Le "8h30" franceinfo de Marc Ferracci
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] bonjour Marc Ferraci bonjour yayaoir le chef du Hamas est mort hier tué par l'armée israélienne c'était le cerveau des attentats du 7 octobre est-ce qu'il faut comme Joe Biden féliciter Benjamin netaniaahou bah il faut d'abord constater que c'est un événement majeur c'est peut-être un tournant mais ça l'avenir nous le diraassinoir était un criminel c'est vous l'avez dit l'architecte du massacre du 7 octobre et c'était surtout un obstacle la paix et de ce point de vue effectivement sa disparition ouvre une perspective moi je ne distribue pas les bons points surtout en matière diplomatique consid c'est une victoire pour pour pour Benjamin netaniaou c'est une ouverture vers quelque chose qui peut mener à la désescalade et à la paix et je pense que c'est surtout une bonne nouvelle pour le peuple israélien et également pour les habitants de Gaza parce que je considère que le Hamas a en réalité beaucoup fait souffrir Gaza qu'est-ce quelles seraient les raisons qui qui de croire que que Benjamin netaniaou pourrait réellement faire taire les armes il dit toujours il a SEP fronts en cours euh on on a un peu un peu un peu de mal à imaginer qu' qu'il s'arrête là bah vous savez le peuple israélien je pense veut la paix et à un moment ou un autre il faut engager un processus sur le dialogue avec des interlocuteurs avec qui on a été pendant des années des décennies euh en conflit c'est ça la paix c'est un effort moi je pense que à un moment ou un autre Israël se mettra dans cette recherche de paix aujourd'hui Benjamin netano n'est pas dans cette démarche puisque il est ouvert vous l'avez dit un certain nombre de fronts et parce qu'il se maintient au pouvoir grâce à la guerre aussi effectivement effectivement mais moi il me semble que derrière cette cet événement qui a eu lieu hier il y a une opportunité et j'espère que l'ensemble de la société israélienne mettra un point d'honneur à essayer de la saisir alors il faut qu'on dise un mot de de la mise au point qu'a fait Emmanuel Macron hier soir de depuis Bruxelles toujours qui dénonce un manque de professionnalisme des ministres et des journalistes qui auraient déformé dit-il ses propos sur Israël en conseil des ministres qui a provoqué on le sait une polémique ces derniers jours on va rappeler qu' de quoi il était question puis vous nous direz ce que vous avez entendu puisque vous étiez à ce conseil il disait que il ne faut pas Benjamin ne doit pas oublier que son pays a été créé par une décision de l'ONU et il exhortait Benjamin néanou à ne pas s'affranchir des décisions de l'ONU propos qui ont été confirmé par plusieurs ministres que dit-il lors de conseil ce n'était pas à ce conseil parce que je suis ministre délégué et seuls les ministres de plein exercice sont présents au Conseil des minist c'est pas une manière de d'esquiver votre question mais moi vous savez je pense que les propos ces propos ont été déformés effectivement on vous les a rapporté à vous je ne je n'ai eu de ces propos que ce qui en a été relaté par la presse et j'ai été assez surpris parlé entre vous pardon mais a les autres min depuis depuis depuis de jours vous savez voilà je pense qu'on va en parler mais pour répondre à votre question c'est quand même une phrase qui est isolé qui est sorti d'un contexte qui n'est pas inscrite dans un raisonnement global clair et de ce point de vue et de ce point de vue et de ce point de vue pardonnez-moi et de ce point de vue je pense qu'il faut faire extrêmement attention quand on est commentateur à ne pas donner une substance à des phrases qui sont sorties de leur contexte la réaction du président moi je la comprends je la comprends véritablement parce que cette pratique qui consiste à faire du Off parce que du Off vous savez c'est citer des choses de manière anonyme et bien c'est une pratique qui n'est pas très responsable compris quand plusieurs le confirment qu plusieurs ministres le confirment et qui quel ministre le confirme oui donc plusieurs de vos collègues ne sont pas responsables si aut un moment un autre il faut assumer assumer ses propos et assumer la manière dont on sort des propos d'un contexte qui est le Conseil des ministres dans lequel les échanges n'ont pas vocation à sortir de manière extensible donc moi moi j'ai un appel à la responsabilité sur ces sujet là parce que les su les sujets sont à la responsabilité de tout le monde à la responsabilité de ceux qui extraient des propos du Conseil des ministres en les sortant de leur contexte à la responsabilité des commentateurs et des journalistes à la responsabilité de tout le monde parce que les enjeux sont très lourds vous l'avez vu il y a des réactions diplomatiques il y a un certain nombre et bien de de conséquences à ce type de propos et je pense qu'on a besoin sur ce sujet d'abord de sérénité et de rappeler quand même sur le fond que la défense d'Israël la défense du droit d'Israël à se défendre c'est une constante de la diplomatie française depuis des décennies et ça ça ne change pas juste d'un mot et après on parle de Sanofi mais mais un président de la République qui appelle à la responsabilité les ministres on a envie d'appeler ça une cohabitation quand même on sait que la situation politique est une situation inédite particulière il y a autour de la table du Conseil des ministres des hommes et des femmes qui n'ont pas la même histoire politique qui n'ont pas il ne sont pas issus de la même famille politique et est évident que ça n'est pas une situation habituelle pour pour le Conseil des ministres donc ça il faut en tenir compte mais la notion de responsabilité encore une fois c'est une notion qui touche au fond à une forme d'honnêteté intellectuelle l'honnêteté intellectuelle ça consiste à exposer des propos quand on les expose en l'assumant c'est-à-dire en l'assumant de manière ouverte et pas anonyme et ensuite ça consiste également à les replacer dans un raisonnement global et pas à ne pas les sortir de leur contexte Marc ferrati on en vient donc à vos dossiers au cœur de votre ministère vous qui êtes en charge de l'Industrie le dossier sanofi a connu un petit coup de théâtre hier puisque le candidat français le font pai qui n'avait pas été retenu par Sanofi pour racheter 50 50 % de la filiale opellaa qui produit le fameux dolipran a mis 200 million d'euros de plus sur la table hors délai c'est grâce à vous absolument pas c'est pas votre action n'intervient pas sur les offres les offres elles sont formulées par par des fonds en l'occurrence pai n'est pas tout seul dans cette affaire vous avez dit que c'est effectivement un fond français mais il est accompagné d'autres fonds étrangers moi je ne commande pas les offr non mais saofi se dit surpris dans cette surprise on comprend qu'il y a peut-être une action derrière de quelqu'un qui aurait poussé peut-être pour que le frç aucune du côté du gouver tout ça POS question comment vous la regardez cette offre nouvelle cette offre euh est une question qui se pose à Sanofi qui se pose à opellaa qui ne se pose pas au gouvernement nous nos objectifs il ne dépendent pas de cette offre nos objectifs c'est de garantir la sécurité d'approvisionnement en médicament des Français c'est de garantir l'empreinte industrielle c'est-à-dire à la fois le maintien de l'emploi mais aussi le maintien de la Recherche et Développement le maintien des relations avec les sous-traitants c'est très important les relations avec les sous-traitants parce que vous le savez la relocalisation du paracétamol on parle du dolipran qui le médicament phare de sanofier la relocalisation du paracétamol elle va avoir lieu elle a été annoncée par le président de la République après le covid elle va commencer en 2025 il est très important et bien que la relation avec l'entreprise qui va produire du paracétamol qui est le principe actif et bien elle soit sécurisée tout ça ce sont tout ça ce sont nos objectifs en tant en tant que gouvernement euh s'agissant des offres c'est une affaire bien d'investisseur c'est une affaire de choix privé et encore une fois nous nous regarderons à la fin ce qui sera signé et nous imposerons des engagements euh et surtout des leviers pour les faire respecter euh sur la base d'un accord qui sera signé qu'est-ce que vous pouvez faire que peut faire l'état pour empêcher que le dolipran ne passe sous bannière américaine puisque quand on vous avez ce mot de souveraineté sanitaire de la France aussi à la bouche depuis quelques jours et et et toute la classe politique aussi d'ailleurs c'est ça le cœur du sujet à l'initiative de Philippe brinsant 30 parlementaires socialistes appelle l'exécutif à se saisir du décret Montebourg de 2014 que vous connaissez par cœur qui soumet à autorisation préalable toutes toutes les sessions en fait de de d'acteur de secteur d'activité stratégique y compris en santé publique vous pourriez la bloquer cette vente techniquement oui techniquement est- que vous allez cadre de contrôle le cadre de contrôle dans lequel nous nous citons est effectivement ce cadre là la possibilité est offerte dès lors que un certain nombre d'intérêts stratégiques de la nation sont mis en question de bloquer une vente nous nous ne bloquons pas par principe nous exigeons un certain nombre d'engagements qui sont absolument essentiel et je vous les ai rappelé un il y a un instant ce qui est important c'est de faire en sorte que ces engagements ils soient respectés et moi je suis d'abord soucieux que les engagements soient des engagements écrits et pas simplement des engagements aau des dirigeants de de Sanofi et d'opella et puis plus plus généralement je suis soucieux que des leviers existent parmi ces leviers il y a d'abord le fait effectivement en cas d'engagement insuffisant de pouvoir bloquer la vente c'est une possibilité technique donc rien n'est rien n'est exclu à cet égard il y a le fait d'inscrire dans l'accord des sanctions les sanctions en particulier pécunières et ça aussi ça fera partie de l'accord qui sera négocié et signé sans lequel je pard mais sanction si quoi engagement à quoi sanction si des engagements sur le maintien de l'emploi par exemple ne sont pas respectés si des engagements sur le maintien de la RD en France ne sont pas respectés si des engagements sur les volumes produit ne sont pas respectés tout ça ça peut faire partie d'un accord et ça vocation à faire partie d' accord pour qu'on soit clair vous mettez des objectifs et vous dites si ces objectifs ne sont pas respecté au bout de je ne sais pas combien d'années sanction voà ça fait également partie de l'accord que de fixer des délais durant lesquels les engagements sont valables ça n'avait pas fait peur à arcelormal à l'époque hein oui mais vous savez chaque dossier d'abord est différent et ensuite le contexte vous le voyez d'ailleurs la raison pour laquelle nous en discutons c'est que le contexte est un contexte extrêmement symbolique dans lequel il y a beaucoup d'investissements politiques et dans lequel nous nous devons nous en tant que gouvernement d'être très exigeant sur les engagements et aussi sur les leviers pour les faire respecter donc sur les sanctions vous parliez de d'engagement et de contrepartie qu' n'y ait pas qu' n'y ait pas de contrepartie au à fameux crédit un recherche qui fait débat pour pour d'autres raisons mais Sanofi en a reçu un peu plus d'un milliard en disant c'est un rapport du Sénat du début de l'année de de la sénatrice communiste Laurence Cohen ils font aujourd'hui la filiale Opel fait fait fait 6,3 % de croissance fait 5 milliards de chiffres d'affaires ça pose question quand même non est-ce qu'il faut pas des contreparties et notamment en terme de de de de maintien en France et puis de de je ne sais pas de de de au nom de la la souveraineté nationale de de de maintien dans le giron français alors d'abord la première des contreparties aux aides comme celles que vous venez d'indiquer le crédit impimport recherche c'est de consentir des investissements en matière de Red et donc il y a quelque chose qui est mesurable qui est quantifiable ce sont les investissements qui sont consentis ensuite moi je vais vous dire j'assume d'aider les entreprises et en particuliier les entreprises industrielles à se développer parce que tous nos concurrents le font et le font parfois de manière beaucoup plus massive que nous ils le font depuis des années nous nous avons engagé depuis maintenant 7 ans un processus qui a amené à la réindustrialisation qui a amené au retour de l'emplo lo industriel en France on crée des emplois alors qu'on en déruisait on rouvre des sites alors qu'on en fermait de manière nette et donc à un moment un autre il faut savoir ce qu'on veut nous ce que nous souhaitons c'est tenir au fond deux objectifs protéger l'emploi existant et la recherche existante et c'est ce que nous allons faire avec avec les engagements que nous allons demander à Sanofi mais aussi faire en sorte que des emplois seré dans les années et les mois prochains faire en sorte que des investissements soient consentis et donc on ne doit pas dis obctif on ne doit pas dissuader on ne doit pas dissuader j'ai pas d'objectif à vous donner sur ce que va être l'investissement ou les investissements étrangers en France dans les prochaines années mais en tout cas nous avons un cap ce cap nous n'avons pas vocation à en dévier ce cap c'est celui d'une politique favorable à l'offre c'est celui d'une politique favorable aux investissements industriels et pour ça je pense que il ne faut pas remettre en question un certain nombre de principes parmi lesquels celui d'd vous savez il y a pas que des grandes entreprises qui bénéficient du crédit imp pourrecherche il y a aussi des PME il y a aussi des ETI et donc à un moment un autre il faut voir quels objectifs on poursuit nous nous poursuivons un objectif qui est de créer de l'emploi dans ce pays et de l'emploi industriel en particulier pour terminer sur dolipran sur dolipran sur Sofi pardon Marc ferci est-ce que vous dites aujourd'hui justement à Sanofi l'offre de Pai est à étudier à reconsidérer et faites-le ah oui encore une fois cette offre qui est par ailleurs intervenue hors des délais prévus cette offre c'est une question pour Sanofi nous ce qui nous intéresse c'est que le projet qui vient sur la table fasse l'objet d'un certain nombre de garanties pour la souveraineté pour la sécurité sanitaire et pour le maintien de l'emploi et si leurs garanties sont supérieurs ça n'est pas à moi d'en décider ça n'est pas à moi d'en décider voilà Marc ferrachi vous restez avec nous on vous retrouve dans quelques instants on parlera notamment de de l'état des entreprise française ce sera juste après le fil info sur France Info à 8h45 aveccler shekagini la mort du chef du Hamas offre une opportunité pour la bande de Gaza de vivre en paix à côté d'Israël déclaration sur France Info ce matin du porte parole du ministère des Affaires étrangères de l'État hébreu pour Shimon merchedwood le préalable doit être la libération de tous les otages 4000 foyers se sont réveillés toujours privés d'électricité suite aux intempéries en Auvergne ronalpe 18 départements restent en vigilance orange plusieurs lignes SNCF en Occitanie mais aussi la liaison Lyon saain-étienne sont coupé un nourrisson est décédé hier soir au large de vissant dans le pas decalais l'embarcation sur laquelle se trouvait l'enfant à chavirer 65 ont pu être sauvé Michel Barnier Bruno retaillot à la frontière franco-italienne au lendemain d'un d'un sommet européen sur l'immigration les États-membres veulent faciliter les expulsions de clandestins le chef du gouvernement français le locataire de la place bovau exposeront leur projet en la matière à l'occasion d'une réunion avec deux ministres italiens France Info le 830 France Info berbon Benjamin Fontain tin ministre de l'Industrie 64500 défaillances d'entreprise sur les 12 derniers mois selon BPCE les chiffres de du cabinet altar sont à peu près identiques 66000 pour l'année en cours on est pratiquement au niveau des records de la crise des subprimes de 2009 qu'est-ce qui vous inquiète le plus là-dedans si on rentre dans le détail ça concerne par exemple beaucoup et plus qu'avant plus de la moitié des entreprises menacées en plus de 10 ans des entreprises anciennes des entreprises plus grandes des entreprises plus solides h ou effectivement il y a des chiffres qui qui manifestent une dégradation aujourd'hui sur les défaillances sur un certain nombre de dossiers spécifiques et en particulier de dossiers industriels B il y a un phénomène de rattrapage quand même il y a eu beaucoup moins de défaillance pendant et dans les années qui ont suivi la crise covid parce qu'on a beaucoup aidé les entreprises il y a eu les prêts garantis par l'éta il y a eu beaucoup d'aide et de ce point de vue il est pas anormal qu'on constate aujourd'hui un renforcement des défaillances mais vous avez également des problème un petit peu plus structurels et je vous parle en particulier de l'industrie euh ces problèmes structurels ce sont par exemple compétition extrêmement férocce que mène que mène des pays comme la Chine sur des filières comme la chimie sur des filières comme l'automobile qui mettent en tension l'ensemble de la filière et qui mettent en particulier les fournisseurs je pense en particulier aux équipentiers automobile sous une pression extrêmement forte en terme de coût et il y a effectivement un certain nombre de dossiers qui sont sur sur la table avec potentiellement des destructions d'emploi mais ce que je veux dire c'est qu'il y a aussi euh sur le volet industriel des perspectives qui sont positives les perspectives positives c'est qu'il y a une transition qui est en train de se faire vers le vers le véhicule électrique en particulier dans dans la filière automobile c'est ce que j'ai pu constater au salon de l'UTO encore hier j'y ai passé la journée c'est assez enthousiasm parce que vous avez de nouveaux emplois qui se créent les projections elles nous disent quoi elles nous disent que des emplois vont être détruits en particulier dans la filière automobile le fait de cette transition mais des emplois en nombre à peu près équivalent devrai être créés donc ce que nous avons besoin d'assumer c'est face à ce phénomène de défaillance face à ce phénomène de destruction d'emploi c'est la transition comment est-ce qu'on forme les gens comment est-ce qu'on leur donne des compétences comment est-ce qu'on reconvertit des sites industriels et c'est justement ce que nous sommes en train d'essayer de faire juste pour rester sur les sur les défaillance quand même dans ce contexte est-ce que est-ce que la baisse des allagements de charge patronnal qui qui qui est prévu dans le budget 2025 et qui inquiète les entreprises notamment la CPME était indispensable alors indispensable vous le savez on a un budget qui est un budget diffic est-ce que cétait le bon moment de de de de de budget il y a jamais de bon moment pour pour augmenter la charge fiscale ou sociale sur les entreprises ou sur les ménages d'ailleurs vous regrettez donc ce que je dis c'est que c'est un budget qui est difficile dans lequel nous devons faire des choix il y a 60 milliards d'euros d'économie à faire et euh la copie qui est sur la table et qui est en train d'être discutée par la commission des finances de l'Assemblée nationale est une copie qui est amendable d'ailleurs les députés de la commission des finances ne se privent pas de l'amender elle est amendable et moi ce que je souhaite pour répondre à votre question euh c'est que et bien des initiatives soient regardé si elles émanent de parlementaires pour revoir les équilibres par exemple faire en sorte que les exonérations de charges soient un peu mieux préservé c'est-à-dire concrètement que on augmente pas trop le coût du travail mais ça ça supposera de dégager des économies par ailleurs c'est-à-dire de réduire les dépenses et donc toutes les propositions parlementaires qui euh trouveront cet équilibre entre un petit peu moins de pression fiscale et un petit peu plus de rédu dépenses et bien je pense qu'il faut les regarder et s'agissant s'agissant des exonération des exonérations je pense effectivement c'est un sujet auquel les parlementaires pourrait et vont probablement s'intérverement soutiendra des des initiatives en ce sens pour pour éviter cette je ne parle pas pour la totalité du gouvernement parce que on attend d'abord qu' des amendements qui soient discutés et adoptés qui soi déposés discutés et adoptés ça ça concerne d'ailleurs non pas le projet de loi de finance mais le projet de loi de finance de la sécurité sociale qui sera examiné un petit peu plus tard et donc nous allons regarder en tout état de cause le principe elon lequel il faut défendre la compétitivité de nos entreprises et en particulier industrielle et le coût du travail est un élément de cette compétitivité ben c'est un principe que moi je défends évidemment en tout cas le budget continue d'être examiné par les députés de la commission des finances à l'Assemblée avant les débats lundi justement dans l'hémicycle ces députés ils ont supprimé hier soir le renforcement du malus auto sur les émissions de CO2 est-ce qu'ils ont raison alors là aussi je vais vous faire la réponse de quelqu'un qui est soucieux de responsabilité budgétaire il s'agit de faire des économie il s'agit de faire rentrer des ressources dans les caisses de l'État et il y a un certain nombre de leviers qui sont actionnés s'agissant du malus effectivement ce qui était prévu par le projet de loi de finance c'est d'élargir le nombre de véhicules concernés par le manus il y a deux éléments il y a un critère de poids il y a un critère d'émission mais pour aller vite la conséquence c'est de l'élargir euh il est effectivement il est effectivement dans un contexte que je décrivais tout à l'heure de de difficulté de la filière automobile il est effectivement important de regarder les conséquences maintenant ce qui importe c'est l'équilibre à partir du moment où on supprime une mesure qui génère des économies ou qui génère moins de dépenses publiques et bien on doit mettre quelque chose en face et c'est ça qui est très important c'est ça qui est très important moi je ne suis pas hostile par principe je ne suis pas hostile par principe à ce que on revoit ces équilibres là et en particulier à ce qu'on revoit les paramètres du malus mais en en responsabilité on doit pas le faire sans avoir est-ce que le budget est le seul est-ce que l'aspect financier est le seul critère en plein dérèglement climatique ça peut aussi être perçu c'est à la fois perçu en plein saon de l'auto comme une provocation par les les professionnels de l'auto mais mais mais mais mais parle-en au sinistr d'anoné ça peut aussi être perçu par une comme une provocation dans un contexte de dérèglement climatique vous est-ce que est-ce qu'on peut vous entendre vous vous situez où sur ce fil là vous je pense que le cap de la décarbonation le cap de la transition du thermique vers l'électrique il doit être absolument préservé je me suis exprimé d'ailleurs en ce sens hier en 2035 nous nous sommes fixés cet objectif de passer à l'électrique pour l'ensemble des voiture certains veulent changer ce cap de 2025 cap ce cap ce cap nous souhaitons le maintenir ce cap nous souhaitons le maintenir donc ça c'est très clair je réponds à votre question de cette manière c'est très clair ensuite sur le malus encore une fois j'ai discuté hier lors du salon avec un certain nombre de professionnels effectivement ils sont inquiets ils sont préoccupés des mesures budgétaires qui sont contenues qui peuvent avoir un effet sur la filière automobile mais ils sont aussi responsables et ils comprennent que dans la situation dans laquelle nous sommes des efforts doent être fait moi ce que je propose et ce que j'ai mis sur la table déjà auprès des acteurs de la filière c'est d'actionner d'autres leviers pour soutenir la demande parce que le bonus et le malus ce sont des outils pour soutenir la demande de véhicule et en particulier la demande de véhicules électriques on peut aller plus loin sur le verdissement des flottes professionnelles faire en sorte que les entreprises achètent des véhicules électriques on peut aller plus loin sur l'orientation de la commande publique vers les véhicules électriques on peut aller plus loin sur des leviers qui ne sont pas des leviers budgétaires parce que vous le savez aujourd'hui nous avons une contrainte budgétaire qui est forte et donc il faut agir avec d'autres outils puisqu'on parle de de budget et des des discussions qui sont en cours à la commission hier les les députés ont aussi adopté un abonnement un amendement pardon pour créer une taxe kilométrique pour intégrer finalement le coût écologique dans dans les produit importés c'est une proposition de la gauche avec le soutien du RN est-ce que le gouvernement pourrait reprendre cet amendement on va regarder l'ensemble des amendements mais encore une fois ce qui est important c'est de maintenir un principe qui est celui de ne pas affecter la compétitivité de nos industries et puis ensuite d'être cohérent avec l'esprit de la transition la transition climatique l'esprit de la transition écologique donc aujourd'hui il faut savoir que on examine le texte en commission des finances mais que au moment où on va l'examiner en séance c'est la copie du gouvernement qui sera sur la table donc le débat aura lieu à nouveau j'ai presque envie de dire que la commission des finances c'est un c'est un tour de chauffe on voit les les arguments des uns et des autres et par rapport à ces arguments et bien je pense que le gouvernement se positionnera d'ici la séance et vous êtes plutôt favorable vous pour l'instant j'ai pas je n'ai pas je n'ai pas d'opinion sur cet amendement précis et encore encore une fois on aura l'occasion on aur l'occasion d' discuter d'ici la séance la commission d'enquête sur le dérapage des déficit public on entend les voix à droite à gauche au centre tout le monde est plutôt satisfait finalement qu' qu'on aille chercher un peu le essayer de comprendre ce qui s'est passé pourquoi ces dérapages de des déficits publics est-ce que le gouvernement ira au bout de la démarche et tiendra compte vraiment des résultats de l'enquête est-ce qu'il peut y avoir des sanctions même comment vous vous regardez le travail de cette ok moi d'abord je n'ai pas de commentaire à faire sur le principe de la commission d'enquête parce que la séparation des pouvoirs m'impose en tant que membre du gouver mais vous pouvez comme tout le monde vous réjouir qu'on fasse la lumière ou il y a besoin de faire la lumière moi je pense que il y a déjà beaucoup d'éléments et d'informations qui sont sur la table et cette commission va permettre consider de les consolider je réponds à votre question dans un instant mais sur la commission d'enquête je pense que il y a une souveraineté du Parlement et cette commission formulera des recommandations formulera des conclusions que le gouvernement regardera évidemment regardera évidemment maintenant comment est-ce qu'on explique ce dérapage vous le savez le dérapage des dépenses publiques il s'explique principalement par le fait qu'on a pas réussi à correctement prévoir les recettes en particulier les recettes fiscal alors ça pose des questions techniques un petit peu lourdes ça pose la question de l'efficacité de nos modèles de prévision mais en tout état de cause on a ce on a ce cette difficulté depuis depuis 2 ans maintenant à prévoir efficacement les recettes euh ça doit interroger nos outils mais ça doit aussi de mon point de vue interroger notre manière de réguler la dépense publique moi je défends depuis des années le principe d'une évaluation systématique faite par des chercheurs faite de manière indépendante faite de manière scientifique de l'efficacité des dépenses publiques de l'efficacité des aides de l'efficacité des niches fiscales je pense que on doit saisir ce moment qui nous impose de faire des économies à court terme pour créer aussi une réflexion autour de cette question de l'évaluation et faire en sorte que nos dépenses publiques et bien elle soit mieux régulé concrètement il faut savoir couper de manière drastique dans les dépenses qui n'ont pas fait la preuve de leur efficacité donc voilà un petit peu moi ce que ce que je tire comme conclusion de la situation actuelle et ensuite et bien il faut effectivement qu'on soit en capacité de prévoir de manière un petit peu plus efficace les recettes fiscales euh un mot sur le le Conseil européen qui est en cours avec l'immigration au cœur du du sujet aucune décision a été prise concrètement hier par les 27 mais on sent une unanimité en faveur d'une d'une nouvelle législation sur sur les expulsions de migrants étrangers euh le renvoi vers des pays-tiers comme le fait l'Italie par exemple avec l'Albanie et comme l'imagine Bruno retaillo euh vous êtes à l'aise avec ça al d'abord constatz que ce qui est impulsé par la présidente de la commissionurcela VAN derlayen c'est une mise en œuvre plus rapide que prévue du pacte asile immigration qui a été adopté il y a quelques mois ça c'est ça c'est le premier point ensuite ensuite je je réponds à votre question parce que je sais qu'il y a un autre aspectou sur sur la question sur la question de l'expulsion moi j'ai voté en conscience et sans État d'â une loi immigration à la fin de l'année dernière qui était basé sur deux piliers un pilier qui était on va dire régalien qui consistait à se donner tous les moyens pour expulser du territoire les gens qui n'y ont pas leur place les gens qui sont là de manière illégale donc le principe général selon lequel il faut être ferme avec les gens qui n'ont pas leur place sur le territoire français ou sur le territoire européen bien je pense que c'est la philosophie de cette loi mais je rappelle aussi que cette loi elle avait un autre versant c'était d'avoir une démarche d'intégration pour ceux qui sont légalement sur le territoire donc moi je je regarde avec attention ce qui passe au niveau euré notamment en France n'est pas est en train de changer de ce point de vue là avec l'arrivée de de Bonillo notamment oui ben on va voir concrètement ce que seront les propositions et ce qui sera mis sur la table mais moi je vais quand même vous donner mon témoignage de ministre de l'Industrie parce que très rapidement si vous voulez très rapidement dans l'industrie on sait pas faire sans l'immig tion de travail on ne sait pas faire j'étais il y a 15 jours à socho chez stéentis sur la chaîne de production de stéentis il y a 58 nationalités différentes et quand vous discutez avec les gens ils vous le disent on ne sait pas faire sans l'immigration de travail on ne sait pas faire sans intégrer de manière très très inclusive les gens qui c'est un constat je pense que tout le monde peut s'accorder sur ce constat il faut être ferme avec ceux qui n'ont pas leur place sur le territoire il faut être ouvert et intégré ceux qui apportent à la collectivité nationale merci Marc Ferraci ministre délégé à l'industrie d'avoir été avec nous pour ce 8:30 ce matin merci à vous berangerbon on se retrouve demain le 830 est à retrouver en intégralité et en vidéo sur franceinfo.fr [Musique]
Marc Ferracci