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InterviewFrance 3 Occitanie· 11 juin 2026ComplaisantFond programmatiqueJusticeSolidarités & famille

Entretien avec Aurélien Pradié, député du Lot, sur sa lutte contre les violences intraconjugales

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Aurélien PradiéFait
    « Quels seraient les avantages d'une juridiction spécialisée dans les violences intrafamiliales ? Ça a deux avantages. D'abord, ça concentre des moyens. Ensuite, ça permet à des magistrats de ne traiter que ces sujets. »
  • 0:15Aurélien PradiéFait
    « Une juridiction spécialisée, elle permet d'associer deux compétences. Une compétence civile, pour les affaires familiales, et une compétence pénale, ce qui aujourd'hui n'est pas le cas. »
  • 1:15Aurélien PradiéFait
    « C'est un cap qui a été passé dans d'autres pays européens, notamment en Espagne, qui a permis de mobiliser beaucoup de moyens et d'être beaucoup plus efficace. »
  • 1:45Aurélien PradiéFait
    « Pour moi, les violences et la prédation envers les enfants, c'est aujourd'hui une pathologie de la société. Et ce n'est pas juste des cas isolés ici ou là, des faits divers. »
  • 2:15Aurélien PradiéChiffre
    « Il y a un volume d'affaires qui explose, qui explose. Et ça veut dire quelque chose de la maladie profonde de notre société. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Quels seraient les avantages d'une juridiction spécialisée dans les violences intrafamiliales ? Ça a deux avantages. D'abord, ça concentre des moyens.

Ensuite, ça permet à des magistrats de ne traiter que ces sujets. Quand vous traitez que ces sujets, vous devenez plus spécialiste. Et puis surtout, une juridiction spécialisée, elle permet d'associer deux compétences.

Une compétence civile, pour les affaires familiales, et une compétence pénale, ce qui aujourd'hui n'est pas le cas. Et ce qui est donc un problème, si on veut protéger complètement les femmes et les enfants dans le cadre familial, il faut que le juge soit non seulement capable d'avoir des mesures civiles, par exemple des mesures liées à l'autorité parentale. Ça, ce sont des mesures civiles.

Mais aussi des mesures pénales, qui vont peut-être exiger que la personne mise en accusation, soupçonnée, sur lesquelles il y a des soupçons très forts, soit placée hors d'état de nuire. Le projet de loi n'a finalement pas été adopté. Pourquoi ?

Ce texte-là aurait pu aller en deuxième lecture suivre son chemin, si le gouvernement l'avait inscrit à l'ordre du jour. Depuis des années, le pouvoir politique tourne autour du pot en ne voulant pas passer ce cap. J'ajoute que c'est un cap qui a été passé dans d'autres pays européens, notamment en Espagne, qui a permis de mobiliser beaucoup de moyens et d'être beaucoup plus efficace.

Donc on sait ce qui peut fonctionner. Notre société a encore du mal à se rendre compte de l'étendue du drame. Pour moi, les violences et la prédation envers les enfants, c'est aujourd'hui une pathologie de la société.

Et ce n'est pas juste des cas isolés ici ou là, des faits divers, comme on dirait à notre époque. Il y a un volume d'affaires qui explose, qui explose. Et ça veut dire quelque chose de la maladie profonde de notre société.

Si vous ne répondez pas à ça par quelque chose de radical, vous ne réglerez rien.