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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 31 juillet 2026 25 min

Incendies, relance économique, tourisme... Le "8h30 franceinfo" de Serge Papin

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Locuteur 7

Bonjour Serge Papin. Bonjour William Dacosta. Pour la première fois depuis une semaine, la préfète de Gironde se dit un peu optimiste sur le front des incendies. Ce matin, cet incendie en Gironde, méga feu et contenu. Est-ce qu'il y a du soulagement dans les rangs du gouvernement ?

0:17
Locuteur 6

Bien sûr, moi je suis heureux d'être avec vous ce matin pour partager ça, pour avoir de l'espoir. De l'espoir mesuré, mais de l'espoir quand même. Et puis il faut avoir la niaque maintenant, c'est ça, pour la reprise, pour la réouverture. C'est ça, moi j'ai eu beaucoup d'acteurs locaux, y compris ce matin. Et tout le monde maintenant souhaite réouvrir, prend les dispositions, refait venir le personnel. Il va falloir un petit peu de temps, bien sûr. Combien de temps vous arrivez à l'estimer ça ? Moi qui connais bien les supermarchés, il faut à peu près entre 2 et 4 jours.

1:00
Locuteur 5

Pour rouvrir un grand commerce ?

1:02
Locuteur 6

Pour les endroits où ils ont été fermés, donc dans les zones qui ont été évacuées. Après il y a des zones, comme je pensais à Lacanau, par exemple, ils n'ont pas vraiment fermé le magasin. Donc lui, il est dans une forme de continuité. Il n'avait pas grand monde, mais l'outil a fonctionné. Parfois, l'outil s'est arrêté. Alors quand l'outil s'est arrêté, il faut refaire de l'entretien, du froid. Il faut enlever tous les produits qui sont périmés. Il faut nettoyer parce que parfois il y a eu de la suie. Voilà, il y a tout un travail d'intendance. Donc en moyenne, suivant les types de commerce, les commerces alimentaires, j'y mets la restauration dedans. C'est entre 2 et 4 jours.

Les magasins que je pourrais qualifier de non alimentaires, les magasins de souvenirs, de vêtements, tout ce qui est aussi sur la plage, le surf, etc.

1:52
Locuteur 5

Là, ça peut être fait assez vite. Je précise pour nos auditeurs et téléspectateurs que vous êtes l'ancien directeur général du système U. L'ancien président de système U, de super U.

2:01
Locuteur 7

Encore faut-il que les clients et que les salariés soient présents. Il reste encore une partie des personnes qui sont évacuées. Justement, comment prendre en charge ces entreprises qui peuvent techniquement rouvrir, mais qui n'ont pas tous leurs salariés puisqu'ils sont dans des zones évacuées, cette zone grise ?

2:16
Locuteur 6

Exactement. Alors pour les saisonniers, il y a eu tous les saisonniers qui étaient contractualisés. Donc il y avait un contrat. Ils ont d'ailleurs au passage bénéficié dans les magasins qui étaient fermés, enfin les magasins où les entreprises étaient fermées, de l'activité partielle. Donc voilà. Et donc ceux-là, ils vont pouvoir revenir aussitôt. Après, tous ceux qui étaient là depuis deux ans et qui n'avaient pas forcément de contrat, mais qui avaient une fidélité aux entreprises qui étaient là l'année dernière. Ceux-là, ils peuvent être rappelés. Et puis on a un site.

2:52
Locuteur 5

C'est l'annonce que vous nous faites ce matin sur France Info. Ils pourront toucher le chômage partiel ?

2:55
Locuteur 6

Oui, alors ceux-là aussi, bien sûr. Oui, pardon. Pourront aussi. D'ailleurs, avec le ministre du Travail, mon collègue Farandou, on en a discuté. Et ça, c'est en effet une annonce. C'est-à-dire que ça va être élargi aux saisonniers qui n'avaient pas de contrat, mais qui étaient là l'année dernière. C'est important. Puis après, on a un site d'une start-up qui s'appelle Oh My Season, avec lequel on a travaillé, et qui permet de mettre en relation des saisonniers et des entreprises ou des commerces. Et donc ce site-là va permettre pour tous ceux qui n'avaient pas de contrat, les preneurs, si je puis dire, et les salariés, les saisonniers, vont pouvoir être mis en relation.

Donc on a un dispositif là qui...

3:44
Locuteur 5

Ça concerne combien de personnes, ces saisonniers, qui n'avaient pas signé leur contrat ?

3:47
Locuteur 6

C'est pas la majorité, parce qu'à la date de la saison où nous sommes, il y avait des conseils en général, ils sont embauchés pour deux mois. Donc c'est un pourcentage plutôt minoritaire. D'accord.

4:00
Locuteur 7

Serge Papin, est-ce que ces mesures ne répondent pas qu'à une partie du problème ce matin sur France Info ? Cécile Despont, c'était notre invitée, c'est la présidente des entrepreneurs de Gironde, l'ancienne CPME. C'est le nouveau nom de la CPME, elle était notre invitée ce matin, je vous propose de l'écouter. Bien sûr.

4:15
Locuteur 3

Vous avez des réservations qui sont aujourd'hui annulées. Ces réservations, on ne pourrait même pas leur faire un avan en lisant de revenir. Aujourd'hui, ils ont la possibilité d'aller n'importe où ailleurs. Les personnes qui n'ont pas pu partir au moment du Covid, elles avaient de toute façon pas la possibilité d'aller ailleurs. Là, c'est pas le cas.

4:33
Locuteur 7

Justement, ce que nous décrit Cécile Despont, c'est une situation qui semble inédite. Est-ce que les mesures que vous mettez en place, qui existent déjà, sont de nature à répondre à une situation inédite ?

4:45
Locuteur 6

On a des mesures qui sont robustes et qui sont efficaces. En tous les cas, moi, je vais m'en assurer. Qui existent. Donc, on a l'activité partielle étendue aux saisonniers, je viens de le dire, et aussi étendue par effet de bord. Bien sûr, ça concerne ceux qui ont été dans les zones évacuées. Mais ça concerne aussi, là où il y a eu des difficultés, par effet de bord, si je puis dire, dans la région, tout autour de la région nord-de-laise.

5:11
Locuteur 5

Un effet domino. Voilà, exactement. Qui n'ont pas fermé, mais qui sont empêchés.

5:14
Locuteur 6

Voilà, mais qui ont moins de trafic actuellement. Bon, donc là, chômage, activité partielle. Deuxièmement, on a toute la possibilité de report de charges, charges salariales, fiscalité. Donc ça, c'est la souplesse. Mais il faudra payer à la fin.

5:31
Locuteur 7

Donc, une entreprise qui serait fragilisée par cette crise, elle devra tout de même payer certaines des charges. Il n'est pas question d'en effacer ?

5:39
Locuteur 6

C'est déporté. Pour l'instant, les charges sont déportées.

5:44
Locuteur 7

Mais vous y travaillez, ça peut-être, à dire, on va mettre une enveloppe exceptionnelle ?

5:48
Locuteur 6

Alors, il y a un dispositif qui existe, qui est en relation avec la médiatrice du crédit ou avec le médiateur des entreprises. C'est coordonné par la DGFIP départementale. Ça fonctionne bien. Donc ça, il faut l'utiliser. Après, ça permet d'étaler la trésorerie. Donc les problèmes des salariés sont réglés avec l'activité partielle. Le problème de trésorerie, des décalages de charges. Les banques, qu'il faut saluer, font des efforts. Que ce soit avec les particuliers, que ce soit avec les entreprises. Lesquels, Serge Papin ? Le crédit agricole, le crédit mutuel. Mais quel type d'effort font-elles ? Alors, quel type d'effort ? Elles reportent les échéances. Ça, c'est important.

Ça, c'est très important. Capital et intérêt. Elles permettent de faire des crédits pour la trésorerie avec des taux bonifiés. Donc ça, ça va permettre...

6:40
Locuteur 7

Donc on peut emprunter. Il y a une possibilité de prêts garantis par l'État aussi comme ça a pu exister par exemple ?

6:44
Locuteur 6

Il n'y a pas besoin. Ces prêts-là ne demanderont pas de garantie. Les banques ne demanderont pas de garantie. Vous voyez, on a un dispositif robuste. Puis il y a toute la solidarité qui est là aussi. Moi, je salue pour les particuliers ce que fait la Fondation du Patrimoine. Le MEDEF lance aussi un fonds de solidarité. D'autres aussi. On a vu, j'ai entendu, la CMA qui débloque son fonds de solidarité.

7:11
Locuteur 7

Oui, mais alors ça, c'est des entités qui se substituent à ce que pourrait faire l'État d'une certaine manière. Ce sont le MEDEF ou les entreprises qui vont donner de l'argent ou des fondations.

7:19
Locuteur 6

Non, mais attendez. L'État, l'activité partielle, c'est de l'argent de l'État. Bien sûr. C'est de l'argent. Le chômage partiel, c'est de l'argent de l'État. L'État est là. L'État, il est en soutien. Le report de charge, c'est l'État.

7:36
Locuteur 7

Mais quand Cécile Desponce, ce matin, la présidente des entrepreneurs de Gironde, nous dit que la réponse n'est pas suffisante. Pourquoi dit-elle cela ?

7:44
Locuteur 6

Parce qu'il y a eu sans doute des analogies. En tous les cas, on souhaiterait qu'il y ait des analogies avec ce qui s'est fait pour le Covid. Le quoi qu'il en coûte. Le quoi qu'il en coûte. On n'en est pas là. Ça n'arrivera pas de nouveau. On est à 10 jours de fermeture. Le Covid, ça a duré 2 ans. Moi, je vais vous dire, j'ai confiance dans le dispositif qui est mis en place. Et je vais m'assurer qu'il fonctionne bien, que les guichets soient ouverts très vite, notamment pour l'activité partielle. Voilà. Après, on va faire un bilan de tout ce qui s'est passé. Moi, je vais m'y rendre, discuter avec les acteurs locaux. Bon, là, je veux d'abord m'attacher. Vous y seriez quand ?

Ça ne sera pas en Gironde ? Alors, il y a deux déplacements qui sont prévus. Il y a un déplacement, je pense, avec le Premier ministre, qui se fera dans les jours qui viennent. Moi, j'irais, il faut attendre un petit peu, parce qu'on ne va pas gêner les pompiers qui travaillent, parce que malheureusement, tout n'est pas encore réglé. Et puis après, moi, je m'y rendrai un petit peu plus tard avec les acteurs locaux. Je vais vous faire une confidence, symboliquement, parce qu'on peut revenir dans ce beau pays du côté des Landes ou du côté du Bordelais. Et il faut encourager nos concitoyens à y venir. Vous allez montrer l'exemple. Moi, je vais montrer l'exemple.

Et puis, il y a des territoires qui n'ont pas subi. Si vous allez dans le Verdon, si vous allez dans l'Entre-deux-mer, dans le Libournais.

9:11
Locuteur 5

Vous voyez, il y a encore... Je ne pense pas sur le tourisme, justement. Est-ce que les messages des autorités n'ont pas été un peu contradictoires ? On va écouter deux déclarations à quelques jours d'intervalle seulement. La préfète de Gironde, d'abord, Sophie Broca, dimanche dernier. Écoutez, oui.

9:23
Locuteur 2

Moi, franchement, j'incite vraiment fortement les touristes à ne pas rejoindre la Gironde, au moins tant que le feu n'est pas fixé. J'invite aussi les touristes qui sont d'ores et déjà présents à envisager une autre destination.

9:37
Locuteur 5

Depuis, Serge Papin, le maire de Bordeaux, Thomas Cazenave, tente de faire passer un autre message. Il l'a fait à plusieurs reprises cette semaine, hier soir encore sur les réseaux sociaux.

9:45
Locuteur 4

« Cet été, venez à Bordeaux, venez en Gironde. Si vous voulez soutenir les commerçants, les artisans, les hôteliers, les restaurateurs qui sont ici, à Bordeaux et ailleurs, lourdement impactés, venez. »

9:59
Locuteur 6

Bon, comment on s'y retrouve ? Ben non, mais ça ne s'oppose pas. Un petit peu, quand même. Non, mais attendez, la préfète, elle fait son boulot, si j'ose dire. C'est la sécurité des gens. C'est ça, la vision principale du boulot de la préfète. Et elle l'a bien fait. Donc c'est normal. Bon, après, les choses ont évolué. Moi, j'étais aussi, quand je me suis exprimé, j'ai dit surtout, venez en Gironde, comme le maire. Et je comprends. Le maire, lui aussi, il en faut. Donc il faut aller en Gironde. Il faut aller en Gironde.

10:27
Locuteur 7

Sophie Broca disait tout de même, la Gironde ne venait pas en Gironde et elle ne faisait pas la distinction, comme vous l'avez faite il y a quelques minutes, de ces secteurs qui n'ont rien à voir, le Médoc. Bien sûr, qui n'ont pas subi. Il n'y a pas eu d'erreur de langage là-dessus ?

10:42
Locuteur 6

Non, mais alors, j'essaie de faire, bien sûr, mais moi j'essaie de faire un peu de discernement dans tout ça. Et puis, voilà. Et donc, en effet, il y a les territoires qu'on n'a pas subi. Il y a les territoires qui réouvrent. Et puis après, voilà, on va pouvoir reprendre une vitesse de croisière. Puis je vais vous dire, moi, je mobilise pour le mois d'août. Il faut qu'on essaie, au mois d'août, de reprendre une activité. Par quels moyens, alors ? Voilà, là, je suis avec vous ce matin.

11:10
Locuteur 7

Alors, on a énormément d'auditeurs et téléspectateurs, Serge Papin, mais est-ce qu'on

11:13
Locuteur 6

peut peut-être aller plus largement que le 830 France Info ? Ce matin, j'étais avec le maire de Lacanot, Laurent Perrondet, au téléphone et qui me dit, nous, on veut réouvrir, c'est le principal. Et après, dans un deuxième temps, M. le ministre, ensemble, on va voir quelle stratégie on peut mettre en place pour coordonner une stratégie de relance. Voilà, donc là, on va mouiller le maillot pour ça.

11:37
Locuteur 5

Un mot peut-être sur la saison touristique au global. Vous nous disiez, il y a deux semaines, qu'elle partait bien, cette saison touristique. Ça gâche un petit peu le bilan ?

11:46
Locuteur 6

Ça gâche, oui, sûrement que... Bon, après, on a toute l'arrière-saison aussi qui est intéressante. Ça gâche un peu dans les Landes et dans la région de Gironde. En revanche, ailleurs, tout va bien. Là, la France, c'est un grand pays, quand même. C'est un grand pays touristique. On est leader au monde sur l'accueil des touristes. Il y a beaucoup de touristes aussi étrangers qui viennent. Donc, le reste de la France, le tourisme va bien.

12:12
Locuteur 7

Serge Papin, on va revenir avec vous dans un instant sur les chiffres de la croissance, sur le chiffre de l'inflation qui vient à l'instant d'être révélée. Elle s'accélère sur un an au mois de juillet, cette inflation à 2,1%. Tout cela après un tour complet de l'actualité à 9h moins le quart. Et c'est avec Laurent Dulieu.

12:29
Locuteur 1

Le gouvernement gèle les avoirs de Xenia Fedorova, la chroniqueuse prorusse et visée par un arrêté d'expulsion du territoire français. Elle est accusée d'être la voix du Kremlin, notamment dans les médias de Vincent Bolloré. Canal Plus et Lagardère dénoncent une atteinte à la liberté d'expression, ce que réfute le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez. L'armée israélienne quittera Gaza une fois le Hamas désarmé. C'est ce qu'affirme Donald Trump après l'annonce d'un accord conclu cette nuit pour le désarmement complet du mouvement islamiste palestinien. Accord confirmé par le Hamas. Pas de réaction à ce stade de la part d'Israël qui a tué encore hier 4 personnes, dont 2 enfants à Gaza.

Neuf départements du sud et de l'est de la France en risques élevés au feu de forêt aujourd'hui, alors qu'en Gironde, la situation reste stable. Le feu est contenu dans son périmètre, dit ce matin la préfète. Plus de la moitié des personnes évacuées sont autorisées à rentrer chez elle. Par ailleurs, le gouvernement va élargir le dispositif de chômage partiel aux saisonniers sans contrat, mais qui était là l'année dernière. En Guadeloupe, une personne est décédée et 3 autres ont été blessées après l'effondrement d'un immeuble de Pointe-à-Pitre. Une enquête est en cours. Il s'agit d'un immeuble qui faisait l'objet de travaux de démolition pour une reconstruction.

Il s'est effondré sur les 4 personnes qui travaillaient à l'intérieur.

13:44
Locuteur 4

Et nous sommes jusqu'à 9h avec Serge Papin,

13:55
Locuteur 5

ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat. Les chiffres de l'inflation, les derniers, ceux de juillet, viennent effectivement de nous parvenir. 2,1% sur un an en juillet, c'est un petit peu moins que ce qui était envisagé par le gouvernement. On apprenait hier un rebond surprise de la croissance au second trimestre. 0,2% sont des bonnes nouvelles, ça, pour le gouvernement ?

14:15
Locuteur 6

Oui, la France, c'est un pays mature sur le plan économique. Donc, on peut être satisfait de ces 0,2% de croissance. Ça nous met dans une trajectoire, a priori, de 0,7%, qui a été révisée, puisqu'on était au départ à 0,9%, et puis après, avec la crise géopolitique, on a rabattu à 0,7%. Mais 0,7%, voilà, ça serait un bon atterrissage, et on est sur cette trajectoire. Et l'inflation est contenue. Je rappelle quand même qu'on est le pays d'Europe, qui avons, des grands pays d'Europe, qui avons le moins d'inflation. En année glissante, on est à 2,1%. Donc, notre économie, elle tient bon, elle résiste. Voilà, et donc, on peut parfois être fier aussi de ça.

14:57
Locuteur 7

La situation internationale, vous l'évoquiez à l'instant, Serge Papin, c'est ce qui se passe au Moyen-Orient, cette paix qui semble introuvable entre les Etats-Unis et l'Iran. Est-ce que tout cela, on l'a vu, le cours du pétrole a de nouveau bondi ces derniers jours, est-ce que tout cela, ça n'aubère pas un petit peu cet optimisme autour de la croissance et sur cette inflation, pour l'instant, contenue ?

15:16
Locuteur 6

Ça amène de l'attentisme, c'est sûr. Bon, je remarque quand même que les choses ont l'air d'évoluer, là aussi, à peu près favorablement, le cours du pétrole a un peu baissé. Je rappelle qu'on maintient toutes les aides ciblées, donc qui enjambent tout l'été, tout l'été. Pour l'instant, c'est jusqu'à fin août, et on verra ce qu'il en est. Vous savez, la gestion d'une crise, ça se fait quasi au quotidien. Enfin, en tous les cas, là, on a dit pour l'été, on enjambe l'été. On verra ce qu'il en sera au mois de septembre pour continuer à accompagner de manière ciblée les entreprises.

15:54
Locuteur 7

Ce prix du litre aux alentours de 2 euros, c'est ce à quoi il faut s'attendre encore longtemps, selon vous ? Ou est-ce qu'il y a, dans les réflexions et les prévisions du gouvernement, une embellie qui est en train d'apparaître ?

16:05
Locuteur 6

L'accord, bon, il y a un accord, il faut saluer l'accord avec le Hamas déjà ce matin.

16:10
Locuteur 7

Qui malheureusement, lui, n'aura pas d'impact direct.

16:13
Locuteur 6

C'est quand même périphérique, quand même, à ce qui se passe. Et on espère qu'il va y avoir une paix. En tous les cas, la France y travaille, et que le détroit d'Hormuz pourra être libéré. Et il faut sans doute s'attendre, si on est un peu optimiste, à un cours qui va baisser. Il y a des efforts qui sont faits par les distributeurs, moi, avec lesquels je discute. J'étais en réunion la semaine dernière avec eux. Total a bloqué ses prix, à moins de 2 euros, à 1,99 euros pour l'essence, et à 2,20 euros pour le gasoil. Je sais que les distributeurs font des opérations prix-coûtant, aussi au moment des grandes transhumances. Donc voilà, tout le monde...

16:52
Locuteur 7

Avec des stations indépendantes, d'ailleurs, qui dénoncent ces pratiques, en disant qu'elles ne peuvent pas suivre, et que c'est une forme de concurrence déloyale.

16:58
Locuteur 6

Écoutez, il y a, en tous les cas, ceux qui peuvent le font. C'est aussi une forme de solidarité par rapport à ces acteurs. Moi, je regarde ça, et ça permet, dans ces moments de grands mouvements, d'accompagner au mieux les choses.

17:18
Locuteur 5

Serge Papin, revenons sur ces incendies en Gironde. Il y a eu énormément de controverses ces derniers jours sur les moyens que l'État donne à la sécurité civile. Vous nous dites, ce matin, l'État n'aurait pas pu mieux faire dans cette crise. Il n'aurait pas pu mieux anticiper.

17:31
Locuteur 6

Écoutez, il y a eu beaucoup d'anticipation, déjà. Heureusement, parce qu'il y avait des choses qui étaient pré-positionnées. On a renvoyé des pompiers venant de toute la France. Parce que vous savez, c'est... Sur les moyens, Serge Papin, sur les avions, sur les hélicoptères. Non, mais c'est de guerre du feu, bien sûr. Le parc a été doublé. Le parc des Canadair, des hélicoptères. Je crois qu'il y a 60 aéronefs qui sont présents. Ça n'a pas beaucoup bougé sur la question des Canadair.

18:04
Locuteur 7

Par contre, sur les hélicoptères à bombardier d'eau, et les dash, ça a évolué ces dernières années.

18:09
Locuteur 6

Non, mais ça a doublé. Le parc a doublé. Moi, je veux bien. Et puis, je vais vous dire, c'est la guerre du feu, là. Où est-ce qu'elle se gagne ? Elle se gagne sur le terrain. C'est les pompiers qui la gagnent sur le terrain.

18:19
Locuteur 7

Visiblement, on n'a eu pas assez de monde dans les airs, ni sur terre, puisqu'on n'a pas réussi à contenir ce feu.

18:24
Locuteur 6

Un feu de dimension exceptionnelle, jamais vu, qui provoque... Oui, mais on savait qu'on s'orientait vers ce genre de scénario.

18:31
Locuteur 7

Ça fait des années que les spécialistes disent que c'est des méga-feux qui nous menacent. Et pourtant, on a l'air de tomber un peu parfois de l'armoire.

18:36
Locuteur 6

Non, mais là, écoutez, les moyens qui sont mis en place sont des moyens très importants. Je rappelle, en plus, qu'il y a eu des feux en Gironde, il y a des feux dans l'Élande, il y a des feux dans le Var, il y a des feux à Fontainebleau. Donc, on est dans une période comme ça, où il va falloir, d'ailleurs, bien sûr qu'il va falloir anticiper. D'ailleurs, le Premier ministre a demandé à la ministre de la Transition écologique de faire un plan d'anticipation, parce que regardez ce qui se passe dans toute l'Europe. Qu'est-ce qu'il faut changer en priorité, justement ? Il faut anticiper, bien sûr, sans doute, beaucoup plus surveillé. Par quelle mesure ?

Non, mais regardez ce qui se passe dans toute l'Europe, parce que c'est bien gentil de dire que le gouvernement français n'a pas anticipé, alors le gouvernement espagnol n'a pas anticipé, le gouvernement portugais n'a pas anticipé. Regardez ce qui s'est passé en Grèce.

19:20
Locuteur 7

Il peut y avoir un manque d'anticipation généralisée.

19:22
Locuteur 6

Oui, sans doute qu'il faudra en tirer les enseignements. On ne va quand même pas faire des reproches, en particulier à ce gouvernement, sur la gestion de cet incendie, qui sont, il faut le dire, moi je regarde ce matin, ce qui se passe, les incendies sont sous contrôle. Donc voilà, il faut saluer ça.

19:39
Locuteur 5

Vous parliez de ce plan pour l'adaptation, je vais y arriver, qui a été demandé à Monique Barbu, la ministre de l'écologie. Qu'est-ce qu'on peut faire en priorité ? Il faut surveiller, sans doute,

19:52
Locuteur 6

il faut surveiller nos espaces forestiers. J'ai écouté une étude de quelqu'un, j'ai plus son nom, mais qui était chez vous hier matin, ou avant hier matin. Il disait, il faudra... Françoise Vimeux, peut-être, la climatologue. Voilà, il disait, il faudra s'habituer dans les périodes estivales, sans doute, à gérer des grands feux. Bon, voilà, je ne sais pas si c'est une réponse. En tous les cas, il va falloir sans doute anticiper, mieux surveiller. Il va falloir de l'argent, sans doute, non ? Prépositionner des moyens. Des investissements plus importants ? Oui, sur tout ce qui concerne l'écologie, je pense que le gouvernement ne fera pas d'économie. Ne fera pas d'économie.

20:33
Locuteur 5

Mais ce sera au détriment, forcément, d'autres secteurs.

20:35
Locuteur 6

Non, non, mais attendez, il faut faire des choix. Le budget, c'est une stratégie aussi. Bien sûr, il faut faire des économies. C'est une stratégie. Pourquoi on a une programmation militaire en hausse ? Parce que c'est une stratégie qui correspond à une adaptation du climat géopolitique. Pourquoi, sur l'écologie, il faudra sans doute des budgets en hausse ? Ben voilà, parce que, aussi, c'est une adaptation.

20:56
Locuteur 7

Mais tout ça, on doit en faire des dizaines de milliards d'économies pour tenter de juguler notre déficit.

21:00
Locuteur 6

C'est une stratégie, c'est de faire des économies là où il faut en faire et puis de faire des investissements. Écoutez, le budget, on en discutera à la rentrée. Voilà. Pour l'instant, on est en train de le construire.

21:14
Locuteur 5

Vous avez encore un espoir que ce budget soit voté compte tenu de la situation politique à l'Assemblée ?

21:19
Locuteur 6

Oui, j'ai un bon espoir parce que si l'Assemblée elle a le sens de l'intérêt général pour que le prochain président de la République avec la prochaine Assemblée puisse faire ce qu'on appelle un PLF-R donc réviser qui sera adapté à sa politique du moment il faut qu'il y ait un budget sinon on ne peut pas réviser s'il n'y a pas de budget et ça serait catastrophique si on n'a pas de budget parce que ça voudrait dire que les choses ne pourraient pas bouger peut-être avant la rentrée 2027 donc je pense que tout le monde a cette conscience et si on veut aller vers justement une stratégie budgétaire qui soit à la fois avec une dimension programmatique pour s'adapter aux événements que l'on vit puis en même temps qu'il y ait des économies ça veut dire qu'il faudra que l'Assemblée vote un budget.

22:13
Locuteur 5

Une question Serge Papin sur Xenia Fedorova cette chroniqueuse prorusse touchée par un arrêté d'expulsion nos confrères du Parisien nous apprennent ce matin que le gouvernement français va geler ses avoirs pour 6 mois vous nous le confirmez ce matin sur France Info Serge Papin ? Oui je peux vous le confirmer

22:31
Locuteur 6

ça fait partie aussi de ce qu'a dit le Premier ministre qui ne veut pas qui est d'ingérence dans une période électorale d'autres pays qui viennent s'ingérer dans notre démocratie on va vivre des sénatoriales on va vivre des présidentielles il faut qu'on soit attentif et ce n'est pas normal que des gens venant d'autres pays veulent influencer notre système démocratique.

22:59
Locuteur 7

Serge Papin ce matin justement l'avocat de cette chroniqueuse prorusse Xenia Fedorova a réagi il dit que ce gel de ses avoirs est un acharnement et que c'est illégal tout comme son expulsion vous répondez quoi

23:14
Locuteur 6

je fais confiance à mon collègue je fais confiance à mon collègue Laurent Nunez à Jean-Noël Barraud et à Roland Lescure s'ils ont pris cet arrêté il s'agit d'un arrêté je crois que c'est pour c'est pour 6 mois s'ils ont pris cet arrêté ils l'ont fait conformément au droit

23:30
Locuteur 5

mais ça pose la question des ingérences étrangères notamment bien sûr

23:33
Locuteur 6

de la campagne présidentielle bien sûr et c'est pour ça que le Premier ministre vraiment veut marquer son territoire s'il en est responsable pour qu'il y ait une démocratie qui soit harmonieuse fluide et qu'on n'ait pas d'ingérence d'autres pays

23:48
Locuteur 7

est-ce que ça n'a pas un peu tardé il y a certains qui demandaient déjà l'expulsion de Xenia à Fedorova depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois elle intervient désormais

23:58
Locuteur 6

il faut vous savez pour prendre on est dans un état de droit un pays démocratique ça répond aussi à votre question il faut qu'il y ait tous les levés tous les les choses qui seraient il faut respecter le droit et donc il faut un peu de temps il faut un peu de temps dans un pays démocratique

24:14
Locuteur 7

merci beaucoup Serge Papin d'avoir été avec nous ce matin sur France Info ministre des petites et moyennes entreprises du commerce de l'artisanat et du pouvoir d'achat les dossiers ne manquent pas sur votre bureau je m'en doute merci d'avoir été avec nous merci beaucoup Pierre-Higbonneau pour cette interview l'info continue sur France Info pour cette interview