Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 5 octobre 2025 14 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Nomination du nouveau gouvernement : "Nos lignes rouges ont été respectées" (Julien Aubert)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 58 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Quel gage avez-vous reçu pour la participation des LR au gouvernement ?

  • 2:30FerméeRéponse partielle

    Est-ce que Sébastien Lecornu a promis aucune augmentation d'impôts ?

  • 4:30OuverteÉludée

    Quelles catégories de la population ont été sacrifiées pour respecter vos lignes rouges ?

  • 6:30RelanceRéponse partielle

    Pourquoi ne pas avoir provoqué une crise en refusant de participer ?

  • 8:30OuverteRéponse partielle

    Les LR sont-ils coincés dans le gouvernement ?

  • 10:30OuverteRéponse directe

    Quels gages concrets apportez-vous aux Français ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:30Julien AubertChiffre
    « le taux de prélèvement obligatoire restera stable »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Merci de nous rejoindre en direct sur Europe 1. Jac débatteur de la première heure, Véronique Jaquier journaliste politique à CS. Bonsoir Véronique.

Bonsoir Stéphanie. Bonsoir à tous. Alexandre Malafille fondateur du F tank Sinopia.

Bonsoir Alexandre. Bonsoir Stéphanie de Muru. Et puis notre invité Julien Aubert vice-président des Républicains.

Bonsoir Julien Aubert. Bonsoir. Je suis particulièrement heureuse de vous avoir ce soir puisque dans quelques instants, on devrait connaître la nouvelle équipe, he l'équipe gouvernementale de Sébastien Lecornu.

Alors, chez les républicains, vous avez laissé planer le suspense pendant plusieurs heures, hein, pendant 2 jours. N'y participa pas ou oui ou non. Et bien c'est oui, on le sait depuis quelques heures.

Euh la décision a manifestement été assez difficile à prendre. C'était un coup de bluff. Non, ce n'est pas un coup de bluff.

On sait très bien que maintenant le président de la République a la capacité de dissoudre l'Assemblée nationale et donc de redonner au français le éventuellement la possibilité de choisir une nouvelle majorité. Et donc les pour les Républicains, la pression était énorme parce que ne pas soutenir le cornus, c'était en fait aller vers des élections. Le soutenir c'était le risque aussi de d'être accusé d'être la béquille d'un macronisme finissant.

Et en même temps, il y avait il fallait sousperer ça avec bah ce que proposait Sébastien Cornu en matière de conduite de l'État et aussi le chaos je dirais économique et social qui pourrait s'en suivre en cas de de je dirais de nouvelles de nouvel avatar de gouvernement. Alors manifestement selon les informations que j'ai eu, 33 participants he ça s'est fait ce vote lors d'une visioonférence ont voté pour une participation 7 seulement contre. Parlement parlera d'ailleurs dans quelques instants de vos divisions avec Laurent Voquier.

Mais ce qui nous intéresse évidemment c'est quel gage avez-vous vous reçu ? Les LR ont acté une participation exigeante nous dit-on. C'est quoi une participation exigeante ?

Est-ce qu'on vous a fait des promesses ? bah c'est aller plus loin puisque vous avez effectivement dans dans les engagements du premier ministre une lutte contre l'immigration illégale, le lutte notamment contre la fraude sociale, le fait de que que certains comptes de recevant des allocations soient domicilié en France. Euh voilà, toute une série, je dirais, de propositions sur le régalien ou sur les propositions qui avaient été faites par les républicains et qui vont dans le bon sens.

Et puis de l'autre euh des euh je dirais des engagements d'ordre budgétaire puisque nous étions totalement opposés à l'intéman une augmentation de des prélèvements obligatoires. Donc effectivement, il doit y avoir plus de justice sociale mais en même temps le taux de prélèvement obligatoire doit rester globalement stable. Alors Julien Aubert, évidemment c'est c'est ça le point d'échappement.

C'était ce qui nous a animé pendant plusieurs semaines he ce débat sur les taxations notamment des haut revenus. Clairement, les augmentations étaient une ligne rouge. Pour vous les républicains, est-ce que vous avez eu l'engagement de la part de Sébastien Lecornu qu'il n'y aurait aucune augmentation d'impôts comme vous le souhaitiez, vous l'aviez exigé ?

Oui, dans la lettre qu'il a adressé aux membres du socle commun, il y a le fait que le taux de prélèvement obligastoire doit rester stable. Donc ça veut dire que comme on dit chez les spécialistes, tout ceci devra se faire à ISO fiscalité. Mais ça veut dire qu'il y aura des augmentations d'un côté et puis des baisses de l'autre.

Donc il y aura bien des augmentations d'impôts quand même. Oui. L'important c'est de savoir si le taux de pression fiscale augmente en général ou baisse.

Vous pouvez avoir parfois des augmentations de taxes sur certains secteurs et les républicains étaient hostiles à ce que ce soit toujours les mêmes qui soient taxés, c'est-à-dire les gens qui travaillent. Euh et euh et en même temps vous pouvez avoir globalement une baisse. Donc ce qui est l'engagement de Sébastien Le Cornu, c'est que le taux de prélèvement obligatoire restera stable.

Ça veut dire que vous avez sacrifié vos promesses sur quelle catégorie de la population ? on fonctionne pas comme ça. On avait des priorités des lignes rouges.

Toutes les lignes rouges ont été, je dirais respectées. Et puis sur les je dirais sur les promesses, alors il y a je vous avoue avoir un petit flou sur le la le fait d'aller vers la location unique. Je crois que Sébastien Cordu s'est engagé à y aller.

Enfin en tout cas, il vous l'a justement il vous en a fait la la promesse he cette allocution unique, on on le précise, c'était un souhait des républicains. C'était je crois sauf erreur de ma part 70 % du SMIC c'est bien ça. Ça veut dire que toutes les prestations sociales seraient plafonné et prendrait la forme d'une allocution unique.

Et ça vous auriez eu des dégages de de Sébastien Lecnu sur ce point pour lancer effectivement les travaux de d'orientation vers ce sujet-là. Voilà. Après non, il y a pas de il y a pas de sujet irritant en réalité quand on regarde.

Alors effectivement, on peut regretter que le mot islamisme n'apparaisse pas dans la dans la je dirais dans la lettre de Sébastien Lecnu. Comme il le dit lui-même, tous les sujets ne sont pas évoqués. C'est pas le rôle d'une, je dirais d'une déclaration politique générale, mais enfin il y avait il y avait pas d'arguments en tout cas qui euh qui poussait à sortir sinon des des arguments purement politiques qui ont été de provoquer une crise.

Alexandre Malafaille. Oui, bonsoir monsieur Aubert. En fait, moi j'ai un petit peu de mal à comprendre que vous n'ayez pas fait le choix d'aller au carton.

Je m'explique. Euh ça fait un an que on est dans cette situation assez inextricable. Euh vous avez des marges de manœuvre ultra réduites.

Vous menez des politiques de la petite semaine sans aucun plan, sans aucun cap. Vous tenez les clés, si je perds, du camion, pour l'emmener tant bien que mal à bon port ou à mauvais port, c'est-à-dire en 2027 si on y arrive. Euh pourquoi est-ce que ce coup-ci vous n'auriez pas dit avec vos camarades des républicains pour dire bon non et non parce que la seule issue pour le pays, c'est de provoquer la décimission du président de la République.

Qu'est-ce qu'on peut faire aujourd'hui de plus intelligent que ça ? tenir pour tenir essayer de faire des bricolages dans un contexte où on va voir que dans quelques minutes on va nous annoncer qu'on reprend à peu près les mêmes pour repartir. Ça ne ressemble plus à rien.

Je comprends pas cette position là. Elle est totalement inefficace. Surtout qu'on a plus le temps de l'immobilisme et là vous paralysez encore le pays avec voilà vous allez essayer d'avancer, ça risque de ne pas marcher d'ailleurs.

Ça paraît ça paraît vraiment perdu. Vousz vous connaissez la la fameuse citation du général Paton. Quand vous faites quelque chose, vous critiqué par trois sortes de gens. ceux qui font la même chose que vous, ceux qui vont l'inverse et surtout surtout ceux qui ne font rien.

Les républicains tentent dans un contexte compliqué euh de faire avancer le la France dans le sens de leurs idées. Après, quand vous évoquez l'idée de provoquer une crise pour euh je dirais mais on est en crise, pardonnez-moi, monsieur, on est en crise. Oui, mais vous savez les crises, on peut creuser encore plus profond. ne croyez pas moi je pense si vous voulez que on peut aller encore plus loin dans la crise et malheureusement vous n'êtes pas en capacité ni d'évaluer la longueur de cette crise si on l'a provoqué et deuxièmement les personnes qui seraient touchées parce que quand vous dites et ben il suffit de de faire sauter le corps nucron s'en va c'est faux Emmanuel Macron peut nommer un nouveau premier ministre il peut dissoudre il peut ensuite avoir encore un nouveau premier ministre puis un deuxième nouveau premier ministre puis un trème nouveau premier ministre mais Julien Auert vous savez que ce gouvernement est déjà en surcis.

Les partis de gauche, mais pas seulement de gauche, hein, le RN est en embuscade. Les oppositions clairement brandissent la menace d'une motion de censure dès la déclaration de politique générale. Ça veut dire que si le gouvernement tombe encore une fois, vous serez en plus associé à une forme d'échec tout de même pour la troisème fois.

Enfin, en tout cas, une forme d'instabilité. Donc, c'est vrai que ce que vous avez voulu éviter, vous y serez mêlé d'une certaine manière. alors l'important enf en tout cas vous ne vous dissocierez pas du macronisme.

Alors déjà pour moi l'important c'est de quand même pas de pas être associé à la gauche. C'est déjà un bon point. Et deuxièmement non on pourra pas nous taxer d'être je dirais associé à l'instabilité. ceux qui seront associés à l'instabilité, c'est ceux qui auront provoqué par définition la chute des gouvernements successifs.

Maintenant, euh moi j'entends bien si vous voulez l'argument, mais euh on est en fait dans un un problème institutionnel, c'est que le président de la République n'est pas responsable devant la nation, enfin n'est pas responsable devant le parlement plus exactement, il est responsable devant la nation. Emmanuel Macron, c'est son choix, décide de rester. Voilà, c'est comme ça.

Euh et appeler à la démission ne ferait que fragiliser les institutions parce que aujourd'hui, c'est Emmanuel Macron, demain ce sera un autre président de la République qui pourrait aussi voir les élections législatives être perdues. Et si à chaque fois que vous avez élections initiatives perdues, on a une élection présidentielle, et bien en réalité, vous revenez à ce queon a connu sous la 3e République quand le président de la République n'était plus qu'à une espèce de personnage statutaire qui n'avait aucun impact politique. Donc moi, si vous voulez, c'est pas la lecture constitutionnelle que je fais.

Je reconnais que en terme d'esprit, Emmanuel Macron devrait se poser la question de comment je me je ressource ma légitimité parce qu'il pense être le la solution, il est sans doute une grande partie du problème. N moins ça c'est pas la faute des républicains. Nous, si vous voulez dans cette affaire euh nous l'avons toujours combattu, nous ne sommes pas d'accord avec d'ailleurs une grande partie des orientations du passé et aujourd'hui nous défaisons ce que bon, vous y serez associé mais Véronique Jaapquier souhaite vous interpeller aussi.

Julie Hambert ? Oui, Julien Aubert, quand je vous entends parler, j'ai l'impression que finalement les républicains, vous êtes coincés hein. Il vaut mieux être dans le bateau sur le Titanic que des gens en train de couler dans la mer et dans l'obscurité.

C'est un petit peu ça. Pourquoi pas ? Moi, je comprends que vous vous que vous souhaitiez être aux commande, mais en fait les Français quand ils vous écoutent, ils se disent "Mais qu'est-ce qui va se passer pendant un an ?" parce que effectivement vous avez vous avez dilé des des mesurettes.

On a un premier ministre en plus qui s'est montré jusqu'à présent plutôt frileux depuis qu'il est à Matignon sur les questions et vous nous dites "Super, on a obtenu plus de choses contre plus de choses contre l'immigration illégale, plus de choses pour être proactif dans la lutte contre la fraude sociale." Bon, on se rend bien compte que ces dernières années, il s'est pas passé grand-chose. Donc, quel gage vous pouvez concrètement apporter au français pour dire les LR ?

Oui, on est dans le bateau du gouvernement mais concrètement on peut jouer notre partition parce que moi je vous vois en embuscade pour 2027 mais finalement on est dans un esprit 4e République où ça avait de la politique de parti et où chacun va finalement vouloir gagner du temps pour que le système bah pour que le le Titanic il coule pas plus que ça et qu'on aille vaille que vaille jusqu'aux prochaines élections. La réponse Julien Hambert. Non mais alors il y a deux choses dans ce que vous dites.

D'abord non c'est pas de ce sont pas des petites des petites conquêtes. En réalité la politique que mène Bruno Rotaillot depuis le ministère de l'intérieur sur les sujets de de visa, sur les sujets de de je dirais de de lutte contre la délinquence ou de lutte contre la drogue sont des actions qui sont beaucoup plus fortes que ce qui était fait auparavant. D'ailleurs, il a réussi à éclipser un certain nombre de ministres macroniens qui l'avait précédé.

Donc moi je pense pas si vous voulez que sur ces aspects régaliens les Français soient mécents et d'ailleurs ils le disent lorsqu'on les interroge sur les codes d'avenir des ces personnalités. Après quand vous dites le Titanic, moi un jour j'irai vivre en théorie parce que en théorie c'est toujours mieux. La pratique aujourd'hui c'est que nous n'avons pas d'élection, nous n'avons nous avons un président qui a été élu pour 7 ans et il est capable de se maintenir jusqu'en 2027.

On peut ne pas être d'accord avec ça. On peut le regretter. On peut trouver qu'il a ruiné le pays mais il en reste pas mal que il est là.

Alors sauf à vouloir faire une révolution dans les voilà et il a à penser que le chaos va régler la question mais vous êtes obligé de jouer le jeu des en tout cas euh c'est c'est en tout cas j'apprécie d'exercice parce queau moins vous vous justifiez vous vous expliquez mais mais on imagine et on a compris dans vos premiers propos que la décision n'a pas eu dû être simple à prendre. Il y a eu des divisions d'ailleurs Laurent Voquier estimé que les conditions n'étaient absolument pas réunies pour participer au gouvernement hein. Donc bon, il s'exprima, j'imagine en temps et en heure, mais enfin vous n'êtes pas d'accord au sein des LR.

Moi, pour moi, la vraie ligne rouge aurait été d'avoir un le corni qui tente de faire une grande coalition de la gauche à la droite pour essayer de de je dirais de de d'abord de ressusciter le macronisme et ensuite de Il va en donner des gages au au PS, ça sera son deuxème combat évidemment, vous le savez. Je moi je je pendant regardez, on nous a suriné la taxman pendant 15 jours, elle n'y est pas. On nous a parlé de la de l'abandon de la réforme des retraite, même si d'ailleurs elle a été mal pensée au passage, de mon point de vue, elle n'y est pas.

Donc le seul en fait le seul la seule garantie qu'a donné Sébastien Cornus, c'est l'absence du 493. Mais vous voyez bien que les socialistes ne sont pas euh je dirais contents ce soir. Donc on sache ça leur permettra de de déposer certains textes en tout cas et de les faire voter au parlement.

Mais s'ils sont pas contents, ils déposeront une motion de censure et là on pourra tester votre théorie. Il y a ceux qui pensent que après un troisème échec à Matignon Emmanuel Macron sera obligé de dissoudre dans la réalité s'il leur envie il don un 4e un 5e en 6e premier ministre. Alors je sais qu'il y a ple c'estu votre truc c'est Ubu.

Oui mais merci en tout cas. Non non Alexandre Malaf vous disait que c'était uboi cette histoire c'est délirant c'est on tort les institutions parce qu'un homme veut vraiment pas accepter de prendre sa perte quoi. Bon écoutez en tout cas on verra la suite et puis on attend évidemment avec impatience ce gouvernement dont on sait déjà qui qui prés ressemblera au précédent.

En tout cas merci Julien Aubert vice-président des Républicains d'avoir été avec nous sur Europe 1 et rester avec nous. On revient dans quelques instants avec Véronique Jacquier Alexandre Malafaille.