LAURENT JACOBELLI : « On a un gouvernement d'incapables ! » (France Info)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 55 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:12FerméeRéponse directe
Le gouvernement a failli face aux 5 764 morts de plus pendant les canicules ?
- 0:40RelanceRéponse partielle
Installer des climatisations partout, est-ce vraiment la solution ?
- 1:30OuverteÉludée
La climatisation coûte cher en électricité, les Français ont un problème de budget.
- 2:13FerméeRéponse directe
Le gouvernement a aussi failli sur les incendies ?
- 2:51OuverteRéponse directe
Cette polémique sur les Canadaires ?
- 3:26OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ferait le Rassemblement national s'il était au pouvoir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:12Locuteur 1Fait
« Oui. Oui, clairement, le gouvernement a failli. Il a attendu, il a été passif. »
- 0:32Locuteur 1Promesse
« Il faut l'installer à l'hôpital, à l'EHPAD. Et c'est pour ça qu'avec Marine Le Pen, nous proposons un grand plan climatisation. »
- 1:11Locuteur 1Fait
« Nous sommes largement sous-équipés. Quand on voit qu'au Japon ou aux États-Unis d'Amérique, c'est trois quarts à 90% des établissements qui sont équipés. »
- 1:59Locuteur 1Chiffre
« Il y a 5 000 vies à chaque épisode caniculaire qui sont en jeu. »
- 2:04Locuteur 1Chiffre
« Ça coûte à chaque fois 9 milliards par épisode caniculaire. »
- 2:47Locuteur 1Chiffre
« Nous avons aujourd'hui 12 Canadaires. »
- 2:54Locuteur 1Fait
« Pour faire une économie de quelques dizaines de millions d'euros, M. Gabriel Attal a renoncé à l'achat de deux Canadaires supplémentaires. »
- 6:18Locuteur 1Chiffre
« La drogue rapporte aujourd'hui, selon les estimations, c'est difficile à savoir, entre 7 et 8 milliards par an, ça a doublé en 10 ans. »
- 8:59Locuteur 1Chiffre
« Les soins gratuits pour les migrants clandestins nous coûtent 1,3 milliard par an. »
- 9:31Locuteur 1Fait
« Il avait dit qu'il supprimerait les avantages des anciens premiers ministres. Apparemment, il ne l'a pas fait puisqu'ils ont tous gardé leur voiture de fonction. »
Temps de parole
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Laurent Jacobelli, pour commencer, ce chiffre, 5 764 morts de plus. C'est le résultat des canicules entre le 17 juin et le 2 juillet. Donc ces chiffres devraient encore s'accentuer. 36% de plus qu'attendu. Le gouvernement a failli ?
Oui. Oui, clairement, le gouvernement a failli. Il a attendu, il a été passif. Une vache qui regarde passer les trains. Aucune action prise, notamment pour faciliter la vie des plus fragiles, les jeunes, les malades et les plus anciens, nos seniors, notamment en installant la climatisation. Il faut l'installer à l'hôpital, à l'EHPAD. Et c'est pour ça qu'avec Marine Le Pen, nous proposons un grand plan climatisation.
Oui, mais installer des climatisations partout, ce n'est pas non plus la solution.
C'est une solution temporaire qui permet de vivre, voire de survivre. Tout le monde nous parle du réchauffement climatique. Et c'est vrai qu'il faut lutter contre cela. C'est vrai qu'il faut agir. D'ailleurs, le gouvernement agit peu. Mais là, quotidiennement, il y a des gens qui souffrent de la chaleur et qui meurent. On ne peut pas dire à la fois que la canicule est un phénomène qui va se répéter à l'envie et ne rien faire parallèlement. Donc je crois que maintenant, il faut passer à l'action. C'est ce que nous proposons avec ce plan clim pour équiper les hôpitaux, équiper les EHPAD, équiper les écoles. Nous sommes largement sous-équipés.
Quand on voit qu'au Japon ou aux États-Unis d'Amérique, c'est trois quarts à 90% des établissements qui sont équipés. Et on a vraiment un train de retard. Et le prix à payer, malheureusement, pour les plus fragiles, c'est le prix de la vie.
Sauf que mettre la climatisation partout, notamment pour les plus fragiles ou ceux qui vivent dans des bouilloires thermiques, vous m'accorderez que ça va coûter cher en électricité. Et aujourd'hui, les Français ont un problème de budget.
– Alors, moi, je pense que la vie, d'abord, n'a pas de prix. Vous me permettrez de penser qu'on ne peut pas établir combien coûte la vie d'une personne âgée. Ça n'a pas de prix. Il faut la protéger. C'est notre devoir de politique, je crois, de tout citoyen. Vous savez, il y a des systèmes avec des prêts à taux zéro pour l'équipement. On a bien fait MaPrimeRénov'. Tout ça, c'est une question de volonté. Et puis, on n'est pas plus bête que les autres. Si les États-Unis ou le Japon l'ont fait, pourquoi ne pourrions-nous pas le faire ? Je le répète, il y a 5 000 vies à chaque épisode caniculaire qui sont en jeu. Ça coûte à chaque fois 9 milliards par épisode caniculaire.
Moi, je crois qu'aujourd'hui, on a une perte financière et en vie humaine. Et que notre rôle, c'est de préserver, de protéger nos concitoyens.
– Alors, est-ce que le gouvernement a aussi failli sur les incendies ? La France a battu le record de surface brûlée. Trois pompiers ont péri en intervention. On le voit encore ce matin, il y a des incendies en Géronde qui sont incontrôlables. Est-ce que l'État, là aussi, a failli ?
– Il y a ceux qui ne faillissent pas, ce sont les pompiers volontaires ou professionnels qui agissent. Et je tiens à les saluer. Je tiens à avoir une pensée, évidemment, pour la famille et les proches de ces pompiers qui ont donné leur vie pour la protection des Français. Mais face à cela, il faut un gouvernement responsable. Et on a un gouvernement qui, une fois encore, n'anticipe absolument rien. Nous avons aujourd'hui 12 Canadaires. Vous savez, ce sont ces avions qui…
– Cette fameuse polémique sur les Canadaires ?
– Oui, mais c'est une politique importante. Pour faire une économie de quelques dizaines de millions d'euros, M. Gabriel Attal a renoncé à l'achat de deux Canadaires supplémentaires. Pire encore, la filière française qui aurait permis de construire ces avions qui prennent beaucoup d'eau pour détruire les incendies, n'a pas été activée, n'a pas été financée. Là encore, pas d'anticipation. Gouverner, c'est prévoir. On a un gouvernement qui n'a jamais rien prévu. Et donc, catastrophe après catastrophe, qu'elles soient sanitaires, caniculaires ou le feu de forêt, eh bien, ils subissent un peu…
– Mais qu'est-ce que ferait le Rassemblement national s'il était au pouvoir ?
– Mais ces Canadaires, nous les aurions achetés. La filière française de développement des avions contre le feu, nous l'aurions financée et aidée. Pourquoi ? Parce que c'est de l'investissement. Nos forêts, c'est une richesse. Tous les habitants qui doivent déménager, construire une nouvelle maison, il y a un coût, un coût en assurance, un coût pour ces personnes. Donc, on nous dit toujours le surcoût du financement. On oublie à chaque fois de nous préciser le coût de ces défaillances. Ça nous coûte des dizaines de milliards par an.
Il faut enfin un gouvernement qui gouverne, et non pas un gouvernement de comédien qui va sur place quand il y a eu un crime ou un incendie, mais qui est incapable d'agir.
– Alors, canicule, sécheresse, incendie, il y a une ministre de la Transition écologique…
– Ah bon ? Il y a une ministre de la Transition écologique ?
– Qui, finalement, a proposé sa démission à Emmanuel Macron. Emmanuel Macron l'a refusé hier matin. Vous comprenez ce revirement d'Emmanuel Macron ?
– Mais en fait, c'est un gouvernement, excusez-moi de le dire, d'incapable…
– Pourquoi, selon vous, Emmanuel Macron a refusé la démission ?
– Mais parce qu'il n'a personne d'autre, parce que personne, à part cette Madame Barbu, parce que c'est son nom, n'osera aller au gouvernement. Qu'a fait cette dame ? Que pense cette dame ? À quoi sert cette dame ? Je ne parle pas de la personne privée, je parle de la ministre probablement à rien. Elle n'a réglé aucun problème. Quel grand plan, d'ailleurs, pour lutter contre les incendies ? On attend toujours. On parle de réchauffement climatique et des personnes âgées qui meurent. Où est Madame Barbu ? On ne l'a pas vue.
– Mais c'est un ministère quand même impossible, cette transition écologique. On a vu sept ministres en l'espace de 10 ans.
– Mais pareil pour l'éducation nationale, pareil pour tout. C'est-à-dire qu'on a des ministres aujourd'hui qui ne servent à rien. L'insécurité explose, que fait le ministre de l'Intérieur ? La justice est laxiste et défaillante. On le voit dans un certain nombre de cas récents. Que fait le garde des Sceaux ? La France brûle, que fait la ministre de l'Environnement ? Ils ne font rien. S'ils font quelque chose, ils s'occupent de leur poste. Je pars, je ne pars pas. Ça, Madame Barbu, c'est la seule fois où on a entendu parler. C'était la saga de l'été. Est-ce que Madame Barbu gardera son véhicule de fonction ? Honnêtement, on s'en fiche.
Qu'ils nous mettent des gens compétents, connus ou inconnus, mais pas des gens qui nous font des crises de nerfs quand ils ne sont pas contents et qui finalement n'ont même pas le courage politique de partir.
Alors, est-ce que l'État aussi ne fait rien dans la lutte contre le narcotrafic ? On a vu que le maire d'Alès a été exfiltré par le RAID. Est-ce qu'on a franchi un cap ? Est-ce que la DZ mafia, l'État ne peut rien faire contre la DZ mafia ?
Cet État, probablement pas. Un État fort et solide, comme celui que nous voulons représenter avec Marine Le Pen et Jean-Dart de Bela, Bardella pourra agir. Il faut agir, j'allais dire, du producteur au consommateur. Avoir des relations diplomatiques plus tendues avec les pays.
Quand il y a un parquet anti-criminalité qui a été mis, il y a des prisons spéciales.
Soyons pragmatiques. Ça marche ou ça ne marche pas ? Apparemment, ça ne marche pas. La drogue rapporte aujourd'hui, selon les estimations, c'est difficile à savoir, entre 7 et 8 milliards par an, ça a doublé en 10 ans. Aujourd'hui, la DZ mafia fait la loi. Apparemment, elle peut menacer des maires. Qu'est-ce qui va se passer si on ne fait rien ? Dans 10 ans, la France sera...
C'est la République qui est attaquée ?
La démocratie ? Mais c'est tout. Sinon, cette mafia va prendre le pouvoir. Dans 10 ans, nous serons un narco-État si on n'est pas une République islamiste. Donc, il faut agir maintenant. Maintenant, ça veut dire relations diplomatiques plus dures avec les pays producteurs, contrôle des frontières, notamment dans nos Outre-mer. Ça veut dire des peines de prison effectuées pour les trafiquants et non pas des bracelets électroniques. Ils doivent aller en tôle, c'est leur place. Et des prisons où ils n'ont pas le droit d'avoir ni ordinateur, ni téléphone pour gérer leur business.
Amin Kessassi, il propose de s'inspirer de ce qui existe en Italie et notamment d'aller taper dans le porte-monnaie des narcotraffiquants.
Lorsque nous attrapons un narcotrafiquant, il faut prendre possession de ses avoirs et les réutiliser. Par exemple, les voitures qui ont servi à faire le go fast, c'est-à-dire le trafic rapide, les prendre et les donner à notre police pour qu'il n'y ait plus de moyens, il faut les toucher au portefeuille. Il n'y a que là que ça leur fera mal. Et puis, il faut casser un système, un système qui recrute des enfants. Là aussi, il faut agir. Plus d'aide sociale aux parents d'enfants qui trafiquent. Et puis, des peines courtes dans des centres spécialisés, pas en prison, bien sûr, pour les enfants qui trafiquent. Et des peines lourdes pour les trafiquants.
Et puis, tous les trafiquants étrangers, et il y en a beaucoup, eh bien, c'est retour immédiat au pays. Il faut agir et agir vite. Parce que sinon, c'est la menace contre les élus, et ça en le voit de plus en plus. C'est la corruption. Parce que ce système va acheter demain des juges et des politiques, si ce n'est pas déjà fait, pour vivre tranquille. Et puis, il crée des écosystèmes, notamment dans certains quartiers. Un système social, presque un système d'éducation, un système d'accompagnement. C'est terrible, c'est un État dans l'État, un narco-État dans l'État. Il faut faire très attention. Il faut agir vite, agir au portefeuille, agir aux frontières, agir sur les consommateurs.
Il faut augmenter, là aussi, les peines, et accepter de faire des peines de prison. Et si pour ça, il faut construire des prisons, nous le ferons.
Alors, il nous reste deux minutes. Je voudrais parler du budget pour 2027. Hier, dans une grande interview, Sébastien Lecornu parlait d'un moment de vérité, notamment pour les candidats à la présidentielle. Il a raison, ce budget, ça va être un moment de vérité pour les candidats.
Mais est-ce qu'il aura le courage, lui, de ce moment de vérité, ou est-ce qu'il passera au 49-3 immédiatement ? Est-ce qu'il aura le courage ?
Certains y ascites, François Hollande, Yael Brown-Pierre.
Courage, fuyons ! Cachons-nous, comme ça, on ne sera pas vus. Non, non, nous, on va tout mettre à jour. Pourquoi, dans notre pays, les impôts augmentent, les taxes augmentent, la dette augmente, et que les services publics diminuent ? Où va l'argent ? Nous mettrons, M. Lecornu, face à ces contradictions. Pourquoi proposer, comme il l'entend encore à demi-mot, un plafonnement des remboursements de médicaments au moment où les soins gratuits pour les migrants clandestins nous coûtent 1,3 milliard par an ? Pourquoi ce seraient les Français qui bossent... Il avait renoncé à cette mesure l'année dernière.
Pourquoi, selon vous, il l'a remet cette année, il la repropose ?
Parce que c'est dans leur nature. Le macronisme, c'est ça. Aucune réforme structurelle tapée dans la poche des Français pour laisser tranquille tous ceux qui profitent, ceux qui profitent de l'assistanat et les étrangers qui arrivent en France. Il va falloir maintenant rendre leur santé aux Français, rendre leur budget aux Français. Ça veut dire couper dans les mauvaises dépenses de l'État. Et il y en a beaucoup, croyez-moi, et on le voit chaque jour. Tiens, il avait dit qu'il supprimerait les avantages des anciens premiers ministres. Apparemment, il ne l'a pas fait puisqu'ils ont tous gardé leur voiture de fonction. Qu'ils montrent l'exemple. Non, il y en a deux qui l'ont gardé.
Trois maintenant, je crois. Il y en a trois. Pour des raisons sanitaires, mais ça s'arrête au premier route. Oui, bien sûr. Ça s'arrête au premier route parce qu'il a été pris la main dans le sac. Il serait temps qu'ils fassent le ménage chez eux, qu'ils consomment moins, qu'ils dépensent moins, qu'ils dépensent mieux et qu'ils laissent les Français tranquilles. En tout cas, nous, avec le groupe Rassemblement National, nous serons très vigilants.
Alors, il nous reste 20 secondes. S'il y a un 49.3, est-ce que vous censurerez le gouvernement comme vous l'avez fait l'année dernière ?
Nous n'avons jamais failli. Si ce gouvernement menace l'économie française et le portefeuille des Français, nous ne le laisserons pas faire.
Merci, Laurent Jacobelli d'être venu ce matin.
Merci beaucoup.
Merci beaucoup.
Laurent Jacobelli