Le député LIOT Charles de Courson est l'invité de "Tout est politique"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Alors, bonsoir Charles Decourson. Bonsoir. Député liotte de la Marne ancien, rapporteur général du budget, membre de la commission des finances, un des meilleurs connaisseurs des finances publiques, réputé également pour votre indépendance d'esprit et votre franchise.
On a beaucoup de questions à aborder avec vous ce soir. Merci d'avoir accepté notre invitation. Mais d'abord, c'est l'heure de notre rendez-vous avec un membre de l'équipe vrai ou faux ce soir et cette semaine, c'est Louis Augri qui est avec nous.
Bonsoir Louis. Au moment où on se parle énormément de la lutte contre le narcotrafic se pose aussi la question de l'organisation des forces de police. Et ce matin, le député de la France insoumise, Manuel Bompard, était interrogé là-dessus.
C'est pas le rôle de la police municipale de remonter les réseaux de la criminalité organisée. C'est le rôle de la police judiciaire qui a été très largement démantelé ces dernières années par alors Manuel Bompard parle de démantellement de la police judiciaire à cause d'une réforme. De quoi parle-t-il et que c'est vrai ?
Alors Manuel Bompard, il parle de la grande réforme de la police nationale qui a été pensée dès 2020 et qui a été mise en place définitivement en janvier 2024. Cette réforme, c'était l'un des grands combats de Gérald Darmanin quand il était ministre de l'intérieur. Elle avait rencontré à l'époque une vive opposition aussi bien du côté des forces de police que du côté des magistrats.
Alors en quoi elle consiste cette réforme ? L'objectif c'était en fait de rassembler tous les services de police, le renseignement, la sécurité publique, la police aux frontières et la police judiciaire sous l'autorité d'un seul responsable au niveau départemental. Ça s'appelle le DDPN qui dépend directement du préfet.
Avant la réforme, chaque service rendait des comptes un petit peu à sa hiérarchie, à son propre responsable de métier. Maintenant, on a un responsable départemental pour tout gérer. Et à l'époque, l'objectif, il était assez simple, hein, mettre fin au fonctionnement considéré comme trop cloisonné de cette police nationale.
En gros, qui a de meilleurs échanges, une meilleure coopération entre les services. On peut se dire que dans la lutte contre le crime organisé, le narcotrafic, ça peut être utile par exemple d'avoir de meilleurs échanges entre les services de renseignement et la police judiciaire. Mais alors, est-ce que cette réforme a créé un démantellement de la police judiciaire comme le dit Emmanuel Montpard ?
Ben l'avantage c'est que ça va faire bientôt 2 ans qu'elle a été mise en place cette réforme et qu'on a déjà des premiers bilans qui nous viennent tout droit du parlement de rapports parlementaires. Pour ce qui est des effectifs au sein de la police judiciaire, c'est difficile d'avoir des chiffres très précis qui nous viennent du ministère de l'intérieur mais ça fait plusieurs années que ce secteur connaît une vraie crise d'attractivité qu'elle attire tout simplement de moins en moins de monde. Et ce que pointe un rapport parlementaire qui date du mois dernier par un député ensemble et un député LFI, c'est que cette réforme, elle a pas résolu cette crise d'attractivité sans l'aggraver pour autant.
Mais voilà ce qu'on peut lire. La réforme de la police nationale n'a pas permis de résoudre les difficultés anciennes. Donc difficile de parler de démantellement de la police judiciaire qui serait directement liée à cette réforme comme le dit Manuel Bonpard.
Mais c'est vrai que ça a pas amélioré la situation et plus globalement est-ce que le bilan de cette réforme est positif ? Ce qui ressort des rapports parlementaires, c'est que cette réforme elle a pu combler certains problèmes mais en même temps elle en a créé d'autres. On a un autre rapport rédigé cette fois par deux sénateurs LR et PS qui est assez critique selon eux.
Euh on a effectivement une amélioration de la communication entre les différentes filières de la police nationale. Ça c'est bien, c'était l'objectif annoncé. Sauf que dans le même temps, ça a créé une autre forme de clois de cloisonnement cette fois-ci entre les départements.
On peut lire ça. Cette organisation a dégradé les conditions du partage d'informations sur la criminalité organisée pour laquelle l'échelon départemental s'avère totalement inadapté. C'est ce que nous ont dit aussi les représentants syndicaux de la police judiciaire.
En gros, certains enquêteurs se retrouvent un petit peu aveugles sur ce qui se passe dans un autre département sur une enquête. Alors que dans le crime organisé, on se doute bien que par définition, ça s'arrête pas aux frontières d'un département. Bah oui.
Du coup, bilan mitigé. Bilan mitigé, c'est le moment qu'on puisse dire et c'est un constat qui est suffisamment pris au sérieux puisqu'une mission d'audit va être menée par le ministère de l'intérieur pour savoir ce qui peut être amélioré. Leurs travaux doivent commencer en 2026.
Donc bref, si on résume parler d'un démantellement de la police judiciaire directement lié à cette réforme qui date de 2024 comme le fait Manuel Bompard, on a compris, c'est un peu exagéré. En revanche, tout le monde s'accorde à dire que cette réforme, elle est pas tout à fait adaptée pour lutter efficacement contre le crime organisé. Merci beaucoup Louis Augri.
Je rappelle le rendez-vous hebdomadaire avec vrai ou faux l'émission, c'est le samedi à à midi. Midi. Voilà.
Merci beaucoup Louis, Charles de Courson. Donc merci d'avoir accepté notre invitation. On va parler euh du budget, de ce projet de budget dont le volet recette a été alors rejeté à une très large majorité, la quasi unanimité par les députés parce qu'il y en a qu'un seul qui a voté pour et c'est un député de chez vous, un député Liot.
Euh vous vous êtes absten pourquoi je suis absten ? Parce que je pense qu'on est en train de détruire la démocratie parlementaire puisque qu'est-ce que constate le peuple français ? c'est que ils ont élu des députés qui sont incapables de faire un projet de budget.
Donc le grand danger, c'est quoi ? C'est pour ça que notre collègue Harold Huvar a voté pour par provocation pour en appeler à la responsabilité. Si euh on veut euh qu'il y ait un régime autoritaire en France, continuons comme ça puisque on démontre l'incapacité de se mettre au tour d'urable et d'essayer de trouver des compromis.
Alors, on vote dans tous les sens avec des pas des alliances, des des votes parfois même contradictoir et on arrive à une copie qui est repoussée par la quasi totalité des groupes. Enfin, il y a deux groupes qui sont majoritairement abstenus. de groupe de l'ex minorité présidentielle.
Mais donc on voit que le système est bloqué. Donc direction de Sénat. Voilà.
Qu'est-ce qui va se passer au Sénat ? Bon, il y a une majorité au Sénat donc ils feront un projet de loi de finance. Après, commission mixe paritaire, est-ce qu'elle sera conclusive ou pas ?
On ne sait pas. Ça dépend ce sur quoi le la le le le Sénat se met d'accord. Moi, je pense qu'il y a plus de chance qu'elle soit conclusive que pas, mais que ce soit dans l'un ou l'autre cas, ça revient à l'Assemblée nationale pour un vote final.
Et là, euh en l'état actuel des choses, euh quand bien même il y aurait euh une abstention du groupe socialiste en contrepartie d'un certain nombre de choses qu'ils avaient demandé, est-ce qu'il y aura une majorité ? Ouais, il est trop tôt pour le savoir. Ça dépend de de ce qu'il y aura dans soit l'accord de commission expérioritaire ou dans le texte du Sénat s'il revient après échec de la commission expitire.
Donc vous voulez que su pas totalement qu'à la fin il soit voté ce budget. Il peut-être voté enfin la probabilité qu'il soit voté et est inférieure à celle la probabilité qu'il ne soit pas voté. Ça ça dépend de discussion de négociation qui se feront un peu au Sénat. et puis surtout en commission mixe paritaire et après dans le vote final.
J'ajoute que le gouvernement peut amender s'il y a un accord en commission mix paritaire, il peut encore déposer des amendements avant le vote final pour tenir compte de certaines demandes de certains groupes. Quand vous dépignez les 125 heures qui viennent de se dérouler, on a l'impression que vous êtes un peu affligé. Est-ce que vous en imputez la responsabilité à tel ou tel groupe politique où vous trouvez globalement il y a une responsabilité commune et est-ce que finalement tout ce qu'on nous a raconté sur le regain de l'Assemblée, le parlementarisme restauranterie ?
Bah le problème euh c'est que l'actuel premier ministre en fait a déposé un projet Gir de de finance qui était assez proche de ce qu'avait proposé Baou avec des mesures moins d'économie euh Oui. Euh mais ou certaines économies dont il savait qu'elle ne serait jamais votée. Voyez donc moi je trouve qu'il n'a pas pris assez d'indépendance par rapport à son prédécesseur.
Cider à sa décharge. Il a eu très peu de temps, très très peu de temps. Et c'était une erreur de se priver d'emblé du 493 qui aurait pu permettre l'adoption d'un texte sans vote.
Écoutez, c'était une demande qui avait été faite par nos collègues socialistes auquels le Premier ministre a donné satisfaction sur ce point. Euh mais vous savez qu'il y a pas que le 493, il y a aussi le vote bloqué. Et puis s'il y a pas de budget, ben on votera comme l'année dernière. une loi spéciale mais sur le fond, on a l'impression que beaucoup à l'assemblée regrettent maintenant, y compris chez les socialistes, que le gouvernement soit privé de l'outil du 493.
On se disant en gros, ça permet de ne pas assumer un certain nombre de choses quand on est contre de faire porter la responsabilité sur le gouvernement et puis ça passe. Oui. Euh mais vous vous pensez vous pensez quoi Je pense que on est dans une période dangereuse si vous voulez, je vous le disais tout à l'heure, c'est qu'au fond l'Assemblée nationale démontre son incapacité à trouver des compromis.
Alors ça c'est dangereux parce que ça veut dire que la démocratie parlementaire ne fonctionne plus. Et donc si elle ne fonctionne plus, mettez-vous à la place de nos concitoyens et qui voi ça ? Moi je reviens de ma circonscription, je n'ai entendu que partout.
Mais qu'est-ce que c'est que ce chair ce B et cetera ? Pourquoi vous êtes incapable de vous mettre d'accord et cetera ? Et donc quand ça va si ça dure encore des mois et des mois et encore 17 mois jusqu'au présidentiel, moi ma grande inquiétude, je l'ai dit plusieurs fois y compris en public, c'est que les Français diront "On veut un gouvernement fort au démocratie voilà pour remettre de l'ordre dans la maison et et alors là tout le monde hurlera." Je dis il sera trop tard.
Pour éviter ce que vous diagnostiquez comme un danger, qu'est-ce qu'il faut faire ? Considérer que doit partir plus tôt, vous bah la table faut se mettre autour d'une table et de dire à quelle condition parce que la priorité c'est de réduire la dépense publique. C'est pas c'est pas la même priorité pour tout le monde.
Bah bien sûr, bien sûr. Certains disent par exemple nos collègues de LFI disent c'est pas un problème, on vote l'impôt universel, ça fait entre 15 et 25 milliards. Le problème il est réglé.
Attendez, il y a qu'un malheur c'est ce qu'ils ont proposé. et qui a été voté. Oui, mais en sachant que ça ne serait pas appliqué.
Non, mais il est inapplicable. Il est inpplicable. Celui d'impôt universel, ça consiste à dire pour les grands groupes.
Il par exemple, ils ont 10 milliards de bénéfices ont réparti de bénéfices au prataat du chiffre d'affaires dans chaque pays. Pou non mais attendez, mais les autres pays, c'est contraire à nos conventions bilatérales avec chacun des pays. C'est contraire au droit.
Vous allez pas les changer les LFI. Comment s'il y a une loi spéciale, on va se retrouver en janvier. Dans le même cas, il va falloir de nouveau se mettre d'accord et ça peut de nouveau traîner.
Oui. Oui. Mais ça peut durer beaucoup plus de temps que peut-être l'année dernière.
Enfin, cette année hein, puisque cette année, c'est né qu'elle a mi-février qu'on a eu un un budget grâce à l'abstention de nos collègues socialistes qui ont obtenu un certain nombre d'engagements qui ont été au moins partiellement tenus. Euh et donc on peut vivre avec la loi spéciale jusqu'en septembre. octobre et puis voter une loi de finance rectificative de fin d'année pour ajuster les crédits.
Il y a on entend commence à entendre un certain nombre de responsables politiques finalement qui laissent entendre que pour eux ça serait un moindre mal la loi spéciale ça serait peut-être un moindre mal mais là encore ça monte notre incapacité si vous voulez à à nous mettre d'accord et il faut bien voir qu'une loi spéciale interdit au ministres et au gouvernement toute décision nouvelles ayant budgétaire absolument jusqu'à la fin de de l'année prochaine et la fin de l'année prochaine et bah le le le la campagne une des présidentielles les lancé hein. Alors ça veut dire que vous parce que j'essaie de trouver non pas de trouver une solution ce soir mais vous vous pensez qu'il faudrait mieux dissoudre maintenant partir faire du passé table rase avancer la la présidentielle comme le proposéard Philippe en disant en gros Emmanuel Macron dit qu'il va partir même si c'est pas tout de suite de manière à apaiser le jeu vous profondément vous pensez qu'on s'en sort comment ? Bon, alors la première hypothèse c'était le président démissionne.
Il a annoncé qu'il irait jusqu'à la fin de son mandat. Il a été élu démocratiquement. Très bien.
Donc cette première porte que soulevée par Édouard Philippe, elle est fermée. La deuxième hypothèse, c'est une deuxième dissolution. Mais tout le monde sait ce qui va se passer s'il y a une deuxième dissolution.
Euh c'est pas moi qui le dit. Interroger les membres de la minorité présidentielle, ils sont 160 députés. Vous aussi vous dites ça la minorité présidentielle ?
C'est une minorité présidentielle. 160 sur 577, ça fait quand même pas beaucoup. Bah la minorité présidentielle, ils me disent "On reviendra à 35 40".
Bien. Euh les Républicains me disent qu' reviendront à 1520. Voyez, les socialistes me disent "On gagnera peut-être quelques sièges mais pas beaucoup." Voilà.
Lfi, semble-t-il, perdra sièges et le grand gagnant de cette dissolution, ça sera Rassemblement national d'ailleurs qui demande la dissolution. H ou et donc c'est pas pour ça qu'il y aura une majorité. Et donc qu'est-ce qui se passera ?
Bah le gouvern le le le pays sera encore plus ingouvernable. Mais c'est le président de la République qui a le pouvoir propre de dissoudre à moins qu'il soit devenu fou. Je ne vois pas le président de la République faire une deuxième dissolution dont tout le monde sait ce qui va se passer.
Et à ce moment-là, on dira les législatifs c'est pour ou contre Macron. Mais en même temps, si on s'enfonce comme comme dans un débat budgétaire qui va durer des mois, il faudra bien faire quelque chose. Ah bah non, vous pouvez tenir jusqu'en mai 2027 comme ça jusqu'au présidentiel puisque tout le monde sait que les présidentiels, quel que soit le président élu, il disoudra immédiatement pour essayer d'avoir une majorité.
Alors Liot, c'est connu pour être une espèce d'électron. Non, c'est pas c'est pas c'est pas méprisant. On n pas des électrons.
Enf surtout libre. D'accord. Oui, c'est ça.
Oui, voilà. Vous allez finir ma phrase. Vous m'avez pas répondu tout à l'heure pour savoir qui vous semble les plus irresponsables dans cette euh bah ceux qui disent euh il faut augmenter la dépense publique et augmenter encore plus les recettes publiques.
On est le pays qui a le taux obligatoire le plus élevé. Ah, c'est la thèse de nos collègues et les filles qui disent euh il y a pas assez euh dans les services publics, faut augmenter la dépense et faut augmenter encore plus euh la recette de façon à réduire le déficit. Ça c'est une position extrémiste.
Il y a ceux qui disent faut plus augmenter les problèmes obligatoires, faut réduire les dépenses publiques. Ça c'est l'air et c'est officiellement LR mais euh ils ont quand même été euh au gouvernement et ils n'ont pas réduit la dépense publique. Elle a continué à augmenter.
Alors vous vous voulez vous voulez baisser les dépenses pour parler mais juste sur les recettes. Est-ce que il y a certaines recettes certaines hausses de recettes qui ont là été votées à l'assemblée ou vous dites bah oui ça oui pourquoi pas. Non, il y a des petits ajustements.
Si vous voulez, prenez l'exemple de de l'impôt sur le revenu. Nous, on était au groupe Liot pour indexer au moins la première. On pouvait discuter la première voir la deuxième tranche, pas les autres.
Alors que le gouvernement proposait la nonnexation totale. Moi je lui dis au gouvernement, ça tient pas la route votre affaire hein, puisque vous allez avoir, je crois 250 300000 euh de nos concitoyens non imposables qui vont devenir imposables. Bon euh euh il y avait euh la la mesure sur les 10 % ont supprimait les 10 % sur les retraités au profit d'un abattement forfaitaire.
Ils avaient pas vu que la conséquence euh c'était sur des gens non imposables qui perdaient un certain nombre de prestations sociales puisque leur revenu augmentait de 11 % hein puisque on prenait voilà dans le calcul les allocations de logement par exemple des gens non imposables, modestes voire très modestes perdaient 400 millions d'allocation logement voyez donc alors ça on l'a écarté au profit d'un d'un système en disant jouons maintenons les 10 % et jouons sur le plafond puisquil y avait un plafond. Donc nous c'était aussi notre position dans notre dans notre groupe, vous voyez ? Donc il y avait des ajustements mais le problème central il était en 2è partie.
Qu'est-ce qu'on a vu en 2è partie ? Pratiquement pas de proposition euh d'amendement d'augmentation de de réduction, je veux dire et il n'y avait que des amendements pour augmenter la dépense publique. Mais comme il y a l'article 40, vous savez, on fait + x- x, il faut mettre en même temps + x- x mais dans la même mission, vous voyez ? et avec des amendements disant bien entendu notre intention n'est surtout pas de réduire tel programme de telle mission mais c'est d'augmenter voyez voilà c'est pas c'est pas raisonnable c'est pas raisonnable je veux dire vous vous êtes sur la vous votre sujet c'est les niches fiscales vous pensez qu'il faut vraiment réformer les niches fiscales il y en a il y en a beaucoup trop et puis vous êtes aussi favorable à une diminution du nombre de fonctionnair est-ce qu'il y a des fonctionnaires aujourd'hui dont on pourrait se passer et si oui lesquels Mais sur le premier point sur les niches fiscales, on a à peu près 90 milliards de niches fiscales.
Il y en a 454, il y a de tout là-dedans. Il y a des minuscules niches fiscales. Bon, les grandes niches fiscales, c'est quoi ? crédit d'impôt recherche.
Bon, moi personnellement, je suis pour le crédit d'impôt recherche. On peut un peu mieux l'ajuster, le mieux le calibrer. Le deuxième, c'est le CésAP, c'est-à-dire le crédit d'impôt de 50 %, le taux le plus élevé de toute l'Europe continentale.
Voyez 50 % et sur 24 types d'intervention. J'adore citer l'une d'entre elles qui est très modeste puisqu'elle ne coûte qu'un million. Vous savez que si vous vouz pas si vous avez pas le temps de promener votre chien à votre chat, vous pouvez faire appel à quelqu'un.
Voilà, si vous êtes pas bon en informatique, pouvez venir faire un c'est le crédit d'impôt pour les emplois à domicile. Voilà, pour les emplois à jardiniers dedans aussi. Comment il y a jardiniers par exemple ?
Alors les les jardiniers, alors là encore si vous voulez de recalibrer tout ça et de dire est-ce que le taux de 50 % oui ça ça a créé des emplois et surtout ça a réduit le travail au noir on estimait le le black à 50 % de ce marché et actuellement on l'estime autour de 20 % mais on pouvait baisser de 50 à 45 % ça n'aurait aucune incidence sur le retour on estime que en dessous de 40 % là une partie des gens repartiront au travail noir. Et voyez si vous si vous diminuez de 50 à 45 % bah grosso modo comme ça coûte maintenant ça vous économisez presque 800 millions 700 750 millions voyez et après vous avez le du trrail alors le du tril vous savez on nous a expliqué pendant des années que c'était 500 millions c'est régime favorable à la transmission des entreprises intrames et maintenant la cour des comptes estime un peu plus de 5 milliards 5 voilà excusez de de l'incroyable sous-estimation de ce montant. Moi, je suis pour la loi du trail parce que je pense que c'est l'intérêt national de faciliter la transmission des entreprises.
Mais est-il normal que si vous mettez dans votre holding familial, votre appartement ou votre hôtel particulier à Paris, vos résidences secondaires, votre yachte, hein, vos chevaux et cetera, il bénéficie 75 %. H c'est la fois que je dépose l'amendement et là il a été adopté en disant uniquement les professionnels, ceux qui sont liés à l'exploitation. Voyez donc faut tout alléter parce que moi j'en ai parlé avec le MEDF.
MEDF disait faut pas toucher. Je dit non si vous voulez protéger la loi du trail il faut bien la concentrer sur son objet qui est la transmission d'entreprise familiale. Voilà il était d'accord d'ailleurs là-dessus mais ça fait quelques économies.
Vous voyez c'est d'épucher tout ça et et et d'avoir une approche autour d'une question simple. Est-ce que l'objectif de cette lig fiscale, elle est atteint ou pas atteint ou détourné de Qu'est-ce qui fait que personne n'est raisonnable ? C'est l'obsession présidentielle.
C'est je pense que en France, hélas, il est plus populaire d'augmenter la dépense euh que d'augmenter la recette. Surtout quand on vous dit que on fait payer les riches. Alors, vous savez ce que disait Coluche ?
Qu'est-ce qu'un riche ? C'est le mec qui gagne plus que moi. C'est assez bien vu.
C'est un problème relatif, voyez. Alors quand vous dites par exemple l'impôt, la taxe Zucmane, elle ne concerne que 1800 familles dans le patrimoine dépasse 100 millions. 100 millions.
Enfin 100 millions. Qui a 100 millions ? Ouais.
Bah il y a 1800 familles en France qui ont 100 millions. Mais pourquoi la taxe du man repoussée ? Y compris par des collègues de gauche qui se sont abstenus pour la plupart parce qu'il voyaient bien que cette taxe du mane non seulement elle rapporterait pas mais elle ferait perdre des des impôts par la délocalisation. et voire elle serait annulée d'ailleurs par le Conseil constitutionnel puisque elle était c'était une taxe de 3 % donc tous les biens qui rapportent moins de 3 % c'est expropriatoire.
Euh Améie, mon cher la ministre des comptes publics a annoncé qu'un qu'un rapport serait publié pour expliquer la la baisse euh de la TVA euh attendue. Il y a un trou de 5 voire 10 milliards dans les dans les recettes de la TVA. après le dérapage euh des des recettes fiscales de 2024, on peut se demander si est-ce qu'on est vraiment mauvais en calcul ou est-ce qu'on a un problème de sincérité dans nos provisions ?
Alors, quelles sont les fêtes ? En 2023, écart de 5 milliards en moins entre les prévisions de la loi de finance initiale pour 2023 et la réalisation. 2024 é carart de 11 milliards et 2025 donc cette année le gouvernement avait prévu 10 milliards d'augmentation de la TVA il a réajusté au Sénat en catastrophe à + 5 et on est à zéro et les dernières remontées de de TVA montrent qu'on est même un peu en dessous donc on peut perdre encore 1 à 2 milliards c'està-dire qu'on serait à 6 peut-être 7 milliards de moins du fiscal.
Alors la grande question c'est pourquoi ? Oui. Alors, je me tue à à dire depuis euh plus de 2 ans euh que qui euh prévoit euh la recette de TVA, c'est la direction du trésor sur la base d'un modèle, excusez-moi, néokinésien, mais et qui vous explique parce qu'il a été calé sur le passé que les Français ont un taux d'épargne de 14,5 % et que donc si le taux qui actuellement est de 19 % mécaniquement il va redescendre à 14 et demi.
Et ben non, pas du tout. Les Français ont changé de comportement et ils éparguent de plus en plus et ils consomment de moins en moins. C'est-à-dire que la consommation, elle est flat.
C'est une première raison qui me paraît fondamentale pour la 3è année consécutive et on s'acharne à continuer à à croire à ces modèles calés sur le passé qui sont inadaptés. Il y a une 2uxè raison qui est le problème euh du dispositif européen d'exonération de droits de douane sur tous les colis de moins de 150 €. H qui est complètement détourné et dans lequel euh beaucoup de ces colis sont déclarés par exemple à 30 ou 40 € alors qu'ils sont à 150 voire au-delà de 150 d'ailleurs.
Et donc ça fait des pertes de de TVA considérable. Il peut y avoir d'autres d'autres phénomènes. Et donc madame de Monchalin nous a annoncé qu'elle mandatait euh l'inspection générale des finances pour étudier comment s'explique que le produit de la TVA est quasiment flat depuis 3 ans.
H une dernière question. Le général Mandon, le chef d'étatmajor des armées, a suscité un un tolé en disant la semaine dernière qu'il fallait accepter de perdre nos enfants face au risques de conflit avec la Russie. Qu'avez-vous pensé de ces profos ?
Mais le général Mando ne fait que rappeler qu'un peuple qui veut vivre libre, il doit être capable euh euh d'envoyer son armée euh lorsqu'il y a des combats et il y a des pertes. Et d'ailleurs, notre armée a subi des pertes. On a subi des pertes au Mali, on a subi des pertes dans les OPEX, c'est des opérations extérieures.
Bon, un peuple qui n'accepte pas le prix du sang ne peut pas vivre libre. Et comment vous expliquez la réaction française ? parce qu'il y a des pays en Angleterre, il y a des pays en Allemagne qui quand chancelier dit c'est notre peut-être notre dernière été en paix en Europe, ça ne ça ne suscite pas un to pareil, on est revenu, on est devenu quoi ?
Mou mais c'est ce que pense Poutine. Poutine à la même analyse des démocraties occidentales qui clairent dans les années 30. Il pensait que les démocraties occidentales étaient faibles.
C'était pas c'était pas mal vu au début hein. Ne voulait pas se battre voilà et que il fallait avancer hein et qu'il ne réagirait pas. Enfin, il ferait des protestations bien entendu.
Ils interviendraient pas. Donc ça a commencé par la la fusion Autriche Allemagne rien rien dit. Deuxièmement, les Sudettes.
Alors là, Chamblin et Dalier sont allés dans le nid d'ègle de de Hitler pour signer un accord en disant "Oui, oui." Et Hitler disant bien entendu, c'est la dernière fois et cetera jusqu'à l'attaque de la Pologne. Et là, mais pour revenir à aujourd'hui, pardon, on a plus beaucoup de temps, on est dans le déni Charles Decourson aujourd'hui.
Je je pense qu'il faut montrer à à au gouvernement Poutine que les occidentaux sont prêts à se battre. parce que nous sommes 500 millions, il est 140 millions. Il a des moyens économiques qui n'ont rien à voir avec les nôtres.
Donc on a des moyens très importants et dans le cadre de l'OTANE avec les Canadiens voir les Américains, de montrer qu'on ne cèdra pas. Quand j'ai vu euh l'éventuel projet qui paraît-il est un faux à euh les 28 conditions d'un éventuel retour de la paix, c'est les accords de Muniques, hein. C'est euh exactement le le le même schéma.
Heureusement, euh les occidentaux, les Européens ont dit pas question et et on continuera. Merci beaucoup Charles de Courson d'avoir été notre invité. On doit rendre l'antenne aux informés.
Merci d'avoir été notre invité.
Charles de Courson