François Bayrou appelle à un effort collectif des Français pour remettre à l'équilibre les finances
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 1:00RelanceRéponse partielle
Recalculer les chiffres avancés sur l'immigration et l'administration par le RN ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Patrick Martin, que pensez-vous de la TVA sociale ?
- 5:00OuverteRéponse directe
La TVA sociale est-elle injuste selon vous ?
- 7:00RelanceRéponse directe
TVA sociale: bricolage ou solution ?
- 9:00OuverteRéponse partielle
François Bayrou a-t-il d'autres outils que le rabottage des budgets ?
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Europin soir 19h 21h Pierre de Villneau toujours avec Alexandre Malafaille Gilles Boutin débrief de notre ami Franck Alisio qui avait quelques idées mais pas pas forcément dans l'ordre mais cela dit on a quand même réussi à à voir ce que le RN proposait en tout cas dans la bouche de Franck Alisio. Je je on a pas eu le temps de de le mentionner mais quand il dit 20 milliards sur l'immigration plus 10 milliards sur le feu administratif, je demande quand même à recalculer tous ces chiffres là parce que on peut pas balancer comme ça des chiffres sans moi celle que je crois toujours, c'est Agnès Verdier Moligier parce que l' frappe travail parce que tous les livres d'Agnè sont documentés il y a les il y a les tableaux à la fin à chaque fois de ce que ce que coûtent les choses les unes après les autres et les évaluations par des instituts statistiques de ce qui pourrait être fait ou pas. Je voudrais qu'on écoute Patrick Martin.
Il est le président du MEDEF. Voilà ce qu'il pense de la TVA associale prier à hauteur de vos dépenses et assez normalement les gens les plus aisés dépensent plus que les gens plus modestes. Premier point.
Deuxième point tout dépend sur quel taux de TVA vous jouez. Le taux de base à 20 % on peut travailler dessus et l'expérience des mondees dans les pays qui ont augmenté leur taux de TVA que ça a très peu d'incidence sur l'inflation donc sur le pouvoir d'achat. Ça ne se ressentira pas pour le consommateur.
Je pense que ça sera essentiellement absorbé dans les marges des entreprises. Donc ça viendra annuler une partie du bénéfice qu'on a. Mais il y a un point qui n'est pas suffisamment souligné, c'est que la TVA frappe les importations.
On importe pour 700 milliards d'euros par an. Ça c'est vrai que ça favorise les entreprises françaises de ce et elle ne touche pas les exportations. Je reviens sur ce que j'évoquais tout à l'heure, notre déficit commercial.
Donc le fait de gagner en compétitivité mais c'est aussi un moyen d'accroître la richesse de la France donc des Français. Gilles Boutin, Alexandre Malafaille euh Franckio tout à l'heure disait "La TVA c'est quelque chose de très injuste." Là quand on écoute le patron du MEDDEF, on a pas l'impression que la TVA c'est quelque chose de très injuste puisque il a l'air de dire que c'est soluble et que c'est plutôt les entreprises qui avalent la TVA plutôt que un impact sur le pouvoir d'achat qui a raison qui est à tort Gill Boutin.
Ouais, c'est contreintutif. Alors, c'est-à-dire en terme de justice pure puisqu'on a toujours ce mot à la bouche quand on parle de finances publiques. Même monsieur Barnier en a parlé.
Oui, c'était pour mieux faire avaler la pilule mais ça me semble toujours très abusif dans la mesure où il est question de chiffre et d'équilibre. Euh je rappelle que c'est Nicolas Sarkozi qui avait introduit cette TVA sociale en 2012. François Hollande dès sa réélection l'a supprimé et puis il a admis qu'il avait regretté l'avoir fait.
Comme quoi, même des socialistes peuvent s'accommoder de cette TVA sociale. Et quant à l'injustice, j'ai envie de dire et alors ? C'estàd que on peut peut-être se composer avec une petite injustice.
C'est quelle est la l'ampleur de cette injustice sur le papier ? Je l'entends. C'est les arguments de la CGT qui nous explique que c'est faire reporter sur le consommateur qui n'est pas forcément très riche le l'effort.
Cependant, c'est il n'y aurait que déjà ça se effectivement ça se dissou, c'est-à-dire que on n'y prête pas particulièrement attention dans notre consommation. Et derrière, c'est surtout la mécanique globale qui est libérée. C'est-à-dire que si on libère euh la des coûts des franches aux entreprises, on améliore euh soit euh les salaires, soit l'embauche, on facilite euh la compétitivité des entreprises à l'export.
Donc là, ça pose une question plus fondamentale qui est qu'est-ce qui est véritablement social ? le fait de bloquer toute tentative de trouver des solutions budgétaires ou alors le fait de favoriser une économie, une prospérité qui va avoir des répercussions plus globales sur l'ensemble des travailleurs. Alexandre Malafaille, votre idée ?
On bricole, c'est du bricolage, c'est c'est de l'enfumage. Non mais c'est pas sérieux dire. Alors déjà, vous diriez que Nicolas Sarkozy avait bricolé à l'époque en 1900 en 2012.
Écoutez, il suffit de voir les comptes dans lesquels aujourd'hui on est plongé pour voir que l'histoire est ancienne et qu'ils ont tous fait du bricolage avec les comptes publics. Il y a pas eu de vraie responsabilité par rapport à ça. Alors moi, j'entends les arguments déjà.
Je trouve que appeler TV à social quelque chose qui est une charge en plus, ça n'a rien de social. Déjà à la faute déjà on nomme mal les choses. Après le débat est compliqué à poser parce que ne perdons pas de vue qu'il y a quand même 100 millions de pauvres en France ou des gens en tout cas qui vivent sous le seuil de pauvreté.
On peut pas négliger cet aspect-là même sur un plan psychologique même si c'est relatif si on isole les produits première nécessité. Mais en fait, je suis très surpris par la position du MEDF. J'entends ce que dit Patrick Martin.
Sur le principe euh un peu moins de charge, donc un peu plus de compétitivité, c'est logique. Mais pardon, ça ne suffit pas. Il faut un plan d'ensemble.
On peut pas se contenter de dire "On va raboter les dépenses publiques et puis essayer de trouver un peu plus de recettes." Ça ne réparera pas le modèle économique français. Le modèle économique français, il a un problème de fond, d'attractivité.
Ce qu'essaie de faire par ailleurs Emmanuel Macron quand il fait chose France et quelques gadgets de ce type-là. Mais il faut réparer le modèle économique. C'est pas des gadgets.
Vous êtes vous êtes vous êtes dur. S'il y a bien quelque chose que Macron a réussi, c'est euh c'est France. Oui, mais c'est vrai, mais les chiffres sont souvent décalés entre la réalité.
Il y a qu'on fait beaucoup d'images, beaucoup de com, on fait Versailles, mais dans la vraie vie, il faut voilà, on vous met des bateaux qu'on qu'on explique faire rentrer dans Chu France, mais les bateaux, ils seraient venu quand même. Donc voilà, il y a un côté gadget artificiel mais dans la mesure, il y a une dynamique, il y avait une dynamique, je la cache pas, c'est bien, c'est mieux que rien. Comprends que vous compariez la tournée de Trump au Moyen-Orient où il est arrivé avec je sais pas combien de milliards de plus.
Pierre devin, vous avez raison. Mais d'un autre côté, on peut pas dire on veut la souveraineté et se gargariser de joie à chaque fois qu'on fait des investissements étrangers qui fait qu'on fait du capital français qui nous appartient pas. Bon, en tout cas, on est d'accord sur un point Alexandre, c'est que ça ne suffit pas.
Mais oui, mais il faut aller beaucoup plus loin sur la transformation des modalités d'entreprise en France. Il faut évidemment aller beaucoup plus loin sur les questions qui touchent à la l'implantation des entreprises, à leur installation, à leur création, à l'administration. Mais il faut il faut travailler sur la simplification en profondeur.
Il y a pas de loi de simplification de l'économie française. Là encore, on fait du gadget, on bricole parce que c'est trop compliqué. On se dit c'est les fameuses réformes structurelles que personne ne veut faire depuis des décennies.
Exactement. Parce que dès que vous tirez sur une ficelle, vous prenez l'étagère sur la tête. Donc évidemment, personne n'ose prendre l'étagère sur la tête.
Il faut démonter les textes. Mais chaque fois que derrière vous démontez un texte, il a une responsabilité. Il y a un droit qu'on a accordé, donc il faut revenir en arrière.
C'est très compliqué. Qui assume ? Il y a le principe de précaution.
Il y a un un enchevrement, un bazar. Donc on bricole. Donc moi, je vous fiche mon billet.
On peut faire un peu de TVA social, un peu de c, un peu de ça, un peu de réforme territoriale. Si on met pas le bazar à plat, on n'y arrivera pas. Et dans 5 ans, on aura 4000 milliards de dettes.
Et vous verrez ce qu'on aura dans 5 ans. Rendez-vous. Je vous rappelle que dans l'immédiat, on n pas la majorité pour porter un tel projet de société.
Donc on est bloquéord mais arrêons de bricoler. Oui. Semblant cependant et et je veux pas donner l'impression de de de d'être monsieur bricolage mais il faut aider surtout en on est on est il faudrait quand même songer et je pense que cette réflexion devrait être partagée par tous les partis à satisfaire certains objectifs immédiats.
Effectivement c'est très frustrant. On a l'impression qu'on a que le rabo à disposition en réduisant à chaque fois de 10 % les budgets de chaque ministère. Mais François Bairou a-t-il d'autres outils à sa disposition ?
Je n'ai pas l'impression. C'està-dire que les grandes réformes par exemple sur les systèmes de retraite injecter de la capitalisation comme ça se fait dans d'autres pays et bah ça c'est impossible de de de d'y procéder. il est obligé de procéder à un conclave dont tout le monde est sorti petit à petit et dont il ne ressortira pas grand-chose.
Donc en l'état, je je dois dire pour 2 ans, on est condamné à ce bricolage et à chercher là où on peut des économies. Et c'est très triste de dire ça, mais quand on parle à nos dirigeants, quand on parle avec des députés, on a le sentiment qu'il n'y a que le rabau qui est envisagé. Mais juste un tout un tout petit commentaire pour dire que je regrette dans ce cadre de prise de position du MEDF que le MEDF qui puisse se réjouir de dire bah ça c'est un peu mieux pour la compétitivité mais qui rajoute ça ne suffit pas et qu'effectivement les marges de man budgétaires politiques soient ce qu'elle soit je comprends mais ça ne suffit pas ça ne suffira pas il faut tirer le signal de pas on n pas diffusé une extin ce qu'a dit Patrick Martin c'était tout à l'heure sur une sur une chaîne concurrente et d'ailleurs juste une petite chose On dit le MDEF, le MEDF, vous remarquerez que en fonction des présidents, le discours n'a pas forcément toujours été le même.
Je voudrais que juste en parler des des députés qu'on écoute Éric Cocrel, président LFI de la commission des finances de l'Assemblée nationale. Tout ça est est absolument lunaire. La TVA est déjà un impôt qui sert à tout et n'importe quoi.
Et je rappelle que c'est l'impôt le plus injuste parce que la question c'est que non seulement il est pas proportionnel, mais il pénalise en plus la consommation populaire. Donc si on faisait une TVA sociale encore plus importante et bien on pénaliserait en plus la consommation populaire. Ce qui dans un moment de récession de l'activité économique comme actuellement est une manière assez catastrophique de faire et risquerait d'avoir un effet récessif.
Donc cette histoire TVA sociale est à bannir absolument. Et Marine Le Pen chef de fil des députés Eren sur le même sujet. Ça fait des années et des années que c'est une des obsessions de Bercy de mettre en place la télé association.
Nous y sommes très opposés. Parce que la TVA sociale, contrairement à ce que son nom indique, c'est une augmentation de la TVA. Et l'augmentation de la TVA, c'est encore une baisse du pouvoir d'achat de nos compatriotes et particulièrement des plus modeste et des classes moyennes parce que la TBA pèse beaucoup plus sur eux que sur les catégories supérieures.
Bon bah, c'est ce qu'on a dit précédemment hein, c'est-à-dire que là en l'occurrence ce qu'on ce qu'on peut voir c'est que LFI et le RN sont d'accord, j'allais dire sur ce sujet-là qui est un sujet économique. On dit souvent le RN n'a pas forcément un programme très libéral. Certains disent notamment les LR disent c'est un programme socialiste.
Bon voilà il y a il y a quand même on se retrouve là-dessus non Gill Boutin ils sont souvent d'accord et les filles et le RN sur les questions économiques. Moi ce que je trouve révélateur là-dedans, c'est que il y a une obsession dans une bonne partie de la classe politique pour l'aide à la consommation. C'estàd qu'on envisage les choses que sous l'aide à la consommation en ne voyant pas ben que on ne c'est un modèle qui qui est périmé.
H et je suis pas en train de dire qu'il faut virer complètement néolibéral. Quoi que c'est une tentation qui se diffuse aussi dans les esprits puisque on nous dit enfin beaucoup de membres de de députés notamment de divers parties en viennent à se dire c'est la seule chose qu'on a pas essayé mais c'est c'est je reviens sur cette obsession de l'aide à la à la consommation. Euh, on voit bien que dans dans dans quelle situation ça nous a mis au niveau budgétaire.
C'est-à-dire que on a plus rien, on a plus rien à à mettre sur la table, on peut plus euh aider euh qui que ce soit. Euh on a on a fait tous les crédits euh d'impôt possible. Euh maintenant, il faut envisager autre chose.
Et alors, je dis pas que la TVA sociale dans le sens où elle permet de d'alléger le fardeau fiscal sur les entreprises, c'est la seule chose. Je si on trouvait autre chose pour libérer les entreprises, fort bien. Enfin, c'est juste le principe qui compte et et et le résultat.
Mais il faut changer de de perspective. C'està-dire que quand bien même ça pèse un peu plus sur la consommation, il faut voir le but infin. Et oui, de manière très immédiate, ça peut se répercuter légèrement sur les prix.
Mais il faut il faut penser plus global. Oui, c'est aussi ponctuel. C'est pas une pensée d'ensemble, j'en conviens Alexandre, mais euh il faut changer de prisme et penser plutôt productivité et euh prospérité de notre appareil productif qui aura des répercussions plutôt que de sans cesse uniquement penser au panier.
Là aussi, il faut avoir une dimension sociale, je dis bien, mais dans la vision d'ensemble, il faut arrêter de obséder uniquement par l'aspect consommation. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que en ce qui concerne la TVA, c'est un impôt universel et c'est en ce sens qu'il est juste. C'est dire qu'après, il faut simplement trouver les bons réglages en fonction des produits parce que évidemment les produits première nécessité, les médicaments, c'est pas incohérent qu'il soit taxé peu mais c'est un un impôt juste, il est payé par tout le monde.
C'est d'ailleurs le seul impôt payé par tout le monde. C'est en ce sens que moi je trouve que c'est plutôt un impôt qui est pertinent dans la mesure où la TVA donc payé par tout le monde alors que les charges sociales ne sont payées que par ceux qui travaillent et par les entreprises. Donc de fait, il y a une partie de la de la population qui finance l'ensemble du modèle social, le reste en profitant alors que la TVA va permettre effectivement de financer de manière plus large l'ensemble du système.
Après, en effet, on peut s'en servir comme d'un levier, je le redis, ça n'est pas le seul levier. Et après, il faut faire attention aux effets de bord et et surtout aux effets d'annonce parce que dans ce genre de mesure souvent on se gargarise des faits d'annonce et dans la vraie vie petite. Une pause, le rappel des titres de l'actualité et on reparle de la fin de vie à l'Assemblée nationale. tout de suite.
François Bayrou