Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo (sur YouTube)· 24 décembre 2025 10 min

Aleksandar Nikolic, député européen et porte-parole (RN), est l'invité de la matinale de franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Alexander Nikolic, vous êtes député européen, porte-parole du Rassemblement national. Merci d'être avec nous ce matin. Alors, la loi spéciale a donc été adoptée hier au Parlement.

Elle permet d'assurer les services minimum de l'État en les sans se puisque les les députés, les sénateurs ne sont pas parvenus à se mettre d'accord. Alors, qu'est-ce qu'on peut dire sur cette solution ? C'était une solution par défaut, la moins pire.

C'est pas très beau à dire. C'était ça. Non, mais on s'y attendait évidemment et c'est normal que la loi spéciale soit soit votée pour que les fonctionnaires puissent être payés, pour que l'État puisse enregistrer des des recette.

Le vrai sujet, ça va être à la rentrée avec un vote d'un nouveau budget et et là, on va avoir un vrai débat encore de fond peut-être, mais on voit Sébastien Lecornu qui s'est exprimé hier qui dit que il faut sortir des calculs politiques pour voter ce ce justement. On va y revenir. On va écouter un extrait de sa prise de parole hier à Matignon et on la commente ensemble.

J'ai fait le choix avec les ministres de négocier et de rechercher des compromis utiles au pays. Le compromis n'est ni un renoncement ni une confusion. Ah voilà, Sébastien Lecnu qui est persuadé qu'un compromis est possible si les calculs politiques sont mis de côté.

Alors, on a entendu hier dans l'hémissi qu'il y avait une bonne ambiance notamment entre Marine Le Pen et Sébastien Lecnu. C'est Noël, on l'impression que tout le monde s'est calmé. Pas sûr que ce soit la même ambiance au mois de janvier qu'elles sont pour le Rassemblement national. les points sur lesquels et bien vous ne lâcherez rien en janvier.

Mais on le dit, nous on s'oppose à toute hausse des impôts, on prône évidemment une baisse des dépenses publiques. C'est aujourd'hui ce qui euh nous amène dans cette situation où on voit que la dette a encore augmenté de de 66 milliards au 3e trimestre. On atteint 117 % de la dette dans le PIB.

C'est évidemment très inquiétant et il va falloir changer de politique. Alors ce que Sébastien Lecnu appelle des des calculs politiques, ce sont des idées en fait. Il dit en gros, il faut arrêter d'avoir des idées et Oui, mais enfin quand on a des principes, on a été élu sur ces principes là, on se doit de les défendre. idé pour essayer de le républicaincialistes qui sont prêts à renoncer à toutes leurs idées par calcul politique pour ne pas retourner aux urnes et et pour ne pas perdre leur mandat de députés et garder leur leurs indemnités.

C'est ça le calcul politique. Toute hausse d'impôts, on le sait, passer par cette loi spéciale, repousser l'échéance à chaque fois, c'est le meilleur moyen pour que la facture elle soit de plus en plus salée pour les Français. Vous voyez, c'est compliqué.

Le meilleur moyen, c'est justement ce que je disais de changer de politique, c'est de baisser et et quand on parlait de baisser les impôts, mais vous savez nous, on a proposer par exemple la suppression de de la CVAE, cette taxe sur les entreprises dès le 1er janvier, ça a été refusé par LR. Bon, c'était même eux qui l'avaient proposé, ça a été refusé par les Macronis, ça a été refusé par par la gauche. On a demandé une suppression et on a proposé la suppression de la CFE pour les les PME.

Là aussi ça a été tax que on explique à not tax pour les PME les Exactement et ça a été refusé par les autres. On a proposé la la baisse de de à 5,5 sur les produits énergétiques pour les gens qui payent leur électricité, leur gaz et tout. Mais c'est important parce que c'est des orientations très claires et et parfois on est accusé, vous savez de LR a essayé de dire parfois c'est eux qui augmente les impôts.

Nous tout ce qu'on proposait c'était justement une baisse des impôts et d'ailleurs contrairement à ce qu'ils peuvent dire, on a voté seulement 9 % des amendements LFI. Moi je le vois dans d'autres territoires dans ma région vous savez LR a vote à 99 % ce que propose LFI, le PS ou ELV, cette majorité qui dirige ma région. Donc il faut sortir des idées reçu le Cornu.

Si Sébastien le Cornu ne parvient pas à vous mettre d'accord après les fêtes de fin d'année, s'il finit par utiliser le fameux 493 LFI par exemple a déjà annoncé la couleur pour eux ce sera la censure et rien d'autre. Et vous Rassemblement national vous avez commencé à en parler ? Évidemment, on a dit qu'on censurerait et encore et toujours.

Est-ce que ça va être un film ? On va jamais s'en sortir, ça va être bispété à chaque fois. Mais parce que là, on s'en sort, c'estàd qu'on ne peut pas voter de budget.

La situation s'aggrave. La situation s'aggrave sur tous les sujets. On voit d'ailleurs un nouveau budget qui va augmenter le déficit public de 38 milliards d'euros.

Enfin, je veux dire, on ne peut pas continuer comme ça. Les dépenses publiques pardon de 38 milliards d'euros, on peut pas continuer comme ça. On peut évidemment changer d'orientation.

Et pour ça, il va falloir qu'on retourne aux urnes, qui a une majorité claire. Vous savez, on arrive à dégager des majorités claires dans toutes les régions, dans toutes les communes parce que vous avez ce scrutin avec prime majoritaire quand il y a une une proportionnelle à la prime majoritaire quand il y a un tripartisme comme c'est le cas même si on ne change pas de de mode de scrutin du jour que veut faire Emmanuel Macron mais retournons aux urnes et je suis sûr sincèrement que les Français nous donneront cette majorité pour qu'enfin il y ait un cap clair et qu'on puisse changer d'orientation pour le pays sur tous les sujets parce que aujourd'hui les Français voi un déclin sur leur pouvoir d'achat, voit un déclin sur la couverture médicale, voit qu'il y a de plus en plus d'immigration, voit qu'il y a de plus en plus d'insécurité parce que rien n'est voté pour essayer de régler ce problème. Le déclin, il est pas qu'en France, c'est c'est cette ce sentiment que les Français on peut avoir.

Est-ce que vous qui êtes députés européen, la dissolution, les gouvernements qui tombent, pas de budget, la loi spéciale, vous lorsque vous êtes à Bruxelles, vous le sentez ce ce déclin, cette image de la France, elle est dégradée avec tout ça ? Et ben ce qui est dégradé, encore une fois, c'est la situation que je vous présentais. Enfin, je veux dire le le pour les Français c'est le problème on a envie de savoir un peu du côté de Bruxelles comment est vu notre instabilité politique la France plus écouté vous avez vu sur le mercur qu'il a fallu que Méloni intervienne pour essayer de de ben on ne compte plus parce que Emmanuel Macron ne compte plus. il est désavoué aujourd'hui et tout ce qu'il a fait et ce déclin généralisé de du pays bah fait qu'il est très impopulaire dans le pays et donc il n'est pas respecté à l'international parce que les en Europe c'est su évidemment qu'il n'est même pas respecté dans son propre pays mais ça c'est la conséquence de politiques qui ont échoué.

C'est pour ça qu'il va falloir changer de politique. À l'échelle européenne, il y a quelque chose aussi qui va peut-être vous marquer les prochains mois, c'est les augmentations, des multiplications de cyberattaque, les services de la poste qui sont touchés là en ce moment en pleine période de fête. Ça c'est le signe aussi de notre vulnérabilité parce qu'on l'a su, ça a été revendiqué, c'est un groupe prorusse et qui aurait mené cette cyberattaque.

Comment on peut comment on peut agir face à ça ? Comment on peut agir quand on arrive même pas à se mettre d'accord sur un budget ? Non mais ben là honnêtement sur la poste sur un service public si important, ça pose des questions justement là c'est pas une question de peser là c'est une question de de capacité à se défendre numériquement et ça fait partie des sujets aussi pas préchelle française à l'échelle européenne à l'échelle européenne on a pris un retard considérable aujourd'hui.

On est devenu malheureusement un un pays ti un continent tier mondisé numériquement soumis à des grandes entreprises américaines, soumis à des grandes entreprises chinois sur ces technologies de demain par exemple sur sur l'IA. Et il va falloir justement qu'on ait un vrai plan français et européen pour redevenir leader et que l'Union européenne ne serve pas juste à essayer de mettre des contraintes justement sur les entreprises et avoir peur du futur comme c'est malheureusement trop souvent le cas. Bon, vous avez dû écouter France info ce matin avant de de nous rejoindre.

Les États-Unis ont annoncé des sanctions visant cinq personnalités européennes engagé toutes à l'échelle européenne dans une stricte régulation de la tech. Parmi ces personnes, l'ancien commissaire européen Thierry Breton qui lui est même interdit de séjour aux États-Unis. Votre réaction ce matin ?

Non, mais au-delà de Thierry Breton, on a vu qu'ils veulent sanctionner Mistral ou des sociétés pens États-Unis ? Je vous pose la question parce que ça vient de Washington et que votre parti acquièisse une partie de la politique menée par Donald Trump. Comment vous avez intéress d'ailleurs j'ai vu hier que il est il est il a 4,3 % de croissance aux États-Unis quand on est à 0,5 % la sienne était sous-évaluée.

Nous elle est tout le temps surévaluée. À chaque fois on nve pas à mesurer la croissance qu'on va avoir et elle est plus basse que ce qu'on peut imaginer. Et bien et bien c'est parce que nous on encore une fois nous on ne se défend pas on ne se défend pas euh contre ces sociétés numériques que c'est pour ça que nous on proposait que justement les les ces grandes sociétés numériques américaines paient des impôts en France et ne paient pas des impôts ailleurs quand ils exploitent par exemple le réseau de distribution internet français alors que 53 % du réseau de distribution internet français sert justement à ces grandes entreprises américaines.

Ça fait partie des choses par exemple qu'on devrait mettre en place pour essayer de se défendre face à ça mais aussi promouvoir ces grandes entreprises françaises de demain parce que vous savez si on veut rester un grand continent et une grand un grand pays justement et bien c'est en créant en temps en étant précurseur notamment sur ces sujets c'est ce qu'on a toujours fait dans les Thierry Breton ou pas même si vous êtes pas sur la même ligne politique il y a pas mal de de de personnalités qui se sont exprimé en disant on apporte notre soutien à Thierry Breton c'est pas normal que les États-Unis attaquent comme ça vous allez le faire vous Rassemblement national ou pas c'est pas Normal évidemment que non mais c'est pas normal que que Thierry Breton soit interdit de territoire américain. Il représente pas une menace. Moi ce qui me m'interpelle c'est que les États-Unis arrivent à choisir même à ce niveau-là qui arrive sur leur territoire quand nous nous avons des des centaines de milliers de de personnes qui arrivent sans qu'on puisse le contrôler.

Des clandestins aujourd'hui qu'on à qui on donne l'aide médicale d'État, à qui on paye de et qu'on donne à qui on donne de l'argent alors que beaucoup de Français triment et ont du mal à finir les fins de mois. Moi, c'est ça surtout qui me préoccupe la les la situation aux États-Unis qui est un concurrent évidemment qui fonctionne avec un rapport de puissance et qui nous affaibl par comme on le voit sur euh les négociations sur les euh euh les droits doués et bien c'est euh ce qui m'inquiète, c'est notre notre faiblesse par rapport à ça, par rapport aux États-Unis, par rapport à la Chine, euh même par rapport à la Russie évidemment, par rapport à tous ces toutes ces grandes puissances aujourd'hui qui montrent notre impuissance. Merci beaucoup Alexander Nikolic, député européen pour le rassurnement national.

Joyeux Noël à vous. No bah joyeux Noël et et surtout à courage parce que j'ai été pompier. J'ai travaillé aussi dans un magasin de jouets.

Je sais beaucoup de gens vont travailler durement pendant ces fêtes, pendant que que bah nous parfois on va rester en famille et s'amuser. Donc je une grande pensée pour tous ceux qui vont œuvrer justement à ce que le pays et bien puisse bien fonctionner pendant ces fêtes. Bon, vous avez peut-être pas fait tous vos cadeaux de Noël.

En tout cas, s'il manque une idée qui sait, peut-être c'est un Picasso. Bon, c'est pas dans nos moyens, j'imagine, mais bon, un vrai, il est estimé à 1 million d'euros. Il pourrait vous coûter 100 € uniquement.

C'est le prix d'un ticket tombol d'une loterie solidaire et il permettrait notamment de financer, ça c'est important, la maladie d'Alzheimer.