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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 25 novembre 2024 12 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesSécuritéInstitutions & élections

Miche Barnier connaît les lignes rouges du RN ! - Andréa Kotarac (France Info)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21FerméeÉludée

    Le RN va-t-il voter la censure contre le gouvernement ?

  • 2:41RelanceRéponse directe

    Le Premier ministre peut-il trouver un accord pour éviter un chaos politique ?

  • 4:39OuverteRéponse directe

    M. Iacovelli, vous n'êtes pas d'accord avec mon point de vue ?

  • 5:56FerméeRéponse directe

    Comment financez-vous vos propositions ?

  • 8:56OuverteRéponse directe

    Quelles sont les lignes rouges du RN pour voter le budget ?

  • 10:22RelanceRéponse partielle

    La censure est-elle un contre-feu aux problèmes judiciaires du RN ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:27Invité politiqueFait
    « On ne maintient pas la pression. On maintient tout simplement le mandat que nous ont fait les électeurs aux élections législatives. »
  • 0:31Invité politiqueFait
    « Je rappelle quand même que nous sommes arrivés en tête lors de ce scrutin législatif. »
  • 0:44Invité politiqueFait
    « Nous, on n'a jamais fait de chèque en blanc à M. Barnier. »
  • 0:54Invité politiqueFait
    « la France doit tourner, la France doit se relever, la France doit avancer et ne pas être bloquée. »
  • 1:02Invité politiqueFait
    « Nous lui avons demandé d'agir sur l'immigration. »
  • 1:14Invité politiqueFait
    « Celui qui campe sur ses positions, c'est M. Barnier. Ce n'est pas Marine Le Pen qui reste campée. »
  • 1:44Invité politiqueFait
    « Nous ne sommes pas à Washington, nous sommes à Paris. »
  • 1:55Invité politiqueFait
    « Si le budget est rejeté, alors le gouvernement devra proposer un nouveau budget. »
  • 5:01Invité politiqueChiffre
    « et le record de défaillance d'entreprise est arrivé sous le gouvernement d'Emmanuel Macron. »
  • 5:25Invité politiqueFait
    « La première raison des défaillances d'entreprise dans notre pays, c'est le coût de l'énergie. »
  • 5:36Invité politiqueFait
    « Quand le RN propose une baisse de la TVA de 20 à 5,5 sur l'électricité, c'est à la fois pour sauver les 12 millions de précaires que vous avez créés lors de votre mandat. »
  • 6:01Invité politiqueFait
    « On a proposé un contre-budget à monsieur Barnier. Donc on est dans la construction, on est dans le compromis. »
  • 6:10Invité politiqueChiffre
    « On rend 12 milliards de pouvoirs d'achat aux Français à travers la TVA. »
  • 6:20Invité politiqueFait
    « Notamment en proposant l'IFF, une taxe sur les revenus financiers. »

Temps de parole

  • Andréa Kotarac50 %
  • Présentateur42 %
  • Locuteur non identifié8 %

1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur non identifié

Bonjour à vous et merci d'être avec nous à ma gauche, Xavier Iacovelli. Bonjour à vous, député des Hauts-de-Seine Renaissance. Pardon, sénateur Renaissance des Hauts-de-Seine. Et à ma droite, Andréa Cotarac. Bonjour. Bonjour, porte-parole du Rassemblement National. D'abord, je me tourne vers vous puisqu'on vient de parler de cette entrevue entre Marine Le Pen et le Premier ministre ce matin. Le Rassemblement National qui persiste et signe. Vous maintenez la pression. Ça veut dire qu'à l'heure où on se parle, les députés du Rassemblement National vont voter la censure ?

0:26
Andréa Kotarac

On ne maintient pas la pression. On maintient tout simplement le mandat que nous ont fait les électeurs aux élections législatives. Je rappelle quand même que nous sommes arrivés en tête lors de ce scrutin législatif. Nous sommes le premier groupe à l'Assemblée Nationale. Et il convient dans une démocratie qui fonctionnerait normalement à ce que le premier groupe puisse proposer, mettre sur la table ses propositions. Nous, on n'a jamais fait de chèque en blanc à M. Barnier. On a dit bon, nous ne sommes pas d'accord, ce n'est pas un secret. Ceci étant dit, la France doit tourner, la France doit se relever, la France doit avancer et ne pas être bloquée.

Mais en contrepartie, nous lui avons demandé d'agir sur le pouvoir d'achat des Français, notamment en matière énergétique, sur les entreprises. Nous lui avons demandé d'agir sur l'immigration. Et nous lui avons demandé aussi d'agir sur la sécurité. Donc on lui a placé des lignes rouges, sans compter la réflexion sur l'élection proportionnelle pour la prochaine fois. Celui qui campe sur ses positions, c'est M. Barnier. Ce n'est pas Marine Le Pen qui reste campée. Marine Le Pen a toujours eu ce discours-là. Et on constate que le gouvernement de M. Barnier ne nous écoute pas, n'écoute pas les 11 millions de Français qui ont porté leur voix sur nous.

J'ajoute un dernier point quand même, pour rassurer vos téléspectateurs, puisque j'ai entendu lors de l'émission qui s'était achevée tout à l'heure, que si l'URN censure ce gouvernement, alors nous serions responsables d'un chaos institutionnel ou d'un shutdown, c'est-à-dire du fait que les policiers ne pourront plus être payés, etc. Comme aux États-Unis, les fermetures de salles publics. Nous ne sommes pas à Washington, nous sommes à Paris. Et cette situation-là n'existe pas en France. Si le budget est rejeté, alors le gouvernement devra proposer un nouveau budget.

Et en attendant, il y a ce qu'on appelle une loi spéciale, où on utilise tout simplement les règles budgétaires qui ont été votées l'année dernière pour pouvoir payer nos fonctionnaires. C'est déjà arrivé dans les années 80 avec M. Rocard. Donc il n'y a pas de souci à se faire là-dessus. Et d'ailleurs même, cette loi spéciale qui permettrait de continuer aux fonctionnaires d'être payés notamment, un gouvernement démissionnaire, c'est-à-dire qui aurait eu une censure, une motion de censure contre lui, peut aussi la présenter. Donc la France n'est pas Washington.

Et il convient aujourd'hui simplement de faire respecter le premier groupe à l'Assemblée nationale et les 11 millions de Français qui ont porté leur voix sur le RN.

2:29
Locuteur non identifié

Xavier Iacovelli, Michel Barnier, il peut y arriver, à lâcher un peu de l'Est, faire des concessions, tout en ne tombant pas, en ne faisant pas tomber son gouvernement, quand on entend effectivement les lignes rouges tracées de nouveau ce matin par Marine Le Pen.

2:41
Présentateur

Mais la question n'est pas de savoir si Michel Barnier, le Premier ministre et le gouvernement font des concessions à Marine Le Pen. La question est de savoir si on est en capacité, et le Premier ministre, c'est pour ça qu'il réunit l'ensemble des groupes politiques à Matignon, si on est en capacité de trouver un accord pour faire en sorte que notre pays ait un budget, pour que les pensions puissent être à la fois revalorisées comme nous le souhaitons et comme le groupe EPR l'a porté à la fois à l'Assemblée nationale et au Sénat, et faire en sorte en fait que nous ne soyons pas dans un chaos politique.

Parce que moi je veux bien entendre qu'effectivement nous ne sommes pas à Washington et que si le budget n'est pas voté, le gouvernement devra reproposer un nouveau budget et nous serons sur la règle des 1 12e qui nous permet d'avoir un budget au moins pour les premiers mois de l'année 2025. Mais enfin c'est catastrophique économiquement. Et sur les marchés financiers, parce que nous avons aussi un certain nombre d'emprunts aujourd'hui qui dépendent des marchés financiers, nous allons être mal notés et donc nous risquons effectivement d'avoir des taux d'intérêt qui soient beaucoup plus importants, plus élevés et donc qui impactera forcément le budget.

Et donc ça sera au détriment forcément de notre protection sociale, du pouvoir d'achat des Français. Et donc il y a un vrai sujet, un vrai risque aujourd'hui de ne pas avoir de budget. C'est pour ça qu'à la fois il faut trouver des compromis, pas des concessions, des compromis. C'est le propre d'ailleurs de l'Assemblée nationale qui aujourd'hui est composite et on est obligé d'avoir des compromis. Et c'est pour ça que moi j'en veux aujourd'hui aux socialistes, aux groupes socialistes, notamment à l'Assemblée nationale, parce qu'ils sont eux en capacité de se mettre autour de la table, avec nous, de faire en sorte de trouver un accord.

Si le groupe socialiste se dit on ne votera pas la censure mais on essaie de trouver un compromis avec nos idées, avec nos propositions, la question de la censure du Rassemblement national, elle n'existe plus. Elle n'existe plus parce que le Rassemblement national et LFI, ça ne fait pas une majorité pour voter la censure. Donc il y a une nécessité de rassembler dans un socle commun, on peut l'appeler comme on veut, mais en tout cas pour l'intérêt du pays, de tous ceux qui ont vocation à gouverner notre pays demain.

4:39
Andréa Kotarac

– Simplement, je sais que M. Iacovelli, à ce point de vue-là, et je ne suis pas d'accord, mais c'est tout à votre honneur, mais ce n'est pas le Parti socialiste que je souhaite sauver, ce n'est pas le gouvernement, c'est les entreprises. Parce que vous me parlez d'un chaos économique si le RN vote contre ce budget ou voterait la motion de censure. Pardon, ça fait cette année aujourd'hui que les macronistes sont au pouvoir. et le record de défaillance d'entreprise est arrivé sous le gouvernement d'Emmanuel Macron. – Mais vous avez une capacité à souver des mensonges ? – Je ne vous ai pas coupé la parole, non, non, c'est la vérité.

– D'accord, bon, je vais vous répondre alors, je vous laisse parler. – Les téléspectateurs à analyser le nombre de défaillances d'entreprise, le record a été atteint sous la macronie, pourquoi ? Quand vous creusez un petit peu, cher monsieur, et vos téléspectateurs pourront aisément trouver cela sur Internet. La première raison des défaillances d'entreprise dans notre pays, c'est le coût de l'énergie. Donc quand vous m'expliquez qu'il faut sauver les pensions de retraite, vous avez raison, mais il n'y a pas que les pensions de retraite, monsieur. Il y a les entreprises à sauver.

Quand le RN propose une baisse de la TVA de 20 à 5,5 sur l'électricité, c'est à la fois pour sauver les 12 millions de précaires que vous avez créés lors de votre mandat, notamment un habitant sur deux dans le monde rural qui a eu froid et qui a coupé son chauffage. Mais c'est aussi sauver nos entreprises, monsieur. C'est-à-dire que nous, nous ne voulons pas diviser les retraités contre les actifs. – Vous financez comment ? – C'est vous, écoutez, monsieur Iacobini. – Parce que c'est bien, parce que vous avez toujours fait plein de bonnes idées. – Mais je vais vous le dire, on a de très bonnes idées d'ailleurs. On en a tellement qu'on a proposé un contre-budget à monsieur Barnier.

Donc on est dans la construction, on est dans le compromis, qu'est-ce qu'on fait ? On rend 12 milliards de pouvoirs d'achat aux Français à travers la TVA. Où est-ce qu'on va les financer ? Notamment en proposant l'IFF, une taxe sur les revenus financiers. Notamment en proposant de taxer les rachats d'actions, qui sont une ineptie économique. Aujourd'hui, ils sont taxés à 8%, nous voulons les taxer à 30%, monsieur. Nous avons par exemple taxé les sur-profits indus. Non pas des profits qui seraient de l'ordre du mérite d'une entreprise, mais les profits qui sont dus à des cas de force majeure, à la crise en Ukraine ou à l'augmentation des matières premières.

Nous avons par exemple, monsieur Iacovili, vous qui êtes parfaitement européiste, nous avons augmenté le budget et la contribution de la France au budget de l'Union Européenne. Nous sommes le seul pays de l'Union Européenne à augmenter cette contribution. Nous sommes opposés. Nous pouvons faire des économies sur l'immigration. Nous pouvons faire 3 milliards d'économies. Mais je le dirais, si j'étais au pouvoir, monsieur. On a augmenté... Vous n'inquiétez pas qu'on l'aurait dit à madame Van der Leyen, ce que vous ne l'avez pas dire.

7:03
Présentateur

Je pense qu'on peut finir le monologue. On peut peut-être avoir un débat maintenant. Maintenant, j'ai parlé. Effectivement, vous avez raison, sauf qu'aujourd'hui, nous avons augmenté nos budgets à l'Europe, mais nous recevons aussi beaucoup plus de l'Europe, et notamment nos agriculteurs.

7:15
Andréa Kotarac

C'est un mensonge éhonté.

7:17
Présentateur

En l'occurrence, les mensonges éhontés, c'est que vous avez tout à l'heure... Je vous laisse parler. C'est-à-dire que l'immatrice de mentir vient dire un mensonge total. Vous venez de dire que le Rassemblement national était là pour sauver les entreprises. Moi, j'ai juste vu, lors des débats en commission à l'Assemblée nationale, pas au Sénat, parce que par chance, nous n'avons que 3 représentants qui sont complètement inexistants et absents des débats au Sénat. Vous ne soyez pas aussi arrogant, monsieur, vous savez. Il n'y avait pas un seul député de la majorité qui a proposé des amendements. Je vous le dis, ils sont complètement absents.

Monsieur Katarac, si je peux me permettre de finir une phrase. Allez-y, parce que je n'ai pas compris ce que vous voulez dire. Donc, en l'occurrence, vos députés ont voté main dans la main en commission à l'Assemblée nationale plus de 60 milliards de taxes supplémentaires. Vous avez voté tous les amendements de la LFI. Taxes, taxes, taxes. En fait, vous avez un point commun avec la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. C'est qu'une solution, un problème, vous avez comme solution une taxe supplémentaire. C'est ce qui est le propre, aujourd'hui, du lepénisme et du Rassemblement national. Nous, effectivement, nous estimons que pendant 7 ans, nous avons baissé le coût du travail.

Parce que nous, et c'est d'ailleurs Gabriel Attal qui le dit dans son interview, nous attendons un new deal économique. Nous avons besoin de soutenir. Parce que les entreprises que nous avons soutenues, il y a 7 ans pour le faire, monsieur. Nous avons soutenues les entreprises pendant plusieurs années, notamment pendant 7 ans, pendant la période de la Covid. Vous regardez un petit peu, nous avons soutenu l'ensemble des entreprises. Et nous avons préservé l'emploi. Aujourd'hui, par vos mesures et par vos propositions, vous souhaitez augmenter le coût du travail. Et ce qui est une catastrophe, aujourd'hui, vous avez voté l'augmentation des cotisations. Nous, nous avons voté contre...

C'est pas vrai, monsieur. M. Cotarac, est-ce que c'est possible d'aligner...

8:58
Andréa Kotarac

Alors, André Cotarac, pour qu'on y comprenne bien,

9:02
Locuteur non identifié

quelles sont les lignes rouges ? Qu'est-ce qui pourrait faire que vous puissiez voter ce budget et que vous ne le censuriez pas ?

9:06
Andréa Kotarac

On a mis en avant la baisse de la TVA pour sauver nos entreprises, parce que M. Iacovelli parle d'un new deal de M. Attal. M. Attal était au gouvernement. M. Attal, pour le coup, et je vais être honnête, je vais lui rendre son honneur, c'est qu'il avait proposé, par exemple, de s'attaquer à la fraude sociale. La Cour des comptes, M. Iacovelli, explique qu'il y a environ 30 milliards de fraudes sociales dans notre pays, pas simplement sur les cartes vitales, mais aussi sur les fraudes à la TVA, le fraude au travail détaché et le reste. Il a effectivement eu un bon diagnostic en la matière.

Sauf que, quand on parle d'aller chercher l'argent, ces 30 milliards d'euros qui partent comme ça dans la nature, il n'y a que 6% de recouvrement. C'est-à-dire que l'efficacité de vos politiques, c'est 6% pour aller chercher.

9:43
Locuteur non identifié

Donc, quand on vous écoute, ça veut dire que la censure est inéluctable.

9:47
Andréa Kotarac

On va voir. C'est le moyen pour le rassemblement national.

9:53
Présentateur

Permettez-moi de vous couper, parce que vous n'avez pas arrêté depuis tout à l'heure. Donc, effectivement, le problème, c'est que le rassemblement national et Marine Le Pen, dans sa déclaration, qui était d'ailleurs préparée en amont de l'entretien, on voit bien qu'aujourd'hui, c'est un contre-feu pour les problèmes judiciaires. Et d'ailleurs, quand on parle de fraude, pardonnez-moi, mais en l'occurrence, vous êtes les experts en la matière. Et donc, c'est un contre-feu aujourd'hui sur les problèmes judiciaires de Marine Le Pen. C'est un moyen, c'est un moyen aujourd'hui de faire oublier les problèmes dans lesquels le rassemblement national est présent.

Alors, justement, vous n'avez pas été présent. Et aujourd'hui, Marine Le Pen,

10:24
Andréa Kotarac

il n'avait pas de capitaine dans le bâton. Excusez-moi, parce que je vois qu'il n'y a pas d'argument en face et donc on s'attaque au procès de Marine Le Pen. Alors, est-ce que vous pourriez répondre à cette question sur la censure ? Elle est présumée. Il y a 15 jours de défendre. Merci, merci. Enfin, le requisitoire était assez fort quand même. Oui, le requisitoire, le parti n'est pas indépendant.

10:42
Locuteur non identifié

Pardon ? Est-ce que la censure est indépendante ?

10:43
Andréa Kotarac

Ce que je vous disais, c'est-à-dire qu'on nous fait peur sur le chaos institutionnel, sur le shutdown, etc. Mais pas du tout. Nous sommes parfaitement sereins et c'est la démocratie. Donc pas de censure ? Quand M. Barnier invite Marine Le Pen.

10:54
Locuteur non identifié

Juste rapidement, parce que le temps...

10:55
Andréa Kotarac

Quand M. Barnier invite Marine Le Pen, c'est justement pour faire en sorte que Marine Le Pen propose ses lignes rouges. Nous verrons bien si M. Barnier agit. Nous verrons bien si M. Barnier va rendre les 12 milliards d'euros de pouvoir d'achat aux Français, s'il va s'attaquer à l'immigration, s'il va baisser la contribution de la France et de l'Union Européenne.

11:10
Présentateur

Le Premier ministre est en capacité aujourd'hui d'écouter l'ensemble des groupes politiques. Il n'y a pas forcément... Moi, je ne souhaite pas qu'il y ait de compromis avec le Rassemblement national. Je souhaite qu'on écoute les électeurs du Rassemblement national. C'est, à mon sens, complètement différent. Ensuite, il y a la responsabilité du Premier ministre qui doit faire en sorte à la fois de préserver le socle commun pour faire en sorte d'avoir un budget et de faire en sorte de convaincre les autres partis. Et c'est pour ça que moi, j'appelle aussi le groupe socialiste à avoir un peu de responsabilité. On a bien compris que vous appelez les socialistes.

De ne pas censurer un gouvernement qui est aujourd'hui à l'œuvre pour protéger les Français.

11:45
Locuteur non identifié

Merci à tous les deux, Xavier Iacovelli et Andrea Cotarac. On verra si le Premier ministre arrive à convaincre, justement avec ses réceptions à Matignon, des chefs de groupe, des députés.