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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 18 octobre 2022 25 minContradictoireMixteSantéInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Grèves : "les réquisitions doivent avoir lieu partout où c’est nécessaire" selon Corinne Imbert

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron s'est-il emparé trop tard du dossier des carburants ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Que contient la proposition de loi contre les déserts médicaux ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Cette mesure sera-t-elle efficace ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi mettre cette mesure dans une proposition de loi plutôt que dans le budget de la Sécurité sociale ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Quel est le calendrier prévu pour la réforme des retraites ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi rejeter la constitutionnalisation de l'IVG ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Corinne ImbertChiffre
    « La densité médicale des généralistes a diminué de 18% sur 20 ans. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] merci d'être avec nous Corinne envers vous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes sénatrice de la Charente-Maritime rattachée au groupe les républicains et vous être apporteurs de la proposition de loi présentée par Bruno Retailleau qui sera examiné cet après-midi dans l'hémicycle et qui vise à lutter contre les déserts médicaux on va bien sûr longuement en parler dans quelques instants mais d'abord un mot l'actualité ça reste cette crise des carburants Emmanuel Macron c'est tempéré du dossier il y a réunion à l'Élysée est-ce qu'il s'en est emparé trop tard le chef de l'État clairement il y a eu un manque d'anticipation c'est la troisième semaine c'est trois semaines maintenant que le mouvement a commencé maintenant il s'en saisit j'allais dire tant mieux mais il est temps que le gouvernement et la ma ferme c'est pas ni le droit de grève bien évidemment mais il y a la réquisition qui est possible et il faut il faut l'activer les Français oui partout c'est nécessaire on voit bien que les problèmes d'approvisionnement en carburant de sont pas les mêmes d'une région à l'autre mais on peut pas laisser les Français continuent à être pris dans l'otage notamment les Français qui ont besoin de travailler et à quand je suis arrivé à Paris le chauffeur de taxi il m'a dit qu'il avait mis deux heures avant de pouvoir faire son plein et que du coup sa journée de travail avait commencé plus tard donc tout ça et puis acceptable donc vous comprenez l'appel à la grève aujourd'hui au-delà de cette crise des carburants il y a un appel à la grève de plusieurs syndicats dans plusieurs secteurs on l'a vu est-ce que vous vous comprenez cet appel à la grève la grève l'appel à la grève bien sûr qu'on peut le comprendre mais encore une fois ce sont les Français qui vont être pris en otage et puis on va pas se mentir derrière il y a des élections syndicales il y a des enjeux de succession notamment à la CGT donc je trouve qu'il y a un mélange des genres bien sûr plus de pouvoir d'achat chaque Français le demande le quoi qu'il en coûte nous coûte de l'inflation l'inflation et repartie en fin d'année dernière avant le conflit en Ukraine il faut quand même le rappeler le conflit en Ukraine bien évidemment on a rajouté donc il y en a une inquiétude et français et tout s'accumuler je voudrais pas être le pays voilà sans flamme vous le redoutez entre les Français exacérés de faire la queue pendant des heures les manifestations syndicales vous redoutez une forme d'explosion sociale je trouve les Français assez un peu résilient là enfin vraiment on sort de deux ans de pandémie on n'avait pas complètement sorti d'ailleurs vous parliez de la rappel de la vaccination contre la grippe et on a cité les Français les plus fragiles à se faire vacciner à nouveau contre le covid donc tout ça cumulé ça fait beaucoup et tout le monde est inquiet et puis je parlais de résidence parce que quand vous voyez le prix du gasoil hier soir à Paris je l'ai vu à plus de 2 euros 30 en région chez nous les Terriens 95 il frôle les 2 euros avec la remise des 30 centimes vous imaginez le prix qu'il coûterait sans cette remise donc voilà stop et et que chacun soit il faut que les entreprises qui peuvent revaloriser les salaires le fasse il y a une reconnaissance du travail fait mais attention à pas continuer à prendre les Français en otage allez on va parler de l'actualité du Sénat puisque cet après-midi les sénateurs examinent un texte présenté par Bruno Retailleau qui vise à lutter contre les déserts médicaux vous en êtes la rapporteur alors que contient ce texte réponse avec notre journaliste parlementaire qu'en tant qu'elle met [Musique] bonjour Quentin bonjour Ariane bonjour Corinne républicains dans leur viseur les déserts médicaux oui voilà on manque de médecins on l'a compris en France et même avec la fin du numerus closus la démographie médicale va mettre plusieurs années à rééquilibrer les besoins du terrain la Caisse nationale de l'assurance maladie a chiffré la dégradation de la situation dans les départements vous avez repris dans votre rapport on va voir les chiffres la densité médicale des généralistes a diminué de 18% sur 20 ans contre 9% pour les autres spécialités on parle de 5000 généralistes en moi entre 2010 et 2021 avec une carte de France de cette densité qui varie faut faire comme ça la météo de la densité médicale donc c'est le nombre de médecins généralistes rapportés à 100 000 habitants en 2021 on voit que le centre de la France mais aussi l'Île-de-France et bien sont sous dotés particulièrement sous dotés donc ça concerne les territoires ruraux mais on voit aussi les territoires de la banlieue parisienne par exemple et qu'en tant qu'allait l'idée des sénateurs qui ont signé cette proposition donc l'idée avec cette proposition de loi c'est de rallonger l'année d'une année l'internat des étudiants dans la spécialité de la médecine générale d'autant que c'était écrit dans le rapport à la médecine générale fait figure d'exception avec une durée du diplôme d'études spécialisées de seulement 3 ans par rapport aux 43 autres spécialités qu'ils ont organisés sur quatre à six années cette proposition de loi prévoit dans son deuxième article de laisser les ARS les agences régionales de santé fixés les priorités dans l'implantation dans les départements en fonction des besoins alors cette mesure sera-t-elle efficace on a posé la question à Véronique Guillotin qui est d'ailleurs elle-même médecin écoutait ça ne va pas résoudre le problème de ce que l'on appelle aujourd'hui la désertification médicale pourquoi parce que pendant un an vous avez des gens sur le terrain au plus dans les départements c'est pas une solution oui mais c'est un an ça va être ce sont des stagiaires si sur ces territoires qui soient ruraux qui soit occupés ou qui soit ville moyenne ils sont pas bien accueillis si ils sont pas dans des organisations coordonnées s'il y a pas de dynamique de soins il resteront probablement pas donc tout l'enjeu c'est comment on va les accueillir sur ces territoires alors vous allez pouvoir répondre à la sénatrice radicale mais un dernier mot quand même pour mentionner que le gouvernement elle avait mis des que vous puisque on a vu qu'il a introduit cette même mesure dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale dont on commence l'examen à l'Assemblée nationale ces jours-ci mais selon les sénateurs ce que veut faire le gouvernement ce n'est pas le meilleur véhicule législatif qu'est-ce que dans votre rapport Corinne Imbert vous vous interrogez sur le fait que cette mesure puisse passer dans une loi de financement de la Sécu il serait mieux de la mettre cette mesure dans la proposition de alors on va reprendre les arguments de Véronique Guillotin comment assurer que ces jeunes soient bien accueillis dans les territoires est-ce que c'est pas ça un peu le clef du problème cette proposition de loi elle a elle sera une réussite si chacun fait un effort nous demandons à travers ce texte un effort aux étudiants ce qu'on leur demande de faire une année de plus en alternance sont très défavorables texte ils sont mobilisés contre on y reviendra mais on demande aussi un effort aux médecins installé qui accueilleront les internes d'abord parce qu'il nous faudra un petit peu plus de mettre de stage universitaires c'est-à-dire l'agrément de la faculté pour un médecin d'accueillir un interne et il faudra évidemment accueillir l'interne dans de bonnes conditions sur le plan matériel que sur le plan humain pour lui donner les bonnes conditions de travail aux côtés du médecin donc évidemment on demande à tout le monde de faire un pas on demande aussi ce que j'attends aussi des facultés de médecine c'est qu'elle fasse un pas aussi pour faciliter euh l'organisation de ce stage pour les médecins qui devient et qui veulent devenir maître de stage universitaire au plus près de leur lieu d'exercices dans les départements et pas seulement au sein des facultés l'idée c'est un peu de forcer la main aux étudiants en médecine pour que ils puissent avoir une appréhension une meilleure connaissance de la ruralité c'est ça la solution des armes médicaux alors d'abord moi le terme désert médical ou désert médicaux au pluriel me chacune un peu parce que ça parle aux gens effectivement mais 85% de la France n'est pas un désert d'abord c'est faire un un jour un peu à tous les élus qui se mobilisent pour rendre leur territoire attractif et puis vous l'avez vu il y a des quartiers de Paris il y a des difficultés pour accéder à un médecin généraliste de la ville c'est ce que disait la sénatrice Véronique et les quartiers primaires exactement donc j'espère que cette cette quatrième année permettra de démystifier de choses à la fois démystifier ce que représente l'installation en libéral d'un médecin dire de poser sa plaque que de vivre au sein d'un cabinet médical d'une maison de santé permettra de découvrir aussi ce que c'est que l'exercice libéral et puis démystifier effectivement ce que sont les territoires soudains là où on manque de médecins généralistes et que c'est pas forcément un désert qui a une vie et je me dis pourquoi il y a pourquoi il y a des chefs d'entreprise sont capables de s'installer dans ces territoires et que les messages généralistes hésitent à venir alors Quentin le disait il y a une inquiétude de la part des syndicats notamment que l'incitation se transforme en obligations est-ce que c'est une inquiétude qui est justifiée l'esprit de la proposition de votre bonheur Retailleau et l'esprit de notre groupe les républicains c'est pas d'aller vers de la coercition c'est vraiment justement c'est dire voilà faisons cet effort là j'allais dire ensemble plus les étudiants évidemment mais aussi les médecins les médecins généralistes installés pour avancer et apporter des réponses en moyenne 3600 internes en dernière année d'internat en moyenne ça fait 36 par département qui viendront en renfort des médecins installés pardon pendant un an et puis s'il ne souhaite pas cet exercice là il continueront leur carrière et d'autres d'autres internes viendront l'année suivante c'est pour ça que par rapport à ce que dit vernis Guillotin que aussi beaucoup et bien il y aura ils veulent pas s'installer il y aura un autre interne qui viendra en relais donc ça permet un roulement j'allais dire et une réponse surtout médicale aux Français qui n'ont pas de médecin traitant aujourd'hui l'autre inquiétude c'est aussi que ces internes sont envoyés dans des territoires sous dotés donc sans encadrement non mais justement on réaffirme qu'ils seront encadrés permettent de stage universitaires ils exerceront soit au sein d'un cabinet médical soit au sein d'une maison de santé pluriprofessionnelle le gouvernement Quentin disait à une proposition similaire qui sera inscrite dans le budget de la Sécurité sociale est-ce que c'est uniquement la différence entre votre texte et suite du gouvernement c'est uniquement un problème de véhicules législatif et donc de forme pour simplifier ou est-ce qu'il y a aussi un problème de fond entre les deux textes je pense pas que de problèmes de fond je pense qu'au contraire le gouvernement s'est saisi de la PPL voilà une petite récupération politique mais très bien mais mais il y a une question de forme alors c'est peut-être un petit peu technique mais le projet de loi de financement de la sécurité sociale doit avoir un lien en termes de dépenses avec la sécurité social or dans son texte le gouvernement lui-même justifie cette mesure soit la chiffre la dépense par une dépense de l'État il y a deux textes financiers importants dans notre pays la loi de finance qui le PLF et la loi de financement de la sécurité sociale et loi on doit avoir un lien direct avec les dépenses de la Sécu c'est peut-être une maladresse du gouvernement mais telle que le texte est écrit aujourd'hui la PPL de Bruno retailleux beaucoup plus solide sur plan législatif un mot sur les internes puisqu'on l'a évoqué à tout à l'heure je voudrais montrer un article de Ouest-France puisqu'on a vu les syndicats des internes qui s'opposent à la réforme il y a selon eux un vrai risque de perte d'attractivité de l'exercice en libéral ce qui risquerait donc d'aggraver la situation c'est une citation d'un de ces internes qu'est-ce que vous leur répondez la médecine libérale elle a déjà été sacrifiée à un moment donné vous l'avez rappelé tout à l'heure dans votre présentation à un moment elle a été dévalorisée y compris à la Faculté y compris à l'hôpital donc je pense pas que ce soit ce texte qui fragilise l'attractivité l'exercice en libéral au contraire ce que je vous disais ça va permettre possède démystifier ce qu'est une installation parce que les alternes en médecine sont très bien formés sur le plan médical pas forcément sur ce que représente une installation et je pense qu'ils s'en font ils s'en font peut-être un monde alors que je pense qu'ils peuvent être très bien accompagnés mais vous les avez rencontrés parce que ils disent que ça a été fait sans concertation non ils ont été rencontrés d'abord ils ont été rencontrés par Bruno retaillod hauteur de la proposition voilà exactement ils ont bien conscience qu'ils sont la seule spécialité à n'avoir que trois ans d'internat contrairement comme vous l'avez rappelé aux autres spécialités et puis je les avais rencontrés il y a trois ans lors de la projet loi ma santé 2022 José à nouveau auditionné là et alors que moi ce que je regrette c'est que le ministre de l'époque n'est pas retenu de ce qui avait été voté au Sénat il y a 3 ans à la case uneanimité à savoir transformer la troisième année d'internat en une année complète aux côtés d'un médecin généraliste en ville le médecin de ville c'est la pierre angulaire de notre système de santé c'est lui qui va faire le diagnostic ou qui va orienter donc à l'époque les étudiants alors prédécesseurs avec le sénate est tombé sur la tête aujourd'hui ils reconnais ce même que c'était peut-être la bonne solution de transformer cette troisième année et d'équilibrer la formation entre hôpital et médecine générale exercice en ville juste pour qu'on soit clair sur le calendrier parce que le texte du Gouvernement il le concerne pas les internes actuels mais les internes qui vont passer le concours en juin c'est à dire qu'en fait ça sera effectivement l'automne 2026 séparé pour votre texte tout à fait tout à fait bien sûr parce qu'il est pas trop tard l'automne 2026 on perd du temps à chaque fois vous rendez compte que si le gouvernement avait retenu la mesure votée au Sénat en 2019 elle aurait été applicable au 1er novembre 2021 au 1er novembre 2021 c'est à dire pratiquement il y a un an donc à chaque fois on perd du temps donc évidemment que je le regrette mais on peut pas rester sans rien faire vous l'avez rappelé il y a plusieurs millions de Français qui n'ont pas le médecin traitant on peut pas parler du lien ville hôpital si on n'a pas de médecin en ville et la France est belle et je pense qu'il y a une époque pour beaucoup de qualité de vie et bien je crois qu'il y a une grande qualité de vie avec avec d'autres professionnels de santé à installer dans ces territoires et ça mérite d'être découvert oui justement Quentin rappelait ce chiffre il y a 11% des Français qui n'ont pas de médecin traitant est-ce que votre texte c'est aussi une solution à ce problème j'espère oui bien sûr en tout cas c'est une solution pour prendre plus de patients en charge chaque semaine et on voit bien que cette aspiration avoir une meilleure qualité de vie elle elle est aussi en faveur des médecins installés beaucoup de médecins aujourd'hui se refusent à renoncer à prendre un patient à refuser des patients ils sont en train de s'épuiser et ils ont besoin de renfort je crois qu'il faut aussi l'entendre un dernier mot puisque vous le disiez vous avez levé en tout cas l'inquiétude des syndicats vous dites pour nous notre ex sera que de l'incitation est-ce qu'on peut vraiment lutter contre les déserts médicaux avec que de l'incitation est-ce qu'à un moment il va pas falloir passer à la coercition alors attention qu'on soit bien clair c'est pas de la citation pour une quatrième année la quatrième année elle sera effectivement à l'installation qu'on soit bien aller dans les déserts médicaux mais est-ce que à un moment on lutter contre ces déserts médicaux sans coercition j'espère je continuais à défendre une libérale avec un choix d'installation il y aurait pu avoir un équilibre mais alors pour le coup dans les médecins ne veulent pas entendre parler c'est un mode d'installation une liberté d'installation avait autorisation en clair ce qui concerne les médecins les pharmaciens pendant excusez-moi les pharmaciens qui ont une liberté d'installation les pharmaciens je connais pas un pharmacien qui n'a pas choisi son lieu d'exercices mais son installation est liée à une autorisation et le résultat c'est qu'on a une belle management du territoire en matière d'accès aux offices mais c'est le cas aussi pour les notaires dont l'installation est soumis à une autorisation du garde des sceaux donc on aurait pu avoir ce modèle là mais c'est pas encore d'actualité Quentin merci à tout à l'heure oui on va parler des finances des collectivités locales donc exactement ce sera avec vous une excellent sénateur avec Bruno Belin allez on va le dire tout à l'heure on va on va continuer à parler de ces questions de santé on va aller dans votre département justement où on va retrouver Karine Fernandez bonjour Karine merci beaucoup d'être avec nos rédactrice en chef adjointe de l'hebdo de Charente-Maritime et on reste dans la lutte contre les déserts médicaux vous vouliez nous parler des aides à l'installation mise en place pour les médecins libéraux alors je voulais également parler de dans le département de Charente-Maritime il y a une aide pour les jeunes médecins depuis 2011 des bourses aux étudiants en médecine générale elles sont donc destinées aux étudiants en 3ème cycle le département rose 9600 euros d'aide à louer la première année 13200 la deuxième puis la troisième 19200 euros le but est la condition pour ces bourses et que ces futurs médecins généralistes s'installent en Charente-Maritime dans des zones tendues pouvez-vous nous dire un petit peu où on est ce dispositif madame Humbert et s'il fonctionne bonjour Karine Fernandez merci de votre question merci de parler de la Charente-Maritime c'est le principe de l'émission d'ailleurs oui alors là aussi on est sur un dispositif incitatif nous avions mis en place ce dispositif avec Dominique bussois à l'époque président en 2011 donc il y a 10 ans nous avons une quinzaine de médecins qui ont qui ont convention avec le département qui ont bénéficié du dispositif de bourse et qui sont aujourd'hui installés en Charente-Maritime dans des zones soudances identifiées par le par le Conseil départemental et puis aujourd'hui nous avons 11 étudiants qui sont en cours de d'études et qui ont conventionné avec le département et qui s'installeront dans les zones soudances là où ils veulent c'est une liberté d'installation mais parmi les territoires où on manque de médecin généraliste en Charente-Maritime donc oui c'est un dispositif qui fonctionne d'autres départements l'ont également mis en place on est plutôt satisfait oui mais qu'on pourrait généraliser du coup dans d'autres départements enfin à tous les départements d'ailleurs alors oui face à la main des conseils département fondamentaux après l'État avait mis en place un dispositif aussi mais qui démarre plutôt dans les études en le cursus avec en contrepartie de la Bourse aussi un engagement de l'étudiant s'installer pendant autant d'années qu'il avait bénéficié de la Bourse donc dispositif de l'État et le dispositif de du département en l'occurrence de la Charente-Maritime qui est cumulable il y a pas de il y a pas de souci là-dessus nous l'important c'est que les jeunes médecins s'installent là il y a besoin est-ce que les collectivités d'ailleurs elles ont aussi un rôle à jouer dans cette lutte contre les déserts médicaux elles ont déjà fait beaucoup je dirais elle ne ménage pas les efforts pour améliorer l'accès aux soins dans leur territoire souvent c'est sous forme d'investissement elle finance des maisons de santé souvent alors j'ai toujours aux élus attention c'est pas les murs qui soignent faites votre projet avec les professionnels de santé parce que une fois on a eu trop d'exemples en France pas forcément Charente-Maritime en France on avait des maisons des belles maisons de santé qui étaient construites et on n'avait pas de médecins à l'intérieur ce qui désespère à la fois les élus qui génèrent l'incompréhension de la part de nos concitoyens donc ce sont des projets qui doit être porté avec les professionnels de santé avec les médecins et justement on va parler de ces questions de ces centres de santé avec oui la Charente-Maritime a une autre manière de mailler son territoire donc avec ses centres départementaux de santé publique donc le département on a aidé un principalement à sainte-rojan-les-bains à hauteur de 105.000 euros sur trois ans donc ces centres de santé publique permet aux médecins d'être salarié la plupart du temps et je pense que c'est un petit peu le but la dernière fois qu'on nous en avions parlé madame Imbert nous vous m'aviez dit qu'un seul des trois postes à Saint-Trojan était pourvu en médecin généraliste est-ce que c'est toujours le cas et deuxième question comment peut-on rendre attractif ces centres départementaux de santé publique pour les médecins généralistes alors une petite une petite nuance qui est importante ce sont pas des centres départementaux ça se passe de santé départementaux parce que justement c'est ce qui nous est reproché par une partie de nos collègues conseiller départementaux c'est pas vouloir se lancer dans la création de son département au centre descente de santé publique portée par des associations et le Conseil départemental dans son plan santé a décidé de les soutenir sur leurs trois premières années de fonctionnement parce qu'on le voit bien et vous évoquez la difficulté parfois de recrutement y compris sur ce beau territoire qui est l'île d'Oléron donc nous avons décidé de les accompagner sur le plan financier les trois premières années de leur fonctionnement mais ce ne sont pas des centres départementaux de santé d'autres projets sont en cours de réflexion en Charente-Maritime alors pour répondre précisément à votre question je crois qu'il y avait un deuxième recrutement en cours mais je ne suis pas sûr donc Joker là j'avoue que je n'ai pas la réponse merci comment rendre attractif ces centres de santé pour les médecins généralistes écoutez alors là pour le coup c'est au promoteur de ces centres de santé de les rendre rétractifs on affirme très régulièrement que les jeunes médecins souhaitent être salariés mais je constate quand même y compris pour des collectivités comme le Conseil départemental quand nous avons un recruté y compris pour une maison départementale des personnes handicapées qui cherchent à recruter des médecins et bien nous avons des difficultés à côté des médecins salariés sur certains postes donc c'est au porteur de projet de de faire en sorte que il puisse parce que finalement c'est une contrainte le salariat c'est je ne sais pas parce qu'en fait effectivement c'est c'est souvent avancé comme la plupart des internes souhaite devenir salariés et en fait je pense que l'exercice libéral est quand même assez assez satisfaisant sur le plan professionnel sur le plan de voilà de l'intérêt et c'est peut-être pour ça parce que j'étais moi aussi surprise que le Centre de santé de l'île d'Oléron et du mal à recruter un médecin salarié voilà mais j'espère qu'il y arriveront parce que ça sur l'île d'Oléron il y a aussi des besoins en matière de prise en charge merci beaucoup Karine Fernandez un mot sur votre une de Hebdo alors nous nous sortons tous les jeudis la dernière une donc c'était sur les le parrainage une association qui s'appelle parrainage 17 en Charente-Maritime et ce jeudi nous avons un gros gros numéro une grosse édition sur le Rallye d'Automne et voilà c'est à l'air dans les dos de Charente-Maritimes merci beaucoup Karine Fernandez d'avoir été avec nous pour cette émission et à très vite dans bonjour chez vous on va terminer évidemment en parlant de la réforme des retraites puisque vous êtes à la commission des affaires sociales Corinne Imbert Franck Riester le ministre chargé des Relations avec le Parlement était à votre place hier et il nous disait que ce serait vraisemblablement le premier texte examiné Conseil des ministres à la rentrée de janvier c'est un bon calendrier pour vous du gouvernement en tout cas c'est mieux que de vouloir faire la réforme des retraites par voie d'amendement de la part du gouvernement je pense que c'était pas très respectueux du dialogue social de la concertation c'était ce que le républicains nous avions fait mais parce que nous n'avions pas d'autres leviers législatif dans les trois derniers que vous allez faire encore parce que Gérard Larcher n'exprimer pas qu'il y a un nouvel amendement de la part des réponses Savary qui était qui est en charge de ce dossier mais ce serait pertinent en tout cas c'est un amendement d'appel c'est ce que c'est le sens de ce que nous étions ces trois dernières années au Sénat c'est c'est le timing je pense que enfin on va pas se mentir il faut avancer sur ce sujet là si le gouvernement décide que ce sera le premier texte dans la rentrée très bien et j'espère que ça laissera le temps aussi à la concertation et au dialogue social pour que avoir un texte solide et un contexte il y a la concertation jusqu'à Noël à la fois avec les parlementaires et avec les syndicats est-ce que pour vous elles sont utiles c'est concertation parce qu'on a l'impression que les positions elles sont assez figées finalement toute façon il faut quand même qu'elles aient lieu on peut pas avoir un texte qui arrive sans concertation et puis l'intérêt d'un texte porté par le gouvernement c'est qu'il passera Conseil d'État et qui ont une étude d'impact et je pense que ça c'est important sur une mesure comme celle-là vous savez dire que là vous ne craignez plus de recul de la part du gouvernement pour vous il ira jusqu'au bout cette fois-ci Emmanuel Macron je pense je pense un dernier mot sur un autre texte puisque le Sénat va examiner demain un texte visant à constitutionnaliser l'IVG s'est porté par la sénatrice écologiste mais la niveau gel ça a été rejeté en commission par la majorité sénatorielle pardon pourquoi écoutez c'est ça fait suite à ce qui s'est passé aux États-Unis je pense que le droit d'interruption de volontaire de grossesse il est pas remis en cause dans notre pays et à titre personnel je suis pas favorable à ce qu'on le met dans la Constitution j'ai pas d'inquiétude sur ce sujet là l'accès à la contraception l'accès à l'IVG est possible en France restera c'est une volonté de tout le monde et je pense que d'importer des débats qui viennent des États-Unis dans notre pays je vois pas l'intérêt il y a aussi en Italie où la probable future première ministre alors sans remettre en cause ce doigt mais en tout cas ce droit à apporter quelques nuances pour vous il y a pas de risque en France non je reste confiant et sur l'accès à l'IVG parce que ça c'est une question en revanche l'accès à l'IVG pour les femmes qui n'est pas possible partout qui est difficile pour beaucoup de femmes dans certains territoires est-ce que là il faut travailler là-dessus c'est un sujet alors qui a fait qui a fait déjà débat ces dernières années oui évidemment il y a toujours 1500 femmes de mille femmes en France qui ont qui ont des difficultés d'accès à l'IVG parfois par méconnaissance aussi qui se rendent compte trop tardivement qu'elles sont qu'elles sont enceintes l'interruption médicale de grossesse est toujours possible je pense qu'il y a des solutions et que globalement le les choses se passent plutôt bien voilà on peut pas faire la loi non plus qu'avec des exceptions donc je pense que il faut continuer à informer les femmes il faut continuer à informer très tôt les jeunes filles et les jeunes garçons pour que les choses à sommier dans l'avenir merci Corinne Imbert merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin dans [Musique]

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