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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 4 novembre 2024 140 minContradictoireFond programmatiqueÉducation & rechercheBudget & impôtsTravail & emploiSanté

Budget de l'Éducation nationale 2025 : audition d'Anne Genetet - 30/10/2024

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 52 %Attaque 30 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Comment envisager la répartition des suppressions d'emploi dans le premier degré ?

  • 4:00RelanceRéponse partielle

    Comment concilier ces suppressions avec la poursuite du dédoublement des classes de grande section de maternelle en éducation prioritaire ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    La baisse des crédits alloués aux ISAE risque-t-elle d'entraîner des baisses de rémunération pour les enseignants du premier degré ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi les crédits de 10 millions d'euros pour les modules optionnels en terminale professionnelle en QPV ne sont pas reconduits ?

  • 7:00RelanceRéponse directe

    Comment justifiez-vous la quasi-suppression des crédits pédagogiques en école élémentaire ?

  • 2:30RelanceRéponse directe

    Quels sont les chiffres réels des atteintes à la laïcité en septembre 2024 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:00Anne GenetetChiffre
    « nous avons investi plus de 14 milliards d'euros supplémentaires dans l'éducation nationale »
  • 18:00Bertrand SortChiffre
    « le budget d'enseignement scolaire a augmenté de 7,8 % soit près de 6,5 milliards d'euros »
  • 3:00Anne GenetetFait
    « la suppression de 4000 de 4000 professeurs sur les 800000 que compte l'éducation nationale apparaît sans doute négligeable abstraite dans un contexte réel de baisse de la démographie scolaire »
  • 4:00Jérémie PatriusFait
    « il nous faut renforcer l'apprentissage des savoirs fondamentaux dès la maternelle avec des évaluations nationales et des dispositifs de soutien pour réduire les écarts scolaires »
  • 6:00Nicole SerChiffre
    « la baisse de 2 milliards d'euros pour la formation des AES alors que le budget a une hausse de 2000 postes »
  • 7:00Soumia BourouaChiffre
    « 56 % des collèges et lycées manquait d'au moins un enseignant à la rentrée »
  • 8:00Soumia BourouaChiffre
    « 93 % des 132000 ash dont la majorité sont des femmes restent dans une situation financière difficile »
  • 9:00Bartholomé Le NoirFait
    « supprimer des postes d'enseignants et fermer des écoles dans nos communes ne fait qu'accélérer l'exode rural »
  • 10:00Anne GenetetChiffre
    « le nombre moyen d'élèves par classe entre 2017 et 2024 il a il s'est considérablement amélioré »
  • 4:00Locuteur 2Chiffre
    « une gratification de stage qui peut atteindre 2100 € sur 3 années »
  • 6:00Locuteur 2Chiffre
    « 4125 projets en 2023 pour un montant 534 millions d'euros »
  • 6:00Locuteur 2Chiffre
    « le fond vert en 2024 a permis de mobiliser 500 millions d'euros d'engagement supplémentaires »
  • 18:00Locuteur 2Chiffre
    « en 15 ans le nombre d'enfants scolarisés en situation de handicap à triplé atteignant 435000 enfants en 2022 »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

madame la ministre monsieur le ministre mes chers collègues nous nous achevons cet après-midi l'examen du PLF 2025 avec la mission enseignement scolaire cet examen nous donne l'occasion d'entendre pour la première fois dans notre commission Madame Anne jeunetet ministre de l'éducation nationale et monsieur Alexandre portier ministre délégué chargé à la réussite scolaire et à l'enseignement professionnel qui connaît bien notre commission pour y avoir siégé pendant de an notre commission a désigné aussi un rapporteur Monsieur Bertrand sort pour son pour avis sur la mission enseignement scolaire la partie budgétaire de son projet de rapport pour avis a été adressée hier aux membres de la commission il a en outre travaillé sur un sujet qui entre pleinement et à double titre dans le champ des compétences de Monsieur portier puisqu'il s'agit des apports de la réforme du lycée professionnel contre la lutte du du décrochement scolaire l'organisation de nos débats sera la même que pour l'examen des autres missions budgétaires comme nous avons près de 1700 amendements je vais vous demander de bien respecter le temps de parole des uns et des autres 1700 au moins 170000 en fait 170 amendements madame la ministre monsieur le ministre avant de vous donner la parole je voudrais vous poser quelques questions la première comment envisager la la répartition des suppressions d'emploi dans le premier degré comment concilier ces suppressions avec la poursuite du dédoublement des classe de grande section de maternelle en éducation prioritaire la baisse des crédits àoués aux ISAE c'est-à-dire la part de pacte et à la rénumération des heures supplémentaires ne risque-elle pas d'entraîner des baisses de rénumération pour les enseignants du 1emer degré qui effectuaient ces missions supplémentaires comment expliquez-vous que les crédits à hauteur de 10 millions d'euros prévus en 2024 pour financer les modules optionnels pour les terminal professionnel dans les quartiers prioritaires de la ville ne soit pas reconduit et enfin comment justifiez-vous la quasi suppression des crédits pédagogiques en école élémentaire madame jeuné je vous donne la parole ensuite je pense que Monsieur portier prendra aussi la parole pour 10 minutes chacun si vous en êtes d'accord et ensuite on écoutera le rapport pour avis merci beaucoup merci beaucoup madame la Présidente Mesdames les députés Messieurs les Députés je souhaite avant tout dire combien je me réjouis de m'exprimer ici pour la première fois devant votre commission micro fait un bruit bizarre comme ministre au sein de de cette Assemblée nationale où j'ai moi-même siégé pendant 7 ans depuis donc 2017 je sais l'ampleur de votre engagement et l'absolue nécessité l'absolue rigueur de du travail parlementaire permettez-moi avant de commencer de rappeler en quelques mots les principes qui guideront mon action et celle de mon ministre délégué Alexandre portier ma priorité notre priorité se résume en un seul mot le mot élev élever le niveau de nos élèves le niveau scolaire de nos élèves élever le niveau d'ambition pour toute notre jeunesse élever notre exigence en matière de respect des valeurs de la République en matière également de respect dû à nos professeurs et en matière également de respect de notre laïcité quel que soi nos sensibilités chacune chacun à notre manière je sais que nous partageons ici ces objectifs tout comme nous partageons ce constat le constat de défendre l'école de la République défendre sa mission ses valeurs sa promesse et c'est aussi donc défendre son budget avec 1200000 personnels dévoués je veux le souligner à la réussite de 12 millions d'élèves l'école notre école est le premier des services publics l'éducation nationale est le premier employeur de France et dans ce projet de loi de finances pour 2025 une fois de plus l'éducation national restera le premier budget de la nation depuis 2017 l'école a été la priorité elle a été le fil rouge de l'action du Président de la République elle a été le fil rouge des différents gouvernements qui se sont succédés parce que tout simplement c'est à l'école à l'école que nous pouvons briser les inégalités de destin c'est aussi à l'école que nous pouvons que nous devons d'ailleurs en finir avec l'assignation résidence qu'elle soit sociale ou territoriale et puis c'est aussi à l'école que nous devons en somme renouer avec la promesse républicaine oui c'est à l'école que s'éveille la prochaine génération et que s'affirme notre République et c'est pour cela que depuis 2017 nous avons investi plus de 14 milliards d'euros supplémentaires dans l'éducation nationale en 2017 en 2017 le budget de ce ministère de mon ministère s'élev à 46 48 pardon 48 un peu plus de 48 millions 48,8 milliards pardon d'euros et en 2025 il s'élèvera à 63 milliards d'euros sous aucun autre quinquena sous aucun autre SEPA de gauche comme de droite les moyens alloués à l'école de la République n'avaient connu une telle progression aujourd'hui ces investissements sans précédent se traduisent très concrètement par des progrès sociaux et éducatifs sur tout le territoire laissez-moi en citer quelques-uns en cette rentrée 2024 nous achevons le dédoublement des petites classes en zone d'éducation prioritaire REP et REP plus et les évaluation le démontre lorsqu'elle entre au collège la génération qui a bénéficié du dédoublement en Rep plus rattrape déjà l'écart par rapport à la moyenne nationale nous progressons vers le haut autre exemple depuis 2022 les professeurs ont vu leur rémunération augmenter de 258 € pardon net par mois en moyenne soit une progression de 11 %. et cela c'est sans compter ni le PACT enseignant ni les mesures de protection exceptionnelle prises durant les crises cette année encore je peux citer les infirmières et les infirmières scolaires qui comme les assistantes et les assistants de service social ont vu leur rémunération progresser de 200 EUR net par mois ce sont là les des améliorations que je considère des améliorations des conditions d'emploi qui contribue au bien-être au bien-être de tous les acteurs bien-être qui est à l'école fondamental et je le dis à la fois en tant que ministre mais également en tant que médecin par ailleurs sur l'année scolaire 2023-2024 grâce au Pact enseignant ce sont 2 millions d'heures supplémentaires de remplacement qui ont permis de palier des absence de courte durée dans les collèges et les lycées ce Pact c'est je crois la juste la juste rémunération de mission supplémentaire que des professeurs volontaires assurent pour la réussite des élèves avec 63 € nets par heure de remplacement et 47 € net par heure de devoirfit ou de stage de réussite le PACT c'est au total 8 millions d'heures pour la réussite des élèves 8 millions d'heures et le PACT c'est aussi très concrètement en moyenne pour nos enseignants pour nos professeurs 2500 € de rémunération supplémentaire sur l'année pour ceux qui s'y engagent c'est-à-dire environ aujourd'hui un professeur sur trois alors je sais mesdames et messieurs les députés que vous débattrez d'amendements qui proposeront de supprimer le pacte alors je le dis très nêement supprimer le pacte reviendrait à privé des élèves de millions d'heures dont ils ont tant besoin ce serait privé nos professeurs de la reconnaissance financière que nous leur devons et mon objectif il est bien de poursuivre cet investissement avec 98 millions d'euros de plus à louer cette rentrée pour le remplacement de 4 millions d'heures d'absence sur l'année scolaire actuelle chaque heure chaque heure j'insiste de cours manqué c'est une chance de perdu pour un élève et je refuse cette fatalité mesdames et messieurs les députés les faits sont têtus au total entre les moyens disponibles pour 2024 après mise en œuvre des économies demandées en février dernier au ministère et ce dont mon ministère disposera pour ce projet de loi de finance 2025 le budget de l'Éducation nationale progressera de 834 millions d'euros plus 834 millions d'euros alors j'entends bien sûr que pour beaucoup d'amoureux de l'école tout cela n'est pas assez que beaucoup reste à faire que toutes les feuilles de paix ne sont pas encore au niveau de l'engagement sans faille de nos personnels que toutes les familles de France n pas encore retrouvé confiance dans leur école qu'il nous reste encore tant à faire pour la reconnaissance des personnels pour la confiance des parents et pour la réussite de nos élèves là aussi je seraiis franche je serai directe oui je ne vais pas tourner autour du pot il reste beaucoup à faire il reste beaucoup de chantiers à ouvrir il reste beaucoup d'engagement à tenir et c'est justement cette cause la cause de l'école qui nous réunit aujourd'hui et qui me mobilise chaque jour mais regardons aussi la de ce projet de loi de finance grâce à l'augmentation que j'évoquéis du budget de l'Éducation nationale celle que j'ai pu obtenir le taux d'encadrement pourra encore progresser dans nos écoles dans nos collèges dans nos lycées en France dans le premier degré public le nombre d'élèves par classe s'élèvera un petit peu plus de 21 élèves à la rentrée 2025 la prochaine rentrée et je veux souligner que c'est là le niveau le plus bas depuis que nous mesurons cet indicateur et juste pour mémoire je rappellerai qu'en 2017 il y avait à ce moment-là là pratiquement 24 élèves par classe contre un peu plus de 21 aujourd'hui dans le second degré public le nombre d'heures hebdomadaires d'enseignement par élève progressera comme c'est le cas depuis 2022 je rappelle aussi que la baisse du nombre d'élèves de près de 100000 la baisse démographique à la rentrée prochaine aurait conduit mécaniquement à retirer 5000 postes d'enseignants 5000 à la rentrée 2025 si on avait voulu s'ajuster à la démographie plusieurs d'entre vous proposont d'amender ce montant le montant de 5 de de postees retiré je l'ai déjà dit je suis ouverte à des évolutions durant les débats parlementaires notamment pour tenir compte d'une part de l'impact sur les fermeture de classe en zone rurale et d'autre part pour pouvoir poursuivre le choc des savoirs qui a été engagé au collège mesdames et messieurs les députés cette loi de finances 2025 créera également postes d'assistant d'éducation pour les élèves en situation de handicap les aesh pour la rentrée 2025 ce qui portera à 13000 les créations de postes de ces aesh depuis 2022 je le rappelle aussi 2/3 2/ 3 de nos ah sont désormais en CDI c'est trois fois plus qu'il y a 2 ans et toutes et tous les aesh bénéficient à présent d'une griille d'avancement à l'ancienneté et enfin leur rémunération a été augmentée de 13 %. au total le budget de l'école inclusive aura plus que doublé depuis 2017 en passant de 2,1 à 4,6 milliard d'euros pour 2025 mesdames et messieurs les députés l'école est je crois à la croisée des chemins et deux directions s'offrent à nous la première c'est celle du renoncement renoncer à l'exigence qui serait abandonné tous les efforts entrepris depuis 2017 pour élever le niveau de chaque élève et qui en perait le prix qui perait le prix de ce renoncement bien ce serait par exemple les élèves de l'école Pierre et Marie cur de gargelgonès qui apprennent à lire écrire et compter dans des classes de 12 élèves aujourd'hui ce serait les élèves de 6e du collège Chabana à Pontoise qui bénéficie de groupes de besoins en français et en mathématiques dans des groupes qui sont aujourd'hui réduits à 15 élèves ce serait aussi les élèves du collège la justice à sergie ou du collège de saintc leg en saéloire ou du lcé des métiers du domaine de l'aiguille d'aiguille pardon dans le vauluse qui grâce au Pact enseignant ont un professeur remplaçant en cas d'absence et pourtant certains ici voudront reculer certains voudront ici renoncer oui certains je sais défondons ici bec et h ce renoncement en y ajoutant des promesses illusoires comme celle de la gratuité totale alors bien sûr certains maères offrent une gratuité ciblée pour des fournitures scolaires basé sur des critères sociaux des critères territoriaux et je veux ici les en remercier mais soyons clair la gratuité totale pour tous la gratuité totale partout c'est une chimère c'est une chimère car au bout du compte c'est toujours le contribuable qui pe mais une autre voie existe celle de l'ambition de l'exigence pour notre jeunesse de l'élévation qui consiste àer chaque élève au plus haut niveau au maximum de ces possibilités car l'école a pour devoir d'ouvrir tous les chemins pour que chaque jeune puisse choisir le sien parce que quand l'école progresse au bout du compte c'est toute la République qui s'élève alors oui nous devons prendre toutes les décisions pour relancer l'ascenseur scolaire dans notre pays et c'est bien le choix que je fais c'est le choix que nous faisons ensemble avec les députés qui soutiennent l'action du gouvernement je présenterai dans les prochains jours l'acte 2 du choc des savoirs c'est-à-dire les décisions que je mettrai en place avec la communauté éducative pour la rentrée 2000 25 je le ferai après avoir consulté les professeurs leurs représentants syndicaux les chefs d'établissement et tous ceux qui aiment l'école et qui œuvrent au quotidien pour la réussite de nos élèves dès la rentrée des vacances d'automne dans quelques jours je rendrai ces arbitrages pour étendre aux classes de 4e et 3e la dynamique engagée en 6e et 5e j'annoncerai également des décisions pour renforcer l'apprentissage des savoirsfond fondamentaux du primaire du premier degré jusqu'au lycée pour également donner plus d'autonomie au chefs d'établissement et enfin pour offrir un accompagnement sur mesure à chaque élève et c'est en annonçant ces mesures de rentrée pour la rentrée 2025 dès novembre 2024 dès les jours à venir dans une dizaine de jours je veux par cela en cela souhaiter je souhaite donc offrir une stabilité une continuité une visibilité aux équipes sur le terrain qui en ont besoin pour pouvoir mettre en place cette rentrée 2025 plus elles auront de temps plus cela sera facile pour elles mais j'ajoute aussi et je veux le dire très clairement et avec force dans certains collèges et lycées élever le niveau passe aussi par rétablir l'ordre et je veux d'abord remercier ici toutes celles tous ceux qui uvrent au quotidien pour le maintien de l'ordre et la discipline dans nos établissements je je veux qu'ils sachent très clairement qu'ils ont et qu'ils auront toujours tout soutien mais les fruits les faits pardon les faits de violence que nous avons pu observer depuis cette rentrée démontre qu'il faut aller bien plus loin et je prendrai des décisions en la matière qui s'intégreront à cet acte 2 du choc des savoirs mesdames et messieurs les députés je sais que nos débats nos débats seront âpres seront pres car je crois qu'ils révéleront la vérité des choix à faire pour notre école mais je sais aussi que nos débats seront fervant car nous partageons je crois tous ici une passion pour notre école alors je formule le vœux que ensemble nous saurons j'espère que nous saurons conforter ce budget qui est le budget de nos élèves celui de nos professeurs celui de tous les personnels de l'Éducation nationale c'est donc le premier budget de la Nation sur lequel nous allons travailler ensemble que j'espère nous pourrons conforter je vous remercie et je cède la parole à mon ministre délégué je vous remercie monsieur ministre délégué c'est à vous merci madame la Présidente Monsieur le rapporteurs mesdames messieurs les députés je vais pas cacher d'abord mon plaisir de retrouver la Commission dans laquelle je siégeais comme député il y a encore quelques semaines où je reconnais de nombreux collègues j'étais effectivement pas très très loin et où je suis souvent intervenu pour parler et défendre la cause de notre école ici nous avons pu avoir tantôt des accords tantôt des désaccords c'est l'essence du débat démocratique n'est-ce pas et du débat parlementaire du parlementaire auquel nous sommes tous attachés ce qui est sûr je le sais c'est que cette commission est un lieu de conviction et d'engagement je veux les saluer quels que soi les les bords politiques auquels vous faites partie madame la ministre larapé notre ambition notre unique boussole pour notre école c'est tout simplement de mettre en œuvre toute notre énergie et tous les moyens nécessaires pour que chaque élève quel que soit son origine sociale ou géographique puisse se construire par l'instruction et par la transmission des valeurs qui sont au fondement de notre nation ce budget 2025 vous le savez a été élaboré dans les conditions politiques dans les conditions calendairire et dans les conditions financières qui sont absolument inédites il est donc évidemment perfectible et au regard des amendements déposés je ne doute pas que le débat parlementaire qui sourvre viendra l'enrichir dans le contexte très difficile que je viens d'évoquer le budget de l'Éducation nationale s'affirme incontestablement comme la première priorité du gouvernement il inindra en 2025 un niveau historique et record de 63 milliards d'euros quand tout nous contraint sur le plan budgétaire le gouvernement assume d'en faire plus pour l'école en complément de ce qui vient d'être dit par la ministre Anne Jun je reviendrai pour ma part sur les éléments saillants du budget à la fois en matière de réussite scolaire mais aussi en matière d'enseignement professionnel la réussite scolaire d'abord pardon monsieur le ministre s'il vous plaît vous pouvez arriver un peu le plus silencieusement possible le plus discrètement possible merci je vois beaucoup d'impatience à ce qu'on parle de réusscite scolaire et d'enseignement professionnel j'en suis ravi donc la réussite scolaire d'abord pourquoi d'abord parce que c'est la première mission de l'école et que c'est essentiel de pouvoir le rappeler une mission qui n'est pas un objectif uniforme il n'y a pas qu'une manière de réussir que ce soit à l'école ou dans la vie mais l'école doit clairement assumer de valoriser l'effort et de cultiver le mérite de soutenir tous les élèves qui se donnent du mal au fond elle doit viser la réussite pour tous sans pour autant renoncer à l'excellence et le projet de loi de finance qui vous a présenté traduit cette ambition d'abord en matière d'école inclusive faire de la réussite scolaire une priorité nationale c'est assumer de prendre à bras corp la situation spécifique des enfants en situation de handicap je le disais lorsque j'étais député ici même et je le redis aujourd'hui beaucoup a été fait depuis 2005 puisque 500000 enfants en situation de handicap sont aujourd'hui scolarisés dans notre système scolaire mais le chemin parcourir est encore long c'est vrai 4,6 milliards d'euros ils seront consacrés en 2025 et il faut le dire c'est un niveau qui n'a jamais été atteint dans toute l'histoire de notre école et qui démontre l'engagement de toute la nation au côté des enfants en situation de handicap et de leur famille dans le détail ces moyens supplémentaires permettront d'engager 2000 emplois d'Es pour répondre à l'augmentation des besoins soit l'équivalent de 3175 agents dans nos établissements 500 emplois supplémentaires seront spécifiquement dédiés à l'enseignement pour les enfants en situation de handicap que ce soit à travers les dispositifs Ulis mais aussi à travers le développement de l'inclusion des enfants atteints de trouble du neuréveloppement les TND le fond dédié à l'achat des matériels pédagogiques adaptés sera reconduit et doté d'une enveloppe de 25 million d'euros mais évidemment tout n'est pas qu'une question de moyen nous le savons il faut renforcer les perspectives de carrière des simplifier les procédures administratives qui pèsent sur les famill accélérer les coopérations avec le médicosocial et développer la formation des enseignants sous l'autorité du Premier ministre Michel Barnier de la ministre Anne Jun et en lien avec nos collègues Paul Christophe et Charlotte parmentil LEC j'ai entamer ce travail qui nous tient à cœur et je souhaite mener avec l'ensemble des acteurs concernés évidemment les parlementaires pour ouvrir un nouveau chapitre de la prise en charge du handicap à l'école et je sais qu'il est attendu par beaucoup ici même la réussite pour tous c'est aussi lutter inlassablement contre ce fléau national qui est le décrochage scolaire en 2023 près de 62000 élèves étaient en situation de décrochage aucun enfant par définition condamné à l'échec des progrès ont été réalisés ces dernières années à travers les actions de la mission de lutte contre le décrochage scolaire qui engage tous les personnels du ministère les efforts ont porté essentiellement sur la prévention du décrochage par une meilleure détection des signaux faibles pour traiter le problème à la racine et je voudrais dire que le PLF renforce les crédits alloués à cette priorité en augmentation de 2 million d'euros par rapport à 2024 ne laisser aucun enfant au bord du chemin c'est aussi défendre l'égalité des chances dans notre ralité et je sais que c'est un sujet qui est au cœur des préoccupations de cette commission des élus locaux et que je partage totalement par exemple les territoires éducatifs ruraux les TER qui visent à constituer des réseaux de coopération locale autour de l'école et à renforcer la prise en charge pédagogique des jeunes pendant et en dehors du temps scolaire vont voir leur budget augmenter d'un million d'euros en 2025 et ces moyens supplémentaires permettront de poursuive le déploiement du dispositif avec un objectif de 300 territoires engagés à terme s'agissant des internats d'excellenceces ruraux dispositif qui me tient à cœur l'État intervient pour soutenir les collectivités à auteur de 40 millions d'euros afin d'ouvrir et de rénover 4600 places supplémentaires à horizon 2026 qui s'ajouteront aux 4500 déjà créés j'insisterai enfin et surtout sur la voie professionnelle qui scolarise je le rappelle un lycéen sur tris et je veux euh à ce titre remercier tout particulièrement le rapporteur Bert transansort qui s'est saisi de ce sujet dans le cadre de son rapport thématique euh c'est c'est un sujet important et qui mérite toute la lumière dans notre Parlement nous partageons tous la même ambition faire du lycée professionnel une voix d'excellence en le plaçant au cœur et non à la périphérie de notre système scolaire là encore le chantier est devant nous notre système scolaire ne valorise pas encore assez les filières techniques et professionnelles alors même qu'elles seront la clé de boûte du redressement de notre pays il ne faut pas qu'on se raconte d'histoire il n'y aura pas de souveraineté économique énergétique industrielle alimentaire il n'y aura pas de grandes action en matière de prise en charge du grand âge ou ou du soin de manière générale sans un lycée professionnel fort et en l'occurrence je crois que nous sommes à un tournant pour le lycée pro alors que la démographie scolaire est déclinante dans notre pays s'il y a une voix qui gagne des élèves 17000 cette année c'est précisément le lycée professionnel à contrecourant de toutes les tendances auxquelles on pouvait s'attendre ces dernières années c'est la seule voix qui gagne des élèves en septembre 2024 nous avons donc ouvert 380 classes et créé 580 postes d'enseignants dans la voie pro et le PLF vient s'inscrire dans cette dynamique 6,5 milliards d'euros seront consacrés à la rémunération des enseignants soit 100 millions d'euros de plus que l'année précédente les équipes du lycée professionnel ont par ailleurs été les première bénéficiire du PACT avec en moyenne 3250 € perçu de plus par an concernant nos élèves 370 millions d'euros seront en par consacrés aux gratifications des PFMP les périodes de formation en milieu professionnel les dispos tif tout droit ouvert ambition emploi et parcours de consolidation se poursuivront en 2025 afin de lutter contre le décrochage et favoriser l'insertion professionnelle mais le renforcement de l'attractivité du lycée pro passera en premier lieu par l'adaptation de la carte des formations pour développer les filières d'avenir et en faire un véritable levier de développement économique et territorial dans le cadre de la réforme du lycée professionnel l'objectif était de moderniser 6 % de l'offre de formation chaque année en cette rentrée 2024 nous étions à 5,3 % je poursuivrai donc cet objectif en m'appuyant à la fois sur les projets des établissements des enseignants et des filières professionnelles enfin parce que la réussite scolaire passe aussi par le rétablissement d'un climat scolaire apaisé comme ça a été rappelé à l'instant par la ministre jeun je veillerai sans relâche au respect de l'autorité des professeurs au respect des règles au respect des lois dans le lycée professionnel comme dans le reste de nos établissements la protection des élèves et des enseignants sera une priorité tout comme la défense de la laïcité et des valeurs de la République l'affirmation d'un cadre scolaire sain et serein est et sera toujours la première condition à la réussite de la première mission de l'école l'apprentissage et la transmission et je voudrais en particulier répondre à madame la Présidente sur un point que vous aviez soulevé dans votre propos liminaire sur la question de de l'option voiepr en en qpv c'est effectivement une mesure qui avait été inscrite dans le PLF précédent le PLF 2024 qui n'avait pas été réalisé qui avait donc été annulé en cours d'exercice une éimation qui avait été annulé en gestion je voudrais redire une chose évidemment c'est que la dimension professionnelle du lycée pro nous oblige à renforcer la culture économique et financière des lycéens professionnels afin de favoriser leur insertion c'est une clé et donc pour ça euh le PACT a été mobilisé et doit l'être à l'avenir il y a aussi un aspect sur lequel j'insisterai c'est à travers les cités éducatifes qui sont un véritable levier pour continuer cette acculturation et ce développement de compétences pour nos jeunes voilà Mesdames et Messieurs les Députés les priorités qui permettra de financer le PLF pour 2025 au service de la réussite scolaire de tous les élèves et du succès de la voie professionnel je vous remercie et nous attendons évidemment avec impatience vos questions je vous remercie monsieur le ministre nous allons donc passer maintenant à l'avis du rapporteur Bertrand sort pour 10 minutes merci madame la présidente madame la ministre monsieur le ministre chers collègues permettez-moi tout d'abord de remercier l'administratrice de la Assemblée nationale à Gat le naenec Éloïse en stage et ma collaboratrice Marie l viignal pour leur accompagnement précieux sur cette sur ce travail entre 2022 et 2024 le budget d'enseignement scolaire a augmenté de 7,8 % soit près de 6,5 milliards d'euros afin de répondre à deux objectifs principaux restaurer l'attractivité du métier d'enseignant et améliorer l'acquisition par tous les élèves des savoirs fondamentaux la mission enseignement scolaire du projet de loi de finance reste pour 2025 doté du premier budget de l'État avec près de 89 milliards d'euros de crédit soit une légère hausse d'un peu plus de 2 % par rapport à la loi de finance initiale pour 2024 cette variation permet pour l'essentiel de traduire la volonté du gouvernement d'apporter de la stabilité de la continuité à nos élèves au personnel enseignant mais également aux autres personnels qui participent de l'éducation et de l'accompagnement des élèves la légère hausse observée s'explique dans l'ensemble par une grande stabilité des dépenses de fonctionnement et d'intervention et par des tendances haussères mécaniques impactant les dépenses de personnel il s'agit principalement de la hausse du nombre de pensionnés et du taux de contribution aux pensions de l'État et des effets de certaines mesures catégorielles prises dans les années précédentes ces haut sont en partie atténués par un schéma d'emploi enseignant négatif dont les impacts sont très largement concentré sur le premer degré public dans une bien moindre mesure sur le second degré et à proportion dans les premiers et seconds degrés d'enseignement privé au total ce sont ainsi 4000 postes qui sont supprimés ces suppressions étant expliqué par l' indéniable décroissance de la population scolaire déjà observé depuis plusieurs années le budget de l'enseignement scolaire pour 2025 doit être analysé à l'ône du contexte de son élaboration marqué par la conjonction inédite de circonstances l' rendu particulièrement délicate en premier lieu des délis de réflexion et d'arbitrage extrêmement réduit en second lieu un contexte budgétaire extrêmement contraint en 3oème lieu un contexte social sensible les personnels de l'Éducation nationale ayant dû faire face dans les années précédentes à de nombreuses réforme dans un temps réduit après une période marquée par une dégradation de leur conditions d'exercice et une érosion de leur pouvoir d'achat dans ces circonstances il me semble manifeste que le Gouvernement a souhaité proposer une solution équilibrée et qu'il convient de saluer cet effort t tout en y apportant pardon de nécessaires ajustements si je comprends parfaitement la nécessité d'inscrire le budget de l'État et donc de l'enseignement scolaire dans une trajectoire soutenable je continue de croire que l'élan donné dans les dernières années pour redonner à notre école à nos enseignants les moyens d'accomplir leur mission au service de tous les élèves et dans tous les territoires doit impérativement être poursuivi le budget de la mission enseignement scolaire pour 2025 doit donc permettre d'assurer la poursuite de l'essentiel des des chantiers engagés dans la période précédente garantir l'acquisition par tous des savoirs fondamentaux lutter contre les inégalités sociales et territoriales et pour l'inclusion de tous renforcer l'attractivité du métier d'enseignant et améliorer le bien-être des élèves et des personnels sur plusieurs de ces priorités je salue la consolidation des moyens inscrits dans le projet doit de finance en particulier les moyens d'évolu à l'école inclusive qui continue d'augmenter accompagnant la hausse du nombre d'élèves en situation de handicap scolarisé 2000 nouveaux emplois d'ESH sont donc prévus de même que 80 ETP dédiés au déploiement dans quatre départements despôles d'applui à la scolarité qui ont vocation à se substituer progressivement au pial au total ce sont ainsi plus de 4,6 milliards d'euros qui sont dédiés à l'école inclusive en 2025 je salue également le maintien de l'essentiel des dispositifs permettant de lutter contre les différentes assignations sociales ou territoriales les moyens des territoires éducatifs ruraux sont ainsi préservés et même consolidés de même que ce dévolue au contrat d'engagement d'accompagnement au cordé de la réussite ou encore aux fonds sociaux tandis que les crédits destiné aux bourses connaissent une hausse de 34 millions d'euros l'accueil dès 2 ans dans les quartiers prioritaires de la ville se poursuit avec l'ouverture en 2025 de 60 nouvelles classes de toute petite section tandis que l'accès à la culture pour tous les jeunes sera encore renforcé par des moyens supplémentaires à hauteur de 10 millions d'euros prévu pour l'extension de la part collective du passeculture les crédits finançant les mesures déj déployé dans le cadre du choc des savoirs sont également sécurisés poursuite des plans de formation mathématique français maternel pour les enseignants du 1emer degré périnisation du dispositif devoirfit maintien du du dédoublement des classes de grandes section CP et CE1 en éducation prioritaire et du plafonnement des effectifs à 24 élèves dans les autres établissements enfin les efforts pour l'amélioration du climat scolaire se poursuivent une continuité étant prévue dans la lutte contre le harcèlement scolaire de même qu'un renforcement des moyens dédiés à la sécurisation des établissements en complément de mon analyse quantitative des crédits de la mission enseignement scolaire j'ai souhaité comme vous l'avez dit Monsieur le Ministre me pencher plus spécifiquement sur la lutte contre le décrochage scolaire notamment à travers la forme du lycée professionnel qui en fait l'un de ses principaux objectifs en effet si la France présente des résultats honorables en la matière au regard des objectifs européen ce phénomène semble amorcer une résurgence dans les dernières années du fait notamment des effets générationnels longs de la crise covid le décrochage scolaire se traduit en outre toujours par d'importantes disparités entre les filières générales et technologiques d'une part et professionnelles d'autre part les lycéens professionnels représentant ainsi 27 % des lycéens mais plus de 60 % des décrocheurs outre cette disparité le décrochage fait également apparaître de très fortes inégalités sociales et territoriales il touche enfin plus fortement les jeunes affectés par des problèmes de santé les élèves en situation de handicap et les élèves présentant des besoins particuliers si les déterminants du décrochage sont multiformes et trouvent le plus souvent leur racine dans des facteurs externes à l'école celle-ci peineent encore à les contrecarrer et peut même contribuer parfois à les amplifier la réforme du lycée professionnel active donc l'ensemble des leviers de protection identifiés pour favoriser la persévérance scolaire en proposant une personnalisation et une adaptation des parcours un renforcement de l'accompagnement des jeunes une augmentation des temps dédié à l'orientation et à la construction itérative de leur projet une vaste réforme de la carte des formations et une large ouverture de l'école vers les mondes du travail de la formation et de l'insertion réussir la lutte contre pour pardon la persévérance scolaire et pour la qualification de nos jeunes c'est un véritable enjeu de cohésion et de justice sociale c'est vrai pour les quelques c000 d'entre eux qui sortent encore chaque année du système scolaire sans qualification ces parcours de décrochage ne nous y trompons pas ne se déclenchent que très rarement du jour au lendemain il raconte bien plus souvent l'histoire d'un processus long conduisant au désamour progressif et trop souvent réciproque entre un jeune et l'institution scolaire qui ne parvient pas à les intégrer ils sont aussi souvent le fruit d'une orientation faite de renoncement successif et Infiné ressenti comme subi ou construite par défaut à partir d'une connaissance parcellaire d'un paysage de diplôme et de formation de plus en plus complexe et opaque la réforme du lycée professionnel et au-delà les réformes prises pour améliorer l'accompagnement les jeunes des jeunes dès le plus jeune âge notamment dans le cadre du choc des savoirs permettent d'apporter de nombreuses réponses pertinentes à ces problématiques désormais bien identifiées elles impliquent un pilotage national volontariste qui passe par une clarification des objectifs et des compétences des différents acteurs de l'éducation de l'orientation de la formation et de l'inertion professionnelle elle passe aussi par un investissement de l'État dans la durée pour la mise en œuvre des réformes engagées notamment en faveur de l'acquisition des savoirs fondamentaux pour tous dès le plus jeune âge enfin elle nécessite la consolidation des moyens dans nos territoires ruraux et l'accompagnement adéquat de la reprise démographique dans l'enseignement agricool à défaut nos objectifs collectifs ne seront pas atteints au terme de cette double analyse et animé d'un fort esprit de responsabilité au regard de la nécessité de préserver les équilibres budgétaires voici donc les propositions de modification j'entends aborder au budget que nous examinons ce soir en premier lieu la baisse démographique ne me semble pas pouvoir justifier la suppression de 4000 postes le taux d'encadrement des élèves dans le premier degré doit continuer à s'améliorer et tout doit être fait pour préserver nos écoles rurales partout où cela est possible en même temps l'amélioration de l'inclusion des élèves en situation de de handicap doit continuer d'être accompagné à hauteur des besoins pour être durable dans le second degré la baisse démographique n'a pas encore réellement commencé et les taux d'encadrement de nos élèves restent trop élevés avec plus de 25 élèves par classe en moyenne au collège et plus de 30 élèves par classe en moyenne au lycée avec un pic en classe de seconde à 31,6 élèves et qui atteint 34 35 et voir parfois plus dans certaines académies le déploiement annoncé des groupes de besoins au collège doit être accompagné de manière pardon de même que la poursuite de la réforme du lycée professionnel je propose donc de restituer en les redéployant les 4000 postes qui est prévu de supprimer en les fléchant sur la préservation des écoles en ruralité la poursuite du déploiement des pôles d'appui à la scolarité une augmentation sensible du nombre de postes dans le second degré pour la mise en place dans de bonnes conditions du choc des savoirs l'amélioration de la vie scolaire et la création des postes nécessaires à la réforme du lycée professionnel et de la carte des formations cette réforme ne peut en effet pas entièrement dépendre du niveau d'adhésion au Pacte des enseignants au lycée pro en second lieu la reprise démographique dans l'enseignement agricole me semble devoir être accompagné au risque de mettre ces structures en péril et de voir les conditions d'enseignement dégradé l'enseignement agricole est en effet indispensable à la vie actuelle comme future de nos territoires ruraux et au-delà à notre souveraineté notamment alimentaire j'ai donc déposé deux amendements qui permettent de sécuriser ces moyens sous réserve donc des garanties apportées par le gouvernement à ces points de vigilance j'émettrai un avis favorable à l'adoption des crédits de la mission enseignement scolaire du projet de loi de finances pour 2025 je vous remercie je vous remercie monsieur le rapporteur nous allons passer si vous le voulez bien Monsieur et Madame ministre la ministre au rapporteurs de aux orateurs de groupe pour 3 minutes chacun et ensuite je vous laisserai vous organiser pour répondre à toutes les questions je vous remercie nous commençons avec le rassemblement national avec Roger chudau merci madame la présidente madame la ministre le budget de la mission enseignement scolaire que vous présentez aujourd'hui est archétypique de ce qui restera dans le champ sémantique comme un marqueur de l' Macron le en même temps le budget augmente en volume de 2 % mais en même temps il est dépourvu de toute ambition ne tire aucune conclusion du choc PISA 2023 comme l'ont fait les Allemands par exemple n'est rien d'autre qu'un catalogue de mesurettes sans effet systémique des cours d'empathie le CNR l'éducation sexuelle les groupes de besoin et cetera et autres faribol vous affirmez comme vos nombreux prédécesseurs que la maîtrise des fondamentaux est une priorité pour vous mais en même temps le coût moyen d'un écolier reste notablement inférieur à celui d'un lycéen contrairement à ce qui se pratique dans les pays de l'OCD qui ont les meilleurs résultats aux évaluations internationales et vous allez une nouvelle fois supprimer des classes dans la France périphérique dont je suis un élu vous poursuivez les dédoublements en Rep et vous expérimentz le 8h 18h mais en même temps vous n'engagez aucune évaluation de l'éducation prioritaire susceptible de faire évoluer un modèle à bout de souffle et vous continuez de refuser d'y consacrer un programme dédié en LOLF ignorant ainsi superbement un rapport de cette commission comme vos trop nombreux prédécesseurs vous multipliez les déclarations martiale sur la défense de lacité mais en même temps vous vous gardez bien de mesurer à l' d'un indicateur LOLF l'évolution de la menace islamiste permanente que que que l'islamisme radical fait peser sur nos enseignements sur nos enseignants sur la laïcité et donc sur la République elle-même et ben oui c'est comme ça c'est la vérité nous pourrions poursuivre cette morne énumération et et multiplier les exemples du double langage qui définit la politique éducative du macronisme car si ce budget est le premier de l'État il est impossible d'y lire d'y identifier madame la ministre une politique éducative qui soit à la hauteur de l'état désastreux de notre système éducatif et des défis gigantesques qui se présentent à notre nation dans les décennies venir le ministère de l'Éducation nationale n'est pas un ministère dépensier contrairement à la Vulgate de Bery il est par essence et par définition par construction même le ministère de l'avenir de la nation son budget est donc un budget d'investissement or un investissement sans penser stratégique sans cap ni boussol n'est rien d'autre qu'un tonneau des Danaïdes pourquoi est-il possible de parler d'objectif de développement durable à l'horizon 2050 et est-il impossible d'imaginer des objectifs qualitatifs éducatifs pour le mi-temps du siècle madame la ministre ce budget préparé durant la période dite des affaires courantes é un budget de routine un budget d'administration générale et non un budget de hautes ambitions pourtant vital pour sauver notre système éducatif du naufrage le groupe rassemblement national porte quant à lui seul mouvement politique à proposer une alternative au Land des de notre système éducatif une autre ambition pour l'école de la République car il sait que c'est dans et par l'école que se dessine le destin et l'avenir de la nation je vous remercie je vous remercie nous passons au groupe Ensemble pour la République avec Céline Calvez merci madame la présidente madame la ministre monsieur le ministre les crédits alloués à l'éducation nationale n'ont cessé de progresser depuis 2017 avec l'augmentation de 834 millions d'euros supplémentaires en 2025 on peut soul la hausse de ses ressources de près de 30 % depuis 2017 une nette progression par rapport à celle des quinena précédent avec cet investissement massif des innovations et une mobilisation pour faire de la France une puissance éducative et juste de nombreuses mesures ont ainsi été mis en œuvre depuis 2017 à ce titre à l'école primaire le dédoublement des classes de grandes section CP et CE1 en éducation prioritaire a permis de favoriser un suivi plus personnalisé les évaluations nationales d'entrée en 6e en atteste c'est près de 20 % d'une classe d'âge qui a pu en bénéficier par ailleurs on peut mentionner d'autres initiatives dans le secondaire et vous êtes revenu dessus tel que la réforme de l'orientation ou encore celle des lycées professionnels de même et sur tous les niveaux d'importants efforts ont été déployés pour une école plus inclusive un budget plus que doublé plus 67 % en nombre d'aesh et si la précarité demeure encore un défi notons une revalorisation salarial de 13 % effectif depuis la rentrée 2023 un CDI pour 2 ti3 des aesh ainsi qu'une une facilitation pour avoir des temps de travail complets en partenariat avec le collectivité l'école les local si les enseignants ont déjà vu leur rémunération notablement revalorisé depuis 2017 via plusieurs hausses consécutives du point d'indice une augmentation significative de prime ou encore la mise en place du pacte enseignant il reste nécessaire de poursuivre ses efforts et là sur 2025 après toute cette dynamique toutes ces actions ne peut que déplorer que l'augmentation prévue cette année pour l'éducation nationale reste en D ça de celle des années précédentes c'est un infléchissement qui questionne il est ainsi à déplorer que les récentes économies demandées par le gouvernement se fassent au détriment de l'éducation nationale au contraire des ministères régaliens eux épargnés alors que de nombreux emplois ont été créés entre 2017 et 2024 dans l'éducation nationale le présent projet de loi de finances propose de supprimer 4000 postes si cette décision peut se justifier par les recherches d'économie et l'importante baisse démographique des élèves de notre pays nous pouvons aussi en prendre le contrepied à ce titre les les députés du groupe Ensemble pour la République soutiendront l'amendement de notre collègue et rapporteur bertranort afin de revenir sur cette suppression et de saisir l'opportunité de renforcer encore davantage le taux d'encadrement des élèves par le personnel enseignant il nous paraît opportun de profiter de cette baisse démographique pour poser un objectif d'effectif alléger de recrutement conséquent et de réaffirmer notre volonté d'améliorer l'attractivité du métier d'enseignant redonner le goût d'enseigner ce n'est pas seulement une question de poste pas seulement une question de rémunération c'est aussi la trans formation de l'entrée dans le métier de la mobilité aussi bien géographique que dans l'information bref des perspectives dès lors madame la ministre comment ce budget 2025 tente-t-il de répondre au défis de l'attractivité du métier d'enseignant sans des garanties suffisantes sur l'ambition éducative du gouvernement et pour jooindre l'avis de notre rapporteur P transort nous ne pourrons pas voter en faveur de ces crédits d'enseignement scolaire je vous remercie je vous remercie nous allons passer au groupe LFI NFP avec Rodrigo Arenas merci madame la présidente madame la ministre chers collègues vous savez madame jeun nous avons été habitués à des interventions hasardeuses à chaque nouvelle prise de fonction à l'éducation nationale mais quand même madame jeun quand même vous avez commencé par confondre la commémoration des attentats terroristes du Hamas en Israël le 7 octobre et l'hommage à Samuel pati et Dominique Bernard puis vous avez enchaîné en nous expliquant que la sainte sa bénéficiait d'un taux d'encadrement scolaire extraordinaire alors même que vos propres chiffres démontrent le contraire quand par exemple dans le classement du nombre d'élèves par classe il est noté que la saintsint se situe à la 94e position un budget ce n'est pas un exercice comptable c'est avant tout un exercice politique qui nous donne votre vision de ce que vous voulez pour la France force de constater qu'en réalité vous ne voulez pas le meilleur en tout cas pas pour une grande partie des Français vous savez ceux qui n'ont pas les moyens d'inscrire leurs enfants dans le privé de se payer une aesh ni même maintenant de tomber malade parce que quand vous refusez dans votre budget d'augmenter les salaires des enseignants et des es de remplacer les enseignants partis à la retraite de mettre en place des règles pour mieux contrôler l'enseignement privé de financer l'attractivité des métiers des soignant scolaire ou encore d'augmenter les crédits alloués aux fonds sociaux pour les élèves précaires je vous le dis oui vous sabotez l'école publique quand on sabote l'école publique ce sont non seulement des millions d'enfants qu'on sacrifie sur l'hôtel de l'austérité mais aussi des milliers de professionnels qui sont maltraités vous ne les lisez sûrement pas mais moi je lis ces centaines de témoignages d'enseignantes et d'enseignants qui n'en peuvent plus de de ne pas pouvoir faire correctement leur travail à qui l'on impose des réformes inutiles tous les 4 matins qui sont démunis face à la souffrance de certains de leurs élèves en manque d'Es qui ne peuvent être remplacés comment c'est possible d'être sour à ce point à moins que cela fasse partie de votre stratégie laisser Bercy décider de la destruction de nos services publics qui ont autrefois fait la fierté de notre pays pour les livrer au secteur privé vous savez ceux qui rachètent une partie de notre dette et qui en passant investissent dans la santé la sécurité et les de plus en plus privatisé et robotisé maintenant cela ne vous dérange pas d'assumer la perte de moyens et de qualité pour l'école publique mais nous si nous allons donc voter le plus d'amendements possible pour réorienter ces dépenses nous ne laisserons pas déper assis sans rien faire c'est pourquoi face à votre mantra élever le niveau élever le niveau élever le niveau nous répondons plus de prof plus de prof mieux de prof je vous remerci je vous remercie nous passons maintenant au groupe socialiste et apparenté avec disad merci la présidente madame la Présidente pardon merci madame la présidente madame la ministre monsieur le ministre je vous remercie d'être présent aujourd'hui et d'avoir exposé votre vision de l'école mais je voudrais tout d'abord commencer par dire que il n'y a pas d'un côté ce qui voudrait abaisser le niveau de l'école et ce qui voudrait augmenter le niveau nous sommes tous là réunis par une seule et même conviction la conviction qu'il faut bien sûr que notre école retrouve de l'ambition mais pour cela il faut encore faut-il poser le problème dans le bon sens vous voyez on peut tous se mettre d'accord sur une seule et même chose qu'attend-on de l'école on a tous une définition différente mais à la fin de la journée qu'est-ce qu'on dit à nos enfants quand ils rentrent de l'école est-ce que tu as bien travaillé à l'école pour bien travailler à l'école il faut plusieurs choses mais il faut avant tout des enseignants pour bien faire travailler les élèves et c'est là où le bas blesse le métier d'enseignant qui était censé être le plus beau métier du monde n'attire plus nous n'arrivons plus à trouver des enseignants pour venir dans les classes enseigner et rien que ce fait là devrait tous nous empêcher de dormir et devrait tous nous mettre autour de la table pour travailler ensemble alors pourquoi pourquoi en est-on arrivé là et surtout comment peut-on sortir de là récemment il y a un professeur qui m'a dit cette phrase qui depuis me hante il m'a dit c'est un métier que j'aime mais que je déteste faire pourquoi parce que il se trouve que il enseigne dans un lycée professionnel et que dans sa classe ils étaient 28 élèves et qu'à cette rentrée ils sont passés à 30 élèves d'ailleurs je vous ai ré un courrier monsieur le ministre à ce sujet-l puisquil m'a demandé de vous interpeller c'est ce que j'ai fait comment peut-on bien faire travailler tous les élèves quand on a 30 élèves dans sa classe en lycée professionnel c'est impossible et c'est ce sentiment là qui qui qui qu'il a et c'est pour ça qu'il dit qu'il déteste faire ce métier alors qu'il aime encore le faire et c'est ce paradoxe là qu'on doit résoudre il faut qu'on repose le problème dans le bon sens et lorsque vous arrivez que vous prenez vos fonctions et que la premiè première mesure que vous annoncez la première mesure budgétaire c'est la suppression de 4000 postes donc 3000 dans le premier degré plus de 3000 c'est le mauvais signal qu'on donne on a là madame la ministre une chance historique devant nous oui il va y avoir moins d'élèves en classe et le fait qu'il y a moins d'élèves en classe c'est notre chance historique pour enfin faire baisser le nombre d'élèves par classe le président Macron a mené une grande politique dont vous êtes tous très fiers c'est de diviser de le dédoublement des classes dans les endroits les plus difficiles en répérer plus et vous avez dit vous-même madame la ministre que nous en avions les résultats que ça marchait mais ça marche parce que tout simplement on peut mieux apprendre on peut mieux enseigner quand il y a moins d'élèves par classe vous disiez qu'on avait baissé le nombre d'élèves par classe qu'on était à 21 mais c'est une moyenne on a réussi à le baisser parce qu'il y a eu le dédoublement des classes en vérité dans les classes primaires en maternelle comme en élémentaire on est plutôt à 24 25 voire des fois 28 élèv en classe c'est le cas de mes élèves c'est cas de mes enfants pardon ils sont 28 en en en maternelle c'est le cas aussi d'autres classe pour bien apprendre à l'école il faut baisser le nombre d'élèves par classe moi j'ai presque envie de de rassembler notre propos aux socialistes là-dessus il faut prendre le signal de cette arme et agir pour pour cela merci madame la Présidente je vous remercie pour les la droite républicaine Pascal B merci madame la présidente madame la ministre monsieur le ministre parce qu'elle prépare l'avenir de notre nation l'école est et doit rester au centre des priorités au regard du contexte budgétaire contraint que nous connaissons je veux saluer au nom de mon groupe l'effort déployé par le gouvernement pour poursuivre la hausse des crédits de la mission enseignement scolaire en 2025 ils atteindront un niveau historique à 63 milliards d'euros il faut bien mesurer la signification de ce choix politique fort pour notre école dans ce cadre madame la ministre je souhaiterais en particulier vous interroger sur les mesures permettant d'améliorer l'attractivité du métier d'enseignant contenu dans ce projet de loi de finance au-delà des revalorisations conduit ces dernières années pouvez-vous nous indiquer quelle est votre feuille de route en la matière et quels moyens y seront consacrés en 2025 je suis pour ma part convaincue qu'il ne faut pas simplement se limiter à la dimension salariale mais aussi agir sur les conditions de travail et les perspectives de carrière des personnels s'agissant de l'école inclusive nous pouvons collectivement nous réjouir du chemin parcouru depuis la loi fondatrice de 2005 500000 élèves en situation de handicap sont aujourd'hui scolarisés c'est une chance qui représente aussi un défi de taille pour notre école en réponse à l'augmentation des besoins d'accompagnement le budget 2025 prévoit aussi la création de 2000 emplois d'aesh soit plus de 3000 agents sur le terrain au-delà des problèmes des probables difficultés de recrutement je tiens à souligner l'importance d'accompagner la hausse des effectifs par un effort supplémentaire de financement de la formation de mise à disposition d'outils pédagogiques et de support d'enseignement adapté prévoyez-vous de réaliser un bilan d'étape de cette école inclusive au plus près de la réalité que vivent les enseignants et l'ensemble des élèves enfin au-delà de l'effort nécessaire à réaliser sur le schéma d'emploi il me semble nécessaire d'approfondir la réflexion quant aux réformes structurelles à mener monsieur le Premier ministre a annoncé souhaiter mener un plan de réforme à 5 ans dans ce cadre j'estime que le ministère de l'Éducation nationale doit prendre sa part et repenser en profondeur la technostructure pour en réduire le coût attaché à la qualité de l'enseignement prodigué à nos enfants mais soucieuse de respecter les limites budgéires de l'état nous considérons qu'il s'agit du moyen le plus juste et efficace pour réaliser des économies par conséquent avez-vous identifier madame la ministre des leviers qui permettrai de faire des économies structurelles dans le cadre d'une future réforme je vous remercie nous avons ensuite pour le groupe écologiste et social Arnaud Bonet madame la présidente madame la ministre mes chers collègues dès votre nomination vous avez annoncé vouloir maintenir le cap un cap composé de chimè et de mesconnaissan après avoir proposé le remplacement de postes vacant par des enseignants à la retraite sans commentaire le gouvernement prévoit dans le PLF la suppression de 4000 postes d'enseignants sous prétexte d'une baisse attendue du nombre d'élèves à la rentrée prochaine nous avons les classes les plus chargées d'Europe nous avons les classes les plus chargées d'Europe nous avons les classes les plus chargées d'Europe la suppression de 4000 postes trera une dégradation certaine des conditions d'enseignement et d'apprentissage des élèves l'alerte sociale déposée par l'ensemble des organisation syndicale représentative est inédite et témoigne du du caractère alarmant pour la santé de l'école publique les inégalités entre le secteur privé et le secteur public se creuse comme le dit Stéphane boneri qui est enseignant en éducation la mise à place statistique est instructive l'attribution des postes par la politique nationale est quasiment toujours à l'avantage du privé sinon équitable en proportion mais jamais favorable au public quand les effectifs d'élèves progressent le public doit absorber davantage le flux plus 1 8 % entre 2003 et 2011 contre 0,7 % pour le privé sous contrat mais l'évolution du nombre d'enseignants lui est égal et quand les effectifs scolarisés baissent partout la réduction de postes est en proportion bien plus dur dans le public il me semble important aussi de souligner l'incohérence de l'argument avancé pour justifier la suppression de postes d'enseignant d'après le snfsu dans le second degré le nombre de postes en 7 ans a diminué de plus de 8800 alors que le nombre d'élèves a augmenté de plus de 7400 il faudrait donc plus de 101600 emplois pour retrouver le taux d'encadrement de 2017 malgré cela vous diminuez encore les postes en outre une rémunération des personnel trop faible couplé à l'allongement du délai de carence de 1 à 3 jours pour les fonctionnaires brillant idée participe à nouveau à affaiblir les droits des enseignants ainsi que leur bien-être au travail c'est certainement comme ça qu'on va en recruter plus le salaire moyen des enseignants reste inférieur à la moyenne des salaire des des enseignants des pays de l'OCDE al notamment en milieu de carrière quand même he quand dans les autres pays c'est une linéaire chez nous c'est une exponentielle votre gouvernement participe à la précarisation des enseignants depuis des années et à la casse de l'école publ euh pour lutter contre cela je je ne doute pas que vous trouviez face à vous l'ensemble du nouveaux front populairire pour s'opposer à ces réformes et ma question est donc simple allez-vous accepter le budget que nous allons proposer ou allez-vous laisser torpiller votre propre budget en pardon vous allez-vous torpiller ce que nous allons proposer et refuser ce budget pour votre ministère je vous remercie nous passons maintenant au démocrates avec Laurent Croisier merci Madame la la présidente madame la ministre monsieur le ministre mes chers collègues c'est à l'école que tout commence c'est à l'école que s'engag les batailles contre les inégalités contre les déterminismes sociaux que n'est le vivre ensemble et s'incarne la promesse républicaine d'émancipation les députés du groupe démocrate se réjouissent du choix du gouvernement de préserver le budget de la mission enseignement scolaire malgré le nécessaire effort budgétaire avec 64,5 milliards d'euros ce budget reste le premier de la nation en augmentation de 132 millions d'euros par rapport à 2024 nous sommes profondément attachés à l'égalité des chances nous saluons la continuité de l'effort en faveur de l'école inclusive avec la création de 300 emplois pour poursuivre l'ouverture de classe ULIS et la création de 2000 postes d'accompagnants d'enfants en situation de de handicap si l'augmentation du nombre de postes est à saluer la précarité du statut d'AES et la faiblesse de leur rémunération demeure un enjeu fondamental sur lequel il nous faut collectivement et rapidement travailler ce budget poursuit également la transformation de la voie professionnel comme un trempelin vers l'emploi nous serons à vos côtés pour faire que le lycée professionnel redevienne une voie de réussite et d'excellence reconnue par tous madame la ministre l'école doit inspirer respect et confiance aux élèves aux parents aux professeurs qu'il est fondamental de replacer au centre des préoccupations de l'éducation nationale nous souhaitons que l'école soit ce lieu exigeant et bienveillant de transmission des savoirs nous partageons avec vous l'urgence d'élever le niveau de l'école C nécessite de bonnes conditions d'apprentissage pour les élèves ainsi que des professeur bien formés mieux considérés et mieux payés à ce titre nous souhaitons une loi de programmation pluriannuelle de revalorisation salariale ce sont les enseignants qui résoudront les problèmes que rencontre l'école c'est précisément la raison pour laquelle nous sommes déterminés à faire évoluer le projet de loi de finance sur la suppression des 4000 postes d'enseignants depuis un table exxcel de ber la suppression de 4000 de 4000 professeurs sur les 800000 que compte l'éducation nationale apparaît sans doute négligeable abstraite dans un contexte réel de baisse de la démographie scolaire mais dans nos circonscriptions dans nos communes dans nos écoles ces suppressions sont très concrètes ce sont des fermetures de classe particulièrement dans nos communes rurales ce sont des effectifs de classe en hausse dans les écoles impactées par ces fermetures bâtir un budget c'est faire des choix et nous croyons que et nous ne croyons pas que supprimer 4000 postes de professeurs soit un bon choix au moment où nous avons des difficultés à recruter au moment où nous n'arrivons pas à placer un enseignant devant chaque classe au moment où il est urgent de d'élever le niveau notre groupe défendra plusieurs amendements qui viendront proposer de faire de la baisse de la ie une opportuné une opportunité ainsi préserver ces 4000 postes d'enseignant je nous passons maintenant au groupe horizon et indépendant avec Jérémie patrius merci madame la Présidente la ministre monsieur le ministre je veux au nom des députés du groupe horizon et indépendant vous adresser mes félicitations républicaines pour votre nomination et vous dire que nous souhaitons votre réussite car elle sera celle de notre école au moment où nous examinons le le budget de l'école je veux également remercier les 1,2 million de personnels qui portent notre cole malgré les difficultés les contraintes les interrogations sur l'avenir de leur métier pour notre groupe l'école est et doit être la priorité de notre nation la mer des batailles et des réformes notre école vous l'avez rappelé est à la croisée des chemins et nous devons la renforcer car il en va de l'avenir de nos jeunes de notre pays si la mission enseignement scolaire est en hausse pour 2025 et traduit la poursuite des engagements et des réformes entamées les défis sont nombreux pour ne pas dire immenses et il nous faut y apporter des réponses concrètes et ambitieuse j'en citerai quelques-uns l'élévation du niveau l'excellence scolaire et la réduction des inégalités doivent être des priorités les classements PISA en témoigne il nous faut renforcer l'apprentissage des savoirs fondamentaux dès la maternelle avec des évaluations nationales et des dispositifs de soutien pour réduire les écarts scolaires vous avez évoqué monsieur le ministre le décrochage scolaire qui est un fléau que nous ne pouvons accepter le renforcement de notre école inclusive et la mise en place d'une réelle égalité des chances à l'école doivent se renforcer il est t urgent d'améliorer l'accueil des élèves en situation de handicap même si la rémunération des AES qui interviennent sur le temps méridien sera désormais prise en charge par l'État il nous faut renforcer leur rémunération et leur accorder un véritable statut le métier d'enseignant et ça a été évoqué par ma collèg socialiste est au cœur de la promesse républicaine et force de constater qu'il n'est pas assez considéré dans notre société pour ne pas dire dévaloriser ce budget poursuit l'effort en faveur de la revalorisation des rémunérations mais il nous faut aller plus loin l'enseignement professionnel vous l'avez dit est et doit être une voie d'excellence car il est au cœur de notre système scolaire nous devons valoriser les filières technique professionnel car elles sont une chance nous le croyons pour redresser notre pays et garantir sa souveraineté notre école doit être un sanctuaire et la laïcité à l'école doit être garantie face aux menaces qui pèent sur elle et à ses ennemis encore 110 atteintes à la laïcité en septembre 2024 nous soutenons donc votre proposition d'augmenter les volumes d'heur consacrés à la la CIT aux valeurs de la République madame la ministre dans la formation initiale des professeurs mais il faudra aller plus loin dernier défi que je souhaite évoquer sans doute le plus grand pour notre école c'est celui de la baisse de la démographie scolaire une baisse historique avec 500000 élèves en mois en 10 ans elle va entraîner des fermetures de classes et d'écoes et si nous voulons éviter des drames des fermetures annoncées du jour au lendemain il nous faut changer de méthode changer de méthode car la baisse de la démographie doit nous permettre de faire baisser le nombre d'élèves par classe changer de méthode car il nous faut préserver nos écoles rurales et j'aimerais vous interroger madame la ministre sur les annonces qu'avait fait la première ministre en 2023 sur une carte scolaire à 3 ans et la mise en place d'instance de la concertation notre groupe votera cette mission budgétaire mais souhaite un débat approfondi sur votre proposition que comme d'autres groupes ici nous n'acceptons pas celle de la suppression de 4000 postes d'enseignants et nous aurons-nous aussi un amendement à ce sujet merci pour le groupe lot Nicole ser merci merci madame la présidente madame la ministre monsieur le ministre monsieur le rapporteur chers collègues compte tenu de la situation des compes public nous pourrions nous féliciter de voir le budget pour l'enseignement scolaire augmenter de 1illard800000 toutefois cette hausse ne doit pas cacher les ombres au tableau qui demeurent nombreuses notre groupe souhaite faire part de plusieurs interrogations à la lecture de ce budget la première concerne la beste des postes 3155 dans le primaire et 180 dans le second la diminution des effectifs d'élèves qui touch tous nos territoires sans oublier les outremires ne doit pas servir de justification à ces suppressions bien au contraire ce doit être l'opportunité de diminuer le nombre d'élèves par classe la diminution du nombre d'élèves par classe doit s'étendre à tous les secteurs toutes les zones pour un meilleur apprentissage une meilleure prise en charge de la difficulté scolaire et l'amélioration des conditions de travail et dans enseignement les besoins sont pourtant nombreux éviter les fermetures des petites écoles rurales éviter les fermetures de classes dans nos îles éloignées garantir un climat scolaire apaisé ou encore la scolarisation des enfants en situation d'handicap ce budget enterine ainsi la dégradation du taux d'encadrement à l'école ce qui n'est pas acceptable dans nos collectivités insulaire maintenir l'école et affecter un enseignant dans chaque classe St déjà de véritables défis qui tant notre situation géographique est complexe la deuxième interrogation concerne la question de la revalorisation des enseignant un premier attrapage a été permis nous ne le nions pas néanmoins beaucoup de retard a été pris ces 15 dernières années nous ne devons pas considérer le sujet des revalorisation salarial clos nous attendons toujours un choc d'attractivité or à la rentrée 2024 plus de 3000 postes n'ont pas été pourvus à l'issue des concours et le pacte enseignant n'est certainement pas la réponse adaptée l'an dernier seul trois enseignants sur 10 ont réalisé des missions dans le cadre du Pacte aussi notre notre groupe continue d'appeler à la mise en place d'un plan de revalorisation pluriannuelle pour offrir des perspectives à nos enseignants aussi madame la ministre quelle piste poursuivez-vous et pour quel calendrier concernant la réouverture d'un travail sur les salaires enfin la dernière interrogation concerne la scolarité des élèves en situation de handicap il y a beaucoup à dire mais je n'aborderai que la situation des aesh malgré les récents progrès il reste tellement à faire contre la précarité de ce métier si essentiel aux élèves madame la ministre euh le renforcement de l'école inclusive doit être une priorité comment expliquez-vous la baisse de 2 milliards d'euros pour la formation des AES alors que le budget a une hausse de 2000 postes je vous remercie je vous remercie nous passons maintenant au groupe GDR avec Soumia bouroua merci madame la présidente madame la ministre chers collègues l'éducation nationale subit 90 % de des suppressions de postes public prévu par le projet de loi de finances pour 2025 presque 4000 enseignants feront dé faut cette année dans nos écoles collèges et lycées pour justifier ces réductions le gouvernement invoque la baisse démog pourtant cet argument peine à convaincre face au besoins criants en personnel éducatif à la dernière rentrée 56 % des collèges et lycées manquait d'au moins un enseignant à la rentrée depuis 2017 près de 8800 postes ont été supprimé alors que la France affiche des tailles de classes parmi les plus élevés en Europe aussi bien aussi bien dans les écoles primaires que dans les collège de l'OCDE à titre d'exemple selon les données du rectorat de créille la scène Saint-Denis demeure l'un des départements les plus sous-dotés en personnel notre taux d'encadrement ne fait pas palir d'envie bien des établissements ailleurs en France à la à la méconnaissance de notre territoire nul besoin d'y ajouter du mépris face à cette situation les personnel de l'éducation nationale et les parents d'élèves se mobilisent depuis des mois pour exiger un réol un réel ch choc des moyens pour l'éducation cependant le budget 2025 semble indiquer qu'aucun changement de cap n'est prévu certes le ministère a annoncé la création de 2000 postes d'ESH mais l'ouverture de postes ne garantit pas leur pourvoie ce métier reste caractérisé par une précarité persistante avec un salaire moyen de 850 € sans perspective d'évolution salariale 93 % des 132000 ash dont la majorité sont des femmes restent dans une situation financière difficile la la revalorisation des métiers de la santé scolaire est une nécessité absolue alors que les établissements scolaires sont devenus des déserts médicaux et que les dépistages obligatoires ne sont pas tous assurés auprès des élèves madame la ministre l'intersyndical vous l'a signalé l'éducation nationale traverse une crise sociale qui ne pourra se résoudre que par un investissement significatif la baisse démographique pourrait être une opportunité d'améliorer le taux d'encadrement mais cela implique d'augmenter les recrutements et d'améliorer l'attractivité de ces métiers pour atteindre des taux d'encadrement comparabl à ceux de 2006 il serait nécessaire de créer environ 30000 postes et pour retrouver le niveau de 2017 il en faudrait 10000 de plus nous demandons donc une revalorisation du point d'indice des enseignants ainsi que la création d'un corps de fonctionnaires des catégories B pour les aesh par ailleurs afin de garantir un héritage durable des jeux olympique et paralympique des paris 2024 il est urgent d'instaurer dès le plus jeune âge une culture sportive l'augmentation du volume d'enseignement d'éducation physique et sportive à 4 He éomadair dans les écoles et les lycées en serait une étape clé en scène Saint-Denis on a un besoin urgent de de pour financer la création de postees donc Madame la Ministre quand allez-vous répondre concrètement au syndicat et aux parents d'élèves quelle mesure allez-vous prendre pour répondre à la perte d'attractivité de ces métiers merci et pour finir nous avons le groupe UDR avec Bartholomé le noir oui merci Madame présidente madame la ministre monsieur le ministre comme ce sujet a déjà été longuement abordé je voudrais évidemment parler des la suppression des 4000 postes d'enseignants naturellement il est nécessaire de réaliser des économies afin d'assaignir nos comptes publics et le groupe UDR soutient les mesures d'économie et en propose lui-même par ailleurs afin que l'effort ne soit pas porté sur la hausse des impôts s'agissant de ces suppressions de postees d'enseignant nous nous interrongons toutefois sur la répartition de celle-ci notre crainte est claire que ces suppressions frappent durement les territoires ruraux déjà soumis à une désertification importante des services publics nous nous demandons d'ailleurs pourquoi les économies ne sont pas davantage fait sur d'autres périmètres de l'État au lieu de fragiliser encore un peu plus nos campagnes vous affirmez que cette décision accompagne la baisse des démographique dans nos régions rurales mais soyons clair supprimer des postes d'enseignants et fermer des écoles dans nos communes ne fait qu'accélérer l'exode rural comment les familles pourrai-elles revenir ou s'installer dans nos campagnes si les services public essentiel comme l'école disparaissent ces fermetures d'écoes loin de suivre une tendance risque d'achever ce qui resque reste de vie dans nos villages en privant les enfants d'un accès de proximité à l'éducation et en enlevant aux familles toute envie de s'établir ou de rester en milieu rural ne pensez-vous pas qu'il serait plus judicieux d'avoir une vision à moyen et long terme et d'encourager une politique de natalité nous ne profiterons jamais d'une baisse de la démographie car fermer des écoles aujourd'hui c'est actter l'abandon de ces territoires et condamner leur avenir il est inacceptable de laisser penser que les campagnes doivent se vider tout en restant les bras croisés alors madame la ministre ma question est simple mais essentielle croyez-vous réellement que nos campagnes survivront sans leurs écoles ou est-ce que ce plan de suppression signe en réalité la fin programmée de nos territoires ruraux merci je vous remercie nous allons donc passer maintenant aux réponses des ministres nous vous proposons de répondre et de d'organiser votre temps de parole comme vous le voulez à deux pour 15 minutes si cela vous est possible merci madame la Présidente je vais donc essayer d'être aussi efficace que possible tout d'abord permettez-moi pour en préambule pour répondre à beaucoup de vos questions dans certains thématiques se se retrouvent je d'abord apporter un mot de soutien à nos enseignants à notre école parce que je voudrais quand même souligner je suis allée beaucoup sur les terrain je me suis beaucoup déplacé j'ai trouvé le localement ça ne veut pas dire que tout va bien j'ai trouvé localement des enseignants des équipes pédagogiques des chefs d'établissement qui prennent des initiatives qui mettent en place des mesures au bénéfice de la réussite de nos élèves et je veux les saluer les remercier ils n'ont pas attendu une directive de quelque part pour le mettre en place il faut le saluer parfois dans des conditions qui ne sont pas toujours faciles vous l'avez souligné le nombre d'élèves par classe par exemple mais des moyens sont déployer pour les soutenir et au bout du compte on a des enseignants engagés volontaires et je veux vraiment les remercier ici également le redire je l'ai redit plusieurs fois mais je veux profiter de l'opportunité d'être devant vous pour le rappeler dans les situations où leur autorité serait contestée dans les situation où leur enseignement serait contesté ils me trouveront toujours à leur côté et je souhaite d'ailleurs qu'au-delà de l'institution que je dirige et de la ministre que je suis pas un seul soutien dans la société française ne vienent à leur manquer dans ces conditions-là je veux le dire et le répéter ceci me permet de juste rappeler que lorsque j'entends parler d'une école en état désastreux en état catastrophique c'est affiché un profond mépris pour justement les initiatives de nos enseignants qui permettent à beaucoup de nos élèves de réussir et je veux vraiment les saluer et qui soutiennent également ceux qui sont les plus en difficulté ça a été évoqué mon collègue Alexandre portier l'a évoqué notre votre rapporteur pour ville a évoqué également toutes les mesures qui sont mises en place pour le décrochage scolaire et qui sont soutenu par des enseignants volontaires courageux et déterminés c'est la première chose alors ensuite les deux points que vous avez beaucoup les uns et les autres évoqués sur lesquels je voudrais attirer votre attention en premier c'est la question des suppressions de postees et de l'attractivité du métier les suppressions de poste je me suis déjà exprimé là-dessus et vous dire que d'abord en effet ça a été dit on a une basse démographique qui n'explique pas tout mais qui est en partie à l'origine de de ce choix mais vous dire également que s'il doit y avoir après suppression de poste que de toute façon ça n'est pas une décision centralisée ça se fera avec les élus locaux pour répondre vos soucis notamment de ce qui peut se passer dans les communes rurales et que ça se fera école par école collège par collège lycée par lycée avec un point que je vais détailler juste après néanmoins vous êtes en plein débat vous allez tout à l'heure voter justement les crédits de la mission et j'attendrai de voir ce que l'issue des débats budgétaires donne pour pouvoir avancer voir plus précisément quelle quelle suite il faudra donner aux effectifs d'enseignant et de professeurs et et que que nous aurons devant nos élèves avec je veux quand même le souligner on peut trouver que ça n'est jamais assez mais rappelez encore une fois que le nombre moyen d'élèves par classe entre 2017 et 2024 il a il s'est considérablement amélioré vous avez été plusieurs à le souligner j'entends qu'on puisse avoir envie d'aller plus loin mais je veux quand même souligner ce qui a été fait et et encore une fois remercier les enseignants qui permettent que nos élèves travaillent dans bonnes conditions souligner également que tout ce qui a été fait pour les zones d'éducation prioritaire soulignneer également tout ce qui a été fait pour les élèves qui ont le plus besoin d'être aider un besoin d'être déployé puisque ça porte ses fruits on l' commencé à le voir dès l'année dernière sur les évaluations en 6e les évaluations j'en aurai les résultats après l'audition ici et je pourrais en parler plus longuement dans les jours qui viennent mais je suis convaincu qu'on va voir à nouveau des éléments très favorables et qui confirment que les décisions prises sont les bonnes sur l'attractivité des métiers en effet il faut en parler parce que l'attractivité du métier repose sur sur beaucoup d'éléments évidemment la rémunération mais également le climat scolaire la manière dont on cienne en classe les effectifs par classe également naturellement mais l'attractivité du métier c'est aussi aujourd'hui nous le savons vous savez que nous avons du mal à recruter et l'un des raisons pour lesquels nous avons du mal à recruter et vraisemblablement le niveau auquel se place le recrutement qui se passe au niveau du à la fin d'un programme de de masterérisation d'où la réforme de la formation initiale que je porte et que je trouve pertinent dont j'ai déjà débattu discuté pardon avec mon collègue à l'enseignement supérieur à la recherche Patrick hedzel qui permet de placer un concours en fin de 3e année de de licence pour après rentrer dans un statut d'élèves fonctionnaire ça nous permettra d'aller chercher beaucoup plus d'élèves et ce statut de candidats et ce statut d'élèv fonctionnaire permet également de répondre aux situations d'un certain nombre de nos étudiants qui n'ont pas forcément envie de s'engager ou ne peuvent pas s'engager sur un parcours d'études de 5 années parce qu'ils n'en ont pas tout simplement parfois les moyens financiers il faut le dire et c'est pour ça que j'ai aussi attiré l'attention de mon collègue Patrick etedzel sur le fait que cette ce parcours de tro années doit pouvoir être agile et permettre à des étudiants de le rejoindre comme à d'autres d'en sortir sans être obligé de repartir à zéro il faut qu'ils aient une garantie que ce parcours leur permette de répondre à leurs aspirations qui peuvent changer en cours de route il faut savoir aussi y répondre et ne pas les pénaliser notamment je pense encore une fois à ces étudiants qui savent qu'ils ne pourront faire des études et les financer que pour peut-être tr ans et au-delà ça peut être difficile pour eux donc l'attractivité du métier un vrai défi mais nous y travaillons et rappelez également tout ce qui a été fait je l'ai dit tout à l'heure mais je veux vraiment insister là-dessus sur le fait que nous avons pour la partie rémunération améliorer la rémunération de nos enseignants et vous dire que l'agenda social je souhaite le rouvrir avec les organisations syndicales ça a été évoqué l'alerte sociale que j'ai prise extrêmement au sérieux vous savez que les organisations syndicales ont été reçues à mon ministère très rapidement après cette alerte sociale et qu'un agenda social pourra être ouvert il doit s'ouvrir parce qu'il faut pouvoir dynamiser notamment vous l'avez évoqué les milieux de carrière et les conditions améliorer également les conditions de travail notamment de tous ceux qui sont assistants d'éducation et tous les accompagnants de nos élèves en situation de handicap une fois avoir posé ces sujets sur le nombre de postes et l'attractivité je voudrais également attirer votre attention pour les sujets de ruralité que vous avez évoqué tout à l'heure je crois que s'agissant de la ruralité il va aussi falloir travailler sur la manière dont nous envisageons l'école de demain une école est-ce que c'est une classe avec 5 niveaux et 12 élèves ou est-ce que c'est une école avec des classes dans lesquelles on a des élèves moi je crois ce deuxème modèle qui est beaucoup plus stimulant et qui me semble répondre mieux à ce que nous attendons de l'école mais ça nécessite aussi de repenser la manière dont nous organisons l'école dans zone rural et il y a peut-être des moyens il faut l'imaginer je crois que c'est un agenda que je veux POS à la réflexion pour 2025 car il nous faut envisager l'école pour pouvoir assurer que tous nos élèves partout aent accès à une école de qualité qui pour moi passe par une école avec encore une fois des classes dans lesquelles on trouve des élèves évidemment on est bien d'accord qu'il y a également des enseignants dans un contexte je viens de rappeler où le recrutement n'est pas toujours facile et nous y travaillons pour améliorer justement les conditions de recrutement madame la Présidente vous avez posé plusieurs questions donc j'ai répondu je pense à vos à vos questions sur la la répartition si tel tel était le cas mais je crois que la répartition des suppressions de poste attendons déjà de voir comment les débats budgétaires se terminent avant de faire des hypothèses sur lesquelles nous n sommes pas certains pour les les missions en 6e et 5e vous dire que l'heure de soutien a été convertie en groupe de besoins et j'en ai vu l'efficacité sur le terrain avec des enseignants qui au départ étaient je dois le dire réservés et qui se sont montrés plutôt positif avec des groupes qui vont se mettre pour certains en place juste au retour des vacances d'automne donc attendons de voir également sur la durée je suis très attentive également à l'évaluation des dispositifs mis en place je ne prendrai pas de décision qui balayent d'un trait de plume ou d'un revers de manche ce qui a été mis en place j'évaluerai avant de passer à des décisions qui seraiit de nature à me modifier profondément sachant que l'objectif que je porte encore une fois je crois que contrairement à ce qui a été dit il y a un cap il y a une vision je veux une école exigeante au service de la récite scolaire je veux une école de terrain qui soit à l'écoute il compris du dernier maître de ce qui se passe notamment dans vos communes rurales et je veux une école qui soit une école dans laquelle on puisse travailler sur le bien-être au sens large que soit celui des élèves ou celui des enseignants et un certain nombre de dispositifs à améliorer j'en suis bien consciente sur les crédits pédagogiques pour le premier degré que vous avez évoqué madame la Présidente vous dire que il y avait des crédits qui étaient prévus pour l'achat de manuel scolaire en 2024 que achats qui n'ont pas eu lieu qui sont reportés sur 2025 donù une impression de baisse et qui sont simplement reportés et ces achats de Manuel pourront avoir lieu pour le premier degré avec une attention particulière non seulement aux zonees d'éducation prioritaire mais je veux le souligner également aux plus petites communes dont le budget est beaucoup plus serré et ne présente pas forcément les marges de manœuvre que d'autres communes pourrait avoir monsieur chudau pour répondre très brvement je vais aller très vite parce que je vais pouvoir passer la la parole également sur certains éléments à mon collègue Alexandre portier mon ministre délégué euh vous rappelez monsieur chudau que les programmes sont refondus effectivement pour le cycle 1 cycle 2 et notre refonte est en cours que pour les groupes de besoin nous avons déployé pour cette rentrées scolair 2300 postes et qui ne sont pas remis en question pour la rentrée 2025 le l'examen PISA le test PISA a été fait en 2019 il sera refait cette année en 2025 mais en attendant nous avons des évaluations qui se poursuivront pour toutes les niveaux du premier degré j'ai dit que je pourrait communiquer sur les résultats de ces évaluations dans les tout prochains jours sur les enjeux de laïcité je l'ai redit euh je ne tergiverserai jamais je serai intraitable sur les enjeux d'atteinte à la laïcité et nos enseignants tous nos enseignants et tous les personnels à leur contact auront mon soutien je souhaite également renforcer la formation à la laïcité et notamment en insistant sur la formation dans le mois qui suit l'embauche de tous les personnels contractuels assistant d'éducation et et personnes qui accompagnent nos élèves et je reverrai également le contenu de cette formation pour m'assurer qu'elle correspond bien à ce que nous entendons de la laïcité à la française je suis bien content conscient de ce qu'il a lieu de de faire la vigilance particulièrement exigeante qu'il faut avoir sur ce sujet-là et croyez-moi j serai très attentive euh madame calves vous avez parlé donc des suppressions de postees et de l'attractivité des métiers je crois que j'y ai largement répondu et je je verrai encore une fois la manière dont les débats parlementaires vont avancer nous avons un vrai défi qui est comment répondre à cette évidente baisse démographique je rappelle qu'on a en 10 an perdu pas loin de 750000 élèves et depuis 2020 depuis 2017 pardon c'est pas loin de 400000 élèves que nous avons perdu et pour la rentrée 2025 c'est encore 100 presque 100000 élèves c'est considérable ça demande quand même des ajustements sans non plus taper ou cogier ou ou mettre en difficulté le nombre d'élèves par classe ce nombre d'élèves par classe doit continuer à baisser j'entends ça a été déjà dit à plusieurs reprises que nous ne sommes pas encore au standard européens mais tout le travail qui est fait depuis 2017 et clairement pour améliorer c'est ce que nous avons fait le nombre moyen d'élèves par classe qui ne cesse de baisser avec des disparités dont j'ai bien conscient notamment des classes il faut le dire où il y a très très peu d'élèves pour des raisons notamment d'organisation du territoire et d'autres dans lesquels il y en a à l'évidence trop c'est ce travail ce curseur mais je sais aussi qu'il y a des projets j'en ai encore vu récemment qui permettent de fusionner deux écoles pour retrouver géographiquement et localement à la fois une école avec des classes et des élèves et un nombre moyen d'élèves par classe qui est tout à fait correct et qui rejoint l'ambition qu'on se porte notamment de ne pas dépasser 24 élèves par classe en dehors des zones d'éducation prioritaire alors je vais peut-être ACC un petit peu passer la parole sur les sujets d'inclusion puisque j'ai j'ai rappelé les éléments de travail que N fait nous sommes à quelques mois maintenant de du 20e anniversaire la loi de 2005 pour lequel nous aurons un bilan à faire et qui sera fait et je pour les détails pour les chiffres je laisse la parole à mon collègue monsieur portier merci madame la Présidente je vais répondre essentiellement sur les deux sujets qui sont dans mon périmètre et que vous avez évoqué le lycée professionnel d'une part le handicap d'autre part euh je vais commencer par le lycée professionnel euh monsieur le rapporteur bertansort vous avez évoqué très justement la question du décrochage en lycée professionnel et je voudrais dire euh étant moi-même fils d'artisan que je suis pas toujours satisfait et je pense que la la la manière dont on oriente en lycée professionnel aujourd'hui n'est pas tout à fait à la hauteur de l'ambition qu'on doit porter dans notre pays pour lycée professionnel et c'est pour ça que le sujet de l'orientation vous le savez me tient vraiment à cœur je pense qu'il est central et qu'on doit mettre le curseur de la réflexion maintenant davantage au collège on peut pas accepter que le lycée professionnel puisse être une affectation ou une orientation par défaut c'est pas correct vis-à-vis de nos jeunes c'est pas correct pour le Lycée professionnel tout court sur les différents leviers qu'on peut engager pour lutter contre le décrochage en lycée professionnel il y en a plusieurs la première c'est que pour lutter contre le décrochage il faut faut surtout éviter que les jeunes décrochent il faut toujours dire faut commencer par ça et on a beaucoup de jeunes qui arrivent avec un bagage qui peut être fragile en seconde et notamment sur les fondamentaux les Français et les maths et c'est pour ça que dans la réforme du lycée professionnel a été investi en particulier le renforcement en math en français à travers des effectifs en demi-groupe je crois qu'ils sont salutaires et nécessaires ils doivent être poursuivis on a également une obligation de donner du sens au parcours et c'est pour ça que la professionnalisation dans le lycée professionnel ça va de soit évidemment centrale et que la dimension insertion à travers les PFMP les P de formation au milieu professionnel est aujourd'hui renforcé et puis il y a un dernier point qui est important c'est que le lycée professionnel a dans son ADN de pouvoir faire du surmesure dans les temps en accompagnement et je crois que c'est une dimension que tout les établissements que tous les enseignants que tous les personnels qui sont dans ces établissements ont à cœur de développer et nous les soutiendrons en ce sens-là il y a un point qui a été évoqué par la députée adisad que euh je voudrais saluer vous le savez c'était la question des effectifs donc je suis rapidement dans votre circonscription après ma ma nomination av l'occasion d'évoquer le sujet que vous avez tout à l'heure abordé et je me souviens lors du déplacement on a vu ensemble des effectifs en petit groupe qui apprenaient les geste de secours et de santé sécurité au travail et on a vu à quel point c'était c'était important et l'un des aspects de la réforme qui me tient à cœur c'est justement les efforts qui ont été faits pour permettre l'apprentissage en petit groupe dans des filières où c'est indispensable c'est indispensable pour les gestes de santé sécurité qui font partie de la profinalisation ça allit aussi sur l'apprentissage des fondamentaux comme je l'évoquais à l'instant et notamment en 2024 je le disais au tout début dans une période de la contrainte budgétaire et forte je vrais quand même rappeler qu'on a pu ouvrir non seulement des classes nouvelles mais embauché dans le lycée Professionnel des effectifs nouveaux c'est la contrainte pour nous permettre c'est la condition plutôt pour nous permettre justement d'arriver à tenir ces objectifs d'effectif réduits et avoir un enseignement qui soit le le plus fin le plus excellent et le plus possible pour une filière qui pour moi est vraiment la la voie cardinale pour nous permettre de répondre demain à tous les enjeux de souverineté et vous pouvez être sûr que j'y serai vigilant mais je crois que vous l'avez compris sur la question du handicap pour avancer le rapporteur bertrur a évoqué évidemment les moyens importants qui ont été investis ces dernières années cette année en particulier et je voudrais pour répondre à Madame la Députée Pascal B insister sur le fait que oui il faut des moyens en matière de handicap mais j'avais longuement travaillé le sujet de l'école inclusive quand j'étais député il y a des moyens mais tout n'est pas qu'une question de moyen et l'un des grands défis qu'on a à résoudre c'est celui de la formation de nos agents à la fois aesh et enseignants la simplification administrative aussi des démarches notamment pour les familles qui sont très lourdes vis-à-vis des MDPH mais aussi le travail sur la l'approfondissement de nos ambitions pédagogiques je ne suis pas sûr qu'on ait toujours été jusqu'au bout de ce que devait être la réflexion pédagogique vis-à-vis des enfants qu'on accueille dans nos établissement et je crois qu'il y a une attente aussi sur le terrain des agents eux-mêmes des enseignants eux-mêmes qui aimeriit qu'on puisse accompagner plus fortement là-dessus c'est l'un des objectifs qui est devant nous pour l'année à venir en tout cas sur le débat qu'on a eu plusieurs fois ici dans cette commission et et qu'on a à nouveau aujourd'hui c'est la question du statut des As ce qui est certain c'est qu'on qu'on apprend à Brasc la question de leur situation à travers la question de de la formation mais pas que aussi des rythmes de travail des contraintes qui sont imposées dans la multiplication des suivis leur articulation dans dans les établissements euh ce qui euh faut comprendre c'est que le fonctionnement qui a été construit depuis 20 ans en matière de handicap fait que les notifications alloué et réalisé par les MDPH avanceent vite avance très vite et avance souvent trop vite par rapport aux capacités qu'on a à recruter on peut débattre des moyens on peut débattre des salaires quand vous avez 8 % de notification en plus dans une seule rentrée c'est évidemment pas facile pour n'importe quel employeur du monde d'arriver à trouver autant de de ressources humaines pour répondre à tous ces besoin et c'est pour ça qu'on est dans une logique qui est difficile pour évidemment l'éducation nationale qui est difficile sur le terrain il faut qu'on arrive à revoir le modèle d'ensemble je crois qu'on arrive tous à cette conclusion là 20 ans après le 2005 c'est que le seul modèle quantitatif qui a été porté pendant longtemps arrive sans doute au bout de ces limites et correspond pas tout à fait à ce qui attendent les familles correspondent pas tout à fait à ce qui attendent les les personnels sur le terrain et ce qu'on le doit aujourd'hui c'est je crois un changement de modèle profond auquel je l'ai dit tout à l'heure on va s'atteler avec la ministre jeun il y a un point en particulier qui a été évoqué par la députée Saner sur la question des crédits de formation alors je voudrais préciser qu'il ne s'agit pas de suppression de crédit de formation en tant que tel je sais pour avoir pratiqué beaucoup cet exercice quand j'étais orateur sur le sur le PLF enseignement scolaire c'est pas forcément toujours lisible dans le dans le budget mais il s'agit de crédit de déplacement dans le cadre des formations qui peuvent être organisés et euh très clairement l'une des réflexions qu'on a à faire à partir moment on recoute davantage d'ESH on former davantage no nos personnels sur le terrain c'est aussi de faire en sorte que les formations soient au plus proche du terrain et au plus proche des territoires dans lesquels nos agents vont exercer et donc si on veut que les contenus de formation pour nos personnels soi plus riches qui a davantage d'investisement là-dessus il faut aussi qu'on accepte de rationaliser les moyens qui sont dédiés à l'organisation pratique et c'est dans ce sensl que vous trouvez cet ajustement voilà j'espère que ça pourra répondre précisément à votre question et je serai pas plus lo pour qu'on puisse maintenant prendre vos questions merci je vous remercie alors je vous explique nous avons 25 questions 25 donc ce que je propose pour que non on va pas faire une seule fois là non ça va pas être possible on va faire les 13 premières et on va laisser les ministres répondre mais de façon très courte et ensuite les les 12 suivantes nous commençons avec Julien aoule merci madame la présidente madame la ministre dans un entretien au journal La Tribune le 13 octobre dernier vous avez affirmé que les atteintes à la laïcité avaient reculé en prenant pour référence les chiffres de septembre 2023 et ceux de septembre 2024 cependant le 25 octobre dernier votre Ministre délégué monsieur portier a déclaré l'inverse évoquant une montée en puissance des provocations contre la laïcité au micro d' Rin qui dit vrai quelle est la réalité concrètement est-ce que vous pourriez mettre vos cette réalité ces chiffres devant la représentation nationale et très clairement avoir une idée claire de cette situation vous parlez des attintes à la licité je vous parler aussi des attaques islamiques contre les enseignements qui se multiplient sur fond de mé du communautarisme comme on peut le voir régulièrement donc la question est simple quels sont ces chiffres ques sont ces réalités et quand allez-vous une bonne fois pour toutes lutter contre l'islamisme lutter contre l'islamisme lutter contre l'islamisme je vous merci Véronique spilebou sil vous PLT non excusez-moi excusez-moi violette violette spbou merci madame la Présidente euh le madame la ministre le le programme 230 vide l'élève comprend un objectif qui m'intéresse particulièrement pour cette question favoriser l'apprentissage de la responsabilité et de la citoyenneté c'est un budget comme d'autres au sein du budget de l'Éducation nationale qui augmente légèrement cette année en en 2025 et il s'engage à poursuivre et renforcer les dispositifs de soutien au bien-être des élèves et de leur sécurité c'est dans cette catégorie qu'il y a il y a les heures de MC enseignement moral et civique au sein desquells ont été intégré un peu plus l'année dernière d'éducation aux médias et à l'information de lutte contre la désinformation et de d'éducation au risqu sur les usages des réseaux sociaux notamment brigadement ou fake news et donc ma question est est-ce que vous pourriez plus précisément au sein de ce programme qui n'est pas détaillé ici nous informer de la façon dont ces moyens peuvent être augmentés parce que au sein de l'EMC on sait que c'est une demi-heure par semaine est-ce que c'est vraiment aujourd'hui à la hauteur des enjeux pour nos enfants donc quels sont ces moyens qu'est-ce que vous envisagez pour renforcer cette action je vous remercie madame la ministre remci nous avons ensuite Sarah lerain donc elle passera après Christophe prena merci madame la présidente madame la ministre le 8 janvier 2024 le chef de l'État Emmanuel Macron affirma catégoriquement on a mis un place et 30 minutes de sport obligatoire pour tout le primaire il évoqué le dispositif 30 minutes d'activité physique quotidienne à l'école votre dgco Caroline Pascal a elle aussi affirmé son audition devant notre commission 100 % des écoles les ont mis en place sous des formes différentes mais elles sont en place le rapport sénatorial d'évaluation du dispositif évoque pour sa part seulement 42 % des écoles qui se sont engagées dans le dispositif pour la majorité de leurs élèves alors qui livrait et quelles sont les actions que vous mettrez en place pour que ce dis positif soit une réalité pour tous nos enfants et que les enseignants et les moyens équipement financiers formation pour le réaliser je vous remerci je vous remercie nous passons ensuite à Bruno bilildde merci Madame la madame la présidente madame la ministre le PLF 2025 prévoit la suppression de 4000 postes d'enseignants dont une grande partie dans le primaire un secteur déjà fragilisé par les réductions de moyens ces dernières années en circonscription j'entends régulièrement les inquiétudes des parents d'élèves des familles qui craignent que cette baisse de poste n'entraîne une dégradation de l'enseignement compromettant l'avenir de leurs enfants dans nos zones rurales et périurbaines chaque poste est indispensable pour éviter des classes surchargées maintenir un accompagnement pédagogique de qualité et assurer aux élèves les meilleures conditions pour apprendre et se construire justifier ces suppressions par un simple par une simple baisse démographique revient à réduire l'avenir de nos enfants à une équation budgétaire une vision comptable qui ignore les besoins de nos territoires je vous remercie je vous remercie nous avons ensuite Véronique rioton merci madame la présidente madame la ministre monsieur le ministre je voudrais faire un rebond sur la question du handicap vous parliez vouloir vous atteler à au changement de modèle nécessaire je je vous invite à Ancy euh où nous avons une école assez extraordinaire qui s'appelle mon école extraordinaire qui est évidemment sous un format associatif qui est fait pour répondre à des à des problématiques c'est une structure passerelle en fait qui ramène les enfants qui ont été écartés de l'école euh une structure qui est d'accompagnement scolaire éducatif thérapeutique elle s'adresse aux enfants qui sont jeunes neuroatypiqu c'est une école qui aujourd'hui a une structure pérénisée pour la la dimension du primaire mais qui ne l'est pas au niveau du collège ces ressources sont évidemment précaires aujourd'hui ell existe grâce au mescena grâce aux structures associatives et donc le le modèle à repenser c'est comment l'école éducation nationale l'ARS peuvent accompagner des systèmes j'ai 50 gamins qui sont à l'école et donc c'est une invitation à vous demander comment vous pouvez faire une adaptation du cadre juridique et administratif pour sa pérenité je vous remercie merci Jean-Claude rau merci madame la Présidente Monsieur le Ministre j'avais remarqué votre engagement en tant que député pour l'enseignement professionnel qui selon vos mots devrait être une voix royale et non une voie de garage j'espère que comme ministre dans le cadre d'une réforme contestable et contestée qui indique une voie toute tracée sûrement pas royale nous aurons l'occasion d'en reparler j'espère donc que vous saurez garder un un œil crique et une ambition qui ne soit pas feinte pour améliorer l'insertion de ces élèves du lycé pro j'attire votre attention sur la mobilité le premier facteur d'insertion professionnelle chez les jeunes à l'issue du CNR jeunesse la première ministre avait promis suite à une proposition de l'association une voie pour tous que vous connaissez une aide de 500 € pour passer le permis de conduire promesse abandonné depuis laissant dans l'incompréhension les élèves et leur famille donc monsieur le ministre je voudrais savoir si vous êtes toujours favorable à la concrétisation de cette aide merci nous avons ensuite Delphine lingeman merci madame la présidente madame la ministre monsieur le ministre l'éducation est l'essence même de la société ce qui la constittué ce qui l'a fait avancer l'éducation est aussi levier le plus puissant pour créer de l'unité de la cohésion nationale la loi d'orientation et de programmation du ministère de l'intérieur du 24 janvier 2023 a acté la création de 100 classes de reconquête républicaines créées dans les quartiers politiques de la ville un amendement que je porté qui avait été adopté avait élargi l'implémentation de ces classes dans les zones rurales pour rappel ces classes devaient accompagner les jeunes décrocheur dans la préparation des concours de la fonction publique alors ma question est simple où en sommes-nous dans la mise en œuvre de ces classes de reconquête républicaine et avez-vous bien pris en compte les attentes de la ruralité sur ce type de dispositif je vous remercie je vous remercie Sarah Legrain vous êtes prête très bien excusez-moi on avait 10 milliards à gagner en hémicycle je vous remercie alors madame la ministre de l'Éducation nationale j'ai des questions très très simples pour vous pensez-vous que les enseignants soient des feignants pensez-vous que les enseignants soient des menteurs pensez-vous que les enseignants soient trop payés car à moins de considérer que leurs arrêts malades sont du chiqué à moins de considérer que les profs roulent tellement sur l'or qu'il leur serait indolor de lâcher 3 jours de salaire quand ils ont une grippe on comprend pas ce qui peut justifier de leur imposer en plus des 4000 suppressions de postees en plus du enseignant en plus du choc des savoirs les fameux 3 jours de carence annoncé par votre collègue casbarian alors madame la ministre cette annonce elle confine à la haine des fonctionnaires vous qui êtes apparemment experte en management du personnel domestique faut-il vous expliquer la différence entre service de l'État et travail forcé vous venez de nous dire que vous étiez au côté que les enseignants vous trouveraient toujours à leur côté alors comptez-vous les défendre en vous opposant à cette mesure insultante je vous remercie bien nous avons ensuite madame Béatrice Piron merci madame la présidente madame la ministre monsieur le ministre délégué merci pour votre présence aujourd'hui au sein de notre commission on constate une augmentation notable des conflits entre les familles et l'éducation nationale pourtant des solutions de médiation existent déjà et se relèvent être des outils précieux pour apaiser ces conflits dès leur apparition pour cela certaines maies se sont doté de médiateurs scolaires chargés d'intervenir de façon préventiv et de créer des espaces de dialogue dans les écoles de leur territoire j'ai d'ailleurs pu observer l'efficacité de ces solution en complément l'éducation nationale propose elle aussi un service de médiation gratuit composé de 87 médiateurs académiques répartis dans les différentes académies conçu pour assister les familles et le personnel éducatif dans la résolution de leurs différents cependant ce dispositif reste encore trop méconnu des familles qui en ignorent souvent l'existence à l'absence de recours de ces solutions les différences sont donc trop rapidement porté devant les tribunaux très souvent débordés par le nombre de litiges qui leur sont soumis et qui prennent des mois à être traités en attendance le bien-être des enseignants et des élèves qui athtisent dès lors quelle stratégie de communication est envisagée pour mieux faire connaître le dispositif de médiation surtout contenu de l'augmentation et cesine envisagez-vous d'augmenter le nombre de médiateurs je vous remercie nous avons donc ensuite Farida Amrani merci madame la présidente madame la ministre cette question a été écrite par Vanessa enseignante en primaire depuis plus de 17 18 ans en Rep plus qui envisage d'arrêter son métier à la fin de l'année scolaire lorsque j'ai demandé à Vanessa d'écrire des régidis une question elle a longtemps hésité longuement hésité parce qu'en fait il y a tellement de problématiques des bas salaires au dédoublement des classes qui n'a pas tenu ses promesses en terme de d'effectif et en passant par les mots blessants de votre collègue Gasparian voici sa question madame la ministre l'école inclusive annoncé à grande pompe par Monsieur Blanquer ne dispose d'aucun moyen sur le terrain nous ne sommes pas formés nous ne sommes pas accompagnés nous nous manquons d'AES et il est primordial de pouvoir intégrer les élèves en situation d'handicap dans nos classes mal payer sans sans moyens pour travailler sans considération politique et bouqumissaire de l'austérité budgétaire comment voulez-vous qu'il subsiste des vocations dans un métier que j'ai tant aimé j'ai je l'ai senti très ému lorsqu'elle a évoqué son prochain départ forcé votre nomination madame la ministre en fait a surpris tout le monde vos talents de recrutement et de cuisine sont indiscutables alors madame la ministre pourriez-vous nous dire quelle est votre recette pour euh je vais reprendre niau des conditions de travail de Vanessa merci bien je vous demanderais vraiment de rester sur les une minute sinon je vous coupe en fait vraiment c'est-à-dire au bout de 1 minute 4 je coupe la parole je suis désolé mais sinon on n'est pas vraiment sortie de l'affaire euh madame gradiela Melchor merci madame la présidente Madame et monsieurs les ministres je souhaiteris interroger la ministre de l'Éducation nationale sur l'adaptation de l'école aux enjeux climatiques l'an dernier j'ai eu l'occasion de présenter devant cette commission un rapport à la suite d'une mission d'information sur ce sujet que nous avions conduite avec Francesca pasquiné nous avions considéré comme majeur plusieurs axes dont le bâtis scolaire qui doit être rénové pour des raisons écologique et aussi économique car n'oublions pas que la déperdition énergétique représente un coût important pour nos collectivités j'ai d'ailleurs déposé un amendement pour renforcer le fond vert dans l'optique de mieux accompagner nos communes dans ces réhabilitations souvent coûteuse les ministres Gabriel Atal et Christophe Béchu avaient l'an dernier lancé un comité du plan rénovation écologique des écoles à la suite des engagements du Président de la République pouvez-vous nous dire si ce travail sera relancé en outre nous avons considéré comme fondamental que l'enseignement au développement durable soit développé dans nos écoles de manière transversale et pratique avec notamment des projets pédagogiques adaptés au niveau des élèves pouvez-vous nous indiquer quelle est votre vision sur la manière dont ce sujet doit être doit être je vous remercie Paul Vanier merci madame la présidente madame la ministre tout le monde sait que nous n'aurons pas le débat sur la partie dépenses en hémicycle il y aura un 493 où il y aura un renvoi au Sénat avant la possibilité de de le faire c'est donc aujourd'hui madame la ministre que vous pouvez prendre un engagement pas des pas des formules creuses pas des paroles pas des promesse à la presse mais un engagement devant les députés devant la représentation nationale sur la le rétablissement des 4000 postes supprimés dans la première copie du du budget Barnier madame la ministre hier en commission des finances une majorité de parlementaire à vootter l'amendement que je proposais visant à ce rétablissement alors ma question est extrêmement simple madame la ministre pouvez-vous aujourd'hui prendre l'engagement de respecter le vote de l'Assemblée nationale le vote des députés et rétablir les 4000 postes supprimé à cette étape de la discussion budgétaire je vous remercie madame erroin léoté pour finir cette première partie merci madame la présidente madame la ministre dans un rapport paru en septembre on apprend que l'Inspection Générale de l'Enseignement étudie la possibilité de relever le seuil par classe des doublés en Rep et REP plus pour les monter à 17 élèves ce scénario dans son application la plus pessimiste pourrait aboutir à la suppression de pas moins de 2000 classes une pénalisation pour les élèves les plus fragiles et un renoncement à votre dispositif de dédoublement qui ne s'appliquant qu'à trois niveaux de classe appelle par ailleurs plusieurs réserves parallèlement notre pays entame une baisse démographique cela devrait vous inviter soit à étendre le dédoublement aux écoles desqpv non bénéficiaire soit à garantir partout des effectifs acceptables et assurer aux élèves de meilleures conditions d'apprentissage comptez-vous vraiment mettre en œuvre ce scénario qui viendrait s'ajouter à la suppression massive de 4000 postes d'enseignants ou au contraire comme l'évoqué votre prédécesseur comptez-vous réactualiser la carte du réseau d'éducation prioritaire qui n'a pas évolué depuis 10 ans je vous remercie je vous remercie nous passons donc maintenant à vos réponses madame la ministre et Monsieur le Ministre délégué merci beaucoup madame la Présidente je va donc aller droite au but monsieur Odou sur les enjeux de laïicité monsieurou est parti donc ça nintéressait pas ma réponse bon bon bonement dire très rapidement que je l'ai déjà dit on a un œil très vigilant il y a aucune différence entre monsieur portier et moi-même il y a en effet une baisse des atteintes à la laïité ce qui concerne le port de sosensil religieux qu'en revanche il y a des contestations d'enseignement qui progressent et donc nous avons un très vigilant je l'ai dit tout à l'heure et nous serons au côté des enseignants en soutien total ils ne peuvent pas en aucun cas être contestés dans leurs enseignements madame spilbou vous parliez de l'enseignement l'éducation au médias oui un programme est important et je crois que vous-même vous aviez beaucoup travaillé lors de la précédente législature sur le sujet et euh je je peux clairement confirmer ici de avant votre commission que je vous ai demandé de travailler spécifiquement à la réflexion ah madame est parti aussi bon ben vous lui transmettrez en tout cas je peux vous dire à tous que même si vous travaillera sur un programme justement d'enseignement au médias et voir comment il peut être mis en place dans nos écoles euh ensuite j'avais une question sur l'activité physique quotidienne donc vous dire que la totalité des écoles ont été pour Monsieur monsieur pointk la totalité des écoles ont reçu le kit mais effectivement il y a des marches de progression encore pour que toutes s'en saisissent et il y aura à partir de la classe de en classe de 6e pardon le lancement d'un test d'aptitude physique pour faire le point sur les conditions physiques de nos élèves ça fait partie aussi l'évaluation du l'état de de de santé de bien-être de nos élèves plus largement euh vous dire également euh donc ça j'en ai parlé ça j'en ai parlé euh les classes des de reconquête républicaine sujet m'a été la question m'a été posée alors j'ai repris voilà je vais arri pardonnez-moi les classes conquè républicaines donc on avait effectivement un objectif de 100 de création de 100 classesonquête républicaine dans des quartiers populaires avec un objectif des élèves décrocheurs dont a parlé Alexandre portier tout à l'heure aujourd'hui nous en avons 50 qui sont actuellement ouvertes et l'objectif c'est d' organiser des cours de soutien des cours du soir euh d'avoir également un un accompagnement pardon à l'engagement dans des réserves opérationnel euh et la piste d'évolution serait peut-être de s'appuyer sur l'expérience j'en ai vu quelques-unes des classes de défense et des classes de sécurité civile euh pour accompagner l'ouverture de ces classes le développement déploiement de ces classes de reconquête républicaine peut-être Alexandre portier aura un complément d'information apporté tout à l'heure je termine peut-être sur les réponses et tu reprendras euh voilà sur euh sur la absentéisme alors vous avez été au moins deux à m'interroger sur l'absentéisme des enseignants alors d'abord je vrais être très clair et apporter un un soutien à nos enseignants vraiment rappeler que sur les les les chiffres de l'absentéisme les enseignants sont pas du tout les plus concernés que le nombre moyens de Gen d'absence pardon je parle bien je parle bien des arrêts maladie je parle bien donc donc je parle bien pardonnez-moi donc d'accord je je serai vous savez bien bien alors monsur vous avez raison lorsque vous êtes parents d'élèves et vous avez un professeur qui est absent vous ne savez pas forcément pour quelle raison il est absent il est absent il est pas devant vos élèves devant vos enfants point donc ce que je voulais dire c'est qu' en s'agissant de nombre d'arrêt maladie le nombre de jours d'arrêt maladie et dans la fonction publique celui des enseignants est l'un des plus faibles et et de loin et je veux les saluer parce que parfois je sais leurs conditions de travail et je sais ce qui peut les conduire à avoir des arrêts maladies donc il y a en effet un un travail à faire et rappelez aussi que ce qui est demandé par mon collègueum cbarian ne concerne pas et là je vais prendre dans quelques instants ma casquette de médecin et pour souligner que ces arrêts maladies ces mesures qui sont prises par gu qui sont demandé par ne concernne pas les affections de longue durée les accidents les accidents du travail et c'est important de le souligner donc pour moi il semble important de pouvoir mieux accompagner mieux comprendre les raisons pour lesquelles il peut y avoir des arrêts maladies en dehors des grippes que vous avez souligné il peut y avoir bien d'autres raisons je crois que vous le savez également qui peuvent conduire nos enseignants à avoir des arrêts maladies qui rejointent d'ailleurs les conditions d'exercice du métier j'en suis parfaitement consciente et je crois que le dialogue social que nous entamons avec les organisations les organisations syndicales permettra très largement d'aborder le sujet et d'y répondre je voulais également répondre à Monsieur bilildde sur les suppressions de postes c'est vous dire que chez vous vous avez au moins deux collèges qui bénéficient des groupes de besoins avec des groupes à 15 élèves qui sont le collège Pierre et Marie Curri à liéin et le collège Daniel Daras à à liéin ré à Lievin également donc je crois que c'est important de le souligner et que les suppressions de postees ne concernent pas les collèges en question qui bénéficient de ces groupes de besoin je vais passer maintenant la parole à mon collègue Alex portier pour les autres réponses qui étaient attendues alors on va donner la parole tout d'abord à Alexandre portier et ensuite on verra s'il y a un complément de réponse je vais revenir sur la question du handicap et notamment la question des TND des troubles du neurodéveloppement madame rioton effectivement les école extraordinaire ça me permet de revenir sur l'engagement du ministère pour un petit rappel il y a un engagement qui est fort et je l'ai dit en en en préambule qui va monter en puissance on avait à la rentrée 2024 l'ouverture de 72 dispositifs médicausoaux et scolaire en la matière 11 unités d'enseignement élémentaire 20 notamment en maternel donc un investissement qui est fort sur les premiers âges où c'est absolument essentiel ce qui au total nous porte actuellement à 613 dispositifs TND c'est une montée en puissance qui est qui est importante et un vrai facteur aussi de d'évolution de notre école dans No capacités à accompagner les familles au plus tôt je réponds évidemment très favorablement à votre invitation je viendrai vous voir avec grand plaisir pour qu'on puisse en parler sur la question qui est celle de Monsieur R sur lycée professionnel du député r vous connaissez mon attachement à la question la question de la mobilité en particulier est évidemment centrale pour les lien du professionnel pour tout un tas de raisons notamment des raisons sociales et sociologiques il faut pas se voiler la face il faut le dire très clairement et je sais que c'est un facteur d'inégalité pour les territoires ruraux en particulier étant un élu d' territoire rural sur la question du du financement de la mobilité il y a plusieurs leviers mais quand on a une gratification de stage qui peut atteindre 2100 € sur 3 années je pense que c'est pas totalement illégitime de penser qu'elle peut financer le permis et c'est aussi notre rôle d'encourager les jeunes à aller vers ce financement là je voudrais aussi rappeler que tout ne passe pas par l'Éducation nationale tout ne passe pas par l'école et que il y a notamment le financement du permis à 1 € qui est un prêt à taux zéro qui permet aujourd'hui d'aider beaucoup de jeunes et notre mission côté éducation nationale pour le coup c'est de faire en sorte que dans chaque établissement il y ait euh des acteurs des enseignants des personnels qui soient formés et bien noutillés pour arriver à orienter les jeunes vers ce dispositif là si on y arrive euh je pense que on arrivera à accompagner nos jeunes notamment dans des métiers où la mobilité va de soi à à pouvoir se déplacer non seulement à construire leur parcours mais aussi à nous aider à répondre aux besoins du pays puisque la mission du lycée professionnel et c'est sans doute l'une des plus belles c'est aussi de pouvoir répondre aux enjeux de souvereté nationale du pays en matière numérique en matière industrielle en matière énergétique et il est évident que pour ça on peut pas rester euh dans une forme d'assignation géographique ni sociale je vous remercie je vous remercie madame la ministre je voulais ajouter quelques éléments j'ai pas répondu à la question sur le bâtis scolaire le bâtis scolaire sachant que on a aujourd'hui pour répondre précisément à la question 4125 projets en 2023 pour un montant 534 millions d'euros pour être très précise euh le fond vert en 2024 a permis de mobiliser 500 millions d'euros d'engagement supplémentaires pour rénover des écoles et que les mesures en 2025 5 seront maintenu je voudrais également souligner l'action de la banque des territoires qui a contribué à hauteur de 2 milliards d'euros sur un plan et du rénofre pour 10000 écoles qui seront rénovées d'ici 2027 et je voudrais vraiment souigner que l'État sera au côté de nos écoles et du bâtis scolaire pour soutenir la la rénovation du bâti scolaire vous m'avez interrogé sur la manière d'éduquer au développement durable la question est vraiment beaucoup trop large pour que je puisse la développer ici mais je peux vous dire qu'en tout cas concrètement sur le terrain beaucoup de laussi d'enseignants déploi des dispositifs extrêmement efficaces et encore une fois il faut les les remercier les soul le souligner une réponse également à la question qui m'a été posée très importante aussi sur le seil du nombre d'élèves dans les zones d'éducation prioritaire la question qui m'a été posée c'estce que je suis d'accord ou pas pour monter le le nombre d'élèves de 12 à 17 comme le l'Inspection Générale avait recommandé ma réponse est très claire c'est non c'est non c'est très clair donc je ne retiens pas ce scénario proposé par l'IGF enfin peut-être une dernière précision sur les 4000 postes vous m'avez encore interrogé proet sur sur les 4000 postes vous dire que je m'exprimerai au nom du gouvernement au moment de la séance publique sur les amendements qui seront présentés mais vous dire en tout cas que sur vous avez évoqué le débat qui a eu lieu hier en commission des finances et vous dire que l'augmentation et qui a été voté je l'ai bien entendu et que l'augmentation du budget hauteur de 7 milliards d'euros pour assurer la gratuité de l'enseignement scolaire ça j'y suis parfaitement opposé 4 je viens de dire que je m'exprimerai au ban au nom du gouvernement bien nous allons passer la deuxè série de questions de 1 minute avec Béatrice Bellami merci madame la présidente Madame la madame la ministre pardon je ne souhaite pas que le sport à l'école soit l'oublié de ce budget 2025 c'est un enjeu d'éducation et de santé publique dans la circulaire de rentrée il était réaffirmé l'exigence d' ier l'héritage sportif des giio en dynamisant la pratique de 30 minutes d'activité physique quotidienne en pérénisant la Semaine Olympique et paralympique et en renforçant leseffs sportifs dans le second degré je souhaite vivement que 2025 continue de porter cette ambition j'ims un point d'alerte sur l'accès aux équipements sportifs il existe d'abord un déséquilibre urbain rural avec des temps de trajets qui réduisent significativement le temps effectif de la pratique tous les établiss sont également confrontés à la difficulté des coûts de transport et à la rfction des financements publics cela ne s'arrangera pas avec l'augmentation des contraintes pesant sur les collectivités territoriales le risque est la réduction des tant de pratiqu sportives l'absence de diversité dans les disciplines et l'accentuation des inégalités je souhaite donc vivement que le budget 2025 anticipe cette difficulté croissante je vous remercie je vous remercie madame t merci madameésid pridente madame la ministre monsieur le ministre je souhaitais vous interroger sur la refondte des REP et plus à venir en parallèle de ces dispositifs il en existent d'autres que sont les qpv ou encore les contrats locaux d'accompagnement tous ces dispositifs se superposent se croisent mais au bout du compte n'ont pas forcément de cohérence dans leurs effets attendus comme vous le savez les collectivités au travers de leur mère ont une connaissance forte de l'histoire et de l'évolution de leur territoire et seront sûrement les mieux placés pour tracer les évolutions démographiques et c'est et socioéconomique quartier par quartier ainsi au bout de ma circonscription il y a le quartier de mudon- la forêt qui bénéficie d'un Contrat Local d'Accompagnement qui n'est ni en Rep pr plus ni en qpv alors même qu'il y a urgence à déployer des moyens supplémentaires ne pensez-vous pas urgent de remettre à plable l'ensemble de ces dispositifs en lien bien sûr avec les élus locaux et ne pensez-vous pas également qu'il faudrait partir de la sociologie des écoles maternelles et pas simplement des collèges parce qu'il est souvent trop tard pour agir je vous remercie je vous remercie madame Géraldine Banier merci madame la Présidente Monsieur le Ministre madame la ministre euh je fais ma petite piqûure de rappel annuelle sur l'absence de suivi médical des professionnels de l'éducation nationale aucune visite médicale à l'entrée dans le métier ni même après 20 ans d'exercice c'est encore plus choquant et j'aiéchangé hier avec une professeur en fin de carrière elle me racontait au téléphone qu'elle n'avait pas accès à la médecin du travail elle-même en arrêt parce que submergée par 400 appels par jour et donc elle avait aucune possibilité de de faire état de sa difficulté avec la hiérarchie donc c'est un sujet moi je propose une visite médicale chez un généraliste au bout de 20 ans ça permettra de suivre mieux la profession je vous remercie nous passons maintenant à pierri Coubron merci madame la présidente madame la ministre moi je voulais revenir sur le sujet de l'interdiction du téléphone portable au collège avec la généralisation annoncée par votre prédécesseur de cette fameuse pause numérique qui obligerait tous les collégiens à déposer leur téléphones à l'entrée des collèges à comptter du mois de janvier alors si au niveau du groupe socialiste on on souscrit au principe de protection de nos collégiens d'un usage incontrôlé du téléphone permettez-moi de vous dire que là aussi vous vous y prenez véritablement à l'envers puisque la généralisation a été annoncée avant même le début de l'expérimentation et sans aucune concertation en particulier avec les collectivités locales ça pose énormément de problèmes concrètement dans les établissements sur la question de la gestion des flux sur la question de la sécurité vis-à-vis de la concentration de ces équipements dans mon département cette mesure elle coûte entre 800000 et 2 millions d'euros et aujourd'hui ce n'est pas compensé donc est-ce que vous allez y renoncer ou est-ce que vous allez aider les collectivités locales à la mettre en place je vous remercie Philippe fit merci madame la présidente madame la ministre j'aurais pu aborder le sujet ESH notamment le statut j'aurais pu également aborder le sujet des directions d'écoes où je rencontre des directrices et des directeurs qui sont submergé noyé sous les tâches administratives au détriment du travail pédagogique je préfère aujourd'hui vous interpeller sur au sujet des enseignants souvent contractuels qui sont qui réussissent le concours et qui sont malheureusement affectés à des centaines de kilomètres de chez eux alors qu'il y a des poches des postes proches ce n'est pas un cas isolé parce que dans ma circonscription c'est c c enseignants alors ici on est en commission éducation et je voudrais faire un parallèle avec les sousdés en vacances alors c'est on a les référen cinématographique qu'on veut mais pour vous expliquer que il y avait la Love Machine la machine rappelez-vous qui était trafiqué mais vous n'êtes ni grâ du Capitan et je ne suis pas je ne suis pas Guy Marchand pour vous dire que les machines ont leurs limites et que dans ces affectations il est nécessaire de remettre aussi de l'humain et je voulez vous interpeller et connaître votre position quant à ces affectations merci beouci monsieur F quelques références culturelles dans cette commission ne fait pas de mal bien euh nous avons ensuite Marie mesmerur merci madame la Présidente madame la la ministre je souhaite évoquer les temps scolaires des lycéens et je crois que ça fait partie également de vous intéré car la première audition que vous réalisez en tant que ministre c'est recevoir le tiktoker CNC demmo qui réclamait une réforme et qui a recueilli 300000 signatures en moins d'un mois à sa pétition je pense que vous avez aussi vu l'incroyable consultation qui qu'a lancé mon collègue Louis Boyard et qui a reçu plus de 220000 réponses et le bilan est clair nos jeunes sont hintés 59 % des jeunes se sentent épuisé après une journée de cours et 87 % décrivent un emploi du temps surchargé sans parler de leur angoisse massive de par cours mais ça c'est encore un autre sujet l'école de la République est censée éveiller les élèves et non pas les éteindre ces résultats nous appellent à repenser radicalement les rythmes scolaires à des journées de cours allégés avec les matières les plus exigeantes le matin et des activités l'après-midi ce modèle est déjà appliqué avec succès en Finlande et en Allemagne les études le prouvent un emploi du temps respectueux du rythme biologique améliore la concentration et réduit le stress la chercheuse claire le compte spécialistes des rythmes de l'enfant rappelle que l'apprentissage ne doit pas être une épreuve d'endurance aujourd'hui nous devons écouter cette jeunesse une école qui épuise c'est une école qui échoue alors madame la ministre quand ouvrirez-vous une concertation nationale sur cette réforme indispensable des rythmes scolairesci merci Céline Hervieux merci madame la Présidente ma question moi porte sur les le système des affectations puisqu'on a beaucoup parlé des enjeux d'attractivité donc l'affectation au second degré c'est un système qui est rodé depuis des années mais qui est quand même un enjeu et un questionnement moi que je retrouve beaucoup chez des jeunes institut enfin jeune professeurs que je que je rencontre et donc la première question quand ils viennent juste d'être diplômé c'est cette angoisse autour de la du lieu d'affectation et de l'Académie d'affectation et donc ma première question enfin ma question c'est de savoir est-ce que vous pensez que ce système d'affectation aujourd'hui il est parfaitement fonctionnel où est-ce que vous identifiez des améliorations possibles et deuxième question comment vous expliquez et comment vous comptez lutter contre le fait qu'on affecte des jeunes profs dans les zones les plus compliquées dans les établissements les plus difficiles est-ce que vous ne pensez pas que c'est justement la meilleure façon de les détourner de de ces métiers même s'il viennent plein de bonnes intentions est-ce que vous comptez remédier à à ces ces enjeux là je vous remercie je vous remercie Isabelle roche oui merci madame la présidente madame la ministre mes collègues ont déjà abondamment évoqué la réduction du nombre de postes d'enseignants il faut bien sûr être attentif à la répartition de territorial pour ne pas laiser les territoires les plus fragiles mais ce qui remonte dans nos circonscriptions est une grande confusion parmi nos concitoyens les usagers du système scolaire entre postes supprimés postes existants mais non pourvus et remplacement qui n'est pas toujours possible de mettre en œuvre lors que le titulaire est absent si je salue le travail effectué ces dernières années pour renforcer l'attractivité du métier d'enseignant je demeure perplexe sur l'absence de perspective budgétaire concernant la réforme du recrutement et de la formation initiale des professeurs donc confirmez-vous son report à 2026 comme vous l'avez évoqué lors de votre discours du 3 octobre devant l' recteur je vous remercie je vous remercie nous passons maintenant à Idir boumertit merci madame la présidente madame la ministre le droit à l'éducation pour chaque enfant porte son handicap est-il réellement garanti par l'Éducation nationale à chaque rentrée scolaire c'est la même angoisse pour des milliers de familles leur enfants aura-t-il enfin un accompagnement adapté trop souvent la réponse est négative d'après la Cour des comptes en 15 ans le nombre d'enfants scolarisés en situation de handicap à triplé atteignant 435000 enfants en 2022 c'estes personnel essentiel et indispensable pour les élèves les familles et les enseignants sont pourtant souspayés enchaînant des contrats morcelés qui les laissent dans une précarité salarial inacceptable vous le savez sans doute hier soir la commission des finances a adopté un amendement que je proposais pour la création d'un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les aesh ce qui mettra fin à cette précarité et ces dysfonctionnements madame la ministre toutes les a de ce pays nous regarde serez-vous favorable à cette titularisation je vous remercie Alidi wara madame la Présidente merci madame la ministre euh du coup 90 90 c'est le nombre de questions qui vous ont été adressées et qui jusque-l donc question écrites jusque-l sont restés lettres mortes ma question donc porte dès lors sur le dispositif devoirfit dispositif qui est censé être mis en place au sein de nos collèges et particulièrement au sein du milliers d'établissements en Rep et notamment du tiers en Rep plus élevé niveau je vous dis chich mettons les moyens essayons donc renforcer la réussite scolaire c'est ce qui était prévu à travers le dispositif devoirfit cependant malgré cet objectif le dispositif aujourd'hui est en panne un dispositif qui malheureusement ne bénéficie pas à l'ensemble des élèves en situation notamment du handicap et surtout ceux en difficulté alors madame la ministre comme le disait comme le préconisait la Cour des comptes qui soulligne que ce dispositif n'a pas montré de progression est-ce que est-ce qu'il vous excusez-moi est-ce que le gouvernement compte mettre en place qu'est-ce que le gouvernement compte mettre en place pour améliorer l'impact de devoir fait pour en faire un véritable levier d'égalité républicaineci merci Josiane Corneloup merci madame la présidente madame la ministre monsieur le ministre je voudrais revenir sur l'école inclusive le recours massif au est questionné tout comme l'insuffisance de formation les enseignants et les accompagnants d'élèves en situation de handicap estiment ne pas être suffisamment outillé et préparé que ce soit en terme de formation initiale ou continue pour faire face à des situation qui selon eux dépasse parfois leurs compétences et leurs moyens d'action cela a été évoqué les effectifs des élèves en situation de handicap à triplé entre 2006 et 2022 pour 78817 accompagnants d'élèves en poste à la rentrée 2023 soit le 2è métier d'éducation nationale donc sur le plan quantitatif la réussite est indéniable toutefois les effectifs par classe d'élèves porteurs de handicap sont importants et limitent les possibilités d'individualiser les enseignements les les enseignants évoquent également l'absence de support pédagogique adapté et des délais trop longs pour disposer des équipements nécessaires du côté des AES elles se plaainent d'une grande précarité en terme de salaire mais aussi en conditions de travail et d'absence de statut donc oui des moyens sont nécessaires mais aussi une meilleure coordination entre milieu éducatif milieu socioéducatifci et simplification administrative merci merci nous allons terminer avec Justine Gruet merci madame la Présidente la baisse de la démographie doit nous interroger sur les priorités que nous souhaitons porter pour l'avenir de notre pays l'école éit et doit être un incubateur d'acquisition du savoir des savoir-faire et du savoir être en société si l'éducation doit être au cœur de la cellule familiale l'école doit porter cette chance de réussite et de méritocratie j'ai donc trois questions dans le cadre de la mission budgétaire alors que nous faisons face à une baisse du nombre d'élèves sommes-nous capables de saisir l'opportunité pour un maintien des classe en territoire rural en privilégiant le maintien des postes d'enseignants qui font un travail difficile mais formidable et en s'attaquant plutôt au problèmes de suradministration le cœur d'action de votre ministère doit être centré sur nos enfants et non à l'entretien de la bureaucratie d'autre part concernant l'enseignement professionnel en cas de diminution du nombre d'élèves par section on menace la fermeture de la section nous devons analyser les besoins de nos entreprises et artisans au regard de la main-dœuvre qualifiée nécessaire sur nos territoires car à ce rythme làà nous fmerons tous les élèves au même métier sous couvert d'une baisse des effectifs et non sur les besoins besoins du bassin d'emploi dernière question comment protégeons-nous la société du Fléau de l'addiction aux réseaux sociaux qui infuse dans notre système scolaire je vous remercie nous allons donc nous avons fini donc la deuxème série de questions de une minute et donc nous redonnons la parole au ministre merci madame la Présidente la première question en réponse à Madame bellamie sur l'héritage des Jeux Olympiques et le sport à l'école d'abord vous dire que début novembre il y a une réunion de concertation qui est prévu pour les enseignants pour qu'ils puissent réfléchir justement à l'héritage de cet héritage olympique comment ils vont tr ire dans leur dans dans les cours et enfin vous dire que puisque vous avez évoqué le sujet du transport scolaire pour rejoindre la l'enceinte sportive dire que il y a bien un financement qui est prévu de l'Agence nationale du sport pour accompagner nos nos collectivités territoriales pour permettre à nos élèves d'aller de leur établissement vers l'équipement sportif où ils auront le sport donc il y a bien un accompagnement qui est prévu et qui n'est pas remis en question à ce jour par l'Agence nationale du sport sur la refonte madame t de la carte de l'éducation d'éducation prioritaire oui vous dire qu'elle est elle est bien au Pr c'est un c'est un gros chantier vous dire aussi que le format cité éducative marche très très bien j'en ai vu des disposies qui fonctionnent très très bien toujours avec cette cette capacité à dialoguer à mettre plusieurs acteurs autour de la table et en effet la le profil de nos élèves en en classe maternelle est effectivement déterminant pour voir ce qu'il convient c'est vraiment un champ d'action dans lequel on voit bien l'évolution que qu'on peut voir on peut prévoir parfois certains ont utilisé le mot de programmer donc ça sera en effet refait la carte refond de l'éducation prioritaire est bien prévue avec un accompagnement de celle qui pourrai sortir de l'éducation priétaire auquel il faut penser il faut pas que ce soit un schéma 01 on off on on on a et on enlève c'est pas forcément la la bonne réponse à leur apporter sur la médecine du travail médecine du travail bon vous comprenez que c'est évidemment moi aussi un sujet qui me tient à cœur alors il faut aussi réfléchir à la manière dont le métier peut évoluer et voir comment on peut aller chercher je vais donner l'exemple de l'Académie de de Limoge pardon qui a mis en place un système dans lequel on offre à des médecins installés de ville une formation complémentaire en médecine scolaire qui leur permet ensuite d'effectuer des vacations pardon je parler de la médecine scolaire pas la médecine du travail mais la médecine du travail c'est aussi ce ce sujet là puisque les médecins du travail quand nous passons le concours en fin de l'Examen Classant National nous devenons uniquement médecins du travail sans pouvoir faire de vacations à côteur il y a des dispositifs aujourd'hui qui existent qui permettent d'accompagner qui permett d'avoir un complément de formation pour répondre au manque cruel mais qui est terrible de médecins du travail tout comme au manque également de médecins tout court donc tout ça un accompagnement à voir et aussi voir comment on peut imaginer un dispositif qui permet de voir avec l'ensemble des professionnels de santé dont nous disposons comment certains peuvent avoir une formation complémentaire qui en médecine du travail qui permet de répondre en tout cas aux situations les plus urgentes pour avoir un accompagnement soulliger aussi que si nos enseignants pâtissent de ce déficit ils ne sont pas les seuls et qu'on a le le manque de médecin du travail rejaillli sur l'ensemble des professions qui peuvent qui peuvent exister et que c'est un un défi à relever collectivement sur l'utilisation du portable et la POS numérique je veux juste revenir sur la loi qui est très claire qui dit interdiction de l'usage du portable dans les établissement scolaires en école et en collège et vous dire que moi pour avoir vu sur le terrain comment ça se passe moi je suis je me suis exprimé sur ce sujet la mise en œuvre de cette loi à laquelle je tiens relève pour moi de l'organisation d'un chef d'établissement qui lui en dialogue avec la collectivité locale va voir comment il peut le faire parce que il peut y avoir je veux insister là-dessus vous avez raison que nos collectivités locales ne peuvent pas forcément toutes faire face à cela qu'il faut du coup voir comment on peut trouver les solutions mais vraiment dire que ça n'est pas une solution que moi je vais imposer depuis Paris ça ne me paraît pas adapté il faut pouvoir s'adapter localement il y a des classes dans lesquelles on pourra avoir des consignes qui seront exécutés sans forcément qu'il recour à des casiers des enveloppes et cetera donc je crois que l'autonomie de la décision du chef d'État pour la mise en œuvre de la loi me paraît très important dans un accompagnement soutenu dans un dialogue avec les collectivités locales sur les le sujet des affectation alors là vous avez été plusieurs monsieur fait notamment à poser la question la mer viieux oui il faut vraiment dire clairement les choses on a 40 % 40 % aujourd'hui des des enseignants pardon qui ne sont pas d'accord avec l'affectation pardon on a seulement 40 60 % pardon qui ne sont pas d'accord avec l'affectation qui leurait proposé 40 % qui qui qui sont satisfaits qui disent être satisfait de l'affectation proposé le décalage é1 c'est un énorme chantier qu'on va ouvrir mais qui va prendre du temps et qui sera a priori qui permettra d'apporter des réponses pour la rentrée 2026 mais c'est un énorme chantier qu'il faut adresser qu'il faut aborder absolument on est bien con ça ne'empêche pas d'avoir donné quelques consignes au cas par cas à des recteurs notamment à des dazenes pour qu'ils puisse également tenir compte notamment de situations particulières parce qu'il y a quand même des situations qui sont remontées qui sont étonnantes le mot est faible et il faut pouvoir avancer là-dessus sur les rythmes scolaires j'ai été interrogé faut dire que pour les rythmes scolaires il y a trois il y a trois composant l'élève plusieurs composants l'élève les profs les parents et le bâtis vous avez donné l'exemple de l'Allemagne don on connaît l'intérêt sur le le rythme de l'enfant et ça a été en effet démontré vous avez raison sauf que si vous voulez mettre toutes les matière que vous avez en effet qualifié d'exigeante le matin il faut à la fois plus de profs plus de salles de classe et que attention je vais être également attentive aux parents que proposons-nous aux parents dans la suite de ces enseignements comment leurs enfants peuvent-il être pris en charge et là je veux notamment avoir un point d'attention sur les parents qui sont seuls élever leurs enfants pour eux c'est encore plus difficile de trouver une une réponse à leurs enfants qui seraient pris en charge sur une partie du temps à 8h 14h mais je connais d'autres modèles aussi de rythme scolaire j'ai l'intention d'ouvrir le chantier l'année prochaine notamment pour le premier degré dans une concertation évidemment naturellement parce qu'il y a des réflexions à mener et voir comment on peut concilier ces quatre composantes qui ont pas forcément des intérêts convergents sur ce sujet des rythmes scolaire donc le rythme la réponse n'est pas simple sur le dispositif devoir fait vous dire que là on a aujourd'hui en classe de 6e 90 % des élèves qui en bénéficient et tout en et sur la totalité des collégiens c'est la moitié des collégiens c'est un collégien sur deux qui bénéficie de ce dispositif qui est à hauteur de 1h30 par semaine nous on a mis les moyens déployés pour ça représente 140 millions d'euros et ça sera partie intégrante de l'acte 2 du choc des savoirs dont je que je présenterai dans dans quelques jours il s'agit au bout du compte encore une fois d'élever le niveau de nos élèves et des accompagner vers la réussite sur euh sur alors vous m'avez posé des question sur la ruralité je crois que j'ai répondu sur la réflexion qu'on doit mener sur le nouveau modèle scolaire qui permet à nos écoles en nos jeunes en milieu rural d'avoir accès à l'école dans les meilleures conditions de réussite et d'apprentissage et sur les addictions réseaux sociaux ça rejoindra aussi l'éducation au médiat et à l'information que la mission de Madame violette spilbou va déployer dans les mois à venir et puis je vais passer la parole à Alexandre portier pour vous répondre sur l'école inclusive et le lycée professionnel qui a été moins évoqué mais dont on rappelle l'un et l'autre combien il est important justement je oui monsieur boumerti aussi par Rapp bien euh on va laisser parler le ministre délégué et ensuite à la fin on fera le bilan des questions qui nous qui sont restés sans réponse merci Monsieur boumertit on se connaît je répondrai à la fois à votre question et à celle de Josiane cornelous sur la question du du handicap si on ritue un petit peu les choses on on est à 19 années après euh la mise en place de lo de 2005 et à ce moment-là en 2005 la nation prend un engagement qui est de d'assurer aux familles de ce pays de pouvoir accueillir tous les enfants en situation de handicap quel que soient leurs origines sociales territorial quel que soient les les handicap qui peuvent connaître de naissance ou au cours de leur de leur jeune vie cétait un engagement qui avait été pris sous la présidence de Jacques Chirac et je crois que quel que soient les sensibilités politique il n'a été remis en cause par personne au contraire il a été développé par tout le monde depuis on y est tous attachés on mettra toute notre énergie à ce qu'il puisse aujourd'hui franchir de nouveaux paliers mais si on regarde le chemin parcouru très franchement il y N a pas beaucoup qui auraient cru à l'époque qu'on aurait pu m multiplier par 4 le nombre d'enfants accueillis dans nos établissements on est passé de 130000 à quasi 500000 cette année et à la rentrée prochaine les projections sont encore plus importantes pour un tas de raison la première c'est qu'on a dimensionné des moyens pour ça la deuxième c'est qu'on détecte beaucoup mieux notamment sur les jeunes tranches d'âge et ça c'est un progrès quantitatif qui est indéniable dont on doit être fier et quand on aime bien taper sur notre école se plaindre de tout ce qui fonctionne pas dans ce pays moi je voudrais surtout d'aboord remercier tous les enseignants les chefs d'établissements les aesh tous ceux qui dans les structures médicau-sociales rendent possible ce formidable saut quantitatif et qualitatif parce que c'est une vraie fierté et quand on dit que la France est une grande nation scolaire on la reconnaît notamment à cet engagement là à cette promesse qu'elle s'efforce de tenir ça a obligé à mettre des moyens et je veux le je veux le rappeler des moyens c'est 4,6 milliards qui ont été mis dans ce budget 2025 c'est pas rien il y a quand même beaucoup de domaines qui aimeraient pouvoir connaître de telles progressions on a fait un choix qui a un choix national dont on doit être fier qui nous permet en particulier sur sur cette année de de recruter plus d'sh pour arriver à mieux répondre au besoins des familles de d'ouvrir de nouveaux dispositifs uis qui là aussi sont des modalités un petit peu différentes de ce qu'on peut connaître sur le premier degré mais qui nous permett d'accompagner les jeunes notamment sur le second degré on a tous les emplois qui vont être alloués 115 au troubles du N développement euh et puis un sombre d'emplois qui sont des emplois administratifs annexes mais qui sont essentiels pour assurer une meilleur qualité de suivi euh aux familles on a tous les moyens qui sont engagés sur le matériel pédagogique adapté et tout le monde sait sur no territoire combi c'est compliqué cont tenu des flux que j'évoqué de la dynamique très forte parfois de répondre au besoins là aussi il y a 25 million d'euros qui sont budgetés c'est important de bien l'avoir en tête parce que ça c'est des choses très concrètes que nos enfants vont avoir entre les mains pour continuer à apprendre évidemment il y a des difficultés et Josian cornelou les évoqua à juste titre il y a deux grands chantiers qui sont importants pour moi en priorité qui ne sont pas que des questions de moyens il faut aussi je crois qu'on les prenne bien à bras le corps il y a des questions administratives il y a des questions pédagogiques mais on peut pas euh penser qu'il suffira simplement euh de mettre du quantitatif pour arriver à répondre à la question humaine et qualitative quiattendent les familles et sur le plan pédagogique en particulier oui il y a un manque aujourd'hui sur la formation initiale et continue ça pas dire qu'on a rien fait quand on regarde le premier degré il y a 25 heures de formation dans les cursus au niveau des des C RPE c'est des choses qui n'existaient pas il y a quelques années et ça nous a permis de faire cette montée en puissance qu'on connaît tous sur le premier degré et là-dessus il y a un palier extrêmement satisfaisant et positif qui a été mené sur le second degré on a beaucoup à faire et et si vous connaissez des enseignants certifiés ou agrégés autour de vous beaucoup vous diront que malheureusement dans leur cursus ils n'ont pas connu ces heures dédié à l'école inclusive ce qui n'est pas satisfaisant et euh mais je je je partage cette historique et se vécu et là aussi ça montre bien qu'on a des des choses importantes pour le faire il faut qu'on développe aussi des contenus pédagogiques c'est pas simplement de dire on fait des heures il faut qu'on arrive à construire une pédagogie qui soit adaptée adapté au handicap adapté à tous les besoins particuliers et c'estes contenu pédagogique c'est d'abord prend les programmes et qu'ils soi adaptés à cette transmission là qu'on réadapte le geste pédagogique et derrière aussi qu'on adapte les modalités d'évaluation est-ce qu'on peut euh continuer à transmettre en 2024 avec nos programme comme on le faisait il y a 20 ans comp tenu de toutes les évolutions euh sociales et de la la politique du handicap qu'on a mené pas tout à fait dans les mêmes conditions et il faut que nos ambitions soient plus fortes et je pense que ce paril là il faut qu'on le prenne et que ce sera un vrai moitier de fierté on a des instituts qui sont très mconnus dans ce domaine là au niveau national qui ont engagé C partilà et notre mission avec anjun c'est de faire que maintenant on puisse faire davantage la connexion entre les recherche et le travail de fond qui a été fait au niveau de l'enseignement supérieur de la recherche et l'éducation nationale et c'est une mission à laquelle on s'attellele dès aujourd'hui je vous remercie nous avons donc normalement terminé je je remercie Madame et Monsieur le Ministre pour toutes les réponses fournies ce que je vous propose de tout ENF on le souhaite nous qui est séance le 12 novembre et donc nous retrouverons les ministres de l'enseignement scolaire le 12 novembre au soir je vous propose de prendre 3 minutes de pause pour que le rapporteur puisse s'installer à côté de moi et qu'on commence les amendements