Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 9 mai 2025 55 minActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & élections

Le Grand Dossier - Poutine parade à Moscou : la riposte s’organise|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Quels enseignements tirer du défilé du 9 mai à Moscou ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    La dissuasion nucléaire française peut-elle s'étendre à d'autres partenaires européens ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    La Pologne est-elle devenue la première armée conventionnelle européenne ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Comment interpréter la présence de dirigeants nord-coréens et chinois à Moscou ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Quel rôle pour les États-Unis dans la riposte à la menace russe ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Fait
    « Nous sommes prêts à renvoyer l'Europe à l'âge de Pierre, menace les propagandistes à la télévision d'État. »
  • 4:30Fait
    « Depuis les années 60, avec les propos du général de Gaulle, la dimension européenne de cette dissuasion a été affirmée et elle a été constamment réaffirmée par tous mes prédécesseurs. »
  • 6:30Fait
    « Les intérêts vitaux de la France intègrent ceux de nos différents partenaires. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Manuel Macron et Donald Tusk depuis Nancy face à la Russie renforcent leur lien stratégique en signant un traité dont nous parlerons dans le grand dossier. Soyez les bienvenus en direct ce soir. C'est du jamais vu Poutine a organisé sur la place rouge un défilé d'une ampleur et d'une durée inédite pour les 80 ans de la victoire de l'URSS sur l'Allemagne nazi.

Char d'assaut moderne tank dernier cri au pas de 11000 hommes dont 1500 revenus du front ukrainien. Le symbole du triomphe d'un règne censé occulter les difficultés en Ukraine, les failles de son armée et d'une économie en Berne. Le président russe est fier d'afficher sa complicité avec l'un des hommes les plus puissants du monde, Sijing Ping, qui a fait parader ses soldats aux côté des Russes.

Nous sommes prêts à renvoyer l'Europe à l'âge de Pierre, menace les propagandistes à la télévision d'État. Mais l'Europe organise sa riposte. Vous avez entendu Emmanuel Macron qui a parlé de la dissuasion nucléaire.

La France est prête si le pire devenait devait advenir. Vous verrez que cette réponse à Poutine et bien a le soutien Donald Trump. Comment ?

Pourquoi ? C'est ce que nous verrons évidemment avec nos invités dans ce grand dossier intitulé ce soir Poutine parade. L'arryposte s'organise.

J'ai le plaisir d'accueillir le colonel Pire Dejong. Bonsoir consultant géopolitique pour LCI, vice-président de l'Institut TIS, Galagar Fenwick. Bonsoir.

Bonsoir. Vous êtes grand reporter, spécialiste des questions étrangères. Accueillons évidemment Sylvie Berman.

Bonsoir. Bonsoir. Ex-ambassadeur de France en Russie, au Royaume-Uni et en Chine.

Évidemment, votre expérience nous sera précieuse comme celle d'Alexandre Melnck. Bonsoir. Professeur de géopolitique à l'ycéenne Business School, ancien diplomat rus.

Merci beaucoup d'être avec nous en direct sur LCI. Un mot d'abord sur ce que l'on vient d'entendre, très important au 9 mai au défilé russes. Il y a deux puissance militaires en Europe.

Une puissance nucléaire, la France, Emmanuel Macron et une puissance militaire qui ne cesse de grandir. La Pologne incarnée par le Premier ministre Donald Tusk qui veulent afficher leur runité, le renforcement de leur lien face à Poutine. Colonel.

Alors, c'est quelque part c'est le comment dire ? la c'est la le pragmatisme qui parle puisqueen fait on parle plus du tout de défense européenne qui était le qui était le discours récurrent dans les mois précédent et aujourd'hui on est le 9 mai. 9 mai, c'est la fête de l'Europe.

D'ailleurs, le président l'a souligné et c'est vrai qu'on aurait pu il aurait pu avoir des annonces, on les fait plus parce que c'est devenu un modèle impensable. En fait, on va vers un modèle de relation bilatérale renforcée ou d'alliance bilatérale. Et en fait, c'est ça, c'est vraiment une alliance bilatérale qui se met en place avec les Polonais comme on l'a mis une en place avec les Britanniques et peut-être demain avec les Allemands.

Les Allemands, voyez, c'est un système c'est un système, je dirais à la carte et qui qui se met en place et en fait qui est totalement, je dirais pas inconnu mais en tout cas qui est une une surprise et c'est ça le grand changement je dirais géopolitique des de ces enfin en Europe de ces de ces dernières heures. C'est un peu la conséquence du défilé sur le sur la place sur la place rouge. On sait pas, on n pas d'expérience tellement dans ce domaine là au passage hein.

Jusqu'à présent, on été régulé par des grandes alliances comme l'OTAN et c'est vrai que cette espèce de pas de disparition de l'OTAN, en tout cas cette menace sur la l'affaiblissement de l'OTAN avec un départ potentiel des des Américains fait que ben ça provoque des réactions de survie, en tout cas de de de structuration de la défense par rapport à un ennemi potentiel et on assiste à ça. Je pense que ça va se multiplier dans tous les pays entre guillemets volontaires. Et bien justement, écoutons Emmanuel Macron sur la dissuasion euh nucléaire qu'intègrent euh les partenaires de la France.

Écoutons-le. Et depuis les années 60, avec les propos du général de Gaulle, la dimension européenne de cette dissuasion a été affirmée et elle a été constamment réaffirmée par tous mes prédécesseurs et j'ai pu le faire moi-même il y a quelques années. Ce qui veut dire que dans la prise de décision de ce que sont les intérêts vitaux, et bien les intérêts de nos principaux partenaires sont intégrés.

Les intérêts vitaux de la France intègrent ceux de nos différents partenaires. Traduction de l'exambassadeur de France en Russie en Chine. Non, mais c'est effectivement quelque chose qui a déjà été dit par des présidents précédents, c'est l'élargissement de la protection de la du parapluie nucléaire au pays européens.

Mais les intérêts vitaux n'ont jamais été complètement définis. Et c'est enfin ce qui est normal d'ailleurs parce que c'est le principe même de la dissuasion. Restera à voir dans quel cas, enfin d'ailleurs on espère ne pas le voir.

Oui. Dans dans dans quel cas effectivement cela pourrait s'appliquer mais je pense que ça rassure en particulier les pays d'Europe de l'Est. Galager B je pense qu'il y a plusieurs enjeux pardon.

D'abord, il y a eu la manifestation par des gestes, des paroles concrètes de cette fameuse thématique de ce parapluie nucléaire français qui s'étend, on le voit au travers d'un exercice militaire qui est en cours qui s'appelle Péas qui inclut des aéronefs appartenant aux forces aériennes stratégiques qui euh de manière, j'allais dire très visible et imagé procède à des exercices de ravitaillement. On les fait atterrir en Suède, puis après on les voit se déplacer le long des nations baltes afin de montrer que la France peut très concrètement physiquement, géographiquement étendre ses capacités non conventionnelles bien au-delà des des frontières de l'hexagone pur. Puis ensuite, il y a cette parole à laquelle vous faites référence où en l'occurrence le président reste dans une forme d'ambiguité qui est l'un des piliers de la de la dissuasion.

Mais il y a quelque chose qui est quand même un peu, j'allais dire moins ambigue, plus clarifié venant du président, même si effectivement madame l'ambassadeur a raison, ça a déjà été dit. Ce sont des mots qui sont très très forts maintenant pour euh rebondir abonder dans le sens de ce que disait le colonel à l'instant. Ça reste pour moi un moment un peu aigre doux parce que ça a été rappelé, c'est le 75e anniversaire de la déclaration fondatrice de Robert Schuman depuis la salle de l'horloge au Quédoret. donc qui pose les bases de notre Union, l'Union européenne en en créant cette cette j'is dire cette alliance autour du charbon et de l'acier entre la France et et l'Allemagne.

Mais c'est un moment là qui est bilatéral et donc on sent bien qu'il y a besoin de bilatéralisme en ce moment parce que il a eu cette phrase très forte quand il a dit "Moscou est une capitale subie, Bruxelles est une capitale choisie." Oui, mais on n'est pas tous unis dans et autour de de Bruxelles. Et sur cette thématique, la dissuasion, on le voit.

Les Polonais restent quand même très tournés vers les Américains. Les Polonais, ça amène un autre sujet sur la table, celui de la coalition des des volontaires où pareillement, on voit que les véléités et les intentions sont très différentes que l'on soit à Paris, Rome, sans parler voilà de l'Ouest ou ou des Baltes. Donc donc c'est un moment à la fois très très fort. vrai qu'il manquait ce traité bilatéral entre la France et la et la Pologne qui est le pendant de ceux que nous avons déjà signé par exemple avec l'Allemagne, l'Italie ou ou l'Espagne mais en même temps un 9 mai, on a besoin d'être j'allais dire très uni en tant que européen mais peut-être que c'est ce qu'on verra demain samedi autour de Zelenski c'est ce qu'on et on va parler aussi carte d'appui sur le plan armement menace russe avec vous colonel Alexandre Remelnick je crois que nous assistons actuellement sursaut de l'Europe.

Donc l'Europe commence à se réveiller à mon avis assez tardivement mais il y a quand même des consciences qui se réveillent et donc il y a comme disait Galager le jour très symbolique le 9 mai qui fêtait à Russie comme la victoire dans la grande guerre patriotique la matrice de narrative du Kremelin et de l'autre côté il y a le jour de l'Europe et le jour de l'Europe ça nous renvoie aux fondementaux de la reconstruction je dirais toujours de la Renaissance européenne après la deuxème guerre mondiale qui était une sorte de réinitialisation des valeurs initiales de l'Europe, la liberté, la démocratie, la dignité humaine avec des gens extraordinaires qui étaient déjà cités, Jamon et Schuman, qui justement positionnaient notre continent en se posant au danger à la menace existentielle et cette menace existentielle existe aujourd'hui. H cette menace existentielle a réémergé et ce que j'attire votre attention sur cette phrase parce qu'il y a une sorte de radicalisation de ce qui se passe actuellement de cette phrase de ministre des affaires étrangères la France Jean-Noel Barreau qui ces derniers temps dit que le seul obstacle à la paix c'est Poutine. Donc il y a une sorte de radicalisation et je dirais presque personnalisation c'est-à-dire il ne dit pas la Russie de façon générale dit Poutine.

Et qui dit Poutine, c'est le régime de Poutine. Et tant que Poutine et le régime de Poutine existe, est-ce qu'on peut parler d'une paix durable ? Je n'en suis pas sûr.

Mais en tout cas, ce soir, c'est la riposte franco-polonaise mais plus largement une riposte européenne face au défilé du 9 mai de Vladimir Poutine. Écoutez le chef de l'État. Le président Poutine n'est du côté de la guerre, pas du côté de la paix. les propos béliqueux qu'il a pu réitérer, la réalité de chaque jour nous rappelle cela.

Et ceux qui ont pu croire qu'il avait une véléité de paix, on sont pour leur compte. Poutine est du côté de la guerre. C'est c'est l'image que nous donne le la parade du 9 mai.

Poutine voulait que ce soit le défilé le plus puissant que la Russie et jamais vu pour la fête la plus importante du calendrier patriotique russe. Regardez cette démonstration de force militaire mais aussi diplomatique, la parade d'une ampleur inédite sous les yeux d'une vingtaine de dirigeants étrangers qui ont fait le déplacement à Moscou aujourd'hui au premier rang. Siijing Ping qui a fait défiler ces hommes au côté des soldats russes.

Poutine l'assure, l'ensemble du pays, la société, le peuple soutiennent les participants à ce qu'il appelle l'opération militaire spéciale. La Russie a été et restera le barrage contre le nazisme, la russophobie, l'antisémitisme. et combattra ce que font les défenseurs de ces idées destructrices.

La vérité et la justice sont de notre côté. L'ensemble du pays, la société, le peuple soutiennent ceux qui participent à l'opération militaire spéciale. Nous sommes fiers de leur courage, de leur résolution, de la force de leur esprit qui nous a toujours apporté la victoire.

Poutine est-il en train de narguer l'Occident ? Sylvie Berman. Ouais, en tout cas c'est une démonstration de force évidente avec ceux qui sont non pas ses alliés hein mais des soutiens de la Russie comme bien sûr Sidingping qui est le plus important et puis également Loula et donc quelques autres.

Euh le problème c'est que cette analogie qui est faite avec la guerre en Ukraine parce que euh le 80e anniversaire de la victoire contre le nazisme peut être bien évidemment célébré. Surtout que les soviétiques ont payé le prix du sang à ce moment-là. Euh 5 ans auparavant.

D'ailleurs, Poutine avait voulu organiser le 75e anniversaire où il avait invité Trump, Merkel, euh Macron également et ce n'était pas choquant à ce moment-là. ça le devient bien évidemment aujourd'hui et il est euh bon sûr de sûr de lui, sûr de sa victoire même si probablement c'est aussi une erreur parce que il n'a aucune chance de gagner la guerre contre l'Ukraine. Il gagnera peut-être quelques maîtres de territoire mais rien d'autre.

Parmi les images fortes de ce défilé, on va revenir évidemment sur l'alliance Xi Poutine, il y a aussi cette image avec les nord-coréens. Poutine qui a salué les dirigeants nord-coréens. Regardez, un à un ça ça fait partie des des alliances militaires que le président russe voulait mettre en avant.

Et pendant ce temps, Kim Yong Un en Corée du Nord s'est rendu lui à l'ambassade russe à Pyangyang pour suivre le défilé et manifester son soutien à la Russie. Est-ce qu'à Moscou colonel Poutine met en scène son ordre du monde et ses nouvelles alliances ? Alors indéablement, c'est son moment.

Moi, je me rappelle très bien le 50e anniversaire de la comment dire de de la de la gang guerre patriotique. C'était en 95, j'y étais. Les gens étaient totalement différents.

Il y à l'époque, il y avait Clinton, il y avait il y avait Major, il y avait Mood Cole. C'était un moment où les gens plaisantaient et cetera. Là, c'est pas du tout.

Là, on est sur un autre modèle de structuration d'une alliance. D'ailleurs, c'est pas le pendant de l'alliance franco-polonaise, mais on est sur un modèle d'alliance. En fait, c'est le moment de Poutine très concrètement.

Euh il a il a quand même le les Chinois à côté de lui. Il a Loua, donc il a les pays des bricks autour de lui ou pas très loin. Et puis il a les pays du sud.

Je il a l'Asie centrale, je le Vietnam, la Birmanie, toute une Syrie. Il a 30 il y a 30 chefs d'État plus quelques européens. Donc donc en fait très concrètement c'est son moment à lui et il va pas rêter l'occasion de de le démontrer.

D'autant qu'aujourd'hui on lui dit que il a une frontière quasiment naturelle ou une frontière qui se met en place en Ukraine. Il sait que s'il a franchit il va directement il va directement au CPI donc il va rester de ce côté-là. En fait on assiste à la restructuration d'une nouvelle politique qui est en fait c'est c'est le c'est comment dire c'est la le résultat de cette de cette relation incroyable qui se crée entre Moscou et Pékin qui modifie complètement les rapports de force.

Et malheureusement pour nous, c'est en fait c'est compliqué parce que nous on était le pendant de ce sud global, c'était l'Occident collectif tel que l'appelle Poutine. Le problème c'est l'Occident collectif aujourd'hui il est fragilisé par le fait que son acteur principal qui sont les Américains, ben aujourd'hui on est incertain sur leur sur leur présence. Est-ce que c'est la fête antioxydent de de Poutine avec à côté de lui la Chine, le Brésil, le Kazakhstan, Cuba, l'Arménie, le Vietnam ?

Il a presque la moitié de la planète à ses côtés. Non, pas tout à fait. Je ne dirai pas ça.

Non non parce que s'il y a non parce que je vais expliquer s'il y a vraiment un changement de paradigme géopolitique au 21e siècle, si le monde occidental n'a plus ce que j'appelle le monopole de l'histoire, c'est-à-dire la modernisation par exemple ne rime plus avec l'occidentalisation. Si la civilisation occidentale recule, ça il faut le reconnaître. Mais est-ce qu'il s'agit vraiment du moment Poutine ?

Est-ce qu'il s'agit vraiment du moment des régimes autoritaires répressifs, liberticide ? Je ne pense pas. Je pense que ces régimes là qui donent l'impression parfois de voir le vent en poupe comme on dit et bien il se nourissent des faiblesse des occidentaux de notre faiblesse et de l'absence d'unité qui existe aujourd'hui en Occident.

C'est pour ça qu'il faut être extrêmement ferme sur les principes de base qui avait fondé la civilisation occidentale. Ici aujourd'hui le monde n'est pas n'est plus dominé par l'Occident. Ça ne veut pas dire que ces pôles d'excellence, les nouveaux pôles d'excellence du 21e siècle peuvent se passer dans l'Occident.

Ils sont obligés de coopérer, de collaborer dans notre monde qui est devenu interdépendant, notre monde qui est devenu comme vous savez comme les passagers à bord de la planète Terre qui est interdépendant. Tout le monde dépend de tout le monde aujourd'hui. Donc et ces nouveaux pôles d'excellence, les régimes autoritaires, ils dépendent aussi de l'Occédent mais il faut la Renaissance occidentale.

Rapidement Galager avant qu'on retrouve Jérôme Garot en Russie et je voudrais vous montrer cette autre image qui nous a marqué le chef du gouvernement slovaque Robert Fitzo, qui a défié les inonctions de l'Union européenne pour rejoindre évidemment ses célébrations russes à Moscou. Alors euh il y a quand même peu d'Européens hein, il a pas réussi à montrer la fracture européenne Poutine. Bah si euh il y a bah il y a il y a un il y a un européen, il y a il y a pas Urban par exemple.

Oui, mais vous avez un chef d'état européen et vous avez entendu à Nancy la question est posée au président français quel commentaire sur la présence de Fitzo. Président est embarrassé, il ne fait pas de réponse concrète. Quelle va être la réponse concrète des 27 plutôt des 26 à la présence d'un chef d'état européen ?

Quelle réaction du Conseil sachant que les décisions potentiellement punitives doit doivent être prises à l'unanimité ? Et donc vous imaginez bien qu'effectivement le Hongrois et peut-être d'autres ne les voteraiit pas et même si elle devait être votée, il y a aucune exclusion prévue dans les traités. Donc tout à l'heure, je parlais d'une voilà enfin je reprenais le mot du président Macron qui parlait d'une d'une capitale russe subite en dis que Bruxelles est choisie mais qu'autour d'elle on n'est pas vraiment uni.

Vous en avez là la preuve par l'image. Fitzo a fait ce choix qui est loin d'être neutre. J'enfonce une porte ouverte et qui est conséquent pour nous européens.

Oui, c'est ce que veut montrer Poutine, ça vous l'avez très bien dit la guerre. Nous sommes prêts à renvoyer l'Europe à l'âge de Pierre, menace les propagandistes russes à la télévision d'État. Mais l'Europe organise justement sa rioste.

Une riposte militaire. C'est ce que nous verrons avec le colonel Pire Deong dans un instant. Carte à l'appui à tout de [Musique] suite.

Vous êtes bien devant le grand dossier intitulé ce soir Poutine parade. L'arry Poste s'organise. Nous sommes prêts à renvoyer l'Europe à l'âge de Pierre menace les propagandistes russes à la télévision après le défilé XXL de Poutine sur la place rouge.

Mais mais l'Europe organise bel et bien sa riposte. C'est ce que nous verrons avec le colonel Pierre Dejong carte l'appui avec le soutien inattendu de Donald Trump. Vous verrez pourquoi et comment dans un instant mais d'abord les principaux titres de l'actualité.

À la une, cette première messe pour le nouveau pape ce matin dans son homélie au sein de la chapelle 16. Léon X a déploré le recul de la foi au profit d'autres certitudes, notamment l'argent et la technologie. Dimanche, le nouveau souverain pontif fera sa première apparition Place Saint-Pierre pour la traditionnelle prière dominicale depuis la fenêtre du palais du Vatican.

Donald Trump est-il en train de céder pour la première fois dans la guerre commerciale qu'il oppose à la Chine ? Le président américain suggère désormais de baisser à 80 % au lieu de 145 % les droits de douan appliqué à Pékin. Après des semaines de bras de fer, des négociations doivent débuter demain entre Chinois et américain à Genève.

Le meurtrier d'Abouakar Sissé transféré en France dans les toutes prochaines heures. C'est ce qu'annonce le parquet. Le suspect s'était rendu fin avril dans une mosquée et avait tué à coup de couteau la première personne qu'il avait croisé en l'occurrence Abouakar Sissé.

Il s'est ensuite enfui en Italie. Voilà pour l'essentiel de l'actualité et un rendez-vous ce soir à ne pas manquer un document exceptionnel signé par notre correspondant Jérôme Garot avec Vincent Pierron et Elena Dabac au cœur du système Poutine. Ce sera à 21h extrait.

La mémoire d'une guerre vieille de 80 ans pour garder mobiliser un [Musique] peuple. Le passé qui refait surface pour raconter un conflit du 21e siècle. Opération spéciale devenue conflit existentiel.

Récit inversé d'une agression de la Russie par les armées de l'OTAN. Quand tu es sur le front, tu ne comprends pas combien d'ennemis attaquent. Mais en venant ici, j'ai réalisé que toute l'Europe se bat contre nous. [Musique] Une invasion éclaire puise une guerre longue qui mort sur le territoire russe.

Faut faire quand même très attention ici parce qu'il y a beaucoup de drones suicide et beaucoup de mines [Musique] également depuis les zones frontalière de la Russie ravagé par les combats jusqu'aux portes de la Sibérie. Nous avons parcouru ce pays continent sur des milliers de kilomètres. Interroger ceux qui partent au front où en reviennent.

Si tu vas au front en pensant à l'argent, pas tu meurs. Grand reportage extrêmement fort à ne rater sous aucun prétexte ce soir à 21h. Vous êtes bien devant le grand dossier intitulé ce soir Poutine parade.

La riposte s'organise. C'est ce que nous verrons avec le colonel Pierre Dejong carte à l'appui avec le soutien inattendu d'un Vladimir d'un Donald Trump. Vous verrez pourquoi et comment.

Dans un instant, grâce à nos invités, je vous parlais du colonel Pierre DeJong, consultant géopolitique pour LCI, de Sylvie Berman, ex-ambassadeur de France en Russie et en Chine, Galagerar Fenwick, grand reporteur et Alexandre Melnck, professeur de géopolitique à l'ycéenne Business School. Nous sommes prêts à renvoyer l'Europe à l'âge de Pierre, menace les propagandistes russes à la télévision d'État après le défilé XXL de Poutine sur la place rouge. Les Européens sont des gens d'expérience, mais ils sont restés au Moyen-Âge.

Ils sont sales, on ne peut rien y faire. Les Hollandais ont l'habitude de dormir dans des placards où ils se réchauffent avec leur propre souffle. Ils dorment assis car Dieu leur interdit de se coucher.

Si les Européens se couchent, Dieu les pensera morts et les prendra avec lui. Mais ne vous en faites pas, Dieu ne s'intéresse plus au Pays-Bas depuis bien longtemps. Il regarde ailleurs.

Et dont l'Europe a revenu au Moyen-Âge, c'est là qui est sa place. Mais voilà, l'Europe organise sa riposte face à l'impérialisme russe. C'est la fin de 35 ans d'innocence, nous disent aujourd'hui nos confrères de libération.

Et c'est ce que nous allons voir justement avec le colonel pire dejong. Carte à l'appui barbelé poste aux frontières fermé militaire l'Europe l'Europe se barricade et se réarme. On fait d'abord un état des lieux avec cette première carte qui nous montre les 3400 km de frontière avec la Russie, Finlande, Estonie, LTie, Lituanie et la Pologne face à la Biélorussie.

La deuxième carte, elle nous montre évidemment ce qui inquiète les états baltes qui sont au premier rang face à la menace ruste, les 1500 km de frontière. Et ces 1500 km de frontière, évidemment elles sont à mettre en en lien avec Kalingrad, vous le savez hein, c'est cette enclave russe au sein de l'Union européenne et ce passage ultra stratégique, le corridor de Suvalki qui est l'un des plus gros points sensibles de l'OTAN parce que face à l'enclave russe au sein de l'Union européenne, c'est cette enclave, on peut dire oalienne, seul passage à relier les trois états baltes par voie terrestre aux autres États de l'OTAN et qui pourrai être visé par Moscou. Alors, deux États européens ont déjà mis un plan d'attaque face à l'invasion russe.

On va d'abord vous parler de la Finlande. Vous le voyez hein, en cas de conflit, les 24000 soldats de l'armée finlandaise seraient rejoint par 8700 réservistes. L'automne dernier, la Falande a annoncé l'installation de cette base de l'OTAN à Mikelli face à cette base militaire russe, cette base de l'OTAN.

Elle est à 150 km seulement de la Russie et cette base militaire russe, c'est la plus proche de la frontière finlandaise à 160 euh km. On sait que de nouvelles bases militaires russes ont été justement installées près de la frontière, que d'autres ont été agrandies. Pour les experts colonels, il ne s'agit pas seulement d'une dissuasion, c'est la préparation militaire russe.

Alors, j'irai pas jusque là. simplement le premier un grand changement c'est que l'année dernière la Finlande a rejoint a rejoint le l'OTAN. Donc en fait aujourd'hui la Russie ben elle s'organise comme elle est organisée plus au sud, elle s'organise face à la Finlande.

D'autant que la relation avec la Finlande a toujours été extrêmement ambigue. Staline l'a payé très cher dans dans les années 40. Donc on voit très bien qu'aujourd'hui il y a une restructuration du mode du modèle de je dirais militaire russe par rapport à la Falande.

Je pense pas qu'aujourd'hui que soit la Finlande soit soit un objectif prioritaire d'autant que c'est un grand pays et puis il y a pas d'intérêt. Il du côté de la Norvège et la Suède et de la Norvège on pas tellement d'intérêt. Par contre au sud on peut se poser la question vous l'avez très bien évoqué pour deux raisons.

Un bien évidemment Caliningrade qui est cet enclave qui est vraiment une espèce de comment dire d'épine dans le pied dans le pied russe. C'est compliqué. C'est vrai que c'est le résultat de la deuxème guerre mondiale de de Yalta quelque part.

Donc en fait, c'est vrai que c'est étrange d'avoir cette espèce de de de structure russe en plein cœur de l'Europe et même sur la mer Baltique est devenue grâce à cause du retour de la Finlande et de la Suède au sein de l'OTAN, la mer Baltique est devenue une une mer totalement otanienne. Donc en fait, ils ont les Russes ont perdu globalement le contrôle de cette mer. Mais il y a un point très important sur les pays baltes.

Il y a une grande incertitude, c'est qu'on aurait pu l'évoquer, c'est la présence de population russophone dans ces trois pays. Et ça c'est un vrai sujet, c'est qu'au sujet ces populations ont été, on va dire importées euh après la deuxième guerre mondiale mais elles sont assez nombreuses là. Lonie c'est quand même 30 % de Russes de russophones et qui vivent dans des conditions totalement différentes de celle des Léons ou des Lituanes.

Ça pourrait être un argument pour Poutine pour dire voilà pour libérer les populations russophones, je vais envahir les Pays-Bas. Oui. D'autant qu'il il l'a fait avec l'Ukraine, avec la avec la mécanique des russophones.

Donc il peut la rejouer au nom du droit des peuples, à disposer d'eux-même. Rappelons-nous, Poutine, il a un problème, c'est le Kosovo. Quand le Kosovo devient indépendant dans les années 90, en fait, très concrètement, on déclenche un processus de détachement d'une région qui est serbe une région serbe et et elle devient autonome.

Donc donc Poutine dit "Ben, il y a pas de raison que d'autres régions ne fassent pas appel ou à mon aide en tout cas ne viennent pas autonome." Donc c'est vrai que c'est un vrai sujet. Cette autonomie des trois pistes, c'est un vrai sujet.

D'autant que quand on regarde une carte, ça la géographie commande toujours comme dit Napoléon qu'on voit très bien que autant la Finlande ça me paraît illusoire la taille et cetera c'est pas c'est pas d'actualité autant sur les pays bales il peut y avoir une vraie question parce qu'on voit bien que si les Russes prenaient l'ensemble des pays-al qui serait pas très compliqué parce que c'est toutes petites armées genre 10000 ou 15000 hommes c'est pas c'est pas vraiment le sujet mais on voit bien que ça crée une unité et en fait quelque part il rejoindrait Calingrad et surtout il aurait à nouveau un accès je dirais quasiment permanent à l'inverb Baltique. Alors colonel, il y a un autre pays qui s'inquiète et on l'a vu hein en écoutant Donald Tusk sur LCI, le chef du gouvernement polonais qui a annoncé ce partenariat renforcé avec la France. 206 km de frontière avec Caliningrad, l'enclave russe et 407 km de frontière avec la Biélorussie.

Alors depuis le début de l'année, la Pologne a décidé de mettre 17000 soldats pour justement sécuriser ces deux frontières. Mais ça peut évoluer évidemment colonel et monter en puissance. Ben surtout que la la Pologne a la provocation de c'était c'est officiel c'est officiel à Varsovi.

La Pologne a provocation d'être la première armée conventionnelle européenne. Ils sont en première ligne très concrètement donc c'est une armée à 17000 hommes et les 17000 soldats c'est sur la frontière en fait. C'est une armée à je dirais 300 400000 hommes et surtout avec 1500 chars.

Les investissements ont été colossaux. Ils ont acheté des blindés à la Corée du Sud. On voit ça, c'est les dents de dragon qui ont été euh installées à la frontière entre la Pologne et le territoire de Calingrade.

En fait, c'est pour et vous vous tenez le terrain en même temps. C'est pas ça qui va arrêter des des des blindés, mais au moins ça matérialise une espèce de d'intention forte de se défendre. D'autant que avec 1400 chars, ça devient consistant même si le char est devenu l'ample du char est devenu aléatoire compte tenu de l'efficacité des drones.

Mais c'est vrai qu'aujourd'hui la la Pologne se réaffirme comme une puissance défensive. Parce que rappelons-nous dans la discussion qui se met en place avec le avec la structure, je dirais euh francoanglaise d'éventuellement de de créer une coalition militaire potentiellement pour renforcer l'Ukraine avec la force la fameuse force de réassurance, les Polonais ont dit très clairement qu'il ne participeraient pas à cette force de réassurance au sein de l'Ukraine. Donc c'est une force qui reste strictement défensive et strictement orientée sur leur propres frontières et pas du tout pour être projeté d'une façon ou d'une autre au sein de l'Ukraine.

Alors, on poursuit ce débat justement sur l'inquiétude de la Pologne que partage la France qui a évoqué, c'est le cas de du chef de l'État, la question de la dissuasion nucléaire que pourraient intégrer les principaux partenaires de la France. Écoutons-le. Et depuis les années 60, avec les propos du général de Gaulle, la dimension européenne de cette dissuasion a été affirmée et elle a été constamment réaffirmée par tous mes prédécesseurs et j'ai pu le faire moi-même il y a quelques années.

Ce qui veut dire que dans la prise de décision de ce que sont les intérêts vitaux et bien les intérêts de nos principaux partenaires sont intégrés. prise de conscience Alexandre Menik que la guerre est potentiellement à nos portes. La guerre est déjà à l'intérieur de l'Europe.

C'est ça qu'il faut comprendre. Donc c'est-à-dire il faut évidemment réarmement militaire mais il faut surtout réarmement des consciences des esprits. Comprendre que la guerre aujourd'hui est consubstantielle à notre époque que euh la guerre aujourd'hui c'est la menace existentielle de la part de la Russie par rapport à l'Europe qui a perdu justement cette gravité de l'histoire qui a perdu la notion de guerre.

Il faut sortir de cette insouciance. Euh il faut euh réarmer notre conscience face à cette guerre. Et ce que je constate aujourd'hui, c'est que justement le centre de gravité de l'Europe de façon générale se déplace aujourd'hui vers les pays qui avait connu la guerre, que ce soit la guerre froide, que ce soit la guerre chaude, c'est-à-dire qui sont plus exposés à la menace aujourd'hui russe et qui comprennent mieux la gravité de cette situation et le fait que aujourd'hui Emmanuel Macron était à Nancy, donc dans cette ville qui possède une très grande tradition des relations avec la Pologne, avec le Roas Tenislas qui avait fondé carrément cette ville.

Je travaille d'ailleurs depuis 20 ans en an et bien je crois que c'est justement donc la conscience de la France, de la gravité de la situation et aussi la possibilité de réarmer justement le flanc est de notre continent pour faire face à ce danger qui existe aujourd'hui et surtout écouter les Européens de l'Est parce queon a perdu la possibilité la capacité à écouter souvent les pays de l'Est en les considéant comme des presque parents pauvres qui était un peu attardé à cause du communisme et cetera. Alors que je me demande si c'est pas les pays de l'est aujourd'hui porte une partie de la vérité de l'histoire. C'est-à-dire ils disent clairement les choses alors que nous on se noit plutôt dans un verre sémantique de la normalisation des normes des des spécificités de juridiquement correctes et cetera.

Alors que par exemple les Polonais, ils vivent ce danger de façon de façon directe au quotidien. conférence de presse entre Donald Tos Emmanuel Macron, elle montre justement comme vous l'avez dit qu'il y a un réveil. On poursuit cette discussion à l'ô ce que va nous dire CAD, bonsoir, vous nous avez rejoint parce que la la Russie elle continue de produire des armes de plus en plus perfectionnées pas seulement pour l'Ukraine mais pour l'OTAN.

Et si le Kremelin préparait déjà le coup d'après, hein, c'est la question qui se pose en Haulieux CAD. Oui, Marialine, la Russie a effectivement accéléré sa production d'armement, notamment via une économie de guerre soutenue par la Chine, par l'Iran, par la Corée du Nord notamment. Un budget militaire qui a dépassé les 6 % du PIB, ça on l'a évoqué, et un objectif, porter et bien le les effectifs militaires à 1 million et demi de personnes, donc d'ici 2026.

Alors, les faits, ils sont très clairs. En 2025, le budget de la défense de la Russie, il a atteint environ 130 milliards de dollars. C'est une augmentation de plus de 38 % par rapport à l'année précédente.

C'est ce que nous dit le Cypr, l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm qui fait référence en la matière. D'ailleurs, Reuters a récemment publié une enquête qui révèle en fait que la Russie a construit tout récemment une importante nouvelle ligne de production d'explosifs et ça c'est en Sibérie. Dans le Wall Street Journal, on apprend que en 2021, avant l'invasion, la Russie a fabriqué une quarantaine de ses principaux chars de combat.

Aujourd'hui, elle en produit près de 300 par an. Et nos confrères du du Wall Street Journal nous disent que un haut responsable militaire finlandais affirme que presque aucun n'est Ukraine. Il resterait sur le sol russe pour une utilisation ultérieure.

Ce qu'il y a de quoi un peu inquiéter, faut le dire. À tel point donc que le vice-amiral, regarde Peter Racing qui nous dit qui est directeur des services de renseignement militaire néerlandais qui n'est pas n'importe qui nous dit que la Russie produit beaucoup plus d'artillerie notamment avec l'aide d'autres pays que ce dont elle a besoin pour la guerre contre l'Ukraine. Il ajoute que le Kremelin ne se contente pas de reconstituer des stocks mais justement de déplacer ces nouvelles unités d'artillerie près des frontières notamment près des état baltes.

Il y a une autre voix qui porte et qu'il faut aussi entendre Marialine, c'est celle du général Cavoli. le commandant suprême des forces alliées en Europe et il nous dit l'armée russe se reconstitue et se développe à un rythme plus rapide que ce que les analystees avaient anticipé. En réalité, elle est aujourd'hui plus nombreuse qu'au début même de la guerre.

Et là nous revient en mémoire, je sais pas vous, cet avertissement d'André Bousov qui nous disait "Regardez, nous devons être prêts à toute évolution des événements, y compris un éventuel conflit militaire avec l'OTAN en Europe au cours de la prochaine décennie." Merci pour ce rappel et ces informations cher et CAD Galaguerre. Bah la Russie aussi elle se prépare à un conflit direct avec l'OTAN.

Ben, c'est la raison pour laquelle nous n'avons pas d'autre choix que de en miroir faire la même chose, c'est-à-dire réindustrialiser, produire en quantité indépendant indépendante, oui, importante. et et c'est le sens de la démarche à laquelle on a assisté aujourd'hui à à Nancy entre le polonais et le français également trouver des modes opératoires qui soient non pas concurrents les uns avec les autres mais complémentaires au sein des structures auxquelles nous appartenons déjà l'OTAN, l'Europe et d'autres coalitions adoc éventuelles. Mais ça nécessite encore une fois de se mettre d'accord.

Il faut une volonté politique, il faut financer tout cela. Des financements importants étaient dégagés au niveau de de l'Europe à hauteur de centaines de de milliards. Euh certains pays, on va peut-être parler de l'Allemagne, lèvent le frein à la dette.

Donc ce qui permet également d'accroître les euh les défenses et et les dépenses. Mais tout ça tarde à se matérialiser de manière très concrète comme on peut le voir du du côté euh du côté russe. Elles ils sont évidemment très très inquiétants ces ces propos parce que comme le démontrait très bien euh Cadi au travers de du patron du renseignement militaire euh néerlandais, c'est qu'ils sont en train de produire, on a tendance à penser que tout ça part enfumé dans le dans le Donbas.

Non, il y a une partie de tout ça qui est en train d'être stockée. Il y a une culture du stock euh en Russie qui est très différente de la nôtre. C'estàd qu'il garde tout parce qu'ils ont compris l'importance de la masse.

Sylvie Berman. Oui. Alors, il y a aussi une forme de paranoï en Russie, hein.

Ils sont à peu près convaincus que l'OTAN risque de les de les attaquer. Bon, du côté européen effectivement comme le dit Galagerfanouik, on n pas le choix. Il faut se réarmer.

Il faut se réarmer et dissuader et dissuader pas seulement sur le plan nucléaire puisqu'on voit aujourd'hui que le nucléaire ne dissuade que du nucléaire en réalité et donc dissuader sur le plan conventionnel. Moi je mets je jetterai pas le bébé avec l'eau du bain sur la défense européenne parce que ces accords bilatéraux sont très bien. Bon la Pologne c'est la première armée en Europe mais ça ne suffira pas.

Il faudra bien à un moment euh qu'il puisse y avoir à défaut d'une armée européenne. Il y a pas d'armée de l'OTAN, il y a pas d'armée de l'ONU, mais au moins que les Européens puissent participer ensemble à une à une opération. Il y a des structures à Bruxelles pour ça qui sont trop légères pour le moment mais on peut très bien les renforcer s'il y a la volonté politique.

Alors c'est dans ce contexte he que l'Europe, l'Ukraine sont peut-être en train d'obtenir le soutien de Donald Trump pour faire plier Poutine. Regardez ce que dit le président américain sur Tru Social. Les négociations avec la Russie et l'Ukraine se poursuivent.

Les États-Unis appellent idéalement un cesser le feu inconditionnel de 30 jours. En cas de non respect de ce cesser le feu, nous imposerons de nouvelles sanctions. Je resterai déterminé à garantir la paix entre la Russie et l'Ukraine avec les Européens et une paix durable.

Et écoutez ce qu'ajoute son vice-président Jid Evens. Je ne diraiis pas que les Russes ne sont pas intéressés par une résolution de ce problème. Ce que je dirais, c'est qu'à l'heure actuelle, les Russes demandent un certain nombre d'exigences, un certain nombre de concessions pour mettre fin au conflit.

Nous pensons qu'ils en demandent trop. Et puis évidemment, les Ukrainiens comptent beaucoup. Ils sont l'autre côté, ils sont l'autre parti, au moins au conflit direct.

Et nous devons nous demander de quoi les Ukrainiens ont-ils besoin pour mener à bien ce conflit. Et le vice-président complète : "Nous savions que la Russie en demanderait trop car la perception russe est que sur le terrain, il gagne." Bien sûr, les Ukrainiens aimeraient conclure un cesser le feu et c'est en partie parce que les choses ne se passent pas très bien pour eux ces derniers mois.

Est-ce qu'il y a un front anti Poutine colonel qui est en train de se former avec Trump ? Concrètement, il existe formellement avec les Européens, les Américains. Le problème, c'est qu'il y avait un doute sur la sur la motivation de de Trump.

Et là, on voit qu'aujourd'hui ben c'est le contact du mur de la réalité. Il fait un peu machin à rien. Le problème qu'il a Trump d'abord c'est lui le le big boss de l'OTAN.

Donc il sait que c'est lui qui tient ça dans les mains. Le de la deuxième chose, c'est que l'Europe, on peut pas parler pendant des heures de de l'Europe. Le problème, c'est que c'est un peu la cigale qui réalise que depuis 20 ans ou 30 ans, elle a pas investi dans c dans ces questions de défense et on fait pas une armée européenne en en un an ou deux.

C'est une blague. On peut on peut acheter des tonnes de vis et de boulon et de et les amivaux, ils vont le faire, ils vont acheter mais il faut une armée, c'est une structure, c'est c'est des c'est des c'est dégradé, c'est de la formation, ça prend 10 ans. Donc le problème, on a un problème, c'est qu'on s'y prend un petit peu tard et donc aujourd'hui on a un vrai souci, c'est on se crée quelque chose.

D'autant qu'encore une fois, c'est qu'en Europe, on n pas une perception identique de de la menace. Concrètement parlons de l'Europe de l'Est là on parlait on parlait de du Slovaque mais parlons des Tchèques, parlons des Roumains demain, parlons des Bulgaires après-demain. Même les Polonais ont une vision relativement distanciée par rapport par rapport à celle qu'on a nous.

Pr de premier point le deuxième point les moyens nos armées sont tellement différentes les unes des autres. Donc c'est compliqué, ils achètent américains. Donc on voit qu'en fait il y a un projet global qui se met en route maintenant mais on mettra 10 ans pour le faire.

Et le problème c'est tenir 10 ans. Et c'est ça le vrai sujet. Et Poutine nous menace parce qu'il sait que dans les 10 années qui arrivent, on est fragile parce que on a perçu la menace mais on n pas l'outil pour y répondre. sauf le nucléaire français qui est l'ultima ratio qui permet encore effectivement aujourd'hui d'assurer une espèce de garantie je dirais de de paix sur un continent européen.

Une image hein qu'on voulait vous montrer hein cette image de à ces Européens réunis viv en Ukraine au côté de de Zelenski hein c'est une réponse aussi c'était l'une des réponses au 9 mai. Regardez Zelenski, l'Ukraine n'est pas seule face à Poutine et à sa démonstration de force. Et je voudrais avant que vous entendre Galager et Alexandre Melnck qu'on parte en Ukraine dans le Dombas se retrouver nos envoyés spéciaux Claire Cambier et Vincent Wartner.

Claire, est-ce que les Ukrainiens sont sont ragaillardis par ce rapprochement Trom Zelenski ? Oui, évidemment, cette inflexion, elle est vue d'un bon œil, même si euh ce n'est pas une révolution, vous le savez, depuis l'investiture de Trump, les Américains, ils ont beaucoup déçu les Ukrainiens qui se sentent aujourd'hui trahis voire abandonnés. Donc, ce changement de ton, il est pris avec extrêmement de prudence.

Pour vous donner un petit peu l'ambiance ici, hein, certains estiment même que cet appel de Trump à Zelenski était plus pour s'assurer qu'il n'y aurait pas de frappe sur Moscou, plus qu'un réel soutien. Les négociations de paix, elles font peur à certains. On était hier avec des militaires et l'un d'entre eux me disait bien sûr pour finir une guerre, il faut des négociation de paix.

Mais le chemin que l'on prend n'est pas forcément euh le meilleur. Prenez par exemple cette idée d'une démilitarisation avec une zone tampon et donc l'abandon des territoires occupés. On a tellement souffert, on a tellement perdu d'hommes, tout ça pour ça.

Et puis quand on finit une discussion politique avec un militaire, ça se finit souvent de la même façon. Ils nous disent "Dans tous les cas, nous on doit vivre dans le présent. C'est là-dessus qu'on se concentre et leur présent et bien c'est de continuer à se battre, de tenter de repousser l'ennemi.

Ils attendent donc des actes sur le terrain, sur le front avant de pouvoir se réjouir, voire de s'ensurger. Merci beaucoup Claire Cambier avec Vincent Martner. G la guerre.

Très rapidement, je sais pas qui dans la régie a passé l'image de Trump et Zelenski dans la basilique Saint-Pierre de de Rome. Ce moment très très fort. En réponse à votre question, est-ce qu'il y a quelque chose qui a changé du côté des Américains ?

Parce que la la réponse c'est oui, ça s'est passé là. On a une régie très active, vous le savez. C'est ce moment c'est ce moment-là où manifestement Zelenski a réussi à à trouver des mots qui ont fait changer quelque chose chez chez Donald Trump.

Et juste après, vous avez passé l'extrait d'une conférence qui est tout aussi importante. C'est Jedy Vens, le vice-président des États-Unis qui était non pas à Munich mais à Washington DC d'un évén lors d'un événement qui est organisé par la conférence sur la sécurité de Munich et qui a vraiment verbalisé cette évolution américaine sur ce dossier qui est absolument fascinante à cette évolution européenne peut-être il y a début de retournement de la situation parce que les Européens commencent à comprendre enfin qu'il va se passer à un moment donné des États-Unis qu'ils va devenir adultes. Regardez, elle vivre aujourd'hui 30 pays, c'est-à-dire c'est pas l'Union européenne, c'est l'Europe au sens large du terme qui se réunissent pour par exemple lancer le tribunal spécial pour punir à Poutine pour son invasion de l'Ukraine pour débloquer 1 milliard d'euros.

Donc c'est quand même une réponse concrète et pour une fois on n'est pas dans dans la réaction, on est quand même dans l'action, c'est-à-dire on essaie de reprendre l'initiative et demain il aura le sommet à Kief. À suivre dans le grand dossier le tandem Poutine si Jing Ping ont-ils mis Trump hors jeu ? Réponse dans un instant.

Vous êtes au bon endroit ce soir devant le grand dossier intitulé Poutine parade. Ripost s'organise face à l'Occident qui se prépare, le président russe a affiché sa complicité, sa proximité avec l'un des hommes les plus puissants au monde, Sijing Ping, à la tête d'une Chine encensée par le président russe qui affirme qu'ils vont bâtir ensemble un nouvel ordre mondial. Face à une situation géopolitique difficile et à l'incertitude mondiale, le lien entre la Russie et la Chine en matière de politique étrangère constitue le facteur de stabilisation le plus important sur la scène internationale.

Nous défendons conjointement la création d'un ordre mondial multipolaire, plus juste et plus démocratique basé sur le droit international et le rôle central de l'ONU et des affaires mondiales. Jing Ping qui était à ses côtés hein a lui aussi un peu plus tôt dénoncé le harcèlement hégémonique de l'Occident. Aujourd'hui, face à la tendance internationale à l'unilatéralisme et à un comportement de harcèlement hégémonique, la Chine travaillera avec la Russie pour assumer les responsabilités spéciales des grandes puissances mondiales et des membres permanents du Conseil de sécurité pour se dresser courageusement pour promouvoir conjointement une vision correcte de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale et pour maintenir l'autorité et le statut des Nations- Unies.

Poutine, Exis sont-ils en train de mettre Trump hors jeu ? Non, mais en tout cas, on assiste à la structuration de quelque chose dans lequel Trump pand pensait être le trisème laron, en fait, il l'est pas du tout. Euh donc ça s'est structuré entre les Chinois et les et les Russes et ça c'est un changement énorme.

Ça c'est à mettre à l'actif de Poutine. Rappelons-nous quand Poutine était était premier ministre à l'époque de Medev 2000 2008 à 2012 de mémoire. Je parle sous le contrôle de madame ambassadeur.

Euh donc pendant 4 ans, il il son boulot. Il a fait ça pendant pendant 4 ans. Il a été il a été en Asie, en Chine plusieurs fois et cetera.

Il a structuré cette espèce de comment dire cette espèce de de de stratégie euroasiatique qui qui met en œuvre. Et donc aujourd'hui en fait depuis aujourd' mai avec cette visite de de Xinping à Moscou, on assiste à la structuration de de comment dire de cette de cette alliance de fête. On avec les Coréens et cetera.

Donc qu'est-ce qui se passe très concrètement ? Nous on a un problème c'est qu'on est en réaction. On dit voilà on va se réarmer et cetera.

Le problème c'est la Chine et la Russie. C'est pas le trois trois un truc microscopique. C'est énorme.

Donc c'est une structuration qui est colossale et donc nous on doit raisonner non pas en terme de d'état vous voyez je vais faire non pas du tout. Il faut raisonne continent. Et le problème qu'on a nous, c'est que notre allié principal Trump et je réponds votre question indirectement Trump il n n'est pas clair.

Alors on voit que depuis quelques jours une espèce de de il remet un pied dans la maison hein quelque part pour toute une série de raisons. Donc il voit bien que c'est compliqué avec Poutine, il revient. Mais c'est vrai qu'encore une fois cette structuration je dirais entre la Chine et la et et la Russie est déterminante si vous voulez dans les rapports de force.

En fait, très concrètement, cette réussite, elle est fondée sur un sur un cœur nucléaire qui aujourd'hui est est chinois et russe. Deuxème point, autour, vous avez une espèce de je dirais une espèce de d'environnement des bricks puisque Loula est présent. On en parle pas, mais c'est quand même le Brésil qui est présent.

Donc les bricks, les les x pays des brics, donc les grands pays du sud sont présents. Et puis il y a quand même la matrice que je qualifie de nourrissière parfois qui sont qui est le sud global. Donc en fait, on a une espèce d'entité qui je dirais pas qu'elle est antioccidentale, en tout cas elle s'inscrit en en comment dire en en faux par rapport à nous.

Donc on est vraiment dans une situation qui est compliquée et je pense qu'il y aura pas d'un athème ou de solution facile. Il faut raisonner, faut mettre de la diplomatie et pas seulement raisonner en terme de vie, c'est de boulon et de milliards d'euros à mettre en place dans l'ction de défense. Tout ça, ça marche ensemble.

Il y a une réforme, il y a une structuration de la réflexion stratégique à mettre en place et je suis pas sûr qu'on est qu'on soit capable de le faire à court terme. On va le faire, on voit que on en parle puisque la relation entre la Pologne et la France est une bonne idée et cette relation bilatérales, ça structure encore une fois l'Europe, elle se frappe progressivement. Alors, on pose cette question est-ce que Trump est hors jeu he quand on voit cette alliance Sijing Ping Vladimir Poutine qui est mise en scène à Moscou ?

La question elle est d'autant plus importante. À l'heure où Donald Trump semble céder face à la Chine dans le bras de fer commercial qu'il oppose à Pékin, le président suggère de baisser à 80 % au lieu de 145 %. Les droits de douane appliqués à Pékin, vous avez vu euh à Genève Scott Bessent qui arrive pour les négociations qui doivent débuter demain entre Chinois et américain justement euh à Genève.

Regardez ce que Donald Trump dit. 80 % de droits de douane sur la Chine semble le bon niveau. Est-ce la preuve qu'il a finalement plié face à la Chine ?

Mais c'est surtout la preuve qui navigue à vue. J'ai vu passer ce message, je crois qui est daté de 7h26 du matin de Washington DC. Donc ça sent le message au lever du lit et un chiffre décidé un peu au doigt mouillés.

La suite de je vais choisir d'en rire mais de ce message est plus drôle encore puisque c'est à cecotte de décider. Donc le président suggère 80 %. Faudra qu'on m'explique d'un point de vue mathématique et économique à quelle logique ça ça correspond.

Pourquoi pas 75 ou 82 ou 90 mais bref donc oui effectivement il y a voilà une baisse de l'ambition on va dire tarifaire face à un rapport de force qui doit nous inspirer parce que cette méthode là au final elle elle fonctionne. Maintenant il faut qu'on se réjouisse euh du fait que les Américains et les Chinois vont effectivement se se parler à Genève ce ce jour. Enfin, ça va commencer demain samedi.

Euh et ça ça doit nous rassurer, ça va permettre de stabiliser un peu un moment de chaos économique dont on fait tous finalement les frais. Mais pour en revenir à votre question, moi je parle effectivement à ce stade, c'est clair, il faut plus se cacher d'une alliance d'une alliance poutine. Ehi, en revanche, c'est pas Trump qui mettent or je sais les États-Unis parce que ce qu'il faut comprendre, c'est que ces deux-là quand ils se parlent, ils se parlent pas en jour ou en année, ils se parlent en siècle.

Ouais. Euh et Trump pour eux c'est une opportunité formidable mais c'est juste une mode passagère face à la permanence de leur pouvoir dans leur dans leur conception du pouvoir et de leur présence au pouvoir. Et donc effectivement ils sont en train de proposer une sorte d'archipel parce que les choses sont relativement fluides entre les membres qui viennent se se greffer autour de ou à l'intérieur de cette de cette structure où il y a des mots qui ne cessent de de revenir dans leur dans leur champ lexical.

C'est la fiabilité et forcé de constater, on est en train de commenter là un message sur un sur le réseau social de notre qui date de ce matin. Qu'est-ce que ce sera euh après-demain ? Qu'est-ce que c'était avant-hier ?

Voilà. Euh fiabilité, stabilité et puis surtout cette idée d'une homogénéisation des des relations parce qu'en fait cette obsession est pas forcément à tort. C'est qu' a et ça c'est un terme qui revient beaucoup et et tout à l'heure dans l'extrait de Shijing Ping que vous avez passé, on l'a entendu, c'est c'est le refus de l'hégémonie occidentale comprendre américaine, c'est-à-dire cette unipolarité, cette domination incontestable, c'est terminée.

Donc on va créer quelque chose d'alternatif et on va permettre à des nations de venir autour de nous en leur promettant d'avoir des relations davantage respectueuses à et horizontales que cette domination ultraverticale imposée par les États-Unis. Et c'est vrai que quelque part, et j'en termine par là, le défilé qu'on voit dans les tribunes autour de Vladimir Poutine, bah c'est un peu Donald Trump qui le lui a servi en étant ultra chaotique mais également en installant Vladimir Poutine face à lui. Qu'est-ce qu'on va dire à Fidzo ?

Ah non, Vladimir Poutine c'est l'antéchrist. Vous voulez dire le type qui parle avec en direct avec Donald Trump ? Donc Donald Trump quelque part l'a crédibilisé, légitimé et banalisé aussi dans une certaine mesure.

Alors qu'en pense l'exambassadeur de France en Russie, en Chine ? Est-ce que Trump a finalement envoyé Poutine dans les bras d'oxy ? Ça fait très longtemps que les États-Unis d'une certaine manière ont envoyé la Russie dans les bras de la Chine.

En tout cas, c'est ce que disait tous les tous les oligarques à Pékin à à Moscou, pardon. Euh ils ont un ennemi commun euh et euh il y a un principe en diplomatie, c'est l'ennemi de mon ennemi et mon ami. Et c'est ça qui euh a abouti à cette relation de plus en plus étroite qui n'est pourtant pas une alliance.

Une alliance, c'est automatique. Ils en ont déjà eu avec l'Union soviétique, ils ne vont pas recommencer. Il y a une alliance entre Poutine et la Corée du Nord.

Là, ça prend véritablement la forme d'une alliance avec un principe de défense mutuelle. C'est pas le cas avec la Chine, mais la Chine n'a pas intérêt à un affaiblissement euh de la Russie en réalité parce que ça peut être son soutien si un jour euh il décide d'intervenir euh à Taïwan comme il l'a soutenu là euh pour sa sa guerre en Ukraine sans la soutenir parce qu'en réalité il n'a jamais reconnu ni l'annexion de la Crimée. Enfin, si n'a jamais reconnu ni l'annexion de la Crimée euh ni euh l'annexion du euh du Donbas, mais c'est une relation qui une relation qui est appelée à durer.

Il y a un principe qui est celui de la multipolarité et ça fait des années voire des décennies que ces deux pays essaient effectivement d'avoir un monde qui est un monde multipolaire, même si la Chine sait qu'elle est plus égale que les autres, mais en tout cas qu'il n'y ait pas de d'hégémonie occidentale, enfin pas occidentale en réalité parce que la différence entre Poutine et si c'est que Poutine déteste l'Europe alors que si a toujours considéré enfin la Chine que l'Europe pouvait être une forme de d'alliance ou de relation de revers contre les États-Unis. Merci à toutes et à tous d'avoir participé à ce grand dossier.

Le Grand Dossier - Poutine parade à Moscou : la riposte s’organise|LCI · Pourquijevote