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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 9 juin 2025 45 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleSécurité

Dissolution, 1 an après tous perdus ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il dissous l'Assemblée nationale ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Qui a poussé pour cette dissolution selon vous ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi la Constitution donne-t-elle ce pouvoir au président ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Y a-t-il eu des vainqueurs politiques un an après ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Les LR ont-ils profité de cette dissolution ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Le Nouveau Front Populaire est-il en difficulté ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Applaudissements] [Musique] Bonjour, bonjour à toutes et à tous. Heureux de vous retrouver pour une nouvelle semaine de sens public, débat, chronique, reportage et expertise de nos invités. C'est ce que l'on vous propose tous les jours à 18h et 22h pour donner du sens à l'actualité et aux crises que nous traversons.

Et justement, souvenez-vous il y a un an ce coup de tonner dans un ciel politique printannier, le président Macron prononce la dissolution de l'Assemblée pour clarifier la situation politique française. Évidemment, c'est raté mais 1 an, 51 jours d'affaires courantees et deux premier ministres plus tard qui en a profité, qui oserait recommencer ? Comment se porte notre démocratie ?

On répond à toutes ces questions dans une minute. Et puis dans la seconde partie de notre émission, cette liste de faillite ou de redressement judiciaire, Camailleux, Sand Marina, Caporal, Jennifer, Nafnaf, Kuka André Pimki, KKS et cetera et cetera. C'est marque française victime de la concurrence de l'Ultra Fast Fashion chinoise.

Comment arrêter l'hémorragie ? On en débat dans 3/4 d'heure. Mais d'abord le récit de la dissolution 9 juin 2024.

Les résultats des élections européennes sont tombées il y a 1 heure à peine. Jérôme Rabier, les européennes ne devaient pas avoir d'impact national, avait promis Emmanuel Macron. Ceux qui ont cru ont dû s'en mordre les doigts en écoutant l'allocution du président au soir des résultats.

J'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote. Je dissou donc ce soir l'Assemblée nationale. La surprise du chef de l'État du jamais vu depuis Jacques Chirac et sa dissolution catastrophique de 1997.

Emmanuel Macron surprend alors jusqu'à ses plus proches alliés. Alors, je ne peux pas vous dire que je comprends la décision spontanément. Mais très vite, chaque camp doit repartir en campagne à gauche.

L'union est alors une évidence. Nous l'avons fait, nous avons réussi à nous mettre d'accord. Vous pouvez pas jouer au d de savoir ce qu' allait sortir de du vot.

Donc, il fallait être uni d'appeler effectivement au rassemblement parce que la gauche divisée, c'est la gauche qui perd. Le nouveau Front populaire est né rassemblant insoumis communiste, écologiste et socialiste. À droite, c'est plutôt la division.

Eric Sioti, président des LR, choisit l'alliance avec le RN et fracture son camp dans un vodille où les clés du parti deviennent un enjeu de campagne. 3 semaines qui aboutissent à un ARN aux portes du pouvoir au palais Bourbon, largement en tête du premier tour. Les résultats du premier tour me font dire je vois pas ce qui nous empêcherait de gagner parce que je veux dire quand on fait un tel score au premier tour, il est presque inenvisageable de ne pas avoir une majorité à l'issue du second.

Mais l'entre de tour et le front républicain barrent finalement la route de la majorité à Jordan Bardella. Au soir du second tour, trois blocs se partagent l'Assemblée NFP, bloc central plusclaire et le Rassemblement national accompagné de ces nouveaux alliés. Encore moins gouvernable que la précédente majorité relative, la représentation nationale attend 2 mois rythmé par les JO la nomination d'un premier ministre et ce sera Michel Barnier.

Il tiendra 3 mois avant de se faire renverser laissant sa place à François Baï. Le patron du modem fête cette semaine ses 6 mois à Matignon, sans qu'on sache combien de temps il peut tenir avec un socle gouvernemental qui se divise sur de nombreux sujets et pourrait exploser sur la préparation du futur budget. Un an après, tous perdus.

Voilà le terme le thème de notre débat et le titre avec Malval. Bonsoir et bienvenue. Vous êtes grand reporteur à Mariane.

On se on se réchauffe tous les mains ce qu'il fait très très froid. sur plateau. Autant le dire tout de suite à nos téléspectateurs dire "Mais pourquoi sont-ils si figés ?" C'est parce qu'ils fait trop pas sur ce plateau.

Euh Adrien Broche, bonsoir et bienvenue. Vous êtes responsable des études politiques à l'Institut Via Voice et auteur de ce livre portrait moderne de la gauche française qui est publié aux éditions de l'aube. J'accueille Bertrand Léo Combrade.

Bienvenue à vous. Vous êtes professeur de droit public à l'université de de Poitier, responsable scientifique du pôle droit constitutionnel chez les surligneurs et Tam Tranoui. Bonsoir Tam éditorialiste politique, bienvenue à vous aussi.

Un petit retour en arrière tiens Malval, on a tout joué à ce jeu aujourd'hui. Votre réaction il y a un an, vous étiez où ? Vous faisiez quoi ?

Comment vous réagissez en en voyant Emmanuel Macron annoncer la dissolution ? Et bien, je suis dans la rédaction de Marianne, je regarde la télé comme tous les les journalistes et là je me dis ben je vais devoir annuler mes vacances. Et effectivement, on a tous été on a tous été très surpris et et je et je pense qu'on est allé de surprise en surprise, c'est-à-dire qu'il y a eu cette annonce de la dissolution euh puis cette campagne express, les résultats qui n'ont pas été euh se annoncés puis ensuite cette période totalement folle en fait quand on se remet dans ce mois de juillet où on attend la formation d'un gouvernement qui ne vient pas, on nous dit bon peut-être il va falloir avoir cette trève olympique, on a cette parenthèse un petit peu enchantée en tout cas qui était décrit comme tel et qui restera sûrement comme elle était enchantée mais en même temps en coulisse il y avait ce faux ce faux rythme he des des ministres démissionnaires qui prenaient pourtant des décisions qui étaient très importantes à l'époque he c'était pas du tout un gouvernement qui finalement expédiiait des affaires courantes parce qu'il n'y avait rien de courant dans cette situation là et ensuite on a finalement il faut attendre la la nomination de de Michel Barnier c'est c'est c'était c'était surprise surprise quand même une drôle d'épilogue si j'ose dire après le résultat des des législatives quelques quelques semaines auparavant.

On y reviendra évidemment dans notre débat. Adrien Broche, si on revient là aussi en arrière qui a poussé pour cette dissolution qui c'est c'est une décision qu'Emel Macron prend relativement seul mais pas complètement seul. Oui.

Alors effectivement, je crois que c'est plutôt du travail des des journalistes mais qui a été entouré d'une d'une petite équipe notamment composé je crois de Gérald Armanin, euh Clément Léonardzi et un certain nombre de très proches du président de la République avec cette cet objectif, mais on va y venir, j'imagine très vite, de clarification du débat et et de et de de l'image de la de l'écosystème politique dans la société française et et de de redonner une forme de gouvern gouvernabilité à ce pays. Donc sur ces deux objectifs là, les choses ont été plutôt plutôt manqué. Évidemment.

Évidemment. On peut revenir à l'origine, Bertrand Leo Combrade. Pourquoi la Constitution de la 5e République donne-elle ce pouvoir au président ?

Bien, ce qu'il faut comprendre, c'est que cette dissolution de l'année dernière, d'un point de vue juridique, c'est une dissolution qui est totalement à contre-emploi si on lit attentivement à la Constitution. Ce droit de dissolution, il a été attribué au président de la République dans l'optique d'assurer une fonction d'arbitrage. Arbitrer une crise politique entre des pouvoirs publics ou entre le peuple et ses représentants.

H et c'est de cette façon que ce pouvoir a été utilisé les deux premières fois en 1962, conflit entre le gouvernement et le parlement et bien dissolution de l'Assemblée nationale et le peuple tranche. 1968, crise politique, manifestation, dissolution de l'Assemblée nationale et là encore pour résoudre cette crise, il y a une nouvelle élection législative et finalement si on étudie la dissolution de de 2024, vous oubliez 97 et Jacques Chirac, mais bon. Alors la différence c'est qu'après 68, toutes les dissolutions ont été des dissolutions politiques qui n'étaient pas euh purement arbitral arbitral simplement en en 80 en 88 euh et bien le président a gagné et les deux dernières fois le président a perdu et la dernière fois avec des conséquences politiques assez catastrophiques.

Ouais effectivement. Alors ce qui est sûr c'est que personne n'avait vu ou presque venir ce ce choix d'Emmanuel Macron. On a vu dans notre reportage d'ouverture quelques extraits de ce euh documentaire intitulé dissolution, histoire d'un séisme politique réalisé par Pauline euh Palier.

On va avoir d'autres réactions de personnalité politique de premier plan. Regardez le documentaire. C'est pour moi une arme ultime dont 9 fois sur 10 ont fait un mauvais usage.

Je dis donc ce soir l'Assemblée nationale. Un coup de point dans l'estomac. Une dissolution comme ça à chaud quand on a vu le résultat des européennes.

C'est pas possible. Je suis un peu ébahique, je crois comme la plupart la plupart des Français. Moi, je suis à milieu de penser que le président va dissoudre.

Nous avions notre verre de champagne à la main pour fêter les résultats et on a fait "Ah, glup !" On a posé le verre de champagne. Ma première réaction, mais tout de suite, péché d'orgueil.

Alors, je ne peux pas vous dire que je comprends la décision spontanément. J'imaginais pas une seconde qu'il pourrait la décider ce jour-là et comme ça. Bon, c'est trop beau.

Euh c'est trop beau. Une occasion pareil. Donc euh la gourmandise aussi est là.

On a vu des représentants de pas mal de familles politiques Adrien Broch. Est-ce qu'il y a eu un ou des vainqueurs politiques un an après ? Alors c'est c'est une bonne question.

Il y a eu un certain nombre de perdants. C'est intéressant de se remémorer cette séquence aussi post résultat où tout le monde se considère plus ou moins gagnant ou plus ou moins perdant. La gauche s'autoproclame immédiatement Nouveau Front Populaire, grande gagnante de cette de cette élection anticipée, ce qui tout de suite, je je pense et c'est ce qui a été très marquant dans les semaines et en réalité, on n'est toujours pas vraiment sorti de cette espèce de brouillard ambiant. politique qui déjà pour nous euh euh commentateur dont c'est plus ou moins la profession est compliqué parfois à suivre à la fois politiquement, idéologiquement, qui est quoi, qui porte quoi.

On était dans une espèce de d'opposition des lexiques où tout le monde était démocrate, républicain, il y avait une le front républicain d'un côté, il y avait l'arc républicain de l'autre, tout n'était pas exactement la même chose. Donc c'était un brouillard. Déjà, on était assez perdu.

Imaginons les les les citoyens et les téléspectateurs. Exement. Donc les premiers perdants, c'est aussi je pense de ce point de vue là l'opinion et la société française qui qui est entré dans un brouillard encore plus grand que celui dans lequel elle était avant.

Tom, moi j'ai le sentiment quand même maintenant qu'on a quand même une année rétrospectivement, on a quand même la sensation que les LR ont plutôt gagné à cette dissolution alors même qu'il n'avait que 42 députés avec les législatives de l'année dernière. Ils ont réussi à entièrement se reconstruire par un concours de circonstan assez extraordinaire he qu'on appelle Michel Barnier à Matignon au mois de septembre. C'était quand même extrêmement inattendu et ils ont réussi ainsi à se placer à avoir leur l'élection de de à la tête de leur partie de de Bruno Retaillot.

Ils ont réussi à engranger des cartes et inversement des postes importants dans le gouvernement actuel. Et inversement, on a le sentiment que le Nouveau Front populaire qui s'était estimé gagnant de ces législatives et ce est vraiment le front qui est le plus en difficulté avec bien sûr et bien aujourd'hui élection au Parti socialiste qui s'est faite avec 24000 votants. On a quand même vraiment l'impression qu'il y a voilà ceux qui ont réussi à prendre la vague et ceux qui au contraire sont descendus.

Oror malv, vous êtes d'accord où les l'air sont peut-être moins moins forts qu' on l'air Moi je je dis attention à l'effet trompleuil. Effectivement les on peut dire que objectivement au lendemain de de cette dissolution et la façon dont le gouvernement barnier s'est constitué mais plus encore aujourd'hui finalement avec la je dirais Bruno Retaillot a cannibalisé ce gouvernement. les LR on ont on mangé un petit peu ce gouvernement, mais je pense qu'il faut remettre à sa juste place ce que signifie aujourd'hui ce gouvernement et ce qu'il représente.

C'est-à-dire finalement pas grand-chose. Il est aussi le symptôme de cette machine de l'État qui s'est totalement grippée depuis un an, qui ne propose quasiment aucun projet de loi de peur d'être censuré qui d'ailleurs lorsque le parlement légifère à l'inverse et bien ce seront des choses d'ailleurs qui n'aboutiront probablement. On y reviendra un peu plus tard.

Mais un petit côté pardon interup quand côé il y a un petit côté holdup mais est-ce que justement demain lorsque Bruno Rotaillot devra le quitter ce gouvernement et il va devoir le quitter ses ses mécaniques pour ses ambitions et même pour celles de son parti s'il ne veut pas qu'i que son parti se déchire autour de cela, et bien qu'est-ce qu'il en restera finalement ne plus être aux affaires aujourd'hui le poste du ministre de l'intérieur en tant que je dirais commentateur général de de l'actualité et c'est dans ça dans dans cette séquence dans laquelle on est en fait depuis la dissolution C'està-dire c'est un commentaire perpétuellement qui se nourrit sur ce qui pourrait être fait, sur ce qui devrait être fait et qui finalement ne produit pas grand-chose. Et à ce jeulà effectivement Bruno Rotaillot et les LR sont champions. Qu'est-ce que ça veut dire en réalité ?

Les adhérents qu'R a engrangé, ça ne veut pas non plus dire grand-chose. On a vu, c'était aussi pour un jeu de cartes pour déséquilibre interne. Je Oui, c'est c'est ce que le PS a pas réussi à faire quand même.

Mais le PS ne l' ne l'a pas cherché parce que ils ont ils ne pouvaient pas faire des cartes de la même façon. Il faut qu'il revoit leur statut. parce que les les les 500 ou 60000 militants de plus chez LR, ils vont peut-être servir à quelque chose peut-être mais le parti n'en est pas quand même n'est pas devenu redevenu le parti de masse qu'il était à l'époque du RPR et même de de l'UMP.

Donc c'est vrai que cette différence là, moi je me demande vraiment qu'est-ce qu'il restera de LR même de ses propositions ce sur quoi ils s'inscrivent mis à part ce que ce que dit Bruno Rotaillot aujourd'hui. Question de de renouvellement de de proposition de contenu. Là je suis d'accord avec vous.

Il y a cette idée euh euh Bertand Léo Combrade d'un d'un éparpillement des forces politiques. Alors je suis pas sûr. Est-ce que c'est lié euh euh à la période Macron en même temps qu'il a qu'il a réussi à à amener au pouvoir et qui a donc recréé cet éparpillement ou est-ce que c'est profond pour vous ?

Ben cet éparpillement il est très ancien. Euh pour rappel, la Constitution de 1958, elle a été rédigé, élaboré dans l'optique de lutter contre cet éparpillement et cette instabilité politique sous la 4e République. C'était vraiment l'objet de cette nouvelle constitution.

C'est comme ça que Michel Debré défendait le projet devant le Conseil d'État. il disait qu'il fallait de rigoureux impératifs pour encadrer l'action politique. Est-ce que ça a fonctionner ?

Ben, on était tenté de dire oui, cette constitution fonctionne, elle a 65 ans, elle a connu des majorités qui n'étaient pas absolues. Entre 1958 et 1962, Michel Debré n'avait pas de majorité absolue à proprement par ça, on l'a oublié, hein. On l'a oublié parce que c'est loin et on l'a oublié aussi.

C'est habitué aux majorités puissantes à l'assemblée en faveur de de l'exécutif, du binôme exécutif. Et je vais vous dire, on l'a aussi oublié parce qu'en réalité Michel Debray n'avait pas de majorité absolue, mais il avait des groupes politiques qui étaient disposés à travailler avec lui. De la même manière que Michel Rocard en 88 n'avait pas de majorité absolue, mais il avait des par des groupes du centre qui étaient disposés à à l'accompagner sur certains projets.

Ce qui fait que c'est c'est aujourd'hui le test grandeur nature, les preuves de vérité et on se rend compte que les rigoureux impératifs qui avaient été préconisés par Michel Debré dans la Constitution ne fonctionne pas. Alors ça on y reviendra en détail si vous si vous le voulez bien parce que je continue un peu de dérouler la la chronologie de ces jours et de ces semaines qui suivent la la décision d'Emmanuel Macron. Le prénom de la République qui est en déplacement sur l'île de Saint.

On est le 18 juin 2024 et on est donc moins de 2 semaines avant le premier tour des législatives qui va évidemment, on l'a dit, placer le le Rassemblement national loin devant les autres formations politiques. Et voici ce que dit Emmanuel Macron face à des habitants de l'île de Saint. Les Français ne veulent pas la Chian et les Français veulent pas la Chianille.

Moi non plus. Et au Parlement, ce qu'il y avait n'allait pas et ça aurait été la chan. Je vous le dis en a mes consciences, c'est pour ça que j'ai fait ça.

J'ai pas sa moi le premier que ça un président qui finit pas ses phrases comme s'il commençait déjà à douter de sa décision. Aurore Malval, est-ce qu' est-ce qu'il a reconnu s'être trompé publiquement hein dans une interview dans réellement ? Pas réellement parce que d'abord il dit euh ma décision lorsqu'il lorsqu'il revient dessus, il dit "Ma décision n'a pas été comprise." Donc ça c'est je dirais son premier ce qui pour Emmanuel Macron ressemble déjà à Mais à coule pas pour les Français.

Euh c'est c'est aussi la la le problème, mais euh il ça c'est pas une reconnaissance. Et ensuite, il va dire euh effectivement cette dissolution n'a pas apporté la clarification ou a plutôt produit des divisions à l'assemblée, mais il dit quelque chose, il dit pour le moment. Pour le moment et ce pour le moment en fait, il est central parce que ça ça veut dire que Emmanuel Macron n'a toujours pas véritablement admis que c'était une erreur ou qu'il n'aurait pas dû dissoudre et que c'était pas pertinent. on dit voilà pour le moment on ne voit pas encore les effets mais finalement peut-être qu'au bout du compte on me on reconnaîtra que j'ai pris la bonne décision et que cette dissolution comme s'est attaché à retracer comme réoni était inéluctable et inévitable.

Qu'est-ce qu'il espère ? Il espère que la sission qui a qui a eu lieu entre Éric Sioti et le reste du parti LR pouvait se dupliquer à gauche. Qu'est-ce qu'il espère ?

On essaie de se dire il y avait quand même un peu de stratégie politique et pas seulement de l'orgueil pour reprendre la la formule de de Jean-François Copé qu'on a vu tout à l'heure. Oui, tout à fait. Et d'ailleurs même le le l'un des arguments ou des justifications pour la dissolution, c'était justement de pouvoir miser sur la désunion de la gauche, ce qui était un paris assez risqué quand même quand on connaît l'histoire politique de la gauche et et son affect unitaire qui est très très présent dans dans les consciences des des personnalités de gauche.

Et donc ce premier paris a été hasardeux et c'est très intéressant effectivement ce que ce que ce qu'on entend parce qu'il y a un élément alors il faut surtout pas faire de psychologie mais un élément de l'ordre du du lien entre Emmanuel Macron et son bilan qui est très particulier. Alors, certains diront euh péchés d'orgueil Jean-François Copé en tout cas qui a été euh de ce moment et cette décision là jusqu'à aujourd'hui en passant par la nomination de Michel Barnier, ensuite par celle de François Bairou par le refus de donner la chance à Lucy Casté de faire un discours de politique générale qui est à être renversé. euh un élément très très fort de de du lien entre Emmanuel Macron et un bilan qui dont il ne veut absolument pas que que certains des éléments identitaires très forts soient euh euh défits.

Et et je crois que si on effectivement si on comprend pas ça ou qu'on ne le met pas au centre de ces décisions politiques, c'est très difficile de comprendre parfois des comportements qui sont un peu énigmatiques chez le président de la République, je crois. Bah ce qu'on sait c'est que à ce moment-là au niveau du Parti socialiste, Olivier Fort était vraiment en train de travailler à une alliance qui devait se séparer de la France insoumise. Et donc on pouvait penser qu'il allait avoir une fracture entre le Parti socialiste et la France insoumise, d'autant que la campagne avait été extrêmement dure bien sûr avec la campagne des élections européennes des européennes bien sûr avec un Raphaël Gluxman qui bien sûr avait attaqué très frontalement la France insoumise et vice-versa.

Moi le soir de la dissolution, j'étais à place publique et au Parti socialiste. Euh on a j'ai vu donc euh les les effusions au moment du score parce qu'il fait quand même 14 % Raphael Gluxman et puis on voit l'annonce de la dissolution et là euh les offs les uns et les autres ils disent tous mais en fait il veut il veut nous il veut nous diviser. C'est ça qu'il veut absolument.

Et on voit que Raphaël Gluxman qui au départ doit beaucoup s'exprimer dans la soirée petit à petit est mangé en fait par la machine. Voilà, il est gommé au fur et à mesure par la machine qui va donner le nouveau front populaire. Et même Olivier Fort, il était en plateau à ce moment-là et il a appris que François Ruffin disait bah voilà, il faut créer le nouveau Front populaire et lui qui était en train de travailler à tout l'inverse en coulisse, il a dit bon bah de toute façon maintenant qu'on y est, on n pas tellement d'autres choix.

Bertand Léo Combrade, effectivement on a les résultats du second tour des élections législatives. Est-ce que la logique c'est pas quand même qu'Emmanuel Macron donne sa chance à cette ce nouveau Front populaire quit à ce qu'il soit renversé au bout de quelques jours ? Alors, vous me demandez de vous lire ou de vous d'interpréter la Constitution à haute voie.

Euh, elle est pas si claire que ça cette constitution. Vous avez des dispositions qui vont dans les deux sens. Il y a des dispositions qui qui allaient plutôt dans le sens de nommer rapidement un premier ministre.

Sans doute le la personne qui était présenté par l'alliance politique arrivé en tête. Cela étant, même si le président doit nommer le premier ministre, il est aussi garantement régulier des pouvoirs publics. Or, en nommant Luciasté, il y avait de très très fortes chances pour que celle-ci, son gouvernement soit renversé et qu'il y ait de nouveau un gouvernement d'expédition des affaires courantes.

Donc il était possible de concevoir et d'interpréter la Constitution comme et c'est mon point de vue d'ailleurs comme permettant au président de se laisser plusieurs semaines le temps de laisser la situation politique se décanter et trouver peut-être un premier ministre qui puisse avoir un socle qui lui permette d'avoir la confiance pour commencer à gouverner. Est-ce qu'ils ont vraiment cru au sein du Nouveau Front populaire à l'hypothèse qu'Ibel Macron nomme Lucy Castetz ou ou l'un ou l'une sorti de leur rang ? Je crois que ça a été un un coup politique quand même parce que le toute l'action du Nouveau Front populaire du moment de la dissolution et donc de donner tort au président de la République, il y avait aussi cette guerre effectivement de il veut nous diviser.

Je pense que c'était très fort. Donc tenons bon quit à gommé des différences sur lesquelles effectivement on a fait campagne pendant des semaines et ensuite parce que la deuxième accusation on se replonge dans ce c'était vous n'arriverez pas à vous unir donc dissolution et la deuxième c'était vous n'arriverez pas à dégager un candidat commun parce que votre union était superficielle et là encore la logique du nouveau Front populaire c'est de dire on va à nouveau vous donner tort vous proposer un candidat alavait tout un tas de choses issues de la société civile et cetera qui soit pas membre ni du PS ni et de LFI ensuite Jean-Luc Mélenchon avait dit on accepte même à LFI de ne pas faire partie du gouvernement parce que l'argument qui était opposé à cette alliance là c'était il y aura Luciasté et donc des membres de insoumis dans le gouvernement. Donc il y avait une espèce de aussi de brouillard et de ping-pong permanent de réponse entre le président de la République et et le Nouveau Front populaire.

Mais voilà, tout ça pour dire que je pense que c'est très très ça a été beaucoup une logique d'opposition et de et de se poser justement en donnant tort à ce moment-là au président de la République et à la majorité sortant et et si on se place du côté des électeurs Aur Malvin, c'est quand même intéressant parce qu'il y a à la fois les électeurs du Rassemblement national qui ont le sentiment que voilà leur parti est arrivé en tête au premier tour et même en nombre de voix au second tour. les électeurs du Nouveau Front populaire bah notre force politique est arrivée en tête et puis on n pas de premier ministre et tout tous perdus là aussi d'une certaine façon les les électeurs français après ce que là tout à fait je pense que c'est une des seules fois où sous la 5e République on a un gouvernement finalement qui ne correspond pas à l'expression dans les urnes. Ça ça n'était jamais arrivé et c'est vrai qu'on on voit que c'est vraiment la palissais çaade de dire que il y a une déconnexion, un désintérêt des Français pour pour la vie politique et je pense que ces élections là et ce qui s'est passé derrière n'aident évidemment pas.

C'est-à-dire que là, on se retrouve dans un projet qui est complètement illisible et d'ailleurs pour la première fois donc il y a cette différence et puis surtout il y a une guerre des récits mais qui devient centrale et qui est la façon de présenter la réalité des choses. Tout le monde alors il y avait ce cet élément de langage qui revenait tout le temps euh du côté des mercredis, c'était tout le monde a perdu. Bon, c'est très commode pour éviter de reconnaître sa défaite.

Exactement. Et et de l'autre côté effectivement, on a 10 millions presque 11 millions d'électeurs du Rassemblement national qui ne sont pas représentés, qui sont même mis hors jeu par ce front républicain et de l'autre côté 9 millions au second tour pour pour le NFP qui ont fait ce front républicain qui n'est absolument pas traduit dans la composition du gouvernement parce qu'il inclut les LR qui eux ne se sont pas désistés. Et effectivement, je pense que là demain ce ce front ce front républicain, il est peut-être ça fait longtemps qu'on le disait mort, mais peut-être que là on disait déjà avant législative et on a eu tous eu la surprise de le voir, on disait déjà avant.

Tout à fait. Mais sauf que là il est il est mort pour plusieurs raisons parce qu'il a été aussi attaqué de l'intérieur quand justement on a vu finalement ce qui était ce qui s'était passé avec la NUPES. La NUPS était morte quand le nouveau Front populaire justement renait de ces cendres.

Et c'est pour ça que Emmanuel Macron a fait le paris que la gauche ne réussirait pas à s'unir. Et pourtant la volonté d'union du peuple de gauche est forte et ça, je pense qu'elle demeure. C'est-à-dire que quand on quand on sonde, quand on demande quand on voit les les électeurs de gauche, ils sont pour l'Union. même si ça représente un grand flou programmatique parce qu'aujourd'hui ce dire de gauche ça ça revit un certain nombre de nuances justement de de la France insoumise à à la social déémocratie qui aujourd'hui enfin n'a absolument rien en commun avec quasiment le programme justement de de Jean-Luc Mélenchon.

Mais euh néanmoins, il y a il y a eu ce qui ressemble aujourd'hui. On est passé en 1 an du Front Républicain au Front anti LFI à l'Assemblée nationale. Et en fait ce qui est ce qui est curieux, c'est que cette assemblée nationale ne peut fonctionner qu'en ayant un de ces tiers qui est gelé et aujourd'hui c'est plutôt euh justement le tiers à gauche.

Alors avec cette question qui est centrale qui vaut pour euh l'Assemblée nationale, qui vaut pour les gouvernements, peut-être un peu moins pour le Sénat mais en tout cas on va se la poser sur une sorte de d'immobilisme ou de blocage euh des réformes. On va en parler tout de suite avec Steve Jourdin. Bonsoir Steve, bienvenue.

On se pose la question du parlement un an après. Cette dissolution est-il aussi dysfonctionnelle qu'on le dit ? Bah, c'est effectivement une crainte au soir de la dissolution.

Thomas, rappelez-vous dans la foulée, la plupart des médias parlaient d'un risque du risque d'un chaos institutionnel d'une assemblée nationale devenue complètement ingouvernable. Ça n'a pas été le cas. Clairement pas.

Thomas, le parlement a continué à fonctionner. Il n'y a pas eu de pause ou de blocage du processus législatif, mais il y a eu quand même un certain nombre de changements déjà en terme quantitatif sur la session 20201, 76 textes ont été adoptés, 57 projets de loi, 19 propositions de loi sur l'année en cours sur la session 2024-2025, 43 textes ont été définitivement adoptés. 16 projet de loi, 27 propositions de loi, ça peut encore évoluer hein, il reste encore quelques semaines avant les vacances parlementaires, mais on constate tout de même une baisse du rythme législatif.

Et puis est-ce que vous remarquez quelque chose ? Oui, je remarque quelque chose, c'est qu'il y a beaucoup plus de propositions de loi pendant cette session que de projets de loi. Effectivement, depuis la dissolution, le Parlement a changé sa façon de travailler.

On rappelle la distinction. Un projet de loi est un texte d'initiative gouvernementale. Une proposition de loi, elle vient directement du Parlement.

En réalité, en l'absence de majorité à l'Assemblée nationale, le gouvernement a décidé bah de laisser la main aux élus pour éviter d'essuer des défaites face à un parlement qui ne domine pas. C'est plutôt malin hein comme tactique Thomas puisque les taxes issus directement euh du Sénat ont par exemple été repris par le gouvernement. Oui.

On pense notamment à la fameuse proposition de loi sur le narcotrafic. Elle a été défendue par les sénateurs Jérôme Durin et Étienne Blanc. Elle a été euh reprise par les ministres Retaillot et d'Armanin.

Et la loi a finalement été adoptée par le Parlement. C'était fin avril. Et ce cette ce changement de de façon de travailler a des conséquences pratiques aussi.

Bah déjà parce que l'absence de majorité politique limite l'adoption de réformes importante. Symbolique. Fin avril, Emmanuel Macron a par exemple promulgué un texte visant à améliorer le traitement des maladies affectant les cultures végétales à l'aide d'aéronef téléiloté.

Bon, c'est important certes, il faut le dire. C'est important notamment pour les agriculteurs, mais disons que ça n'engage pas forcément le destin de la France. Imagine-on le général de Gaulle proclamer cette promulgué cette loi sur le péron de l'Élysée et puis aussi parce qu'il y a une différence entre projet de loi et proposition de loi.

Les projets de loi sont délibérés en conseil des ministres après avis consultatif obligatoire du Conseil d'État. Ils sont aussi accompagnés d'une étude d'impact chargé d'évaluer en amont leurs conséquences pratiques. Ça n'est pas le cas.

Des propositions de loi qui ne sont pas soumises à ces conditions. Certains élus dénoncent les conditions du travail parlementaire depuis la dissolution. Écoutez, on n'arrête pas de voter des propositions de loi sans étude d'impact et on fait absolument n'importe quoi.

Et on est conscient qu'on est en train de faire n'importe quoi. Et pourtant, on continue parce qu'on a pas de projet de loi pour remplir l'ordre du jour. Des élus Tomas qui vont continuer à siéger jusqu'au mois la mi-juillet puisqueune section session extraordinaire extraordinaire, je vais y arriver, du parlement devrait être convoqué par l'exécutif.

Merci beaucoup Steve. À tout à l'heure pour notre second débat. Vous avez commencé à l'évoquer Bertandléo Combrade ce cette est-ce qu'on atteint pas d'une certaine façon certaines limites de la constitution là ce que vous nous disiez prévu pour sortir des blocages et qui démontre là aujourd'hui peut-être son incapacité à le faire ou notre incapacité à l'utiliser pour le faire.

Je ne sais pas. La constitution de 58, elle a été prévue pour gouverner sans majorité absolue, mais à condition qu'il manque quelques dizaines de voix à cette majorité absolue. Elle permet à un gouvernement de s'affirmer avec des moyens juridiques pour aller chercher une majorité.

Mais en réalité, on est désormais face à trois blocs. On est dans ce qu'on appelle dans notre discipline le monde constitutionnel d'après. Et la Constitution n'est pas du tout adaptée à ce monde constitutionnel d'après.

Euh le droit peut beaucoup de choses mais il ne peut pas tout. En l'occurrence, c'est pas lui qui va nous sortir de cette situation. Ouais.

Trois blocs Adrien Broch qui sont enfin toujours plus ou moins tentés par la radicalisation. Est-ce qu'on peut dire ça aussi ? Oui, c'est vrai.

Il y a une alors c'est un paradoxe d'ailleurs parce qu'il y a une effectivement une une logique de démarcation qui passe par de la radicalisation. Il y a un paradoxe dans l'opinion qui est que à longueur d'enquête d'opinion, les Français en appellent à davantage de responsabilité du personnel politique qui doit passer par des coalitions qui peuvent prendre plein de formes de du travail en commun et cetera. Et les personnalités dans le même temps plébiscité dans l'opinion sont souvent des personnalités et on le voit dernièrement avec la percée dans l'opinion de Bruno Retaillot qui clive des personnalités assez anguleuses.

Donc c'est très difficile aussi de lire ça et et de s'y retrouver et donc même les instituts de sondage sont un peu perdus pour reprendre le titre de notre débat. perd tout le monde est tous perdus et et et vous vous le disiez très bien dans ce dans ce climat extrêmement brouillé où les repères politiques et les les les parties sont dans un état un peu gazeux, on essaie de s'y retrouver forcément on essaie aussi et les partis essayent de le faire comme ça de se démarquer par des positions un peu plus radicales qui nous permettent de nous de de de se marquer politiquement. forcément la nuance, le compromis, c'est pas forcément ce qui pour le personnel politique va le plus le permettre de sortir de cette de ce brouillard politique et et au milieu, on a François Baouval qui quand même réforme le moins possible pour durer le plus longtemps possible.

C'est c'est un peu dur ce que je dis mais ça résume quand même ce ces mois passés à Matignon bientôt 6 mois. Absolument. C'est vrai que François, je pense applique vraiment à la lettre la phrase on sort de de l'ambuguité cassé en détriment.

C'està-dire qu'il est voilà, il on l'a vu sur sur nombre de dossiers, il ne tranche pas. depu'était à distance bar mais qui depuis que c'est Michel que Michelou pardon François Baou revient convoque des conseils de défense donne un petit peu sans pour autant faire des arbitrages qui régleraient la question mais en tout cas veut à nouveau se se faire entendre sur la scène politique intérieure pour défendre c'est on en revient à ce qu'on disait tout à l'heure cette fameuse legacy he comme on appelle dans dans la novel langue macronist C'est très important le cet anglicisme, c'est cet héritage que laissera-t-il ? Et ça Emmanuel Macron est très présent sur cette question.

Donc ça ne facilite pas les choses effectivement. Et de l'autre côté François Baou lui a bien compris qu'il faut durer. Donc toutes les rendez-vous, les conclaves, les réunions qui sont prévues sont aussi orientées dans cet esprit.

Ouais. Avec des Français qui sont quand même très critiques, hein. Un an après la dissolution, sondage est là pour la tribune dimanche et et BFM TV. 71 % des Français qui pensent que c'était une mauvaise décision et et si on leur demande faut-il de nouveau prononcer une dissolution de l'Assemblée nationale 65 % des Français qui sont contre TAM ça fait partie exactement du effectivement du pouvoir que Emmanuel Macron va bientôt retrouver.

Oui, dès le 8 juillet, un an après les dernières élections législatives, Emmanuel Macron va retrouver son super pouvoir, hein, celui qui a pulvérisé l'Assemblée nationale l'an dernier. Et s'il veut renouer avec, nous le citons, hein, ce moment de clarification nécessaire car c'était les mots qu'il employait à l'époque pour défendre la dissolution, il peut trouver des alliés mais pas vraiment dans son camp. Regardez, nous allons faire en tout cas tout ce qu'on peut pour une nouvelle dissolution.

Oui. C'est-à-dire que nous, nous le disons très clairement, nous ne supportons pas et nous n'acceptons pas que monsieur Macron qui a été battu aux européennes aux législatives, qui a vu monsieur Berou Barnier pardon censurer puisse continuer pendant 2 ans à faire des dégâts dans le pays. Donc plus ça sera plus ça sera plus le retour au peuple sera fait, plus mieux ce sera.

Est-ce qu'on y croit sérieusement ? Moi, je paris que c'est que de la gueule. Voilà.

Parce que certes L etfilles estiment que redonner la parole au peuple n'est jamais une erreur, mais dans ce cas précis franchement ça serait pas un cadeau pour elleer. Bon, on a quand même une idée des partis politiques à qui profiteraient une dissolution. Voilà ce fameux sondage dont vous avez parlé et là pour la tribune dimanche chez BFM TV, c'est hasardé à se projeter sur un premier tour et en gros si d'aventure la gauche était unie, ce qui serait la meilleure des hypothèses pour elle et soyons clair à l'instant t c'est plus qu'incertain, elle serait largement en perte de vitesse par rapport à l'année dernière 21 % au lieu de 28 % et ça serait avant tout dommageable nous dit-on à LFI ensemble il perdrait aussi beaucoup moins 5 points et le RN lui arriverait encore largement en tête au premier tour avec plus ou moins le même score qu'il y a un an. quasi retour finalement à la case départ et ça reste évidemment de la politique fiction.

Oui, on ne peut se projeter que sur le premier tour et encore et un sondage n'est qu'une prise de température, faut-il le rappeler. Alors, si on regarde aujourd'hui les états d'esprit, quels sont-ils ? Qui veut la dissolution ?

Le RN ? Rappelons quand même qu'en cas de dissolution, Marine Le Pen ne pourrait pas se représenter. Les LR à 42 députés, ils ont réussi, moi ce que je considère comme le holdup du siècle, ils ont réussi à occuper Matignon puis les postes les plus en vues du gouvernement.

Le Parti socialiste, bon, il a même plus osé censurer le Premier ministre avec son électorat qui est allergique au chaos. Ensemble, bon bah, les macronistes ont très peu goûté la manœuvre de l'année dernière lorsquemanuel Macron les a quand même et ce sont leurs mots poussés sous le bus quand le président de la disruption est donc devenu celui de la rupture. Bon, plus personne ne souhaite de dissolution.

Emmanuel Macron, alors on en parlait tout à l'heure publiquement hein, mais il a quand même quelques regrets sur la la dissolution. Oui, voilà. Bon, il le dit pas publiquement mais il y a des mots encore dans la tribune dimanche dans le secret de nos conversations, il convient que c'était mieux avant qu'après la dissolution.

Voilà ce qu'il aurait confié à l'un de ses proches. Le président de la République a donc une pensée émue pour ce temps révolu. C'était le bon temps, celui de la majorité relative, celui où passaient des projets de loi finalement pas si nuls quand on pense à la loi sur le renouvelable, le nucléaire ou encore la lopnie.

Euh, grâce à des majorités de circonstances, texte par texte, rappelez-vous, c'est comme ça qu'on en parlait. Lui, ne voyait alors que le verre à moitié vide. Peut-être qu'aujourd'hui, il verrait le verre à moitié plein.

Effectivement, merci beaucoup euh Tam. C'est on va consacrer un dernier chapitre au Rassemblement national. Cet anniversaire, c'est aussi celui d'une victoire électorale pour le RN.

Et d'ailleurs, Marine Le Pen et Jordan Bardella on ont réuni alliés européens dans un petit village du Loiret, morisson, 144 habitants. On y retrouve Audre Vetas. Audre, l'objectif c'était de célébrer la victoire des patriotes pour l'Europe au Parlement européen.

Et le lieu n'a pas été choisi au hasard. Nous sommes dans une exploitation agricole sur une terre rurale dans une commune qui a voté à plus de 90 % pour le Rassemblement national au second tour des législatifs. Contexte rural donc pour accueillir les alliés européens du Rassemblement national.

Nous avons vu le premier ministre hongrois Victor Orban, le patron de Vox en Espagne, Santiago àcal ou encore Matthéo Salvini, le vice-président du conseil italien. Quelques 5000 personnes réunies ici. Des bus ont même été affraités.

Le Rassemblement national a voulu faire de ce rendez-vous une démonstration de force pour montrer qu'il aurait des alliés s'il venait à accéder au pouvoir. C'est une démonstration de force vis-à-vis de nos adversaires politiques. Quelle autre partie est capable de réunir autant de personnes en plein milieu d'un chant ?

Et c'est aussi un signal peut-être également de force à moins de 2 ans de la présidentielle pour dire que nous sommes prêts, nous nous préparons à la bataille suprême et nous irons cette fois-ci pour gagner. Vous l'avez entendu, le RN prépare les prochaines échéances et notamment l'élection présidentielle. Et il y a quelque chose qui nous a interpeller quand on a écouté les différents orateurs européens.

Ils ont tous mentionné Marine Le Pel qu'il vient même de nommer présidente d'honneur des patriotes pour l'Europe. Mais ils n'ont pas évoqué Jordan Bardella. [Musique] Marine conduis-nous.

Allez, Marine Le Pen se replace donc au centre du jeu pour l'élection présidentielle. Elle s'en est plusieurs fois prise dans son discours au Vat en guerre Emmanuel Macron. Ce sont ces termes qui n'est pas capable d'assurer la sécurité dans son pays après un match de foot.

Elle a aussi dénoncé la peine d'inéligibilité qui la touche dans l'affaire des assistants parlementaires européens. Rappelez-vous, il y a exactement 20 ans, 20 ans et 11 jours précisément, le référendum sur la Constitution européenne dont le résultat a été foulé au pied. Voyez ce qui s'est passé en Roumanie.

Voyez les tentatives d'interdiction ici et là, les persécutions judiciaires partout contre les mouvements patriotes et regardez ce qui se passe en France où l'on veut interdire en violant tous les principes du droit à la principale opposante que je suis de se présenter à l'élection présidentielle. Mais chez les militants, on a du mal à choisir entre Jordan Bardella ou Marine Le Pen pour la présidentielle. Beaucoup attendent de savoir si la décision de justice est confirmée.

Merci beaucoup. Audrey Vetas à Mormand sur Vernisson. On est dans le Loiret.

Est-ce que le RN est toujours aussi fort dans l'opinion pour vous ? Alors, ce je pense qui est intéressant, c'est que à chaque fois on qu'il est testé euh actuellement, on voit que son socle semble assez solide, c'est-à-dire que ce soit d'ailleurs sur les perspectives de l'élection présidentielle, Jordan Bardella comme Marine Le Pen font à peu près euh le même score. Donc, on peut se dire que euh voilà, ce résultat euh constitue une une victoire pour le Rassemblement national.

Mais moi je pense qu'il y a qu'encore une fois cette victoire est un petit peu en trompleuil. Depuis an, le national accumule des défaites et un certain dans les élections parties, preuve que son électorat ne se mobilise pas lorsque il n'y a pas ce grand élan national et puis surtout dans un parti où la figure du chef est centrale. le fait de ne pas en avoir d'avoir cette question un petit peu en su cette incertitude autour du candidat pour l'élection de dans 2 ans si je puis dire c'est très important et ça pèse et ça pèse lourd et deuxième difficulté aussi la question de la dissolution que l'électorat du rassemblement national réclame une dissolution beaucoup plus ardemment que ces députés ne seraient prêts justement vu le résultat que ça produirait à à la déclencher et ça attention Parce que cet écart entre justement le souhait de la base de Français qui se sentent toujours floués dans leur vote euh qui n'est pas représenté au gouvernement euh peuvent aussi le faire le faire payer à leur parti.

Parce qu'il faut peut-être réexpliquer Bertrand Léo Combrade que le le la peine d'inéligibilité qui a été euh définie contre Marine Le Pen, s'il y a de nouvelles élections législatives, elle ne peut pas se représenter, hein. C'est c'est très clair là-dessus. En effet, elle ne peut pas se présenter.

Elle ne peut donc pas assiéger. Euh donc ça laisserait euh sur la touche. Donc elle perdrait cette tribune que représente l'Assemblée nationale pour elleour.

Exactement. Donc euh c'est une difficulté pour le RN en effet. Ouais effectivement.

Euh euh Adrien Broch euh le le le poids du Rassemblement national dans le pays, moi je pense quand même que on a des électeurs du RN, on l'a évoqué tout à l'heure, qui se sont sentis un peu privés de leur victoire il y a un an. Ils ont de la mémoire les électeurs du RN. Ils vont peut-être le rappeler dans 10 mois au municipal ou dans ou dans 2 ans lors de des d'éventuelles.

Ouais. Non, mais je rejoins ce qui a été dit. D'abord sur sur la solidité.

Effectivement, c'est un électorat qui est mobilisé notamment sur le ressentiment, la solidité de sa base électorale, la même manière que les 10 12 % de Jean-Luc Mélencheron qui ne bouge pas, quoi qu'il arrive. C'est très impressionnant. Euh je dirais que sur sur la séquence là depuis l'affaire Marine Le Pen, moi je fais partie de ceux qui qui qui pensent qu'il y a peut-être eu un mauvais choix tactique qui a été fait.

On a beaucoup parlé d'impréparation le jour où cette décision est tombée et c'est vrai que le choix de Marine Le Pen tout de suite de repartir au combat, donc de montrer une combativité évidemment qu'on lui connaît euh en entrant dans cette zone et cette période d'incertitude dans laquelle effectivement on ne sait pas si elle pourra y aller ou pas. Euh si un 2uxè candidat pourra être prêt. Ça envoie un signal aussi un peu fluctuant au moment où où à l'opposé Édouard Philippe, Bruno Retaillot, on a à peu près compris que Jean-Luc Mélenchon irait quoi qu'il en soit sont dans une démarche de de de solidité et d'assurance de leur candidature et de préparation de leur électorat à cette candidature là.

Donc peut-être qu'elle pourra le payer cher si au final ces mois d'impréparation dans lesquels cette espèce de fluctuation de de zone un peu grise dans laquelle on est si on ne sait pas si Bardel ira si ce sera elle ou pas ça peut lui coûter cher. Peut-être qu' un moment de clarification très rapidement qui aurait en plus de ça pu lui permettre de dire "Nous on a un plan B, j'ai prévu ma succession, ce qui est pas le cas au sein de la France insoumise qui on voit bien n'est pas le cas dans la Macronie qui a une particularité, ça aurait pu être aussi intelligent dans l'opinion et et ça peut aussi coûter cher à Jordan Bardella dans l'hypothèse où c'est lui qui se présentera une élection présidentielle, à partir de quand lui laisseront euh est-ce que le RN va lui laisser la possibilité de un an un an c'est si on se place du point de vue l'appel de pour intervenir à l'été prochain 1 an c'est très court pour préparer une campagne présidentielle il faut avoir une histoire il faut imposer un récit la rencontre d'un d'un homme avec un peuple he c'est c'est ça l'élection présidentielle français donc c'est c'est beaucoup trop court et ça instaure on l'a vu d'ailleurs il y a il y a quelques semaines cette séquence en Nouvelle-Calédonie où Marine Le Pen a un mouvement d'humeur avec vous mais vous êtes gentil Jordan Bard je crois pas qu'il a qu'il est de connaissance de ce dossier en Nouvelle-Calédonie et ça ce genre de situation le RN s'expose à en vivre plusieurs d'ici même 2026 et où j'espère la la pour eux en tout cas la situation sera tranchée mais c'est très dur d'avoir un parti comme ça qui qui est bicéfalle. Un un tout dernier mot parce que on a assez peu prononcé le mot coalition euh Bertrand Léo Comband alors que la période qu'on vient de vivre aurait pu être propice à faire naître dans ce pays un esprit de coalition.

On en est loin. On en est loin parce que la au-delà des textes juridiques, il n'y a pas cette culture du compromis. On est dans dans un dans une République parlementaire mais dans un système qui est profondément bon appartie. et présidentiel.

D'ailleurs nous là, qu'est-ce qu'on fait ? On parle de de la présidentielle et des et des candidats aux candidates. He je me mets dans je me mets dans l'équation.

C'est totalement contreintuitif pour des députés d'entendre qu'ils vont devoir s'unir, former une coalition là où depuis 65 ans en réalité une majorité claire se dégage des élections et le président appelle à gouverner celui qui l'a choisi pour être à la tête de de cette majorité. Donc c'est très difficile de de s'adapter en si peu de temps. Merci beaucoup.

Merci d'avoir participé à à ce débat. On vous lit dans le journal dans l'hebdomadaire Marianne et Adrien Broch, votre livre portrait moderne de la gauche française publié aux éditions de l'eau. Je vous dis à bientôt sur sur Public Sénat. [Musique]