Splendidement vivants - C à Vous l’intégrale - 03/11/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous faites? Un plat d'hiver?
- 10:00OuverteRéponse directe
Vous vous êtes demandé si c'était le rôle de la fiction de s'en emparer?
- 15:00OuverteRéponse directe
Beaucoup d'acteurs ont hésité voire renoncé à s'engager face à la gravité du sujet. Vous avez hésité aussi, Benjamin?
- 20:00OuverteRéponse directe
Vous incarnez Arnaud et Marie, un couple. Ils sont parents de 2 petites filles, pris en otage tous les 2. Ils ont vécu la même épreuve mais leur après-Bataclan sera diamétralement opposé. Marie décide de reprendre sa vie comme quand elle s'était arrêtée avant le 13 novembre, et notamment de reprendre le travail.
- 25:00OuverteRéponse directe
Vous auriez pu devenir médecin ou scientifique. Ca vous passionne. Vous êtes devenu acteur. C'est de la faute à Christian, Gérard et Michel.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:00J.-X.de LestradeFait
« Il y a plusieurs interrogations. La première, c'était d'imaginer s'il y a l'espace pour que la fiction s'empare d'événements aussi tragiques, des événements comme on n'en avait pas connu depuis la Libération. »
- 15:00B.LavernheFait
« C'est un traumatisme national de toute une génération. C'était en 2013, je ne vais pas faire le matheux, j'étais encore jeune. 2015! Pardon. 13 novembre 2015. »
- 20:00A.-E.LemoineChiffre
« Les 2 premiers épisodes sont diffusés sur France 2 ce soir mais la série est disponible en intégralité sur la plateforme. Elle a déjà été vue près de 2 millions de fois en une semaine, c'est dire la réussite de cette fiction délicate entre noirceur et lumière. »
- 25:00T.LhermitteChiffre
« On a eu la chance d'en vendre plus de 100 000. Nous avons un gros chèque que nous allons remettre à la Fondation pour la recherche médicale. »
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Allons! Ne vous moquez pas de moi. ... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec Lorrain, Patrick et Louis aux côtés de notre chef.
C'est un chef itinérant qui a déposé ses casseroles et ses poêles dans notre cuisine. - L.Amar: Il le fait pour nous réchauffer.
Il commence à faire froid. On a besoin de réconfort. Qu'est-ce que vous faites?
Un plat d'hiver? - J.Sebbag: Il faut que vous goûtiez pour moi ce boeuf bourguignon. - L.Amar: Il mijote depuis combien de temps? - J.Sebbag: Je ne sais pas...
Je l'ai enlevé et remis. Ne vous brûlez pas. - A.-E.Lemoine: Il n'aide pas à cuisiner mais il goûte? - L.Amar: C'est ma contribution.
C'est délicieux. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 2.
C'est un pari risqué, complexe et inédit. Imaginez la première série télévisée qui s'empare du traumatisme national. Il y a 10 ans, Paris s'est transformée en terrain de guerre dans l'attaque terroriste qui a fait 130 morts dont 90 au Bataclan. 11 miraculés pris en otage durant 1 heure 30 dans un couloir de la salle de concert avant l'assaut de la BRI. 7 sont devenus des vrais amis.
Des potes otages, des "potages". Une amitié indéfectible qui leur permette de surmonter des épreuves insurmontables. Sirènes. - C'est pas réel.
Pourtant, ça a duré 2 heures 30, ce putain de couloir. Mais si j'avais pas des brûlures dans le dos, je pourrais penser que je l'ai rêvé. - Je suis pas blessée.
Je suis pas morte. Tout le monde peut pas en dire autant. - Ce qui me revient sans arrêt, c'est l'odeur de la poudre. - Quand je dis que j'ai rendez-vous avec mes potes otages, personne comprend.
Du coup, maintenant, je dis "les Potages". - C'est comme s'il y avait une sorte de pacte entre nous. Ils chantent "Get Lucky", des Daft Punk. - A.-E.Lemoine: Les 2 premiers épisodes sont diffusés sur France 2 ce soir mais la série est disponible en intégralité sur la plateforme.
Elle a déjà été vue près de 2 millions de fois en une semaine, c'est dire la réussite de cette fiction délicate entre noirceur et lumière. C'est signé J.-X.de Lestrade.
A.Poisson, B.Lavernhe et J.-X.de Lestrade sont nos invités.
Bonsoir. Je vous embrasse. On est ravis de votre présence ce soir.
Cette série est une incroyable et formidable réussite. Plus de 2 heures de prise d'otages. Ce n'est pas passé au second plan, mais c'était important de raconter cette histoire.
Vous vous êtes demandé si c'était le rôle de la fiction de s'en emparer? - J.-X.de Lestrade: Il y a plusieurs interrogations.
La première, c'était d'imaginer s'il y a l'espace pour que la fiction s'empare d'événements aussi tragiques, des événements comme on n'en avait pas connu depuis la Libération. C'était la première question. Je me suis dit assez rapidement que oui, la fiction devait s'emparer de cet événement.
On commençait à oublier. Aujourd'hui, ça fait 10 ans. Pour les victimes, c'est hier.
C'est comme s'il s'était passé une journée. Pour les proches des victimes aussi. Pour le reste de la population, ça commence à être oublié.
La fiction permet de raconter l'événement en le mettant un peu à distance. Toute la violence subie, toute l'horreur subie, on sait que ce sont des comédiens qui la jouent. On peut la regarder.
On peut mieux la regarder. On peut mieux l'accepter. On peut éprouver les émotions qu'on a envie d'éprouver, on peut pleurer, on peut être aimé.
On sait que ce sont des comédiens. Ca fait du bien de voir ça, de pouvoir, 10 ans après, repleurer sur ces événements. - A.-E.Lemoine: On a tous été éblouis par la richesse psychologique de cette série. - P.Cohen: Il faut y entrer, même si on peut avoir une petite hésitation au début.
Ensuite, on n'a pas envie d'en sortir. C'est une série qui prend son ampleur dans la durée, qui n'aurait pas pu exister dans un format cinéma parce que les personnages vivent des émotions tellement différentes d'un épisode à l'autre...
Ce sont des personnages qui vous restent dans la mémoire. J'ai vu les 8 épisodes. Je vis encore avec Arnaud, Marie, Grégory, Stéphane, David et les autres.
Ils ne vous quittent pas à cause de l'intensité de leur interprétation, à cause de l'intensité des émotions et de leur évolution. Sur le plan dramatique, leur évolution est un suspense sentimental. Au milieu de la série, je me suis dit: "Au fond, c'est un film sur la solitude, sur l'impossibilité de communiquer avec quiconque n'a pas vécu une telle horreur." A l'épisode suivant, c'est différent.
Il y a quelque chose d'humain qui reprend le dessus entre les personnages, jusqu'à la scène finale, admirable et magnifique. Je ne vais pas la dévoiler. C'est un long plan-séquence qui nous rassemble, qui vous rassemble.
C'est un concentré de fraternité et d'humanité. - A.Poisson: Merci, Patrick. - A.-E.Lemoine: C'est l'Edito de Patrick. - A.Poisson: Je l'ai dit dans le couloir. - A.-E.Lemoine: Beaucoup d'acteurs ont hésité voire renoncer à s'engager face à la gravité du sujet.
Vous avez hésité aussi, Benjamin? - B.Lavernhe: Oui.
C'est un traumatisme national de toute une génération. C'était en 2013, je ne vais pas faire le matheux, j'étais encore jeune. 2015!
Pardon. 13 novembre 2015. Ca m'a énormément marqué.
Tout le monde se rappelle cette soirée. L'idée d'en faire une fiction, de jouer, je n'avais aucune envie de jouer un otage. Ca me terrifiait.
C'est une limite. Je trouvais ça sacré. Comment s'en emparer?
La question du point de vue est fondamentale. Quand j'ai su que c'était Jean-Xavier, ça m'a rassuré. J'admire énormément son travail.
J'ai vu "Staircase", "Laëtitia". Six épisodes qui se sont transformés en 8. - P.Cohen: C'est basé sur le récit des vrais otages... - A.-E.Lemoine: Je l'ai dit dans le lancement!
Tu ne m'écoutes pas. - P.Cohen: Je ne savais pas que le romanesque avait été à ce point pris à distance. - B.Lavernhe: L'émotion de ma lecture a fini de me convaincre.
C'est savoir que ces potages étaient d'accord. Ils se sont tous concertés et les 7 ont dit: "Oui, on veut bien partager notre histoire." Ce ne sont pas les stars des victimes.
C'est une histoire commune. Ils ont des personnalités différentes. Ca fait série.
Ce n'est pas juste un témoignage de plus. Les 7 sont insensés. - A.-E.Lemoine: Vous incarnez Arnaud et Marie, un couple.
Ils sont parents de 2 petites filles, pris en otage tous les 2. Ils ont vécu la même épreuve mais leur après-Bataclan sera diamétralement opposé. Marie décide de reprendre sa vie comme quand elle s'était arrêtée avant le 13 novembre, et notamment de reprendre le travail. - Je ne sais pas ce qu'il s'est passé.
J'ai bloqué sur mon sac à main. "Si j'ai mon sac, ça va aller." Je ne sais pas, comme un mantra.
Il va falloir alors que j'en parle à ma psy. On va avoir des trucs à se dire! Je ne sais pas...
C'est peut-être parce qu'il y a mon téléphone portable dedans et qu'il y a toute ma vie dedans. Quand les flics ont débarqué et que les terroristes ont voulu négocier, qui a filé son téléphone? Moi!
N'importe quoi. La conne! J'ai filé le truc. - A.-E.Lemoine: C'est le récit que Marie fait à ses collègues quand elle reprend le travail. - P.Cohen: Sous les yeux ébahis de ses collègues. - A.-E.Lemoine: Elle voulait absolument tourner la page.
Elle pensait pouvoir. - A.Poisson: Il y a zéro mode d'emploi.
Chacun répond au traumatisme comme il peut à ce moment-là. Marie, quand vous lui parlez, elle dit que c'était inconcevable de ne pas aller au travail. En plus, elle aimait beaucoup ses collègues.
Elle savait que ça lui ferait du bien. Le 1er truc qu'elle m'a dit, c'est: "Quand je suis arrivée, j'ai fait un sketch." "Comment ça?" Elle a ce tempérament de mettre les choses à distance et d'avoir beaucoup d'humour.
C'est un moyen de survivre et de faire en sorte que les réactions des autres ne soient pas trop envahissantes. Si les gens s'effondrent devant vous, vous allez peut-être vous effondrer. - A.-E.Lemoine: "La compassion, c'est de la merde." C'est un personnage qui le dit.
Il n'en peut plus, des têtes penchées sur le côté. - P.Cohen: Et la résilience également. - B.Lavernhe: Cette attitude qui consiste à dire que ceux qui passent à autre chose le plus vite possible et qui ont la tête haute sont les héros des victimes parce qu'ils s'en sortent plus vite que les autres...
Ca met un temps fou, de se réparer. C'est 1000 étapes. C'est bouleversant.
En 8 épisodes, on voit le temps que ça prend, de recoudre chaque blessure. La résilience, parfois, c'est insupportable. - A.Poisson: C'est un concept chouette au départ mais qui devient une injonction de la société.
Ca rassurerait que tout le monde se relève très vite, très bien et très fort. - B.Lavernhe: La mise à l'épreuve du spectateur de sa propre capacité d'empathie...
C'est hyper émouvant. Comment le père d'Arnaud ne supporte pas la souffrance de son fils... - A.-E.Lemoine: L'acteur est formidable. - B.Lavernhe: Je sais qu'Arnaud tient à dire que ça s'est arrangé avec son père.
Il avait peur de la réaction de son père. Il y a la capacité de certains proches à accueillir la souffrance... - A.Poisson: Des proches qui ne savent pas quoi dire, comment faire. - J.-X.de Lestrade: Il n'y a pas de mode d'emploi. - L.Amar: Le personnage d'Arnaud vit le jour d'après de manière différente.
Il a pu retourner dans le couloir du Bataclan. Il découvre ce couloir qui porte encore les traces des tirs et des explosions des terroristes. - C'est quoi? - Le gilet du terroriste.
En explosant, ça a fait un trou dans le béton. - J'étais là, allongé là. - C'était vous?
On a dû vous marcher dessus. On a cru que vous étiez mort. - L.Amar: Arnaud sort de la prise d'otages blessé au dos par des impacts de balles et il n'arrive pas à avancer.
Il est en colère. Il ne se pardonne rien. Il s'enferme sur lui-même.
Tout l'inverse de sa femme. Est-ce qu'il a réussi à purger sa colère 10 ans après? - B.Lavernhe: Je ne peux pas parler pour lui.
Une des 1ères choses qu'il m'a dites, c'est d'assumer...
Son besoin de vengeance, être traversé par cette émotion de vengeance...
On ne se connaissait vraiment pas. Je l'ai reconnu parce que je l'ai vu dans un documentaire. Il y a de la jubilation qu'il a éprouvée quand il a ouvert les yeux et entendu son coeur battre et qu'il s'est su vivant.
Et à quel point il était heureux d'être vivant et que l'autre soit mort. C'est peut-être dur à assumer et à dire, d'être heureux que l'autre soit mort. - A.-E.Lemoine: C'est ce qu'il va redire au procès. - B.Lavernhe: Et sa haine qui l'a traversé...
Certains disent que ce personnage le met mal à l'aise. "Je n'aime pas trop ce qu'il dit..." Je trouve qu'il a une sincérité qui me touche énormément.
J'aime que Jean-Xavier ait assumé dans le récit. - A.-E.Lemoine: Chacun des potages a ses propres difficultés, ses besoins de décompresser.
Notre capacité d'empathie fonctionne à plein. Le couloir a été reconstitué et plusieurs scènes ont été tournées au Bataclan. Les potages y tenaient.
Ils vous ont aidés à obtenir des autorisations. - J.-X.de Lestrade: On a écrit le scénario à partir précisément de leurs récits.
On allait vraiment dans le détail, dans des choses extrêmement pointues. Il est devenu évident qu'on ne pouvait pas tourner ailleurs que dans le Bataclan. En ce qui concerne la scène qu'on vient de voir, d'Arnaud qui retourne dans le Bataclan...
Juste avant, on le voit pénétrer dans la salle. On le voit dans la fosse, s'approcher, la regarder. J'avais envie de filmer ça, De filmer cette scène.
On ne pouvait pas la filmer ailleurs qu'au Bataclan. J'avais aussi envie de filmer le comédien B.Lavernhe s'approchant de la fosse et essayer de capter ce qu'il pouvait ressentir à ce moment-là. - A.Poisson: Il y avait une émotion particulière. - J.-X.de Lestrade: Et presque l'âme des victimes qu'on pouvait capter. - A.Poisson: Quand Marie en parle, elle dit que c'était capital pour eux parce que c'est d'abord un lieu de vie, de danse, de fête, de joie, de liberté.
Il a été traversé par une tragédie. Mais il a rouvert, il est à nouveau un lieu de vie, de danse, de fête et de liberté. D'une certaine façon, Marie dit toujours que c'est une façon de rendre hommage à ce lieu, qu'il y ait au moins quelques scènes et qu'on ne triche pas, qu'on dise comme un devoir de mémoire. "C'est là que ça s'est passé et c'est là qu'on filme". - A.-E.Lemoine: Même s'il fallait qu'on ait les mêmes rangées de sièges que celles où ils ont été pris en otage.
Ce n'est pas rien. - B.Lavernhe: C'était bien que ce soit un passage.
J'y faisais des prières. Je pensais à toutes les âmes, aux familles des victimes. On ne fait pas les malins.
De jouer dans ce cadre, ce n'est pas confortable. On était très concentrés. On avait une grande confiance en notre réalisateur.
Il y trouvait du sens. Il voulait témoigner de ce lieu. On y va et on se sert les coudes.
C'était bien que ça passe. - L.Sénéchal: Il y a un lien fort aussi entre les potages et les membres de la BRI qui les ont sauvés.
Vous avez tenu à montrer ça. Il y a David, le personnage dans la série, qui noue ce lien en premier. - J.-X.de Lestrade: Il s'est passé quelque chose d'inédit.
On a une troupe d'élite, la BRI, qui accepte que les personnes qu'ils ont sauvées viennent les voir, prennent contact avec eux. Ce n'est jamais arrivé ni au GIGN ni au RAID. Cette scène, où on voit David y retourner, et tout le groupe y retourner, ils voient enfin pour la première fois ces opérateurs de la BRI en général représentés comme des RoboCop masqués et surarmés.
On les voit à nu, sans rien, comme des hommes comme vous et moi et avec leurs émotions et leurs failles. - A.Poisson: Et à quel point ils sont impactés et bouleversés aussi. - B.Lavernhe: Il y a une scène qui me bouleverse.
C'est quand l'un des types de la BRI dit qu'il s'était engueulé avec sa femme juste avant l'intervention. Il ne savait pas s'il allait revenir sans s'être réconcilié avec elle. Ca me fait pleurer. - P.Cohen: Ou Grégory qui pense qu'il n'a pas rangé son appartement. - A.Poisson: Et que ses parents allaient retrouver son appartement en désordre.
Ou Nassim de la BRI qui dit: "Avec ce que j'ai vu en bas dans la fosse, j'aurais payé pour être premier de colonne dans l'assaut." - A.-E.Lemoine: La série va jusqu'au procès.
Les dépositions des potages sont bouleversantes. C'est une formidable série, importante pour se rappeler à quel point le collectif, ça sauve. Une forme d'antidote à un discours actuel de la division.
J'avais encore des frissons pendant l'Edito de Patrick. La première scène que vous avez tournée est cette scène extraordinaire où vous chantez "Get Lucky". - B.Lavernhe: Arnaud dit que c'est une version embellie parce que je joue de la guitare et que lui ne sait pas faire un accord.
Ca fait partie des grands souvenirs de tournage. - J.-X.de Lestrade: C'était important de montrer que ce groupe a subi la violence la plus extrême, une forme de déshumanisation impitoyable et ils se retrouvent, ils chantent et dansent.
Dans la scène, on le montre. Il y a cet aspect de survie ensemble, de se sentir bien ensemble et par le lien, le regard, le toucher, la musique, qu'on peut s'en sortir. Il y a cet aspect hyper lumineux qui me touche le plus.
C'est de les voir être capables de joie. - A.Poisson: Ils ont été attaqués parce qu'ils étaient ensemble en train de faire du lien, parce qu'ils dansaient et chantaient, et leur réponse à cette barbarie, c'est d'être ensemble.
A chaque fois qu'ils se retrouvent, ils chantent et dansent. - B.Lavernhe: C'est comme les scouts!
Ils ont un répertoire... - A.Poisson: Il y a quand même ce truc que je souligne, et je comprends que la série puisse faire peur, mais c'est l'après.
Il y a un truc hyper lumineux qui insiste sur cette amitié. C'est plus qu'une amitié. C'est un lien indéfectible. - B.Lavernhe: Un témoignage.
Il n'y a pas d'obscénité. - A.-E.Lemoine: "Des Vivants", les 2 épisodes à partir de ce soir.
Lundi prochain, 3 épisodes d'affilée. Il y en a 8 au total. Quand j'ai dit à Benjamin que je n'en avais vu que 4, il m'a dit d'aller jusqu'au bout! - B.Lavernhe: Un petite pensée pour tous nos camarades acteurs. - A.Poisson: F.Moati, T.Goldberg, et tous les autres... - A.-E.Lemoine: Un pas de côté qui vous est consacré, Benjamin. - P.Cohen: Un vrai pas de côté.
C'est beaucoup plus léger. Depuis plus de 5 ans, vous faites vivre un formidable spectacle musical autour de S.Gainsbourg.
Ca s'appelle "La Comédie française chante Gainsbourg." Vous voici tous les 6 pour une reprise ébouriffante et chorale des "Sucettes". - ANNIE AIME LES SUCETTES, LES SUCETTES A L'ANIS.
LES SUCETTES A L'ANIS D'ANNIE DONNENT A SES BAISERS UN GOUT ANISE. QUAND LE SUCRE D'ORGE PARFUME A L'ANIS COULE DANS LA GORGE D'ANNIE, ELLE EST AU PARADIS. POUR QUELQUES PENNYS, ANNIE A SES SUCETTES A L'ANIS.
ELLES ONT LA COULEUR DE SES GRANDS YEUX, LA COULEUR DES JOURS HEUREUX. - P.Cohen: Vous avez reconnu R.Marder.
Tous interprètent des chansons et des extraits d'interviews de Gainsbourg dans le cadre d'un studio d'enregistrement, reprises originales, brillantes et décalées. Le final de "La Chanson de Prévert". - B.Lavernhe: Cette chanson, les feuilles mortes, s'efface de mon souvenir.
Et ce jour-là, mes amours mortes en auront fini de mourir. Ce jour-là, mes amours mortes en auront fini de mourir. - P.Cohen: Vous vous dites "mais qu'est-ce qu'il est agaçant, ce B.Lavernhe.
Il a tous les talents." Attendez, il est aussi à la guitare comme on le voit dans "Des Vivants". C'est une captation télé faite il y a 4 ans sur France 3.
Le spectacle a continué de vivre puis en tournée. C'est joué avec celle qui a quitté la Comédie-Française mais qui est revenue, R.Marder. - Je sens des boums et des bangs agiter mon coeur blessé, l'amour comme un boomerang me revient des jours passés à aimer comme une dingue, prête pour toi à me damner. - TOI QUI FAIS PARTIE DU GANG DE MES SEDUCTEURS PASSES, PRENDS GARDE A CE BOOMERANG QUI POURRAIT TE FAIRE PAYER TOUTES CES TORTURES CINGLES QUE TU M'AS FAIT ENDURER. - P.Cohen: Reprise ébouriffante de "Comme un boomerang".
C'est époustouflant. Le spectacle...
Malheureusement... - A.Poisson: C'est super, mais c'est fini! - A.-E.Lemoine: Mais il y a un DVD.
Merci à tous les 3 de votre présence. Dans un instant, le Splendid parle du Splendid pour la bonne cause. - Tu avais raison.
C'est vachement mieux comme ça. - Je trouve ça lumineux. - Pourquoi tu es déguisé en banane pour Halloween?
C'est la fête des morts. Tu es censé faire peur. On dirait que tu vas danser la Macarena. - Je dois l'ajouter à ma playlist. - Tu ne vas pas aller danser la Macarena où on danse les morts. - Franchement, la religion, je m'en fous un peu. - Donc tu te déguises en fruit le soir d'Halloween. - Ce n'est pas un fruit, la tomate. - Ce genre de soirée de ne m'intéresse plus. - Ma cousine des Etats-Unis se déguise en pom-pom girl tous les ans. - Vous foutez quoi?
On y va! - S'il y a une seule nana déguisée en melon, c'est pour moi. - Vous allez tous à la même soirée? - OUI. - Cool.
Amusez-vous bien. - Il fait une soirée salade de fruits. S'il ne t'a pas invité, c'est qu'il n'a pas voulu faire "Danse avec les stars". - A.-E.Lemoine: Leur histoire est unique.
Au départ, Gérard, Thierry, Michel et Christian, tous élèves du lycée Pasteur à Neuilly. - Il était une fois 4 garçons dans le vent qui prenaient le même autobus pour se rendre dans le même lycée. - G.Jugnot: C'est pas parce qu'on n'a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule. - Comment vous est venue l'idée de faire du théâtre? - T.Lhermitte: Gérard avait cette idée de faire du théâtre depuis longtemps et de faire du cinéma et du spectacle.
On a suivi le mouvement. - Jugnot était très déterminé pour en faire. - A.-E.Lemoine: 4 garçons et 1 fille, M.-A.Chazel, qui s'extasie devant ceux qu'elle considère comme les meilleurs acteurs du monde.
Josiane rejoint la troupe du Splendid alors qu'elle existe déjà. Au café-théâtre, ils rencontrent leur 1er grand succès avec "Amours, coquillages et crustacés". - G.Jugnot: On allait au spectacle et on nous offrait nos vacances en retour.
On était payés pour ça. - J.Balasko: On n'était pas payés! - M.-A.Chazel: On jouait une fois une pièce et on passait une semaine dans le club. - T.Lhermitte: Ou on jouait 2 fois et on passait 2 semaines. - Ca vous a donné l'idée d'écrire cette pièce. - T.Lhermitte: C'est venu comme ça. - G.Jugnot: Un beau matin... - A.-E.Lemoine: "Le Splendid par le Splendid", c'est les souvenirs de cette table.
J.Balasko, T.Lhermitte, M.-A.Chazel et B.Moynot sont nos invités.
Vous voilà! Ca va bien? Bonsoir, Josiane, Marie-Anne et Bruno. - T.Lhermitte: P.Lescure a rajeuni!
Ca te va bien, la barbe. - A.-E.Lemoine: La médecine fait des progrès.
C'est grâce à vous. Les souvenirs qu'on peut lire et dont on se régale dans ce livre en version augmentée...
C'est une réédition. Ca permet de faire avancer la recherche médicale. - T.Lhermitte: Absolument.
On a eu la chance d'en vendre plus de 100 000. Nous avons un gros chèque que nous allons remettre à la Fondation pour la recherche médicale. On a donné nos droits d'auteur.
Les éditions du Cherche Midi ont participé aussi. - A.-E.Lemoine: Le gros chèque est là. - T.Lhermitte: Ca fait un paquet: 231 000 euros. - A.-E.Lemoine: Et c'est que les débuts. - B.Moynot: Et c'est une avance! - A.-E.Lemoine: On accueille Xavier Molina...
Maxime Molina! C'est le président du directoire de cette fondation. Pour 231 000 euros, vous voulez bien vous appeler Xavier!
Avoir un parrain comme Thierry, c'est un cadeau du ciel. - M.Molina: C'est un cadeau du ciel.
Des parents comme lui, on en veut tout le temps. Ca fait plus de 20 ans que T.Lhermitte est parrain pour cette fondation.
Là, il a embarqué toute une troupe. - T.Lhermitte: Merci à Josiane.
J'avais pas trop d'idées. Josiane ne voulait pas gagner d'argent avec nos souvenirs. Elle voulait une bonne cause.
Nous, on aurait bien pris l'argent, mais... - J.Balasko: Quand quelqu'un dit un truc comme ça, tu peux pas dire "ça m'arrange pas". - M.Molina: Merci aux lecteurs et à la maison d'édition.
Pour nous, c'est un soutien inestimable. La Fondation pour la recherche médicale ne vit que par la générosité du public, qui représente 1/4 ou 1/3 des budgets. - A.-E.Lemoine: On peut tous faire des dons sur le site de la fondation. - T.Lhermitte: On peut aussi envoyer un SMS.
On peut donner 10 euros sur sa facture téléphonique au 92 300. - A.-E.Lemoine: A chaque fois que vous faites des appels aux dons sur notre plateau, les téléspectateurs sont généreux.
On les remercie. - T.Lhermitte: Avec le gros chèque, ça leur colle la pression.
Ils vont se dire que c'est pas la peine... - A.-E.Lemoine: Vous auriez pu devenir médecin ou scientifique.
Ca vous passionne. Vous êtes devenu acteur. C'est de la faute à Christian, Gérard et Michel. - T.Lhermitte: Oui.
On s'est rencontrés en 3e. J'ai changé de voie. Je ne sais pas si j'aurais fait grand-chose de scientifique...
Mais ça me plaît toujours. - M.-A.Chazel: Mais si!
Il est très scientifique. - A.-E.Lemoine: Vous avez été ébloui par les acteurs que vous avez vus sur la scène du club de théâtre du lycée Pasteur. - M.-A.Chazel: Ils avaient tous les talents.
Ils avaient créé le club de théâtre. - T.Lhermitte: Gérard nous a entraînés au club de théâtre. - M.-A.Chazel: Il avait un but dans la vie: devenir réalisateur.
Il savait qu'il serait réalisateur à 13 ans et demi. - A.-E.Lemoine: En 3e, il se présentait: "G.Jugnot, réalisateur." - M.-A.Chazel: Il y avait une pièce écrite par M.Blanc...
Ils étaient habillés comme des vieux Pépères alors qu'ils avaient 14 ans et demi. - J.Balasko: Et Gérard avait des cheveux à l'époque. - A.-E.Lemoine: 4 bonhommes qui complexaient sur leur physique, même Thierry.
Ils n'étaient pas dégourdis avec les filles. - T.Lhermitte: Toujours pas! - A.-E.Lemoine: A des années-lumière du Popeye des "Bronzés". - T.Lhermitte: Heureusement qu'on se moque de ce personnage.
Les gens pensaient que c'était très sympathique... - A.-E.Lemoine: Thierry, que vous avez eu le bonheur de voir en slip dans "Les Bronzés". - J.Balasko: Oui, mais c'était intenable. - A.-E.Lemoine: Vous avez tellement fait cette scène que vous n'arriviez plus à rigoler. - J.Balasko: J'étais censée rigoler.
On va peut-être avoir un procès. Le slip peut nous faire un procès! - M.-A.Chazel: Le kangourou est flatteur. - J.Balasko: Il m'a sorti une couille. - A.-E.Lemoine: Et vous avez ri. - J.Balasko: C'est ridicule à entendre comme ça... - T.Lhermitte: C'est ridicule à voir aussi. - J.Balasko: Un objet détaché de tout contexte sexuel... - A.-E.Lemoine: Pardon, M.Molina.
Merci d'être venu sur notre plateau. Vous avez eu droit à l'anecdote des bijoux de famille de Thierry. Ca peut peut-être intéresser la recherche médicale! - M.Molina: On peut lancer un projet...
Merci. - L.Amar: "Les Bronzés" sont l'adaptation de la pièce "Amours, coquillages et crustacés", inspirée de vos séjours au Club Med.
Sur scène, ce moment devenu culte où vous donnez un cours de karaté à M.Blanc, alias Jean-Claude Dusse. - Jean-Claude, en face de moi. - Fais gaffe aux côtes flottantes. - 1er temps...
Genou direction l'adversaire. Les 3 points à la même hauteur: la cheville, le genou et la hanche. Le pied s'en va pour nicker la tête de l'adversaire.
Très décontracté, ça part tout seul. - Aïe! - Excusez-moi, je me suis froissé un muscle.
On arrête le cours. - T.Lhermitte: Je l'ai vu faire, ça.
Un prof de karaté au Club Med a fait ça pour de vrai. - J.Balasko: On avait reconstitué le Club Med sur une scène qui fait... - T.Lhermitte: Grande comme la table. - L.Amar: Sacré défi.
Sur scène aussi, vous faisiez de la peinture sur seins? - B.Moynot: C'était que dans le film.
On l'a fait tous ensemble. On est très doués en décoration... - J.Balasko: Il y avait la mer... - M.-A.Chazel: Un rideau en palmier... - B.Moynot: Une trappe pour faire du toboggan... - M.-A.Chazel: C'est là où je me suis ouvert la jambe.
Je peux vous montrer la cicatrice. On était en maillot de bain avec Josiane. Les gens étaient à 50 cm avec le nez sur nos petits maillots.
J'avais des skis. Les garçons tiraient sur le bout et je rentrais... - B.Moynot: On plongeait dans la piscine...
Tous les soirs, on lui disait d'y aller doucement. Un soir, on entend...
Il était dans la cave. Il s'était ruiné le dos. - M.-A.Chazel: On a beaucoup souffert. - P.Cohen: La scène du cochon dans "Les Bronzés font du ski"...
P.Leconte a raconté qu'elle avait été tournée de façon clandestine. - C'était un cochon anesthésié dans une malle de costumes.
On a joué la scène. Il a des spasmes dans son sommeil qui inquiétait un peu Christian. Il se disait: "Il va se réveiller et me bouffer." On a redescendu le cochon dans la même malle. - A.-E.Lemoine: Clandestinement? - Le cochon s'est réveillé à ce moment-là.
Il donnait des sacrés coups de sabot dans la malle. Quand il y avait des propriétaires qui ouvraient la porte et qui s'étonnaient des bruits, on disait: "Tout va bien. Ce sont des costumes." - T.Lhermitte: C'était un vrai cabinet médical. - M.-A.Chazel: Maintenant, on ne pourrait plus faire la scène avec un vrai cochon. - A.-E.Lemoine: On a dû vous prendre pour des fous. - T.Lhermitte: Il est rentré et sorti discrètement.
C'est comme dans "La Traversée de Paris". - A.-E.Lemoine: Après le ski nautique dans "Les Bronzés", il y avait des vrais skis dans "Les Bronzés font du ski".
Ni l'une ni l'autre vous n'aviez mis les pieds sur la neige. - M.-A.Chazel: J'avais pris quelques cours. - J.Balasko: Je n'étais jamais allée à la montagne. - M.-A.Chazel: On a beaucoup souffert. - J.Balasko: On a fait les cascades nous-mêmes. - A.-E.Lemoine: Et la neige était vraiment trop molle? - J.Balasko: Ben oui. - T.Lhermitte: Il y avait une monitrice cascadeuse qui devait faire la chute.
Ca faisait chute de cascadeuse. Josiane a voulu le faire. - J.Balasko: Je suis tombée comme une merde.
Tout le monde rit parce que tout le monde tombe comme ça. - P.Cohen: Très réaliste. - A.-E.Lemoine: A l'époque, vous aviez dit que faire une suite, c'est comme coucher avec les Allemands en 42. - T.Lhermitte: C'est excessif. - M.-A.Chazel: A l'époque, c'était très mal vu. - J.Balasko: On se vendait...
Et on ne voulait pas faire une suite. - A.-E.Lemoine: Vous vendiez votre âme.
Vous avez bien fait. - T.Lhermitte: Aujourd'hui, ça s'appelle une franchise. - M.-A.Chazel: On voulait faire "Le Père Noël" et on nous a dit qu'il fallait faire la suite. - J.Balasko: C'était comme les Charlots. - L.Amar: Dans tous ces films, Bruno, vous tenez des petits rôles mais ils sont inoubliables.
Dans "Les Bronzés", vous êtes l'homme au slip noir. Dans "Les Bronzés font du ski", l'emmerdeur qui se fait foutre dehors après avoir réclamé une crêpe au sucre. Et vous interprétez le voisin doux mais pénible dans "Le père Noël est une ordure". - Ce sont les fameux doubitchous de Sofia. - Ah oui!
A c'est très bon! - Ca n'est que des bonnes choses. C'est du cacao de synthèse avec de la margarine et de la saccharose. - Je ne sais pas si vous avez remarqué, Thérèse, il y a une espèce de 2e couche à l'intérieur. - Oui, c'est fin, c'est très fin, ça se mange sans faim. - C'est une fabrication artisanale. - Effectivement, on a un peu l'impression que c'est fait à la main, quoi. - Oui, c'est roulé à la main sous les aisselles. - L.Amar: Un de vos amis vous a dit que vous aviez la plus grande notoriété au monde rapportée au nombre de vos répliques.
On ne vous en parle pas tout le temps? - B.Moynot: Heureusement, pas tout le temps. - A.-E.Lemoine: Le titre posait problème en France à l'époque? - J.Balasko: Apparemment. - T.Lhermitte: Pour l'affichage dans le métro... - M.-A.Chazel: Ca attaquait un mythe enfantin.
C'est ce qu'on nous a dit. - B.Moynot: Pour la pièce, on avait le titre et le dessin de Reiser.
Les 2 cumulés... - A.-E.Lemoine: Vous n'avez pas suivi l'idée de titre de Josiane. - J.Balasko: "Le père Noël s'est tiré une balle dans le cul".
Dès que j'ouvre la bouche, c'est pour dire des grossièretés. C'est terrible! - T.Lhermitte: Gérard faisait remarquer que c'est peut-être pas un très bon titre mais c'est très difficile à pratiquer, se tirer une balle dans le cul. - A.-E.Lemoine: Il faut être souple! - T.Lhermitte: C'est un exploit de circassien. - M.-A.Chazel: Gérard est très souple.
Il a compris que c'était difficile. - A.-E.Lemoine: Gérard est l'objet du bonus de Lorrain.
Il n'est pas là mais il aurait dû. Les absents ont toujours tort. - L.Sénéchal: J'ai découvert que Gérard Depardieu... - L.Sénéchal: J'ai découvert que Gérard Depardieu...
Gérard Jugnot! C'est votre souffre-douleur depuis toujours. - J.Balasko: Il a une tendance à voler, mais des petits objets.
Si on l'invite à la maison, il mange et d'un coup, on s'aperçoit que 2 ou 3 fourchettes ont disparu. - L.Sénéchal: Il est cleptomane. - L.Sénéchal: Vous l'appellez souvent "ce pauvre Jugnot".
Anémone l'accuse de lâcheté, par exemple. - Anémone: Chez des amis en vacances à l'île de Ré, il faisait chaud et il dormait la fenêtre ouverte. Des cambrioleurs se sont introduits dans la maison.
Jugnot est réveillé en sursaut et il dit: "Prenez tout, je suis pas chez moi." M.Blanc prétend que si G.Jugnot avait vécu à l'époque de la Libération, il aurait été rasé.
Je me demande ce qu'on lui aurait rasé. - L.Sénéchal: Je pense que vous êtes jaloux de son succès.
Vous dites que sont succès avec "Les Choristes", ça a fait chier tout le monde. Il a eu du succès tout seul dans les années 80. M.Lamotte mettait à l'époque sa jambe dans le plâtre sur le dos de ce pauvre Jugnot. - Je Venais de voir le film de Jugnot en projection, "Scout toujours..." Je m'apprêtais à en dire le plus grand mal et en sortant de chez moi, j'ai été renversé par un taxi.
Le chauffeur a été interrogé. On s'est aperçu que Jugnot avait payé le chauffeur de taxi pour que je ne dise pas de mal de son film. - L.Sénéchal: Vous l'envoyez au casse-pipe dans la scène mythique du massage des "Bronzés". - G.Jugnot: Il n'était pas du tout masseur.
Il était agent d'entretien. - A.-E.Lemoine: Il y a eu une seule prise? - G.Jugnot: Oui.
Ca les a fait rire, ces cons. - L.Sénéchal: Thierry, vous avez creusé un bottin. - T.Lhermitte: Gérard ouvrait la pièce et sortait des toilettes.
Il répondait au téléphone et s'asseyait. Le même soir, on avait creusé un bottin. Il était assis sur un annuaire.
On avait creusé et on avait mis un coussin péteur dedans. Quand il s'asseyait...
Il était au téléphone et ça faisait péter. Les spectateurs ne savaient pas si c'était dans la pièce ou dans la réalité. Dans les 2 cas, c'était naze.
Je crois que c'est pire si c'est dans la pièce. C'est abominable. Donc il était pris entre le fait de le montrer ou...
Nous, on pleurait derrière. - L.Sénéchal: Vous êtes jaloux!
Vous êtes même ingrats. Ca ne va pas non plus quand, pour une fois, le cinéma français vous récompense d'un César en 2021. - A.-E.Lemoine: Vous étiez heureux, quand même. - C.Clavier: On est toujours heureux d'être ensemble.
C'est que des rires. On... - A.-E.Lemoine: Dites-nous. - C.Clavier: On était parqués dans une pièce avec une télévision pour attendre notre passage.
La cérémonie a commencé. Elle était un peu laborieuse. Gérard m'a dit: "Je crois que c'est la pire." - A.-E.Lemoine: Bienvenue à notre table.
Très élégant, Thierry vous a permis de vous asseoir et a tiré votre chaise pour déguster ce boeuf bourguignon avec une purée de pommes de terre et une sauce chimichurri, préparé par J.Sebbag. Marie-Anne, vous avez vraiment ri en apprenant qu'on allait vous décerner un César d'honneur? - M.-A.Chazel: Je n'y croyais pas du tout. - A.-E.Lemoine: Pourquoi ça vous a fait rire? - M.-A.Chazel: A part quelques personnes qui ont été remarquées pour leur grand talent, comme Josie, on était considérés comme ne faisant pas trop partie du paysage.
Notre troupe était tellement particulière et marginale par rapport à tout ce qui se faisait d'officiel...
Ca m'a fait rire. Tout le monde a ri. Personne ne s'y attendait. - J.Balasko: C'était une façon de se retrouver une fois de plus. - M.-A.Chazel: Et c'était juste après le covid. - B.Moynot: Il n'y avait personne dans la salle.
C'était à l'Olympia. C'était très bizarre. - P.Cohen: La reconnaissance institutionnelle qui suit la reconnaissance populaire.
Si vous demandez les répliques cultes de vos films dans les rues de Paris, tout le monde répond. - Quand te reverrai-je, pays merveilleux? - "Oublie que tu n'as aucune chance.
Sur un malentendu, ça peut marcher." - "Ah oui, il y a 2 trous plus gros que les autres. Je cherchais quelque chose pour descendre les poubelles." - "Ca dépend, ça dépasse." - "Thérèse, je te..." Je peux pas le dire.
C'est grossier. - Vous pouvez le dire. - Je t'encu... - P.Cohen: La mémoire du Splendid est chez tous les Français. - T.Lhermitte: Il y a de beaux textes, quand même. - A.-E.Lemoine: Des grands textes!
Cette nouvelle édition augmentée, c'est pour la bonne cause et on rit beaucoup. Rire, c'est bon pour la santé. Vous vous êtes beaucoup marrés et vous nous faites rire encore.
On apprend que la 1re compagnie que vous avez créée s'appelant le théâtre... - T.Lhermitte: De la Turlute. - A.-E.Lemoine: Dans la série des grands textes...
Pourquoi avoir changé de nom? Ca fait marrer Josiane. - J.Balasko: Je ne savais pas. - T.Lhermitte: Avec Gérard et Christian, on avait fait de la commedia dell'arte dans les campings en France pendant l'été.
On cherchait un nom. Qu'est-ce que vous voulez... - M.-A.Chazel: Oui, c'est consternant. - A.-E.Lemoine: Mais c'est drôle.
On aime aussi le fait que vous fassiez des réductions surprises au théâtre pour des catégories de spectateurs. - T.Lhermitte: Je ne me souviens plus. - B.Moynot: On avait fait des réductions aux vrais roux.
On avait soupçonné quelqu'un de s'être fait teindre les cheveux. - A.-E.Lemoine: Des réductions pour les roux, les chauves ou les porteuses de jarretelles. - J.Balasko: J.-P.Lavoignat a fait un boulot formidable. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 4.
Faites des dons sur le site de la Fondation pour la recherche médicale. - T.Lhermitte: Et le nouveau livre est en vente jusqu'à Noël.
Ca fera un cadeau, comme l'an dernier. - A.-E.Lemoine: On conclut avec les Actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.
Nous sommes le 3 novembre. On commence avec la question: "quel âge a S.Lecornu?" - S.Lecornu: Des mesures de rabot...
Certains ont essayé et ils ont eu des problèmes. - B.Chameroy: 39 ans, selon ses papiers, et 69, selon ses rêves.
L'examen du projet de loi de finances se poursuit dans l'Hémicycle. Le débat va piano piano. On se demandait pourquoi. - J'ai eu un jour un...
Je vous raconte ça parce que c'est incroyable. Il rachète une ruine chez moi. Non, non...
C'était le 2e cas. Il rachète une ruine et il me demande...
J'étais maire à l'époque. De lui faire un certificat qu'il y habitait, dans le but...
J'ai refusé. J'ai dit que c'était pas possible. - Merci, C.de Courson.
Chapeau! - B.Chameroy: Sacrée histoire! - J.Balasko: Ils applaudissent. - B.Chameroy: Un député de la Marne qui fréquente un peu trop les bistros.
Une habitude qui déteint sur son comportement en séance. - Monsieur C.de Courson, pitié, pas de claquement de doigts quand vous souhaitez la parole, sauf si vous souhaitez que je vous apporte un café. - B.Chameroy: "Tu me mets un double expresso..." Il n'est pas le seul à se rendre à la buvette.
F.Ruffin aussi. Mais lui y va avant de prendre la parole. - L'objectif de la séquence qui s'ouvre normalement avec le budget...
Il bafouille. - B.Chameroy: Quand on pensait avoir... - M.-A.Chazel: C'est pour de vrai? - A.-E.Lemoine: Oui, sans montage. - B.Chameroy: On n'a pris que les moments où il...
On pensait avoir tout vu. Mais S.Chenu a tenté un rapprochement avec une députée LFI. - Madame?
Pardon, mais bien sûr. - Merci. Vous m'avez regardée et vous m'avez fait un signe de tête.
J'ai cru que c'était acquis. - C'est vrai. C'est acquis entre nous, madame. - Je ne suis pas sûre. - Non, moi non plus. - B.Chameroy: Le lover Chenu a laissé la place à Seb le vénère. - Madame la ministre, madame la ministre...
Madame la ministre! - Merci, monsieur le président. Le président de la commission des finances me parlait.
J'ai été distraite. - Il va falloir réveiller tout le monde. Il y a quelqu'un qui le défend?
Non? Bon, il n'est pas défendu! Si on s'y retrouve, on aura de la chance. - B.Chameroy: Que dire d'autre sur le PLF?
Que les débats avancent mollement. Les citoyens qui suivent ça en direct doivent être au max de leur attention. - Imaginons que des parents achètent des actions qui valent 100...
A leur décès, elles valent 300. Vous voudriez imposer 250...
Inversement, les parents ont acheté une maison qui vaut 250. L'héritier la revend 350. - B.Chameroy: Le résumé par L.Amar! - P.Cohen: Les 2 plus-values... - L.Amar: Heureusement, Patrick est là! - A.-E.Lemoine: J'ai rien compris, moi. - M.-A.Chazel: Moi, j'ai trouvé que c'était assez clair. - P.Cohen: Il manque la fin. - B.Chameroy: "Mettre la fin." L'autre question du jour a été posée à P.Juvin par E.Martichoux. - J'essaie de tenir des lignes et d'analyser chacune des propositions.
C'est mon rôle. - On se pose la question: "A quoi vous servez?" - B.Chameroy: Le député socialiste O.Faure était l'invité de France Inter.
Des semaines qu'on dit qu'il ressemble à G.Clooney depuis qu'il se laisse pousser la barbe poivre et sel. Il a fini par s'en convaincre. - C'est fort de café. - B.Chameroy: Olivier "Faure" de café.
Il héberge dans son cerveau un DJ qui s'occupe de remixer ses propos en direct dès qu'il doit prononcer le mot "amendement". - Avec des amendements déposés par...
Il parle vite. - B.Chameroy: Vitesse réelle.
Aucun trucage. La 504e édition du forum BFM, toujours présentée par M.Switek.
Il ne fait plus aucun effort. Il n'en a plus rien à foutre pour maintenir le suspense. - Samuel nous disait qu'il refusait de payer sa taxe foncière.
Vous nous direz dans une seconde si vous avez eu des nouvelles du fisc. Je peux déjà vous dire que oui. - B.Chameroy: Ben, on va regarder une autre chaîne, du coup.
Quand il met un peu d'enjeu, c'est pas délicat. Il connaît déjà la réponse. - Vous avez quel âge?
Je sais, ça ne se fait pas...
Je suis obligé de lui poser la question. - Je vais vous le dire, Maxime. - J'ai la réponse: 63 ans. - B.Chameroy: Il fait les questions et les réponses.
On ne peut pas lui reprocher une chose: être corpo. Quand quelqu'un dit du bien de la concurrence, il sort les crocs. - G.Zucman est intervenu sur LCI.
Il a dit une chose fort intéressante... - Il est intervenu sur BFM aussi, ne vous inquiétez pas. - B.Chameroy: "On est sur BFM, fais pas chier." BFM a obtenu une exclusivité mondiale, un invité que personne n'avait réussi à caler jusqu'ici. - Des profils comme celui de Guillaume, on n'en a pas tous les jours.
Vous faites quoi dans la vie? - Avocat. - Avocat...
Avocat? - B.Chameroy: Ben non, le fruit!
Ca, ça aurait été une exclue! Cette interrogation que seul D.Rochebin se posait: "Il est de quel bord, Bardella?" - Est-ce qu'il faut reconnaître que c'est une idée de gauche? - Ce n'est pas une idée de gauche. - Vous n'avez jamais été de gauche? - J.Bardella: Jamais.
Je ne suis pas de gauche, contrairement à ce que vous pouvez sous-entendre. Ne me dites pas que c'est de gauche. - Tout se discute. - B.Chameroy: Il n'est pas de gauche, Bardella?
Les bras m'en tombent! J.Bardella l'écrivain continue sa tournée promo.
Un record a été battu: faire autant de bruit à 2 qu'à 12 politiques qui ne s'entendent pas. Ils parlent en même temps. - Laissez-moi terminer... - Il y aura 1 million de personnes dans la rue... ...
A tort ou à raison... - B.Chameroy: A 2!
D.Rochebin s'est déguisé en K.Le Marchand pour Halloween.
Il lui a piqué ses fiches de "Une ambition intime". C'était des questions incisives! - Est-ce qu'en général, vous êtes méfiant? - J.Bardella: Je suis un garçon raisonnable. - Vous parlez italien? - J.Bardella: Je le baragouine. - Origine kabyle. - J.Bardella: D'un arrière-grand-père, absolument.
Le grand-père de mon père est kabyle. - Votre mère est italienne, migrante et naturalisée. - J.Bardella: Elle doit nous regarder. - On la salue. - B.Chameroy: "Vous aimez les chats, J.Bardella?" L'interview a ensuite un peu perdu en rythme. ... - J.Bardella: Euh...
Il soupire. - B.Chameroy: C'est ce qu'on appelle de la slow TV.
On finit avec un autre moment slow TV dont on a grand besoin. Fort du succès du brame du cerf dont nous avions parlé, france.tv a lancé ce matin 155 heures de direct filmées par 12 caméras, dont une submersible et un drone, pour suivre les grandes marées.
C'est véridique. Voici "Pendant ce temps-là au Mont-Saint-Michel". - On est sur la baie du Mont-Saint-Michel. - Tu es où, Bernard? - Putain de sable de merde! - Tu es du coin coin? - B.Chameroy: On a redoublé pour ajouter un peu de tension, mais ce sont les vraies images.
La chaîne existe. L'info continue demain. - A.-E.Lemoine: C'est sur Internet.
Ca vous intéresse, Thierry? - B.Chameroy: C'est du 24/24. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 4.