Marc Fesneau : « Il faut trouver un compromis sur un déficit supportable, autour de 20 milliards »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il y aura un compromis sur ces budgets selon vous ?
- 0:45RelanceRéponse directe
Est-ce que vous vous avez déjà obtenu la suspension ?
- 1:45OuverteRéponse directe
Est-ce que vous seriez prêt à céder aussi là-dessus ?
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Qu'est-ce que ça pourrait être la voix pour que le compromis soit trouvé ?
- 4:15OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut aussi chercher les économies dans une diminution du nombre de fonctionnaires ?
- 6:15OuverteRéponse partielle
Est-ce que c'est le cas de tout le monde au sein du socle commun ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:45Marc FenotChiffre
« 2 milliards un peu plus un peu plus de 2 milliards »
- 4:15Marc FenotChiffre
« 40 milliards, il faut chercher de réduction »
- 7:15Marc FenotFait
« Nous sommes le pays qui consomme le plus d'argent public pour tous ces services »
- 9:15Marc FenotFait
« On supprime un fonctionnaire sur deux, on a vu les dégâts que ça a produit »
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Bonjour Marc Fenoto, merci beaucoup d'être notre invité député de l'or et cher président du groupe les démocrates à l'Assemblée nationale et premier vice-président du modè. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Christelle Bertrand du groupe Laêche. Bonjour Christel.
Bonjour. Bonjour Marc Fenot. On va évidemment parler du budget des budgets.
Marc Fenot, le budget de la sécurité sociale qui est de retour aujourd'hui à l'Assemblée nationale, le Sénat qui poursuit lui l'examen du budget de l'État. Est-ce qu'il y aura un compromis sur ces budgets selon vous ? Impossible de le dire à la date où nous sommes.
En tout cas, nous y travaillons, il nous ont en sorte qu'il y a un compromis. Alors, il faut distinguer les deux budgets. Projet loi de financement de la sécurité sociale.
D'une certaine façon, on a plutôt avancé puisqueen tout cas dans la lecture à l'Assemblée nationale, il y avait eu un compromis et un vote favorable sur la partie recette. Reste la partie dépense qui n'est pas la moindre des parties. Il y a eu un travail sérieux qui a été fait par le Sénat.
On sait qu'on a un point de blocage et que donc c'est pour ça que la commission mixte a échoué qui est celui de la suspension de la réforme de retraite. Je suis pas favorable en soit à la suspension simplement c'était le gage et le donner au Parti socialiste pour aboutir à un compromis. Donc votre groupe la votera à nouveau.
On s'est absten sur euh majorit très majoritairement s'est abstenu sur la réforme parce que on peut assumer de laisser passer une un engagement du premier ministre et en même temps assumer le fait qu'on n'est pas d'accord avec l'idée d'une suspension parce que en soit la suspension certes mais le problème c'est que dans beaucoup de sujets que nous avons aujourd'hui dans moment dans le moment budgétaire c'est personne ne dit comment on fait et quelle est la voie alternative. Tout le monde dit il faut faire des économies personne ne nous les montre. Tout le monde dit il faut faire moins de 5 % de déficit. et personne nous montre comment faire.
Alors juste pour le PLFSS, on a peut-être une voix alors j'allais dire c'est plus dans la main de ceux qui soutiennent le gouvernement, c'est dans la main du Parti socialiste. Un moment comme disait l'autre, il faut savoir finir une greffe, faut aussi savoir clôturer un compromis. Non, je on verra dans la semaine qui s'ouvre.
À la fin, il faut que le compromis soit acté, qu'on en finisse. Mais est-ce que vous vous avez déjà obtenu la suspension ? Mais il y a pas il y a pas que la suspension des retraites parce que on va pas résumer la pensée des socialistes, ça serait leur faire injure ou leur demande de la gauche d'ailleurs, il y a pas que les socialistes à ça.
Il y avait la question d'un certain nombre de mesures d'économie sur lequelle le parti socialiste ne souhaitait pas qu'on aille aussi loin, notamment les franchis les franchises et cetera. Bon, il y a un moment, il me semble que le compte me paraît ressembler à ce qui pouvaient être les demandes du Parti socialiste. C'était pas par plaisir non plus qu'on faisait ces mesures d'économie.
Moi, j'ai deux balises. Un, qu'on arrive à un compromis et qui soit votable par une majorité à l'Assemblée nationale et deux qu'on dégrade pas au point que ça franchise les franchises médicales. Le Parti socialiste en fait pour l'instant encore une ligne rouge.
Est-ce que vous seriez prêt à céder aussi là-dessus ? Sachant que ça coûte c'est 2 milliards un peu plus un peu plus de 2 milliards mais je je suis prêt à bouger sur un certain nombre de lignes dès lors qu'on m'explique comment on arrive à tenir quand même un déficit non pas un excédent un déficit qui soit supportable pour tout le monde parce que si c'est pour faire 35 milliards de déficit sur la c sociale c'est non supportable c'est quoi en dessous de 20 milliards oui c'est autour de 20 milliards il me semble que c'est autour de ce chiffre là que les choses peuvent s'organiser on sait que si on n pas de budget c'est 30 milliards je vous pose la question justement parce que au sein du bloc central certains disent ils vont mieux un mauvais budget que pas de budget du tout, c'est très dramatique. Oui.
Oui. Mais moi, vous me trouvez plutôt sur le chemin depuis le début du compromis. Mais il y a un moment faut je pour le coup, on a été parmi les plus actifs et je crois que même à gauche, on reconnaît que nous avons été au fonceux qui essayé de trouver le point d'équilibre, mais le point d'équilibre, c'est un point d'équilibre.
Ça n'est pas un point de déséquilibre. C'estàdire que à un moment, on peut pas tout dégrader au motif qu'il faudrait à toute fin trouver un compromis. Je pense un peu votre exaspération Marc Fen là vous dites socialist non non non c'est pas l'exaspération on est dans la ligne droite.
Non non c'est pas dans les exaspération on est dans la ligne droite. On voit quels sont les points de demande des uns et des autres. Faut juste qu'un moment on en finisse et qu'on arrive au vote euh parce que les parlementaires peuvent être lassés.
Les sénateurs et les députés. Je suis pas sûr que ceux qui nous regardent ou nous écoutent ne sont pas extrêmement lassés. Et après on arrive au PLF projet de loi de finance.
Mais je Ouais, pardon parce que hier Olivier Fort est sorti de Matignon en disant nous avançons. Est-ce que le premier ministre vous a détaillé les points sur lesquels il avait avancé ? Non, non, je pense Non, mais on a plusieurs lectures.
La première lecture, c'était un peu on tâit le terrain si je peux dire. On regardait quels étaient les points non pas forcément de convergence mais de divergence. En tout cas, les points qui étaient importants pour les uns et pour les autres.
Ce que je crois veut dire Olivier Form, enfin je suis pas un exégèse de sa pensée, je fais pas l'exégèse, mais c'est que on commence à voir les balises qui sont données par les uns et les autres qui les franchis, qui le gèle ou le dégè d'un certain nombre de prestations qui bon qui les ressources supplémentaires je pense à la CSG patrimoine. Donc on commence à voir ce que peuvent être les balises. Ça nécessite que chacun se mette en ordre de marche et qu'on vienne pas en rajouter de part et d'autres pour trouver un point d'équilibre.
Bon donc c'est cette semaine sur le PLFSS et c'est important. Je je pense qu'on peut y arriver sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Après, mais le premier ministre vous a pas dit sur quoi il avait échangé hier précisément avec Olivier.
Mais rien n'est nouveau sur la table que ce qui a déjà été mis sur la table. Pardon, le dire ainsi. En fait, tout a été déjà mis sur la table.
La question c'est est-ce que tout ça ça rentre dans une boîte qui fasse un déficit qui soit acceptable ? Pas pour moi hein, pour ceux qui nous prêtent en fait tout simplement. Vous dites, on va sûrement y arriver mais si ça n'était pas le cas, hier le premier ministre a dit pas de 493, il y a pas de loi spéciale pour un PLFS, pas d'ordonnance.
Quelle est l'issue ? Ça veut dire bah l'issue c'est 30 milliards et sans doute un système qui se mettra en défaut pas en 2026 mais en 2027. Enfin, on n'est pas obligé de et une nouvelle discussion en 2026 sur Oui, enfin je ne vois pas au nom de quoi ce qui était impossible en décembre deviendrait possible en janvier.
Non mais donc ça veut dire que s'il y a pas de compromis là, il risque d'y avoir un défaut du système de SC. Non pas non, je veux pas faire c'est pas le c'est pas la pluie de sauterelle et les pl d'Égypte que je promets. Je dis juste qu'à un moment ce système Jean-Carle Grenier dans mon groupe le disent souvent.
Il y a un moment on ne va plus prêter sur le système de retraite en particulier ou système d'assurance sociale. On est au mur. La Cour des comptes, il suffit de dire ce que dit la Cour des comptes.
La Cour des conditions ne réduit pas le déficit de la sécurité sociale du PLFSS. On va aller au mur du financement. Alors pas en 26, je disais mais 27 28 ou 29. et nous on on serait comptable de quelque chose qui irait au mur.
Moi, je suis attaché au à la sécurité sociale. Je pense que la gauche est attachée à la sécurité sociale. Personne n'a intérêt à ce qu'elle fasse défaut.
Personne. Et personne n'érêt ce qu'on soit obligé de prendre des mesures drastiques d'économie. Simplement, il faut faire des efforts les uns et les autres, des efforts de recette en partie mais des efforts aussi sur la sur la sur la dépense.
Mais par exemple sur le la réforme des retraites, Gabriel Atal dit "On est en train de mettre des sparadras sur un système qui prend l'eau de toute part. Est-ce qu'il faut revoir le système ? Est-ce que vous soutenez par exemple sa proposition de revenir à enfin de mettre en place une retraite par point ?
Oui. Alors d'abord je pardon de le dire, il me semble que ça avait été proposé en 2020 et que nous n'avions pas réussi. Donc je partage ce qu'il dit, mais reconnaissons que c'est pas la temporalité du mois de décembre 2025.
Ça c'est pour 2027 si j'ai bien compris puisque Gabriel Atal a dit retraite par point et capitalisation. Enfin pers tout le monde sait qu'on va pas le mettre en place en 2025, 2026 et 2027. Ça sera pour après 2027 dans l'intervalle.
Il y a deux budgets, celui de 26 et celui de 27. Notre responsabilité, c'est de faire en sorte que le budget qui soit voté ne vienne pas complètement obéré les capacités de ceux qui viendront à partir de 2027 et les capacités tout simplement de la sécurité sociale à faire face à ses dépenses. C'est ça la responsabilité.
Après qu'on ouvre d'autres chantiers comme l'a fait Gabriel Atal, moi j'ai aucun problème. Il y a plusieurs versions présidentiel quoi. Mais c'est pas un débat du mois de décembre 2025.
Enfin, je veux dire, on va pas Il fait de la politique quoi. Je sais pas s'il fait. Enfin, on fait tous de la politique.
Enfin, on fait de la politique quand on fait un budget. Il fait de la politique, il essaie de dire je crois, je suis pas de son parti politique, mais que il faudra de toute façon, ça ne ce n'est pas un seul de tout compte. Et de ce point de vue-là, c'est pour ça que nous nous disons, c'est pas parce qu'on suspend la réforme des retraites que par miracle, on a on a réglé le problème des retraites.
Alors, passons au budget. Euh, il n'a été voté que par un seul député à l'Assemblée nationale. Euh, il est en train d'être réécrit au Sénat.
Est-ce que vous avez un espoir qu'il puisse être voté à l'Assemblée au final ? Alors euh c'est là aussi on recommence un exercice avec euh avec à la fois le l'Assemblée nationale et avec le Sénat. Est-ce qu'il peut y avoir une commission mixte conclusive sur le PLF ? théoriquement plus facilement puisqu'il y a pas un dans la pièce un objet qui soit un objet de radicalement opposant l'une chambre à l'autre comme la assez optimiste.
Philippe Juvin et Jean-François disent un comp. Mais la question pardon, c'est pas la CMP si elle est conclusive, c'est est-ce que les conclusions de la CMP de la commission mix paritaire vont être votées parce qu'on peut se mettre d'accord dans la dans le cercle qui est un cercle très précieux moi je trouve dans la vie politique de la commission mixparitaire mais enfin c'est c'est quelques sénateurs et quelques députés. Euh s'il se mettent d'accord, c'est très bien mais si l'assemblée ne le vote pas, on recommence.
Or les cours puisque la commission mixte n'aura lieu que passer la mi-décembre et donc si jamais elle est conclusive et que c'est pas voté, c'est fini. On repart dans une logique pour le coup là de loi spéciale. Et moi je pense que nous devons là aussi et je le dis aussi bien dans dans ceux qui auprès de ceux qui qui soutiennent le le gouvernement que ceux qui s'y opposent, les socialistes, la gauche et cetera.
Et je pense que nous avons intérêt à terminer cette séquence budgétaire parce que Olivier Cadic le disait avant moi, si jamais on n pas de budget, on a on n pas de dépenses en augmentation sur le champ militaire. Si on a pas de budget, on a des collectivités qui vont aller au budget sans savoir quels sont les moyens que leur donnera l'État. Mais est-ce que vous trouvez que la droite sénatoriale détricote trop le budget pour permettre un coup ?
Non, enfin, je dis pas ça. Non, non, je pense que bah, ils font leur travail le reconnaissons quand même une forme de continuité. Je suis venu sur votre plateau parfois dire que j'étais pas d'accord. avec la droite sénatoriale ou avec le Sénat.
Mais enfin, j'essaie d'être un peu juste. Euh ça fait 15 ans que à chaque fois qu'il y a un budget, ils essayent d'être ceux qui font plutôt des économies que ceux qui font des Mais là, ils sont pas dans le compromis en revanche. Oui, mais parce qu'ils sont pas soumis aux mêmes contraintes d'abord parce qu'ils ont une majorité.
Donc quand vous avez une majorité, c'est beaucoup plus simple d'imposer vot compromis au fond. et deux, ils sont pas soumis euh et c'est le et c'est très bien ainsi d'ailleurs, ils sont le Sénat n'est pas soumis au même vote. C'est-à-dire que leurs électeurs ne sont pas nos électeurs, si je peux dire des choses ainsi.
Donc, ils ont pas les mêmes contraintes, mais qui détricotent, non, mais qui rappellent la balise qui est d'ailleurs quand vous regardez, il y a un peu de fiscalité quand même, ils disent pas zéro fiscalité hein. Et par ailleurs, ils disent "Faut faire des économies." Est-ce que là, il y a un point d'actérissage pour nous ?
Oui, enfin on est on est 36 au groupe les démocrates, au groupe modè. La question c'est est-ce que d'autres le feront ? Mais je répète, je ne vois pas ce qui PLF qui ne serait pas voté en décembre serait plus votable en janvier parce que rappelons le chemin, loi spéciale, c'est-à-dire qu'on on expédie les affaires courantes en gros et on on se donne juste les moyens de pas avoir un ce qu'on appelle un shutdown à l'américain.
C'està-dire qu'on peut payer les fonctionnaires, on peut les ce qu'on appelle les services un peu votés, les choses un peu obligatoires. Enfin, en janvier, il faut se remettre autour de la table. Donc si on en avoir fini au mois de décembre, y compris pour les chefs d'entreprise, pour les collectivités, pour les Français dont je crois qu'ils sont extrêmement lassé de cette affaire.
Et maintenant que le premier ministre a réussi avec nous tous à entamer les voies du dialogue, aller au bout du dialogue et finissons-en si je peux me permettre. Pour qu'il soit adopté, il faut qu'il soit pas trop purticant pour les socialistes au moins. Patrick Canard ici a semblé trouver une loi en proposant un emprunt enfin un chemin pardon pour en proposant un emprunt qui serait demandé au plus aisé.
Voi qui semble avoir été refermée. Qu'est-ce que ça pourrait être la voix pour que le Non, je vois j'ai pas bien compris. C'est-à-dire que vous obligez quelqu'un à à vous prêter de l'argent sans lui donner de taux d'intérêt.
D'abord, petit sujet constitutionnel à mon avis hein parce que c'est pas des impôts ça. C'est tu as 100 francs, 100 € 100 dollars, je te les pique et puis tu vas me les prêter puis je te rendrai pas de je te rendrai pas d'intérêt. C'est quand même je connais pas beaucoup de systèmes qui fonctionnent comme ça.
Alors après que ça un symbole de justice fiscale quand même. Il y a des objets que nous avons porté nous-même le mouvement démocrate avec Jean-Paul Mat sur la question budgétaire. Je pense à quelque chose qui serait un impôt sur la fortune improductive.
Hm hm. C'est un objet de justice fiscale. Bah, mettons plutôt plutôt que de réinventer.
Alors, je comprends bien que le Parti socialiste et est du mal à faire le deuil au fond de la taxe Zukman. Bon, enfin, chacun doit faire le deuil d'une partie des choses parce que sinon on n'y arrive pas. Et donc, réinventer en permanence des dispositifs qui sont pas des dispositifs fiscaux ceuxl c'est alors qu'en plus nous n'avons pas de problème à emprunter.
Il y a suffisamment en stock si je peux dire de de Non, c'était de l'ordre du symbole là pour le coup. Mais mais à la fin le PLF ça peut pas être un symbole. Oui mais je comprends je comprends la logique symbolique.
Après je réponds quand même factuellement. C'està dire que ce dispositif n'est pas opérant mais qu'on trouve d'autres dispositifs. Mais je rappelle 40 milliards, il faut chercher de réduction. 40 milliards, ça peut pas être 40 milliards d'impôts parce que c'est une facilité de dire 40 milliards d'impôts parce qu'à la fin vous finissez par appauvrir le pays parce que si chaque année à la dérive de la dépense vous répondez par une dérive de la recette à la fin vous avez complètement asséché le pays parce qu'il y a pas de pays qui se soit redressé de finances publiques sans se poser la question des économies.
Est-ce qu'il faut aussi chercher les économies dans une diminution du nombre de fonctionnaires ? Oui. Alors après tout le monde dit il faut diminuer le nombre de fonctionnaires et quand vous dites "Bon alors c'est très bien, ça commence chez toi, donc on va fermer une gendarmerie et on va fermer une école, on va supprimer un poste et il y a plus personne.
Donc euh c'est pas forcément le plus immédiatement opérant et je trouve que il faut plutôt se demander, c'est la mécanique qui a été celle de on supprime un fonctionnaire sur deux, on a vu les dégâts que ça a produit hein. C'était pas d'ailleurs ce gouvernement ni les précédentes. C'était pas sous Emmanuel Macron, c'était sous Nicolas Sarkozi, sous Jacques Chirac, un peu sous François Hollande, même si c'était et on a vu ce que ça a donné.
C'est-à-dire qu'on s'est rendu compte qu'on avait plus assez de policiers, plus assez de personnel de justice et cetera et cetera. Donc regardons là où on peut faire des économies de personnel. Il y a pas que là qu'on peut faire des économies.
Nous sommes un pays qui est sous la perfusion d'argent public permanente. Euh les entreprises, nous citoyens, les services publics et est-ce que les gens sont pour autant plus contents de leur services public ? J'ai peur que non.
Donc il faut quand même qu'on se dise sans dogme, moi j'ai pas un dogme de la si les gens étaient très heureux avec notre dépense publique, je dirais au moins les gens sont heureux de leur service public. La vérité c'est que les Français que nous sommes ne sommes pas heureux de nos services publics et pourtant nous sommes le pays qui consomme le plus d'argent public pour tous ces services. Donc il y a quelque chose qui va pas.
Donc essayons de les rendre plus opérants et sans avoir un seulement un comment dirais-je une logique de réduction de la dépense mais une une logique de la dépense utile. Et donc je pense que c'est autour de ça qu'on peut faire des des économies et il y en a à faire. J'ai aucun doute là-dessus.
E et vous vous semblez plutôt euh vous enclin en compromis. Est-ce que c'est le cas de tout le monde au sein du socle commun ? Est-ce que c'est le cas d'horizon ?
Est-ce que c'est le cas des est-ce qu'ils sont encore en tout cas c'est c'est faudra leur demander c'est les votes qui trancheront pour être très honnête. Là, ils ont déjà un peu tranché lors du premier vote du budget. Vous étiez pas sur la même ligne cor.
Oui. Oui. Mais je pense que nous avons intérêt.
Alors, on était en première lecture, faut pas se faire des griffes inutiles, mais je pense qu'on a intérêt collectivement à trouver un compromis parce que il y a pas d'alternative à l'idée du compromis. Mais il existe encore le socle commun aujourd'hui ? Bah, écoutez, on se réunit, on se parle, on discute ensemble, essaie de se coordonner, c'est pas parfait.
Mais vous parlez correctement. On se parle correctement. Oui.
Oui. On se par Vous êtes sur la même ligne ? Oui.
Bah non, on n'est pas toujours sur la même lige. Mais enfin, je veux dire, si on était sur la même ligne, on serait dans les mêmes groupes, on serait dans les mêmes partis, on soutiendrait pour ceux qui soutiennent déjà des comption se pose parce que le Parti socialiste a pointé du doigt des divergences assez importantes au sein du cercle commun en disant on va pas être le soutien du budget si certains groupes du socle commun eux-mêmes ne le votent pas. Oui.
Oui. Oui. Commençons pas à rajouter la responsabilité.
Si le Parti socialiste ne vote pas le budget, il y a pas de budget. Voilà. Donc et s'il y a un compromis, c'est pas je vous passez devant, je vous laisse faire, votez puis nous on verra si on vote.
Chacun doit prendre ses responsabilités et c'est ce qui pos que tous les groupes du socle commun soutiennent le budget. Mais pardon, je l'ai vu sur tous les textes budgétaires que nous avons eu. Or, la partie recette du du PLFSS, le PS a voté contre.
Hm hm. Bon donc dans un compromis, c'est deux parties qui décident de voter pour et on peut pas demander toujours à nous et nous c'est euh modè Horizon et les autres ou euh ça peut pas être toujours à nous qu'on demande de dire ben votez, prenez vos responsabilités et nous on vous regarde faire. Ça c'est pas la responsabilité suffisamment le jeu du compromis.
Bah on verra à la fin. Je je répète on a été dans des rondes d'observation dans cette affaire là. Bruno Rota c'est pas le dernier à critiquer le budget.
Oui. Alors, il vous aura pas échappé que la ligne LR entre assemblée et Sénat n'est pas tout à fait la même. Je rappelle que nous avons des ministres qui viennent des rangs des LR au gouvernement euh que bon, on peut peut-être attendre un minimum, on comprend qu'ils aient des lignes différentes des nôres.
Ça aussi c'est la vie politique. Je rappelle qu'il y a 1 an et 6 mois, les LR étaient nos adversaires irrésolus. OK.
Euh c'est la dissolution qui provoque la nécessité, pas l'envie hein, on va pas se raconter l'histoire, la nécessité de travailler ensemble. C'est le même chemin qu'on fait avec le Parti socialiste. Il faut qu'on arrive à faire ça parce que je pense que le pays a besoin de cette stabilité-là.
Et puis à partir de septembre 2026, que tout le monde serassure, je crois qu'on va parler de la présidentielle. D'abord, on va parler des municipales. Est-ce qu'en cas d'absence de budget, vous redoutez de le payer au municipal ?
Bah, je sais pas qui payera parce que ça dépendra qui est responsable de de ne pas avoir eu de budget, hein. Bah, pardon, je vais pas prendre la responsabilité. Je considère que nous avons fait dans le socle com en tout cas moi je parle que pour moi hein euh les démocrates, nous avons fait la part desf nécessaires pour que je puisse aller facilement sur n'importe quel marché de France pour dire "Écoutez, nous on avait fait la part du compromis, ces gens-là ont refusé le compromis.
Moi, j'ai pas de problème avec ça. J'assume absolument devant les électeurs au municipal comme dans toute autre élection. On en est pas là.
Donc la vous pensez que les partis qui n'accepteront pas le compromis le péront aux élections Ceux qui disent, pardon, je je fais pas de chantage comme ça, je dis ceux qui disent "On vulz le compromis et qui à la fin n'auront pas donné un échantillon de volonté de compromis, je pense que ça ça va ça va se payer assez cher." Il y a un moment, c'est pas tout le monde a refusé le compromis. Soit il y a un compromis et on aura réussi et tant mieux pour tout le monde et chacun pourra faire sa campagne à gauche, à droite, au centre.
Mais croire que au fond c'est ceux qui gouvernent, qui auront cherché le compromis, qui seraient les premiers visés politiquement par le fait qu'il y a un échec, pardon, nous avons voté une grande partie des dispositions du PLF et du PLFS. Mais est-ce que c'est pas ça qui coince dans les discussions justement particulièrement pour le PS qui pense à cette campagne municipale qui dit mais on peut pas accepter telle et telle chose parce que nos électeurs vont nous le reprocher ? Alors pardon, pardon.
D'abord la date des municipales n'était connue au mois d'octobre, elle était même connue au mois de juillet. Donc ils peuvent pas découvrir maintenant qu'il y a un sujet municipal. Deuxème élément, ils ont plus on s'en rapproche plus ça devient crucial.
Oui, c'est donc pour ça qu'il vaut mieux le voter tôt que tard parce que en mois de février à un mois des municipales, je vois bien comment ça va se finir. Ça va se finir avec 6 % de déficit et ça c'est inacceptable, je le dis parce que ça c'est le pays court à sa ruine. Moi je ne serai pas complice d'un pays qui court à sa ruine.
Et notre groupe et notre mouvement ne sera pas complice d'un pays qui court à sa ruine. Il y a un point d'équilibre qu'on peut trouver. Essayons de le trouver.
Je comprends les contingences politiques mais enfin il me semble que il y a les contingences municipales et puis il y a ce qu'on reprochera à des parlementaire de ne pas avoir été fichu de se mettre d'accord dans un moment de crise. On a évoqué la guerre en Ukraine, on a évoqué les sujets économiques. C'est très très bien les municipales.
Je serai moi-même candidat sur la liste dans ma commune. Bon mais enfin a priori donc on va pas commencer à dire on parle plus du budget parce qu'il y a les municipales. Enfin je veux dire devant les Français on va dire ça.
Moi je trouve que c'est pas très Et vous travaillez vous sur la question des municipales pour le modèle. Est-ce que vous travaillez selon les villes à des alliances qui peuvent aller des républicains en Parti socialiste ? D'abord alors point de nouveauté chez nous.
Je vous rappelle que nous avions depuis 2008 fait ce choix. Parfois mal compris peut-être mieux compris maintenant là où on avait des alliances de sortant avec les uns ou les autres, il y a aucune raison de pas les reconduire sauf si c'est les choses se passaient mal. Donc j'ai pas de fermeture.
Il y a une donnée nouvelle me semble-t-il pour ces élections municipales en tout cas plus puissantes cette fois-ci que les autres. C'est la question de ceux qui pourraient avoir envie de faire des alliances avec la France insoumise ou avec le Rassemblement national. En tout cas, nous on sera ferme sur les positions et on on est capable de dialoguer avec tous ceux qui refusent le populisme et qui refusent votre rou aucun candidat qui fait alliance avec le la France qui refuse d'importer nous sommes partie de ceux qui refusent d'importer la radicalisation de la vie politique en local.
Jusqu'alors la vie municipale était préservée de cette radicalité de ces éclats de voix. Euh alors, c'est parfois rugueux, hein, dans les conseils municipaux, mais on était avec des responsables qui euh alors il y avait des alternances qui essayaient de tenir un point d'équilibre parce que quand vous êtes conseiller municipal, pardon, 95 % des sujets, c'est les sujets de la vie quotidienne. Je veux bien que ça soit d'extrême droite ou d'extrême gauche et qu'il y a une politique LFI ou ou ou RN dans les villes, mais je n'y crois pas.
Et donc ça pour le coup, c'est une ligne. Or, je vois parfois des tentations ou des tendances à se dire bah pour gagner, il faut accepter tout. Donc par exemple, bah vous voyez ça Marseille, on a entendu ça à Marseille mais bon, on entend ça partout.
C'està-dire qu'il y a une espèce de il y a rien d'explicite pour l'instant mais on peut pas dire simplement moi mon objectif c'est de battre LFI. Mon objectif c'est aussi de battre le Rassemblement national. Oui.
Donc vous soutiendrez pas Martine Vassal si elle clarifie pas sa position vis-àis du on va voir si si c'était un une erreur de langage ou mais enfin disons que ça ne simplifie pas les choses. On va dire les choses comme ils sont. C'est pas comment dirais-je ? un peu loin de la balle pour en parler mais on ne peut pas justifier toute alliance au seul motif qu'on veut pas comment dirais-je accepter les fi parce que c'est ni l'un ni l'autre.
On est on n'est pas obligé de choisir entre deux radicalités deux extrêmes et deux chaos. On n'est pas obligé en tout cas nous on on préfère être dans l'espace ce qu'on fait à l'Assemblée nationale en particulier puisqueau Sénat c'est pas la même configuration de travailler avec ceux dont on estime qu'ils ont une porte une porte une forme de responsabilité. Donc à Paris vous soutiendrez qui ?
On vous donnera les éléments avec Magatel et François Baou quand les décisions seront prises. Vous inquiétez pas, ça viendra avant la fin de l'année. Oh, c'est mieux.
Oui, je j'espère. Euh, reconnaissons aussi, mais vous en êtes témoins toutes les deux. Je pense que les municipales sont pas encore vraiment lancés parce que l'actualité nationale vient un peu saturer l'espace politique.
Mais c'est quoi votre critère de décision pour Paris ? Bah, c'est à la fois un critère de est-ce queil y a une cohérence de projet de euh toutes ces équipes qui sont sur la table et qui sollicitent éventuellement le leur soutien, elles veulent une alternance à à madame Hidalgo euh et à ses successeurs. Bah, quelle est la meilleure configuration ?
C'est la question qui sera se posée parce que à Paris s'il y a pas à un moment une union il y aura de nouveau la même gouvernance d le premier tour vous souhaitez l'union de le mieux aurait été ou serait je sais pas dans quel sens je le mets aurait été le premier tour un dernier vous parliez de François Baou il est en campagne à pota on le dit en difficulté euh moi je crois pas du tout je d'abord tous les palois dont je ne suis pas mais tous ceux qui vous crois que vous croisez vous disent que le bilan de François Baot est absolument excellent dans sa commune. C'est quand même ça le critère aussi pour un maire qui repart. Pardon ?
C'est est-ce qu'il a bien fait du travail pour c Est-ce qu'il a fait rayoner cette ville ? Est-ce que la ville va mieux qu'à 6 ans et cetera et cetera ? Après, il y a des contingences nationales, c'estàd ceux qui veulent mélanger là aussi le sujet de peau et quel est le meilleur maire de peau avec autre chose.
Bon, mais moi je j'ai à la fois toute confiance et je sais qu'il y a beaucoup de gens qui reconnaissent à François. Il vous parle un peu des sujets nationaux parce que là, on est très loin des économies qu'il qu'il entendait faire lorsqu'il était premier ministre. qu'il est déçu.
Ben, je le vois, je le vois régulièrement donc mais je vous dirai pas mes conversations mais pour l'instant enfin difficile de dire où ça va atterrir. Est-ce que est-ce que vous et moi on sait quel va être le déficit final ? C'est pour ça que je mets des balises.
Je pense que Baou a eu raison d'alerter sur les risques d'une dérive, non pas pour le plaisir d'anonner budget budget déficit déficit, mais parce que c'est un risque mortel pour le pays. Quand on sera à 100 milliards de remboursement des intérêts de la dette, c'est un argent qu'on ne c'est de l'argent qu'on ne mettra pas pour les services publics, de l'argent qu'on ne mettra pas pour la transition écologique, de l'argent Moi, s'il y a des gens qui aiment bien engraisser les rentiers de la de l'usure de la banque, tant mieux. Moi, je suis pas de ce camp.
Merci beaucoup Marco, merci d'avoir été notre invité la une de la dépêche Christelle, c'est Kief sous pression. Merci beaucoup Christelle, on regarde ce qu'elle a une de nos région. [Musique]
Marc Fesneau