La gauche sert d'alibi à Michel Barnier ! - Laurent Jacobelli (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 37 %Défensif 18 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez changé ?
- 0:51RelanceRéponse partielle
On peut avoir le sentiment que vous avez fait volte-face en faveur des plus riches.
- 0:59FerméeRéponse directe
Pourquoi n'avez-vous pas voté l'amendement sur la taxe Zuckmann ?
- 1:15OuverteRéponse directe
Pourquoi ne pas taxer les 147 milliardaires français ?
- 1:51OuverteRéponse directe
L'impôt sur les fortunes financières, j'aimerais qu'on s'y attarde.
- 1:58FerméeRéponse directe
Pourquoi exonérer les résidences principales de l'IFI ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« on a vu là Mme Binet, qui n'a qu'une envie, c'est de taxer tout ce qui bouge jusqu'à l'air qu'on respire »
- 0:37Invité politiqueFait
« ils ne viennent même pas, parce que tout ça est une comédie, ils savent très bien qu'au final ça se terminera probablement par un 49-3 »
- 1:11PrésentateurFait
« C'est une sorte de super ISF pour les multimilliardaires, donc on est vraiment sur les gigas riches. »
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« C'est 147 personnes en France, donc c'est vraiment une infime partie de la population. »
- 1:41PrésentateurChiffre
« La France insoumise dit que ça rapporterait 13 milliards d'euros dans les caisses de l'État. »
- 2:28PrésentateurFait
« ces ultra-riches, ils ont quand même un statut à part. Parce qu'aujourd'hui, ces ultra-riches, ils vont être taxés en moyenne à 25% sur leur revenu. »
- 2:36PrésentateurFait
« je vous prends un cadre supérieur qui gagne 250 000 euros par an, lui, il paye 45% d'impôts. »
- 2:40PrésentateurFait
« Vous ne trouvez pas ça normal ? »
- 3:15Invité politiqueChiffre
« Des dizaines de milliards pour l'immigration. »
- 3:21Invité politiqueChiffre
« On arrive à trouver 15 milliards d'économies supplémentaires »
- 3:51PrésentateurFait
« Marine Le Pen pendant des années, on a entendu Marine Le Pen dire que c'était une honte, la suppression de l'ISF »
- 4:50PrésentateurFait
« aujourd'hui, quand on parle des personnes qui sont taxées par l'IFI, ce sont des personnes qui ont un patrimoine de plus d'1,3 million d'euros. »
- 5:03PrésentateurChiffre
« Donc on est sur 1% des Français. »
- 5:30Invité politiqueChiffre
« On verra bien ce qu'il devient pour faire une économie de 5 milliards sur le budget que la France alloue à l'Union européenne. »
- 10:41PrésentateurFait
« Vous avez passé des années à critiquer la flat tax qui est un emblème macroniste qui vise à moins taxer les revenus du capital que ceux du travail »
- 11:18Invité politiqueFait
« On travaille la moitié du temps pour les impôts. On crée 50% de la richesse qu'on donne aux impôts. »
- 19:38InvitéFait
« Quelle est votre position au RN sur la succession ? »
- 21:15PrésentateurChiffre
« Selon l'Observatoire des inégalités, 87% des héritages sont inférieurs à 100 000 euros. »
- 24:53Invité politiqueChiffre
« il y a 24 milliards. »
- 24:57Invité politiqueChiffre
« 36% des personnes de plus de 60 ans sont en emploi. »
- 26:51Invité politiqueChiffre
« il y a aujourd'hui, en net, 350 000 emplois non pourvus. »
- 28:22Invité politiqueFait
« Ça nous rend un peu plus concurrentiels par rapport à nos voisins. »
- 30:05Invité politiqueFait
« Notre balance commerciale, elle est déficitaire. »
- 30:14Invité politiqueFait
« On produit moins puisqu'on importe et qu'on exporte moins. »
- 31:44Invité politiqueFait
« Bien évidemment, elle est à l'ordre du jour. »
- 36:33Invité politiquePromesse
« Nous avions promis que nous protégerions les retraites. »
- 36:39Invité politiquePromesse
« Nous avions promis que nous lutterions contre la hausse des taxes sur l'électricité. »
- 36:43Invité politiquePromesse
« Nous avons promis que nous réduirions le budget de l'Union européenne. »
- 38:45Invité politiqueFait
« Il n'y a pas assez de cotisations. »
- 39:07Invité politiqueFait
« C'est pour ça que nous voulons des emplois plus productifs. »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli39 %
- Présentateur18 %
- Invité17 %
- Invité 212 %
- Invité 310 %
- Invité 44 %
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Laurent Jacobelli, le RN a toujours été prompt à défendre les classes moyennes, populaires, la France qui se lève tôt, qui travaille. Est-ce que vous avez changé ?
Ah non, je ne crois pas.
Au contraire, c'est eux que nous voulons préserver pendant ce débat budgétaire parce qu'on a d'un côté une extrême-gauche, et on a vu là Mme Binet, qui n'a qu'une envie, c'est de taxer tout ce qui bouge jusqu'à l'air qu'on respire, comme si à chaque problème il y avait une seule solution, la taxe, qui va l'augmenter de 60 milliards la ponction fiscale sur les Français qui n'en peuvent déjà plus, y compris ceux qui se lèvent le matin pour aller travailler, pas seulement les riches, et puis de l'autre gouvernement qui est aux abonnés absents, en tout cas ses députés, puisqu'ils ne viennent même pas, parce que tout ça est une comédie, ils savent très bien qu'au final ça se terminera probablement par un 49-3, et qu'ils ne font aucun effort pour les Français.
Donc nous, oui, on continue à les défendre, leur pouvoir d'achat, et les protéger du matraquage fiscal.
Et vous, en l'occurrence, vous êtes bien présent pour les débats parlementaires, mais je vous pose cette question parce qu'on peut avoir le sentiment que vous avez fait volte-face en faveur des plus riches. Il y a un certain nombre de votes du Rassemblement National ou de non-votes qui peuvent poser question. Je vous prends quelques exemples. La gauche a fait adopter la semaine dernière la taxe Zuckmann. C'est une sorte de super ISF pour les multimilliardaires, donc on est vraiment sur les gigas riches. C'est 147 personnes en France, donc c'est vraiment une infime partie de la population. Vous n'avez pas voté cet amendement. Pourquoi ?
Mais parce que l'idée n'est pas de faire la chasse aux riches, en fait. Nous, on veut protéger et on aime tous les Français, qu'ils soient riches ou qu'ils soient pauvres. Le modèle de la gauche, c'est que tout le monde soit pauvre. Nous, notre modèle, c'est que quelqu'un qui est dans la classe moyenne puisse espérer un jour être riche par son travail, par son génie, par son dévouement. Donc ce n'est pas une honte. Et donc cette volonté de taxer, elle ne sert à rien et elle est juste basée sur une forme de vengeance, de haine sociale. Ça ne sert à rien. Nous, ce qu'on propose, par exemple, c'est qu'il y ait un impôt sur les résultats financiers des plus riches.
On va y revenir sur votre proposition. L'impôt sur les fortunes financières, j'aimerais qu'on s'y attarde. Donc on va y revenir dans quelques minutes. On a des propositions. Mais juste que je comprenne bien. Mais pas idéologiste, pas idéologue, pardon. Parce que là, on parle quand même de 147 personnes. Encore une fois, on parle vraiment de très très riches. C'est ceux qui sont à... L'idée, c'est de taxer à hauteur de 2%, la fraction du patrimoine supérieur à 1 milliard d'euros. Donc 147 personnes. La France insoumise dit que ça rapporterait 13 milliards d'euros dans les caisses de l'État. Et aujourd'hui, quand on regarde, voilà, quand on regarde...
Non, mais c'est ultra-rich, parce que vous parlez aussi de justice fiscale. Vous dites, l'idée, c'est pas d'aller faire les poches les plus riches. Le fait est qu'aujourd'hui, ces ultra-riches, ils ont quand même un statut à part. Parce qu'aujourd'hui, ces ultra-riches, ils vont être taxés en moyenne à 25% sur leur revenu. Quand un cadre supérieur qui gagne, et là, je vous prends quand même des niveaux assez élevés, je vous prends un cadre supérieur qui gagne 250 000 euros par an, lui, il paye 45% d'impôts. Vous ne trouvez pas ça normal ?
Alors, ce sont des moyennes et ce sont des calculs. Et puis, parfois, tout n'est pas en salaire, c'est-à-dire des choses en dividendes. Mais, une fois encore, moi, je veux bien vous répondre, et je vous ai répondu. C'est-à-dire qu'on n'est pas pour protéger une ancienne qui est concret, qui est réelle, parce que quelqu'un qui possède une maison aujourd'hui, parfois, il en a à hériter. Et le taxer juste pour ça, ce serait injuste. Alors que quand c'est de la fortune financière, là, pour le coup, c'est lié à ses placements et à ses dividendes, etc. Mais, en revanche, on prend le problème du mauvais côté, si je peux me permettre.
L'argent, aujourd'hui, il devrait d'abord provenir des mauvaises dépenses de l'État. Parce qu'il y a des mauvaises dépenses de l'État. Des dizaines de milliards pour l'immigration. Des centaines de millions pour des comités théodules qui ne servent à rien. Des tonnes de politiques qui n'ont aucun résultat et qui ne sont même pas jaugées pour savoir si elles ont eu un impact sur l'économie. « Allons chercher ! » Et on a fait, nous, ce travail. On arrive à trouver 15 milliards d'économies supplémentaires par rapport au...
Est-ce que vous comprenez quand même que c'est déroutant ? On a entendu Marine Le Pen pendant des années, on a entendu Marine Le Pen dire que c'était une honte, la suppression de l'ISF, que ça avait créé le mouvement des Gilets jaunes, que ça avait créé de l'injustice sociale, que ça avait créé un sentiment d'injustice, d'inégalité des Français. Et aujourd'hui, vous êtes en train de nous dire « Non, on ne va pas aller se taxer des gigas riches. »
Je vais vous répondre une troisième fois, mais je suis quelqu'un de patient. Et là, la répétition, c'est la pédagogie. Oui, mais on me pose la question, donc je réponds une fois.
Parce que je suis désolée, j'arrive pas à comprendre. Pardonnez-moi d'insister, j'essaie de comprendre.
Je vais recommencer, c'est que je m'exprime mal, probablement. Nous aurions été au pouvoir, nous n'aurions pas supprimé l'ISF. L'ISF a été supprimée. Donc nous, on propose le rétablissement d'un impôt qui nous paraît plus juste, puisqu'on sort les biens immobiliers du calcul. C'est l'impôt sur la fortune financière. Donc si ça peut vous faire plaisir, oui, on veut taxer certains riches, mais sur la partie qui mérite d'être taxée et pas sur l'ensemble. C'est la différence entre l'avoglement idéologique et le bon sens.
Je vous donne la parole dans un instant, Charles, mais pour qu'on soit clair sur l'impôt sur les fortunes financières. En gros, vous exonérez, vous me dites le patrimoine, donc vous exonérez les résidences principales de tout impôt sur le revenu. Aujourd'hui, quand on parle des personnes qui sont taxées par l'IFI, ce sont des personnes qui ont un patrimoine de plus d'1,3 million d'euros. Donc en fait, vous êtes en train de dire, avec l'impôt sur les fortunes financières, on ne va pas taxer les gens sur leur patrimoine. On parle de personnes qui ont un patrimoine supérieur à 1,3 million d'euros. Donc on est sur 1% des Français. C'est grave, docteur ? Non, non, mais j'essaie de comprendre.
Pourquoi vous voulez les punir ? Moi, je ne veux pas les punir. Vous savez, nous, notre souci principal, ce n'est pas de faire du symbole. Vous savez, quelqu'un qui a du mal à finir le mois, il ne sera pas plus heureux de savoir que son voisin, qui a une belle propriété, est plus taxé. Non, ce qu'il veut, c'est que sa vie à lui s'améliore, pas que celle de son voisin se dégrade.
Non, mais c'est aller chercher de l'argent là où il y en a, en fait. C'est ce que disent les syndicats à la gauche.
Mais c'est ce qu'on a fait. C'est pour ça qu'on a voté un amendement qui est passé. On verra bien ce qu'il devient pour faire une économie de 5 milliards sur le budget que la France alloue à l'Union européenne. On a voté contre la taxe, enfin l'augmentation de taxe sur l'électricité. Ça, ça protège concrètement les classes moyennes. Je pense que ça leur parle plus que de savoir que par une espèce de vengeance idéologique, on attaque des gens qui ont réussi dans la vie. Ce que je veux, c'est que tout le monde puisse réussir dans la vie.
Non, mais il y a un raisonnement qui est un peu court, si je puis me permettre, monsieur le député. Mais vous nous permettez tout à chaque fois, avec j'ai l'habitude. Non, mais d'abord, se réjouir de réduire la dotation de la France à l'Union européenne. Si on réduit la dotation de la France à l'Union européenne, on réduit aussi l'influence de la France dans l'Union européenne. Ça, c'est comme les gens qui... Ce qui n'est pas bien grave, si, il faudrait le savoir. Ce qui n'est pas bien grande. Soit on veut rester un grand pays et on essaye d'avoir de l'influence dans l'Union européenne et dans le monde. Soit, oui, en l'occurrence...
Vous voyez, l'Allemagne a négocié un rabais sur sa participation au budget européen. Parce que nous, on en a pas... Par exemple, je suis sûr que vous êtes très favorable à la réduction de l'aide au développement, qui est un sujet qui a été dans le débat il y a quelques jours. Tous les grands pays augmentent leur aide au développement. Parce que ça participe de leur influence à l'international. Mais ensuite... Ensuite, le libéral que je suis ne considère pas que quand on est multimilliardaire, c'est simplement qu'on a réussi dans la vie, comme vous dites.
Je pense que quand on devient multimilliardaire, c'est quand même, d'une certaine manière, on peut être génial comme Steve Jobs ou très travailleur comme Jeff Bezos. Mais quand on accumule plusieurs milliards d'euros, c'est quand même qu'il y a un petit bug du système. Il faut reconnaître les choses comme elles sont. C'est qu'il y a un phénomène de concentration. Ben si, quand même, quand on accumule des milliards par dizaine, il y a quand même... Il a été bénéfice. Il y a quand même... Mais non, mais il y a quand même... Il y a quand même... Où il a écouté le RN pendant des années. Je ne suis pas un libéral aveugle, et ce n'est pas le virage à gauche. Je veux sortir de ce raisonnement.
C'est pareil, de toute façon, trop court. Il y a quelque chose qui ne va pas. On ne peut pas à la fois avoir les soignants qui s'occupent des personnes âgées, les gens qui travaillent la nuit dans les hôpitaux, les policiers qui se fadent des guets-tapens dans les quartiers. Tous ces gens-là qui sont payés avec des salaires parfois honteux. C'est vrai. Et d'un autre côté, des gens qui, sans que le collectif intervienne d'une manière ou d'une autre, accumulent des fortunes par dizaines de milliards. Donc il faut, même quand on est libéral comme je le suis, il faut accepter une forme de régulation.
Et j'observe que, de plus en plus, dans le jeu politique, il y a des gens qui sont soi-disant de droite, etc., mais qui sont soi-disant populaires, qui ont soi-disant le souci du peuple, comme c'est le cas du RN, et qui, en fait, deviennent de plus en plus simplement des tampons entre ce peuple qui souffre, qui se fait une vie qui n'est pas toujours... Ben, c'est vrai, mais c'est vrai ! Et les riches, et donc... Mais non, mais donc, ce que je veux dire... Oui, mais j'ai fait que... Vous avez dû rater quelques... Mais attendez, Laurent, je constate ça. Alors, attendez, mais je constate ça. C'est un charme terminé, c'est un charme terminé.
C'est marrant parce que quand on remue la plume dans la plaie, là, tout de suite... Non, mais je vais vous répondre. Non, mais là, il y a du stress et de la transpiration. Alors, rassurez-vous... Donc, excusez-moi, moi, je ne raisonne pas en trois secondes, c'est vrai. Non, c'est très bien. J'essaye de voir un tout petit peu plus loin. Je vous fais plaisir, en fait. Non, je me demande simplement, qu'est-ce qui se passe au RN ? Pour que vous aussi, vous deveniez simplement l'espèce de bouclier de gens qui ne veulent pas participer à l'effort collectif dans un pays qui est au bord de la ruine, qu'est-ce qui se passe ? Alors, allez-y, Laurent Jacques Obéry, répondez.
Je suis surpris par ce commentaire qui n'a absolument aucun rapport avec la réalité, ni même avec ce que je viens de dire. On vient d'en parler. Par contre, je vais vous demander de ne pas m'interrompre parce que vous avez été très long, et je vais me permettre de vous répondre. D'abord, oui... Vous êtes très long aussi. Oui, nous voulons taxer plus les riches que les gens à revenus moyens, et je viens de vous expliquer comment, avec l'impôt sur la fortune financière. Mais nous pensons aussi aux classes moyennes et aux Français qui bossent. Nous, on veut que les salaires augmentent. Ça, c'est un point important.
Et pour que les salaires augmentent, désolé, on ne va pas avoir un recours à la taxe, mais à un allègement des charges. Vous êtes toujours d'accord. Si on augmente de 10%, si votre patron veut vous augmenter de 10%, eh bien, ces 10% seront exonérés de charges sociales. Pourquoi ? Ça incitera à augmenter des métiers qui, aujourd'hui, sont venus répulsifs pour les gens, parce qu'ils se disent « Je gagnerais pratiquement autant à rester chez moi qu'à aller bosser. » Alors ça, il faut changer ça. Mais je pense qu'il faut agir à tous les niveaux. Mais ce n'est pas en se polluant les uns qu'on va rendre les autres plus riches. Mais Laurent Jacobelli... Ça s'appelle le communisme.
Ça a été essayé partout. Non, non, non.
Laurent Jacobelli, il y a une question, pardonnez-moi.
Vous demandez à 147 milliardaires de faire un effort.
Il y a une question. Il y a cette histoire de taxes sur les milliardaires. Il y a l'impôt sur la fortune immobilière. Vous l'avez remplacé par l'impôt sur les fortunes financières. On a compris. Il y a une autre interrogation. Parce qu'encore une fois, c'est une question de cohérence. Et ce que Charles souligne, c'est qu'on a du mal à comprendre aujourd'hui où le RN, quelle est l'identité politique du RN en termes de budget par rapport au discours qui a été tenu pendant des années et ce que l'on voit là dans les débats parlementaires. Je vous prends un autre exemple.
Vous avez passé des années à critiquer la flat tax qui est un emblème macroniste qui vise à moins taxer les revenus du capital que ceux du travail pour favoriser un investissement. Un cadeau au plus aisé. C'était ce que disait Marine Le Pen. C'était ses mots. La gauche a proposé d'alourdir cette taxe. Vous vous y êtes opposé avec le bloc central. Pourquoi ? Vous avez changé d'avis ?
Changer le système de la flat tax, c'est une chose. Changer le taux de la flat tax en est une autre. C'est-à-dire qu'une fois encore, ce que nous ne voulons pas, c'est le matraquage fiscal comme solution. Nous sommes le pays le plus fiscalement infernal du monde. 50%. On travaille la moitié du temps pour les impôts. On crée 50% de la richesse qu'on donne aux impôts. Ça suffit. Donc asphyxier les entreprises, ça nuit à l'emploi. Asphyxier ceux qui consomment, ça nuit à l'emploi. Asphyxier les classes moyennes et les Français les plus défavorisés, ça nuit à leur pouvoir d'achat et donc à l'emploi. Donc il faut sortir de cette logique de la taxe. Mais Marine Le Pen disait que c'était un cadeau.
Le problème, c'est que vous entrez dans le narratif du gouvernement.
Non, non, mais je reprends les termes de Marine Le Pen.
C'est pour ça que je sais de comprendre. Je vais vous répondre. Aujourd'hui, on a une gauche devenue complètement folle qui nous sort une taxe par minute. Il y a même eu une idée de taxe sur les bouteilles d'eau. Et le gouvernement laisse faire par son absence. Pourquoi ? Pour dire à la fin, vous voyez, on va vous taxer de 30 milliards supplémentaires. Mais on est des gentils par rapport à la gauche. On vous protège. C'est ça le narratif global. Eh bien nous, on veut sortir de ce narratif.
C'était même pas la gauche la taxe sur les bouteilles d'eau d'ailleurs.
On pense qu'aujourd'hui, les Français sont trop matraqués fiscalement. Que les entreprises subissent des normes, des charges, des taxes qui nous rendent peu compétitifs. Et que c'est en retrouvant de la productivité. Donc vous avez changé des... En retrouvant absolument pas la taxe sur les bouteilles d'eau.
Mais Arnaud et Nora. Alors Nora et ensuite Arnaud. Je ne veux pas élever. Là-dedans, est-ce qu'on peut faire preuve d'un petit peu de nuance ? On parle de 147 gigas riches. Je reprends votre expression. On parle de très grandes entreprises qui, comme vous le savez, pendant la période d'inflation, vous avez été régulièrement invité sur ce plateau. On fait parfois des gigas profits. À ce point que... Mais justement, il y a eu un débat autour d'une surtaxation. qui est revenu au niveau européen. Là-dedans, est-ce qu'on ne peut pas effectivement porter un peu de nuance ?
En se disant, les Français dont vous parlez, les plus modestes, les classes moyennes, ne sont absolument pas touchés par ce dont on est en train de parler. Et eux, pour le coup, il y a eu un sondage élable qui démontre que 87% de vos électeurs sont pour cet impôt sur la fortune. Donc là-dedans, est-ce qu'il n'y a pas une forme de symbole aussi à mettre en place ? Quand on a, vous le savez, 60 milliards à trouver, vous êtes les premiers à dire que les services publics se sont cassés la gueule. Permettez-moi cette expression. Donc là-dedans, il va bien falloir trouver cet argent.
Vous savez bien qu'à la fois les allégements de charges dont vous parlez, les allégements de cotisations sociales, c'est aussi ce qui rentre dans les caisses de l'État pour payer des services publics, premièrement. Et deuxièmement, si on vient à affaiblir encore plus en allant justement baisser des taxes, c'est encore moins d'entrer dans les caisses de l'État. Donc là-dedans, est-ce que vous n'êtes pas justement devenu des amis de ceux qui possèdent le plus ? Mon voisin est en train de se taper la tête, on ne va pas être d'accord. Mais en l'occurrence, ceux dont vous parlez et que vous cherchez à protéger sont d'accord avec ça et souhaitent qu'il y ait une forme de justice fiscale
qui se mette en place. Moi, je vais vous dire, je ne vais pas vous mettre à chanter c'est la lutte finale maintenant devant vous. Mais c'est pas ce que je dis là.
En l'occurrence,
c'est pas la lutte finale. En revanche, d'abord je ne connais pas les paroles, mais en revanche, les surprofits, c'est ce dont vous parliez il y a quelques instants, c'est-à-dire qu'une entreprise qui gagne beaucoup d'argent, non pas parce qu'elle a investi, non pas parce qu'elle a inventé un nouveau produit, non pas parce qu'elle a engagé des gens brillants, mais simplement parce qu'il y a un effet d'aubaine, par exemple l'augmentation du cours de l'essence, la baisse du prix de l'électricité, je ne sais pas quoi, un phénomène extérieur qui fait qu'elle gagne beaucoup d'argent presque contre eux, malgré elle.
Eh bien là, bien sûr, il faut taxer, mais ce n'est pas la même chose que ce dont on parle, c'est-à-dire quelqu'un qui gagne légitimement son argent ou une entreprise qui fait des bénéfices supplémentaires parce qu'elle a investi, par exemple, dans la recherche et développement. Est-ce que M. Arnaud, vous considérez que... Vous parliez de nuances,
voilà une nuance. Oui, alors prenons un cas M. Arnaud, prenons la famille qui possède l'Oréal, est-ce que vous estimez qu'à ce niveau-là, ils ne peuvent pas participer un peu plus eu égard à la masse de patrimoine dont il bénéficie. On ne parle pas de quelqu'un qui a sa résidence principale sur l'île de Ré. On parle de patrimoine énorme.
Je vois bien l'axe que vous voulez prendre. Ça, c'est la politique du LFI et ils ont le droit de la défendre. Non mais attendez, c'est la vie politique, chacun.
Encore une fois, ça a été la politique du Rassemblement National. Non, mais l'ISF... Je veux dire, je reprends l'ISF, Marine Le Pen... Je peux vous le redire
une sixième fois, parce que vous savez, je suis très patient. Nous sommes pour transformer l'ISF en impôt sur la fortune financière. Donc il existe cet impôt et il touchera les gens dont vous parlez. Et il ne touchera pas le patrimoine. Et il ne touchera pas
les maisons à 1,3 million d'euros.
Ce que touche la famille qui possède l'Oréal ou M. Arnaud, essentiellement, avant d'être investi dans de l'immobilier, ce sont des fortunes financières.
Mais vous faites quand même un cadeau à des Français qui ont un patrimoine immobilier qui dépasse les 1,3 million d'euros
donc 1% n'existe pas aujourd'hui. Et puis une fois encore, excusez-moi, ce n'est pas un cadeau. Ce n'est pas l'État qui va leur donner de l'argent.
Arnaud ? Plusieurs choses. La première, je vais essayer d'aller vite. La première, quand on est à l'Assemblée nationale et qu'il y a des textes, le diable est dans les détails. Ce n'est pas l'intituler de la loi ni l'exposer des motifs qui comptent. Ce sont les alinéas en dessous. C'est-à-dire que quand on joue sur les taux, quand on joue sur les niveaux, quand on joue sur un tas de choses comme ça, ça change complètement l'esprit d'une loi ou d'un texte. Quand vous parlez d'une flat tax où tout d'un coup ce sont ceux qui gagnent plus de 60 000 euros, ce n'est plus du tout l'histoire de la flat tax dont on parlait depuis le début. Ça n'a rien à voir.
Quand vous parlez d'un impôt sur la fortune, la structuration de la fortune aujourd'hui a complètement changé. Vous vous êtes passé, parce que vous avez une vision, je vous félicite, j'adore l'histoire moi aussi, mais c'est fini les maîtres des forges, etc. On n'en est pas là. Mais depuis M. Chououk, on nous a expliqué que c'est un monde sans usine. Donc nous sommes un pays de service, c'est-à-dire que ça repose sur rien que dalle. Il n'y a rien. Il n'y a pas d'isouine, il n'y a pas de bâti, ça fait très longtemps. Et cette fortune, on la calcule par la fortune de M. Bernard Arnault. Je n'ai pas de sympathie particulière pour lui, mais on la calcule par rapport à une valorisation.
En réalité, cette fortune, il vendait ses parts, mais il n'a pas vendu ses parts. Donc sa fortune, elle est estimée à un prix particulier pareil pour la famille L'Oréal. Ils n'ont pas vendu leurs parts. Donc demain, il y a un krach financier. Les parts de Mme Bétancourt, meilleure Bétancourt, elles valent zéro. On ne sait pas, mais ça va baisser. Et ça va baisser énormément. C'est vrai, les Bétancourt vivent très difficilement. Mais le problème, il n'est pas là. Et je vous félicite de ce retournement de trucs. On est en train de parler que justement, s'il y avait un impôt sur... Vous parlez d'un million trois.
Ce n'est quand même pas la faute des gens si tout d'un coup, parce qu'on a oublié de construire...
Je ne dis pas que c'est leur faute, je dis qu'ils peuvent participer à l'effort.
Si je peux vous permettre...
C'est une interrogation.
Ce n'est pas une interrogation parce que c'est absurde. Je suis désolé de vous le dire, c'est absurde. Si vous avez acheté un appartement à Paris et parce qu'on a oublié de construire des logements à Paris...
Il y a 1% des Français.
Est-ce qu'on peut finir ou pas ?
Pardonnez-moi, mais je veux préciser...
Non, mais ce n'est pas grave. Vous habitez Paris, vous avez acheté un appartement, le prix du mètre carré est passé de 8 000 à 12 000. La valorisation de votre bien a largement augmenté. Donc, en effet, vous vous retrouvez avec un appartement qui fait plus d'un million trois d'euros. Mais ce n'est pas parce que vous avez fait une riboule dingue et que vous avez fait de l'immobilier et que vous avez essayé de jouer sur ça. Ça n'a rien à voir du tout. C'est la valeur faciale de votre bien que, de toute façon, vous n'avez pas vendu. Donc, vous avez fait un revenu en baissé parce que vous êtes devenu recrutement. Mais bien sûr, je vais chercher...
On ne parle pas de ces gens-là, ce n'est pas ce patrimoine-là. Mais si vous parlez d'un patrimoine qui vaut un million trois d'euros, il ne vaut que si vous le ventez... Allez, Christophe, et ensuite Laurent Jacoté. On voit en France que, grâce à la redistribution par l'impôt, l'écart des revenus avant impôt est plus grand qu'après impôt. Donc, notre système, sans doute perfectible, fonctionne pas mal. En revanche, au moment de la succession, on a du mal à réduire les inégalités sociales par cette succession. Parce qu'il y a deux philosophies qui s'affrontent.
Il y a ceux qui disent « Les enfants, ils n'ont pas mérité cette fortune, ils n'ont rien fait, ils sont nés qu'une cuillère en argent dans la bouche. » Allez, au moment de la succession, on prend beaucoup. Et d'autres qui disent « Non, les gens vont mourir, ils sont âgés, il faut leur laisser le droit de transmettre leur patrimoine à leurs enfants qu'ils aiment. » Par ailleurs, ils ont déjà payé dessus, des infos, etc. Ces deux philosophies, honorables l'une comme l'autre, d'ailleurs, les Américains sont plus proches de la première, souvent, ils n'aiment pas qu'il y ait trop d'héritage. Quelle est votre position
au RN sur la succession ? Sur la succession, nous, on voudrait que, notamment, parce qu'on parle des foyers les plus modestes et les classes moyennes, c'est qu'il n'y ait pas de drogue de succession jusqu'à 300 000 euros. Voilà. Et au-dessus ? Au-dessus, on garde les droits de succession actuelles.
Et sur les donations, si vous donnez une fois encore, vous avez 500 000 euros, si vous donnez à vos jeunes...
Vous savez, on se place dans le temps long. On croit aux racines, on croit à la transmission. Et donc, évidemment, la transmission dans une famille, ça passe aussi par l'héritage, ce que les anciens ont construit. Alors, bien sûr, il y a une part qui doit être donnée à l'État parce que, forcément, on profite d'infrastructures, on profite d'un écosystème pour faire fortune. Même s'il y a déjà eu l'impôt, il est normal que l'État, au passage, prenne un peu d'argent. En revanche, il ne faut pas que ça soit confiscatoire. Mais je vois bien autour de quoi on tourne. Mais ne croyez pas qu'à l'Assemblée nationale, vous avez les amis des riches, les amis des pauvres, etc. Ça ne se passe pas.
Mais simplement, on a aujourd'hui une situation qui est terrible après 7 ans de Macronie. On a 3200 milliards de dettes. Les Français qui sont le plus taxés au monde. Malgré la dette, malgré l'impôt, on a un service public qui part en capilotade et on est en train d'expliquer aux Français qu'ils vont être déremboursés d'une partie des soins de la sécurité sociale. Ça ne tient pas la route. Donc, il y a de la mauvaise dépense de l'État, il y a du gras. Et c'est là qu'il faut attaquer avant de s'en prendre aux individus. Excusez-moi. Alors, encore une fois, la gauche... C'est déjà par la partie dépense. Mais on est à peu près d'accord. Oui, bien sûr.
Juste, pour prolonger ce que Christophe disait, sur la succession, vous avez, avec le parti d'Éric Ciotti, fait adopter un amendement qui vise à autoriser le don de 120 000 euros par enfant contre 100 000 actuellement. Selon l'Observatoire des inégalités, 87% des héritages sont inférieurs à 100 000 euros. Donc là encore, ça concerne une très faible minorité de Français, ça concerne les Français, en l'occurrence les plus riches. Et ce que disait tout à l'heure Nora, c'est qu'en fait, dans vos électeurs, vous avez une grande partie de vos électeurs qui ont été séduits par votre discours social et qui attendent aussi qu'il y ait une justice fiscale. Mais notre discours social,
il est maintenu.
Mais quel signal vous renvoyez en votant ce genre d'amendement ?
On va se battre là pour que la réforme des retraites soit abrogée. C'est un signe social.
Vous n'avez pas voté ça aujourd'hui par ailleurs
dans le projet de loi de finances
de la sécurité sociale.
Par contre, les fake news, ça je ne peux pas. Ah non, non, non, non,
c'est pas les fake news, vous ne l'avez pas voté.
Non, non, et d'ailleurs, M. Coquerel l'a reconnu, ce n'était pas du tout une abrogation de la réforme des retraites, c'était un changement des taux de cotisation, mais pas du tout une abrogation sur notamment l'âge de départ et le nombre d'années de cotisation. Relisez bien le texte et vous verrez que j'ai raison. Donc, il ne faut pas croire tout ce qu'on dit non plus parce que, comme on l'a dit tout à l'heure, parfois, le packaging d'un amendement ou d'un article est très différent de ce qu'il contient. Donc, ce que je vous dis est vrai, vous pouvez le vérifier. On va vérifier. Et le 31 octobre, par contre, et là, tout le monde se robine. Ça sera la niche parlementaire.
Il y aura la niche parlementaire. On va évoquer la réforme des retraites dans un instant. Et simplement, l'abrogation de la réforme des retraites, ça, c'est un signe social. Donc, quand on dit qu'on veut plus de remboursement de soins de santé, une meilleure santé pour les Français, notamment grâce à la priorité nationale et en prenant sur le budget de l'AME, c'est une mesure sociale. Donc, on a des mesures sociales. Mais vous savez, moi, je crois, comme le général de Gaulle, que l'essor économique et le progrès social vont de pair.
J'ai un dessin à vous montrer. Je ne sais pas, vous l'avez certainement tous vu aujourd'hui autour de la table ou pas. C'est un dessin de CAC aujourd'hui en ligne de l'opinion. Jean-Philippe Tanguy, on s'en prend aux riches ou pas ? Jordan Bardella qui dit ça dépend, est-ce que ce sont des riches immigrés ? Est-ce qu'il y a en fait la problématique ? Est-ce que ce n'est pas ça ? Est-ce qu'il n'y a pas un problème identitaire au sein du Rassemblement national avec deux lignes qui sont en train de s'opposer ? Et je cite encore l'opinion. Un proche de Jordan Bardella dit à l'opinion comme Marine Le Pen est occupée 12 heures par jour au tribunal en ce moment, les souris dansent.
Alors, il y a plusieurs questions en une. D'abord, je vais vous dire, j'ai passé la journée... C'était pas totalement faux, mais bon. J'ai passé la journée à l'Assemblée nationale, on a eu une réunion de groupe présidée par Marine Le Pen et je n'ai vu personne danser même si l'ambiance était plutôt joyeuse. En revanche, qu'il y ait deux lignes, non, je ne comprends pas pourquoi on retourne à une vision des années 70 où si on est social, il faut taper sur ceux qui aiment bien leur vie en croyant qu'en dépenser dans les uns, on va rendre les autres plus heureux. Ça n'a jamais été notre position.
Nous, notre position, elle est de protéger les Français qui bossent, elle est d'avoir un système de fraternité, de solidarité, un système social solide, mais de ne pas empêcher la réussite.
Oui, mais en même temps, on a 60 ans, donc c'est un peu incohérent.
62 ans et 60 ans pour les plus jeunes.
62 ans, comment est-ce qu'on paye la retraite ?
Combien de personnes de plus de 60 ans sont en âge d'emploi aujourd'hui ? Sans ton emploi.
On ne va pas se faire chacun des questions. Oui, parce que vous n'avez pas la réponse, 36%. En l'occurrence, vous n'avez pas répondu à ma question. 36%. On paye la retraite comment ? Mais je vais vous l'expliquer. Par ce que Nora appelle les cotisations sociales, que moi j'appelle les charges sociales. Vous venez de dire que les salaires étaient trop bas parce que les charges sociales étaient trop importantes et que donc vous prévoyez un système d'exonération si quelqu'un en gros ne change pas les thèses. Si je comprends bien. pourquoi est-ce qu'on a ces niveaux très élevés ? Parce qu'on a des gens qui partent à la retraite beaucoup trop tôt.
Et donc, vouloir revenir à la retraite à 62 ans, c'est une mesure en réalité très démagogique et qui va coûter très cher. Les caisses sont bénéficiées. Aujourd'hui,
il faut juste bosser les trucs. Il y a 24 milliards. Aujourd'hui, 36% des personnes de plus de 60 ans sont en emploi.
Donc on les paye au chômage les autres.
Et donc on les paye au chômage, on les paye pour certains au RSA, pour d'autres en maladie. Et donc, si on décale de 2 ans dans le temps leur départ à la retraite, ce seront 2 ans fictifs pour la quasi... Enfin, pour une très grande majorité. Bon. Et donc, pendant ces 2 ans, on va payer 2 ans de chômage supplémentaire ou 2 ans de sécurité sociale supplémentaire. Et là où vous avez raison, Charles Consigny, on va faire des économies sur les caisses retraites, mais on va faire des bords sur les autres caisses. Le problème, c'est comme pour le problème de l'impôt. On regarde du mauvais côté de la lorniette. Pour que nos caisses sociales soient pleines, il faut créer des emplois.
Ça veut dire se protéger d'une forme de mondialisation, sans foi ni loi, qu'on lui amène des règles. Ça veut dire... Ça veut dire... Ça veut dire... Il suffit de retravailler
la rue pour trouver du travail.
Il faut dire qu'aujourd'hui, les entreprises françaises puissent rester en France. Moi, je viens d'une région qui a subi la mondialisation, c'est la Moselle, où il y a une vingtaine d'années, toutes les entreprises cédérurgiques sont parties parce que la cédérurgique était moins chère en France. Mais là, il y a les Asiens
qui a créé des emplois et qui a créé des emplois.
Mais moi, je ne suis pas chinois. Alors, attendez, chacun vote pour.
Augmenter la productivité, augmenter le nombre d'emplois et plus de natalité. 5 millions de chômeurs. Mais non, mais oui. Ah oui, bah oui, 5 millions de chômeurs. Mais il n'y a jamais eu aussi peu de chômage. Ça reste beaucoup. 5 millions. Mais il n'y a jamais eu aussi. Je suis désolé. D'accord, mais par rapport aux années récentes, il y a beaucoup moins de chômage qu'avant. Je suis désolé. Maintenant, trouver du travail aujourd'hui en France, je suis désolé, c'est beaucoup, beaucoup, beaucoup moins difficile qu'il y a encore 10 ans. C'est quand même quelque chose qui a beaucoup changé. Donc vous ne pouvez pas... C'est vrai. Vous êtes là à nous parler de protectionnisme, etc. C'est vrai.
À la limite, pourquoi pas ? On peut regarder dans certains domaines. Tout le monde y revient en protectionnisme. Mais d'ailleurs, à l'échelle européenne, ce sera plus efficace qu'à l'échelle française.
Il y a aujourd'hui, il y a aujourd'hui, en net, 350 000 emplois non pourvus. Alors, évidemment, c'est un peu plus, mais il y en a qui sont juste en rotation. Donc 350 000. Et il y a 5 millions de chômeurs. Donc moi, je veux bien tout ce qu'on veut, mais au mieux du mieux du mieux, on va arriver à 4 millions.
Soyons clairs. C'est toute catégorie. Bien sûr. Ce n'est pas que les catégories A.
Mais pour moi, un chômeur qui fait 5 heures de son anglais dans la semaine reste un chômeur.
Il y a des gens qui sont mal employés. Mais pour autant, est-ce qu'il suffira... Oui, mais en fait, à un moment, est-ce qu'il suffira de dire on va faire des allégements de charges pour aller justement dans... Alors, si on parle des Ardennes, si on parle de la Meuse, si on parle de la Nièvre, qui sont effectivement du côté de là où vous êtes élu ou d'autres coins, il n'y a pas de travail. En Bourgogne-Franche-Comté, les gens partent. Oui, mais en fait, à un moment, il ne suffira pas juste de dire il va falloir recréer de l'industrie. C'est-à-dire que comment vous allez... De l'emploi, j'ai dit. Oui, mais comment ? Comment ? Comment vous recréez de l'emploi ?
C'est-à-dire que derrière, ces gens-là, aujourd'hui, ils sont payés très peu par des cotisations. Enfin, grâce à ces cotisations, ils bénéficient un petit peu de la chômage. Et ce n'est pas la vie qu'ils souhaitent. Et ce n'est pas évidemment la vie qu'ils souhaitent. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas du IAC à Faucon de se dire on va recréer de l'emploi. Enfin, à un moment, les industries, il faut les faire revenir et il faut faire en sorte de créer. Là, vous êtes en train de nous dire il faut baisser les cotisations sociales, il faut baisser les taxes, il faut baisser beaucoup de choses.
Est-ce que véritablement, vous pensez que ça suffira à recréer de l'emploi dans ces secteurs où il n'y a plus grand-chose ?
Peut-être pas dans les mêmes secteurs. En revanche, il y a d'autres secteurs aujourd'hui où on peut évidemment investir. Vous avez parlé de la baisse des taxes. Ça nous rend un peu plus concurrentiels par rapport à nos voisins.
Et donc, c'est un peu plus concurrentiel face à des gens roumains. Et c'est moi qui ai mis une phrase
parce que c'est un sujet vachement très important et j'aimerais bien y apporter des réponses. Si vous donnez la priorité de la commande publique, par exemple, à des entreprises françaises, vous suscitez la création d'emplois. Si vous faites en sorte que les produits qui sont vendus en France respectent les mêmes normes que celles qu'on demande, qu'on impose à nos patrons d'entreprise, eh bien forcément, vous suscitez l'emploi. Donc, il y a des solutions. Il n'y a pas de baguette magique. Il y a des solutions.
Vous savez, moi, je suis dans une région, le Grand Est, où pour une nouvelle ligne de voie ferrée, ils ont acheté du matériel roulant ferroviaire à la Suisse alors qu'on a un producteur de train dans le Grand Est. Eh bien, quand on arrêtera ce genre d'absurdité, on créera de l'emploi.
Vous oubliez toujours que si on fait du productionnisme,
on perd des marchés. Vous voulez réserver la commande publique aux producteurs français ? Eh bien, des tas d'entreprises françaises vont perdre des marchés dans des pays qui diront, attendez, vous, les Français, vous refusez des produits, eh bien, vous ne prendrez plus les noms. Mais les Américains ont une économie mondiale et une monnaie tellement dominante. Ils ont tellement peu de charges. Ils ont tellement peu de charges parce qu'ils ont un système social sauvage. Évidemment, ça leur donne un avantage. Je ne veux pas être les États-Unis. On ne peut pas. Je ne veux pas être la Chine. Je veux que vous ne soyez plus pondérés. La mondialisation a créé des emplois chez nous.
Elle a créé des emplois en France. Moins qu'elle en a tué. Dans les biotechnologies. Moins qu'elle en a tué. Elle a tué des emplois industriels type secteur secondaire. Elle a créé d'autres types d'emplois. D'autres types d'emplois. Mais le solde... Le solde... Le dogmatisme ne mènera rien. Laurent Jacob, il y répondait.
Et après, on avance sur la réforme des fêtes.
Je suis contrairement à ce que j'entends autour de cette table très pragmatique en matière d'économie. Moi, je vois aujourd'hui que notre balance commerciale, elle est déficitaire. Donc, je ne pense pas comme vous qu'on produit plus en France qu'avant. Non, on produit moins puisqu'on importe et qu'on exporte moins. On exporte moins, on produit cher. La Chine, aujourd'hui, à part des sacs d'une grande marque et quelques chaussures... N'importe pas. Alors, on va... De la France.
Si demain, on va enchaîner, s'il vous plaît. J'aimerais bien... On a plus... Excusez-moi, on a plus... On a plus beaucoup... On a plus beaucoup de temps. Laurent... Alors, excusez-moi, pardonnez-moi. Pardonnez-moi. Charles, Charles, Charles, si vous voulez... J'aimerais bien qu'on enchaîne. J'aimerais bien qu'on enchaîne. Vous déplourez les délocalisations. J'aimerais bien qu'on enchaîne parce qu'il y a la niche parlementaire du RN et j'aimerais qu'on enchaîne. Et j'ai vérifié... Et j'ai vérifié... Et j'ai vérifié...
Alors, le détail. Les représentants du NFP proposaient d'ajouter une surcotisation sur les cotisations justement dirigées vers l'assurance vieillesse, donc la branche assurance vieillesse de la Sécu, pour les salaires les plus hauts. Une manière de compenser cette augmentation à 64 ans. Et c'est contre ça que vous avez voté aujourd'hui. Parce que nous, on ne veut pas que la retraite soit à 64 ans. Voilà, la clarification est faite. C'était une possibilité. C'était encore une surcotisation. Bah oui, c'est pas une fois la même chose. Mais des salaires les plus élevés, on parle de 8700 euros mensuels qui auraient permis de revenir à 60.
Mais c'est pas notre position et c'est pas une obrogation de la réforme des retraites contre l'on.
Alors, en l'occurrence, si, c'est une répartition à 60 ans. Mais bien sûr que non. Venons-en, Laurent Jacobelli, l'abrogation de la réforme des retraites, est-ce qu'elle reste à l'ordre du jour de la lèche parlementaire jeudi ?
Bien évidemment.
Elle est à l'ordre du jour ?
Elle est à l'ordre du jour. Elle a été détricotée, saccagée par une alliance improbable, en quoi que pas tellement improbable d'ailleurs, puisqu'ils ont déjà fait le coup législatif des LR, du Centre et de l'extrême-gauche. Mais si vous croyez qu'on va faire marche arrière pour autant vous vous trompez, on va, à coup d'amendement, essayer de la retricoter pendant notre liche parce que c'est notre engagement vis-à-vis des électeurs. Parce qu'en fait, qu'on comprenne bien,
qu'on explique bien les choses, la proposition a été vidée de sa substance en clair en commission des affaires sociales. Pour revenir à votre version initiale, vous devez passer par des amendements. Ces amendements, ils vont être analysés par Yael Brunpivet, la présidente de l'Assemblée nationale, qui pourrait les révoquer pour irrecevabilité financière parce que ça crée une charge sur le budget de l'État. Les députés n'en ont pas le droit. Donc ça veut dire que ce projet, il est morné ?
D'abord, nous verrons bien, mais je vous le dis, nous le présenterons. Nous le présenterons.
Mais en connaissant le résultat final.
Mais nous ne le connaissons pas. Et surtout, nous mettrons au pied du mur tous ceux qui ont détricoté ce pour quoi ils ont été élus. Moi, il faudra que les amis de Mme Rousseau, que les amis de Mme Panot nous expliquent pourquoi ils ont détricoté une abrogation qui correspond à leur programme et qui correspondent d'ailleurs au programme de la majorité des Français. Puis j'ai de 49%. Alors juste Arnaud, Charles,
vous t'essayez par là-bas.
Poser la question, c'est quelque peu y répondre. C'est ce que je voulais vous demander tout à l'heure, mais je n'ai pas eu l'occasion. C'est que peut-être que dans votre démarche aujourd'hui budgétaire, il y a peut-être un manque, je pense, de pédagogie. C'est-à-dire qu'on ne comprend pas, parce que la situation politique est un peu confuse et que ça mériterait peut-être un peu plus de pédagogie, un peu moins de communication de la part de certains à l'Assemblée nationale, mais plus d'expliquer ce qui est en train de se passer et pourquoi vous avez fait ces choix de vote et pourquoi vous avez fait ça. C'est important.
Ce n'est pas seulement de la communication, c'est vraiment une démarche politique. La seconde chose, c'est que pourquoi voulez-vous que tout d'un coup, les adversaires politiques du Rassemblement national qui ont bien compris le danger que pouvait représenter une abrogation de la réforme des retraites par le Rassemblement national qui serait obligé de voter, sinon ils seraient obligés d'expliquer à leurs électeurs que non, ils n'ont pas pu, etc. Ce qu'a commencé à faire Jean-Luc Mélenchon il n'y a pas plus tard qu'une semaine, en expliquant qu'il ne pourrait pas voter cette abrogation. Il y a des discussions au sein des insoumis, les communistes ont dit que oui, qu'ils votent.
Mais Jean-Luc Mélenchon, qui est quand même le leader minimo de cette organisation, a quand même dit que de ces séides, ils leur demandaient de ne pas voter cette abrogation. Vous rentrez donc dans une séquence de communication qui est extrêmement périlleuse pour les adversaires du Rassemblement national et particulièrement la gauche et la NFP. Donc, ils se livrent à un jeu qui est légitime puisqu'il est autorisé par les règles, c'est qu'ils détricotent le projet du Rassemblement national pour le rendre inefficace et donc de dire regardez, finalement, le Rassemblement national n'arrive pas à obtenir ce qu'ils avaient promis, c'est-à-dire l'abrogation du régime des traites.
Mais ce n'est pas le projet du Rassemblement national, c'est la logique parlementaire et l'utilisation des petits cookies que vous avez dans le travail parlementaire qui permet de détricoter, de faire perdre tout sens et toute raison à un projet. Et là, c'est l'exemple. Le Rassemblement national, en revanche, et je pense, mériterait là aussi un peu de pédagogie parce que sinon, ils vont se retrouver avec un résultat qui, là, va être compliqué à expliquer à l'électorat.
Ce que dit la gauche, justement, pour expliquer le fait de ne pas voter cette abrogation de la réforme des retraites, cette proposition du Rassemblement national, c'est que c'est une arnaque depuis le départ parce que même si ces amendements étaient jugés recevables et donc que ce projet de loi pouvait faire l'objet d'un vote, vous n'avez pas de groupe au Sénat. Donc, de toute manière, le texte ne sera pas adopté, ne passera pas.
Mais c'est bizarre parce qu'il nous explique que si c'est eux qui votent le texte, ils passera au Sénat. Donc, ça veut bien dire qu'il y a un moment, il y a un problème avec cette gauche. En fait, cette gauche, elle veut quoi ? Cette gauche, elle veut les succès pour elle-même, en fait, pour son égo, mais pas pour les Français. Et puis, honnêtement, cette gauche, aujourd'hui, elle sert à quoi à l'Assemblée nationale ? À être le faire-valoir du bloc central qui est au gouvernement. par ses excès, par son attitude irrespectueuse, par ses cris, ses vociférations, son attitude déplacée au sein de l'Assemblée nationale, elle sert d'alibi à M.
Barnier pour arriver dans 10 jours en disant « Bah, voyez, je sors mon 49-3 parce qu'on a une gauche qui fait tout péter et je suis de rempart de lui faire passer son budget inacceptable. »
Est-ce qu'au fond, Laurent Jacques Obélis, cette proposition d'avouation de la réforme des retraites, c'est pas, et vous le savez, un piège que vous tendez à la gauche parce que vous savez que ça ne peut pas passer ?
C'est notre programme. Nous avions promis que nous protégerions les retraites. On fait tout pour qu'elles ne soient pas désindexées pendant 6 mois. Nous avions promis que nous lutterions contre la hausse des taxes sur l'électricité. Nous l'avons fait. Nous avons promis que nous réduirions le budget de l'Union européenne. Nous l'avons fait. Nous avons promis que nous protégeons
notre moral avec nos électeurs et nous le respectons. Monsieur, moi, je ne comprends pas. Les gouvernements successifs ces dernières années ont tous décalé l'âge de départ en retraite parce qu'ils sont face au problème du financement de ces retraites. Je vous ai répondu. Non, alors non. Je suis désolé. Moi, je ne comprends pas. Tu veux recommencer. Je ne comprends pas. On va voir si vous avez la solution miracle puisque tous les gouvernements précédents s'y sont cassés les dents et ont tous finalement fait le choix. À mon avis, pas de gaieté de cœur pas pour faire souffrir les gens. On fait le choix d'augmenter l'âge de départ parce que sinon... Parce que sinon...
Oui, mais parce qu'en réalité, il faut le mettre encore beaucoup plus tard, je pense. Surtout, il faudrait garder seulement les années de cotisation. Mais bon, pas d'âge de départ et seulement le même nombre d'années pour tout le monde. La retraite par point qui revient. C'était encore un autre truc. C'était le premier projet de Macron, etc. Bon, bref. Mais du coup, comment est-ce que, concomitamment, vous prétendez baisser les charges sur les salaires, donc les cotisations pour payer ses retraites qui coûtent une fortune et en même temps revenir à la retraite à 62 ans ? Je pense que là, vous êtes quand même...
Alors, donnez-moi votre solution miracle et vous n'avez pas le droit de me dire que c'est la suppression de l'AME. Mais en même temps, vous n'écoutez pas, vous n'écoutez que vous-même. Si, si, j'écoute, mais vous parlez tellement et tellement fort que parfois, j'avoue, j'essaye de... C'est parce que vous êtes à côté.
Oui, c'est... Et voilà, j'essaye... Il faut que vous ménagiez. Il faut que vous ménagiez. Allez-y, Laurent Jacoveli.
Allez-y, allez-y. Si je peux ménager, vous ménagez au silence. Ménagez parfois le silence. Laissez... Aide à écouter. L'avocat qui vous parle. Charles, s'il vous plaît, laissez Laurent Jacoveli répondre. Moi, je le fais justement. Allez-y.
Simplement, je vous ai expliqué qu'aujourd'hui, décalé l'âge de la retraite ne ferait pas affaire d'économie parce qu'aujourd'hui, les gens qui partent à la retraite ne bossent déjà plus. Deuxièmement, pourquoi il y a un problème pour remplir les caisses ? Et encore pas tant que ça. Pourquoi il y a un problème ? Parce qu'il n'y a pas assez de cotisations. Il n'y a pas assez de cotisations. Pourquoi ? Parce que les emplois qui ont été créés, soyons plus précis, ne sont pas des emplois très productifs.
Oui, il y a eu de l'emploi créé, mais un chauffeur de VTC, un chauffeur de VTC, un livreur à moto ou un emploi exonéré de charge ne viennent pas créer de la richesse, ne viennent pas créer des cotisations suffisantes pour alimenter les caisses de retraite. C'est pour ça que nous voulons des emplois plus productifs. Et donc, ce n'est pas une mesure, c'est plusieurs mesures. Et c'est donc... Non, mais je veux quand même répondre. Pourquoi ? Je voudrais quand même répondre
parce que là, on est au cœur quand même... Charles, on est vraiment pris par le temps. Bon, sinon, je sais. À toi, ça sert pas de... Les émissions, on ne peut pas... Je sais, mais il y a un moment donné,
le temps n'est pas extensible. Excusez-moi. Laurent Jacobelli, je vous laisse le mot de la fin et ensuite, Charles, ce sera... Non, ce sera Arnaud, juste après.
Le mot est à 40% du temps de la parole. Allez. Laurent Jacobelli,
le mot de la fin.
C'est de dire aux Français, soyez patients. Il n'y a pas de fatalité au matraquage fiscal. Oui, on peut protéger la France qui bosse. Oui, on peut trouver de l'emploi. Oui, on peut aider nos entreprises à trouver des solutions pour être plus fortes sans les emplois. mais ça veut dire dégraisser l'État qui, aujourd'hui, coûte beaucoup trop cher et trouver les économies là où elles existent, vous allez être... Ça va être compliqué, les gens. Merci. Merci. Merci. Merci.
Merci. Merci. Merci beaucoup, Laurent Jacobelli, d'avoir été l'invité ce soir de BFM TV. Sous-titrage Société Radio-Canada,
Laurent Jacobelli