La mobilisation repart, les violences aussi... - Reportage #cdanslair 23.03.202390
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Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:24InvitéFait
« On a un gouvernement complètement illégitime qui est quasiment vaincu, qui est déjà à genoux. »
- 2:39PrésentateurChiffre
« Et plus de 400 lits s'est bloqués, dont le prestigieux Louis Legrand à Paris. »
Temps de parole
- Présentateur59 %
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- Invité 83 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
24 heures après l'interview du président, la réponse de la rue. Foule importante dans la plupart des grandes villes et à Paris cet après-midi, le maintien inflexible de la réforme des retraites a semble-t-il galvanisé les manifestants.
Il croit qu'on gère un pays comme une entreprise, sauf qu'il ne peut pas licencier le peuple. Par contre, le peuple peut le licencier. Et moi je lui dis chiche de passer aux élections, puisqu'il dit j'ai été élu pour ça. Et bien chiche, repasse aux élections. Il ne nous représente pas, c'est notre président de la République, il ne nous représente pas du tout, il n'écoute pas son peuple, il a bafoué de la main toutes les questions qui lui ont été posées. Il est arrivé comme d'habitude avec ses réponses prédéfinies et finalement ce n'est pas un dialogue.
Les syndicats estiment avoir rassemblé plus de monde que le 31 janvier et insistent sur l'exemplarité de la rue quand le chef de l'État dénonçait les violences de certains factieux.
Parce que j'ai l'air d'être un factieux. En général je suis plutôt calme, serein, déterminé. Et nous à l'UNSA, vous savez, on est pour la République, pour la démocratie. Voilà, donc on défendra toujours la République et la démocratie. La faim de non recevoir du président de la République hier, elle a dopé la mobilisation. Donc il faut en tenir compte. Donc de façon tout à fait calme, tout à fait pacifique, on continue de dire au président de la République, mettez sur pause.
En plus des manifestations, de très nombreux blocages et actions surprises ont eu lieu dans tout le pays. Gare bloquée à Quimper, Marseille ou ici Paris par des manifestants sur les voies. L'accès à l'aéroport Charles de Gaulle a également été bloqué ce matin par des militants CGT. Les voyageurs ont dû rejoindre le terminal à pied, certains solidaires du mouvement.
C'est normal que des gens défilent, fassent grève, nous embêtent un peu pour marquer leur mécontentement.
Un mécontentement parfois exprimé plus violemment. A Lorient, les poubelles de ce commissariat ont été incendiées cet après-midi en marge de la manifestation. Heures et vitrines brisées également à Rennes ou Nantes, où des manifestants ont saccagé le tribunal administratif. Ce matin, barricades en feu sur la rocade de Toulouse et blocages routiers toute la journée dans de nombreuses régions, du Périgord à la Picardie.
On a un gouvernement complètement illégitime qui est quasiment vaincu, qui est déjà à genoux. Donc l'énergie, elle est là. On sait qu'on va gagner. Le gouvernement n'a plus aucune force. Donc on sait qu'on va gagner. Il n'y a pas besoin de chercher de l'énergie, on l'a.
Dans l'énergie et l'éducation, enfin, 25% de grévistes chez EDF. 40 à 50% dans les écoles primaires selon les syndicats. Et plus de 400 lits s'est bloqués, dont le prestigieux Louis Legrand à Paris. Alors cette mobilisation d'ampleur sera-t-elle un barou d'honneur, le chant du signe de la contestation ? Avant le début des cortèges ce matin, le ministre du Travail l'espérait à demi-mot.
À l'issue d'une mobilisation comme celle-ci, il ne faut pas être dans le déni, il ne faut pas penser que l'on va effacer les choses. Il y a un avant, il y a un après. Et il y a un désaccord qui va persister sur la question de l'âge de départ à la retraite. Par contre, il y a des sujets, et il y a des sujets nombreux qui permettent de renouer un dialogue.
Au sein de l'exécutif, certains imaginent même que la mobilisation s'étiole et que tout rentre dans l'ordre après le week-end. Réponse de Jean-Luc Mélenchon dans le cortège marseillais.
On vous annoncera partout le numéro classique du soi-disant essoufflement du mouvement. Il n'aura pas lieu. J'appelle tous ceux qui le peuvent à rallier les grévistes. Aujourd'hui, il faut jeter toutes nos forces dans la bataille.
L'intersyndical décidera ce soir de la suite du mouvement. Selon un sondage au doxa, les deux tiers des Français souhaitent aujourd'hui qu'ils se poursuivent. C'est six points de plus que la semaine dernière. Sous-titrage Société Radio-Canada