Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLe Média (sur YouTube)· 1 juillet 2025 20 min

«GAUCHE QUI PUE» ; «FRANCE DES HONNÊTES GENS» | RUFFIN ET RETAILLEAU : ILS VEULENT EN FINIR AVEC LFI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 247 et d'activer la cloche. Bonjour à toutes et à tous. Ravi de vous retrouver sur le Média pour le Recap, votre rendez-vous quotidien d'actualité.

Du lundi au jeudi, on revient sur un sujet sans filtre et sans langue de bois. Mais avant de commencer, un message important. Nous avons besoin de vous.

Le média a lancé Ripost une campagne de financement citoyen pour nous permettre de continuer à vous proposer une information libre, indépendante et populaire. Dans un contexte où des fortunes privées comme celle de Pierre-Edouard Sterrain cherchent à influencer l'opinion à coût de millions d'euros, nous devons nous organiser collectivement. Alors, aidez-nous à reposter, parlez-en autour de vous et soutenez-nous si vous le pouvez.

Rendez-vous sur campagne.fr pour nous faire un don défiscalisable. 100 € ne vous coûtera au final que 34 € après impôt.

Et maintenant, place à l'épisode 62 du recap. C'est parti. [Musique] À moins de 2 ans de la présidentielle, la course s'emballe, les ambitions se révèlent, les candidatures s'empile et les stratégies se dessinent.

Récemment, François Ruffin et Bruno Rotaillot ont précisé leurs éléments de langage en vue du scrutin. Deux hommes que presque tout oppose, sauf une chose, leur volonté de s'extraire de leur camp et de s'imposer comme des alternatives. Mais surtout, tous deux construisent leur récit contre un même pivot, la gauche incarnée par la France insoumise.

Rota désigne sans ambiguïté Lfi comme son adversaire principal érigé en menace centrale du paysage politique. Et s'il se garde bien de nommer le Rassemblement national, c'est pour mieux encréer sa stratégie dans une surenchère droitière qui flirte de plus en plus ouvertement avec les thèses de l'extrême droite. Ruffin de son côté joue la carte de la rupture avec LFI, son ancien parti qui l'a purgé à l'été dernier.

Sous le vernis du rassemblement et ses appels à l'union dès le premier tour, le Picard dissimule des attaques subtilement distillées à l'encontre du leader insoumis. "Faire mieux, ce n'est pas faire vieux", a-t-il lancé lors de l'assemblée fondatrice de son nouveau mouvement. Une double référence à Jean-Luc Mélenchon, souvent surnommé le vieux et à sa formule "Faites mieux" prononcé lors de son discours poste premier tour en 2022.

Dans ce duel à distance, LFI devient paradoxalement le point de référence commun. Repoussoir pour l'un, fardeau pour l'autre. Et au fond, chacun à sa manière tente de capter ce qui manque aujourd'hui dans leur camp.

Un véritable positionnement politique capable de rassembler et de convaincre. Pour y parvenir, les Républicains tentent une éème mucé de Bruno Rotaillot à la tête du parti il y a quelques semaines. C'est toute une vision stratégique qui est revue et corrigée.

L en bout de course après un revers inédit aux dernières élections essaie de trouver sa place au milieu d'un bloc central qui a ratissaé large notamment sur sa droite et d'un rassemblement national qui évidemment lui fait de l'ombre. L'heure est donc à la survie et à la réinvention. Le weekend dernier, Bruno Retaillot a profité du Conseil national de LR pour déployer sa feuille de route pour les prochaines échéances électorales.

Et tout ça s'articule autour d'un slogan : "La France des honnêtes gens". Fallait oser. La France des honnêtes gens, c'est la France qui travaille, qui travaille dur, qui sèf tôt et qui paye cache à chaque fois le prix de l'assistana.

Et la France des honnêtes gens, la France des honnêtes gens, c'est celle qui en a marre de la disqualification de l'histoire de France, de la pénitence perpétuelle infligée à notre pays. Ils n'en peuvent plus. La France justement désonant elle ne salie pas son histoire, elle ne déboulonne pas ses statutes, elle ne démolit pas ses gloires.

Cette France là en a vraiment absolument marre qu'on l'accuse d'un pseudo racisme, un racisme imaginaire, du walkisme. Elle en a marre d'un walkisme victimaire. Cette France, des honnêtes gens, c'est la France qui aime la France.

C'est la France qui veut que l'histoire de France soit au contraire transmise à l'école. C'est cette France en réalité qui demande si peu mais qui donne tout. C'est cette France mes amis que nous devons défendre.

Nous la défendrons parce qu'elle le mérite parce que en réalité c'est une France travailleuse mais aussi si silencieuse. Non pas qu'elle n'ait rien à dire mais c'est simplement que tant d'hommes et de femmes politiques n'en ont rien à faire. Ils n'en ont rien à faire. parce que depuis longtemps, ils se sont tournés vers les minorités, peu importe la majorité silencieuse, elle ne fait pas de bruit.

Ils bossent, ils ne manifestent pas, ils sont au travail, on se tourne pour des seuls soucis électoraux vers ces minorités, vers la tyrannie des minorités. Alors, si je comprends bien, la France des honnêtes gens, ce n'est ni celle de Nicolas Sarkozi, ni celle de François Fillon, ni celle des Balcanis ou d'Eric Vert pour ne citer que l'IB a d'ailleurs fait les comptes. Ce ne sont pas moins de 26 condamnations pénales qui ont été prononcées à l'encontre de personnalités politiques LR ou exr.

Avec son nouveau positionnement, LR achève sa mu en vulgaire copie du Rassemblement national. On coche toutes les cases du bingo racistaopatriote avec une petite mention spéciale pour le racisme imaginaire dénoncé par le ministre de l'intérieur. Ne l'oublions pas.

Plus qu'une stratégie, nous sommes face à une véritable capitulation idéologique. Elle a renie fondamentalement ses valeurs pour séduire un électorat radicalisé en jouant sur les peurs et les divisions. Une dérive inquiétante qui signe la fin d'une droite républicaine et modérée.

C'est d'ailleurs sûrement pas un hasard si Jean-Marie Le Pen en son temps avait employé la même formule. Le fondateur du Front National déclaré dans son clip de campagne de 1995, "Les honnêtes gens ont le sentiment que c'est la pègre qui fait la loi." Cette fois, en dégainant en premier, elle a préampte l'expression pour les prochaines échéances électorales.

Un coup de communication politique aussi habile que révélateur de la porosité idéologique entre les deux parties. D'après Rotayo, les honnêtes gens de LR en auraient donc marre qu'on les accuse de racisme et on se demande bien ce qui peut conduire à ça. élément de réponse avec Manuel Bonpar, coordinateur de la France insoumise.

Quand monsieur Retaillot participe à une réunion publique et termine en criant à balvoile alors que je rappelle qu'il est ministre de l'intérieur et ministre des cultes, évidemment, il met il pointe du doigt l'ensemble des concitoyens français et de confessions musulmanes et il contribue à un climat d'islamophobie qui est à l'œuvre depuis maintenant plusieurs mois dans notre vie lui-même à titre personnel, il est raciste islamophobe. En tout, il a eu des propos. Bruno Retaillot, j'ai parlé de à Balvoile.

Je me rappelle qu'il avait dit sur un plateau de télévision qu'il existait en France des Français de papier, c'est-à-dire une manière de distinguer les Français en deux catégories. Je me rappelle qu'il avait utilisé cette phrase qui m'avait beaucoup choqué. Monsieur Retailler avait dit qu'il y avait une partie des Français qui étaient en régression vers leurs origines ethniques, je cite hein, avec des guillemets.

Qu'est-ce que ça veut dire la régression vers les origines ? Mais vous avez remarqué qu'il a à ma connaissance jamais été condamné pour incitation à la haine RA. D'accord.

Mais je suis en train de vous parler d'un propos qu'il a tenu. Vous êtes d'accord ? La régression vers les origines ethniques, vous l'interprétez comment vous ?

Ça veut ça c'est un propos qui est un propos raciste et c'est assez rare pour le souligner. Olivier Fort, patron du PS, est à peu près sur la même ligne. S'il évite soigneusement les accusations frontales en racisme, il accuse Bruno Rotaillot de clientélisme.

Selon lui, il cherche à flatter l'électorat de l'extrême droite. Il suffit de reprendre toutes les déclarations de Bruno Rotayo depuis des années pour voir que il a à chaque fois cherché à allier immigration et insécurité, qu'il a cherché à dire, il y compris parfois qu'il y avait même des régressions ethniques bon. Je dis pas qu'il est raciste, je n'en sais rien.

En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il est clientéliste et que donc aujourd'hui, il cherche une chose, c'est effectivement à flatter un électorat dont il pense qu'il pourrait le récupérer demain, celui de l'extrême noite. Il accuse. On a à de nombreuses reprises brossé le portrait de Bruno Retaillot et fait étalage de ses outrances fascistoïdes dans cette chronique.

Inutile d'y revenir une fois de plus, je vous invite à replonger dans les archives du récap sur YouTube pour vous rafraîchir la mémoire. À travers son discours, Bruno Rotaillot dessigne une vision bien étroite des honnêtes gens. Ceux qui triment au boulot sans jamais se plaindre ou réclamer quelque chose.

Ceux qui gardent le silence au lieu de manifester. Et surtout ceux qui acceptent l'ordre établi sans jamais le remettre en question. En fait, la France des honnêtes gens, c'est surtout la France bien docile.

La force de la formule honnête gens, c'est son flou. Elle renvoie à un comportement, pas à une origine. Ce flou permet à LR de ratisser large, de parler à un électorat conservateur sans reprendre frontalement les obsessions identitaires de l'extrême droite.

Pas de discours ouvertement raciste donc, mais un glissement sémantique habile qui flatte les mêmes instincts tout en se drapant dans les oripot de la respectabilité. On aurait presque envie de féliciter l'agence de communication qui a pondu ça. Mais cette posture morale soulève vite un problème.

Encore faut-il être cohérent. Et c'est là que le bas blesse pour l'air. Peut-on se réclamer de l'honnêteté tout en sophusquant que Nicolas Sarkozy perd de sa légion d'honneur après une condamnation judiciaire ?

Peut-on se réclamer de l'honnêteté en proposant de ménager la délinquence financière en col blanc pour désengorger les prisons comme la fait d'arrin tout en réclamant sans cesse autorité et fermeté. Peut-on se réclamer de l'honnêteté quand on applique des doubles standards entre les citoyens selon leurs origines ou leurs religions ? Est-il également honnête de soutenir l'agriculteur qui proteste en déversant du lisier devant la préfecture quand on traite les militants écologistes qui défendent la nature de terroristes ?

Derrière cette rhtorique des honnêtes gens se dissimule surtout une logique d'exclusion, un nous contre eux qui divise encore au lieu de rassembler. Encore une fois, c'est le fond de commerce du RN. Mais puisque la cohérence ne semble plus vraiment être une exigence chez les Républicains, Bruno Rotaillot ne gêne pas pour convoquer la figure du général de Gaulle en étandard moral et politique.

Peu importe si les principes du gaulisme sont aujourd'hui allègrement piétinés par une droite qui s'aligne de plus en plus sur les codes de l'extrême droite. On écoute Retaillot sur ces news. Aujourd'hui, nous sommes le 18 juin avec l'appel du général de Gaulle et nous sommes ses héritiers.

Il avait dit un jour, il faut faire la politique de la majorité nationale. Beaucoup d'hommes et de femmes politiques françaises français ont fait la politique des minorités. Voilà, moi je veux m'adresser à la majorité.

Cette majorité pour moi, c'est précisément la France des honnêtes de gens. C'est ces honnêtes gens qui travaillent dur, qui en ont marre de voir que d'autres abusent du système, qui vivent au crochet de la société. Je veux que nous puissions créer une un plafonnement, une allocation sociale unique pour qu'il y ait une différence entre le revenu du travail et le revenu de l'assistance.

Le chef des Républicains et accessoirement ministre de l'intérieur brandit deux Gaules comme une figure d'autorité, une caution historique, un vernis respectable à poser sur un projet politique qui n'a plus grand-chose à voir avec l'héritage du général. Rotaillot invoque deux Gaulle comme on décore une vitrine pour masquer le vide ou faire oublier ce qu'on vend vraiment. Une chose est sûre, dans son discours du weekend dernier, Rota a clairement identifié son adversaire principal, la gauche.

Si on sait à quel point il exècrait les filles et parfois même les écolos. C'est la gauche au grand complet qu'il faut empêcher. On l'a dit par un mot sur le RN, si ce n'est pour exhorter ses électeurs à je cite ne pas se tromper d'adversaire.

À ce stade, ce n'est plus une main tendue, c'est presque du rentre dedans. Retaillot serait-il le nouveau Sioti ? L'avenir nous le dira.

Mais en choisissant de ne pas mentionner le RN, Retaillot ne cherche pas à combattre Marine Le Pen. Il tente de l'amadouer ou éventuellement de la doubler sur sa droite. Il ne veut pas combattre l'extrême droite, il veut juste en devenir la version fréquentable.

En se focalisant sur la gauche comme unique et il redessine un clivage aussi artificiel qu'ancestral. D'un côté, la gauche et les prétendus dérive wistes, islamogauchiste ou écoterroriste. De l'autre la droite respectable déson.

Un décor politique aux allures de vieilles affiches Johnny que Rotaillot tente de retaper à coup de slogan recyclés. Mais cette représentation binaire du monde politique relève de la pure fiction car le clivage gauche- droite tel qu'il fonctionnait autrefois a volé en éclat depuis longtemps. Le macronisme a dynamité le centre et capté une partie de la droite traditionnelle.

Le RN a fait main basse sur certaines classes populaires et les formations plus traditionnelles comme LR ou le PS peinent à exister autrement qu'en réaction. Dans ce nouveau paysage politique, LFI occupe une position singulière marginalisée par les grands médias. Caricaturé par leurs adversaires.

Les insoumis ont cependant le vent en poue. Dans les derniers sondages, LFI domine souvent à gauche. Son influence est réelle dans la rue, dans la jeunesse, dans certains territoires, mais son isolement au sein même de son camp freine la dynamique.

Résultat, ils deviennent des cibles idéales. Il concentre les attaques, cristallis les peurs, servent de repoussoir facile pour une droite et parfois même une gauche en mal d'ennemis. Preuve en est avec François Ruffin, l'exclu du parti de Jean-Luc Mélenchon depuis les dernières élections, a décidé de se lancer seul.

Il a bricolé un mouvement national à partir de Picardi debout et organisé une assemblée fondatrice pour présenter le tout. Excite les origines picardes, ce sera désormais debout tout court, pas debout la France he comme du Pontignan ni en marche comme Macron. Non, c'est juste debout.

Et lui aussi a lâché sa petite phrase qui claque concocté pour être prise en boucle dans les médias. Je cite, "On doit être une gauche qui pue un peu sous les bras, celle des travailleurs qui suent la journée ou la nuit." Après les honnêtes gens, voilà la gauche qui pue.

Les concernés apprécieront comme l'a déjà souligné Guillaume et Tiéviant de chez Frustration Magazine. Réduire le peuple à une odeur, ce n'est pas populaire, c'est paternaliste et méprisant. Ça renvoie aux insultes des bourgeois à l'encontre des ouvriers qu'ils appelaient les pull à suurs.

Et puis, disons-le, ça alimente les mêmes fantasmes que l'extrême droite adore recycler. Les militants de gauche seraient sales, les écolos vivraient dans la boue et les grévistes s'entrairent la crasse. Le vrai problème, ce n'est jamais la sueur des travailleurs ni des autres d'ailleurs, c'est la puanteur du mépris.

Mais alors pour Ruffin, l'enjeu c'est de proposer une voix entre, je cite, les trop mou et les trop fous. Comprendre entre les socialistes à la sauce François Hollande et les insoumis. C'est ce qu'il avait en tout cas déclaré en avril lors d'un meeting à Montreuil.

Désormais, les choses se précisent. Ruffin ouvre grand les bras et pour cause, il est tout seul à moins de 2 ans de la présidentielle. C'est un peu comme avec Villepin, tout est à construire.

Je le cite, nous ne mettrons aucune barrière à l'entrée. Des coco debout, des socialau debout, des écolos debout, des insoumis debout, mais aussi des AVS debout, explique-t-il. et surtout venez comme vous êtes.

Depuis l'été dernier, Ruffin se cherche. Il n'arrête pas de butiner entre différents mouvements. Il a commencé par s'unir, sans trop le dire, avec les autres purgés, Corbière, Guido, Simonet et Hautin.

Sous la bannière de l'après. Selon le site officiel de l'après, l'entourage du Picard est à l'origine du parti mais pas lui personnellement. Un pied dedans, un pied dehors, c'est un peu sa ligne politique depuis le début.

Il aime avoir le contrôle et probablement aussi être l'unique figure de prou. Et c'est pour s'assurer d'être le seul aux manettes qu'il a probablement préféré faire évoluer Picardi debout. Faut dire que la purge a été difficile pour lui, notamment du point de vue de sa notoriété.

Il est passé d'une des figures les plus médiatisées à gauche avec des audiences importantes à des audiences plutôt très restreintes. En témoigne ses statistiques sur les réseaux sociaux là où il a voisiné régulièrement le million de vues sur ses vidéos. Désormais, le député Picard aux 4500 abonnés sur X peine souvent à dépasser les 10000 vues et les publications relatives à son assemblée fondatrice ne font pas exception.

Pour s'octroyer un peu d'espace médiatique, il est obligé de recourir aux vieilles ficielles du buzz comme quand il avait proposé de suspendre les travaux de l'assemblée pour regarder une demi-finale de Roland Garos. C'est d'ailleurs son tweet le plus liké des derniers mois. Sur le fond politique, Ruffin emprunte un peu chez tout le monde avec une constante, le travail encore et toujours.

Celui qui a bâti son personnage sur la lutte des classes et l'opposition entre les petits travailleurs et les grands patrons ne change pas de stratégie. Il recycle encore et toujours en enrobant le tout de ses désormais habituels envolés lyriques sur le modèle des tours et des bours. Cette valeur travail exacerbée ne vient pas de nulle part.

Elle a un objectif politique clair, point de rupture avec Jean-Luc Mélenchon, la conviction de pouvoir reconquérir l'électorat populaire parti, les fameux fâchés pas fachaots. C'est peut-être aussi pour ça qu'il avait fout le jour de la marche contre l'islamophobie, mais aussi pour dénoncer le génocide à Gaza ou défendre les droits des personnes LGBT plus et à peu près tous les autres combats de la gauche moderne. Nous sommes travaillistes.

Nous sommes travaillistes. Nous ne sommes pas travaillistes à la Tony Blair. Nous ne sommes pas travaillistes comme en Angleterre, mais nous avons la conviction profonde que la société repose sur du travail, du travail qui soit salarié ou bénévole, mais c'est du travail qui est mis en commun.

Il y a pas de jus dans le micro si jamais il y a pas des salariés de chez Nedis qui sont devant le grand ordinateur pour éviter pour vérifier que ça passe bien. Il y a pas de jus s'il y a pas monsieur derrière qui a l'air de contrôler en train je contrôler je sais pas trop quoi. Mais voilà, la société c'est du travail mis en commun.

Nous sommes travaillistes, je dirais même nous sommes des travaillistes climatiques. Notre conviction, c'est que le travail doit être orienté vers l'adaptation climatique en priorité. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que quand on demande à en finir avec les 5 millions de parsoirs thermiques, c'est du travail. Quand on veut que les marchandises passent moins sur la route et davantage sur le rail, c'est du travail. Quand on veut qu'il y ait un atelier de réparation par quartier, par canton pour la mécanique, l'électronique et ainsi de suite.

C'est du travail. Quand on veut changer l'industrie, l'énergie, les déplacements, les logements, la culture, l'agriculture, tout ça c'est travail, c'est une immense masse de travail pour adapter notre société au choc climatique dans ce temps où on nous parle d'un dme de chaleur qui s'étale sur la France. Il nous faut du travaillisme.

Il nous faut du travaillisme climatique. On reconnaît bien la petite odeur de renfermé de la politique de RUF, cette nostalgie de la gauche ouvrière un peu fantasmée et érigée en idéal. D'ailleurs, l'un de ces points de rupture fondamentaux avec la France insoumise est la notion de la Nouvelle-Fance.

En gros, c'est la convergence des luttes de toutes les luttes qu'elles soient antiraciste, écolo, social ou autre. Au final, ce qui rapproche Bruno Retaillot de François Ruffin, ce n'est ni leur programme ni leur camp, mais une obsession commune tapée systématiquement sur la France insoumise. Pourtant, certains à droite comme à gauche à l'image de Marine Tourdelier par exemple ont finalement compris que s'en prendre à Jean-Luc Mélenchon ne sert à rien.

C'est en réalité participer au déplacement de la fenêtre d'Overton à droite et par conséquent réduire l'espace politique de toute la gauche. pour l'air à force de mimer le RN, il deviendra difficile de les différencier aux yeux des électeurs qui préféreront toujours l'original à la copie. Que ce soit Raillot ou Rufin, leur combat aveugle contre Lfi revient à assier la branche sur laquelle ils sont assis.

Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du recap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé. Et n'oubliez pas, les milliardaires financent la haine.

Le média lance repost, une campagne de financement citoyenne pour y poster sur les réseaux sociaux et sur la TNT francilienne. Alors, parlez-en autour de vous et rejoignez la lutte sur campagne.fr.

Et tant qu'on y est, abonnez-vous aussi à notre deux chaînes YouTube, Leemia TV et le Média 247 pour ne rien rater de tous nos programmes. Très bonne soirée sur le média. [Musique] Ah.