui sont les nôtres il y a une vision macroniste je pense qu'on l'entend on l'a entendu hier dans le discours du président de la République qui est fanatiquement européiste c'est-à-dire qui est pour des accords de libre échance qui voit l'immigration comme un projet là où nous la voyons comme un problème qui considère qu'il faut élargir qui considère qu'il faut un impôt européen et bien nous nous considérons que l'Europe doit être au service des nations c'est-à-dire que l'Europe ne doit pas venir empiéteré sur ce que la France peut faire doit faire veut faire au bénéfice des Français mais doit être à son service c'est pas le cas actuellement nous on considère qu'effectivement il faut redistribuer rebattre les cartes redistribuer les règles du jeu sur je le disais les accords de libre échange le pacte d'migration doncous considère qu'on n pas à accueillir et répartir les migrants dans l'ensemble du territoire on doit s'opposer à ce projet migratoire donc effectivement on a des visions qui sont totalement antagonistes de celle d'Emmanuel Macron mais qui semble être soutenu je crois par aujourd'hui de très nombreux Français Emmanuel Macron qui hier en Allemagne a parlé de de vent mauvais concernant la montée des des parties d'extrême droite vous sentez visé évidemment qu'est-ce que vous pensez de ce terme vent mauvais bah extrême non mais parce que si en fait si on n pas d'accord avec Emmanuel Macron on est d'extrême droite qu'est-ce que c'est que cette histoire votre parti le RN est un parti d'extrême droite vous bon quoi bah en qu'est-ce qui définit le fait qu'on soit d'extrême droite je vous le demande non non vous l'affirmez qu'est-ce qui définit parti votre par n'est pas d'extrême droite en quoi vous pouvez me dire je suis alors je vous invite à aller regarder sur à peu près toutes les définitions de RN aujourd'hui vous allez voir c'est parti ce son des affirmations il y a pas de quelle est la définition d'extrême droite monsieur puisque vous affirmezme droite dit-o non mais mais moi je vous dis je ne suis pas nous ne sommes pas d'extrême droitous sommes un parti patriote nous sommes un parti souverainiste qui considère que les intérêts de la France doivent être défendus avant quiconque avant autre chose mais c'est pas être un parti d'extrême droite que de dire ça l'extrême droite vous savez si vous connaissez l'histoire conteste les institutions c'est pas du tout notre cas fait appel à une certaine forme de violence c'est pas du tout notre cas donc si vous voulez nous nous défendons l'intérêt des Français avant toute chose mais si on n'est pas d'accord avec Emmanuel Macron on est immédiatement classé comme étant l'extrême droite ça fait du monde quand même qui devient d'extrême droite dans notre pays donc je pense que cette caricature et vous allez même jusqu'à Donald Tusk voyez-vous Premier ministre polonais présenté comme le rempart comme l'extrême droite qui dit aujourd'hui je ne compte pas accueillir un migrant et je ne compte pas payer une seule amende pour accueillir un migrant il est devenu d'extrême droite Donald Tusk ou madame bréjon euh député Renaissance qui dit qu'effectivement l'immigration a un lien avec la délinquance elle est aussi devenue d'extrême droite tout ça ne tient pas de bout en réalité il y a deux projets qui se font face- à face notre projet patriote de défense des intérêts des Français puis un projet libéral de soumission à l'Europe de déconstruction et d'effacement aussi de la France que défend Emmanuel Macron merci beaucoup Sébastien Chenu votre voix est entendue
Sébastien Chenu