Mort de Nahel : scènes de pillages, saccages, incendies à Paris et sa banlieue
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Une boule de feu et des crépitements. Des explosions successives. Qui en pleine nuit terrifient les habitants. C'est un dépôt de bus à Aubervilliers qui vient d'être attaqué au cocktail Molotov. Et voici le résultat. Des carcasses de cendres. Une douzaine de véhicules détruits. Les passagers et les usagers ont ce matin du mal à encaisser.
On a l'impression d'être en guerre en fait. Vraiment, c'était horrible. Ça a brûlé pendant au moins deux heures. Ça a bombardé de tous les côtés. Ça a crié, envoyé les gens courir dehors. C'est pas normal. Parce que c'est nous qui payons tout ça. On n'aura pas de bus pendant un moment. On a d'autres moyens de se faire entendre.
Hier soir, c'est encore à Nanterre, dans le quartier de Naël, que la première étincelle s'est embrasée. Une banque est incendiée. Les habitants de l'immeuble ont à peine quelques secondes pour réagir.
On appelle la mairie ou chacun s'est débrouillé ? Non, on va appeler l'assurance. Au début, nous, on pensait que c'est des casseurs qui essayent de rentrer dans lui-même. On n'a pas oublié la porte. Mais après, j'ai su qu'il y a du feu, il y a du feu, il y a du feu. J'ai pris les enfants, on a couru, on a descendu. On n'a même pas pris des habits.
Et la nuit se poursuit, rythmée par les affrontements, les provocations, les ripostes. Le blindé de la BRI se ferait un chemin au milieu des barricades de feu. Et cela dure jusqu'à 4h du matin. Toute la nuit, à Paris et en banlieue, plusieurs bâtiments publics sont pris pour cible. Dans le 20e arrondissement, un centre des impôts. Plusieurs mairies, comme celle de Clichy, sont attaquées. Au total en France, près de 200 bâtiments publics ont été visés pendant cette 3e nuit d'émeute.