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AutreC dans l'air (sur YouTube)· 2 novembre 2023 65 minMixteSécuritéEnvironnement & énergie

Tempête Ciaran : la France se barricade #cdanslair 01.11.2023

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 3 %Attaque 1 %Défensif 2 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:01:47OuverteRéponse partielle

    Est-ce que je peux me rendre à mon travail demain matin dans le Pas-de-Calais ?

  • 1:02:08OuverteRéponse directe

    Comment les oiseaux font-ils face à une telle tempête ?

  • 1:02:37OuverteRéponse directe

    Pourquoi les tempêtes se passent-elles souvent la nuit ?

  • 1:03:22OuverteRéponse directe

    Si mes panneaux solaires sont détruits, l'assurance paiera-t-elle les mensualités de mon emprunt ?

  • 1:03:55OuverteRéponse directe

    Comment les pompiers se préparent-ils avant ce genre de tempête ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:02:49InvitéFait
    « c'est en deuxième partie de nuit et vers le petit matin »
  • 1:03:00InvitéFait
    « ça vient en fait des gradients de température que l'on a dans la basse couche de l'atmosphère »
  • 1:04:51PrésentateurChiffre
    « des rafales de vent pouvant aller jusqu'à 170 km heure »

Temps de parole

  • Présentateur69 %
  • Invité13 %
  • Invité 211 %
  • Locuteur non identifié2 %

2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small3.2:24b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous. Fermer ses volets, rentrer son mobilier de jardin, mettre sa voiture à l'abri. Tout l'ouest de la France se barricade avec l'arrivée cette nuit de la tempête Chiaran. Des rafales de vent pouvant aller jusqu'à 170 km heure du jamais vu depuis les tempêtes de 99 qui ont fait 92 morts. Question, à quoi faut-il s'attendre cette nuit ? Quelles sont les précautions à prendre ? Quelles sont les régions concernées ? Car la carte des risques évolue, l'île de France et la Corse du Sud viennent de passer en vigilance orange pour la journée de demain.

Et puis jusqu'où les assurances accepteront-elles de couvrir des risques qui ne cessent d'augmenter avec le dérèglement climatique ? Et puis enfin cette question qui dérange, est-ce bien raisonnable de vouloir habiter en bord de mer au plus près du littoral ? C'est le sujet de cette émission de S'est dans l'air intitulée ce soir Tempête Chiaran, la France se barricade. Pour répondre à vos questions, nous avons le plaisir d'accueillir Françoise Vimeux, vous êtes climatologue et directrice de recherche à l'IRD, c'est l'Institut de Recherche pour le Développement.

Chloé Nabédian, vous êtes journaliste spécialiste des questions météorologiques et climatiques, vous présentez le magazine À la vie, à la terre sur TV5 Monde. Lieutenant-colonel David Anotel, vous êtes membre de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France. Et enfin Philippe de Sertines, directeur de l'Institut de Haute Finance, vous dirigez la chaire Finagri à la Sorbonne. Je rappelle que vous présidez le comité 21 et votre livre Le Grand Basculement, c'est chez Robert Laffont. Merci de participer à cette émission en direct. Chloé Nabédian, peut-être d'abord de façon très factuelle, à quoi faut-il s'attendre cette nuit à partir de minuit, si on a bien compris ?

1:51
Invité

Effectivement, on entend beaucoup parler de la vigilance rouge, mais elle sera vraiment émise que pour ce soir. Le plus gros de la tempête est vraiment dans le courant de la nuit. Ça va taper en premier la Bretagne, les pays de la Loire. On ne sait pas encore exactement la trajectoire de cette tempête. Elle pourrait passer un peu plus au sud ou un peu plus au nord. Mais globalement, c'est vraiment la Bretagne qui sera impactée en premier. Et ensuite, en deuxième partie de nuit, et surtout demain matin, ça va toucher les côtes de la Manche, avec des rafales, comme on l'avait dit, jusqu'à 170 km par heure, notamment en Bretagne attendue.

Donc le danger est très important, avec des vagues jusqu'à 10 mètres de hauteur. Il faudra vraiment faire attention là où la Marraie est. Des vagues jusqu'à 10 mètres de hauteur ? Il y a plusieurs phénomènes cette fois-ci, parce qu'on a ce phénomène de surcote. Avec cette dépression qui est en place, il y a beaucoup moins de pression qui est exercée sur l'eau. Donc elle remonte naturellement, on attend donc une surcote. Et en plus, des rafales extrêmement importantes qui vont générer ces vagues assez monstrueuses. Et parfois, ça peut vraiment être l'équivalent d'un immeuble qui peut tomber dessus et s'étaler ensuite sur le reste des maisons qui sont malheureusement trop près du rivage.

Donc ça, c'est le risque de vagues submersions et le risque de vent qui sera très important. Et en plus, il y a beaucoup de pluie avec cette tempête qui va arriver. Et il faudra faire attention, notamment lorsque la Marraie sera particulièrement haute. Alors les coefficients de Marraie seront moins importants, heureusement, que ces derniers jours. Mais malgré tout, lorsque la Marraie sera haute demain matin, en Bretagne, et ensuite, plutôt un peu plus tard, vers midi et dans le courant de l'après-midi, en Normandie, c'est là où il faudra rester quand même très attentif.

3:20
Présentateur

François Zumeux, le problème, c'est qu'il y a de la tempête et de la Marraie haute. C'était le scénario catastrophe de 2010, ça, de Xintia.

3:29
Invité

Oui, alors en fait, la submersion marine, qui a été très bien expliquée, ça vient augmenter le niveau de la mer, qui lui-même augmente année après année à cause du changement climatique. Donc le risque de submersion marine, il est plus fort aujourd'hui qu'il y a 10 ans, 50 ans ou même un siècle. Et puis, parce que le niveau moyen de la mer est plus élevé, et comme il se surélève encore un peu avec cette dépression au-dessus de la surface de l'eau, eh bien, en fait, on a une élévation ponctuellement dans le temps du niveau marin.

Et donc, si c'est en plus couplé à des grandes marées, là, ça sera moins le cas par rapport à la tempête Céline il y a quelques jours, eh bien, ça favorise, ça facilite l'entrée de la mer à l'intérieur des terres.

4:14
Présentateur

Alors, lieutenant-colonel David Anotel, c'est vrai qu'au téléphone, on s'appelle, tout le monde prend ses précautions. Gérald Darmanin a donné un conseil, rentrer chez soi, ne pas sortir de chez soi, rentrer chez soi dans la nuit, de mercredi à jeudi. Chloé Nabédian nous parlait de vagues de 10 mètres de haut. Ça n'arrive pas qu'une fois dans la vie d'avoir des vagues de 10 mètres de haut. On peut comprendre qu'on ait envie d'aller les voir, ces vagues de 10 mètres de haut. Alors, effectivement, on peut comprendre qu'on ait une forte envie d'aller les voir, de garder des souvenirs, puisqu'on a tous des téléphones portables.

Mais d'une part, ça va se passer pour une grande partie dans la nuit. Et pour ce qui est de la partie de la tempête qui circulera demain, on ne peut qu'inciter nos concitoyens, effectivement, à rester chez eux, à avoir pris leurs précautions en amont. C'est le cas avec les conseils de préhension qui sont donnés depuis de nombreuses heures maintenant. C'est tout l'intérêt des Vigences Météo France, qui ont été créées et mises en place après le passage des tempêtes de 1999. Il ne faut pas l'oublier. Donc, on a maintenant tout ce mécanisme qui permet une anticipation, donc de conseiller aux gens. Alors, quels sont les conseils ? Moi, j'en ai cité deux, trois. Rentrer son mobilier de jardin.

C'est ça. Parce qu'un... Fermez ses volets. Rentrez la voie. Un parapluie. Un parapluie va s'envoler. Des chaises vont s'envoler, vont finir sur le toit du voisin ou dans votre véranda. De rentrer votre véhicule, si vous avez la possibilité de le mettre dans un garage fermé. En sous-sol ? Alors, en sous-sol, c'est à voir, parce qu'il y a aussi des sous-sols qui sont inondables. On l'a vu dans certaines situations dans le sud-est de la France, à Mandelieu, il y a quelques années, avec des personnes qui ont voulu sortir leur voiture du sous-sol qui était inondé. Donc, en aucun cas, il faut descendre lorsqu'il y a une montée des eaux. Là, on est dans un cas extrême.

On est avant tout sur un risque de vent. Donc, on peut quand même imaginer qu'il est plus important, dans un premier temps, de mettre sa voiture dans son garage, voire dans son sous-sol. Mais en tout cas, en imaginant de ne pas avoir à l'utiliser. Et demain, on sera sur une reprise de l'activité au petit matin. Il faudra, pour beaucoup, faire le choix de rester chez soi. Maintenant, il y a le télétravail pour un certain nombre de personnes. Et peut-être de différer son déplacement matinal, que ce soit pour aller au travail ou pour aller faire, je ne sais pas, des courses. Mais pourquoi ? Parce que même en voiture, on est à risque. En voiture, il y a plusieurs raisons pour cela.

Le vent va continuer encore demain matin. Donc, effectivement, vous pouvez être pris sur une rafale et perdre le contrôle d'autre véhicule. Il y a des risques de chute d'arbres, de chute de matériaux divers. On parle, on pense à tout ce qui est installation de chantier, par exemple, lorsqu'on est en ville ou tout autre type de matériel qui peut venir à s'envoler. Donc, il y a effectivement un risque. Et puis, on multiplie les personnes sur les routes. Il y a un risque d'inondation qui est présent. Donc, on pourrait avoir également des routes qui peuvent être obstruées, bloquées. Donc, autant laisser le passage libre pour les éventuels secours nécessaires.

Donc, on le redit encore une fois, effectivement. Et donc, on ne va pas travailler ni en voiture, ni à vélo ? Encore moins à vélo, effectivement. En particulier sur les régions qui vont être très, très largement exposées. Chloé Nabédian, on a du mal à se rendre compte ce que c'est qu'un vent de 150 km heure. Est-ce que je peux marcher ? Imaginons que j'ai très envie de voir la plage, je désobéis. Il y a un vent de 150 km heure. Je perds l'équilibre en marchant sur la plage ?

7:23
Invité

Vous ne pouvez pas tenir debout. Pour avoir testé dans un simulateur de vent, les différents niveaux justement d'une tempête, déjà à 50 km heure, j'étais étonnée de voir que tout s'envolait autour de moi. Une rafale, c'est extrêmement violent et soudain. Et à 130 km par heure, j'étais obligée vraiment de me recroqueviller au sol, de totalement me protéger au niveau du corps parce que je ne pouvais plus tenir debout. Et moi, je me rappelle petite de ces images de Martin et Lothar à Paris, où je voyais les gens s'accrocher aux poteaux électriques et ils montaient carrément à l'horizontale.

Donc, la force d'un vent avec une rafale à 170 km par heure, vous ne pouvez pas rester debout, vous ne pouvez pas marcher, ce n'est pas possible. Donc, il faut vraiment rester calfeutré chez soi. Peut-être un dernier conseil aussi, c'est ceux qui ont des volets électriques parce qu'il y aura probablement des pannes électriques. Donc, ne fermez pas complètement les volets électriques. Gardez peut-être une marge de sécurité pour pouvoir sortir éventuellement le lendemain, si jamais l'électricité…

8:15
Présentateur

Effectivement, et dans la continuité… Les volets, on les ferme ? Alors, on les ferme, effectivement, c'est préférable dans tous les cas. Mais effectivement, dans la continuité de la probabilité d'avoir des coupures d'électricité, c'est d'avoir quelques produits de première nestée, un petit peu de nourriture. On ne demande pas de faire des stocks de trois jours, mais 24 heures ou 36 heures. Si possible, un téléphone portable chargé, tout en sachant qu'il est probable que malheureusement les réseaux de télécommunication subiront des dommages. Mais en tout cas, d'avoir quelques effets personnels… Vous attendez à ce qu'il y ait des lignes de télécom et d'électricité qui tombent en rade ?

Très clairement, 140, 150, 160 km heure, on arrive à des vents vraiment extrêmes. Alors, on n'est pas dans les vents de 99, parce qu'on était à plus de 160 sur l'île de France. Mais on va s'en rapprocher dans des régions qui sont certes un peu mieux préparées, parce qu'il y a sur ces zones-là du vent un peu plus régulièrement que dans d'autres territoires français. Mais on va être sur des rafales. Et là, les rafales, effectivement, il y a la problématique du vent continu à 110, 120, 130 km heure. Mais des rafales à 160 km heure sur des bâtiments ou du mobilier fragilisé, les conséquences sont immédiates. Si on a un balcon avec des fleurs… On les rentre.

On les rentre, parce que sinon elles tombent sur les… Il y a un risque que ça tombe, effectivement, en particulier en ville, sur les personnes qui seraient en dessous, les voitures ou n'importe quelle autre conséquence immédiate. Bon, alors, les dégâts sont assurés, Philippe de Sertines. Justement, c'est le bon mot, assurés, mais on est assurés. Ça, c'est quand même la bonne nouvelle, c'est de se dire que toutes ces maisons très exposées en bord de mer sont assurées contre la tempête. Pourquoi je vous pose la question ? Parce qu'on sait qu'en Floride, il y a les assureurs maintenant qui refusent d'assurer les habitations. Est-ce que c'est ce qui nous pend au nez ?

Alors déjà, il faut commencer par chez nous en disant, vous êtes assurés, enfin, regardez bien votre contrat. C'est une chose importante parce que vous pouvez avoir, vous voyez, vous êtes obligés d'avoir, par exemple, vous êtes propriétaire, quand vous allez acheter, vous devez avoir une assurance tout de suite. Mais si vous avez pris la base du contrat d'assurance, par exemple, vous n'avez pas nécessairement une assurance contre les catastrophes naturelles. Donc, dans votre contrat, il faut bien vérifier ce qu'il y a dedans ou pas dedans. Par exemple, ce qu'on disait tout à l'heure, le mobilier de jardin n'est pas forcément assuré. Votre barbecue n'est pas forcément assuré.

Donc, il faut vraiment regarder. Et là, pour le coup, c'est vrai que ce soir, peut-être avant que la lumière ne s'éteigne, on peut espérer. Alors, toujours pareil, peut-être, on aura peut-être un phénomène moins dur qu'on l'a pensé, mais on aura peut-être la prochaine fois quelque chose de beaucoup plus dur. L'important, c'est aussi du point de vue de l'assuré, de s'y préparer. Donc, ça veut dire effectivement bien regarder ses contrats, dire peut-être, tiens, en fait, maintenant, si je n'ai rien cette fois-ci, il faudrait peut-être que j'aille voir mon assureur pour compléter mon contrat, parce que finalement, tout ce qu'on est en train de raconter, ce n'est jamais que pour le voisin.

Ça peut vous arriver généralement, évidemment, au moment où vous n'y attendez pas. Et puis, d'autre part, là aussi, le dossier d'assurance, ça se prépare. Ça veut dire, là, vous avez encore le téléphone qui fonctionne, on le disait, l'appareil photo. S'il y a des endroits, vous venez de refaire, etc., vous pouvez prendre des photos, préparer les dossiers. Les assureurs le recommandent. Avoir maintenant avec le téléphone portable, vous avez la date, vous avez l'heure. Et donc, on peut éventuellement avoir un dossier si on est en première ligne ou si on est manifestement dans un passage où les vents sont très violents ou risquent d'avoir des dommages, commencer à anticiper.

Et puis, évidemment, alors quand on évoque plus largement les problématiques de l'assurance, il est évident que peut-être aujourd'hui, on dit, je suis bien assuré. Donc ça, toujours à vérifier et toujours à le constater quand on va avoir la problématique. Et puis, demain, la répétition de ce type d'événements associés à des événements de plus en plus terribles en termes économiques font qu'on dit, mais en réalité, le système d'assurance d'avant, il ne fonctionne plus. C'est-à-dire qu'on ne va pas arriver à suivre pour indemniser toutes les personnes victimes de sinistres parce que ces sinistres, ils ne cessent, on va dire, d'augmenter et de s'est de multiplier.

Vous avez la grêle terrible, vous avez la sécheresse, vous avez les conséquences de la sécheresse sur les maisons qui coûtent beaucoup, beaucoup plus tard. L'assurance, ça ne fonctionne que si le dommage est exceptionnel. Alors même... S'il devient récurrent... Figurez-vous que même le terme, en France, parce que tout le monde n'a pas la même définition dans le monde de catastrophe naturelle. Il y a eu une étude du Sénat pour regarder comment on définissait dans les différents pays d'Europe. En France, il y a vraiment cette idée, c'est un phénomène exceptionnel.

C'est-à-dire qu'on peut avoir, demain, l'État et les assureurs qui diront, là, ne dites pas que c'est un phénomène exceptionnel, ça fait quatre fois qu'on l'a cette année. C'est-à-dire pas de possibilité d'avoir recours, notamment, au fonds de catastrophes naturelles qui existent en France. Qui est, alors, pour le coup, vraiment une singularité française. Depuis 1982, on a créé un fonds de solidarité en cas de catastrophe naturelle. Mais il faut que ce soit reconnu. Et ça, c'est tout le problème, bien sûr. C'est pas vous, en tant qu'assuré, qui devez le demander. Peut-être précisons-le tout de suite.

Les gens qui, demain, vont dire c'est terrible, je vais téléphoner tout de suite pour être catastrophe naturelle. Non, c'est pas vous, c'est votre commune. Et c'est votre commune qui va avoir l'état de catastrophe naturelle qui sera déclaré par un comité interministériel. Ça, c'est évidemment important parce que ça veut dire qu'en plus de l'assurance, vous avez le fonds d'État français qui vient éventuellement vous indemniser en complément de vos assurances. Alors, les experts évoquent donc ce matin une potentielle bombe météorologique. La tempête Carane arrive ce soir en France. Et on l'a dit, le pays se barricade pour se protéger contre des vents qui pourraient atteindre 170 km heure.

C'est surtout la façade ouest qui est touchée. Trois départements, le Finistère, les Côtes d'Armor et la Manche ont d'ailleurs été placés en vigilance rouge. Sujet de Juliette Vallon, Michel Bouilly.

13:57
Locuteur non identifié

Des sacs de sable pour affronter la tempête Carane. À quelques heures de l'arrivée d'une bombe météorologique, comme le disent les prévisionnistes, la Manche se prépare au pire. On peut avoir beaucoup de dégâts, tu sais jamais. C'est 150 km heure qui est prévu, ça fait beaucoup. Puisque l'inondation, bien sûr. Même si elle est légère, puisqu'on voit que la pente n'est pas là, mais ça va très très vite. Mais malheureusement, contre l'eau, il n'y a pas grand chose à faire et nous sommes vraiment impuissants. Le plus que l'on peut faire, en tout cas, il faut tout essayer. Riverains, restaurateurs, mais aussi pêcheurs.

Tout le monde s'organise pour éviter un maximum de dégâts et d'accidents avec des vents qui pourraient souffler jusqu'à 170 km heure sur les côtes cette nuit. Ici, non loin de Boulogne-sur-Mer, cet élu préfère fermer l'accès à la plage.

14:42
Présentateur

La priorité, c'est quand même d'être attentif à la sécurité de tous les concitoyens, quels qu'ils soient. Même si un badou vient d'ailleurs pour voir la mer s'éclater sur la digue, il faut quand même que les gens pensent qu'il y a toujours un risque.

14:54
Locuteur non identifié

Ce soir, les côtes d'Armor, le Finistère et la Manche passeront en vigilance rouge pour vents violents, pluies et risques de vagues submersion. La tempête Kiran, un phénomène météo caractérisé par un vent d'altitude renforcé soudainement par des écarts de température.

15:11
Présentateur

En ce moment, la tempête Kiran qui a commencé à se créer à l'est du continent américain est propulsée par le jet stream qui est un courant atmosphérique qui est tout le temps en place grâce à la rotation de la Terre dans l'hémisphère nord. Ce jet stream est en train de pousser la tempête Kiran vers les côtes européennes à l'ouest. C'est tout un ensemble qui a permis de rendre cette tempête aussi violente.

15:38
Locuteur non identifié

Kiran, une tempête violente qui rappelle de mauvais souvenirs dans le pays. En décembre 1999, les tempêtes Martin et Lothar s'enchaînent et balayent la France. La catastrophe naturelle fait 92 morts et ravage des bâtiments ainsi que de nombreuses forêts. 11 ans plus tard, en 2010, autour de la tempête Xintia de Frappé, la Vendée est très durement touchée avec là aussi un lourd bilan humain. 47 morts, dont 29 pour la seule petite commune de la faute sur mer.

16:10
Présentateur

La différence qu'on va avoir avec 1999, c'est la mise en place de la vigilance qui permet d'alerter à la fois le public et les autorités et on s'attend à ce que des moyens soient mises en place pour protéger au maximum les personnes.

16:26
Locuteur non identifié

Face à la menace Kiran, les autorités se montrent donc très prudentes comme l'explique le ministre de l'Intérieur depuis la cellule de crise de la place Beauvau hier soir. 3200 sapeurs-pompiers seront mobilisés, 4 hélicoptères, une unité de militaires sapeurs-pompiers qui va être mobilisée à Rennes également pour être prêt à intervenir en cas de graves difficultés puisqu'on a des vents qui vont aller au moins aussi vite si ce n'est plus vite que la tempête de 1999 partout sur le reste du territoire national.

J'encourage les Françaises et les Français à ne pas sortir dans la nuit de mercredi à jeudi de chez eux et s'ils devaient sortir de ne pas être près des cours d'eau et pas près de la mer. Prudence aussi dans les transports. À partir de ce soir 22h30 et pour toute la journée de demain, plus de circulation pour les trains régionaux en Normandie, Bretagne, Pays de la Loire, Haute-France et Centre-Val-de-Loire. La semaine dernière déjà, la tempête Céline s'était abattue sur la côte atlantique provoquant de grosses inondations. Keran devrait toucher les côtes françaises à partir de ce soir, 20h.

17:34
Présentateur

Lieutenant-colonel David Anotel, on a entendu Gérald Darmanin nous assurer de la présence de 3200 pompiers et 4 hélicoptères. Mais à quoi servent-ils ? Ils peuvent voler ? Ils peuvent décoller les hélicoptères quand il y a 170 km de rafales ? Les chiffres ont un peu augmenté depuis. On est à 3600 pompiers mobilisables dans l'Ouest. Il y a 3 colonnes également de renfort qui comportent environ 150 hommes, des formations militaires de la sécurité civile avec également une cinquantaine d'hommes et effectivement des hélicoptères qui sont déjà présents sur la zone Ouest mais qui ont été mis en alerte.

Alors leur vocation n'est pas de lutter contre la tempête elle-même, mais elle est plus sur le risque submersion pour pouvoir aller chercher des gens qui seraient bloqués en l'occurrence chez eux. Donc là, on fait plus référence aux images dont on se rappelle le reportage en Véta de Gintia avec des gens qui seraient bloqués dans leur domicile soit en délicatesse par rapport à l'environnement soit parce qu'il y aura une intervention également à faire face à du risque courant une personne prise de malaise un problème cardiaque et une intervention aérienne. On téléphone au 18 si on voit quelque chose quelles sont les consignes ?

Non, dans un premier temps on téléphone au 18 uniquement si on a une vraie urgence quasi absolue. C'est en général ce que l'on constate dans ces moments-là où nos concitoyens et les Français ont plutôt tendance à ne pas abuser des numéros d'urgence chose que l'on souhaiterait qu'ils fassent le reste de l'année mais en tout cas sur ces moments d'événements climatiques on a plutôt une baisse des appels un peu moins justifiés. Donc effectivement on appelle les secours si vraiment on se retrouve dans une situation... parce que vous êtes très occupés donc ça ne sert à rien de vous appeler...

On a forcément des appels déjà en nombre alors on va traiter il faut le savoir que dans ces moments-là on va différencier le traitement de l'intervention courante donc on appelle le secours d'appel le secours d'urgence aux personnes les incendies les accidents de la voie publique et l'événement climatique et on va traiter au milieu de tout ça on fera un tri dans l'événement climatique des interventions qui nécessiteraient une action immédiate ce qui ne va pas être beaucoup le cas là puisque lorsqu'il y a du vent on ne va pas monter nous non plus sur une toiture mais on va pouvoir traiter malgré tout des événements des sollicitations qui deviendraient urgentes Et est-ce que les Français vous trouvez sont disciplinés ?

Par rapport à 99 on a plus pris conscience par exemple qu'il ne fallait pas laisser un parasol quand il y avait une tempête on fait plus attention Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir maintenant comme on l'a dit tout à l'heure on a ce système de vigilance qui existe on a les chaînes d'information continue on a vos émissions qui permettent énormément de la diffusion de l'information ce qui n'était pas le cas il y a plus de 25 ans donc forcément ils entendent et ils mettent plus en place de choses mais il y a quand même une culture du risque à faire énormément évoluer à travailler on est encore beaucoup à imaginer que ça va se passer chez le voisin et à plutôt prendre les choses parfois un peu trop à la légère Chloé Navédian ce qui est incroyable c'est qu'on est en train de prédire une nuit apocalyptique alors que cet après-midi les radios interrogeaient le maire de Brest qui disait vous n'allez pas le croire mais pour l'instant il fait très beau et on a vraiment envie d'aller passer une soirée à la plage

20:32
Invité

c'est le calme avant la tempête

20:32
Présentateur

oui c'est le calme avant la tempête mais on arrive très bien à prévoir même la vitesse des vents comme ça à l'avance on a fait des progrès d'ailleurs dans l'exactitude de la prévision de ce qui va nous tomber dessus

20:44
Invité

les progrès sont considérables en l'espace de 20 ans d'ailleurs les prévisionnistes métaux étaient passés à côté de Martin et Lothar ça avait été un grand scandale à l'époque parce que justement la façon de prévoir la météo était très différente il y avait juste un seul modèle qui arrivait donc qui se basait sur ça à l'époque il y avait l'ERICA qui s'était effondré aussi dans les eaux donc toute la cellule de Métaux France était plutôt concentrée sur où étaient les boulettes de mazout plutôt que de savoir ce qu'allait vraiment se passer avec les dépressions qui arrivaient et en 20 ans on a des super calculateurs qui sont arrivés ils font maintenant des prévisions probabilistes donc ils font mouliner des dizaines de fois les modèles et dans ces modèles forcément vous avez probablement Martin Lautard qui aurait été ressorti à l'époque et donc ils savent aujourd'hui maintenant très bien prévoir cette tempête a été prévue déjà depuis 2-3 jours on la voit venir tout le monde est vraiment alerté il y a eu une avancée considérable à ce niveau-là et donc on ne peut pas savoir précisément la ville qui va être touchée on connaît la zone de façon globale et c'est déjà énorme et tous les moyens sont vraiment mis en action aujourd'hui pour limiter la casse

21:45
Présentateur

elle peut peut-être dévier vers le nord c'est-à-dire aller vers nos amis anglais

21:49
Invité

oui ça peut dévier un peu plus au nord ça peut descendre un petit peu plus au sud mais globalement ça reste le nord-ouest de la France

21:55
Présentateur

Françoise Vimeux question téléspectateurs c'est Alain une tempête perd-elle de son intensité en pénétrant dans les terres ?

22:02
Invité

oui généralement elle perd de l'intensité en rentrant dans les terres alors ce n'était pas le cas de la tempête de 1999 qui n'avait quasiment pas perdu de force en termes d'intensité du vent et pourquoi ?

parce que en fait ces tempêtes très creuses où il y a des pressions très basses c'est ça que ça veut dire le creusement d'une tempête et bien elles proviennent de l'interaction entre une dépression qui est en surface de l'océan et le jet stream qui est un courant de haute altitude entre 8 et 12 kilomètres et cette interaction vient nourrir et vient creuser la tempête et lorsqu'elle arrive sur le continent on perd cette interaction et puis la tempête rencontre aussi ce qu'on appelle une surface rugueuse elle rencontre des villes elle rencontre des forêts elle rencontre des reliefs et donc les interactions les échanges d'énergie font qu'elle perd en intensité

22:47
Présentateur

ce qui est incroyable et bêtement moi j'étais persuadé que c'était lié au réchauffement climatique mais vous nous dites non cette tempête on ne peut pas imputer c'est pas la faute du réchauffement climatique

22:58
Invité

alors en fait quand on regarde toutes les tempêtes qui se sont développées sur l'océan Atlantique Nord sur les dernières décennies on ne voit pas ce qu'on appelle de tendance c'est-à-dire on ne voit pas l'impact direct du changement climatique sur la force des tempêtes sur leur fréquence sur la durée et même sur leur trajectoire en revanche les impacts des tempêtes sont beaucoup plus importants aujourd'hui c'est-à-dire que si je prends une tempête qui a eu lieu il y a un siècle et que je la mets aujourd'hui il y aura plus d'impact d'une part en termes de submersion marine on l'a dit parce que le niveau de la mer s'est élevé de près de 25 cm depuis le début du XXe siècle et puis aussi en termes de pluviosité parce qu'aujourd'hui l'atmosphère contient beaucoup plus d'eau donc en fait le volume d'eau qui peut nous retomber sur la tête en termes de pluie est beaucoup plus important aujourd'hui qu'il y a 50 ans ou un siècle

23:47
Présentateur

donc Philippe de Certines il est imprudent d'aller se faire construire ou d'acheter une maison sur le lit et en plus c'est à vous du sud-ouest que je dis ça vous connaissez bien il lui fait bon vivre c'est agréable d'avoir vu sur le...

J'ai reconnu les images du bassin d'Arcachon tout à l'heure Voilà c'est agréable d'être sur le bassin d'Arcachon mais en fait c'est une zone où nous ne devrions pas déménager Mais c'est oui et c'est probablement la troisième différence avec il y a un siècle c'est que les zones sur lesquelles on a eu souvent des catastrophes étaient des zones qui n'avaient jamais été habitées avant et là c'est vrai qu'évidemment on voit c'est exactement ce que j'évoquais tout à l'heure pour le coup ça qui est complètement relié aux dérèglements climatiques et les problèmes d'argile qui font fissurer aujourd'hui on estime peut-être 10 millions de maisons on se rend compte à quel point ce sont les constructions récentes c'est-à-dire les humains du 21ème siècle ou du 20ème siècle ont pensé qu'ils pouvaient s'exonérer de ce qui semblait être des règles immuables dans nos sociétés et c'est vrai que comme par hasard à l'endroit où effectivement les humains n'allaient pas avant ce sont souvent ces endroits qui sont sévèrement touchés le littoral n'était pas bâti moins et on voit bien d'ailleurs que maintenant après Xintia par exemple on a dit maintenant c'est fini on ne doit plus habiter là c'est-à-dire on a dit en fait le risque évidemment alors on va dire c'est un peu comme le maire de Brest tout à l'heure en disant pour le moment il fait beau c'est-à-dire pendant des années vous dites non mais ça s'est passé une fois mais ça ne se repassera pas mais sauf qu'on dit là il y a un vrai risque et il y a un risque effectivement que le problème se renouvelle voire même s'accentue la prochaine fois si je peux me permettre juste je voulais rajouter peut-être un autre élément voyez par rapport à ces circonstances parce que je voyais tout à l'heure les images du reportage et je le dis en présence du colonel là c'est l'économiste et l'économiste finance publique qui va en parler en disant cette nuit nous allons avoir tout un tas de pompiers qui vont sauver sauver des vies sauver peut-être même votre patrimoine etc pour beaucoup d'entre eux 78% des pompiers français sont des pompiers volontaires c'est-à-dire des gens qui ont décidé de donner leur temps juste pour être pompiers ils sont rémunérés c'est là l'économiste qui parle 8,61 euros de l'heure quand vous êtes un pompier 8,61 euros et quand on en parle au pouvoir public en disant mais vous dites qu'il y a une crise des pompiers volontaires ils sont de plus en plus sollicités ils sont en train de se battre contre le feu contre la tempête 8,61 euros mais honnêtement donnez leur ah oui mais c'est exonéré d'impôt 8,61 euros donc peut-être je voulais le dire au minimum pour les habitants qui cette nuit vont dire je suis tellement content d'avoir mes pompiers au minimum vous pensez à leur acheter un gros calendrier à la fin de l'année c'est vrai qu'en plus vous êtes sollicités l'été comment on s'interroge d'ailleurs sur cette faculté que vous avez à combattre deux éléments qui pour nous sont à l'opposé le feu et l'eau et qu'est-ce qui est le plus difficile à combattre finalement le feu on en a peur spontanément l'eau on en a beaucoup moins peur alors effectivement et c'est un sujet qui est porté par la fédération nationale c'est la capacité du service et du système français de sécurité civile et c'est ce qui constitue la force des secours de s'adapter à toutes les problématiques environnementales et de situations humaines diverses le sujet eau et feu effectivement en termes d'intervention et de gestion de crise on est plus sur une problématique de longue durée avec l'eau et c'est plutôt ce sujet là qui pose le plus de problèmes on en parlera je crois un peu plus tard dans votre émission mais le risque inondation a bien plus de conséquences le feu on l'a vu et si monsieur originaire du sud-ouest il est forcément connaisseur du sujet avec ce qui s'est passé l'été dernier enfin en 2022 mais au final comme le disent tous les anciens on a toujours éteint tous les feux alors ça prend parfois un peu trop de temps aux yeux des habitants ou des personnes qui sont à proximité mais on les a toujours éteints l'eau c'est un autre sujet Chloé Nabédian je voulais revenir sur ce thème qu'on abordait juste avant l'émission juste avant de parler des pompiers Philippe de Sartine faisait remarquer qu'on a peut-être été imprudent en bâtissant là où nos anciens ne bâtissaient pas au plus près de la plage parce qu'on veut la vue sur la mer Fabrice Lucchini il y a deux mois était l'invité de C'est à vous dans le plateau juste à côté et il l'a dit il a fait cette révélation il a dit j'ai revendu ma maison à l'île de Ré je le cite j'ai revendu ma baraque parce que dans 12 ans il n'y aura plus d'île de Ré j'ai senti qu'il fallait s'arracher est-ce qu'au fond on continue il continue de se vendre des maisons très très chères parfois sur le Cap Ferré ou sur la côte atlantique des maisons qui en fait sont à risque

28:14
Invité

c'est tout à fait ça je pense que c'est le meilleur ambassadeur qui soit pour montrer cette problématique aujourd'hui le fait de vivre au bord du littoral alors que le danger est maximal avec l'érosion la montée des eaux qui va continuer le risque sera encore plus important et quelque part juste pour avoir encore cette maison avec vue mais une maison effectivement qui se vend très cher on met quelque part en danger la population on essaie encore de se prémunir de cette nature en montant des digues en construisant des choses ce matin j'ai encore vu un reportage à la faute sur mer où je voyais quelqu'un qui a réussi à acheter une maison en zone rouge et on lui a demandé de mettre en premier étage pour pouvoir être rassuré et je voyais la digue devant et je me suis dit à un moment comment c'est possible aujourd'hui qu'on ait accepté de vendre à cette personne cette maison même si elle a un premier étage sa vie est clairement en danger et en fait aujourd'hui on ne mesure plus ce risque majeur et les mères ont vraiment un rôle à jouer il faut absolument éduquer la population sur cette culture du risque leur montrer à quel point leur vie est en danger et qu'aujourd'hui il faut remettre la nature en zone tampon remettre des présalés en fait comme ça se faisait à un moment entre le rivage et les habitations pour absorber l'énergie des vagues et absorber cette eau en plus c'est des super capteurs de CO2 ils sont vraiment fantastiques ils font très bien leur rôle au lieu d'être toujours au maximum au plus près du rivage où là le risque est vraiment maximal

29:31
Présentateur

Françoise Vimeux votre regard sur cet engouement immobilier pour la première ligne face à l'océan Atlantique on a une petite pensée pour l'acheteur de la maison de Fabrice Lucchini qui ici regarde cette émission dit peut-être que je me suis fait avoir oui alors l'île de Rennes n'existera plus et même il dit la Rochelle est à risque

29:48
Invité

oui alors tout notre littoral est à risque on a un retrait enfin un recul du trait de côte qui est très important en France en particulier sur la façade Atlantique on a une érosion qui est vraiment particulièrement forte encore cette année à Fécamp on a des morceaux de falaises entiers qui sont tombés avec des maisons qui sont juste au bord en fait des maisons pour lesquelles on n'aurait pas pensé que finalement ça allait aller si vite et puis l'île de Rennes existera toujours dans 10 ou 15 ans ça va se faire progressivement mais lors de tempêtes et bien ça va grignoter de plus en plus au niveau des submersions marines et donc oui je crois qu'il faut être particulièrement vigilant il faut faire attention au sentiment de sécurité qu'on peut avoir derrière les digues on voit effectivement que les digues sont surélevées ou qu'elles vont être davantage surveillées ou entretenues mais c'est ce qu'on appelle une maladaptation parce qu'on se dit il y a une digue je vais me mettre derrière je ne crains rien si la digue n'est pas dimensionnée sur les événements extrêmes à venir c'est un vrai problème et après on parlait de l'impact du changement climatique sur les tempêtes passées donc là on ne voit pas de tendance mais on a des vraies questions des vraies incertitudes sur comment les choses vont se passer à l'avenir parce que pour faire une tempête il faut plusieurs ingrédients comme une recette et sur l'évolution de ces ingrédients certains processus moteurs de tempête vont être amplifiés certains processus vont être diminués il va y avoir une compétition et on ne sait pas qui va l'emporter et donc si vous me posez la question sur les tempêtes futures on ne sait pas aujourd'hui y répondre mais c'est possible qu'effectivement leur fréquence ou leur force augmente à l'avenir

31:24
Présentateur

vous achèteriez plutôt à l'intérieur des terres d'ailleurs je crois qu'en Floride maintenant la mode c'est high and dry comme on dit en hauteur et au sec et plus du tout sur les bords de mer

31:34
Invité

une des adaptations à la montée du niveau des mers c'est ou bien vous vous reculez ou bien vous montez ou bien vous avancez sur la mer avec des systèmes de bâtiments flottants et on voit ça dans certains pays riches parce que ça coûte très cher et puis il y a une dépense d'énergie quand même énorme ça n'est pas la bonne adaptation non effectivement moi je n'achèterais pas du tout ni à côté de la mer ni à côté de cours d'eau

31:57
Présentateur

Philippe de Sertine est-ce que ça ne peut pas poser un problème sur l'acceptation du principe de mutualisation des assurances parce qu'au fond on pourrait se dire ben voilà ceux qui habitent le Cantal la Creuse ben ils vont payer des primes d'assurance pour indemniser de jolies villas en front de mer au Cap-Ferré ou sur l'île de Ré et construire des digues sur ceux qui sont allés se mettre à risque oui non tout à fait arrêtez de taper sur mon pauvre Cap-Ferré mais oui bien sûr parce que le système d'assurance tel qu'on l'a connu et tel qu'on est aujourd'hui c'était un système en effet vous avez utilisé le terme de mutualisation c'est-à-dire vous assurez tout le monde est obligé de s'assurer pour sa voiture et Dieu merci on n'a pas tous un accident grave ce qui fait que celui qui a l'accident grave c'est-à-dire celui qui en fait va avoir un coût bien bien supérieur à toutes les primes qu'il aura payé pendant toute sa vie va pouvoir avoir une indemnisation parce que tous ceux qui n'ont pas eu d'accident finalement ils auront à abonder dans un fonds qui sera utilisé quand vous commencez à avoir des phénomènes qui deviennent tellement récurrents et tellement généraux qu'en fait tout le monde est sûr d'être touché c'est-à-dire si vous êtes dans des zones maintenant qui sont des zones à risque vous ne pouvez pas dire dans ma vie je ne serai pas touché c'est quasiment enfin en tout cas on va avoir une certitude de plus en plus forte que vous allez être touché l'assureur dit mais moi je ne peux plus mutualiser vous voyez c'est si on prend l'autre modèle en disant mais alors on fait quoi parce que les gens disent mais alors j'ai besoin d'assurance c'est un peu comme si vous disiez je voudrais m'assurer parce que c'est le jour des morts j'ai peur de ma mort oui on va dire mais tout le monde va s'assurer contre la mort parce que tout le monde sait qu'on va mourir d'ailleurs on l'a appelé différemment ça s'appelle l'assurance vie vous voyez l'assurance vie c'est dire quoi c'est dire non c'est pas la mutualisation c'est ce que tu mets de côté c'est-à-dire c'est intéressant par rapport à tout ce qu'on est en train d'évoquer en fait la question par rapport à tous ces phénomènes c'est la question sigale ou fourmi fourmi ça veut dire que j'anticipe ça veut dire que j'anticipe le jour où il va y avoir une catastrophe mais j'anticipe aussi dans mon mode de vie j'anticipe la manière dont je vais construire et j'anticipe aussi l'assurance c'est-à-dire je vais faire comme dans l'assurance vie je mets de l'argent de côté et là bien entendu éventuellement là le rôle de l'état ça va être d'ailleurs oui mais il y a des gens qui n'ont pas les moyens donc c'est là où on doit mutualiser ceux qui n'ont pas les moyens on va dire d'anticiper autant que les autres mais c'est vraiment un changement complet on appelle dans l'assurance un changement copernicien on va changer complètement le monde et on voit effectivement que de plus en plus on est dans cette idée qu'il y a un besoin énorme d'assurance probablement comme jamais parce qu'on rentre dans une civilisation du risque beaucoup plus forte que celle qu'on avait pu connaître jusque là et en même temps l'impossibilité d'avoir cette mutualisation qu'on connaissait dans le passé et donc je dois compter sur mes propres forces et me mettre de côté face à un risque que je sais certain et demander à l'état d'essayer de réserver aussi sa puissance pour ces types de risques qui risquent d'atteindre toujours les plus faibles alors justement tiens ma voiture colonel lieutenant colonel à un hôtel où garer ma voiture si je n'ai pas de garage couvert la voiture a priori le vent ne va pas la soulever quand même non c'est peu probable on va la garer éloigner des arbres et puis éloigner de palissades ou autre si on est en ville s'il y a des chantiers ou autre en tout cas on essaye d'imaginer certaines situations de s'éloigner de tout ce qui pourrait s'envoler et en ayant le vent peut arracher quel type de mobilier en ville les panneaux publicitaires les palissades de chantier tout ce type d'équipement tout ce qui ne va pas être fixé durement au sol très clairement sur des vents à 130 140 150 km heure il y a vraiment un risque pour énormément d'équipement Eve qui pose la question puis-je prendre ma voiture jeudi matin à Paris pour rejoindre Royan on a vu que les trains d'ailleurs sont sont supprimés les TER comme si d'ailleurs pourquoi un TER est supprimé le vent peut le faire sortir de ses rails risque de coupure électrique et de conséquences sur le trafic la SNCF préfère ne pas mettre ses trains sur les rails d'anticiper justement pour un petit peu voir l'évolution de la situation et pour pouvoir faire une mise en route plus facile derrière alors on a voiture pour demain alors déjà effectivement l'île de France est passée en orange alors est-ce qu'il y a une évolution des calculs qui font qu'on pense que la tempête va être un peu plus au sud en tout cas elle est passée en orange de là à ne pas prendre la voiture la réponse sera toujours la même si on peut différer son voyage oui c'est préférable surtout pour partir vers l'ouest en l'occurrence mes enfants rentrent en avion cette nuit du Canada les couloirs aériens vont-ils subir la tempête l'aéroport de Cherbourg les avions arrivent en avance c'est l'avantage ils arrivent très très vite très très en avance ils sont poussés qui a été surveillé il était sur un courant à 1200 km heure donc oui il y a des vitesses du coup des temps de trajet qui ont beaucoup diminué il y a un avion me dit-on qui a quasiment atteint la vitesse du son à 1200 km heure incroyable donc il faut arriver un peu plus tôt à l'aéroport voilà c'est le conseil qu'on peut donner les aéroports ferment quand il y a trop de vent il y aura trop de vent en Ile-de-France a priori c'est pas le cas pour l'instant après ça peut avoir quelques conséquences sur le trafic aérien allez la tempête Carana sera-t-elle aussi dévastatrice que l'ouragan Otis qui a ravagé la ville d'Acapulco la semaine dernière c'est peu probable en tous les cas on l'espère parce que les éléments se sont déchaîneux dans cette station balnéaire au Mexique des vents jusqu'à tenez-vous bien 300 km heure qui ont causé la mort d'au moins 45 personnes et laissé un paysage de désolation dans cette station balnéaire sujet de Nicolas Bidard et Ilana Azinko celle qui était considérée comme le joyau du Pacifique n'a plus rien de paradisiaque la mythique cité balnéaire d'Acapulco au Mexique dévastée 7 jours après le passage de l'ouragan Otis des pans entiers d'immeubles balayés des rues jonchées de débris 45 morts selon un dernier bilan et près de 600 000 personnes sans logement

37:49
Locuteur non identifié

il ne reste plus rien de la maison c'est tout ce qui reste tout ces décombres nous n'avons rien pu récupérer toutes les tôles d'aluminium sont cassées maintenant nous essayons d'obtenir du réseau téléphonique il faut aussi de la nourriture et de l'eau mais également de l'essence car il n'y en a plus dans la nuit

38:17
Présentateur

du 24 au 25 octobre au large d'Acapulco la tempête Tropical Otis s'est transformée en ouragan de force 5 son maximum en quelques heures à peine avec des rafales atteignant les 300 km heure les prévisionnistes avaient mal estimé sa virulence et sa trajectoire

38:35
Locuteur non identifié

le grondement de l'air

38:39
Présentateur

était impressionnant les vides des chambres se sont brisées

38:42
Locuteur non identifié

et l'hôtel a bougé

38:44
Présentateur

comme s'il s'agissait d'un tremblement de terre

38:46
Locuteur non identifié

une semaine après l'ouragan

38:51
Présentateur

les distributions d'aides alimentaires se font au compte-gouttes car la plupart des routes menant à la ville restent toujours bloquées alors des habitants se ruent dans des supermarchés pour envider les rayons sous les yeux des autorités pour beaucoup le sentiment d'être livrés à eux-mêmes on a besoin d'essence ça n'est pas du vol

39:10
Locuteur non identifié

le gouvernement

39:14
Présentateur

devrait nous venir en aide avec de la nourriture

39:17
Locuteur non identifié

les soldats ici

39:19
Présentateur

ne font que des patrouilles ils devraient apporter de la nourriture et de l'eau dès que possible le gouvernement mexicain également pointé du doigt sur les chaînes de télévision critiqué pour avoir alerté trop tardivement la population sur l'arrivée de l'ouragan l'absence l'inaptitude et le manque d'autorité du gouvernement font également partie de la tragédie c'est choquant

39:46
Invité

qu'il ait fallu attendre 6 heures pour que les autorités communiquent

39:49
Locuteur non identifié

le président du pays

39:53
Présentateur

lui nie toute responsabilité et accuse l'opposition de vouloir le discréditer il ne se soucie pas de la douleur des gens ce qu'ils veulent c'est nous faire du mal et ce qu'ils voudraient c'est qu'il y ait beaucoup plus de morts pour nous blâmer et en profiter

40:09
Locuteur non identifié

leur but est de revenir

40:16
Présentateur

au gouvernement ils sont en campagne

40:18
Locuteur non identifié

le défi des autorités

40:21
Présentateur

mexicaines est immense des dégâts s'élevant à environ 15 milliards de dollars et une planification urbaine à repenser certains spécialistes soulignent que les constructions étaient situées beaucoup trop près du bord de mer question téléspectateurs Françoise Vimeux c'est David la tempête qui a râne pourrait-elle être plus dangereuse que prévu ? on a vu que dans le cadre de l'ouragan Otis il avait été mal évalué par les prévisionnistes qui l'avaient nettement sous-estimé

40:51
Invité

oui alors il y a deux choses au niveau de la tempête c'est toujours possible qu'elle soit plus forte que prévu mais plus on s'approche en fait de l'heure à laquelle elle va arriver et plus les prévisions s'affinent et les incertitudes se réduisent et puis pour les ouragans les cyclones c'est un tout petit peu différent on a fait d'énormes progrès ces dernières années sur la prévision de la trajectoire on a fait aussi des progrès mais un peu moins fort sur la prévision de l'intensité en revanche il y a un cas et c'était le cas ici où c'est très difficile de prévoir c'est dans le cas où on a ce qu'on appelle des intensifications rapides c'est à dire que le système qui était à l'état de tempête tropicale et même pas à l'état de cyclone dans la hiérarchie de l'intensité de ce genre de phénomène donc ce système est passé de l'état de tempête tropicale à état ouragante catégorie 5 en moins de 24 heures et ces intensifications rapides c'est très dur de les prévoir pourquoi ?

parce qu'on ne connait pas encore exactement tous les mécanismes tous les processus physiques qui amènent à ces intensifications rapides or les modèles ne peuvent faire que ce qu'on leur donne à faire c'est à dire qu'ils n'inventent pas la connaissance si nous n'avons pas la connaissance des processus on ne peut pas nourrir les modèles pour qu'ils fassent des prévisions correctes et là c'est ça qui s'est passé avec l'ouragan Otis

42:06
Présentateur

Philippe de Sertine on a vu que ce chaos climatique a engendré un chaos social c'est à dire que l'armée a dû intervenir avec des militaires en arme parce que alors qu'on était à Acapulco qui est une station balnéaire réputée pour accueillir des touristes américains donc où l'ordre devait régner et on a vu des scènes de pillage de supermarchés pillés est-ce que c'est je veux dire dans l'échelle des dégâts climatiques il y a aussi la société qui derrière est à risque vous avez plusieurs explications possibles par rapport à ces scènes que l'on a vues mais dans le reportage on a vu c'est pas forcément on va dire des pillards qui se dissimulent etc vous avez des gens qui disent mais on en a besoin c'est à dire que là tout d'un coup on a le sentiment que tout s'effondre quand vous avez une catastrophe climatique de cette ampleur je repense vous voyez là on voit ces images du Mexique mais à celles des tragiques inondations à l'époque Angela Merkel en Allemagne il y a deux ans Angela Merkel avait dit il n'y a pas de mots dans la langue allemande pour dire ce qui s'est passé et là pareil on avait des gens qui étaient complètement abasourdis en disant mais en fait c'est la fin du monde et quand on dit la fin du monde on dit aussi la fin de l'état on dit mais là j'ai besoin de vivre ce soir je n'ai plus rien j'ai plus d'eau j'ai plus d'essence ce qu'il disait donc là où il y en a je vais le chercher on était un peu dans cette logique là et il est évident que pour ça ça veut dire que si ça ne se produit pas l'état a dû anticiper doit toujours et ce que l'on voit là par rapport à cette tempête de ce soir c'est à dire on essaie au maximum de prévenir de dire voilà comment on va faire quelles sont les forces en présence comment on va fonctionner etc annoncer au maximum faire de la pédagogie peut-être effectivement par rapport à Acapulco on a beaucoup discuté par exemple comparaison avec Rio de Janeiro on revient à ce qu'on disait tout à l'heure on a construit beaucoup trop près de la mer les autorités on se dit elles ont failli elles se sont laissées aller là en fait à ne pas prévoir donc on leur reproche ça et puis après effectivement la gestion de la crise le moment où ça se produit il faut que tout de suite les forces soient là c'est pour ça qu'évidemment lieutenant-colonel c'est tellement important les pompiers en France parce que si effectivement vous avez votre campagne qui brûle devant vous ou une tempête terrible et vous dites mais il n'y a personne je suis tout seul là tout d'un coup effectivement vous n'êtes plus dans une communauté et Chloé N'avait dit excusez-moi et la clé effectivement contre ces événements climatiques alors il y a tout le travail à faire sur l'évolution de nos modes de vie et notre vision du monde et la transition écologique et tous ces sujets là mais c'est l'anticipation puisqu'on ne peut rien y faire quand le vent est là ou l'eau est là c'est le travail de l'anticipation et tout ce qui est fait en amont pour réguler la crise de pillage bien souvent dans les reportages télé on voit à l'inverse des scènes de solidarité des voisins qui disent tiens votre cave elle est pleine de boue je vous aide alors que je ne vous connais pas et c'est essentiel parce que comme le dit monsieur effectivement certes le système français de sécurité civile va être là dans tout son fonctionnement il y a également par exemple Enedis qui se met en place à l'heure actuelle qui a envoyé des renforts dans l'ouest de la France mais on ne peut pas tout faire seul et effectivement la solidarité dans ce cas de figure elle est essentielle Elle vous fait chaud au cœur elle vous surprend à chaque fois même vous on vous aide Bien sûr ça a été le cas je pense aux incendies de 2022 dans le sud-ouest où les colonnes de renforts venus de l'ensemble de la France et de l'Europe vous avez des habitants qui ont lavé le linge des collègues qui ont mis en place des séances de remise en forme il y avait des kinés qui étaient là il y a eu un système de soutien qui s'est installé qui a été énormément apprécié qui a permis de passer les collègues rester une dizaine de jours et ça renforce le moral et les capacités physiques bien évidemment Chloé n'avait dit en Philippe de Certine parler tout à l'heure de l'impression d'avoir tout perdu quand on a vu ainsi sa maison en 30 secondes dévastée et c'est vrai qu'il y avait un reportage au Mexique où une dame disait ça paraît dérisoire mais elle disait rendez-vous compte j'ai perdu l'album photo de mes enfants au fond c'est sa vie en 30 secondes qui avait été rayée et elle a donné ça comme exemple au lieu de parler je ne sais pas j'ai perdu mon passeport non l'album photo de ses enfants

46:07
Invité

c'est ce qu'il y a de plus dramatique en fait dans ces récits c'est pour ça que parfois dans des situations même très graves les pompiers ont du mal à évacuer certaines personnes qui veulent rester coûte que coûte dans leur maison elles sont convaincues que cette maison qu'elles chérissent où elles ont vu grandir leurs enfants où il y a tous leurs souvenirs va les protéger heureusement la force de la nature aujourd'hui va bien au-delà de ça et c'est très important d'en prendre conscience et puis de peut-être préparer à chaque fois un petit sac de secours de souvenirs à la rigueur qu'on met toujours de côté prêt dans les situations vraiment à risque j'entends prêt à partir avec son petit sac pour ne pas tout perdre mais c'est vrai qu'on se sent démuni quand vous avez parfois 30 ans de votre vie qui disparaissent en quelques secondes

46:52
Présentateur

alors face à ces événements climatiques de plus en plus violents les grands centres urbains tentent de s'adapter en Europe la ville de Berlin s'est fixé un objectif depuis des années devenir ce qu'on appelle une ville éponge c'est-à-dire que les quartiers entiers ont été pensés autour d'une meilleure gestion de l'eau notamment pour éviter les inondations c'est un reportage de Théo Manval et Marion Devauchel en apparence c'est un quartier comme un autre fait de barres d'immeubles dans la capitale allemande sauf que ces bâtiments conçus par Harald Sommer sont en quelque sorte de gigantesques éponges sur cet écran vous voyez l'ensemble du quartier tous les immeubles ont des toits végétalisés quand il pleut l'eau descend de ses toits par des gouttières jusque sous nos pieds c'est le plafond du parking il y a 60 cm de couche végétale pour absorber l'eau s'il y en a vraiment trop elle ruisselle ensuite vers cette deuxième cour végétale avant de s'infiltrer dans le sol ça fonctionne depuis la construction ça n'a jamais débordé la construction de ces toitures coiffées de verdure c'était en 1998 il y a 25 ans au coeur d'un Berlin visionnaire maintenant ce type de construction on en a en projet un peu partout à Hambourg Francfort Fribourg Munich qui copie ce qu'on a fait parce que c'est dans l'air du temps au delà du bâti c'est l'ensemble des infrastructures qui a été pensé pour absorber l'eau dans la rue certaines places de stationnement ont été supprimées pour laisser place à ces fossés

48:36
Locuteur non identifié

ça ne s'est pas fait

48:38
Présentateur

sans problème au début on a dû mettre des barrières pour empêcher les voitures de cigarettes

48:43
Locuteur non identifié

toute l'eau ricelle jusqu'ici on n'a même pas besoin de connecter une canalisation parce que le sol est sablonneux

48:50
Présentateur

donc ça absorbe tout

48:51
Locuteur non identifié

pour devenir vraiment

48:56
Présentateur

cette ville éponge capable de faire face aux dérèglements du climat la municipalité berlinoise a aussi beaucoup investi dans la recherche ça c'est une sonde radar qu'on met sous les plaques d'égo l'agence de l'eau déploie capteurs et chercheurs comme Dominique Collèche pour éviter la paralysie en cas d'inondation monstre ici vous voyez une carte de Berlin qu'on a analysé en fonction du relief

49:24
Locuteur non identifié

on a cartographié

49:27
Présentateur

les zones les plus à risque d'inondation avec plusieurs scénarios de précipitation

49:31
Locuteur non identifié

et on a croisé ça avec nos modèles de circulation

49:34
Présentateur

pour voir où le trafic se reporte quand certaines rues sont inondées ça nous permet de mieux diriger les services de secours pour qu'ils puissent arriver au plus vite là où on a besoin d'eux l'équipe municipale de gauche veut même aller plus loin à partir de 2030 plus aucun mètre carré supplémentaire ne pourra être artificialisé si on bétonne un nouvel endroit il faudra compenser un autre sera végétalisé ça veut dire que les nouveaux logements seront construits surtout en hauteur en créant de nouveaux appartements dans les combles par exemple 2030 c'est la date qu'on s'est fixé pour ça et j'espère qu'on va réussir encore faut-il que les promoteurs jouent le jeu dans cet autre quartier flambant neuf c'est un immense bassin qui trône en place centrale où les habitants apprécient été comme hiver de se promener presque les pieds dans l'eau

50:27
Locuteur non identifié

c'est agréable ce bassin rassemble les gens tous les jours il y a beaucoup de monde qui vient prendre l'air et se retrouver ici

50:34
Présentateur

un bassin surtout pensé pour collecter et filtrer les eaux de pluie à la manœuvre l'agence municipale dédiée à la gestion des précipitations dont la directrice a parfois dû batailler face à l'appétit foncier des compagnies immobilières

50:51
Invité

avec un niveau de pluie normal toute l'eau reste dans le bassin

50:58
Locuteur non identifié

mais quand il pleut vraiment beaucoup si la capacité de stockage ne suffit plus le bassin déborde

51:06
Invité

dans la rivière qui passe ici

51:08
Locuteur non identifié

il faut que les promoteurs immobiliers soient prêts à donner plus d'espace à la gestion des eaux de pluie normalement on aurait construit des logements sur toute cette surface mais le constructeur ici a été finalement convaincu que la qualité de vie dans le quartier serait vraiment améliorée avec ce bassin et il a eu raison car l'eau stockée l'hiver

51:36
Présentateur

sert aussi à rafraîchir l'atmosphère l'été dans un Berlin qui souffre chaque année de fortes sécheresses et de vagues de chaleur Françoise Vimeux on évoquait tout à l'heure les inondations qu'ont subi les allemands c'était en 2021 et c'est vrai que par rapport à ce risque incendie ou ce risque d'inondation le feu spontanément il fait beaucoup plus peur que l'eau et on a tort en fait l'eau est plus pernicieuse et peut-être plus dangereuse même que le feu

52:08
Invité

oui il y a deux choses on a tort d'abord parce que quand on regarde l'évolution des pluies extrêmes on sait que ces pluies extrêmes elles vont être plus fréquentes et le volume d'eau je l'ai dit va être augmenté à chaque fois que on réchauffe notre atmosphère de 1 degré c'est 7% en plus d'eau qui peut nous retomber sur la tête et lorsque c'est des orages des situations orageuses on peut monter jusqu'à 15% et on voit ça sur tous les continents en fait l'augmentation des pluies extrêmes et donc j'ai perdu votre commentaire non mais c'est de l'eau on se dit

52:39
Présentateur

ne tue pas et on a tort

52:41
Invité

oui mais en fait le processus se passe très très vite et si on ne respecte pas certaines règles on met sa vie en danger et ça me fait penser à ce que je voulais dire tout à l'heure sur le fait que en revanche je crois que notre culture du risque a progressé en France par rapport à la tempête de 1999 on est beaucoup plus conscient des dangers je crois qu'il y a eu tout un travail de pédagogie de la part des secours de la part de l'ensemble des médias de la part des experts et je crois que pour une même tempête parce qu'on va être beaucoup plus prudent parce qu'on ne va pas aller chercher sa voiture dans son parking même si le parking est en train d'être inondé et qu'on voit l'eau monter je crois qu'il y aura et je crois je l'espère mais je crois vraiment qu'il y aura moins finalement de victimes et cette culture du risque qui existe dans d'autres pays par exemple dans nos outre-mer on a une vraie culture du risque avec les ouragans avec le volcanisme on ne l'avait pas vraiment en France métropolitaine et je dirais malheureusement heureusement avec les événements extrêmes climatiques et bien ça progresse

53:40
Présentateur

le temps colonel à Notel on sait que Paris régulièrement s'inquiète d'une inondation type 1911 10 10 oui ça veut dire quoi ça veut dire une eau qui ne s'écoule pas qui reste durablement au niveau je ne sais pas du premier étage des immeubles c'est ça alors on l'a un petit peu connu en 2016 sur une partie de la région parisienne c'est plusieurs jours voire plusieurs semaines avec de l'eau qui stagne alors ça peut paraître quelques rues inondées quelques sous-sols inondés ça c'est la face immergée de l'iceberg la problématique c'est les conséquences derrière techniques en matière d'électricité en matière de gestion de l'eau potable en matière d'évacuation des déchets sur la modélisation de la crue centenale sur Paris avec un bassin région parisienne qui s'est considérablement étendu qui s'est renforcé en termes de population d'équipement la région parisienne reste quand même au coeur du pays ça aurait des conséquences vous êtes en train de dire plus d'eau potable plus d'électricité et le centre névralgique de l'état français qui serait en grosse difficulté et des conséquences économiques monsieur le confirmera mais qui sont chiffrés à plus de 30 milliards d'euros par l'OCDE à l'heure actuelle la crue de 2016 c'était 1,5 milliard environ pour quelques communes de l'île de France impactées bon alors il faut faire comme à Berlin un pari éponge non mais non ce qui est intéressant c'est voir Acapulco qu'on vient de voir à l'instant on dit 15 milliards là vous avez en quelques secondes 15 milliards qui partent en fumée et quelque chose absolument tragique et là le reportage après Berlin alors ça veut pas dire qu'ils n'auront pas eux aussi une crue etc mais ça veut dire que vous investissez ça veut dire ce qu'on disait tout à l'heure et là on investit c'est des millions non des milliards c'est des milliards Berlin ce sont des milliards aussi c'est à dire sauf que vous allez les étaler dans le temps et vous essayez de penser ce qu'on voyait dans le reportage les gens essaient de penser voilà les problèmes qu'on a comment ça peut se produire et comment j'anticipe c'est ça exactement quand on disait tout à l'heure l'anticipation c'est pas juste l'anticipation de la catastrophe parce que si c'est juste ça malheureusement c'est aussi être trop tard c'est vraiment dire comment faire qu'elle n'arrive pas et je trouve que là ce reportage est très intéressant parce qu'on voit un certain nombre d'endroits dans le monde où on dit non mais le dérèglement climatique les accidents de plus en plus importants du point de vue extrême qu'on aura il faut commencer à les gérer c'est pas commencer à pleurer en disant c'est épouvantable c'est dire comment on les gère et les gérer ça veut dire investir ça veut dire mettre beaucoup d'argent pour que les impacts soient beaucoup moins forts voire même que peut-être finalement ils n'arrivent pas comme on pouvait le redouter allez tout de suite on revient à vos questions comment les îles situées au large de la Bretagne peuvent-elles obtenir des secours lors d'une telle tempête ?

alors vous en avez parlé tout à l'heure les fameux hélicoptères entre autres alors pas en grosse période de vent mais c'est un vecteur déjà au quotidien qui permet d'intervenir très rapidement donc ça sera le moyen privilégié si aucun autre moyen de communication et de transport ne peut être utilisé Philippe de Certe une question de Sébastien ma responsabilité civile voire pénale est-elle engagée si mon parasol mal arrimé est soulevé par Chiaran et vient blesser mon voisin ?

oui oui vous avez une responsabilité du fait des choses qui vous appartiennent donc regardez si vous êtes bien assuré ce qu'on disait tout à l'heure si vous n'êtes pas assuré sur vos objets de jardin attention aussi c'est à dire que vous avez aussi mais c'est un tout petit risque mais le risque il n'est pas négligeable mais rien à côté évidemment du fait que vos objets peuvent blesser ou tuer quelqu'un à côté mais vous avez cette responsabilité là du point de vue juridique qu'en est-il des éoliennes dans les régions traversées par la tempête EDF peut-elle se réjouir d'une production supplémentaire ?

57:18
Invité

non sauf erreur de ma part au-delà d'une certaine vitesse de vent on ne peut pas faire tourner les éoliennes

57:23
Présentateur

elles se bloquent

57:24
Invité

elles se bloquent et on risque surtout là des casses peut-être sur certains aspects des éoliennes donc on ne se réjouit pas

57:30
Présentateur

c'est pour ça qu'on les fait pivoter pour qu'elles ne soient pas dans le vent juste en face Daniel les assurances vont-elles pouvoir augmenter les cotisations sans que nous puissions protester ?

oui ça c'est quasiment sûr c'est déjà pratiquement lancé on a vraiment on va avoir une augmentation elle est décidée autour de justement ce qu'on disait tout à l'heure ce fonds de catastrophe naturelle aussi autour d'un fonds qu'on a mis en place en France en 92 qui s'appelle fonds Barnier du nom de celui qui l'avait instauré pour prévenir les catastrophes naturelles et nous avons une mission qui a été décidée il y a quelques jours qui est en train d'être menée par le gouvernement pour regarder l'assurabilité des risques dans le contexte qui va être le notre la mission doit donner au Parlement ses conclusions au mois de décembre de cette année malheureusement il risque d'avoir justement une sorte de cas pratique dans la nuit qui vient la montée des eaux est-elle aussi problématique pour le littoral méditerranéen ?

Chloé Nabédian

58:23
Invité

Oui bien sûr c'est même valable pour tous ceux qui habitent proche des cours d'eau finalement parce que lorsque tout va monter en bloc il y a même des zones qui ne pourraient plus du tout exister à proximité des cours d'eau sur le littoral méditerranéen sur l'océan Atlantique il faut savoir que c'est vraiment un problème majeur c'est le premier risque naturel en France ce sont les inondations justement et donc la montée des eaux forcément va aggraver cette situation aussi

58:45
Présentateur

donc il faut qu'on arrête de se dire pour ma retraite je vais m'acheter

58:47
Invité

la maison de mes rêves

58:49
Présentateur

devant la mer l'Auvergne c'est super l'Auvergne c'est super bon et en plus il y fait plus frais l'été

58:55
Invité

en plus non mais il y a bien le pain à tout c'est très très beau là-bas

58:57
Présentateur

mais quand on disait que la Bretagne allait devenir la côte d'azur et l'Auvergne finalement ce sera peut-être l'Auvergne

59:03
Invité

on n'y est pas très loin moi à chaque fois qu'on me pose cette question en me disant mais en fait il faut que j'achète ou pour mon avenir demain c'est effectivement plutôt à l'intérieur des terres voire même dans les pays scandinaves plus tard pour avoir une température beaucoup plus agréable parce qu'on l'a vu en Bretagne on va aussi atteindre des 40 degrés donc en fait on n'est plus du tout à l'abri même en Bretagne même en Normandie même dans les Hauts de France d'avoir finalement une température agréable alors qu'en Scandinavie dans le nord de la Scandinavie en revanche c'est là où il faut investir

59:30
Présentateur

voilà alors Roger dans le Morbihan y a-t-il une grande grue il y a une grande grue près de chez moi quels sont les risques lieutenant-colonel David à notre-tel normalement les grues sont mises effectivement sont débrayées pour pouvoir pivoter et ne pas s'opposer au vent maintenant il y a un risque et malheureusement la grue ne peut pas se démonter en quelques heures donc il est à espérer que rien ne se passe dans l'immédiat en tout cas pas à proximité émédiate de la grue à la suite de la tempête de 99 on a réfléchi alors pas que sur les grues notamment sur les grands pylônes de haute tension en disant évidemment l'idéal ce serait d'avoir enterré les lignes mais ça coûte très cher là on est toujours dans le problème de l'investissement donc on a fait des pylônes qui maintenant normalement peuvent résister à des ventes de 180 km heure alors qu'avant les infrastructures étaient calibrées pour 120 130 km heure exactement on s'est rendu compte qu'elles étaient à des niveaux trop bas il y a un gros effort qui a été fait suite à 99 sur l'alimentation électrique sur la redondance sur ces équipements là puisqu'on parlait des inondations tout à l'heure il faut imaginer une région entière on était sur l'île de France et en plusieurs jours les conséquences elles sont quasiment inimaginables

1:00:41
Invité

ça n'empêche pas les arbres qui tombent ils sont vraiment en feuille en ce moment et donc le risque aussi c'est que les arbres se déracinent tombent sur les maisons tombent sur les routes et notamment aussi sur les poteaux électriques

1:00:50
Présentateur

parce que des arbres en feuille comme c'est le cas en ce moment ils ont une prise au vent bien supérieure aux arbres d'hiver

1:00:56
Invité

le sol est très humide en ce moment donc ils sont fragilisés par le bas ils peuvent être fragilisés par le haut avec leurs feuilles donc là on a un peu beaucoup d'ingrédients réunis pour un risque majeur au niveau des chutes d'arbres

1:01:07
Présentateur

c'est vrai que Françoise Vimeux on a eu un mois d'octobre très pluvieux je crois qu'il y a même eu des records de pluie est-ce qu'il faut au moins se réjouir pour nos nappes phréatiques et l'humidité des sols ?

1:01:19
Invité

oui c'est le moment de se réjouir pour nos nappes parce que en fait donc là la végétation va rentrer en dormance donc elle ne va plus absorber la pluie qui tombe et donc cette pluie va pouvoir s'infiltrer et rejoindre nos nappes phréatiques donc là c'est bien parti pour commencer à bien remplir nos nappes phréatiques et effectivement le mois d'octobre on a vu toutes ces dépressions qui se sont succédées et qui ont apporté beaucoup de pluie sur notre territoire

1:01:41
Présentateur

et bien voilà une bonne nouvelle

1:01:42
Invité

oui c'est une bonne nouvelle

1:01:43
Présentateur

ce qui finit par tomber je vis sur la côte d'Opale puis-je me rendre à mon travail demain matin Guillaume dans le Pas-de-Calais on n'est pas nécessairement devins en principe on peut imaginer qu'une partie sera passée maintenant il faut voir les conditions demain il faudra voir ce qui se passera dans la nuit en particulier sur l'état des routes vous l'avez cité s'il y a des arbres tombés par dizaines sur les axes routiers on conseille évidemment aux gens de rechercher ces oeufs dans la mesure du possible comment les oiseaux font-ils face à une telle tempête les animaux souffrent Chloéna Bédian ? quelqu'un sait répondre

1:02:20
Invité

à la question des oiseaux

1:02:20
Présentateur

non mais est-ce que les animaux sont en souffrance on imagine de la même façon parce que là

1:02:25
Invité

ils vont quand même se protéger j'imagine que les oiseaux aussi ne peuvent pas faire face à des vents aussi forts et qu'ils vont trouver refuge quelque part et j'espère effectivement que ce seront dans des endroits loin des arbres

1:02:37
Présentateur

Jérôme dans le Finistère pourquoi les tempêtes se passent-elles souvent la nuit ? Alors d'abord est-ce que c'est le cas Françoise Vimeux et est-ce que c'est une chance au moins que celle-ci arrive de nuit ?

1:02:47
Invité

Alors souvent effectivement c'est en deuxième partie de nuit et vers le petit matin c'était d'ailleurs le cas en 1999 alors sans rentrer trop dans les détails des mécanismes ça vient en fait des gradients de température que l'on a dans la basse couche de l'atmosphère et puis des des différences de température entre le sol et l'atmosphère

1:03:10
Présentateur

C'est une chance que ce soit de nuit parce que forcément Il y a moins d'activité il y a moins de monde sur les routes effectivement les gens on peut l'imaginer et ont suivi les conseils du ministre de l'Intérieur et sont restés chez eux effectivement Jean-Marc dans le Finistère J'ai fait un emprunt pour installer des panneaux solaires sur mon toit S'ils sont détruits l'assurance paiera-t-elle les mensualités ?

Alors là ça c'est donc ça vraiment c'est à vérifier sur son contrat ça ça fait tout à fait partie des éléments dont il faut regarder et qui peuvent être dans le contrat comme ils peuvent ne pas l'être donc ça dépend vraiment à chaque fois des contrats d'assurance et notamment vous voyez quand lui dit je l'ai fait alors que peut-être quand j'ai fait mon contrat d'assurance il n'était pas sur le toit il aurait fallu qu'il vérifie bien qu'ils étaient ensuite incorporés dans son assurance Lieutenant-Colonel David Anotel comment les pompiers se préparent-ils avant ce genre de tempête on imagine que vous avez des vêtements totalement imperméables On vérifie les matériels on renforce les équipes les centres de secours éventuellement uniquement avec des astreintes de pompiers volontaires vont venir avec des gardes postées avec des personnels qui vont rester dans le centre de secours et puis on commence à préparer les éventuels renforts venus de l'ouest et peut-être de zones plus éloignées de l'île de France ou de l'est de la France C'est dire si on compte sur vous cette nuit un grand merci On répondra présent Merci Vous restez avec nous sur France 5 tout de suite c'est à vous Anne-Elisabeth Lemoyne Bonsoir Anne-Elisabeth au programme ce soir La France se barricade Axel et en particulier la Bretagne On sera dans un instant en direct avec le maire du Conquet C'est la commune située la plus à l'ouest de l'Hexagone sur la pointe du Finistère Il nous dira comment lui et ses administrés se préparent à faire face à ces rafales de vent pouvant aller vous l'avez dit jusqu'à 170 km heure une vigilance qu'il va falloir maintenir partout en France jusqu'à dimanche et là c'est la patronne de Météo France qui sera sur notre plateau qui nous dira pourquoi C'est à suivre avec Anne-Elisabeth Lemoyne Bonne soirée sur France 5 et on se retrouve demain pour un nouveau C'est dans l'air