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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 2 février 2024 21 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Face à Face : Arnaud Rousseau - 02/02

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21FerméeÉludée

    Est-ce que vous dites ce matin, vous, patron de la FNSEA, que la colère agricole est derrière nous ?

  • 1:02OuverteRéponse directe

    Quand vous dites en d'autres formes d'action, vous pensez à quoi ?

  • 1:57RelanceRéponse directe

    Il y a quand même un mot que vous nous avez prononcé : action. Et je n'ai toujours pas compris à quoi vous faisiez référence.

  • 2:19RelanceRéponse directe

    On remet le couvert si dans trois semaines vous n'avez pas transposé par écrit des preuves sonnantes et trébuchantes ?

  • 2:55OuverteRéponse directe

    Il avait presque l'air d'être des vôtres. Vous avez l'impression ?

  • 3:29OuverteRéponse directe

    Le président français affirme que cet accord Mercosur ne sera pas ratifié. Jusqu'à présent comme vous le dites, il a obtenu gain de cause. Mais c'est vrai que quand on écoute nos confrères allemands ou espagnols, c'est un tout autre son de cloche.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:27Invité politiqueFait
    « Ah non, pas du tout. On m'a dit hier, la colère agricole se transforme. »
  • 0:39Invité politiqueFait
    « On a dit qu'on levait les points de blocage mais qu'il fallait transformer cette colère en action très concrète pour les agriculteurs. »
  • 0:45Invité politiquePromesse
    « Et on a dit, dès la semaine prochaine, au travail pour rendre crédible et palpable dans nos fermes ce que sera la simplification annoncée par le Premier ministre. »
  • 1:37Invité politiqueFait
    « On veut y voir des choses sur la souveraineté alimentaire. »
  • 2:21Invité politiqueFait
    « On a dit qu'on voulait maintenant travailler et avoir du concret. »
  • 2:25Invité politiquePromesse
    « On a écrit qu'on se donnait jusqu'au mois de juin pour avoir une loi en dur. »
  • 2:40Invité politiqueChiffre
    « On n'est plus de 400 000 agriculteurs aujourd'hui. »
  • 4:25Invité politiqueChiffre
    « La PAC, c'est 9 milliards d'euros par an. »
  • 7:42Invité politiqueFait
    « Beaucoup trop long quand vous voulez faire un permis de construire pour un bâtiment d'élevage. »
  • 8:53Invité politiqueFait
    « Aujourd'hui quand vous êtes producteur de moutons, producteur au vin et que vous récupérez la laine de vos animaux, vous ne pouvez pas l'utiliser pour faire de la litière. »
  • 12:14Invité politiqueChiffre
    « Moins 90% des matières actives les plus dangereuses, on ne les utilise plus. »

Temps de parole

  • Arnaud Rousseau68 %
  • Présentateur30 %
  • Locuteur non identifié2 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Arnaud Rousseau Merci d'être dans ce studio ce matin Peut-être pour la dernière fois de cette séquence Est-ce que vous dites ce matin, vous, patron de la FNSEA Ça y est, la colère agricole est derrière nous

0:27
Arnaud Rousseau

Ah non, pas du tout On m'a dit hier, la colère agricole se transforme Parce que derrière ce mouvement d'ampleur Qui encore une fois a commencé au mois d'octobre Et qui s'est poursuivi avec ce qu'on a connu depuis 10 jours On a dit qu'on levait les points de blocage Mais qu'il fallait transformer cette colère En action très concrète pour les agriculteurs Et on a dit, dès la semaine prochaine, au travail Pour rendre crédible et palpable dans nos fermes Ce que sera la simplification annoncée par le Premier ministre

0:57
Présentateur

On va revenir dans les détails sur ce que vous avez obtenu Et ce que vous espérez encore obtenir Mais quand vous dites en d'autres formes d'action Vous pensez à quoi ?

1:05
Arnaud Rousseau

D'abord à une période de travail Je le dis parce qu'il ne suffit pas de revendiquer Il y a un moment où il faut passer aux choses concrètes On a cessé de le dire Et donc ça c'est le travail maintenant Et puis ensuite c'est dans trois semaines Le salon de l'agriculture Pour lequel le gouvernement s'est engagé A nous apporter un certain nombre de réponses Notamment avec un projet de loi Et dans ce projet de loi Nous on veut y voir des choses sur l'installation Sur la transmission des exploitations On veut y voir des choses sur la compétitivité de nos fermes Parce que le prix est un sujet central De ce qui s'est discuté depuis quelques jours Et enfin on veut y voir des choses Sur la souveraineté alimentaire Parce que le chapeau de tout ça C'est comment finalement on réaffirme Que dans les années qui viennent La place de l'agriculture Ce que nous mettrons dans nos assiettes demain Est un sujet primordial

1:49
Présentateur

La question des revenus On le comprend bien Ça n'a pas été la priorité finalement Dans les réponses qui vous ont été apportées Mais avant justement d'y rentrer Dans les détails Il y a quand même un mot Que vous nous avez prononcé Qui est le mot action Et je n'ai toujours pas compris A quoi vous faisiez référence Ça veut dire Est-ce que vous dites au gouvernement Bon Il y a cette échéance Du salon de l'agriculture Dans trois semaines Si dans trois semaines Vous n'avez pas transposé Par écrit Vous n'avez pas des preuves Sonnantes et trébuchantes Que les engagements Que vous avez pris devant nous Ce n'est pas du vent On remet le couvert ?

2:21
Arnaud Rousseau

Oui bien sûr On a dit qu'on voulait maintenant Travailler et avoir du concret Donc il y a ces trois semaines Et on a écrit Qu'on se donnait Jusqu'au mois de juin Pour avoir une loi en dur Parce qu'on sait bien Qu'une loi ça ne peut pas Se faire en 15 jours Mais évidemment Si finalement On n'était pas considéré Ou si tout ça N'était qu'un feu de paille On remettra le couvert Vous savez il n'y a pas le choix Il n'y a pas le choix On n'est plus de 400 000 agriculteurs Aujourd'hui Et on ne voit pas la ligne Qu'on veut se fixer On a compris qu'il y avait Des sujets français d'urgence C'est ce qu'a dit Le Premier ministre hier On a dit qu'il y avait Des sujets européens Il n'était pas au rendez-vous

2:55
Présentateur

Il avait presque l'air D'être des vôtres

2:58
Arnaud Rousseau

En tous les cas S'il a entendu Les propos qu'on porte Depuis quelques semaines On s'en réjouit

3:02
Présentateur

Mais il s'est réveillé Là-dessus vous avez l'impression ?

3:04
Arnaud Rousseau

Je pense qu'il y a Une prise de conscience Oui il y a une prise de conscience Qu'à la fois L'Europe auquel on est attaché

3:08
Présentateur

Non mais comme s'il lui-même Demandait à l'Europe Comme s'il regardait L'Europe presque de l'extérieur

3:13
Arnaud Rousseau

Non non Je pense qu'il est clairement dedans On l'a vu Sur le Mercosur On l'a vu Prend une position Très précise Sur lequel il est assez esselé Mais pourtant il a tenu Me semble-t-il Encore faudra-t-il Que ça tienne durablement Sur le Mercosur

3:29
Présentateur

Puisque vous en parlez Disons un mot En effet Le président français Affirme Que cet accord Ne sera pas ratifié Jusqu'à présent Comme vous le dites En effet Il a obtenu gain de cause Mais c'est vrai que Quand on écoute Nos confrères journalistes Allemands ou espagnols C'est un tout autre son de cloche Puisque là-bas Que ce soit les Allemands Ou les Espagnols Ils appellent de leur vœu Ce Mercosur Qui aura gain de cause ?

3:52
Arnaud Rousseau

Écoutez je ne sais pas Je dis simplement Qu'il faut tenir la digue Le sujet c'est pas De ne plus commercer Le sujet c'est la réciprocité Et c'est la loyauté des échanges On l'a dit des centaines de fois On ne peut pas produire En France avec des hauts standards Ou en Europe Avec des hauts standards de qualité Et être mis en concurrence Avec des gens Qui n'ont ni nos règles Ni nos normes Je crois que c'est assez simple À comprendre Donc il faut absolument Qu'on avance Mais je veux revenir À la question européenne La question européenne pour nous C'est comment on donne De la vision Vous savez l'Europe Pour nous C'est là où se décident Toutes les politiques agricoles Donc c'est un sujet essentiel Aujourd'hui pour les agriculteurs français Là à la PAC C'est 9 milliards d'euros par an On ne peut pas s'en passer Donc on a besoin De regarder Comment on structure des choses Qui correspondent aussi À la réalité de nos exploitations Au bout de 5 ans De ce mandat européen Parce qu'on avait aussi Un commissaire à l'agriculture Qui n'a pas fait son travail On est partout en Europe Dans des situations Extrêmement compliquées Nous ce qu'on veut C'est reposer des choses sur la table Dire que la souveraineté alimentaire En Europe C'est absolument décisif Pour tous les Européens Pour la manière dont Encore une fois Demain on se nourrit Demain on produit Y compris je le dis Parce que j'entends beaucoup de choses Sur la question écologique Que nous n'écartons pas Encore faut-il pour ça Garder les agriculteurs

4:58
Présentateur

Alors justement Il y a beaucoup de points Et cette histoire De faire une pause Dans la restriction De l'usage Notamment des pesticides Je voudrais que vous écoutiez Un agriculteur Qui a témoigné ce matin Sur RMC Il est agriculteur en Vendée Il fait de l'exploitation De viande bovine Et lui il estime Que cette pause Dans l'usage des pesticides C'est plus pour les céréaliers Que pour les agriculteurs En général écoutez

5:23
Locuteur non identifié

Ce qu'ils ont obtenu là Il faut quand même savoir Que c'est tout à fait Ce qu'ils demandaient Toute la partie céréale C'est eux qui vont bénéficier Le plus de cela Et c'est pas eux Qui ont le plus gros Problème de revenu Moi je fais partie D'une association Qui s'appelle Le SAMU Social National Agricole On aide les agriculteurs En difficulté On leur trouvait des solutions Et moi je peux vous dire Que dans 90% De nos dossiers Ce sont des dossiers d'élevage Ce ne sont pas Les dossiers céréaliers Il dit qu'au fond

5:50
Présentateur

Ce sont la partie céréalier Vous hein Notamment la FNSEA Qui a gagné Au détriment D'exploitations Comme la sienne

5:59
Arnaud Rousseau

Je voudrais d'abord rappeler Qu'à la FNSEA On regroupe Toutes les agricultures Tous les territoires Et tous les profils d'exploitation Que je suis pour ma part Céréalier Que le premier vice-président Jérôme Despet Est viticulteur Que le deuxième Est éleveur de viande bovine Donc on a tous les profils Donc je veux le rappeler Parce qu'on est le premier Syndicat agricole Et encore une fois On a tous les types d'exploitation La deuxième c'est que Vous voyez Dans cette crise Il y avait des demandes Qui étaient très différentes Beaucoup de gens ont dit Non mais il faut refermer Les frontières Mais à la FNSEA Nous avons des viticulteurs Comment on fait En viticulture française Demain si on ferme les frontières Ça n'est pas possible A la FNSEA On a aussi des éleveurs Je voudrais que ce monsieur Regarde ce qui a été annoncé hier La mesure la plus importante Qui a été annoncée hier Mesure d'urgence Elle concerne Le monde de l'élevage bovin Avec l'annonce De 150 millions d'euros Annuels pérennisés D'un soutien à la valorisation Du stock Pour pouvoir permettre Aux éleveurs Qui ont des valorisations De stock qui fluctuent De ne pas être impactés Dans leur trésorerie Donc il faut regarder Ce qui a été donné hier Et puis il y a le sujet Des moyens de production Parce qu'on parle des pesticides Mais on peut parler de l'eau aussi Il n'y a pas d'agriculture sans eau Donc on a besoin De prendre tous ces sujets Comme l'agriculture française Elle est diverse On ne peut pas traiter Avec une seule mesure L'ensemble des problèmes Que l'on rencontre

7:17
Présentateur

Mais lorsque Gabriel Attal Dit hier par exemple Qu'il y a 10 normes Qui ont été supprimées Il fait référence à quoi ?

7:24
Arnaud Rousseau

Alors on va regarder Parce qu'il a parlé de décrets Et puis encore une fois Moi je veux prendre Les choses les unes Après les autres Je vous avoue que Depuis quelques jours Je n'ai pas eu le temps De regarder la totalité De ce qui était décidé Et notamment un certain nombre De décrets qui ont été signés hier Mais on va le faire Dans les toutes prochaines heures Il y avait plusieurs thématiques Il y avait tout ce qui concernait Les délais Beaucoup trop long Quand vous voulez faire Un permis de construire Pour un bâtiment d'élevage Quand vous avez un recours Qui dure plusieurs mois Voire plusieurs années Qui d'ailleurs décourage L'esprit d'initiative L'esprit d'entreprise Des agriculteurs Un certain nombre de mesures Qui concernent la vie quotidienne Sur le fiscal Sur le social Sur les normes Sur les inscriptions Vous savez les agriculteurs Ils sont habitués A remplir toute la journée Des papiers Et c'est ça

8:05
Présentateur

Donc il y en a une partie Qui dès maintenant Dès aujourd'hui Dès demain Vont être effectivement supprimées Dans ces papiers C'est immédiat

8:12
Arnaud Rousseau

Oui c'est l'objectif Avec des décrets Et puis dès la semaine prochaine A l'invitation des préfets Dans tous les départements Regardez département par département Ce qui peut être simplifié Parce qu'encore une fois Si vous êtes au nord Ou au sud Ou à l'est Ou à l'ouest de la France En fonction des typicités territoriales Vous pouvez avoir Des simplifications Qui ne concerneront pas tout le monde

8:28
Présentateur

Est-ce que ces simplifications Ne vont pas mettre en danger D'abord la santé des agriculteurs ?

8:34
Arnaud Rousseau

Alors je ne comprends pas Cette question

8:35
Présentateur

Sur les normes Sur les normes Dont parlait d'ailleurs Tout à l'heure Pascal Est-ce que des agriculteurs Ne vont pas être mis en danger Parce que continuer A être exposés aux pesticides ? Est-ce que vous n'êtes pas inquiet De cette responsabilité-là ?

8:48
Arnaud Rousseau

Non mais je dis que Je vois bien Le centrage sur les pesticides Je vous donne un exemple De simplification

8:53
Présentateur

Ce n'est pas rien quand même Dans les décisions Qui ont été prises

8:55
Arnaud Rousseau

Mais je vais vous en parler Je vais vous en parler Juste un exemple de simplification Aujourd'hui Quand vous êtes producteur de moutons Producteur au vin Et que vous récupérez la laine De vos animaux Vous ne pouvez pas l'utiliser Pour faire de la litière Parce que la norme Ne le permet pas Parce qu'aujourd'hui Ce n'est pas possible Demain ça va le devenir Ça c'est de la simplification Ça évite de dépenser de l'argent Pour acheter de la litière C'est très facile Revenons aux pesticides Qu'est-ce qu'on dit ?

D'abord un Qu'on ne les utilise pas par plaisir Deux Ce qui nous intéresse C'est de voir comment on va évoluer On entend l'attente sociétale Qui consiste à dire Il faut qu'on fasse attention Mais je voudrais rappeler Que d'abord les pesticides Il peut y en avoir De manière naturelle Ou de synthèse Et qu'on en utilise Y compris en agriculture biologique Donc on a besoin D'un certain nombre De matières actives Pour pouvoir faire en sorte Que quand une plante Est attaquée Par une maladie Par un champignon Elle puisse se défendre Quand un auditeur Mets un pied de tomate cerise Sur son balcon S'il a du mildiou Sur ses tomates Et qu'il ne fait pas quelque chose Il n'y a pas de tomate Et donc si Quand on produit Il n'y a pas de produit à la fin Il n'y a plus d'entreprise Donc le sujet C'est de regarder Quelle est la trajectoire d'évolution Nous on est très demandeurs Parce que moi Sur mon exploitation Je n'achète pas des pesticides Par plaisir Je le fais parce que Si quand j'ai une attaque De septorio sur mon blé Par exemple Je ne le protège pas Et bien à la fin J'ai une récolte En très forte baisse Quelle est la trajectoire Quels sont les moyens Quels sont les moyens de recherche Nous ce qu'on veut Là maintenant tout de suite C'est qu'on nous dise Telle molécule Elle peut poser problème De santé publique Donc on met Les meilleurs chercheurs Autour de la table On se donne une échéance On y met les moyens Et on trouve des solutions

10:25
Présentateur

La pause pour l'instant Elle ne dure que Jusqu'au salon de l'agriculture J'ai bien compris

10:29
Arnaud Rousseau

Oui la pause D'abord C'est trois semaines Non mais là On a dit D'abord la pause C'est le fait De mettre à l'arrêt Pour recréer de la confiance Parce que je rappelle Que Eco-phito Ce n'est pas nouveau Oui mais ça veut dire

10:40
Présentateur

Dans trois semaines On fait quoi ?

10:41
Arnaud Rousseau

Ça veut dire que là D'ici trois semaines On regarde comment On construit des trajectoires Que je viens de vous décrire Qu'est-ce qui pose problème Quels sont les moyens infectés Quelles équipes On met en face Et quelle est la durée Pour essayer de trouver des résultats Moi je ne suis pas chercheur Mais en tous les cas J'ai envie de trouver des solutions Donc ça il faut qu'on le fasse Tout de suite Tout de suite Après on sait que ça prendra Un peu de délai C'est pour ça que je vous parle De trajectoire Parce qu'il ne faut pas raconter N'importe quoi On ne va pas en un claquement de doigts Ici Trouver une alternative Trouver une alternative Mais qu'est-ce qui se passe Si comme c'est le cas Jusqu'à maintenant On dit à un moment On interdit

11:11
Présentateur

Est-ce que la trajectoire Telle qu'elle était définie C'est-à-dire Moins 50% d'usage des phyto D'ici 2030 Est-ce que cette trajectoire-là Elle est toujours la vôtre ?

11:21
Arnaud Rousseau

Il faut qu'on la travaille Moi je ne sais pas dire Je me méfie toujours Des chiffres incantatoires Regardez ce qui s'est passé Ce moins 50%

11:28
Présentateur

Donc on ne fixe pas Cet objectif pour l'instant En tout cas vous ne voulez pas Qu'on le fixe De manière gravée dans le marbre

11:33
Arnaud Rousseau

Mais si on peut aller plus loin Allons plus loin Mais au moment où on se parle Moi je veux qu'on dise Quelles molécules Quelles équipes Quels moyens Oui mais bien sûr

11:39
Présentateur

Non mais il faut bien comprendre Voilà

11:41
Arnaud Rousseau

Je dis que si on peut aller A 60% ou 70% Pourquoi pas Et peut-être que le bon chiffre C'est 30% Je me méfie des déclarations Parce que encore une fois Regardons ce qui s'est passé Mais ça veut dire

11:50
Présentateur

Qu'au moment où on se parle Vous appelez quand même A ce qu'on lève Cette obligation gravée dans le marbre 2030 moins 50%

11:56
Arnaud Rousseau

Ça n'a pas marché Dans les dix dernières années Alors Je voudrais être précis

12:02
Présentateur

Non mais allons-y

12:02
Arnaud Rousseau

Prenons le temps

12:04
Présentateur

Je voudrais qu'ensuite On parle de la loi EGalim Et de la question des prix Bien sûr

12:06
Arnaud Rousseau

On a eu sur Ecofito Déjà Deux rarons Si on peut dire Qui n'ont pas fonctionné Alors même que les agriculteurs Ont fait des efforts substantiels Moins 90% Des matières actives Les plus dangereuses On ne les utilise plus Moins 90% Sur celles qu'on appelle Les CMR2 On est à plus de moins Moins 50% Moins 60% Donc on a fait des efforts Jamais on ne nous donne Actes de nos efforts On a l'impression Que c'est toujours Ça ne va pas Ça ne va pas Si on n'est pas capable De donner une trajectoire Qui motive tout le monde A atteindre les objectifs Alors On aura une forme de résistance Et on n'y arrivera pas Nous ce qu'on dit C'est soyons précis Expliquons Trouvons des alternatives Moi ce que je ne veux pas Et je mets la ligne rouge Ce que je ne veux pas C'est qu'on nous dise Ce n'est pas possible en France Alors qu'un producteur allemand Là Un producteur belge Là Ou des gens d'ailleurs Sur le pays On le fera ailleurs Évidemment

12:49
Présentateur

Arnaud Rousseau La loi Egalim Faut-il l'élargir A toute l'Europe Faut-il la renforcer ?

12:56
Arnaud Rousseau

Alors la renforcer certainement Notamment avec un volet Qui est très clair Qui est qu'il faut d'abord Négocier entre les organisations Producteurs et les industriels Avant que les industriels Négocient avec la grande distribution Parce que c'est ça la construction

13:07
Présentateur

Voir même vous mettre Tous les trois autour de la table C'est d'ailleurs Une des pistes de réflexion C'est-à-dire actuellement On devient tous spécialistes De la loi Egalim Actuellement L'industriel C'est-à-dire celui Danone, Nestlé, etc Négocie ses prix Avec l'agriculteur Puis Il va Autour de la table Avec la grande distribution Et les négociations commerciales Ils ne sont plus que deux C'est-à-dire la grande distribution Et l'industriel Est-ce qu'il faudrait Mettre les trois autour de la table Est-ce qu'il faudrait Que l'agriculteur Soit lui aussi assis dans cette pièce

13:34
Arnaud Rousseau

Alors L'agriculteur peut avoir sa place Évidemment Mais je voudrais expliquer Que c'est pas chaque agriculteur Qui va aller faire le tour Bien sûr Les représentants Non mais il faut organiser Parce que tout le monde N'est pas organisé pour ça Donc on a besoin d'abord D'organiser la profession agricole Avec des organisations de producteurs Que nous n'avons pas partout Ensuite c'est intéressant Qu'on soit à table des négociations Parce que vous savez Il y a une forme Depuis des années On explique que c'est pas moi C'est l'autre Bon ça ça tient plus Voilà

13:55
Présentateur

Il y aurait une transparence

13:57
Arnaud Rousseau

Évidemment Et nous ce qu'on dit C'est qu'on a besoin De construire en marche avant A partir des coûts interprofessionnels Pour qu'on reconnaisse Qu'il y a un coût de production Il y a une rémunération Et qu'ensuite On continue

14:07
Présentateur

Élargi à l'Europe

14:08
Arnaud Rousseau

Oui ça peut avoir du sens Parce qu'on voit bien Que les choses Sont pas non plus de même nature en Europe Le coût du travail Est pas le même Quand vous êtes en Roumanie Qu'en France Donc il faut qu'on le regarde Ce qui nous intéresse surtout Au niveau européen C'est de s'assurer que Sur le sujet des centrales d'achat On n'ait pas de dérivation De contournement de la loi Et puis l'histoire des contrôles Puisque vous savez que Seulement 3% De ce qui rentre Comme denrées alimentaires En Europe est contrôlée Nous paraît aussi aller dans le bon sens

14:32
Présentateur

Vous les négociez où Vous les prix des huiles de sueur ?

14:36
Arnaud Rousseau

Bon alors d'abord Je n'y participe pas A titre personnel Puisque comme je l'ai déjà indiqué Moi je suis président De l'administration non exécutif Mais ce qui m'intéresse Pour les agriculteurs C'est de s'assurer que le sueur Paye bien les graines Aux agriculteurs Avec la plus-value Qui correspond à la manière de produire Ensuite elle se négocie Comme tout le monde Dans des box de négociations Avec chaque distributeur Ou représentant distributeur Et au moment où je vous parle Comme ça s'est clôturé Avant-hier soir Avant-hier soir Je n'ai pas encore le retour

15:03
Présentateur

Non non mais la question c'est Quand vous dites des box Les box ils sont physiquement Sur l'hexagone Ou ils sont en dehors de l'hexagone ?

15:08
Arnaud Rousseau

Alors ça dépend Ça dépend d'où c'est essentiellement Dans l'hexagone Mais il peut y avoir Des négociations ailleurs

15:12
Présentateur

Donc il y a Une partie des négociations De vos huiles Qui échappent à la loi Egalim

15:17
Arnaud Rousseau

Non aujourd'hui L'essentiel se fait Sur le territoire national

15:20
Présentateur

Mais l'essentiel Ce n'est pas tout ?

15:23
Arnaud Rousseau

Oui je n'ai pas ce degré Détail pardonnez-moi

15:25
Présentateur

En termes de volume Est-ce que vous savez Si je parle évidemment En l'occurrence De ce qu'il se passe Par exemple Avec les centrales d'achat De Leclerc Avec les centrales d'achat De Auchan Qui sont principalement Au Portugal En Belgique En Pologne Et qui sont une manière En effet De détourner De contourner Même plus précisément La loi Egalim Puisqu'ils n'y sont Donc pas soumis Est-ce que Vous acceptez ça Vous en tant que groupe Avril Avec les huiles de sieur Par exemple Je rappelle à ceux Qui nous écoutent Que outre la FNSEA Vous êtes effectivement A la tête d'un des géants De l'agroalimentaire en France Qui est donc le groupe Avril Qui produit les huiles de sieur Et Puget

16:02
Arnaud Rousseau

Avril c'est un groupe D'agriculteurs Créé par des agriculteurs Pour des agriculteurs Et donc ce sera toujours Des agriculteurs A la tête d'avril Et ça ne changera pas Même quand ce sera plus moi Ensuite Avril Ce qu'il veut C'est valoriser La matière première Des agriculteurs Alors je vous ai dit Qu'on était en Européen Donc le sens D'un égalisme européen Ça a du sens On ne peut pas dire Que nous on veut réfléchir Pour l'agriculture en Européen Et considérer que pour le reste Il faut qu'on soit national Donc moi je ne sais pas Si les négociations se passent A Paris A Bruxelles A Madrid Ou ailleurs Mais c'est central C'est central C'est à dire

16:33
Présentateur

Si vous Vous ne montrez pas l'exemple On se dit

16:35
Arnaud Rousseau

D'où l'intérêt De faire en sorte Qu'on ait un cadre européen

16:40
Présentateur

Mais est-ce que vous seriez prêt A dire Montrons oui l'exemple Et nous le groupe Avril Nos huiles On ne les négociera Que dans le cadre de l'exemple

16:47
Arnaud Rousseau

Je vous pourrais m'excuser En fait vous n'avez pas le choix Vous n'avez pas le choix Parce que le distributeur Vous dit C'est là Encore une fois Je ne sais pas Où Avril négocie Je ne sais pas Où Avril négocie

16:57
Présentateur

Si le négociateur C'est à dire Si Leclerc vous dit Écoutez Moi j'achète vos huiles Mais je les achèterai uniquement Si on se retrouve Chacun avec notre petite mallette Pour aller négocier les prix Sur une table Qui ne sera pas en France Mais qui sera en Belgique Ou en Pologne Vous n'aurez pas le choix Parce que vous serez obligé De vendre à Leclerc

17:13
Arnaud Rousseau

Je ne sais pas Concernant encore une fois Le sûr Comment les négociations se passent Je ne suis pas du tout Pour ma part A ce dégré

17:19
Présentateur

Ça m'étonne Que vous ne soyez pas intéressé A cette question-là Vous êtes aux premières loges

17:23
Arnaud Rousseau

Évidemment Mais je ne demande pas Où ont lieu les rendez-vous Pour rien vous cacher Sauf que c'est ce qui change tout C'est ce qui change tout Je dis qu'il n'est pas question Qu'on dévie la loi EGalim Il n'est pas question Qu'on dévie la loi EGalim En profitant d'un cadre européen Qui contournerait la loi française Et c'est pour ça Qu'on a poussé Vous voyez Là il y a de la cohérence On a poussé A ce qu'il y ait un cadre Européen d'EGalim Pour faire en sorte Qu'au niveau européen On construise le prix Le revenu de l'agriculteur En marche avant Et que nulle part On y échappe Et qu'après Il y ait des entreprises Avril ou une autre Qui soient soumises A des contraintes C'est ce qu'on constate Sur tout le territoire européen Et justement payé Du prix de son travail Avec la construction Du prix en marche avant

18:06
Présentateur

Au moment où l'on se parle Il y a encore Quelques points de blocage Peu mais quelques-uns Et notamment Ceux qui sont tenus Par le troisième syndicat agricole Qui est la Confédération Paysanne Qu'est-ce que vous leur dites Ce matin ?

18:17
Arnaud Rousseau

Ecoutez Moi je parle Aux gens Qui nous suivent La Confédération Paysanne Elle fait ce qu'elle a à faire

18:24
Présentateur

Vous n'avez pas réussi D'ailleurs à créer Une intersyndicale Avec les trois syndicats C'est-à-dire La coordination La Confédération Paysanne La coordination rurale Et la FNSEA Qui est le premier syndicat

18:35
Arnaud Rousseau

Non Enfin on se parle On se voit Et les jeunes agriculteurs Bien sûr

18:38
Présentateur

Qui pour le coup Parlent beaucoup avec vous Il y a une sorte d'intersyndicale Jeunes agriculteurs FNSEA

18:42
Arnaud Rousseau

Si je peux me permettre On se voit régulièrement Vous savez C'est aussi des agriculteurs Moi j'ai du respect pour ça On a Des positions Qui peuvent être Sensiblement différentes Aujourd'hui nous On a pris nos responsabilités Depuis le début En disant très clairement Qu'on ne voulait pas De dégradation Qu'on voulait du calme Qu'on voulait porter Une revendication claire Auprès du consommateur Auprès des français Qui massivement Ont compris Ce qu'on réclamait Aujourd'hui C'est difficile Après un mouvement comme ça De dire Maintenant vous allez rentrer chez vous Parce qu'il y avait Beaucoup d'espoir Qui avait été créé Moi je suis allé Sur un certain nombre de points Où on a eu Des adhérents Qui nous ont dit Ça va pas Ce que vous faites Ça va pas Voilà Donc C'est pas Un moment facile Mais c'est un moment De responsabilité Et c'est ce qu'on a fait En disant Il y a eu le moment De la revendication Très fort Très fort Y compris avec des gens Qui étaient avec nous Qui n'étaient jamais sortis De leur ferme Pour une manifestation Syndicale Maintenant C'est le temps Du travail Et de la responsabilité Avec un retour Comme vous l'avez indiqué Avant le salon de l'agriculture Et l'échéance au mois de juin

19:39
Présentateur

Armand Rousseau Est-ce que La responsabilité Elle va jusqu'à payer Les dégâts Il y a 150 000 euros De dégâts Sur certaines autoroutes Jusqu'à 1 million Peut-être en Haute-Vienne Notamment par le passage De ce convoi Qui venait d'Agen On a entendu Gabriel Attal Qui disait Tu casses Tu salis Tu nettoies Est-ce qu'il faut Que les agriculteurs Participent aussi A tout cela

20:00
Arnaud Rousseau

Nous avons Avec les jeunes agriculteurs Demandé Qu'on puisse avoir Un état des lieux De ce qui a été Dégradé Cassé En essayant quand même De cibler Qui sont les responsables C'est important La responsabilité Ensuite On a demandé Que partout Au moment de quitter Les points de blocage A mesure du possible On nettoie Parce que ça aussi C'est l'esprit De responsabilité Qu'on veut faire Mais je sais Que pour notamment Les gens Qui gèrent les autoroutes Il y a notamment Des pertes d'exploitation Puisque ça fait 10 jours Donc tout ça On les verra J'en ai eu un certain Au téléphone Je leur ai expliqué aussi Que ce moment Est un moment crucial Pour nous Parce que c'était Notre avenir Qu'on jouait Et vous appelez

20:36
Présentateur

Une forme de solidarité

20:37
Arnaud Rousseau

Oui On va évidemment Leur demander D'être compréhensifs Par rapport à ce qui s'est passé Ce n'était pas la cible Je crois qu'ils l'ont compris La cible C'était vraiment d'expliquer Qu'il y avait un gros malaise Donc on va regarder ça Dans les prochaines journées Et moi évidemment Je me tiens A leur disposition Pour essayer de trouver Les voies Qui permettront à tout le monde De sortir proprement

20:56
Présentateur

Merci Arnaud Rousseau Président de la FNSEA On l'a bien compris Vous serez vigilant aussi Dans les jours qui viennent Sur l'application Des mesures Qui vous ont été annoncées Hier Avec cette échéance Dans trois semaines Le salon de l'agriculture Merci à vous