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interviewBackseat· 17 mai 2025 56 min

Une destruction de l’État ? avec Amélie de Montchalin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Salut à tous, Backsit, c'est votre émission d'actualité politique. Si tu veux faire partie des soutiens de l'émission, n'hésite pas à cliquer sur le lien dans la description. Merci Améie de Monchalin d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de Backseit.

Je le disais, vous êtes la ministre des comptes publics qu'on appelle aussi ministre du budget. Un poste que moi j'ai toujours vulgarisé comme étant l'un des plus stratégiques dans un gouvernement avec le ministre des relations avec le Parlement. Mais le ministre du budget, vous avez un projet de loi et pas n'importe lequel et un projet de loi par an.

C'est le fameux budget, le budget de la France, le budget de l'État. Un projet de loi au cours duquel il faut déterminer la quantité d'argent que l'on fait rentrer dans les caisses et la quantité d'argent qu'on va dépenser. Pour faire simple, c'est un budget, c'est c'est voilà, c'est un budget, mais c'est surtout c'est pas juste un exercice comptable.

J'ai besoin que vous le compreniez. Ça c'est pas qu'un exercice comptable, c'est un exercice hautement politique puisque c'est avec cet argent que l'on va déterminer la politique économique et sociale de tout le pays. C'est en fonction de l'argent qu'on va mettre dans les services publics ou pas.

C'est en fonction de l'argent qu'on va redistribuer ou pas. C'est en fonction des impôts que l'on va collecter ou pas, que l'on va inciter ou pas l'activité économique. Bref, c'est le véritable cœur du réacteur nucléaire d'une action gouvernementale quelle qu'elle soit.

C'est ça un budget. Et le budget depuis quelques années, il est devenu psychodramatique. On a vécu l'année dernière un budget très particulier.

Euh on a même vécu le départ d'un Premier ministre et d'un gouvernement tout entier euh suite à l'adoption suite à la non adoption d'un budget et le rejet d'un 493 par une motion de censure. Et vous voilà vous madame de Montchalin ici sur notre plateau à la tête de ce budget budget qui doit être en qui est en train d'être construit pour l'année prochaine et qui est construit dans des conditions très difficiles puisque vous avez annoncé le premier ministre François Baot a annoncé lors d'une conférence de presse il y a plus d'un mois 40 millions 40 milliards d'euros d'argent en moins. Est-ce que vous maintenez ce chiffre ?

Est-ce qu'on est toujours dans cet étillage budgétaire là ? Alors bonsoir merci de votre invitation. Euh ce qui est déjà particulier, c'est qu'on va faire deux budgets dans l'année puisque en fait moi, je suis arrivé le 23 décembre.

C'est pas le meilleur non pas vraiment un cadeau de Noël complètement que de se retrouver à vouloir au fond trouver une solution à un pays qui vous sou à l'époque était bloqué. Et donc on a réussi et d'ailleurs on a un meilleur budget. Je pense que les négociations avec notamment le Parti socialiste a fait qu'on a un meilleur budget et qui est arrivé très tard qui est arrivé le 15 février. 15 février et et je veux le dire un budget vous avez un peu commencé à le dire, je sais pas si c'est stratégique mais ce qui est sûr c'est que c'est très très utile.

Et quand on a pas de budget en fait bah ça veut dire qu'on collecte l'impôt comme l'année dernière et parfois on veut le collecter différemment parce qu'on veut répartir différemment l'effort et puis on a un problème de dépense parce que du coup ben on fait pas de choix, on continue de faire ce qui était fait l'an dernier. Ce que je veux vous dire, c'est que les milliards, personne voit très bien ce qui est un milliard. Moi-même, je vous assure, je vois pas bien ce qui est un milliard ou s C'est très très difficile de se le représenter.

Euh en revanche, on sait ce que c'est que la dette on sait que quand nous on est un ménage et qu'on est surendetté, qu'on a trop de charges d'intérêt, qu'on a trop d'intérêt à payer, on voit qu'on est en surendettement. Hm. Et le risque, c'est que la France tombe dans le surendettement.

Aujourd'hui, pour que vous ayez une idée, on rembourse aujourd'hui, on rembourse à ceux qui nous ont prêté de l'argent avant plus chaque année que tout ce qu'on paye pour l'éducation nationale. Ça charge de la dette. Charge de la dette.

Et donc notre objectif, c'est qu'on arrête de faire augmenter la dette. Et pour y arriver, il faut qu'on arrive à du coup faire en sorte que l'argent qu'on collecte et l'argent qu'on dépense, bah il y ait moins d'écart et donc que le déficit soit réduit. sur mon objectif.

Donc c'est de là que viennent les 40 milliards. Le mon objectif c'est dire cette année on a on dit 5,4 % de différence entre ce qu'on de PIB. Donc c'est 160 milliards à peu près de différence entre l'argent qu'on arrive à collecter et l'argent qu'on investit, qu'on investit dans la défense, dans la santé, dans l'éducation, dans l'écologie.

Mais justement, c'est l'objectif c'est qu'on arrive à réduire cet écart parce que comme cet écart, ça veut simplement dire qu'on l'a emprunté à des gens parce qu'on a pas trouvé bah les impôts pour le financer. Mais c'est vous dites effectivement c'est vrai que les milliards quand on jongle avec les milliards comme ça, c'est vrai que ça peut ne pas parler à tout le monde et c'est et c'est et c'est juste par contre il y a un truc qui parle à tout le monde, c'est l'état des services publics. L'état de l'école, l'état de l'hôpital, l'état des routes, l'état de l'état de d'énormément de choses qui sont utiles aux français quotidiennement.

Et quand on entend à la télévision parler de milliards d'euros que l'on veut enlever, vous comprenez que les Français peuvent y vivoir justement une dégradation encore plus importante des services publics auxquels ils tiennent. Alors le problème c'est que en fait face à cette situation, il y a en fait il y a que deux options. Il y a soit on se dit qu'on dépense un peu moins et vous savez 40 milliards par rapport à 1600 milliards de dépenses publiques, en fait on peut y arriver.

C'est 1 % par an qu'il faut qu'on réduise chaque année pendant 5 ans. Donc je pense que c'est un ménage c'est bon au lieu de dépenser 100, vous avez dépensé 99 puis l'année après 98 puis l'année après 97. Alors je veux dire c'est pas un dollar, ça demande des choix, je vais revenir mais c'est faisable.

Et c'est quoi la deuxième étude La deuxième option, c'est qu'on augmente les impôts et ça c'est une bonne idée. Apparment, c'est pas faisable. Et ce que je veux vous dire, c'est qu'on a quand même le record du monde des impôts.

On est le pays qui taxe le plus au monde. Alors moi, je veux bien que certains disent "On va augmenter les impôts." Prélèvement obligatoire peut-être impôt aujourd'hui on a ce qu'on appelle le PIB, c'est tout ce qu'on produit 51 % plus de la moitié de ce qu'on produit plus de la moitié de ce qu'on produit est reversé en impôt dans taxe.

Donc si on se dit bah la solution à ce déséquilibre entre en gros les impôts qu'on prélève et les dépenses, bah c'est d'augmenter les impôts, moi je vais avoir du mal. Et vous voyez, moi j'ai pas encore 40 ans, ça m'arrive dans 15 jours. Ça arrive à des gens bien.

Et et donc je me sens encore jeune dans ma tête et j'espère encore jeune pour longtemps dans ma tête. Je vois mal comment voyez notre génération on se dit que la solution à nos problèmes, c'est qu'on prélève encore plus sur ceux qui bossent, qu'on prélève encore plus sur les petites entreprises, qu'on prélève encore plus sur les revenus voyez immobiliers alors que les prix de immobilier sont déjà hyper élevés. Donc je pense et je pense qu'on peut faire des choix ensemble pour qu'on se redonne des marges de manœuvre.

Moi mon objectif dans ce budget, je vous le dis, c'est qu'on réduise le fonctionnement et qu'on retrouve des marges de manœuvre pour investir pour investir dans l'éducation, dans la recherche, dans les universités, dans l'écologie, dans l'avenir. Moi, je suis pas là, voyez, pour me dire on va faire mes boutiques et puis on va en parler, on va prendre le temps d'en parler. d'amour.

Justement, vous vous parlez du fait que vous ne voulez pardon, vous ne voulez pas augmenter les les impôts euh mais vous parlez aussi en même temps de de vouloir supprimer les niches fiscales, ce qui augmenterait les impôts. Moi je me demande aussi bah pourquoi justement vous ne touchez vous refusez en fait de toucher aux impôts des plus riches. Alors on va toucher aux plus riches quand il suroptimise.

Alors je vais vous faire une anecdote. J'ai découvert optimiser ça va mais faut pas suroptimiser. J'ai découvert par exemple, il y a des gens qui ont 20 millions, 30 millions de patrimoine et qui s'organisent pour que leur revenu fiscal de référence, ce qu'il y a sur notre feuille de pay à tous hein, soit tellement bas qu'ils sont éligibles au RSA ou au logement social.

Ça aujourd'hui c'est légal. C'est des façons illégal, il y a des façons illégales de faire, mais il y a aussi des façons légales. Et ça, c'est un engagement du premier ministre qu'il a pris d'ailleurs vis-à-vis du Parti socialiste.

Il a dit voilà en 2025, on va réfléchir très très précisément. Faut être très précis parce que si vous êtes pas précis, ça va continuer à la manière dont on évite ça. C'est intéressant cette différence entre l'optimisation et la fraude.

Et à quel moment est-ce qu'on décide aussi de créer des fraudes ? C'est aussi à la loi de décider de dire qu'il est absolument illégal d'organiser son patrimoine de manière à échapper à l'impôt. Donc la lutte contre la fraude, c'est aussi ma priorité.

L'année dernière, grâce à la lutte contre la fraude que maintenant on fait et c'est plus anecdotique un truc qu'on dit de temps en temps pour se faire plaisir parce qu'on s'ennuie quand on est ministre du budget hein, c'est 13 milliards d'euros. C'estàd plus que le budget du miss la justice qu'on a récupéré en fraude en fraude fiscale en évasion fiscale en fraude sociale toutes les fraudes. Et donc la question euh que vous me posez sur sur les les impôts et l'optimisation derrière il y a aussi l'idée les niches fiscales.

Qu'est-ce que je veux faire ? Bah je veux baisser les impôts pour tout le monde. C'est pas normal que dans notre pays vous ayez des impôts qui ont l'air très élevé pour tout le monde qui ont des gros trous.

Donc, il y a certains qu'on bénéfici, mais il y a aussi des honnêtes de gens juste qui sont pas hyper informés, qui ont pas le conseiller fiscal et qui eux payent des impôts très élevés. Je vous donne un exemple sur l'impôt sur le revenu. Entre le taux d'impôt qui est affiché et ce qui euh moi en tant que ministre des conduit rentre, il y a une différence d'un/4.

Ça veut dire qu'en fait théoriquement si on supprimait tous les toutes les niches, on pourrait baisser les taux d'imposition pour tout le monde d'un/4. Donc ça c'est massif. Il y a des bonnes niches fiscales.

La niche fiscale qui permet de faire garder ses enfants avec moins de frais. Je pense c'est une bonne niche fiscale. Mais il y a aussi des niches fiscal, faut se demander est-ce que c'est ça là-dedans qu'on veut mettre notre argent à tous h ou est-ce qu'on veut faire des choix ?

Et vous avez des pays qui ont très peu de niche fiscale, il y a pas de trou dans leur leur mécanisme mais il y a un impôt plus bas pour tout le monde. Ça, je pense que c'est une c'est une mesure de justice et je pense que pour notre génération, moi ce que je veux porter, c'est l'idée qu'un budget c'est un choix. C'est pas un tableau de chiffre, c'est pas des milliards, c'est un choix.

C'est de la politique. C'est de la politique. Et chaque ligne, chaque ligne en démocratie, je pense qu'il faut que et on il y a des choses qu'on peut décider de garder et très bien si on a discuté et qu'on veut le garder mais il y a des choses aussi qu'on a le droit de remettre en question.

Entendu. Ouais. Vous évoquiez la suroptimisation.

J'ai regardé c'est on récupérait grosso modo 2 milliards d'euros. C'est à peu près ce que vous aviez ce que vous aviez. On en cherche 40 aujourd'hui.

Donc il y a il y a il y a une autre solution qui est posée sur la table. Elle sera d'ailleurs examinée sur le par le Sénat le 12 juin prochain qui est la taxe Zukman. J'explique le principe, c'est en gros un impôt plancher à 2 % pour les plus revenus qui sont supérieurs, les plus hauts patrimoines pardon, qui sont supérieurs à 100 millions d'euros.

Ça concerne 1800 foyers en France. Ça permettrait de de récupérer entre 15 et 20 milliards d'euros euh par an selon l'estimation de l'économiste Gabbriel Zucman qui a donné le son nom le nom à cette taxe. Donc elle examinée par le Sénat, c'est dans la niche écologiste.

Pourquoi vous n'en voulez pas de cette niche ? Alors de cette pas de cette niche pardon, de cette de cet impôt, vous savez, c'est un peu paradoxal. Moi, j'ai défendu et Gabriel Zucman le sait, j'ai défendu à fond pendant 2 ans parce qu'il se trouve que pendant 2 ans, j'ai été je représentais la France à l'OCDE.

Donc c'est là qu'on fait les grands deals fiscaux-mondiaux. J'ai défendu à fond la taxe duman au niveau mondial. C'est un très très bon impôt au niveau mondial.

C'est-à-dire que si dans le monde entier, les grands pays, les États-Unis, la France, l'Italie, l'Allemagne le font, nous la France, on est à fond. Et d'ailleurs, on est en train de faire en sorte que les autres se mettent d'accord avec nous. Si on est tout seul à le faire, vous avez parlé de 1800 personnes.

Bah 1800 personnes, je jouais pas un dessin. Ils prennent le TGV, ils se mettent à Bruxelles. Ils prennent le TGV, ils se mettent en Suisse, ils prennent le TGV, ils se mettent à Milan.

Mais pardon, mais c'est pas vrai. Les toutes les études le montrent et j'en ai une sur mon téléphone que je peux vous montrer. À l'annexe euh 9 d'un rapport de France Stratégie, on parle de quelques centaines de personnes.

On parle de ça pour un impôt qui s'appelait l'ISF. Pour pour l'ISN tout à fait mais qui était cinq fois moins. Mais sur quoi vous vous appuyez pour lui dire ?

Pardon ? Parce qu'en fait, on entend ça tout le temps. C'est ce qu'a dit Emmanuel Macron d'ailleurs à la télévision sur TF1.

Il a dit il faut faire de façon mondiale sinon les gens ils sont mais sur quoi vous vous appuyez ? Sur quelle données pour affirmer que les gens partent ? Alors ça c'est intéressant.

Ça s'appelle l'économie. C'est mon c'est comme ça que c'était mon premier métier. Euh mon premier métier qui consistait à faire des modèles.

Bon le modèle sur l'ISF, l'ISF c'était cinq fois moins d'argent sur 100 fois plus de gens. Donc 100 fois plus de gens, ça concernait 200000 personnes. 350000 en 2017 et même 350000 à la fin mais au départ qu'on était créé c'était à peu près 200000 personnes.

Et on a vu que sur 200000 personnes, vu les taux qui n'ont rien à voir avec la taxe du effectivement il y a des gens qui ont bougé mais pas 100 % des gens. Oh ben ça va. Alors si vous faites maintenant cinq fois plus que l'ISF, cinq fois plus en rendement, c'est c'est 25 milliards.

Là où l'ISF c'était moins de 5 h sur 100 fois moins de gens. Donc il y a plus que 1800 familles concernées. 1800 familles.

Si vous leur dites vous êtes le seul endroit au monde où vous allez payer cet impôt, je fais pas un dessin les ces gens et d'ailleurs ils nous l'ont tous dit. Oui fam. Donc procéder au chantage.

Si on fait du chantage en fait mais si c'est du chantage mais parce que si je mets un impôt sur ces personnes Ouais. Ces personnes ont des entreprises en France, elles ont des employés en France et qu'elles nous disent "Sais quoi ? Je me casse." Ouais.

Donc elles font du chantage. Ouais. Elles s'en vont, elles font du chantage.

On a plus on n plus ni l'argent ni les emplois. Donc j'aurais si elle paye pas l'impôt. Donc j'ai pas l'impôt et j'ai plus les entreprises.

Donc vous nous dites ouient au chantage. En fait c'est ce que vous nous expliquez. Alors ce que je vous dis c'est que la manière de résoudre le problème c'est d'être à fond en Europe à fond au niveau mondial et je peux vous dire que tout le monde sait que la France se défend à fond avec les avec le Brésil avec l'Afrique du Sud avec l'Espagne avec l'Allemagne.

On n'est pas tout seul hein à penser que c'est un c'est un bon mécanisme si on le met tous ensemble en même temps en au niveau de l' CDE notamment. C'était ça qui était des pays de l'OCDE. Les pays de l'OCDE c'est les 40 pays les plus développés et donc on veut le faire au niveau mondial.

Ce que je vous dis juste c'est si on est tout seul à avoir raison, on aura raison tout seul contre tout le monde et à la fin on aura ni les entreprises ni l'argent. On parle d'un d'une taxe donc de de à hauteur de 2 % du patrimoine. Aujourd'hui le taux moyen de le taux de rendement moyen, pardon du du patrimoine pour les personnes avec ce niveau de revenu, il est environ de 7 %.

Euh c'est-à-dire que c'est les gens qui m'aiment avec cette taxe Zucman, ils vont continuer à s'enrichir. Donc en fait pourquoi ils partiraient alors qu'ils continueront à gagner de l'argent ? Parce que s'ils vont ailleurs, ils gagnent plus.

Donc moi, c'est pour ça qu'on veut faire cette lutte contre la suroptimisation et vous verrez la proposition qu'on est en train de travailler. C'est une proposition qui est dire bah quand vous êtes en France, vous avez pas le droit de contourner l'impôt. Et je pense que tous les gens qui nous regardent comprennent très bien que les honnêtes gens nous tous bah on fait notre déclaration, on paye l'impôt et donc c'est contre ça que moi je veux travailler.

Mais la proposition de loi dit que si ces gens s'en vont, ils vont ils continueront à payer pendant 5 ans. Pendant 5 ans. Mais ça veut dire que dans la 6e année, il y a zéro pour l'État et il y a plus d'entreprise.

Et je pense que voyez notre responsabilité, c'est aussi de faire des trucs qui marchent plus que 5 ans que si dans 5 ans, il y a plus les entreprises et plus les familles. Non, je moi je me dis ça va être dur tout ça parce que les riches, ils ont quand même de moins en moins envie de jouer le jeu. On parlait de chantage tout à l'heure, je me souviens de Bernard Arnaud au retour de l'investiture de Donald Trump, nous parler d'un d'un véritable vent de liberté là qui soufflait depuis les États-Unis et puis ensuite d'avancer de nouvelles revendications.

Finalement, l'Europe dans dans la vision des milliardaires et puis dans la vision des trumpistes aux États-Unis, l'Europe ça n'est jamais que des normes, des taxes, un modèle social qu'ils ont plus envie de financer du tout. Il y a il y a un là on on va arriver à un moment où ça va être les riches contre la société. C'està-dire soit ils prennent le pouvoir comme ça se passait aux États-Unis, soit ils continuent à vous menacer et finalement vous osz rien faire.

Bah oui, mais si il vut partir et cetera, est-ce qu'on est coincé ou est-ce qu'on peut reprendre la main ? Est-ce que vous avez cette impression aussi qu'il se radicalise ? Quand je dis il on a vu aussi il y a pas longtemps une pétition de des industries pharmaceutiques pareil qui réclament aussi de nouveaux avantages en menaçant en disant sinon on s'en va.

Euh ils sont en train de s'organiser surtout sont en train de se radicaliser dans leur dans leur demande. Bah je sais ça vous fait peur ça ? C'est un c'est un très bon sujet qui effectivement on doit éviter h parce que le jour où les entreprises s'en vont, je peux vous dire il y a plus de budget, il y a plus d'emploi, il y a plus d'économie qu'elle soit française non c'est pas les entreprises, on parle des grandes fortunes.

Voilà, il y a des entreprises qui sont pas grand gens qui ont une grande fortune quand même qu' pas une entreprise derrière. C'est quand même souvent comme ça que ça marche. Il y a quand même une bonne nouvelle, c'est que d'une certaine manière Trump, il a tellement promis des choses qui étaient en fait fict enfin factice fictives.

Les gens se sont tellement dit que ça allait être formidable. Puis quand ils voient la réalité, bon bah les marchés baissent, les prix augmentent, il y avait de la croissance maintenant, il y a de la récession aux États-Unis. Donc c'est pas c'est pas un super deal quand même pour les gens.

Je sais pas Bernard Arnaud ou Rodol Saad par exemple qui est allé aux États-Unis aussi. Ouais, je suis pas sûr que c'est leur profité pour l'instant. Ce que je sais c'est que lundi aussi qui qui ouvre aussi on reçoit toutes les entreprises étrangères qui veulent s'installer en France.

S'appelle Tru France. Choose France. C'est la 6e fois qu'on le fait quand même la 6e année que tout en ayant les plus hauts impôts du monde, tout en ayant un modèle social qui est quandme assez différent des autres et tout en ayant du coup bah sûr des coûts plus élevés, on est le premier pays où il continue de venir peut-être parce qu'il y a une valeur aussi je sais pas la qualité de la formation des travailleurs, la qualité des infrastructures autant qu'il y en a encore un petit peu des services publics qui font que le pays est plutôt vivable et que en fait on peut y faire de l'économie, on peut y faire de l'activité, ça fait que ils partiront pas tous, ils restent.

C'est pour ça que je vous dis que à la fin donc on peut les taxer. Bah peut-être que si on en est là où on en est, on arrive à faire des choses. à la fois nous choisissent puis à la fois vous nous dites mais bon bah c'est pour ça qu'il faut faire les choses avec beaucoup de précision et se dire qu'on se lance pas dans des croisades trop trop dogmatique parce que l'économie vous voyez bien ce qui se passe Trump avec son dogme il leur a dit je vais mettre des droits de douane vous allez voir ça va être super d'être aux États-Unis bah en fait on peut pas dire que ça marche beaucoup est-ce que vous êtes pas dogmatique aussi lorsque vous dites que vous ne voulez pas justement toucher à ces fortunesl mais moi je sais j'ai pas de j'ai aucun j'ai vraiment aucun euh et je me lève pas la nuit en me disant ce que je vais faire c'est que je vais aider les riches ou je vais C'est pas ça mon sujet.

Je ne serai pas la ministre sous laquelle on augmentera les impôts parce que vous l'avez dit hein. Ou virgule pour les classes populaires et classe moyenne. Mais personne le propose ça tombe bien.

Ah bah si. Ah bah je peux vous Ah bah si vous allez avec moi à l'assemblée, vous avez plein de gens qui me disent "Mais c'est facile, on augmente la CSG." Alors 18 milliards, ça remplit les caisses.

Des gens qui me disent on peut augmenter l'impôt. Les impôts, il y a plein de gens qui veulent les augmenter. Est-ce que vous êtes favorable à l'augmentation de la TVA, la fameuse TVA sociale qui a valu à Nicolas Sarkozy de perdre le pouvoir ?

Je suis contre toute augmentation de TVA si c'est juste pour augmenter le rendement pour l'État. Ça peut être intéressant, j'ai pas dit qu'on va le faire. Ça peut être intéressant s'il y a une baisse des impôts sur le travail.

Après, il y a un truc parce que ça c'est pas inintéressant de dire ceux qui bossent, ils ont moins de charges, ils ont plus d'argent sur leur de cotisation parce que vous appelez des impôts s'appelle des cotisations sociales et ils n'ont pas des charges. Me permet hein. Oui.

Oui. Attendez, vous parlez d'un transfert de cotisation vers la TVA. Ça c'était c'est une idée des économistes.

Pourquoi ? Parce que ça fait payer les entreprises étrangères. Ça fait payer les consommateurs surtout.

Oui, mais les consommateurs s'ils gagnent plus d'argent sur la feuille de paye et que faut voir faut voir lesquels. C'est bien. Mais nous non, j'en sais rien.

Je sais pas. Mais il y a une idée aujourd'hui. Si on regarde les gens qui ont notre âge, on paye beaucoup de charges, beaucoup de cotisations pour financer les retraites, pour financer la santé et la santé, c'est aussi beaucoup lié à celle du vieillissement.

Pour financer la politique familiale, ça bénéficie aux familles, pour financer l'autonomie des personnes âgées, on a un modèle solidaire et social et le chômage. Jusque-là, on est content d'avoir de la solidarité et moi je suis très content de le défendre. Mais je sais une chose, c'est qu'on est de moins en moins nombreux à être travailleur et actif et on est de plus en plus nombreux dans notre pays à avoir des besoins notamment liés au vieillissement de dépenses qui sont au fond une charge pour notre génération qui bosse.

Moi j'ai une question. Donc il y a deux questions. Soit on se dit bah c'est nous les travailleurs qui allons continuer à à porter de plus en plus de de dépenses et dans ce cas-là bah ça veut dire qu'on aura de moins en moins de salaires.

Soit on se dit bah en fait il faut quand même que les gens qui bossent ils s'y retrouvent. Et je pense que notre génération sinon on est un peu coincé entre nos enfants, nos parents et les impôts. Et donc si on veut avoir un peu plus d'argent à la fin du mois, bah il faut qu'on répartisse l'efforts.

Il y a des gens qui vous disent "C'est par la TVA." La TVA, je rappelle qu'elle porte aussi sur les produits importés. Ouais.

Il y a des gens qui vous disent "Bah, c'est peut-être sur les les gros héritages." Moi, je suis assez pour qu'on regarde les gros héritages. Il y a des gens qui vous disent "C'est plutôt sur l'immobilier." Attendez, attendez. parce que il y avait euh bah on a regardé j'imagine vous aussi mardi soir euh oui c'était mardi soir Macron là il y avait euh la directrice d'Oxfam Cécile Duflot qui est venu rappeler euh à la suite aussi Salomé Saké a cité cet article du monde sorti il y a 2 semaines qui dit là il y a une mane extraordinaire avec tous ces boomers qui vont nous quitter c'est très triste mais des patrimoines considérables se sont accumulés des gens vont le recevoir.

Donc un patrimoine qui n'est qui ne sera pas lié à leur travail à leur mérite mais à leur filiation hein. Donc on est redevenu une société de classe de reproduction. Ça ça commence à peser de plus en plus fort notamment sur les destins individuels et j'imagine que la libéral que vous êtes s'en offusque j'imagine.

Mais est-ce que je m'en offusque beaucoup et parce que c'est à mon avis très injuste parce queen fait à la fin qu'est-ce qu'il fait votre vie la famille vous êtes né ou le l'énergie le travail l'émancipation de faire payer les morts parce que bah ils vont pas se plaindre. Alors je vais vous donner un avis personnel. Moi, je suis à fond pour qu'on réouvre le débat de comment est structurer l'héritage.

Il y a deux choses, moi qui me choquent. L'héritage aujourd'hui, il est pensé dans une société qui est plus la nôtre. Il est pensé avec des familles où il y a pas de famille recomposée, où il y a pas de personnes parfois qui on pas d'enfants, qui ont pas de d'héritiers directe.

Et donc, on a une fiscalité de l'héritage. Quand c'est papa, maman, les enfants, ça c'est en fait taxé. Oui oui, faut le rappeler quand c'est un couple, je sais pas, un couple d'homme qui veut donner un vœu à une personne, c'est accès à 60 %.

Quand c'est une famille recomposée, c'est accès à 60 %. Au-delà d'un certain, non, en ligne indirecte, c'est 60 %. La partie qui est sans sans imposition, elle est toute petite, toute petite, quelques milliers d'euros.

Fa mettre 60 % aussi pour la ligne directe. C'est ça. Non, je pense que ce qui Non parce que non, je vais pas dire aux gens qui ont travaillé toute leur vie leur petite maison.

Non, mais qui on une petite maison qui veulent léguer à leurs enfants. La deuxième chose mais la deuxième chose qui me choque, la deuxième chose qui me choque, c'est exactement ce que vous dites, c'est qu'aujourd'hui comment dans notre génération, on se dit qu'on a au fond un peu d'égalité des chances, qu'on a un peu le droit de monter dans l'échelle sociale quelle que soit la famille où on est né. Donc moi je pense que c'est un très bon débat pour 2027 surtout que les parce que là on n pas de majorité et il y a des avis mais je pense que et je serai et je vous le dis si je peux contribuer au débat de la présidentielle sur ce sujet je pense c'est un sujet à la fois d'équité c'est un sujet de société démocratique aussi c'est un sujet démocratique et moi je veux pas vire dans une société de rentier mais je mais on est en plein dedans à vous de le démeler cette société qui la dernière présidentielle c'est Jeanuc Mélenchon portait une une mesure qui était de dire qu'auelà de 10 millions d'euros d'héritage, on prenait tout et on faisait un héritage universel.

Vous en pensez quoi ? C'est Thomas Piquetti qui l'ava proposé de Piquetti. C'est pour ça on peut définir les seuils, les taux.

Ce que je sais c'est qu'aujourd'hui c'est pas juste. Vous avez des régims répondez pas mais je vais pas Est-ce que c'est 10 millions ? Est-ce que c'est 15 millions ?

Est-ce que c'est universel ? Est-ce que c'est 50 % ? Est-ce que c'est 60% ?

ça veut dire qu'on reverse à chaque enfant à ses 18 ans en gros toute la mane qu'on a récupéré de ce qu'on a c'est pas c'est pas c'est pas forcément un mauvais un mauvais système. Ce que je pense c'est qu'il faut garder une somme qu'on peut transmettre à ses enfants jusqu'à un montant qui est raisonnable qui correspond à ce que la classe moyenne je pense a envie de transmettre à ses enfants. Aujourd'hui c'est 200000 € c'est ça à peu près 150000 € par an soit vers 60 ans.

C'est pas tellement les enfants pour démarrer dans la vie plus 150000 € dans l'assurance vie. Et effectivement, l'autre chose que vous dites très juste, c'est pas pour démarrer dans la vie quoi, c'est que aujourd'hui la transmission aux petits-enfants en fait, elle est aussi très taxée. Donc ça, je trouve que c'est un super sujet et c'est un sujet qu'on doit pouvoir organiser à mon avis dans une présidentielle parce que c'est un aujourd'hui, on n pas la majorité absolue pour porter un tel projet et je pense que notre pays doit pouvoir y réfléchir sereinement.

Mais c'est un sujet sur lequel je vous dis, moi je trouve queon n'est pas au bon endroit. Il y a un autre sujet euh que je trouve intéressant, c'est que vous avez déclaré que vous vouliez supprimer euh plusieurs agences et opérateurs de l'État. Vous avez même dit un/ tiers des agences et des opérateurs de l'État avec un objectif de 2 à 3 milliards d'euros d'économie d'ici à 2027.

J'ai l'impression d'entendre Donald Trump vraiment euh Elon Musk pour être même plus précis. Oui, ils auraient dit 100 % c'est quoi juste euh moi la tronçonneuse, la serpette, le sécateur, c'est pas ma c'est pas ma culture en fait aujourd'hui. Je sais pas si les gens voient bien ce qu'il y a eu un agence, une op un opérateur.

Aujourd'hui, on a 430 au fond filiales de l'État qui sont devenues assez autonomes, assez indépendantes, qui vivent un peu leur vie. Il y en a, c'est pour des bonnes raisons quand même. Il y en a, c'est pour des très bonnes raisons.

L'université, l'ARCOM, l'université justement. Il y a il y a trois trucs. Il y a des trucs qui aident à faire la norme pour que on consulte par exemple les associations écologistes qu'on fasse pas les lois tout seul dans notre bunker.

Ça je pense il y a des choses utiles, il y a des choses parfois c'est un peu pour perdre du temps aussi. Donc faut qu'on soit clair sur les choses dont on a besoin et les choses qui sont pas décoratives. Faut déterminer ça.

Ouais, c'est il y a deuxième chose, il y a les les agences et les opérateurs qui gèrent de l'argent public. Hm hm. Et là, honnêtement, on a une organisation qui est tellement compliquée à comprendre que euh plus personne ne sait très bien comment ça marche.

Nous-même dans les ministères, parfois c'est très compliqué de se dire entre ce qu'on veut faire et quand on le fait, comment on le fait, comment ça arrive aux gens là où ils vivent dans toutes les villes de France, dans tous les villages. On a créé beaucoup de complexité et puis après il y a les autorités de régulation, l'ARCOM, l'achat TVP, ça c'est des gens qui être indépendants et ça on y touche pas. Ça oui et ça on y touche pas parce que ça c'est les les autorités indépendantes on les garde.

Donc ce que vous voulez attaquer c'est les opérateurs. J'attaque rien. J'essaie de me dire non plus j'essaie de me dire qu'à la fin faut que ça marche pour les Français l'efficacité et se dire à la fin est-ce que pour l'argent qu'on y met est-ce que ça marche pour nous tous ?

L'argent que je gère moi, c'est pas l'argent public, c'est notre argent à nous. C'est donc l'argent public. Non c'est notre argent.

C'est votre argent. C'est l'argent des Français. L'argent public.

Quand on dit public, on a toujours l'impression que c'est l'argent des autres. On l'impression que c'est comme s'il y avait un petit pot caché. À la fin, moi il faut que je sois garante devant tous les Français que j'ai fait le meilleur usage des impôts qu'ils ont payés par la TVA, par l'impôt sur le revenu, par la Je comprends ce que vous voulez dire sur notre argent.

Ce que je veux dire, c'est que les agents c'est les opérateurs. Mon but c'est pas de prendre la tronçonneuse et de couper arbitrairement. Mais je vais vous donner un exemple.

On a des écoles de formation des fonctionnaires. Il y en a une par région. Chaque école, les inettes, les IRA s'appelle les ur régionaux d'administration.

Chaque école, elle a un conseil d'administration, une direction de la paye, un service RH, chaque école. On dit bah peut-être que des six écoles qui existent, on peut peut-être faire un réseau. Mais c'est le principe de la décentralisation aussi de justement de laisser dans les territoires.

C'est pareil pour les lycées. Est-ce que vous dites il y a un CA par lycée ? Non, mais sauf qu'il y a pas Non, là c'est c'est pas tout à fait le même genre de CA, ça n'a rien à voir.

On va évidemment garder l'IRA qui est à Lyon. On va évidemment garder l'IRA qui est en Corse, sauf que l'IRA de Corse, il sera dirigé depuis Paris. C'est ça que non, il sera dirigé depuis Bastien en l'occurrence et et donc la Corse.

Mais est-ce qu'on a besoin à chaque fois d'avoir dans chaque structure publique, chaque dans chaque ira ? Voilà, exactement. Ça peut faire une chanson mais bon, je vais peut-être pas me lancer.

Je pense que c'est pas complètement euh chacun chante à sa manière. Et donc dans chaqueira, est-ce qu'on a besoin d'avoir tout pareil la même chose ? Est-ce que vous voyez, il y a des choses qui font Non, non, mais je comprends.

Ouais. OK. Au fond, c'est un peu un maqui.

Oui. Don un exemple pour l'écologie. On a une agence par exemple qui s'occupe du bio.

Vous az entendu parler, qui fait la promotion du bio. Agence du bio. Oui.

On a une agence qui fait des paiements aux agriculteurs pour les soutenir dans leur transition. On a des régions qui donnent de l'argent aux mêmes agriculteurs qui font du bio. On a dans les outresemes une agence qui a un autre nom et qui est encore sur un plus petit périmètre.

À la fin, est-ce que les gens s'y retrouvent ? Est-ce que c'est bien utilisé ? Moi, je veux qu'à la fin les politiques publiques marchent, les les services publics marchent.

Et aujourd'hui, on a créé beaucoup de structures, c'est devenu très compliqué. Et donc ce que je veux, c'est que ça marche. Et pour que ça marche, parfois, il faut rapprocher les gens, parfois les organiser différemment.

Et on n'est pas du tout dans la tronçonneuse parce que la tronçonneuse, il y aoti qui a fait, je sais pas si vu une une conférence de presse avec une tronçonneuse, elle était moins grande que celle de Musk. Ça fais un peu voilà, je vous l'avais dit. On évite les concours de tromp s'il vous plaît.

C'est pas ça le but. Ouais, mais à la fin si les Français paient des impôts, il faut que ça puisse marcher. Aujourd'hui, les maires ils comprennent rien de comment ça marche et ils ont l'impression qu'on se fout un peu de leur gueule parce que honnêtement, il y a beaucoup de services public.

Attendez, usul, usul, usul. Il y a beaucoup de services publics. Si vous demandez à des fonctionnaires qui sont là depuis des années qui vous diront que depuis les RGPP ou depuis le New Public Management et tout, ce qui les a aussi rendu moins efficaces, c'est ces organisations successives au nom de l'efficacité.

Bah, je suis 100 % d'accord. C'est ce que j'ai dit ce matin, voyez, j'ai même prêté serment au Sénat. Je dit "Alà, on a créé tout ça." Pourquoi ?

Mais là vous voulez enfin reéorganiser pour que soit plus efficace et être nouvelle désorganisation. On a des gens qui sont perdus sur le travail avec une mission et avec des conditions de travail qui changent et puis on bah c'est un peu l'inverse. C'est dire en fait on a créé des trucs hyper compliqués soi-disant décentralisés chacun on y comprend plus rien.

Les gens vous savez à la fin de la démocratie c'est quoi ? C'est des Français qui votent pour des députés des députés qui votent un budget et qui font confiance à un gouvernement à des ministres. Les ministres il faut qu'on su être responsable.

Aujourd'hui, vous êtes des ministres, ils ont tellement d'agences différentes à gérer que en fait on n'est pas sûr qu'ils aient vraiment voyez le pilotage qui conduisent au fond le leur leur ministère à fond. Donc c'est compliqué de mesurer l'efficacité l'efficacité d'un service social, c'est quand même assez compliqué. Là, je vous parle plutôt, voyez, de ce qui nous aide à l'investissement.

Ça distribue 64 milliards d'euros 64 milliards d'euros via des tout petits tuyaux qui honnêtement parfois on sait même plus où ça va. Ça peut permettre aussi d'avoir de la de la technicité d' le maillage qui permet aussi de connaître le terrain pour pouvoir justement flécher ces 64 milliards ça qu'on veut faire. Sauf que le maillage aujourd'hui il est fictif.

Qui a le maillage aujourd'hui c'est les c'est les préfets. Ouais. Dans les préfectures, les sous-préfectures, les agents dont je vous parle, une immense majorité ont recréé un réseau parallèle.

Donc ça devient illisible, ça coûte très cher. Et donc on veut sujet par sujet de manière un peu claire exactement éviter ce que disait Usul. éviter l'espèce de dispersion.

Moi, je crois pas du tout à parce que c'est autonome, ça veut marcher. Je crois pas du tout que parce que c'est contractuel, ils vont mieux faire le travail. Je crois pas du tout à parce que voyez, on va mettre un conseil d'administration, ça va être mieux piloté que par le parlement.

Moi, je pense qu'à la fin, on a une démocratie et il faut que on puisse rendre des comptes et on peut le faire de manière intelligente. On peut faire confiance au préfet, on peut se rapprocher des Français. Comment vous déterminez quelle agence vous supprimez, laquelle vous supprimez pas ?

C'est c'est quoi la critère ? C'est pas comme ça qu'on fait. Si on se dit, je reprends les gens, le sujet du bio sur le bio, qu'est-ce qu'attend les agriculteurs ?

Qu'est-ce que ils disent qui marchent ? Comment nous on est sûr qu'entre un objectif et une politique, bah il y a un il y a une chaîne de commandement claire et si c'est trop dispersé, bah on se demande qui sont les acteurs qui sont les mieux implantés, les plus organisés et puis on rapproche sinon ce qui marche pas. Et ça c'est une vision, on regarde le bio, on regarde la recherche sur certains sujets de se dire "Bah, il y a peut-être des gens qui font des choses très similairire, est-ce qu'on a pas intérêt à les rapprocher ?" On regarde sujet par sujet, pas "Je veux supprimer 10000 emplois, pas je veux faire x milliards d'économie, pas je veux en supprimer." Mais le tiers dont je vous parle, le tiers dont je vous parle, chaque opérateur, chaque agence a fait l'objet d'une mission de recommandation de meilleure organisation depuis 10 ans.

Mon bureau, il pourrait être rempli de rapport sur comment il faudrait faire les choses. Moi, je suis arrivé le 23 décembre, je pense que je dois au français un truc, c'est qu'à la fin, si on a écrit des rapports, on a fait travailler des gens et les fonctionnaires qui sont penchés sur comment on devait faire, bah est-ce qu'on peut se dire pour une fois, on applique la recommandation. la cours des comptes euh ils s'appellent cours des comptes.

Ils sont peut-être pas très funky. Vous avez dit que compte public c'est pas très funky. Non non mais j'ai bossé avec eux la cour des comptes.

La cour des comptes quand ils font des recommandations, ils le font au nom des Français. Personne les écoute. Personne les écoute.

Bah je me suis dit voyez avec le prévu sur tous l'état he si je peux me permettre pardon. Oui mais les opérateurs et les agences c'est quand même pas inintéressant de se dire bah il y a des gens Ah bah ça là du coup on écoute la Cour des comptes quand il s'agit de couper dans les agences. Ouais, je comprends.

Mais mais je pense que on doit pouvoir se dire que c'est aussi la démocratie que quand les temps sont difficiles, bah plutôt que de faire les choses de manière arbitraire, moi toute seule, bah je vais lire ce qu'on fait les parlementaires, ce qu'a fait la Cour des comptes et au fond ces rapports, ils ont été écrits pour que ça marche mieux et que peut-être qu'on peut les mettre en en en en place, quoi. Il y a un autre sujet que je voulais aborder avec vous Améliin, c'est la nationalisation d'arcelor mithal 600 emplois sont menacés. Euh la capacité de la France à tout simplement produire de l'acier et menacé également Emmanuel Macron mardi soir s'est catégoriquement opposé à la nationalisation d'harselor mithal euh même la national c'est la question que j'allais vous poser même une nationalisation temporaire c'est pas possible en fait le sujet d'Arcelor c'est que ils ont un problème de prix de l'énergie donc ça il faut qu'on continue à faire baisser le prix de l'énergie depuis 10 jours.

C'est si vous regardez le graphique le prix de l'énergie en France il est beaucoup plus bas enfin que le prix de l'énergie en Allemagne. Ça c'est un une bonne nouvelle. Ça veut dire que notre parc nucléaire marche bien, mais ça veut aussi dire qu'on fait de l'énergie zéro carbone, moins cher qu'ailleurs en Europe.

Et donc ça ça peut aider. Le problème de l'acier, c'est que les Chinois et en Asie, ils en font beaucoup trop donc ils ont cassé les prix. H et donc le problème d'Arcelleror, c'est qui peut acheter c'est qu'on a un problème de concurrence.

Ouais. C'est qui peut acheter l'acier d'Arcelor à ce prix-là ? Nous, on les aide au niveau européen, on les aide au niveau français.

Et donc vous avez entendu le président, il a pas dit j'arrête, il a dit il faut absolument qu'on arrive à garder les assyes de d'inquer et de fausse surmer en route. Mettre de l'argent public ça va pas résoudre les clients qu'on pas ça va pas résoudre le prix de l'énergie et ça va pas résoudre le dumping chinois. Alors le le président de la République pour le citer, il a dit "Je ne veux pas bloquer les entreprises qui veulent ajuster les choses.

Alors des choses s'appellent 636 personnes qui sont qui sont menacés de licenciement aujourd'hui mais il se trouve que je les ai rencontré les les salariés d'Arcormital. Euh il se trouve que ce sont euh à discuter avec eux, on on se rend compte qu'ils connaissent extrêmement bien leur outil de production. Euh et en fait, ce sont les meilleurs spécialistes de l'entreprise.

Eux, en tout cas la CGT qui est majoritaire euh parmi les euh les les opérateurs ouvriers euh demande la nationalisation au fibinet. Jean le rappel, elle a demandé à à Emmanuel euh à Emmanuel Macron. Euh il se trouve que ce qui cloche aussi chez Arcelor, c'est qu'on a donné beaucoup d'argent public, 300 millions d'euros par an et en plus, il y avait une promesse d'un de d'une somme supplémentaire pour la décarbonation, voilà, de 800 millions d'euros sur un total de 1 milliard 8 que qui s'engagent à investir donc Arcelor Mital pour décarboner la production d'acier.

Il se trouve en fait, ils ne le feront jamais Arcelor Mital en France. Mital se moque de vous. Il vous il investit massivement en Inde et au Brésil justement avant de délocaliser.

En fait, on est en train de revivre Florange, on est en train de revivre 2013. Pourquoi vous arqueboutez là-dessus ? Pardon, mais on on à quoi sert l'acier ?

C'est à construire des bâtiments, à faire des voitures, à l'armement aussi. Donc là, on entend qu'on a un grand projet d'armement à l'échelle européenne, qu'on veut réindustrialiser la France sur tout un tas de sujets. Donc en fait, le déboucher sur le pour un marché, normalement vous êtes censé en créer les conditions.

En tout cas, c'est la promesse que que vous faites. Donc ce que demande en plus de la nationalisation les salariés de notamment de la les syndicalistes de la CGT, c'est de mettre des barrières, des doigts aux frontières justement pour renchérir le coût de l'acier qui est déversé par notamment le marché chinois qui produit 50 % de l'acier mondial. Bah, pourquoi vous ne le faites pas ?

Alors, on le fait. Ça s'appelle la taxe carbonoau frontière. Ça se met en place dans euh 12 à 18 mois sur l'acier pour dire bah l'acier qui est produit euh dans des pays avec euh du charbon, donc avec beaucoup de CO2, bah quand il arrive en Europe, bah on lui remet du prix parce que nous on l'a fait avec des sources d'énergie qui sont bien meilleures pour la planète mais qui coûte plus cher mais qui coûte plus cher.

Et puis il y a les enjeux sociaux. Donc ça s'appelle la taxe serbon de frontière. La France s'est battue il se trouve que j'ai été ministre d'affaires européenne quand ça a été adopté.

Ça a été un combat que la France a mené pendant 10 ans. 10 ans. On a dit on ne peut pas se mettre à nous-même des normes écologiques pour des bonnes raisons si on ouvre nos frontières à tout ce qui arrive de le reste du monde sans que ces normes soient appliquées là-bas.

Et ben d'ici 12 à 18 mois, pourquoi on fait pas une nationalisation temporelle ? Il y a ça. Et l'autre chose, c'est qu'on appelle ce qu'on appelle une clause de sauvegarde et donc c'est en train d'être négocié à Bruxelles.

Là aussi la France pousse très fort pour dire là on a un besoin de sauvegarde, c'est que comme l'acier chinois alors il va plus aux États-Unis, il y en a beaucoup beaucoup en Chine qui attend à être vendu. Qu'est-ce qu'ils font ? baisse les prix et donc il nous inonde nous l'Europe.

Et donc on a dans ces heureusement quand ces situations arrivent, on a des clauses de sauvegarde. Donc ça c'est l'autre chose qu'on essaie de mettre en place. On quand j'y essaye parce qu'il faut qu'on le négocie au niveau européen et malheureusement vous avez des pays en Europe avec les qui on se bat beaucoup qui vous disent bah moi je préfère acheter de l'acier vraiment pas cher chinois que de devoir acheter de l'acier européen.

Donc on a aussi une conception qu'il faut qu'on partage avec les autres pays européens. C'est qui ? C'est quel pays ?

C'est une négociation. Je vais pas les dénoncer. C'est c'est pas mon rôle, voyez, d'aller dire les petits copains, ils sont pas sympas, on négocie et on a bon espoir qu'on va y arriver.

Et j'aimerais que vous pouvoir vous dire dans le mois dans un mois, on a une clause de sauvegarde, on a des règles très claires sur le mécanisme carbonofrontière qui va se mettre en place après 10 ans de combat et on veut et on va continuer à se battre avec Arceller pour que euh et à Fosse et à Dunkercque euh les emploisessent, les 300 licenciements et les 300 départ la retraite pas remplacé, c'est ça qui est proposé par Arselor. Bah ça, on va essayer à tout prix de l'éviter. Vous savez, on n'a pas eu la main qui tremble pour nationaliser EDF, donc on n'est pas dogmatique.

Non, c'est dire que le député socialiste Philbrin vous a un peu forcé la main parce qu'il l'a fait voter à l'Assemblée nationale. Pardon, c'est pas la main qui tremble, c'est le rapport de force à l'Assemblée nationale. Si vous étie défavorable.

Oui, enfin j'étais pas au gouvernement à l'époque et vous savez, moi j'ai perdu une élection et donc j'ai beaucoup d'humidité sur les moments où on a la main, les moments où on l'a moins et donc je je là en l'occurrence c'était Philippe Brun quand même qui a passé Philippe Brin et je le remercie, on a beaucoup travaillé ensemble et grâce à lui on a budé c'est pas pour vous opposer la démocratie a parlé av voté vos députés voté contre mais voilà à la fin je peux vous dire aujourd'hui bah EDF s'est nationalisé et on n pas de problème on a pas de pude d'or de gazelle comme on dit avec le sujet et on vit bien avec ça Nam en tant que ministre des comptes publics vous gérez aussi tout ce qui est question de douane. Et donc on a pu voir pendant les 100 premiers jours de mandat de Donald Trump cette offensive, cette guerre commerciale qui commence à enfin qui nous impose et et moi je voulais savoir en tant que que ministre comment vous vous agissez justement pour gérer euh la la guerre commerciale, comment vous allez en fait protéger les Français et les Françaises face à ces les assauts de Donald Trump ? Alors, il y a les assauts Donald Trump et moi je vais vous parler d'un sujet que je pense vous connaissez tous qui sont les colis euh shin, tému et et qui sont en fait en train de nous inonder.

C'est un sujet de droit de douane et c'est une conséquence de ce que fait Donald Trump euh aux États-Unis. Donald Trump, il a dit "Je veux plus rien de chinois en gros aux États-Unis." Bon, la première fois il l'a annoncé, ça s'est mal passé, ça a rempli tous les aéroports, ils ont été submergés.

Donc au bout de 24 heures, ils ont dit "Ah, on va quand même faire rentrer les paquets parce qu'ils savaient plus où les mettre." Bon, mais il a quand même annoncé et il va mettre en place des droits de douanes très très massifs sur tous les produits achetés par les petits colis chinois. On a été à Roy avec Éric Lombard, le le ministre de l'économie, la ministre des PME et les douiniers.

Et je sais pas si vous vous rendez compte ce qui se passe tous les jours. Tous les jours, il y a 600 avions cargo qui partent de Chine et qui livre dans le monde entier des millions, des dizaines de millions de colis remplis de t-shirts, tout ce qu'on trouve sur les sur les plateformes. Les produits qui arrivent à 80 %, ils sont soit dangereux, soit remplis de produits qui sont nocifs, des allergies, des produits interdits, des médicaments frelatés, enfin je vous fais pas des produits cosmétiques qui rendent enfin qui sont très dangereux pour la peau.

H soit ils sont sous-déclarés, il y a écrit ça vaut voilà et donc on a ouvert un paquet, je vous donne un exemple, c arrivé de matin, il un paquet qui pesait 7 kg et qui avait été déclaré 33 centimes. 33 centimes. qu'on l'a ouvert, il y avait je sais pas, il y avait 60 trucs pour une dame en Normandie là.

Ça ça veut dire quoi ? Ça veut dire que il y a le sujet de la guerre commerciale américaine et on négocie et on essaie de faire revenir les Américains à un point où ils se suicide pas économiquement eux-mêmes parce que là c'est surtout eux qui payent aujourd'hui le coût de la pratique. Les petits colis chinois, on a nous la France et j'étais encore aujourd'hui, voyez, avec la ministre polonaise en charge.

On va faire une réunion de ministres européens. On veut mettre sur tous les colis qui rentrent euh un forfait pour que je puisse payer les douiniers à contrôler. contrôler.

Donc on va payer une taxe à l'importation. Enfin, nous allons quand on commande un colis à l'étranger payer quelques quelques centimes. Je vais faire payer Chine et les plateformes.

Ah, c'est eux qui vont payer. Qui vont payer ? Ben, ils vont nous répercuter le prix, on les connaît.

D'accord. Sauf que en fait, je vais leur faire payer les contrôles qu'ils font pas. D'accord.

Ils ont une responsabilité. Ils peuvent pas envoyer dans le reste du monde des produits dangereux, des produits toxiques, des produits qui prennent feu, des produits qui nous rendent malades. C'est hyper dangereux.

Ça contourne nos règles fiscales par ailleurs et moi les gens me disent bah vous avez qu'à mettre des douers d'accord mais je vais pas faire payer les honnêtes de gens pour les centaines de douers les centaines de scanners les centaines de machines qu'il faut que je mette dans les aéroports pour pas qu'ensuite on se retrouve tous bon au milieu il y a évidemment de la drogue. Au final, c'est les payer mais au milieu Ouais. Moi, je pense que si on met quelques centimes, quelques dizaines de centimes par article et donc ça fait quelques euros par les produits Chine, c'est pas grave, tu vois.

Et si je peux me permettre, quand je vois que Jennifer qui habille, tous les réseaux de distribution sont en train de fermer, que tous les emplois dans nos quartiers, dans nos villes sont menacés, que on est en train de mettre à plat toute la petite industrie qui faisait, les produits de maison, les de d'Europe et de France. Ça, moi je pense que c'est ma manière à moi en fait, voyez, dans mon périmètre. Je suis pas ministre du commerce extérieur comme Laurent qui est un type super par ailleurs, je voulais vous dire, il est très sympa Laurent pour l'inviter pour cher évidment, on l' déjà eu on l' déjà eu qui est très sympa.

J'ai pas lui s'occupe des négociations avec les Américains. Moi, je m'occupe des petits colis chinois. Ben justement, vous parlez de Chine il y a pas très longtemps, je croyais que ça fait moins d'un mois, Christophe Castaner qui est l'ancien ministre de l'intérieur a été nommé au sein de de du comité responsabilité sociale et environnementale de Chine.

Est-ce que justement c'est avec ce genre de personnalité que vous allez aussi traiter par rapport à Moi, je négocie pas, c'est un interlocuteur. Non, je je ne négocie pas avec les plateformes. Moi, je fais appliquer des règles.

Oui, quand on est membre du gouvernement, quand on agit pour les Français, il y a des moments où on doit négocier avec les entreprises. Là, c'est pas une négociation. Là, c'est 80 % de produits qui sont non conformes.

Mais il a pas une influence quand même Christophe Castaner. Il a un carnet d'adresse, il a de il a des amitiés, il a des c'est son rôle mais moi c'est le mien. Donc vous nous dites chez vous dites qu'aujourd'hui parmi les produits donc on importe, il ne respecte pas la loi.

C'estàd que donc du coup on les bloque. Donc qu'est-ce qu'on fait ? On les bloque.

On les envoie pas chez les gens parce que c'est dangereux. Sauf qu'on est face à une marée, il y a 800 millions d'articles 800 millions d'articles en 2024 qui ont été envoyés. C'était 400 millions l'année d'avant.

Donc on essaie de faire le maximum mais j'ai pas vous imaginer 800 millions de personnes et on n pas dans le pays et heureusement enfin pas mettre vous le nombre de fonctionnaires qu'il faudrait mettre pour ouvrir. Donc dès qu'on saisit des choses, on les interdit, on les détruit. C'est aussi écologiquement un scandale parce que ça veut dire qu'on a produit des choses sur la planète qui sont dangereuses et après qu'on détruit.

Parfois on le recycle, on fait des choses mais sauf que là où les plateformes sont et c'est là qu'il faut qu'on soit lucide. Quand elles savent qu'un produit a été chopé et qu'on détruit, elle renvoie le colis en changeant l'étiquette, en changeant le montant. Donc on est face à quelque chose qui sur lequel on doit se protéger.

Moi, je suis découvrir le capitalisme, comment ça fonctionne. Bah ça c'est pas du capitalisme parce que le dumping à ce point-là, c'est quand même un autre modèle économique. C'est le capitalisme d'aujourd'hui depuis des puissances.

Et donc nous, il faut qu'on soit dans le capitalisme, voilà, aussi dans la démocratie d'aujourd'hui, dans la protection d'aujourd'hui, dans les mesures d'aujourd'hui. On va en parler de demain. On voulait aussi vous inviter à Méline Monchalin sur ce plateau parce que vous êtes une macroniste de la première heure.

Vous avez été élue en 2017, vous avez été nommé ministre dès 2019. Le macronisme, où est-ce qu'on en est ? C'est un peu la question que je voulais vous poser.

Moi, j'ai l'impression qu'on est plus proche du de la fin que du début, mais peut-être que je me trompe. Comment est-ce que vous voyez les choses ? Bon, c'était quoi l'idée du départ ?

C'est vrai ça. On peut on peut c'était quoi à la base c'est vous vouliez faire quoi à la base ? Il y avait deux choses.

Il y avait société civile tout ça. Non mais il y a enfin moi j'ai enfin j'ai fait un stage de 6 mois au parlement. Moi je me suis sa François Fillon disait que j'étais une députée internet parce que j'avais envoyé mon CV pour être candidate aux législatives par internet. par internet parce que c'était comme ça et pour François Fillon c'était dingue.

C'est moderne. Donc donc on peut se dire que le Macronisme à l'époque c'était un peu moderne. Non mais l'idée c'était quoi ?

C'était qu' a des gens à l'époque c'est qu'il des gens qui soient pas des professionnels à politique avaient pas 50 mandats derrière eux. C'est vrai. L'amateurisme était était était valorisé.

Mais il y avait l'idée aussi que la maturiste c'était aussi la voix des français et que vous voyez les 330 députés macronistes en marche de l'époque, moi j'étais très fier d'être dans un groupe où il y avait des infirmières, des patrons de PME, des gens surtout des patrons de PME, des professions libérales. Non, je peux vous dire mes deux voisins c'était une infirmière d'un côté et euh une jeune retraitée et une jeune retraitée qui était voilà qui avait eu une C'est vrai, c'est c'est vous nous parlez du début, c'est vrai qu'il y avait quelque chose de très de très citoyenniste au début. C'est vrai que le macronisme était vendu comme un dépassement du clivage gauche- droite.

Euh euh qu'est-ce que vous me répondez si je vous dis que j'ai l'impression que ça finit quand même un peu en en bourgeoisie de droite ? Bah je vous dis enfin l'idée qui est restée ou c'est ce qu'on appelle le dépassement. Ça vraiment vous y croyez le dépassement.

Moi j'y crois. Alors j'y crois c'est parce qu'il y a Françoisen au gouvernement. C'est Non, c'est de dire aussi les gens nous ont dit "Ah, vous êtes un peu l'extrême centre, vous êtes le centre mou, vous avez aucune conviction." Le centre dur plutôt aussi un peu mou qui qui est au gré du vent qui a pas de conviction.

Moi je pense que ça avait surtout une une conviction ou une vision qui était de dire bah en fait l'idéologie c'est bien, ça fait 40 ans qu'on essae un coup à droite, un coup à gauche, ça fait ping-pong. Et l'idéologie c'est toujours les autres en fait. Non, c'est-à dire bah nous a ça dans cette idée d'extrême s dire que bah s'il y a une bonne solution qui est proposée par quelqu'un, ce qui compte c'est ce qu'elle fait.

C'est pas qui le dit, c'est pas qui le propose. Oui. Mais sauf que ça c'est vous qui jugez de ce qui est bon ou pas bon.

Donc en fonction d'une idéologie. C'est comme nous dans un journal quand on a une ligal on on on analyse les faits on regarde on se dit c'est une bonne ou une mauvaise idée parce qu'on a une ligne éditoriale. Donc les bons et les mauvais sujets c'est c'est définition.

Mais on a le droit de se dire que bah on sur un certain nombre de sujets il y a pas voyez le petit manuel petit livre rouge de la droite il faut faire tout de z comme ça et puis s'il y a le petit manuel petit livre rouge la gauche il faut faire tout comme ça et qu'on a le droit au fond de piocher des personnalités des idées. Pourquoi je crois au dépassement ? Si vous regardez aujourd'hui le pays, si on suit cette logique d'affrontement par bloc, on va nulle part.

Voyez la tête de l'assemblée, c'est très fragmenté. Et si on se dit chacun est chez soi, se regarde et voit l'autre comme une forme de d'adversaire indépassable, je pense qu'on ne va nulle part. Mais quand vous quand vous dites l'autre, ça comprend aussi l'extrême droite ?

Euh moi je ne veux pas travailler avec l'extrême droite. Je ne veux pas non plus travailler avec gauche s'ils ont une bonne idée qui va dans le bon sens, vous la prenez ou vous la prenez pas ? Non mais c'est une vraie question.

Je c'est c'est ce côté on travaille avec tous ceux qui sont de bonne volonté. Il y a moi je travaille avec des enf au fond c'est pas il y a des gens il y a des idées. S'il y a une idée qui peut faire consensus, s'il y a une idée qui peut faire compromis c'était un peu l'idée du budget.

Ouais. C'est dire moi je suis arrivé dans un bureau, il y avait un paquet là il y avait beaucoup beaucoup de feu m'a dit ça c'est le budget faut arriver à le faire adopter. Bah si on s'était dit par idéologie, on s'interdit de débattre, on s'interdit de discuter, tout est figé.

Non mais alors là si je peux me permettre, pardon, mais ça c'est une différence de rapport de force. C'estàd que là pour le coup vous avez été obligé de discuter avec les socialistes parce que sans eux vous pouviez pas le faire passer le budget. Aucun problème avec ça.

Moi je suis pas je me sens pas si vous aviez eu une majorité absolue, vous auriez seriez pas aller négocier avec les socialistes. Surtout consiste pardon. Ce budget, il est quand même plus macroniste que socialiste.

Oui, je sais. Il est même très largement. Ils ont ils ont obtenu des miettes les socialistes.

Oui, mais il a bien fallu le quand même. C'est quoi le dépassement ? Ouais, c'est quoi ?

C'est l'idée de se dire que il y a pas ceux qui ont raison, ils sont compteurs. Il y a des gens qui peuvent se mettre dans un même gouvernement. dans le gouvernement actuel, je ve pas vous dire qu'on est d'accord sur tout tout le monde et qu'on est unanimiste.

Bien sûr que si il y a des gens qui ont tort, vous avez le droit de dire il y a des gens qu'on estime, ils ont tort. Ils il y a bien sûr des gens qui ont tort, mais si on en reste là, si on en reste là, si on se dit voilà moi je suis tout seul, je fais mes 10 % aux élections présidentielles mais j'ai bien raison tout seul et ça ça va faire une majorité, ça ça va conduire le pays. C'est c'est une impasse.

Ouais. Ça ne marche pas. Vous avez dit je moi je veux pas travailler avec l'extrême droite.

On en est où du barrage républicain, du front républicain ? Je vous avais entendu pendant les législatives en 2022 sortir des des des choses assez affolantes sur le à l'époque c'était la NUPES en disant "Oh, ça c'est des anarchistes, ça c'est avec vraiment on avait l'impression que ça c'était votre barrage c'était peut-être plus contre la NUPES qu'autre chose. Où est-ce qu'on en est chez vous ?

Est-ce que vous pensez que parce que là c'était un peu une surprise en 2024 de voir ce front républicain fonctionner encore et et moi je l'étais surpris également parce que j'avais l'impression que notamment dans votre camp on était plus effrayé par la gauche que par l'extrême droite. Est-ce que vous seriez prête à voter pour un insoumis dans votre circo s'il est face à au par exemple et si vous avez perdu avant ? Je normalement on dit normalement on dit pas pour qui on a voté mais en 2024 j'ai voté pour un candidat insoumis dans la circonscription où j'étais.

Ah ah oui d'accord. Ça effectivement ça nous surprend et dans et et donc c'est plus des anarchistes fou furieux. Ce que j'ai dit en 2022 et je le dirais c'est dans la panique du moment.

Non ce que je le dirais, j'ai notamment rappelé que un certain nombre de ceux qui se lançaient dans la NPES se soumettaient à des idées antisémites. Je l'avais dit à l'époque. H Et le candidat dans votre circonstance c'était Jérôme G.

Ça ça avait fait beaucoup beaucoup de polémiques. Attends c'était Jérôme Goué face à Jérôme G. Vous ét face à lui et et je trouvais que vu ce qu'il avait toujours défendu, j'étais étonné de voir avec qui il faisait Alliance.

Bon, je crois que un certain nombre de faits d'ailleurs ont montré que lui-même était en fait infiné, pas à l'aise avec la coalition dans laquelle il s'était engagé. Mais ce que je peux vous dire, c'est que ce qui compte à la fin et le choix que j'ai fait en 2024 de voter pour le choix que j'avais, c'est de me dire au fond et il se reconnaîtra et et c'est quelqu'un que je connais avec qui on a beaucoup échangé, c'est j'ai regardé qui étaient les personnes, quelles étaient leurs valeurs, les choses avec lesquelles je pouvais vivre, les choses avec lesquelles je ne pouvais pas vivre. Et le choix que j'ai fait euh c'est celui que c'est du cas par cas.

Non mais c'est intéressant parce que du coup il est plus absolu ce barrage contre le R. Non mais pas du c'est pas une question d'absolu ou pas, c'est un choix de conscience. Les électeurs y regardent.

Bah moi c'était pas possible de voter pour la candidate en l'occurrence Erne. Et c'est pas parce que c'était ce moment-là ni ce jour-là, c'est que c'est pas possible pour Alors ça c'est intéressant parce que c'était dans une circonscription la vô. Vous avez effectivement dû faire un choix.

Mais on va se dire les choses aussi. Le le le Rassemblement national est aux porte du pouvoir. Si demain il arrive au pouvoir, qu'est-ce qu'on fait ?

On s'oppose à eux ou on collabore avec eux, on parce qu'il y aura des postes à prendre. Non, mais il y aura des postes, ils auront besoin eux aussi d'avoir des appuis chez les macronistes. Je peut-être même qu'ils auront pas une majorité absolue et peut-être même qu'ils auront pas de majorité absolue.

Donc vous avez rappelé un peu mon parcours, vous avez dit voilà, moi je enfin moi je suis qui je suis une femme donc de 39 ans et j'ai une fille en 4e, j'ai deux garçons en 6e, je suis économiste, j'ai travaillé effectivement bah dans le secteur financier parce qu'on est économiste c'est plutôt là, c'est pas chez le boulanger qu'on travaille, c'est plutôt le secteur où j'étais. Je considère que c'est pas un emploi à vie la politique et donc oui, on se bat. Moi, je veux me battre et je vous ai dit sur des sujets potentiellement où d'ailleurs ma famille politique aujourd'hui se cherche une théorie, une idée.

Moi, je veux me battre pour des idées auxquelles je crois. Je crois qu'il faut que le travail continue mieux payer dansre pays. Je crois que l'héritage c'est un sujet.

Je pense mais je vais pas tergiverser avec mes valeurs. OK. Je vais pas dire par exemple quand j'entends dire quand j'entends dire je vous donne un exemple ministre du budget, il y a des gens disent "Ah, on a plein d'idées d'économie pour vous." Vous savez sur l'immigration peut faire 6 milliards, 10 milliards, 15 milliards d'économie.

Mais dans votre gouvernement, celui qui dit ça ? Non. Bruno Raillo vous êtes à l'aise avec Bruno Rota.

Vous tergivers vous ne tergiversez, c'est dur à dire. Bruno Rota ce qui dit, il y a ce qu'il dit et il y a ce qu'il fait. Bruno Rotaillo, on a travaillé sur quoi depuis 3 mois ? narcotrafic.

Moi, je m'occupe des douanes. Lui, il s'occupe de des policiers, donc la lutte contre le narcotrafic avec ses outils et d'Armanin Gérald Darmanin du côté justice. Tous les trois, moi je pense qu'on a réussi à travailler honnêtement de manière très efficace contre le narcotrafic, le blanchiment, les gangs qui en fait quand même balles.

Vous savez qu' il y a plus de morts en 2024 en France par le narcotrafic que de morts par le terrorisme. Donc vous séparez le candidat à la à la présidence du LR du ministre. C'est ça.

Lui-même a l'air de dire d'ailleurs qu'il y a des sujets sur lequels Macron et les Macronistes parlent et il était dans l'osition he il l'a dit à la télé, il a dit aujourd'hui on a une forme de gouvernement qui est une gouvernement de coalition. Moi je suis assez fier que dans un moment comme notre pays, il y a des choses qu'on puisse faire pour débloquer la situation parce que sinon ça s'appelle la crise de régime. Mais je pense que voilà, moi je fais la différence entre ces positions politiques dans une visée peut-être présidentielle un jour qui peut être la tienne.

Oui mais c'est des visées qui portent aussi en tant que ministre de de l'intérieur. Bah oui mais l'intérieur qui dit ah bah le voile pardon. À à la fin, il y a un premier ministre.

À la fin, il y a un premier ministre qui décide. Et si vous regardez les lois qu'on vote, les décisions qui sont prises, au des discours, bah on est en train de faire des choses qui moi me vont très bien. Ce qu'on fait effectivement sur narcotrafic avec Gmanin, avec Brunoario, ça me va très bien.

Et ce que je vous dis, c'est que non, quand vous dites il y aura des postes et cetera, moi c'est pas ma conception. Moi je fais partie, je vous dis, de ceux qui sont engagés au départ dans l'idée qu'on pouvait faire des choses pour son pays. Mais je vais pas faire des choses pour mon pays et je pense qu'on est beaucoup d'entre nous à d'abord vouloir combattre. les extrêmes, mais ensuite on va pas aller se compromettre.

Ce serait ça serait une déchéance. Euh en tout cas à à mon échelle, moi je veux d'abord les combattre, je veux d'abord faire en sorte qu'il gagne pas. Macron, ça s'accommode assez bien de il avait dit donc il y avait ce fameux article de Raphaël Baquet, Arian Chemin, Ivan Trippenback qui racontait comment Macron était à l'aise lui pour parler avec l'extrême droite.

Il disait même que c'était son terrain préféré et il y a cette fameuse citation. Le problème des urgences et surtout qu'il y a beaucoup de Mamadou. Est-ce que l'extrême droite c'est pas seulement Retaillo ? pas aussi progressivement installé jusque dans ces phrases du président qui sont plus que des phrases malheureuses qui traduisent sans doute une aisance avec ces idées-là, une familiarité en tout cas avec ces idées racistes.

Euh non mais allons-y. Vous quand quand vous avez lu ça, vous y croyez pas cette phrase ? Vous y croyez ou ça vous étonne pas de lui ou vous connaissez ?

Il est pas comme ça ? Je veux pas commenter les phrases rapportées dans les journaux. Je suis assez bien maintenant formé pour savoir que le off, les les voilà, je pense que c'est pas quelque chose que je veux mettre et je peux pas croire une seconde ou une seconde que le président soit raciste d'une quelconque manière d'une quelconque manière et et ce serait très grave et c'est pas notre ligne et c'est pas ce qu'on porte et c'est pas ce qu'on fait, c'est pas ce qu'on dit.

Donc si c'est vrai, c'est très grave mais ça doit pas l'être ça. Ça l' sûrement pas. Ce serait très grave et je pense que ce n'est pas vrai.

Euh d'accord. Moi, j'ai une question sur l'avenir. Euh justement, moi, j'aimerais savoir en fait qui parmi les macronistes qui sont dans votre camp, les gens qui avec qui vous travaillez, ben qui vous allez ben soutenir en 2027, qui pour vous représente en fait l'héritage de ce que c'est que le macronisme ?

Il y a le bron pivé. Bah en fait, moi je c'est intéressant. Moi je sais pas si on cherche un on a parlé héritage avant.

Je pense c'est plutôt qui a une vision qui peut, je le dis à nouveau, permettre au fond au pays d'avancer et donc de pas être face à un mur, face à des blocage, face à des Mais c'est une bonne question. Bah voilà, on vous la pose. Je suis pas sûr.

Je pense qu'aujourd'hui moi je sais pas vous dire, je on est 2 ans avant entre un Gabriel Atal et un Gérald Darmanin, entre un Gabriel Atal et un Édouard Philippe mais c'est pas une question pour moi c'est pas qu'une question de personne, c'est qu'est-ce qu'ils vont dire, avec qui ils vont le faire, qu'est-ce qu'ils vont proposer ? comment les gens vont adhérer, comment enfin une primaire alors oui, on est de ans avant mais ils commencent déjà tous un peu à à poser les bases de ce qu'ils veulent proposer pour la France en 2027. J'ai pas vu de programme pour l'instant et moi mon rôle aujourd'hui c'est pas d'aller faire campagne.

Moi je vraiment mon mon job mon job aujourd'hui c'est je je suis pas pique sous la nuit qui voit des des euros et qui cherche des milliards. Mais mon job c'est quand même vraiment comment notre pays évite de nouveau la censure, évite de nouveau le blocage, évite le surendettement. la gauche évite.

Non, on travaille avec eux et non, c'est pas la gauche le problème. Pas toute la gauche. Pour moi, c'est plutôt notre incapacité à nous mettre d'accord sur des choses qui sont essentielles et sur lesquelles on peut être d'accord. et on a été d'accord avec et honnêtement voilà sur plein de sujets, je suis absolument persuadé qu'on peut être d'accord mais la gauche restera dans l'opposition, le PS restera dans l'opposition mais c'est pas parce qu'on est dans l'opposition qu'on est obligé de bloquer.

Donc moi mon job d'aujourd'hui c'est de faire en sorte aussi que ça c'est peut-être un peu plus sérieux mais je voulais dire l'alternance quoi. Éviter l'alternance Macron c'est c'est aussi permettre un débat démocratique apaisé en 27 pour que ça soit une présidentielle vraiment démocratique, il faut que les Français puissent débattre, il faut que les idées puissent se confronter. C'est très difficile d'avoir ce débat si on a un énorme déficit, si on a une quasi crise financière et si au fond on n pas un peu remis notre maison en ordre.

Moi je pense qu'une partie du la responsabilité qui est la mienne, c'est d'assurer que en 2027, quand les débats vont avoir lieu, bah les promesses qui vont être faites par les uns et les autres, on puisse vraiment les faire. Le pire qui pourrait arriver, c'est qu'on fasse des grandes promesses et que tout ça soit du vent et que le lendemain la élection, ils arrivent tout qui que ce soit dans le bureau. Bah que je le laisserai à mon successeur, je sais pas quand, mais un jour peut-être. peut-être plus tôt que 27 he on sait jamais ça peut arriver euh et que ce jour-là il puisse se dire "Ah bah il y a plus de sous." Si on fait ça, c'est très grave.

Ça veut dire qu'on aura pour le coup une énorme une énorme trahison des français. C'est ce que vous a fait Bruno le maire. Il y a la tax Zucman s'il y a plus de sous.

On sait jamais hein. Bah il faut pas qu'il parte parce que s'il partent vous aurez plus les gens comme je vous dis. Merci beaucoup Amélie de Monchalin d'être venu sur le plateau de Bax. [Musique]