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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 7 décembre 2024 167 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsInstitutions & électionsRetraitesSanté

Chute du gouvernement Barnier : intégralité de cette journée historique à l’Assemblée nationale

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 29 %Attaque 52 %Défensif 19 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 20:00Locuteur 2Fait
    « vous allez être le seul Premier ministre à être censuré depuis Georges Pompidou en 1962 »
  • 25:00Locuteur 2Fait
    « la majorité de nos concitoyens n'est ni derrière votre gouvernement ni encore moins derrière le président qui vous a nommé à cette place »
  • 40:00Locuteur 2Fait
    « vous n'avez jamais su déjouer la malédiction que vous transmis le vrai responsable de cette situation Emmanuel Macron »
  • 50:00Locuteur 3Fait
    « vous avez fait le choix de prolonger l'hiver technocratique dans lequel est plongée la France depuis l'élection d'Emmanuel Macron en 2017 »
  • 1:10:00Locuteur 3Chiffre
    « vous n'avez apporté qu'une seule réponse l'impôt l'impôt toujours l'impôt 40 milliards d'impôts nouveaux dont 20 milliards pour les entreprises »
  • 1:30:00Locuteur 4Fait
    « vous n'avez été définitivement que dans la défense du bilan tout le bilan rien que le bilan d'Emmanuel Macron »
  • 1:40:00Locuteur 5Fait
    « la France pouvait au moins compter sur la stabilité de ses institutions et vous vous délectez sur ces deux bancs de la plonger dans l'instabilité »
  • 3:30Locuteur 2Fait
    « je pense à la meilleure protection des petites retraites que nous étions ici nombreux à porter »
  • 4:00Locuteur 2Fait
    « sans ce PLFSS pas de renforcement des mesures de prévention ou d'accès aux soins pas d'investissement supplémentaire dans notre système de santé pas de lutte contre la pénurie de médicaments »
  • 5:30Locuteur 2Fait
    « ce faisant vous a fait affaiblissez le Parlement dans son rôle et aux yeux des Français »
  • 7:00Locuteur 2Chiffre
    « nos partenaires et nos créanciers nous regardent voi notre incapacité à avancer et comme nous pouvons le constater ces derniers jours le coût de financement de notre dette publique augmentera »
  • 8:30Locuteur 2Fait
    « à nos collègues de gauche je voudrais dire qu'en juillet vous avez fait malheureusement le choix de l'immobilisme du renoncement et ce en mois de décembre vous vous apprêtez à faire le choix pire de l'irresponsabilité et de l'inconnu »
  • 10:00Locuteur 2Fait
    « vous n'êtes pas d'accord sur les perspectives politiques futures d'un côté les les uns veulent supprimer le délit d'apologie du terrorisme de l'autre vous dites que la priorité et la sécurité des Français »
  • 12:00Locuteur 2Fait
    « il y a une voix pour enfin répondre au résultats des élections de juillet dernier le meilleur moyen de ne pas être sous la menace et donc sous la tutelle des extrêmes des deux extrêmes c'est enfin d'accepter le dialogue et le compromis »
  • 13:30Locuteur 2Fait
    « ce compromis ces compromis ne devront pas être conclus contre nos finances publiques sauf à brader et l'abdir de nos enfants et de fait à renoncer à notre souveraineté »
  • 15:00Locuteur 2Fait
    « gouverner c'est choisir disait-il et ce si difficile que soi ses choix »
  • 17:00Locuteur 2Fait
    « le premier des respects que l'on doit aux Français est de ne pas leur mentir »
  • 18:30Locuteur 2Fait
    « il y a un chemin et une majorité pour cela dans cette assemblée il y a un chemin dans ce pays »
  • 21:00Locuteur 3Fait
    « la France ne peut-être la France sans la grandeur écrivait le général de Gaulle alors que le moment est d'une particulière gravité je souhaite dire au combien nous avons besoin de cette grandeur retrouvée »
  • 23:00Locuteur 3Fait
    « pourquoi être taiseux sur les conséquences réel de cette censure monsieur le Président nous devons la vérité à nos concitoyens »
  • 24:30Locuteur 3Fait
    « les faits rien que les faits les vois des extrêmes se mélangent créant une alliance objective pour faire chuter le gouvernement »
  • 26:00Locuteur 3Fait
    « il se peut même que les budgets de l'État et de la sécurité sociale nai toujours pas été adopté d'ici l'été prochain »
  • 27:30Locuteur 3Fait
    « ce sont les créations d'emplois en moins à long terme des licenciements du chômage en plus »
  • 29:00Locuteur 3Chiffre
    « l'absence de budget implique automatiquement une hausse de l'impôt sur le revenu dont le marem ne sera pas indexé sur l'inflation pour 18 millions de personnes »
  • 30:30Locuteur 3Fait
    « les budgets prévus pour les grandes politiques de l'État seraient également suspendu ce n'est pas abstrait »
  • 32:00Locuteur 3Fait
    « nous avons été collectivement dans un exercice d'autopersuasion depuis 1974 année du dernier budget excédentaire »
  • 35:00Locuteur 3Chiffre
    « nous devons impérativement identifier les bons leviers pour retrouver notre équilibre financier conditions indispensa si nous voulons atteindre l'objectif d' déficit public à 5% du PIB »
  • 36:30Locuteur 3Fait
    « il ne faudrait alors pas longtemps pour se rendre compte qu'une proposition commune de chefs de gouvernement entre les extrêmes de cet hémicycle est strictement impossible »
  • 38:00Locuteur 3Fait
    « nos enfants nous jugeront sévèrement et ils auront bien raison de le faire il ne fait guerre de doute qu'ils se demanderont comment en 2024 leur pays a pu sombrer dans un tel chaos intellectuel »
  • 39:30Locuteur 4Fait
    « voter la motion de censure c'est paradoxalement redonner la main au président la République c'est-à-dire à celui qui a été à l'origine du chaos politique qui s'est installé à travers la dissolution du 9 juin 2024 »
  • 41:00Locuteur 4Fait
    « que vont penser les Français d'une Assemblée nationale incapable d'adopter une loi de finance et une loi de financement de la sécurité sociale »
  • 42:30Locuteur 4Fait
    « la poursuite de la hausse des taux d'intérêt de la dette publique qui résulterait d'un tel vote ne pourrait que fragiliser encore un peu plus l'économie »
  • 44:00Locuteur 4Fait
    « le président de la République ne peut dissoudre notre assemblée qu'à compté du 7 juillet 2025 »
  • 48:30Locuteur 5Fait
    « la France est discréditée alors que la concurrence nous oblige aujourd'hui plus que jamais à réaffirmer notre souveraineté »
  • 50:00Locuteur 5Fait
    « le projet loi de financement de la sécurité sociale que vous avez tenté d'imposer avec le 493 c'est celui qui continue à dégrader l'hôpital public »
  • 51:30Locuteur 5Fait
    « il y a plus de risque d'une pluie de grenouille sur cet hémicycle que d'un défaut de fonctionnement de la carte vitale »
  • 53:00Locuteur 5Fait
    « toute nouvelle entrée dans l'impôt n'intervient qu'en mai d'ici là après la loi spéciale le gouvernement de gauche aura eu le loisir non seulement d'indexer le barê de l'IER mais aussi de le rendre plus progressif »
  • 54:30Locuteur 6Fait
    « votre budget a allègrement franchi ses lignes rouges c'est donc en cohérence que nous voterons la censure »
  • 56:00Locuteur 6Chiffre
    « votre budget est un budget récessif les instituts de conjoncture économique ont souligné et évalué àprès d'un % de croissance les conséquences du choc fiscal »
  • 59:00Locuteur 6Chiffre
    « 40 milliards d'impôts supplémentaires la désindexation des retraites dès le 1er janvier pour tous les retraités y compris les plus modestes »
  • 1:02:00Locuteur 7Fait
    « nous en sommes au point où les Français n'écoutent plus les politiques parce que tout cela tourne désormais à vide »
  • 1:03:30Locuteur 7Fait
    « l'extrême droite et l'extrême gauche a décidé de baisser ensemble le pouce comme na guerre à Rome lorsqu'il fallait condamner un gladiateur »
  • 1:05:00Locuteur 7Fait
    « quand la crise frappe quand l'instabilité s'installe quand le chaos re ce sont toujours ceux qui triment qui payent les peaux cassé »
  • 3:00Premier ministreChiffre
    « 3228 milliards d'euros de dette 60 milliards ne m'obligez pas à revenir trop en arrière 60 60 milliards d'intérêts voilà ce que les Français que nous allons devoir payer chaque année »
  • 4:00Premier ministreChiffre
    « les dépenses de la sécurité sociale sont en augmentation de 2,7 % »
  • 5:00Premier ministreFait
    « nous soutenons les agriculteurs à travers la réforme attendue du mode de calcul de leur retraite »
  • 6:00Premier ministreFait
    « nous améliorons l'accès des patients à la santé par exemple en augmentant les effectifs en soins critiques en réanimation en néonatalie »
  • 7:00Premier ministrePromesse
    « nous faisons de la santé mentale une grande cause nationale pour 2025 »
  • 8:00Premier ministreChiffre
    « 18 millions de foyers verrai leur impôts augmenté »
  • 9:00Premier ministreFait
    « en l'absence de budget il n'y aurait pas de recrutement de nouveaux policiers ou de nouveaux militaires »
  • 11:00Premier ministreFait
    « nous avons fait du logement une priorité pour réutiliser relancer un des rares vecteurs de croissance »
  • 12:00Premier ministreFait
    « ce qui se décide dans cette fin d'après-midi dans cet hémicycle ce n'est certainement pas l'issue d'un bras de fer entre l'une ou l'autre des formations politiques et le Premier ministre »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

alors mes chers collègues la séance est reprise merci de bien vouloir prendre place l'ordre du jour appelle la discussion commune et les votes sur les motions de censure déposées en application de l'article 49 alinéa 3 de la constitution d'une part par Madame Mathilde Panau monsieur Boris ballot madame cyielle châelin monsieur André chassigne et 181 membres de l'Assemblée nationale et d'autre part par Madame Marine Le Pen monsieur ériic sootti et 138 membres de l'Assemblée nationale le Premier Ministre ayant engagé la responsabilité du Gouvernement sur l'adoption du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 contenu du texte de la commission mixte paritaire modifiés par les amendements déposés ou acceptés par le gouvernement parole est à monsieur Éric coqurel pour la France insoumise pour une durée de 10 [Applaudissements] minutes madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre messieurs dames les ministres chers collègues monsieur le Premier ministre nous faisons aujourd'hui l'histoire vous parce que vous allez être le seul Premier ministre à être censuré depuis Georges Pompidou en 1962 moi parce que j'ai l'honneur de porter cette notion de censure ne vous voyez dans cette introduction ni de quoi adoucir votre déception ni de quoi me glorifier simplement je veux dire toute l'importance et la solenité de ce moment j'apprécie tout le sérieux l'ampleur de ce jour et je sens une responsabilité d'autant plus grande qu'à l'inverse de Georg Pompidou la majorité de nos concitoyens n'est ni derrière votre gouvernement ni encore moins derrière le président qui vous a nommé à cette place la majorité du peuple est bien derrière la motion que je porte au fond cette motion va emporter votre gouvernement parce que vous n'avez jamais su déjouer la malédiction que vous transmis le vrai responsable de cette situation Emmanuel Macron cette malédiction c'est l'illégitimité votre illégitimité absolue devant le suffrage universel vous qui êtes issu de la force politique parlementaire qui a eu le plus mauvais résultat aux élections législatives l'illégitimité de la coalition qui était censé vous porter et plus encore l'illégitimité du programme économique et social puissamment rejeté par les Françaises et français en juillet 2024 ce même programme que vous aurez vainement tenté de perpétuer puisque tel était la mission pour laquelle vous aviez été choisie vous minoritaire par un président lui aussi minoritaire votre échec était annoncé et il fut finalement cuisant en témoigne le budget de la Sécurité sociale transformé par les amendements du nouveau front populaire qui ont été adoptés contre vot gré mais vous avez esquivé son adoption en jouant montre car elle est la dernière arme des gouvernements faibles par ailleurs le débat sur le budget de l'État déserté par vos troupe a eu lieu en présence de seulement 20 à 30 députés de votre socle présumé commun qui s'est révélé un dernier bataillon en deséroutes ce socle fissuré fut incapable d'éviter l'adoption des amendements de justice fiscale et sociale porté par le NFP un budget transformé contre lequel brut parade montre mais l'appu du rassemblement national cette illégitimité provoque votre chute aussi car vous n'avez pas tenu vos engagements vous disiez que vous respecteriez le Parlement après le record de 493 déclenché par les gouvernements précédents pour expéer une politique déjà minoritaire nous ne vous avions pas cru d'où notre motion de censure en octobre la suite a montré que nous avions eu raison vous avez montré que les seuls compromis que vous étiez prêts à admettre ét négocier avec vous-même vous n'avez même pas esquissé le moindre mouvement en faveur des amendements adoptés dans cette chambre ni dans le budget de la Sécurité sociale où pourtant nous réglions une grande partie des déficits des comptes sociaux en faisant par exemple cotiser les dividendes ni dans le budget de l'État où pourtant nous apportions 56 milliards d'euros en revenant sur les cadeaux fiscaux faits et hontément aux ultra richiches et aux très grandes entreprises depuis 2017 or ces recettes supplémentaires permettez d'éviter d'augmenter les taxes sur l'électricité ou de pénaliser le pouvoir d'achat des actifs et des retraités et ces recettes permettaient aussi de réduire le déficit en dessous de 3 % ce qui librait directement des marges de manœuvre pour investir dans l'écologie l'éducation la santé voilà le résultat que vous avez évacué d'un revers de main ce résultat adopté grâce au NFP s'avérait pourtant largement préférable à la sur et au larmes que vous promettez au français au détriment de l'activité économique et de la bfurcation écologique pire vous avez finalement tenté des compromis mais avec l'extrême droite ce rassemblement national que vous avez privilégié en violation du barrage républicain qui s'est exprimé majoritairement en juillet dernier ce barrage dont vous auriez à minima Monsieur le Premier Ministre d être le garant mais cette compromission n'empêchera pas votre chute vous chuterez de surcroix dans le des honneur puisque vous étiez même prêt à remettre en question l'aide médicale d'État jusqu'au bout vous-même ou vos ministre comme Monsieur rotillot hier des questions gouvernement auraient invoqué des valeurs communes avec l'extrême droite afin d'éviter que ces députés ne votent la censure cette aspiration à un front réactionnaire est une insulte vis-à-vis de tous les électeurs qui ont permis à vos maigre soutien de siéger encore dans cette chambre pour faire barrage vous vous inscrivez ainsi dans cette tendance qui voit dans beaucoup d'autres pays les partisans du néolibéralisme et du marché s'accorder avec l'extrême droite s'approprier ses idées et mettre en uvre son programme illégitime vous l'êtes aussi parce que vous avez refusé d'entendre après le puissant message du mouvement social de 2023 l'écrasante majorité qui veut l'abrogation de la réforme des retraites cette volonté qui s'est exprimée de nouveau en juin dans les urnes comme les vôtres ont contourné le refus des du traité constitionel européen en 2005 vous avez aujourd'hui considéré que le peuple avait tort puisque vous estimez avoir toujours naturellement raison cette illégitimité remonte à ce passage en force contre la population exigée par le Président de la République hier par le 493 du gouvernement borne aujourd'hui par l'obstruction parlementaire organisé par votre gouvernement pour éviter l'abrogation ce mépris explique le crépuscule qui tombe sur l'avenir politique du président et dans l'immédiat sur le vôtre comme certains de mes collègues ici l'ont fait je vais vous raconter chers collègues mon rapport personnel à l'âge de départ à la retraite Marcel Mercier était mon grand-père maternel ouvrier chez Michelin dans la bonlieue parisienne il part à la retraite en 1969 à l'âge de 65 ans il rejoint son pays natal le pays ranais mais il meurt 6 mois après en 19 la gauche arrive au pouvoir et abaisse l'âge de la retraite à 60 ans or je n'ai jamais pu m'ter de l'esprit le fait que mon grand-père a eu le droit de vivre heureux au moins 5 années supplémentaires ces histoires là chers collègues nous les partageons par millions en France et nous sommes beaucoup à penser que la question n'est pas de travailler jusqu'à l'épuisement mais bien le droit de profiter en bonne santé de ces années de vieillesse ce choix il appartient au travailleus et au et ils disent qu'ils aspirent à un meilleur partage de la valeur plutôt que de travailler de années de plus voilà ce que vous n'avez pas compris car les salariés estiment par exemple que 2 ans de vie va largement 0,15 % de cotisation en plus pendant 7 ans ainsi nous pourrions garantir l'équilibre du régime or à cette préférence vous n'avez rien d'autre à opposer que les éléments de langage du MDEF et des fonds de pension désireux de mettre la main sur ce pactol ce serait monsieur le Premier ministre une raison déjà suffisante pour vous censurer enfin arrêtez ce mauvais coup porté au pays qui consiste à dire après moi le déluge le chaos est déjà là il est politique économique et social ce n'est pas la politique économique que nous voulons qui explique les chiffres catastrophiques du déficit les plans de licenciement massif le chômage qui remonte l'incapacité à faire face aux besoins en matière d'investissement écologique c'est vos politique économique et fiscale qui a consisté à pauvrir le pays au bénéfice des ultra riches et du capital et pour le plus grand malheur du reste du pays c'est pourquoi la censure populaire se fait chaque jour plus vivre celle des agriculteurs des taxis des salariés de champ des soignants et demain des enseignants votre navire prend l'eau la colère monte cette politique échoue ici et partout en Europe il est donc vital de rompre avec elle le chaos est déjà là et il n'ada pas avec votre chute si le budget de la Sécurité sociale n'est pas adapté on appliquera celui en cours les cartes vitales fonctionneront toujours et les retraites seront même ind indexées sur l'inflation ce qui bénéficient au retraité sans compter que rien n'empêchera un gouvernement de déposer un nouveau budget de la Sécurité sociale et après votre chute il y aura tôt ou tard un budget pour l'état arrêz de de faire croire que la lumière s'éteindra la loi spéciale évitera toute shutdown elle permettra de passer la fin de l'année en décalant de quelques semaines l'examen du budget pour 2025 et contrairement à votre propagande cela ne fera pas payer d'impôt de plus aux français puisque cette loi n'aura pas vocation à duré plus de quelques semaines il existe une meilleure solution qui respecterait le suffrage universel nommer un gouvernement NFP qui pourrait avantageusement amander le budget qui reviendra le 18 décembre à l'Assemblée il pourrait reprendre tous les amendements qui avaient s trouvé une majorité ici même il lui restera alors 2 semaines pour essayer de faire passer la partie recette avant fin décembre comme la loi li oblige mais il semble que le chef de l'État ne veuille toujours pas de cette solution qui contredit les fondements de sa politique au service de la finance voilà pourquoi se posera à nouveau et rapidement la question de la sortie de cet impasse cette sortie de crise passera par le suffrage populaire elle ne pourra attendre juillet et doit concerner le responsable de tous ces chaos j'ai nommé le président de la République aujourd'hui nous votons la centure de votre gouvernement mais plus que tout nous sonons le GL d'un mandat celui du président collègu notre main n'a pas à trembler je vous incite à censurer ce gouvernement en ce jour ouvrons un avenir la promesse d'e nvre après le crépuscule merci beaucoup [Applaudissements] merci beaucoup la parole la parole est à présent à madame la Présidente Marine Le Pen pour le rassemblement national pour une durée de 15 minutes madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre mesdames et messieurs les ministres chers collègues allez silence s'il vous plaît s'il vous plaît nous voilà arrivés au moment de vérité un moment parlementaire inédit depuis 1962 qui va sceller selon toute vraisemblance la fin d'un gouvernement éphémère un gouvernement de circonstance et finalement d'apparence Monsieur le Premier Ministre dès votre nomination à Matignon le rassemblement national avait fait un choix responsable transparent et loyal vous prendre au mot lorsque vous vous disiez prêt à construire un texte garantissant je vous cite des dépenses maîtrisé un effort juste et une France souveraine et à tenir compte des attentes légitimes de nos 11 millions d'électeurs pour atteindre ces trois objectifs nous avons voulu croire manifestement à tort que vous ne seriez pas le simple continuateur d'un système rejeté lors des dernières élections mais un bâtisseur sincère conscient des souffrances du pays capable d'appréhender les nouveaux équilibres politiques et de rendre enfin la parole à ces millions de Français ignorés comme effacés de l'esprit des gouvernants mais au fil de ces trois petits mois il est apparu que vous étiez en réalité à la tête d'un gouvernement dépourvu de toute assise démocratique et compris au cœur de votre soi-disant socle commun un socle par ailleurs miné par les ambitions personnelles et les manœuvres de couloir qui le ronge l'Assemblée nationale probablement censurer dans quelques minutes cette illusion d'optique vous vous êtes- surpris de cet épilogue ce qui est surprenant dans cette affaire c'est la surprise d'un Premier ministre qui sait mieux que nous que c'est dans ses rangs que l'intransigence le sectarisme et le dogmatisme lui ont interdit la moindre concession ce qui aurait évité ce dénouement monsieur leier ministre vous avez fait le choix de prolonger l'hiver technocratique dans lequel est plongée la France depuis l'élection d'Emmanuel Macron en 2017 la déconnexion des attentes démocratiques la verticalité des décisions le refus des consultations et des compromis en somme le respect de la volonté du peuple français en matière migratoire sécuritaire ou fiscale ou en matière de construction européenne et ce malgré les résultats sans appel des élections de juin et juillet dernier rien d'étonnant dans ces conditions à ce que ce budget s'inscrive dans la continuité des 50 derniers qui l'ont précédé des budgets de déficit chronique et de gaspillage qui ont porté notre dette à un niveau jamais atteint 3300 milliards dont la facture est invariablement présenté aux Français sommet d'éponger césirement depuis 50 ans la France a perdu le contrôle de ses finances publi elle s'est rendu prisonnière de ces budgets qui oberent désormais son avenir celui de nos enfants et même de nos petits enfants ils n'ont pas seulement découragé le travail mais la création de richesse pas seulement la volonté d'entreprendre mais la possibilité de le faire ce budget ne s'attaque pas seulement à la France il prend en otage les Français et singulièrement les plus vulnérables les retraités modestes les personnes malades les travailleurs pauvres les Français considérés comme trop riche pour être aidé mais pas assez pauvr pour échapper au matraquage fiscal [Applaudissements] français qui se pose tous une unique question où va l'argent car comme nous il constate cet extravagant paradoxe toujours plus d'impôts et pourtant toujours moins de services publics toujours moins de protection sociale dans ce contexte de crise budgétaire et institutionnelle nous vous avons proposé un contrebudget traduisant cinq choix politiques clair rendre du pouvoir d'achat au français défendre les entrepreneurs lutter contre les rentes la spéculation et la fraude dégraisser l'État et le recentrer sur ces missions régaliennes stopper les dépenses contraires à la volonté populaire vous avez refusé jusqu'au bout de retenir ne serait-ce qu'une partie raisonnable mais essentielle de ces mesures pourtant détaillé et chiffré vous n'avez apporté qu'une seule réponse l'impôt l'impôt toujours l'impôt 40 milliards d'impôts nouveaux dont 20 milliards pour les entreprises mais ce n'est pas le rassemblement national qui a qualifié votre budget de récessif ce sont les milieux économiques vous avez même refusé de soutenir l'indexation des retraites sur l'inflation mesure qui il y a quelques mois était un marqueur voire une ligne rouge du soi-disant socle commun en fait les seules lignes rouges qui ont été abandonné depuis 3 mois ce sont finalement celles de vos députés je voudrais rafraîchir ici d'ailleurs la mémoire de certains d'entre eux car il semble comme frappé d'amnésie générale messieurs vquier et Atal au hasard qui pelmel nous affirmait qu'il y aurait une règle d'or pour revaloriser chaque année les retraite à hauteur de l'inflation ou qu'il n'y aurait aucune augmentation d'impôts pour les Français le tout a été admirablement résumé par l'une de vos député devenu depuis ministre de votre gouvernement hausse d'impôt disait-elle diminution des retraites aggravation du déficit public ça pour le coup on l'a dit très vite au président de la République c'est le déclenchement de la censure mais mais le budget que nous rejetons aujourd'hui ne fait pas que renier vos promesses il ne comporte ni cap ni vision c'est un budget technocratique qui continue à dévaler la pente en se gardant bien de toucher au Totem quelle immigration hor contrôle en s'abstenant de s'attaquer à la vie chère en métropole comme en en refusant de s'attaquer aux causes plutôt que de parler des conséquences de la vertigineuse glissade sécuritaire et criminelle que connaît le pays permettez-moi de m'arrêter un instant sur les outres mers si cher à mon cœur manifestement vous n'avez pas pris la mesure de leur désespoir crise sociale du à la vie chère accès à l'eau potable insécurité et immigration tine sur tout cela vous n'avez rien entrepris le budget que nous rejetons aujourd'hui apparaît clairement comme le contraire d'une politique pensée et pesée il n'est qu'une comptabilité froide issue de logique bureaucratique de choix d'habitude ou de routine dépensière sans se soucier des postes et des personnes en ayant à l'esprit que le mandat que nous ont confié nos électeurs et le sens de l'intérêt national nous avions éclairé le chemin qui mène au compromis avec trois balises immigration pouvoir d'achat sécurité ces balises le gouvernement n'a pas voulu les voir comme s'il était pour lui déshonorant de chercher en ces circonstances les voies de la conciliation national les petits pas qui a timidement et très tardivement tenté ne peuvent s'appeler des concessions ce sont des miettes je le déplore mais c'est ainsi à ceux qui me croient animer de l'intention de choisir par un vote de censure la politique du pire je veux leur dire que la politique du pire serait de ne pas censurer un tel budget un tel gouvernement un tel effondrement la France aura un budget car comme nous l'avons rappelé nos institutions nous permettront de voter plutôt avec un nouveau gouvernement des lois de finances pour 2025 et d'ici là une loi spéciale que nous voterons évidemment permettra à l'état de continuer à percevoir l'impôt et d'exécuter les dépenses publiques indispensables à la continuité de la vie nationale en revanche nous lui évitons la prolongation des tragiques erreurs économiques et fiscales du passé nous permettons par notre défense de l'intérêt national à rebours de 40 ans de politique économique toxique dont vous êtes le continu éviter le CH que l'on soit juste la dissolution nous la devons à la rupture profonde et ancienne entre la volonté du peuple et les réalisations de leurs dirigeants la censure est la conséquence non seulement des manœuvres électorales des élections législatives qui ont privé la France d'une majorité de gouvernement mais également du chantage de votre propre minorité qui vous a interdit de trouver les voies de passage avec vos oppositions ce qui est pourtant le fondement de la démocratie enfin la situation de notre pays nous la devons aussi à un président qui s'est ingénié sans discontinuer à déconstruire tout ce qu'il pouvait le qu d'oret la préfectorale la police judiciaire le droit à la retraite l'assurance chômage la SNCF la souveraineté nationale les fleurons de notre industrie et cette liste n'est pas exhaustive Emmanuel Macron s'est attaqué depuis 7 ans à tous les murs porteurs de l'État et de la nation et a terriblement affaibli la fonction présidentielle clé de voûte de l'édifice institutionnel français parce que une logique constitutionnelle le commande en attendant que le peuple reprenne la parole et la main c'est au chef de l'État et à lui seul qu'il appartiendrait de sortir le pays de cette pathétique ornière je dis ici j'ai trop de respect pour la fonction suprême de déférence à l'égard de nos institutions de révérence vis-à-vis du suffrage universel pour participer à une quelconque entreprise même parlementaire de demande de destitution je laisse cela aux tegbaristes de carnaval qui sans nul doute se reconnaîtront c'est c'est à l'intéresser lui-même de conclure s'il est en mesure de rester ou pas c'est à sa conscience de lui commander s'il peut sacrifier l'action publique et le sort de la France à son orgueil c'est à sa raison de déterminer s'il peut ignorer l'évidence d'une défiance populaire massive que dans son cas je crois définitive s'il décide de rester il sera contraint de constater qu'il est le président d'une République qui n'est plus tout à fait sa faute la 5e il devra se résoudre enfin au respect de l'Assemblée nationale élue au respect de tous les citoyens sans exception et évidemment au respect des logiques démocratiques alors mes chers collègues aujourd'hui où la censure nous apparaît comme une nécessité pour mettre fin au chaos pour éviter au français un budget dangereux injuste et punitif qui de surcroix aggrave les déficits les institutions nous contraignent à mêler nos voies à cell de extrême gauche ce n'est pas de gueté de cœur que nous le faisons tant les idées de l'extrême gauche et de la gauche extrémisée sont dévastatrices pour l'unité la sécurité et la prospérité du pays etant leur comportement est terriblement éloigné de l'idéal français et du respect de nos institutions ces institutions ces mêmes institution nous contraignent aujourd'hui à utiliser le NFP comme un simple outil pour éviter la appation d'un budget toxique mais mais contrairement à ce que vous avez fait en juin dernier nous nous ne les envisagerons jamais comme des alliés car les Français les Français n'oublieront pas que si tant de députés insoumis sièg sur ces bancs c'est grâce au désistement des candidats macronistes et LR si tant de députés macronistr siè sur ses bancs c'est grâce au désistement de candidats insoumis n'est-ce pas monsieur vquier quo qu'il advienne quoi qu'il advienne le rassemblement national se tiendra prêt pour ouvrir au pays la voix du redressement attend c'est la vocation même de la France d'ailleurs de renouer avec le sursaut et la grandeur je veux dire à ceux qui souffrent et qui désespère que le temps n'est plus très loin avant que ne se profile la grande alternance cette grande alternance que nous appelons de NS vux et qui sera synonyme pour tous les Français de délivrance ce jour viendra bientôt peut-être très vite ce sera là le véritable choc d'espérance qu'attend la France je vous remercie merci [Applaudissements] beaucoup merci beaucoup la parole la parole est à présent à monsieur le président Boris ballot pour le groupe socialiste [Applaudissements] madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre mesdames et messieurs les ministres chers collègues c'est avec gravité que je me présente devant vous dans un sentiment mêlé de colère et avec une totale incompréhension au moment de la constitution de votre gouvernement vous aviez annoncé une nouvelle méthode revendiquer une culture celle du compromis et fait la promesse de la concertation vous nous aviez également assuré au moment de son dépôt que votre projet de budget de la Sécurité sociale était perfectible nous vous avons pris au mot soucieux de l'intérêt général de l'intérêt de la France et des Français désireux de faire vivre ce parlementarisme auquel nous sommes attachés dans la fidélité aux engagements pris devant nos électeurs nous avons avec les groupes écologistes GDR et de la France insoumise mais également en quelques autres occasions avec d'autres voulu améliorer votre budget de la Sécurité sociale en partant des besoins des Françaises et des Français en défendant quelques principes simples exonérer les classes populaires les malades et les retraités des efforts d'économie demandé soutenir l'hôpital à la peine et les hôpitals exandes avec ave des ressources nouvelles faire de la prévention une priorité pour améliorer durablement la santé des Français répondre enfin au défi du grand âge alors que nous attendons depuis 8 ans une loi jamais présentée nous avons en commission et dans cet hémicycle défendu ce chemin cherchant pas à pas des compromis et posant devant chaque dépenses nouvelles ù chaque économie que nous récusions des prélèvements sociaux justes équilibr efficace sur le plan sanitaire économique social vos prédécesseurs il faut le dire vous ont privé de 40 milliards de cotisation par an depuis 2017 monsieur le Premier ministre à aucun moment vous nous avez laissé améliorer votre projet il est injuste et inefficace il fait payer les malades appauvr les retraités fragilise l'hôpital et ne prépare pas le pays au défi de la société du vieillissement vous nous avez refusé possibilité d'aller au bout de son examen et re demeurer obstinément sourd aux propositions encore formulées lors de la CMP nous n'avons jamais pour ce qui nous concerne été dans le tout ou rien à aucun moment aucun vous n'êtes entré en dialogue avec l'opposition de la gauche et des écologistes ni n'avez donné suite à aucune de nos propositions que ce soit à l'occasion du débat parlementaire que vous avez déserté ni à la suite des courriers que nous vous avons adressé et demeuré sans réponse l' Nord de notre récente entrevue à votre invitation pourtant lors de cette entrevue vous avez eu cette confidence saisissante je connais vos propositions certaines sont intéressantes mais je ne peux pas prendre le risque de fracturer mon socle commun toute votre énergie était donc consacré à apaiser les ambitions de Monsieur hatal à contenter monsieur vquier à vous assurer de la bienveillance de Madame Le Pen je comprends c'est d'abord entre eux et avec eux qu'il vous a fallu trouver des compromis cette motion de censure c'est d'abord votre échec l'échec de la méthode Barnier elle n'aurait été en définitive qu'un bruit qui court mais il y a plus grave le 7 juillet dernier des femmes et des hommes unis dans l'idéal d'une république laïque sociale fraternelle et pris de justice et de démocratie comme à chaque fois que l'histoire l'exige se sont retrouvé pour défendre l'essentiel et empêcher l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir les députés vous chers collègues élu par lesélan démocratique de ce front républicain n'était tenu que par une seule promesse une seule loyauté un seul engagement ne rien céder à l'extrême droite pourtant Monsieur le Premier Ministre c'est avec le seul rassemblement national que vous avez engagé des discussions loin de se borner aux questions budgétaires cède aux plus viles obsessions de l'extrême droite une nouvelle loi immigration après la débacle politique et morale de l'an dernier et une réforme de l'aide médicale d'État pendant des semaines et hier soir encore à la télévision vous êtes enfermé dans un tête à tête humiliant avec elle monsieur le Premier ministre il est manifestement devenu plus convenable de parler avec l'extrême droite qu' la gauche et nous ne pouvons nous résoudre à cela comme nous ne pouvons nous résoudre à la trahison du Front républicain qui justifie à elle seul cette motion de censure et je m'adresse à vous collègues du socle commun n'êtes-vous vraiment pour rien dans ce qui se joue cette censure ne sentez-vous pas qu'elle est aussi la vôtre la censure de votre désertion la censure de votre silence la censure de votre défense obstinée d'une politique qui a échoué et que les électeurs ont rejeté vous n'avez été définitivement que dans la défense du bilan tout le bilan rien que le bilan d'Emmanuel Macron cette motion de censure ceux qui la déposent prennent en effet la responsabilité d'affirmer leur capacité de gouverner et nous revendiquons à gauche de gouverner et de nous engager sur les chantiers prioritair que nous avons défendu avec le nouveau front populaire devant les électeurs mais je sais aussi que le vote des Français n'a pas dessiné de majorité au sein de l'assemblée nous en avions même pris acte en août dernier dans un courrier signé par l'ensemble des présidents du groupe du nouveau F populaire auquel vous n'avez jamais répondu nous nous faisions déjà les garants d'une nouvelle méthode et de la recherche de majorité texte par texte certains redoutent le changement d'alliance je les rassure nous plaisons le changement de méthode un chemin de dialogue et d'action concrète avec les seules forces républicaines ce chemin que le premier ministre n'a pas trouvé c'est le contrat je le dis qui nous lit à nos électeurs qui espèrent de la gauche un changement dans leur vie je pense au chômeurs au sacrifier des plans sociaux qui viennent aux agriculteurs aux artisans aux travailleurs précaires je pense aux chômeurs aux jeunes aux familles en grandes difficulté accablé par votre budget aux fonctionnaires aux enseignants aux soignants dont les conditions de travail vont se dégrader à tous ces Français modestes d'hexagone et de l'Outre Mer qui peinent à envisager l'avenir écrasé par le poids du quotidien aux classes populaires qui ont conscience de leurs intérêts qui ne peuvent se payer le luxe d'attendre la délivrance d'une hypothétique nouvelle élection qui savent qu'un pas en avant vaut mieux que 1000 programme et préfère l'action même imparfaite au verbe s'il est impuissant un premier ministre de gauche conduisant la politique de la nation en cohérence avec la volonté de changement des électeurs qui nous ont fait confiance et une assemblée qui cherche des compromis et les les majorités les plus larges autour de quelques priorités pour répondre à l'urgence et aux attentes des Français c'est cela que nous appelons un accord de non censure pour gouverner 1493 nous pouvons convenir ensemble tout président de groupe ayant bénéficié du Front républicain d'un accord de méthode pour y parvenir c'est une construction politique difficile je le sais mais c'est la seule possible et raisonnable devant nous mes chers collègues le pouvoir n'est plus à l'Élysée le pouvoir n'est plus à Matignon le pouvoir est ici à l'Assemblée nationale et ceux qui comme moi définitivement croi au Parlement à ceux qui espèrent du réveil démocratique à ceux qui espèrent d'une 6e république je le dis la voici oui nous pouvons changer de budget changer de Premier ministre et changer la vie et trouver un chemin pour cela je crois dans le jeunier de la démocratie mes a besoin de démocratees sincères de républicains ardents elle a besoin de parlementaires adultes chers collègues du BOC central qui vaciférer je le dis avec gravité cette censure est un appel au sursaut moral la majorité de compromis que vous avez voulu c'est transformé en un sinistre gouvernement de conivance avec l'extrême droite que vous subissez et qui désoris vous achève à républicain authentique le prix à payer est devenu beaucoup trop élevé le choix qui est devant vous et désormais clair préférez-vous négocier avec une gauche au pouvoir que certains jugent imparfaite mais avec laquelle vous partagez la plupart des combats républicains ou continuez-vous à courber les chines aux injections de Madame Le Pen que préférezvous laal c'est le bâton du rassemblement national o la responsabilité républicaine de négociations parlementaires exigeantes nous vous demandons d'être à la hauteur de la France et d'entendre les aspirations à la fraternité du pays chers collègues la stabilité ce n'est pas de continuer de livrer le gouvernement au maître chanteur de l'extrême droite le bon sens ce n'est pas de régler la crise budgétaire en poursuivant la politique qui l'a mise en cause cette motion de censure n'est pas une fin en soi notre responsabilité est de présenter une issue et des solutions je laissis esquisser les socialistes y prendront leur part nous pouvons sur cette base nous retrouver dès demain cette motion de censure n'est pas non plus un outil qui vise à la déstabilisation et au chaos institutionnel cette motion censure n'est pas c'est pour retrouver le chemin du progrès du dialogue républicain pour donner à la France un budget juste et aux Français cette motion c'est pour gouverner sans plus jamais négocier avec l'extrême droite c'est pour donner au gouvernement stable à la France un gouvernement qui a besoin de légitimité pour exercer son son autorité et ne pourra la trouver que dans cette assemblée pour que vive la France et la République dans la fidélité au meilleur de son histoire merci [Applaudissements] beaucoup merci beaucoup la parole la parole est à présenturés laurentquier pour le groupe droite républicaine pour une durée de 15 [Applaudissements] minutes madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre chers collègues il y a 2 mois devant vous j'é voquer les phrases de George Pompidou lorsque le 5 octobre 1962 faisant face à une motion de censure il dénonçait la passion de tout renverser le mauvais génie d'autrefois disait-il qui hentait à nouveau l'hémicycle ici même alors le 5 octobre ob 1962 un gouvernement pour la première et jusque là la dernière fois de la 5e République tombait avec une coalition des contraires celle de l'extrême gauche et de l'extrême droite je me souviens encore des propos sur les bans de la gauche lorsque j'évoquais il y a de mois cette réalité et vous disiez nous jamais avec le rassemblement national et je me souviens des propos que l'on entendait Madame Le Pen sur vos rangs où vous disiez jamais avec la France insoumise et bien nous y voilà nous y voilà vous faites semblant ici de vous injurier les uns les autres et vous vous apprêtez juste à voter les uns avec les autres vous vous apprêtez à voter ensemble pour faire tomber un gouvernement est-ce une surprise ne le crois pas cette jonction de la France insoumise et du rassemblement national on la voyait déjà à l'œuvre depuis quelques semaines lorsque vous tentiez d'abroger la réforme des retraites sans les financer ce mauvais génie d'autrefois le voilà revenu parmi nous aujourd'hui et pour la première fois tout le monde doit mesurer la gravité de ce moment pour la première fois depuis 62 ans un gouvernement risque d'être renversé alors oui bien sûr nous avons tous conscience de la situation politique extrêmement difficile oui il n'y a pas dans cet hémicycle de majorité oui bien sûr la France traverse une situation trouble et confuse mais le choix le choix lui que vous avez à faire il est parfaitement clair celui-là le choix que nous avons à faire chers collègues il est parfaitement clair il n'y en a pas tro il n'y a que deux choix possibles l'intérêt du pays ou l'intérêt des partis le choix de la responsabilité ou le choix du chaos le choix de la solution ou le choix du désordre les Français n'attendent pas bien sûr et nous le savons tous ils n'attendent pas de miracle dans cette période ils attendent en revanche que nous fassions du travail utile ce choix Monsieur le Premier Ministre cher Michel c'est celui que vous avez fait depuis 3 mois avec dignité avec respect avec droiture et je veux vous rendre hommage parce que ce comportement contraste tellement avec le visage qu'offre certains ici sur les bands de cet hémicycle vous vous êtes employé à éteindre l'incendie budgétaire dans un pays en faillite vous vous êtes employé avec Bruno à remettre un cap dans notre politique de sécurité vous vous êtes employé à ouvrir des sentiers importants je pense à la lutte contre les narcotrafic je pense à la volonté de reprendre la main sur l'immigration irrégulière avec la volonté de rétablir le délit de séjour irrégulier je pense à la volonté de remettre davantage de justice entre le public et le privé avec le débat salutaire sur les jours de carence oui monsieur le premier ministrez ESS dans cette période de porter un choix de [Musique] responsabilité avec les parlementaires de la droite républicaine avec Mathieu Darnaud et la majorité sénatoriale nous avons fait aussi ce choix de responsabilité en vous soutenant et nous avons fait des propositions comme le Premier ministre le souhaitait afin d'améliorer le budget et je veux remercier ici le le ministre du Budget Laurent Saint-Martin qui a fait un travail courageux dans cette hémicycle nous avons ouvert avec Véronique louvagie le chantier de la lutte contre la bureaucratie administrative contre ces myriades d'agences administratives si coûteuses à l'origine des normes qui puuisent les Français nous avons porté avec Yannick nuder et thibaau Bazin l'idée essentielle de la revalorisation du travail en proposant le plafonnement des aides sociales par rapport au SMIC et en ouvrant le Semin pour une réforme avec une fusion dans une aide sociale unique indispensable gardz le social arrêter laassistana revaloriser le travail tout ce que vous avez oublié et ce que vous avez abandonné sur les bans de la gauche et il reste tant à faire est-ce que ce que nous avons engagé est perfectible bien sûr est-ce que notre pays peut encore se payer de perdre le luxe de semaines d'instabilité gouvernementale alors qu'il y a tout à rebâtir sûrement pas et nous voilà tous même si vous éructez nous voilà tous aujourd'hui face à nos responsabilités chacun fera évidemment son choix en son âme et conscience mais ce choix-là vous le porterez surtout devant les françaisqute pas parce qu'il y a une chose qu'on ne peut pas accepter ici on ne peut pas accepter comme vous vous employez à le faire sur ces derniers jours on ne peut pas accepter que vous expliquiez que la motion de censure ça n'est pas grave on ne peut pas expliquer avec la légèreté avec laquelle vous le faites que la censure n'aura pas de conséquence on ne peut pas mentir au français en disant qu'il n'y aura pas des conséquences il y aura des conséquences il y aura des conséquences et ces conséquences seront p par les Français et tous ceux qui se prêtent à ce jeu minable aujourd'hui en rendront compte devant les Français la censure ce que vous appelez bullshit la censure ça va être l'augmentation de l'impôt sur le revenu t ceux dont vous vous moquez les 18 millions de Français qui vont payer ce fameux bullshit que les députés dun bal d' rever de main c'est 400000 travailleurs qui vont devenir imposa mais qui visiblement sont le cadet votre souci sur les bord endez laance TR et une fois encore madame le sont qui peront les consé de votre légèreté et de votre irresponsabilité la censure la censure madame jeunev c'est la fin des aides d'urgence pour les agriculteurs la de tout ce que vouszuirenires ement de charge qu'il demande aujourd'hui la fin des exonérations de taxes la fin de la revalorisation des retraites des agriculteurs pour des agriculteurs qui travaillent dur et touchent des retraites de misère il est facile d'aller sur les ronds-points pour soi-disant flatter les agriculteurs quand on les abandonne ensuite dans l'hémicycle ici la censure c'est la fin du plan d'urgence pour sauver nos maisons de retraite de la faillite la censure c'est l'abandon du cumul emploi retraite qui permettrait de lutter contre la désertification médicale la censure et ça vous gêne c'est renoncer aux augmentations d'effectifs de gendarmes de policiers de magistrats si indispensable quand la sécurité doit être notre priorité la censure c'est le coup d'arrêt à la loi de programmation militaire alors même que l'Europe est menacé à ses frontières la censure c'est la dette qui va continuer à filer alors même que la France avec tout ce désordre que vous avez conjointement installé est aujourd'hui considéré comme moins crédible que la Grèce un point d'intérêt de taux supplémentaire ce sont les Français qui vont payer l'addition ces 30 milliards d'euros de dettes supplémentaires et d'intérêts dans les années qui viennent c'est trois fois le budget de la justice la censure et visiblement ça vous gêne c'est l'aggravation de la crise immobilière c'est la fin du prêt à taux zéro au moment même où le marché de l'immobilier s'effondre mettant en péril nos artisans et nos entreprises la censure c'est l'incertitude économique pour tous ceux qui prennent des risques c'est l'incertitude pour les entreprises c'est l'incertitude pour les PME c'est l'incertitude pour les commerçants c'est l'incertitude pour les artisans c'est l'incertitude pour les professions libérales vous n'en avez même pas dit un mot Madame Le Pen cette incertitude c'est celle des Français qui vont hésiter sommet demain et je prends date aujourd'hui par votre irresponsabilité vous allez enfoncer la France dans une crise économique et financière et vous emporterez la responsabilité devant les Français parce qu'ils se souviendront de ceux qui ont allumé la mèche un pays a besoin de stabilité un pays a besoin de stabilité il a besoin d'un budget il a besoin d'un gouvernement rien n'est pire pour une économie que l'incertitude la censure et c'est sans doute le plus grave parce que c'est l'image que vous offrez aujourd'hui c'est faire perdre à notre pays son dernier atout la France pouvait au moins compter sur la stabilité de ses institutions et vous vous délectez sur ces deux bancs de la plonger dans l'instabilité cette stabilité de nos institutions c'est ce qui nous a toujours protégé même dans les crises les plus graves notre pays demeurait gouvernable nous dansonsessus d' volcan et vous nous proposez de faire un pas supplémentaire en direction de l'instabilité institutionnelle qui a précipité l'agonie de la 4e République vous vous apprêtez à ouvrir la boîte de Pandore de l'instabilité gouvernementale vous réveillez les vieux démons qui viennent de l'extrême gauche de la politique française ceux de l'impuissance de l'instabilité ministérielle et de l'incertitude économique et si encore vous aviez des solutions si encore vous aviez des solutions parce que vous proposez le blocage sans solution parce que que vous le vouliez ou non il ne peut pas y avoir de nouvelles élection législative avant l'été c'est ça la vérité et que pendant que se joue cette comédie d'une insoutnable légèrté qu'est-ce qu'on a entendu vous ne nous avez pas assez traité voilà ce qu'on a entendu vous ne nous avez pas assez traité et qu'est-ce que cela veut dire cela veut dire que vous vous apprêtez à jouer avec le destin de ance que vous vous apprêtez à faire tomber un gouvernement parce qu'on vous a pas assez traité et c'est cela être à la hauteur des enjeux voilà l'image que vous offrez alors je n'oublie rien de la responsabilité qui est celle de la France insoumise je n'oublie rien du danger de ceux qui veulent autoriser l'apologie du terrorisme je n'oublie rien du danger de ceux qui entraînent des complaisances détestables avec l'antisémitisme je n'oublie rien du danger de ceux qui ont trahi jores et clémeno mais la réalité c'est que sans vos voix Madame Le Pen la France insoumise ne pourrait rien la réalité Madame Le Pen c'est que vous vous apprêtez à voter vous vous apprêtez à voter pour ceux qui traitent les policiers d'assassins la réalité Madame Le Pen c'est que vous vous apprêtez à voter pour ceux qui traitent les terroristes de résistant et HN la digité vous imposer un autre comport dans C hémicycle la réalité Madame Le Pen la réalité Madame Le Pen c'est que quand on lit le texte de la motion de censure on comprend l'hypocrisie l'hypocrisie qui est derrière juste le texte de cette motion de censure un texte qui dénonce les plus viles obsession de l'extrême droite et vous allez voter cel un texte qui expliqueil ne faut pas revenir sur l'aide médicale d'État et vous allez voter un texte qui explique un texte qui explique qu'il ne faut pas de lo d'immigration plus ferme et vous allez voter cela voilà Madame Le Pen ce que vous allez faire voilà à quelles incohérences en sont réduit dans cet hémicycle les sommeurs de chaos dans un parcours politique il y a toujours un moment de vérité il y a des moments où on peut pas duper on ne peut pas esquiver on ne peut pasindre des moments où il faut choisir entre un intérêt personneladame le des moments où il faut choisir entre son intérêt partisan et le sens de l'État Madame Le Pen je n jamais été de ceux qui vous diabolisaient je n'ai jamais été de ceux qui vous donnai de leç de morale jamais et je vous le dis donc avec d'autant plus de force aujourd'hui les Français jugeront sévèrement le choix que vous vous apprêtez à faire les Français jugeront sévèrement le choix de ceux qui prétendent vouloir redresser le pays et aujourd'hui chix du désordre les Français jugeront sévèrement ceux qui voulaient se montrer responsable et vont faire le choix de l'irresponsabilité les Français jugeront sévèrement ceux qui prétendaient incarner l'ordre et qui vont faire le choix du chaos [Applaudissements] Emmanuel Macron porte peut-être seul la responsabilité de la dissolution mais vous allez porter avec la France insoumise la responsabilité de la censure qui va plonger le pays dans l'instabilité alors je vous le dis une dernière fois resaisissez-vous resaisissez-vous il est encore temps resaisissez-vous et changez votre choix resaisissez-vous parce que sinon nous nous souviendrons longtemps de ce jour désolant nous nous souviendrons longtemps Madame Le Pen qu'une alliance des contraires portée par le cyisme a plongé notre pays dans l'instabilité ressaisissez-vous parce qu'il est toujours de faire le choix de la France merci [Applaudissements] beaucoup merci beaucoup la parole est à présent à madame la Présidente cyriielle châelin pour le groupe écologiste pour une durée de 10 minutes madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre mesdames et messieurs les ministres chers collègues je souhaite m'adresser à celles et ceux qui nous regarde peut-être souhait-il ou ne souhait-il pas la censure de votre gouvernement mais tous sont inquiets tous se demandent ce qu'il adviendra demain alors qu'ils en soient assurés la décision du groupe écologiste et social de ses partenaires du nouveau front populaire de censurer votre gouvernement a été pris en conscience et avec gravité nous en connaissons les conséquences une France de nouveau sans gouvernement et avec un travail budgétaire à reprendre presque du début pourtant notre main ne tremblera pas au moment de voter la censure car plutôt que de subir encore et encore une mauvaise politique fait de coupe budgétairees aveugles et de concession à l'extrême droite nous souhaitons nous donner une chance de tout recommencer d'enfin changer le contenu des politiques et de manière de faire de la politique nous nous ne nous résignion pas au pire et nous choisissons de croire que le meilleur est encore possible cela peut vous sembler illusoire et naïf car après cette année de présidence d'Emmanuel Macron toute lueur d'espoir se sent peu à peu asphyxié il a jeté à la poubelle les propositions de la convention citoyenne il a caché les cou nus des cahiers de doléance il a envoyé la police sur les gézones il a cherché à dissoudre les soulèvements de la terre pendant que les milistes d'extrême droite manifestent dans nos rues il a calmé les agriculteur par des fausses promesses il a dissous l'assemblée par tactique politique et il a refusé le résultat des élections refusant sa défaite dans les urnes Emmanuel Macron nous entraîne dans l'impasse s'appuyant sur un accord avec Marine Le Pen il a cherché à maintenir sa politique quoi qu'il en coûte cela vous a permis monsieur le Premier ministre d'être d'être nommé et d'arracher 90 jours à la tête de l'État cela permis à Marine Le Pen de gagner du temps pendant le procès pour lequel elle est accusée d'avoir organisé un système de détournement d'argent public au profit de son parti 90 jours gâchés votre erreur monsieur le Premier ministre est d'avoir pensé que Marine Le Pen vous laisserait faire un budget qu'elle se refuserait à vous censurer et vous crédule vous l'avez PRU et peut-être que vous la croyez encore et vous vous êtes abaissé de compromis en compromission mais la réalité c'est que la censure de ce budget était bien évidemment écrit d'avance le surcis qu'elle vous aura donné n'était qu'un nouveau superfuge d'un parti politique qui ne fait que des coups et qui en fait finalement à son timing qui est qui est accollé à celui des ses poursuites judiciaires mais la politique ne peut se réduire à des déclarations anxiogènes sur des plateaux de télévision à des négociations par des déclarations de presse interposée à de la mise en scène d'un dialogue et de fausses promesses la réalité finit toujours par s'imposer au discours de communication car la politique c'est avant tout des choix qui ont des conséquences économiques physiques psychologiques pour de nombreux Français des choix qui les impactent dans leur chair et dans leur vie Édouard Louis dans Kti mon père l'exprime mieux que moi je pourrais le faire et donc je veux vous citer son écrit les dominants peuvent se plaindre d'un gouvernement de gauche ils peuvent se plaindre d'un gouvernement de droite mais un gouvernement ne leur broira jamais le dos la politique ne change pas leur vie ou si peu ça aussi c'est étrange c'est ceux qui font la politique alors que la politique n'a presque aucun effet sur leur vie pour les dominant le plus souvent la politique est une question esthétique une manière de penser une manière de voir le monde de construire sa personne pour nous c'était vivre ou mourir en résumé certains se créent des bulles de confort grâce à leur argent enfermés dans l'idée que le privé vaut mieux que le public que leurs moyens se permettront de s'adapter à un monde à 4 degrés et qui reste aveugle aux impacts des politiques austéritaires illusion constru par et pour les forts par et pour les puissants car les autres n'ont pas le privilège de pouvoir détourner le regard des conséquences de vos politique pourquoi donc les 450 salariés devant cororex en iser se réjouent-il de vos grandes déclar tion sur la réindustrialisation française alors que comme les salariés d'Arcelor et de Michelin ils risquent dans quelques mois de perdre leur emploi pourquoi les défenseurs de l'environnement s'imagineraient-il que vous allez encore make the planet great again quand vous saberez dans les dépenses pour la rénovation thermique et que vous voulez laisser le béton remplacer les zones naturelles et agricoles pourquoi les Français devrai-ils vous croire quand vous avez martelé que la France était le pays où l'inflation était la plus faible alors que les prix alimentaires ont augmenté beaucoup plus que par part en Europe pourquoi les Français devrai-ils soutenir votre politique alors que 55 % d'entre eux n'arrivent que difficilement à assumer leurs dépenses courantes enfin pourquoi les électeurs qui se sont mobilisés en masse contre l'extrême droite vous pardonnerezil vos compromissions avec le rassemblement national ils ne le feront pas et nous non plus ainsi dans peu de temps votre gouvernement sera censuré la censure d'un gouvernement sans soutien populaire sans majorité parle aire et sans dialogue avec une avec son opposition républicaine est inéluctable après un gouvernement qui est allé à l'encontre du vote des Français en méprisant l'assemblée nous souhaitons un gouvernement qui met en œuvre le changement politique attendu voulu par les Français et qui s'appuie sur le Parlement ainsi nous réaffirmons qu'il est légitime que la gauche et les écologistes première force politique de l'Assemblée nationale gouverne le pays et cela autour d'une route qui si elle est essue du programme du nouveau front populaire ce concentre sur les priorités face au défi auxquels nous devons collectivement faire face la constitution d'un budget augmentant les ressources de l'État des mesures efficaces et immédiates contre le réchauffement climatique et une conférence pour l'augmentation des salaires et l'arrêt des licenciements boursiers car suite à la censure le pays ne sera pas le pays ne sera pas paralysé mais il entrera dans une période incertaine dans laquelle il n'est pas souhaitable que les gouvernements tombent les uns après les autres pour cela il faut profondément changer nos habitudes car si votre gouvernement tombe la composition de l'Assemblée nationale restera inchangé tout d'abord le groupe écologiste et social défend la primeté de la décision collective du débat public et du travail parlementaire que les membres de la colisson gouvernementale ont puit pendant des mois il faut en finir avec l'approche vertical du pouvoir qui est aujourd'hui mis en échec le prochain gouvernement devra s'engager à ne pas utiliser le 493 c'est la garantie du débat parlementaire et c'est la seule garantie pour qu'un gouvernement ne soit pas censurer ensuite il faut mettre les choses dans le bon ordre j'entends l'ensemble des obsessions médiatiques politiques au cours de quelle serait la personne qui demain gouvernera la France mais en fait on prend les choses à l'envers pour les écologistes pour le groupe écologiste et sociale la question c'est pourquoi voulons-nous gouverner cela doit être déterminant c'est cette question la question des politiques menées qui doivent être présd dominantes c'est dans cet état d'esprit que nous avons proposé 11 mesures prioritaires dans une feuillille de route gouvernementale de gauche et écologiste afin de répondre aux urgences et aux préoccupations des Français car la première condition de la stabilité c'est la clarté du projet qui réunit un gouvernement et sa coalition pour mettre un terme au triste spectacle d'une coalition gouvernementale qui se contredit continuellement mais aussi chers collègues de la coalition présidentielle pour mettre face à vos responsabilités en fait préférez-vous continuer à saabrer dans l'ame avec l'extrême droite ou souhaitez-vous mettre un plan pour l'hôpital public est-ce que vous préférez les fake news à la Boloré ou enfin agir contre la concentration des médias est-ce que vous préférez la remise en cause de l'état de droit à la mise en place de la police de proximité monsieur le Premier ministre après votre censure il nous reviendra à l'Assemblée nationale de construire un budget qui viend de réparer ce que vous et vos prédécesseurs avez cassé qui viendra combler le trou budgétaire que vous avez créé vous pouvez rester aveuglé par votre dogmatisme du Zéro nouveaux impôts mais dans ce cas effectivement il sera difficile d'obtenir un budget puisque c'est bien le trou que vous avez fait qui aujourd'hui nous amène le déficit surmontable le rassemblement national sera incapable d'apporter des solutions il s'est rejeté mais ne s'est pas construire il refuse la mise à contribution des des plus riches il refusent de revenir sur la politique de l'œufre qui creuse notre déficil leur seule solution c'est de jeter en pâure les étrangers à qui il refusent toute aide le refusant le moindre aide et la moindre intention qui est pourtantu à n'importe quel être humain aujourd'hui seul la gauche et les écologistes ont le courage d'assurer un ch de politique budgétaire qui met à contribution les héritages doré les auatrimoine et qui qui fait de la la question de bonus manus écologique une constante et de la contribution des pollueurs une nécessité nous saons proposer un budget parce que oui nous avons les idées et les propositions mais estce que nous avons aussi le courage de venir les défendre dans cette assemblée et de créer les majorités nécessaires à les faire adopter Monsieur le Premier Ministre vous censurez aujourd'hui ce n'est pas être sans gouvernement mais c'est donné à la France la possibilité d'avoir un gouvernement qui met en œuvre les politiques que les Français méritent une politique qui les respecte et qui répond à leurs besoins et à leurs attentes merci beaucoup merci beaucoup la parole est présent monsieur le Président Marc fenau pour le groupe démocrate madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre mesdames et messieurs les membres du gouvernement chers collègues je n'ai nulle intention en ces moments de crise si grave de participer d'un 1è échange caricatural et théâtral quand les Françaises et les Français 5 ou s'interroge légitimement sur leur avenir et celui de leur pays je n'ai pas davantage l'intention par des invectives de creuser un peu plus le faussé entre ceux qui dans cette assemblée devrai se comprendre se parler et échanger pour bâtir au service du pays on ne peut pas en même temps vouloir rassembler et s'employer à diviser les démocrates j'ai juste l'intention de dire ce que je vois de la vérité du moment et de notre devoir monsieur le Premier ministre dans ma réponse à votre discours de politique générale je soulignais la principale viréruté du résultat des urnes du scrutin de juillet dernier personne n'avait gagné les élections législatives et entendre certains cet après-midi je crois qu'il n'est toujours pas inutile de le rappeler aucun bloc n'avait obtenu de majorité absolu pour mettre en œuvre son programme seul et aucun bloc n'a acquis de mandat ni de pouvoir absolu nous n'avons et nous n'avions qu'un impératif celui du dialogue et peut-être encore plus encore celui de l'humilité et du sens de l'intérêt général et les Français nous ont demandé de nous extraire des contingences politiques et partisan pour travailler ensemble sur l'essentiel et à leur service et c'est le choix que nous avons fait en conscience monsieur le Premier ministre en vous soutenant avec exigence mais aussi c'est tout aussi important pour moi avec loyauté nous avions espéré sans doute comme beaucoup de Français qu'il en soit de même pour toutes les forces parlementairire qui comme nous était le produit d'une élection sans vainqueur et refuser les extrêmes cette situation notutorisé donc personne à vouloir prétendre appliquer son seul programme rien que son programme et tout son programme nous étions prêts à œuvrer au service de l'intérêt général et je peux témoigner que le premier ministre et ses équipes s'y est tenu lui qui assume sa mission avec sens du devoir avec lucidité responsabilité et avec pour cap cap l'intérêt du pays mais force de reconnaître que le débat que nous sommes en train de tenir et les vote annoncé montre que malheureusement nous n'y sommes pas parvenus certains manifestement préféré la facilité du sénisme et du sectarisme et pire encore du laisser faire plutôt que l'exigence de l'esprit de responsabilité et de la recherche du compromis je le dis devant vous tout engagement s'il se veut sincère et s'il se veut utile nécessite des compromis et je sais combien il est évidemment beaucoup plus facile de rester soi-même en ne faisant rien vous avez les mains propres mais vous n'avez plus de mains disait Charles pegy que je serai tenté de citer aujourd'hui pire certains renient le sens même du vote des Français en scellant aujourd'hui on l'a bien vu une alliance des contraires et pourtant le texte qui nés est aujourd'hui soumis à savoir le projet de loi de financement de la sécurité sociale mais aussi plus largement les textes budgétaires dont nous discutons depuis plus de 2 mois et que nous devons considérer comme un tout ont été remaniés sont précisément le fruit d'un compromis jamais sans doute des textes budgétaires n'auront été autant remaniés et modifiés à l'ône des débats parlementaires le plus évident bien sûr c'est le compromis entre le Sénat et l'Assemblée nationale sur le PLF SS fait suffisamment rare pour être souligné et en dépit de ce que certains voudraient faire croire ce texte est bien le fruit d'un travail entre les les différents blocs des différentes assemblées je voudrais devant vous pardon pour ceux que ça gêne citer quelquesunes des avancées nées de ce compromis je pense à la meilleure protection des petites retraites que nous étions ici nombreux à porter je pense à la fiscalité incitative sur les sodar je pense à la réforme des allègements généraux de cotisation sociale et patronale que pour la première fois nous avons pu envisager et sur laquelle nous avons su collectivement aboutir à un équilibre entre soutien à l'emploi et efficacité de la dépense publique mais ce texte conduit aussi des avancées concrètes pour nos concitoyens plus perceptible encore sans ce PLFSS pas de renforcement des mesures de prévention ou d'accès aux soins pas d'investissement supplémentaire dans notre système de santé pas de lutte contre la pénurie de médicaments sans ce PLFSS pas d'augmentation des moyens de la prise en charge de la perte d'autonomie c'est plus de 6500 postes d'IDE dont nous priverion nous aider sans ce PLFSS pas de réforme des retraites pour nos agriculteurs ni d'allègement de charg pourtant crucial pour la compétitivité de leurs exploitations je ne cherche pas à faire peur on ne gouverne pas avec la peur mais que ceux qui prétendront ou qui prétendrait ce soir que le vote d'une motion de censure serait sans conséquence je dis qu'ils devront rendre des comptes devant les Français et le résultat de votre œuvre sera tout aussi nocif si vous entendez également rejeter le PLF là encore il faudra prendre vos responsabilités sans PLF pas de hausse des moyens de nos ministères régaliens notamment pour notre défense ou pour la sécurité quotidienne des Français qu'il s'agisse de la justice ou des moyens des force de l'ordre sans PLF c'est la trahison assurée garantie des engagements faits à nos agriculteurs en pleine crise agricole que ce soit sur l'accompagnement des éleveurs l'aide à la transmission des exploitations ou l'installation des agriculteurs les mêmes qui poussent ou soutiennent les manifestations s'apprêtent à priver les agriculteurs des réponses pourtant tant attendues sans ce PLF pas de contribution exceptionnelle plus pour les plus hauts revenus et nous nous portions cette demande et pas de justice fiscale que pourtant vous réclamiez sur ces deux bancs bien sûr ces textes ne sont pas parfaits et j'entends ceux qui disent toujours ce n'est pas assez il faut plus mais ils sont pardon du gros mot le d'un compromis et vous choisissez la rupture contre le compromis et le confort du statut quo contre les avancés mais en balayant d'un revers de main ce compromis vous ne faites pas que cela non vous vous désaisissez aussi de ce qui fait le rôle du législateur sa capacité à proposer à améliorer à débattre et à se mettre d'accord vous choisissez au fond de vous en remettre aux lois spéciales à la gestion des affaires courantes au hasard du désordre et ce faisant vous a fait affaiblissez le Parlement dans son rôle et aux yeux des Français et puis évidemment vous faites prendre un risque important au pays nos partenaires et nos créanciers nous regardent voi notre incapacité à avancer et comme nous pouvons le constater ces derniers jours le coût de financement de notre dette publique augmentera diminuons d'autant notre capacité à financer nos autres politiques publiques à terme vous faites per prendre le risque d'une perte de confiance dans notre capacité à rembourser cette dette et c'est donc dans la porte la porte ouverte à une crise comme on pu connaître d'autres pays européens ces risques vous devez les assumer vous devrez les assumer et vous ne pourrez pas vous en défausser à nos collègues de gauche je voudrais dire qu'en juillet vous avez fait malheureusement le choix de l'immobilisme du renoncement et ce en mois de décembre vous vous apprêtez à faire le choix pire de l'irresponsabilité et de l'inconnu et à nos collègues du rassemblement national face au désarrois de nos agriculteurs de nos soignants de nos forces de l'ordre don vous prétendez être les portes étandards face aux difficultés que ce cha produirz pour les plus modestes vous vous apprêtez à trahir vos électeurs les vôtres ceux pour lesquels vous demandiez pourtant du respect et au fond à part sur l'organisation du chaos Alfi ou RN vous n'êtes d'accord sur rien vous n'êtes pas d'accord sur les économies qu'il faut faire les uns imaginent des économies réalisables et contreproductives sur les aides a entreprises les autres pensent qu'en en transformant simplement l'aide médicale destat nous allions nous avion réglé tous les sujets du déficit et de finances publiques vous n'êtes pas d'accord sur les perspectives politiques futures d'un côté les les uns veulent supprimer le délit d'apologie du terrorisme de l'autre vous dites que la priorité et la sécurité des Français vous n'êtes pas d'accord sur le cadre de nos politiques quand les uns enfin certains à gauche défendent encore l'Europe les autres veulent la mise en place d'une priorité nationale factice qui serait évidemment contraire à cet engagement et surtout à nos intérêts chers collègues de gauche vous reprochez au Premier ministre d'être sous la tutelle du rassemblement national mais c'est vous qui vous allez vous aller avec eux pour précipiter la France dans l'inconnu et dans le chaos monsieur le Premier ministre mes chers collègues les Allemands ont dans leur constitution la motion de censure ditite constructive ils sont obligés de dire en renversant un gouvernement quelle sera la majorité alternative proposée sinon la censure est impossible et vous savez pourquoi ils l'ont fait parce que tirant leçon de l'histoire ils ont vu les conséquences des extrêmes à gauche comme à droite renversant semaine après semaine les gouvernements sans alternativ possi et enfonçant au final leur pays jusqu'au pire ici en France vous vous faites les champions de la motion de censure destructrice vous n'êtes pas Ficheux de dire au français l'alternative possible et vous aggraver la crise et pour mes chers collègues tout ça n'est pas irrémédiable il y a une voix pour enfin répondre au résultats des élections de juillet dernier le meilleur moyen de ne pas être sous la menace et donc sous la tutelle des extrêmes des deux extrêmes c'est enfin d'accepter le dialogue et le compromis ça la censure ne produa rien ce dialogue n'est pas simple ni à mettre en place ni à maintenir dans la durée il demande d'importants efforts c'est que chacun fasse des pas les uns vers les autres que personne ne joue pour lui-même dans cette période que cesse les arrière-pensées ou les calculs d'arrièreboutique et plusieurs perspectives peuvent permettre d'en jeter les bases cela commence par les attitudes et dans nos discours en respectant nos adversaires en nous abstenant de dramatiser de caricaturer les politiques publiques en arrêtant de mettre en scène artificiellement des affrancements qui n'en sont pas en assumant nos divergences ça c'est facile mais plus difficile encore en assumant des convvergence et c'est peut-être cela le pas qu'il faut faire cela passe par un système institutionnel qui favorise le compromis il s'agit je le dis avec une forme de gravité d'une question de survie pour notre démocratie cela passe par un mode de scrutin qui puisse libérer les différentes familles politiques des logiques de bloc tout en respectant les identités de chacun cela passe aussi par une discussion sans tabout sur les sujets auxquels nous faisons face et qui continuent de diviser c'est le cas des retraites par exemple et de la révision de la réforme de 2023 qui n'a pas permis le comprendre mais nous ne parviendrons pas à rétablir nos comptes publics sans s'y pencher sans démagogie enfin parce que nous devons être honnête avec nos concitoyens ce compromis ces compromis ne devront pas être conclus contre nos finances publiques sauf à brader et l'abdir de nos enfants et de fait à renoncer à notre souveraineté il faut pour cela sortir de l'ornière et de l'urgence et redonner du sens et du temps long dans la manière dont nous définissons collectivement nos priorités politiques et nos investissements pour l'avenir monsieur le Premier ministre mes chers collègues je relisais ces jours les discours de Pierre MZ France grande figure non seulement de la gauche mais grande figure française gouverner c'est choisir disait-il et ce si difficile que soi ses choix et il ajouté que certains assureront que pour faire face au défis du pays il faudrait emprunter les sentiers ombragés et faciles que dans une politique gouvernementale il faudrait laisser de côté ce qui est dur pour ne retenir que ce qui est agréable déjà à l'époque la tentation de la facilité contre laqu il se batit et contre laquelle nous nous battons et pour nous démocrates gouverner c'est d'abord s'interdire de faire des promesses que l'on ne peut tenir c'est refuser la facilité le pessimisme par le choix de la vérité et du courage c'est une question de respect des électeurs et de tous les électeurs et le premier des respects que l'on doit aux Français est de ne pas leur mentir pour nous gouverner c'est rechercher sans cesse avec les Français pas contre eux ni sans eux les voix des réformes nécessaires pour nous gouverner ce n'est pas chercher son avantage immédiat et personnel c'est penser que la victoire de tous par le compromis c'est la victoire de chacun que nous gagnerons ensemble ou sinon que nous perdrons tous enfin pour nous gouverner ce n'est pas livrer les esprits le pays aux puissances de la division et du désordre c'est rassembler les Français autour d'un CAP d'un projet et Jose le mot d'un idéal il y a un chemin et une majorité pour cela dans cette assemblée il y a un chemin dans ce pays il y a un chemin à elle de se lever à elle de l'exprimer dès cet après-midi les Français ne nous demandent au fond qu'une chose faire en conscience notre devoir c'est ce que le premier ministre et son gouvernement font et c'est ce que nous devons faire en rejetant cette motion de censure merci [Musique] beaucoup merci beaucoup monsieur le président la parole la parole est à présent à monsieur le Président Laurent marcangéi pour le groupe horizon madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre mesdames et messieurs les ministres mes chers collègues la France ne peut-être la France sans la grandeur écrivait le général de Gaulle alors que le moment est d'une particulière gravité je souhaite dire au combien nous avons besoin de cette grandeur retrouvée de ce sens de l'État qui manque cruellement au débat public actuel c'est ainsi que la République peut fonctionner dans l'intérêt des Français pas stagner mais avancer et s'élever c'est à nous députés que revient à ce jour la tâche ardue d'écrire l'histoire je dois bien admettre qu'à titre personnel j'étais loin d'imaginer il y a 2 ans lorsque j'ai éta candidat à cette élection législative me retrouver dans une telle situation aujourd'hui en 2024 deux chemins s'offrent à présent à nous le premier chemin le premier sentier est celui de la baisse de la fièvre démocratique les divers appels à la responsabilité auxquels je souscris pleinement avec le groupe que je préside sont entendus et cette motion de censure n'est pas adoptée il est encore temps la censure n'est pas une fatalité les yeux sont tournés depuis juillet dernier vers la droite de notre assemblée mais je souhaite prendre un instant pour m'adresser à la gauche socialdémocrate mes chers collègues d'autres issu sont possibles nous l'avions proposé dès août dernier vous pouvez toujours sans vous renier saisir la main tendue pour bâtir un pacte de responsabilité à minima sur des sujets consensuels je suis certain que sur l'accès aux soins sur l'école sur la sécurité et même sur la réduction du déficit public des consensus sont possibles soyons clair il s'agirait moins d'un mariage d'amour que du d'entente cordiale temporaire dans l'intérêt supérieur des Françaises et des Français je pense au président Hollande notre collègue qui a occupé la fonction suprême connais parfaitement la difficulté de la tâche budgétaire et les enjeux pour notre nation pourquoi être taiseux sur les conséquences réel de cette censure monsieur le Président nous devons la vérité à nos concitoyens la vérité c'est que si nous empruntons le second chemin celui de la chute du gouvernement qui n'en certes pas tout bien fait qui n'ont certes pas eu le temps de faire mais qui ont eu à cœur d'agir dans l'intérêt du pays nous exposons les Françaises et les Français à de nombreuses difficultés contrairement à beaucoup de commentateurs je ne souhaite ni dramatiser à l'ultime la situation ni infantiliser les Français sur la répercussion de notre vote les faits rien que les faits les vois des extrêmes se mélangent créant une alliance objective pour faire chuter le gouvernement et ensuite et après sur le plan politique je rappelle que personne n'a gagné les dernières élections législatives n n'en serions pas là autrement mes chers collègues j'aiairmais d'ailleurs devant vous le 1er octobre dernier que par leur suffrage les Français avaient choisi de confier la stabilité politique et institutionnelle à notre assemblée à nous parlementaires formuler plus de lignes rouges que de propositions d'économie raisonnable est-ce digne de la confiance du peuple français à force de positions inflexibles la censure pourrait devenir un réflex pavlovien un automatisme qui conduirait à coup sûr notre pays dans l'impasse il se peut même que les budgets de l'État et de la sécurité sociale nai toujours pas été adopté d'ici l'été prochain la stagnation de nos politiques économiques qui ne pourrai plus être piloté nous ferait nécessairement perdre du crédit sur notre dette ne soyons pas naïf les marchés ne font pas dans l'affect et si cette situation devait se poursuivre il ne manquerait pas d'attaquer au-delà de l'envolet des taux d'intérêt une nouvelle période d'instabilité s'ouvrirait alors pour le monde économique en particulier pour nos entreprises qui ont besoin de lisibilité de stabilité afin d'anticiper sur leurs investissements pour celles qui ont les freins les moins solides souvent des TPE des PME il pourrait s'agir de l'ultime coup de Massu porté dans un contexte économique déjà morose à court terme terme ce sont les créations d'emplois en moins à long terme des licenciements du chômage en plus et donc encore plus de dépenses sociales la crise de régime cercle vicieux augmentera la précarité de notre pays ce n'est pas juste il faut aussi dire en toute transparence que l'absence de budget implique automatiquement une hausse de l'impôt sur le revenu dont le marem ne sera pas indexé sur l'inflation pour 18 millions de personnes près de 400000 français parmi les plus fragiles financièrement deviendront imposables alors qu'il ne devrai pas l'être ce n'est pas juste les les budgets prévus pour les grandes politiques de l'État seraient également suspendu ce n'est pas abstrait c'est un frein au soutien dont nos agriculteurs ont besoin à la lutte contre la fraude aux dépenses de santé c'est un frein à la lutte contre les trafics contre le crime organisé c'est un frein à l'aide de la reconstruction en Nouvelle-Calédonie ce n'est pas juste ce serait tout autant un coup d'arrêt pour nos armées dont le budget ne suivrait plus la trajectoire voter ici même à une écrasante majorité et se retrouverait affaibli dans un contexte géopolitique instable dangereux mes chers collègues nous avons été collectivement dans un exercice d'autopersuasion depuis 1974 année du dernier budget excédentaire nous touchons désormais aux limites de la vie à crédit perpétuel le groupe Horizon est indépendant est convaincu qu'il existe une voix de passage qu'un budget peut à la fois prendre cette réalité en compte tout en évitant d'asphyxier notre économie à cet égard il me paraît bon de rappeler les quelques priorités que nous avions porté au cours de nos longs débats budgétaires nous avons prené en premier lieu le soutien à la France qui travaille pour remédier à deux difficultés que nos compatriotes rencontrent d'une part le phénomène de tassement des salaire au niveau du SMIC et d'autre part le sentiment que le travail ne paye pas assez et parfois moins que le fait de ne pas travailler le sujet du logement et d'ailleurs intrinsèquement lié à ce problème puisque de nombreux actifs ne peuvent actuellement pas accéder à la propriété nous avons souhaiter apporter des réponses à la crise du secteur si cette motion de censure est adoptée les Français seront notamment privés de l'extension du prêt à taux zéro sur tout le territoire et pour tous les types d'habitats c'est un combat que nous poursuivrons ensuite sur la relation entre l'État et les collectivités territoriales les maires ont eu l'occasion de l'exprimer ils sont prêts à prendre leur part à l'effort de redressement du pays de nos comptes mais à condition que les mécanismes proposés soient adaptés c'est pourquoi nous avons proposé plusieurs améliorations dans nos débats enfin nous avons insisté sur la nécessité de maintenir une trajectoire budgétaire soutenable et réduire encore les dépenses publiques nous devons impérativement identifier les bons leviers pour retrouver notre équilibre financier conditions indispensa si nous voulons atteindre l'objectif d' déficit public à 5% du PIB mes chers collègues si les responsabilités devent prendre le pas sur la raison dans les prochaines heures je souhaite verser une contribution au débat public je rejoins mon prédécesseur le président pH inspirons-nous de modèles plus vertueux que la censure Pavlo Vienne qui ne propose pas d'alternative regardons ce qu'il est possible de faire proposons des alternatives qui soi en capacité de diriger le pays et non pas censurer pour censurer rejeter pour rejeter il ne faudrait alors pas longtemps pour se rendre compte qu'une proposition commune de chefs de gouvernement entre les extrêmes de cet hémicycle est strictement impossible cela démontre à quel point cette alliance de circonstances qui mê des voix dans le seul but de plonger le pays dans l'inconnu est fallacieuse et malheureuse Monsieur le Premier Ministre vous l'avez dit les dettes d'aujourd'hui sont les impôts de demain nos enfants nous jugeront sévèrement et ils auront bien raison de le faire il ne fait guerre de doute qu'ils se demanderont comment en 2024 leur pays a pu sombrer dans un tel chaos intellectuel j'invite chacun et je m'inclus à procéder à un examen de conscience et à se demander si son vote d'aujourd'hui fait davantage de bien ou de mal à la France et à ses enfants la République la République a vaincu parce qu'elle est dans la direction des hauteurs et que l'homme ne peut s'élever sans monter vers elle je souhaite pour mon pays comme Jean jorè que le résultat de ce vote nous élève vers les hauteurs le groupe Horizon est indépendant quant à lui ne votera pas cette motion de censure je vous remercie merci beaucoup monsieur le Président la parole est à présent à Monsieur Charles de cours pour le groupe liberté indépendant outre M et territoire pour une durée de 10 minutes madame la Présidente Monsieur le Premier ministre mes chers collègues le groupe luot ne votera pas à la quasi unanimité la motion de censure et ceci pour quatre raisons la première raison c'est que voter la motion de censure c'est paradoxalement redonner la main au président la République c'est-à-dire à celui qui a été à l'origine du chaos politique qui s'est installé à travers la dissolution du 9 juin 2024 d'ailleurs cette décision du président n'a été comprise ni par l'omion publique ni par ses propres soutien la deuxième raison c'est que voter la motion de censure c'est aggraver la crise démocratique en effet que vont penser les Français d'une Assemblée nationale incapable d'adopter une loi de finance et une loi de financement de la sécurité sociale le rejet de la démocratie parlementaire peut déboucher sur un régime autoritaire le dernier sondage Ipsos nous rappelle qu'il y a il n'y a plus que 22 % des Français qui font confiance au députés de la nation 63 % considè le personnel politique comme corrompu 78 % comme non représentatif et pour couronner le tout 80 % comme agissant pour leurs seuls intérêts personnels c'est une catastrophe démocratique 3è raison ce n'est pas le moment de voter une motion de censure en effet la situation économique et sociale n'est pas bonne elle se dégrade et un tel vote accentuerait le sentiment d'incertitude des acteurs économiques qui ont déjà à reporter leurs investissements qui soient immobiliers ou d'équipement la poursuite de la hausse des taux d'intérêt de la dette publique qui résulterait d'un tel vote ne pourrait que fragiliser encore un peu plus l'économie et accroître le chômage qui je le rappelle augmente déjà depuis plus de 6 mois quant à la situation internationale mes chers collègues elle se dégrade constamment du fait notamment de la la récession en Allemagne de la tendance au protectionnisme à travers une hausse des droits de douane mais aussi du fait de la guerre russo-ukrainienne ou encore de la déstabilisation du Moyen-Orient 4e raison si cette motion de censure était adopté une sortie démocratique paraît aujourd'hui impossible en effet le président de la République ne peut dissoudre notre assemblée qu'à compté du 7 juillet 2025 c'est-à-dire dans cette mois de plus nul ne peut prédire la composition de notre assemblée qui résulterait de nouvelles élections législatives à l'automne 2025 il aura-t-il une dans cette hypothèse une majorité stable quant à l'hypothèse de la démission du président de la République ce dernier l'a écarté hier soir alors mes chers collègues pardelà ces quatre raisons qui font que notre groupe la quasi unanimité ne votera pas cette motion de censure le groupe Diot souhaite faire un appel à tous nos collègues sur tous les bans de cette assemblée qui se reconnaissent dans les valeurs fondatrices de notre République seul un large rassemblement de l'art républicain pourrait permettre de gouverner notre pays en évitant les risques liés à des solutions extrêmes [Applaudissements] je vous remercie monsieur de Courson la parole est à présent à Monsieur Nicolas sensu pour une durée de 10 minutes pour le groupe Gauche démocrate et républicaine madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre mesdames et messieurs les ministres chers collègues t sera plus difficile et plus grave avez-vous martelé monsieur le Premier ministre en répondant à l'interpellation de notre excellent président de groupe de la Gauche démocrate et républicaine hier André chassigne mais plus difficile et plus grave pour qui pour Pascal vir comme un mal propre d'une usine d'emboutissage de Saint-Florent surcher au cœur de ma circonscription et qui voit les factures s'accumuler et l'État se défiler devant ses obligations pour Malik licencié il y a 5 semaines de supermarché Géant Casino de saint-douchard à côté de Bourges et qui ne sait comment remplir le frigo pour les 2389 salariés d'uchamp mis dehors alors que la famille mulè se distribue 1 milliard d'euros de dividende sur les résultats du groupe via l'enseigne d'écathelon allez leur dire à et eux comme 200000 personnes qui risquent de perdre leur emploi comme aux centaines milliers de retraité que vous laissez dans le dénuement comme aux chômeurs que vous voulez encore plus pénaliser comme au 300 0000 sans abri comme aux citoyens d'outr m qui n'en peuvent plus de la vie chère allez leur dire que la vie sera plus douce avec avec votre maintien au gouvernement ils le savent qu'elle sera plus dure le chaos est déjà là Monsieur le Premier Ministre même si vous n'en êtes pas le seul responsable le chaos c'est le refus d'entendre le peuple et les organisations syndicales qui se sont levés contre l'ignoble allongement du départ à la retraite le chaos ce sont ces brancards dans les urgences hospital et des prises en charge dégradé qui mettent des vises en péril le chao ce sont ces classes qui ferment dans les villages comme dans les quartiers où l'abandon n'est plus un sentiment mais une réalité le chaos c'est l'abandon de nos compatriotes des territoires 10 d'outrem victime du manque d'infrastructure des services publics de l'empoisonnement au clore d'écones et des essais nucléaire c'est un pouvoir qui les humilie confondant politique d'émancipation et de Coop avec manimement du bâton et exploitation le chaos c'est un pays qui lâche les peuples en lutte pour leur indépendance comme les Palestiniens ou les saraouis c'est l'inaction face à la fuite en avant béliqueuse à Gaza en Ukraine et au Liban c'est le silence face au cris des victimes civiles palestiniennes c'est l'abandon d'une politique internationale de la paix le chaos c'est tout bonnement laallégeance à une politique qui a favorisé une poignée de privilégiés avec les 500 plus grosses fortunes qui ont doublé en 7 ans de pouvoir macroniste culminant désormais à plus de 1200 milliards d'euros l'ingénieur de ce chaos c'est le président de la République qui satisfait dans son rôle de tomaturge l'a joué à la perfection lui qui déclarait le lendemain de la dissolution je cite je leur ai balancé une grenade dégoupillée dans les jambes maintenant on va voir comment ils s'en sortent mais on ne déclare pas la guerre à la démocratie comme on ne joue pas avec le respect du résultat des urnes et certainement pas au nom de la déréliction fantasmée d'un monarque Lass nous sommes issus ici de cette élection 2024 qui n'a certes pas de donné de vainqueur absolu mais qui a livré un perdant évident le bloc central les forces qui composent votre gouvernement Monsieur le Premier Ministre regroupé 473 députés en 2017 contre moins de 230 aujourd'hui tout est dit face au risque de voir une gauche au pouvoir qui aurait changer les équilibres politiques et économiques de ce pays vous avez tenté vainement de bâtir de bâtir une majorité politique pour les intérêts du capital le nouveau front populaire peut construire un pacte fiscal plus juste et plus efficient comme il l'a démontré lors de l'examen de la première partie du budget pour 2025 il peut engager les investissements nécessaires en matière de service publics de santé d'éducation de sécurité de mobilité de transition écologique mais aussi en matière de soutien à l'industrie à l'agriculture à l'innovation le nouveau fond populaire peut porter une voix singulière en Europe pour appeler à la réforme de la politique budgétaire et monétaire de l'Union européenne pour enfin lui permettre de répondre aux impératifs écologiques et sociaux de notre temps mais çaen serait trop pour le pouvoir exécutif arrogant qui sointe la violence de classe dans un bel élan commun toutes les droites au centre du couloir comme tout au fond à l'extrême se sont retrouvés lors de la première partie du budget dans un refus unanime pour ne pas toucher au dogme d'un capitalisme libéral sans scrupule et n'oublions pas que c'est une constante d'ailleurs monsieur hatal alors Premier ministre en exercice qui aujourd'hui prend des IRS graves pour fustiger une soi-disante irresponsabilité d'un vote de censure envoyer un message à député de son camp le 25 août dernier en affirmant et je le cite son intention de sensure un gouvernement nouveau front populaire quoi qu'il en coûte parlant de censure inévitable en cela il rejoignait l'extrême droite dans cette grande alliance qui historiquement n'a jamais flanché d'une droite qui estime que la gauche est toujours illégitime à mener les affaires du pays oui dès qu'une alternative progressiste pourrait prendre corps ou bien que l'on touche à un cheveux du régime mèfille que l'on gratte une petite couche des héritages dorés que l'on siselle des exonérations de cotisation sociale inefficace à chaque fois hors frais nous casse les oreilles avec les cris des libéraux mes chers collègues du bloc central vous étiez bien moins bruyant quand il s'est agit de mélanger vos voix avec l'extrême droite pour refuser la taxation des 147 milliardaires à 2 % de leur patrimoine vous étiez bien moins bruillant pour capituler devant les mécanismes d'évasion fiscale contre laquelle votre combat s'arrête au verbiage habituel ou pour rétablir les 4000 postes d'enseignants supprimé dans le PLF 2025 à l'international la France est discréditée alors que la concurrence nous oblige aujourd'hui plus que jamais à réaffirmer notre souveraineté à ne pas plier devant les États-Unis et la Chine à protéger nos emplois et nos industries à empêcher l'Union européenne de multiplier la signature de traité de libre échange qui détruisent notre agriculture le projet loi de financement de la sécurité sociale que vous avez tenté d'imposer avec le 493 c'est celui qui continue à dégrader l'hôpital public c'est celui qui acte l'abandon d'une loi grand âge c'est celui qui conduit à des mutuells plus chèr c'est celui qui n'offre rien en matière de lutte contre les déserts médicaux c'est celui qui dans un exercice de déshonneur et d'allégance à l'extrême droite veut diminuer l'aide médicale d'État au mépris de toute humanité au risque de laisser prospérer épidémie et contagion et que dire des inepsies professées à l'envie par le gouvernement et des membres du socle commun faisant croire que la censure de ce gouvernement serait la 11e plie d'Égypte la première d'entre ell la carte Vitale ne va plus fonctionner foutise et vous le savez il y a plus de risque d'une pluie de grenouille sur cet hémicycle que d'un défaut de fonctionnement de la carte vitale qui me permet de rappeler soit dit en passant combien cela est un beau modèle que ce modèle socialisé certains le nomment le communisme déjà là ne vous étranglez pas puis on nous affirme que pas de budget voté cela signifierait une augmentation d'impôts sur le revenu et l'entrée dans l'imposition pour 380000 de nos compatriotes c'est faux toute nouvelle entrée dans l'impôt n'intervient qu'en mai d'ici là après la loi spéciale le gouvernement de gauche aura eu le loisir non seulement d'indexer le barê de l'IER mais aussi de le rendre plus progressif afin que tous ceux qui gagnent moins de 4000 P moins et que la justice fiscale soit mieux assurée s'il vous plaît que cessent ces contre vérités qui n'ont qu'un but faire peur parce que la peur est une arme de destruction massive de la raison nos compatriotes méritent mieux les agriculteurs que nous croisons au aux abords des préfectures les VSL qui bloquent les centr-villees les enseignants les fonctionnaires qui vont se mobiliser en masse demain ne brandissent pas des brandroles on veut garder Barnier bien au contraire il ne ne veut plus être empaumé par vos soins ils nous disent stop dites-leur et dites-lui à celui qui dans son palais cultive l'illusion solitaire de l'omniscience dites-lui ça suffit il est des moments dans la vie d'un pays dans la vie d'un peuple dans la vie des représentant du peuple où l'espoir s'écrit par des ruptures notre pays est fécond en la matière il en a conçu de grandes avancées dans l'Union dans la joie dans la fraternité notre responsabilité c'est à la fois de refuser les budets régressifs de la sécurité sociale comme de l'État et de proposer au président de la République de laver la faute originelle qu'il fait porter comme un fardeau à la France nous sommes prêts nous députés communistes et ultramarins du groupe de la Gauche démocrate et républicaine à prendre notre part dans le cadre d'un gouvernement issu du nouveau front populaire capable de construire des majorité ici projet par projet comme nous l'avons montré dans l'histoire de notre pays le vote de ce jour en faveur de la motion de censure n'a rien de personnel monsieur le Premier ministre et ce n'est pas l'Apocalypse c'est l'ouverture des possibles j'ai envie de dire n'ayez pas peur n'ayez pas peur ouvrez ouvrez toute grande les portes au peuple je vous [Applaudissements] remercie merci beaucoup merci mon cher collègueu la parole est à présent à monsieur le président Éric sootti pour le groupe [Applaudissements] UDR madame la Présidente Monsieur le Premier ministre mes chers collègues hier soir monsieur le Premier ministre vous avez dit au français ce n'est pas un vote pour ou contre Michel Barnier mais un vote sur un texte nous sommes d'accord monsieur le Premier ministre c'est un vote sur un texte qui va nous guider c'est un vote hélas sur un mauvais budget un mauvais budget un budget socialiste même je vous l'avais dit lorsque vous avez prononcé votre déclaration de politique générale c'est pour protéger c'est pour protéger les Français protéger nos entreprises et protéger notre économie que nous refusons ce budget il y a 6 mois mes chers collègues lorsque je présidais encore les républicains nous avions fixé ensemble trois lignes rouge avec beaucoup de vos ministres notamment Bruno Raillot mais mais aussi le rentvoquier nous avions dit alors que si ces lignes rouges venai à être franchies cela aurait automatiquement une conséquence la censure du gouvernement ces lignes je vous les rappelle l'augmentation des prélèvements obligatoires la désindexation des retraites qui pénaliserai nos petits retraité la baisse de la prise en charge des soins et des médicaments Monsieur le Premier Ministre votre votre budget a allègrement franchi ses lignes rouges c'est donc en cohérence que nous voterons la censure nous vous avions laissé nous vous avions laissé pourtant en toute responsabilité une chance contrairement à d'autres sur certains bancs nous avons refusé de vous censurer à priori et ce malgré les alliances électoral contre nature qui ont conduit le chaos dans ce pays malgré l'appel de Monsieur hatal à voté LF F qui restera pour lui une tâche indélbile malgré malgré l'appel deie Bertrand malgré l'appel malgré l'appel de Monsieur Philippe à voter communiste malgré l'accord malgré l'accord de la honte au second tour des élections législative entre une partie des républicains et entre l'extrême gauche des insoumis je ne vous ferai pas je ne vous ferai pas l'injure de citer les adversaires insoumis ou écologistes qui se sont désistés pour la plupart d'entre vous 2 mois plus tard c'est cette situation que nous payons Monsieur le Premier Ministre 2 mois plus tard votre gouvernement a voulu comme le médecin de Molière imposer aux Français une saignée fiscale mais vous n'avez pas soigner la France vous avez aggravé son mal face à ces dérives le groupe UDR se voudra toujours comme un bouclier fiscal des Français votre budget votre budget est un budget récessif les instituts de conjoncture économique ont souligné et évalué àprès d'un % de croissance les conséquences du choc fiscal que vous voulez imposer à l'économie française votre budget ne baisse pas les dépenses publiques mais bien au contraire il continue de les augmenter plus 60 milliards en valeur c'est aussi un budget incapable de faire des économies un budget qui n'a exprimé aucune volonté de réduire le périmètre d'un état devenu envahissant paralysant pour tous ceux qui veulent innover entre rendre inventé dans notre pays un budget qui est incapable de supprimer de diminuer même les agences que vous avez cité que vous avez rappelé par centaines au FP Adem autant d'organismes dont la seule raison d'être est de dépenser et d'empêcher les Français de travailler vous n'avez pas voulu vous n'avez pas voulu porter atteinte aux dépenses somcttuaires de ces organismes comme s'attaquer aux millefeuilles territoriales et notamment à ces métropoles inutiles comme dépensièr un budget bref qui préfère taxer toujours taxer encore taxer les Français et les entreprise un budget antiménage un budget anti-entreprise bref un budget anti-économique un budget alla encore plus loin dans l'augmentation des impôts que celui présenté par les gouvernements de François Hollande un budget qui refuse de s'attaquer un budget qui refuse de s'attaquer aux dépenses folles liées à l'immigration bref nous arrivons aujourd'hui à un point de rupture nous ne pouvons plus vous laissez menacer l'économie française de faillite définitive votre texte fait peser sur la France une sortie de l'histoire par la petite porte la censure la censure va éviter au français un choc fiscal qui provoquerit une récession inédite nous préserverons ainsi les Français des fléaux inscrits dans ce PLFSS et dans ce PLF les 40 milliards d'impôts oui 40 milliards d'impôts supplémentaires la désindexation des retraites dès le 1er janvier pour tous les retraités y compris les plus modestes la hausse du coût du travail la hausse de l'impôt sur les sociétés la hausse de la fiscalité sur les revenus le retour de l'ISF au Sénat ou de ou même l'invention de la taxe sur l' en bouteille même l'eau vous avez voulu la taxer le malus le malus sur les petits véhicules les Renault d'cia les 208 tout ça c'est pas des véhicules de luxe ce sont les véhicules des Français qui travaillent et qui on en besoin pour se déplacer au quotidien alors oui je vous le dis mes chers collègues à travers ces budgets une certaine droite une pseudo droite c'est renuer comment un gouvernement prétendument de droite a-t-il pu corriger a-t-il pu refuser de corriger les dérives insupportables de l'Ame réservé aux clandestins tout en baissant le remboursement des médicaments pour les Français qui paient leur cotisation comment comment comment un gouvernement prétendument de droite a-t-il pu alourdir le coût du travail pour les commerçants les artisans les professions libérales nos entrepreneurs sur sans porter atteinte au versement des allocations familiales comme nous avions demandé avec Bruno retaillot pour les étrangers dès le premier jour de France 7 milliards d'économie potenti alors qu'on a touché au remboursement des soins et des médicaments c'est la vérité monsieur le Premier ministre monsieur le Premier ministre je vous estime et je vous respecte ce respect m'oblige à la vérité aujourd'hui se la censureé de votre Budet récessif il faut croire d'ailleurs plusieurs jours plusieurs jours après l'annonce de cette possible censure que les marchés sont plus rassurés par l'hypothèse de la fin de votre gouvernement que par la continuité de ces erreurs alors stop au fake news et à la ridicule stratégie du chaos oui le 1er janvier prochain la France ne s'arrêtera pas toutes les retraites seront même desindexé sur l'infration cela est sûr loin des fantasmes dans quelques jours le prochain gouvernement sera obligé de procéder à de véritables économies aujourd'hui la censure porte l'espérance de l'alternance la vraie celle qu'attendent qu'exige et que demandent les Français merci [Musique] beaucoup la parole est à présent à monsieur le Président Gabriel hatal pour le groupe Ensemble pour la République [Applaudissements] madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre Mesdames et Messieurs les ministrees chers collègues dans pareille situation il y a tant à dire tant à dire sur la situation de notre pays tant à dire sur le quotidien des Français qui sont déboussolé par tout ce qui se passe ils doivent être et rester notre seule obsession tant à dire sur le spectacle désolant auquel les extrêmes de cet hémicycle se livrent depuis quelques semaines quelques mois et quelques années maintenant tant à dire sur l'alliance entre LFI et le RN qui est en train de se nouer fidèle fidèle à l'analyse de toville qui écrivait qu'en politique la communauté des haines fait presque toujours le fond des amitiés oui il y a tant à dire tant à dire mes chers collègues je crois que l'essentiel tient en une phrase nous en sommes au point où les Français n'écoutent plus les politiques parce que tout cela tourne désormais à vide parce que la politique française est malade et nous ven d'O la confirmation dans les interventions précédentes que ce n'est ni à l'extrême gauche ni à l'extrême droite que les Français pourront trouver l'antidote il nous demande une chose et une seule cesser le bruit de fond des postures et des opposition stérile écouter patiemment construire sereinement travailler sincèrement non pas pour se donner bonne conscience mais pour avoir des résultats non pas à la recherche de son intérêt particulier dans un agenda caché mais pour agir dans l'intérêt général le seul qui compte et changer changer la vie des Français mes chers collègues je vais le dire sans détour je crois que ce que demandent les Français c'est en somme moins de bruit et plus d'action se taire quand on a rien à dire et agir quand on a la chance de pouvoir le faire c'est précisément l'aventure inédite à laquelle les Français nous ont appelé cet été et c'est précisément le projet que cherche à mettre en œuvre Michel Barnier sans ébrouf esbrouf sans faux semblant avec le sens de l'État son projet est clair agir et avancer et je le dis d'autant plus librement que le premier ministre n'est pas issu de notre famille politique mais que malgré nos différences malgré nous av malgré les difficultés de cette situation nouvelle nous avons fait le choix de le soutenir parce que c'est l'intérêt du pays il semble aujourd'hui que l'extrême droite et l'extrême gauche a décidé de baisser ensemble le pouce comme na guerre à Rome lorsqu'il fallait condamner un gladiateur après le combat et en baissant le pouce la responsabilité de ces députés est immense qui allez-vous condamner la France quel français pourra se dire que grâce à la chute du gouvernement grâce à l'instabilité que cela provoquera son quotidien s'améliorera aucun aucun car la vérité c'est que l'adoption de cette motion de censure ne ferait que des perdants au premier rang d'entre eux les plus modestes les classes moyennes les travailleurs parce que quand la crise frappe quand l'instabilité s'installe quand le chaos re ce sont toujours ceux qui triment qui payent les peaux cassé mais cela cela le rassemblement national s'en moque malgré des années d'efforts pour tenter de faire croire aux Français que vous seriez responsable prêt à gouverner ce que nous confirme le moment que nous vivons c'est que fond tout cela n'était que du vent chasser le naturel il revient au chaos oui oui les députés le pénistes mentent ils mentent je l'ai dit quand ils font croire aux Français que c'est pour les défendre eux et défendre leur pouvoir d'achat qu'ils votent la motion de censure il n'en est rien les députés le pénistes mentent quand ils tentent de faire croire que le chaos qu'il SIME ça ne serait pas de leur faute au fond au fond je crois que vous le sentez je crois que vous le sentez déjà que pour vous faire du bien vous faites mal au pays et mal au français je crois je crois que vous êtes déjà en train de le sentir que les Français sont inquiets de cette censure annoncée vous le sentez qu'ils aspirent à la stabilité et à la sérénité vous le sentez déjà que vous faites une erreur devant l'histoire mais vous ne pouvez pas vous en empêcher c'est plus fort que vous c'est votre nature alors vous cherchez à rejeter sur d'autres la responsabilité que vous prenez seul de faire tomber le gouvernement de la France auriez-vous déjà la censure honteuse est-ce pour cela que matin midi et soir vous courrez les plateaux de télévision pour vous évertuer à faire croire que ça ne serait pas vous les responsables et que même si les quatre groupes du socle commun soutiennent le gouvernement qui n'a jamais été question pour aucun d'entre nous d'appuyer sur le bouton de la censure le coupable ce serait le socle commun pas un Français ne croit à ce mensonge pas un la politique c'est prendre des décisions et surtout je crois c'est les assumer alors mesdames et messieurs les députés le pénistes assumez votre votre décision assumez le désordre assumez l'alliance avec LFI assumez l'instabilité assumez l'affaiblissement de la France assumez votre irresponsable [Applaudissements] Madame Le Pen je vous ai écouté attentivement dans une tentative désespéré de vous exonérer de vos responsabilités vous avez essayé de dresser la liste des engagements que nous avions pris avant la dissolution ou pendant la campagne et qui ne sont pas tenus dans ce budget Madame Le Pen je vous confirme que oui oui nous avons dû faire des efforts oui nous avons dû faire des compromis pour aider le gouvernement et garantir abé pays oui nous avons accepté certains projets avec lesquels nous n'étions pas d'accord je vous le confirme précisément pour aider le Premier ministre et aider le pays à garder des institutions stables mais je vais vous dire Madame Le Pen ça ne m'étonne pas que ça vous choque vous êtes incapable du moindre compromis comment être ouvert au compromis quand on est fasciné par les régimes dictatoriaux comment être ouvert au compromis comment être ouvert au compromis comment être ouvert au compromis avec d'autres groupes que le sien quand on est incapable d'être d'accord avec soi-même sur l'Europe sur l'euro sur la retraite sur les binationaux sur l'économie de notre pays votre seule constante c'est l'irresponsabilité à tous les étages nous nous avons fait fait des compromis pour aider le gouvernement et nous l'assumons car les députés de mon groupe ils savent où ils habitent les députés de mon groupe ils ne font pas tomber un gouvernement à la première contrariété les députés de mon groupe ils ont su faire des compromis ils sont responsables ils sont respectueux ils ne précipiteront jamais notre pays dans l'inconnu chers collègues [Applaudissements] chers collègues ouvrons les yeux sur le monde dans lequel nous vivons la France a besoin de stabilité et le monde a besoin d'une France stable le proche orient semble s'embraser chaque jour un peu plus et la France n'aurait pas de gouvernement stable l'Ukraine accumule les difficultés et nous savons combien une victoire de la Russie déstabiliserait le monde l'Europe et la France jusqu'au quotidien de nos concitoyens et la France n'aurait pas de gouvernement stable aux États-Unis le retour de Donald Trump nous a tous conduit à dire une nouvelle fois qu'il faut sortir de la naïveté et renforcer plus que jamais l'Europe et la France n'aurait pas de gouvernement stable en Chine le pouvoir injecte des milliards de dollars dans l'économie pour relancer la croissance dans une politique économique agressive et la France n'aurait pas de gouvernement stable l'Union européenne négocie toujours l'accord sur le mercosour que nous sommes parvenus avec les gouvernements précédents à empêcher et la France n'aurait pas de gouvernement stable qu'irit vous dire à nos agriculteurs et aux Français si dans les prochains jours dans les prochaines semaine peu importe l'Union européenne signait le mercosour faute de gouvernement place en France à cause de vous pour continuer à le bloquer et à défendre nos intérêts tirez vous dire à nos pêcheurs qui attendent en ce moment la négociation des quôas de pêche à Bruxelles et qui ont un besoin vital oui vital que la France est un gouvernement pour défendre leurs intérêts le monde change le monde bouge tout devient tout à la fois plus menaçant mais aussi à certains égards plus enthousiasmant que jamais dans ce contexte l'Europe et la France veulent-elles s'effacer ou au contraire s'affirmer les bouvcements du monde modifient profondément la vie des familles et des travailleurs et notre classe politique elle voudrait garder ses vieilles habitudes et ses confrontations bien sûr bien sûr tout n'a pas été parfait mais là n'est plus l'essentiel car aujourd'hui nous avons un choix à faire car au moment de choisir le destin de notre pays dans quelques instants nous tous députés nous aurons le même choix à faire la même décision à prendre de quel côté de l'histoire voulons-nous être voulonsnous être du côté de ceux qui affaiblissent la France qui déstabilise les plus fragiles qui menacent nos entreprises où voulons-nous être du côté de ceux qui se retroussent les manches nous nous ne serons jamais du côté de ceux qui veulent affaiblir la France jamais nous ne serons jamais dans le camp du désordre des leupénistes et des mélanchonistes jamais car oui dans le camp du désordre il n'est pas seul le rassemblement national ce camp du désordre il le partage avec l'extrême gauche qui a déjà ses habitudes motion de censure après motion de censure outrance après outrance hurlement après hurlement l'alliance de la gauche emmenée par Jean-Luc Mélenchon ne poursuit qu'un seul projet tout piétiné tout gâché et tout taxé et puis il y a ceux je le crois profondément pour qui il est encore temps de se ressaisir je pense à ceux qui il y a 7 ans à peine gouvernaient encore la France ceux qui je le crois sincèrement compte dans leur rang des élus sincères convaincu que la laïcité n'est pas un gros mot que la compétitivité est nécessaire et que la stabilité est indispensable ce qui depuis le Congrès d'pinet unissent la gauche autour de leur valeurs et ne se soumettez pas au contraire comme aujourd'hui à celle de l'extrême gauche à cela à cela nous le disons on peut s'ooser caché on peut s'opposer sans censurer c'est à cela que nous disons affranchissez-vous affranchissez-vous nous nous préférons voir nous préférons [Applaudissements] voir nous nous nous préférons voir le courage de ces quelques députés de gauche de ces députés indépendants qui ont refusé de signer et d'apporter leur voix à la motion de censure signée par Jean-Luc Mélenchon nous préférons toujours voir la responsabilité des voix au sein de la gauche et des députés indépendants certes encore trop rare mais qui existe qui se sont élevés pour dénoncer la politique du pire nous préférons porter l'espoir qu'un jour et le plus tôt sera le mieux la gauche républicaine la gauche de gouvernement celle qui a eu l'honneur de donner par deux fois un président à la France que cette gauche aisiss et se mett avec nous autour de la table enfin pour agir vraiment pour les Français chers collègues chers collègues socialistes chers collègues socialistes au début de cette séance Monsieur Mélenchon était dans les tribunes pour assister à nos débats il a écouté il a écouté religieusement l'orateur de la France insoumise éc religieusement Madame Le Pen il s'est levé et est parti au moment où Boris Vallo a pris la parole il la respecte plus que vous qu'est-ce que vous faites encore avec eux voilà Mesdames et Messieurs l'heure l'heure est venue de dire quel avenir nous voulons pour notre pays l'heure est ven de mettre de allez s'il vous plaît s'il vous plaît un peu de sence un peu de calme l'heure est venue de mettre de côté ce qui nous divise l'heure est venue pour l'ensemble des députés de notre pays de se hisser à la hauteur du moment et à la hauteur de leur responsabilité l'heure est venue de dire si nous préférons que les années qui viennent se confondent avec les crises les censures les divisions ou si nous voulons au contraire que les années qui viennent soient des années de stabilité de réconciliation et de sérénité j'en appelle à toutes les bonnes volontés d'où qu'elles viennent pour qu'elles s'unissent enfin non pour effacer nos différences mais pour défendre ce que nous avons de plus cher la France notre pays et les Français j'en appelle à tous ceux qui aiment la France ceux qui l'aiment vraiment à ceux qui sont convaincus qu'être français ce n'est jamais renoncé jamais capitulé mais qu français c'est toujours croire dans cet esprit tricolore qui mê l'audace et le génie cont et la Concorde le goût de l'avenir et l'amour du passé je le dis je le dis mesdames et messieurs les députés il n'est pas trop tard il n'est pas trop tard pour le sursaut il n'est pas trop tard pour montrer qu'un autre chemin est possible il n'est pas trop tard pour démontrer aux Français que nous avons entendu leur besoin de stabilité leur quête de sérénité le à la sobriété alors je vous le dis avec force au nom des députés de mon groupe au nom des millions de Français qui ne disent rien mais qui n'en pensent pas moins nvrez pas contre les intérêts de notre pays n'affaiblissez pas la France ne censurez pas ce gouvernement merci beaucoup merci [Musique] beaucoup la parole est à présent à Madame Stella Dupont pour une durée de 5 minutes merci prés madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre mesdames et messieurs les ministres chers collègues quand je suis entrée la première fois à l'Assemblée nationale j'ai senti le poids de la responsabilité sur mes épaules davantage encore aujourd'hui j'ai eu l'occasion de dire à plusieurs reprises que je ne soutiens pas ce gouvernement mais que je n'en souhaite pas pour autant l'échec lors des débats budgétaire en tant que membre du parti en commun qui place les enjeux écologiques sociaux et démocratiques au cœur de son action ainsi qu'en tant que député du collectif social-démocrate j'ai été et nous avons été constructif nous avons été force de propositions pour favoriser des compromis nous avons proposé une répartition plus équitable de l'effort nécessaire pour améliorer les finances publiques sans tomber dans le matraquage fiscal parallèlement nous avons proposé des économies et des allèigements de la charge pesant sur tous les Français notamment en réduisant les taxes sur l'électricité en revalorisant dès le 1er janvier les retraites à l'exception des plus élevés ou en révisant à la baisse l'effort demandé aux collectivités j'ai regretté que le gouvernement ne tienne pas suffisamment en compte du contexte spécifique de l'Assemblée nationale dans sa méthode de travail malgré la réelle difficulté j'en conviens on a plutôt constater ici un contournement de l'Assemblée au profit du Sénat j'ai entendu toutes les sensibilité parler de manque de négociation de plus monsieur le Premier ministre vous avez explicitement fait des concessions budgétaires au rassemblement national alors même que d'autres députés du Front républicain avait également formulé ses demandes c'est un choix que je ne peux partager chers collègues notre assemblée porte une responsabilité majeure dans la situation actuelle notre régime parlementaire en est fragilisé nous n'avons pas été à la hauteur de l'exigence du moment des comptes publicqus dans le rouge écarlate une économie au ralenti le secteur du logement à l'arrêt des agriculteurs qui n'en peuvent plus d'attendre beaucoup de Français dans la précarité certains rencontrent des difficultés à se soigner des collectivités dans l'expectative alors que la situation internationale nécessite pourtant d'être solide en France en Europe dans le monde nous n'avons pas été à la hauteur enchaîner l'examen de milliers d'amendements dans l'hémicycle ne permet pas de consacrer dans ne permet pas de consacrer le temps nécessaire aux décisions majeures pour notre pays on s'est dispersé alors qu'il faut nous concentrer changeons de méthode repr prenons la main travaillons mieux ensemble en dehors de l'hémicycle pour ne nous arrêter ici que sur les arbitrages majeurs après l'expression des différents groupes avant moi la censure du gouvernement semble acquise ce que je déplore ce vote va amener de l'incertitude à l'inquiétude déjà palpable dans nos circonscriptions tant sur le plan budgétaire que sur le plan politique économique écologique social en responsabilité je ne voterai pas la censure d'un gouvernement pour ces différentses raison mais aussi parce que nous n'avons pas de plan B et que jusque-l nous n'avons pas prouvé notre capacité à nous rassembler autour de priorités communes j'appelle dès maintenant à un rassemblement républicain déméré en dehors de l'extrême droite et de l'extrême gauche qui ne court qu'après un seul objectif provoquer des élections présidentielles anticip et fragiliser toujours plus nos institutions et notre République il est de notre responsabilité collective de mettre un terme à ce bazar auquel les Français ne comprennent plus rien les défis qui nous attendre sont urgents et nos concitoyens comptent sur nous je suis convaincu que nous avons la capacité à parvenir à des compromis sur plusieurs enjeux essentiels il me paraît clair qu'un gouvernement alternatif devra refléter pleinement le Front républicain exprimé par les électeurs lors des scrutins de juillet dernier car le prochain gouvernement tiendra ici ou tombera ici et au vu de la composition de notre assemblée la seule voie réaliste est une alliance de programme regroupant les députés attachés à notre République à gauche avec les socio-démocrates les socialistes les communistes les écologistes au centre bien sûr jusqu'à la droite sociale et républicaine nous sommes à un moment décisif les Forces républicaines de l'Assemblée nationale doivent parvenir à s'entendre sur ces quelques priorités communes sur unct de non censure sinon le pays s'enfoncera dans le blocage et l'instabilité depuis octobre j'appelle à cette alternative il est temps de dépasser les postures politiciennes c'est le pays qu'il nous faut servir pas les partis et je pense chers collègues que nous allons y arriver car il faut y arriver merci beaucoup ma chers collègues merci beaucoup la parole est à présent à Monsieur le Premier Ministre merci madame la Présidente mesdames et messieurs les députés merci d'abord à toutes celles et tous ceux qui [Musique] viennent de m'accueillir à cette tribune et je vous prie je le dis à chacune et chacun les députés qui viennent de se lever et je le dis aussi au nom des membres du gouvernement qui sont presque tous ici que je suis très touché par votre attitude et votre accueil nous sommes rendu les uns et les autres mesdames et messieurs les députés à un moment de vérité et un moment de responsabilité j'entendais tout à l'heure le Premier ministre Gabriel hatal que je remercie de sa confiance exprimer le vœux exprim le vœux de disiez-vous moins de bruit plus [Applaudissements] [Musique] d'action c'est compliqué ici hein en tout cas moins de bruit sans doute plus d'écoute et plus de respect le respect que j'ai moi-même exprimé en vous écoutant et depuis que je suis Premier ministre avec la même constance il y a 2 jours j'ai donc engagé la responsabilité de mon gouvern sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale j'ai pris mesdames et messieurs les députés cette décision après avoir fait preuve d'écoute de respect en effet de dialogue ce qui a conduit le gouvernement à améliorer quasiment chaque jour son texte et je reconnais qu'il n'était pas parfait que nous avons pas tout bien fait au départ améliorer ce texte sur plusieurs points importants comme les retraites les allègements de charges le remboursement des médicaments et sans parler d'autres points qui se trouvent je pense à la taxe sur l'électricité dans le projet de loi de finances qui vous soumis par ailleurs c'est d'ailleurs dans le même esprit de travail patient qui a été conduit le travail sur la loi de fin de gestion 2024 et qui a été adopté tout à l'heure par votre assemblée j'en remercie chacun des députés qui l'ont voté comme je remercie le Sénat mesdames et messieurs les députés cette méthode a me semble-t-il porter ses fruits après de très nombreuses heures de travail parlementaires le PLFSS a fait l'objet d'un accord entre députés et sénateurs en commission mixte paritaire ce qui est la première fois depuis 14 ans et je veux dire simplement à C la Dupont qui vienent s'exprimer que je remercie qu'il n'y a pas eu de contournement franchement de l'assemblée par le Sénat ou réciproquement nous avons travaillé avec les deux chambres et avec la même attention mesdames messieurs les députés ce texte a ainsi amélioré répond à l'urgence de réduire notre dette budgétaire en regardant en face en regardant en face la réalité de nos comptes publics 3228 milliards d'euros de dette 60 milliards ne m'obligez pas à revenir trop en arrière 60 60 milliards d'intérêts voilà ce que les Français que nous allons devoir payer chaque année 60 milliards d'intérêts c'estavantage que le budget de notre défense ou de notre enseignement supérieur et sans doute encore davantage demain si N nous faisions rien madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés voilà la réalité on peut dire tout ce qu'on veut c'est la réalité j'ai essayé de l'affronter l'ensemble du gouvernement que je remercie en vous prés entant des textes financiers difficiles c'est pas par plaisir que j'ai présenté quasiment que des mesures difficiles dans ce budget j'aurais préféré distribuer de l'argent même si nous ne l'avons pas pour faciliter les choses et les discussions cette réalité elle reste là écoutez-moi bien elle ne disparaîtra pas par l'enchantement d'une motion de censure écoutez-moi bien et souvenez-vous dans quelques temps cette réalité là elle se rappellera à tout gouvernement quel qu'il soit et Madame Le Pen elle se rappellera à tout gouvernement quel qu'il soit parce que il s'agit de notre souveraineté sans doute sans doute dois-je dire ici que quand je vois vos propositions aujourd'hui hier nous n'avons pas la même idée de la souveraineté ni du patriotisme j'ai entendu parler tout à l'heure d'austérité qui peut croire que le budget qui est présenté est un budget d'austérité alors que les dépenses de la sécurité sociale sont en augmentation de 2,7 %. j'entends ce qui voudrait faire plus ou différemment mais comment nous reprocher de prendre enfin des mesures pour alléger le fardeau financier qui pèse et qui va peser sur nos enfants sur le dos desquels nous tirons des CHCs en bois ou en blanc j'entends dire que c'est un budget par défaut mais comment ne pas voir que ce budget traduit au contraire des choix affirmés pour répondre autant que nous le pouvons aussi bien que nous le pouvons aux attentes des Français que vous représentez mesdames et messieurs les députés qui il s'agisse des Français de l'Hexagone des outrè ou des Français 3 millions d'entre eux qui vivent à l'étranger avec ce budget nous soutenons les agriculteurs à travers la réforme attendue du mode de calcul de leur retraite et des dispositifs d'exénération de cotisation sociale avec ce budget nous améliorons l'accès des patients à la santé par exemple en augmentant les effectifs en soins critiques en réanimation en néonatalie nous facilitons l'accès au soins palliatifs dont le renforcement est nécessaire indépendamment indépendamment du débats qui a été engagé sur la fin de vie avec ce budget nous faisons de la santé mentale une grande cause nationale pour 2025 et c'est une priorité qui devra durer au-delà évidemment de l'année 2025 nous améliorerons concrètement la prise en charge des femmes victimes de violence nous renforçons l'attractivité des métiers de l'hôpital en rémunérant mieux les professionnels notamment les internes et les médecins ainsi que les astreintes et en réformant le métier d'infirmier nous améliorons le financement de l'autonomie à travers un fond exceptionnel de 100 millions d'euros pour les éepades un soutien de 200 millions d'euros au département pour l'allocation personnalisée d'autonomie et la prestation de compensation du handicap et enfin nous nous donnons les moyens de mieux lutter contre la fraude notamment à travers la sécurisation de la carte vital et la simplification des échanges de données entre le assurance maladie et les complémentaires voilà quelques exemples madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés ce sont les avancées de ce projet de loi nous l'avions préparé en 15 jours et je redis une dernière fois sans doute que jamais un gouvernement depuis 1958 n'avait eu seulement 15 jours cette contrainte pour préparer un budget il n'était donc pas parfait je l'ai moi-même dit et il a été sérieusement amélioré par beaucoup de vos amendements souvent pris dans tous les groupes et le résultat qui a fait l'objet de cette accord en commission mixte paritaire permet de trouver un équilibre entre quatre éléments essentiels d'ailleurs que Laurent Marcangeli a souligné tout à l'heure l'amélioration de l'efficacité de notre système social le soutien à notre hôpital et au professionnel de santé pour un meilleur accès à la santé la protection des plus fragiles tout cela en veillant à préserver nos finances publiques pour avoir trouvé cet équilibre je veux redire sur ce texte mes remerciements sincères à votre présente commission Frédéric Valtou et à votre rapporteur Yannick deer et aussi je le redis parce que vous avez travaillé ensemble dans la haute assemblée au président Philippe Mouillet et à la rapporteur généraleabelle douan aussi à ces remerciements si vous me le permettez les membres de mon gouvernement qui ont travaillé avec vous sur ce texte en particulier Laurence Saint-Martin attendez parce que je vais en citer d'autres ministre qui le mérite et qui mérite vos applaudissements naturellement Nathalie de lâre la ministre des rel avec le Parlement jeunevève Dario sec la ministre de la Santé le ministre des Solidarités Paul Christophe et la ministre du Travail et de l'Emploi Astrid Panossian Bouvet voilà pour ne citer que ceux qui ont été mobilisés jour et nuit avec vous pour travailler sur ce compromis entre le Sénat et l'Assemblée dans un gouvernement qui a été de bout en bout solidaire ce texte qui représente à mes yeux et je le dis euh sans prétention je crois un bon compromis le meilleur compromis possible il est maintenant temps de le mettre en œuvre c'est ce qui m'a conduit à engager la responsabilité du gouvernement plusieurs partis d'opposition ont donc choisi de déposer des motions de censure sur lesquels vous êtes amenés à vous prononcer en toute connaissance de cause oui je le dis à nouveau à Gabriel Atal et je l'ai dit hier en répondant au président chassigne tout euh n'est pas parfait dans ce budget je connais pour beaucoup de raisons les difficultés qui assaillent notre pays euh les inquiétudes de beaucoup de territoires où des usines peuvent et vont fermer j'ai redit la solidarité active du gouvernement et de tous les efforts qui sont conduits pour accompagner les hommes et les femmes et les territoires je sais les inquiétudes sans parler de tout ce qui nous entoure Mesdames et Messieurs que je recommande de ne pas sous-estimer aussi bien la guerre en Ukraine que ce qui se passe au Proche Orient et ce qui peut se passer entre l'Amérique et la Chine ce dont je suis sûr mesdames et messieurs ce que j' dis avec gravité devant vous c'est que cette motion de censure au moment où vous vous apprêtez sans doute dans cette conjonction des contraires à approuver cette motion de censure rendra tout plus grave et plus difficile à ce dont je suis sûr le rvoquier que je remercie sincèrement de son appui et sa confiance nous invit invité à bien mesurer les conséquences de ce vote et c'est ce que je souhaite dire à mon tour si vous me le permettez j'entendais tout à l'heure le président Marc F citer un homme que j'ai toujours respecté depuis mon adolescence pierre mades France qui disait aussi Marc fen ne jamais sacrifier l'avenir au présent ne jamais sacrifier venir au présent je recommande aussi au moment de voter que vous ayez cette phrase et cette recommandation en tête en cas de C sur les avancées du PLFSS que je viens de rappeler seraiit abandonné nous savons tous ici que les conséquences de ce vote vont bien au-delà de ce qui est contenu dans ce PLFSS puisque l'action du gouvernement serait interrompu et je pense à tous les efforts que nous avons avec ténacité engagé t ce gouvernement depuis quelques de mois pour la sécurité pour stopper l'immigration irrégulière pour une écologie humaniste et concrète pour l'éducation pour encourager le bénévolat je pourrais citer chacun des ministres qui a été formidable de solidarité de détermination il ne m'en voudront pas de ne pas énumérer toutes les actions que nous avons engagé mais ce que je sais mesdames et messieurs après des mois de transition l'été beaucoup d'attentes c'est que l'État s'est remis en route l'État s'est remis en marche que les fonctionnaires ont été motivés déterminés dans l'action quotidienne sur des projets concrets que je vous avait indiqué ici même au moment de présenter le la politique générale et la déclaration de politique générale une censure de gouvernement en ce mois de décembre signifierait que le budget de la Nation ne pourrait vraisablement pas être adopté avant la fin de l'année quels que soi les lois d'urgence et cela aura de lour conséquence de trois ordres d'abord une perte de pouvoir d'achat pour les Français et nous avions fait le choix de protéger les Français qui travaillent en l'absence de ce budget le barê de l'impôt sur le revenu ne pourrait pas prendre en compte l'inflation en conséquence P dire que c'est faux vous verrez et vous l'expliquerez en conséquence près de 18 millions 18 millions de foyers verrai leur impôts augmenté tandis que 380000 foyers français supplémentaires seraient éligibles à l'impô sur le revenu ensuite des mesures très attendues ne trouveraient pas de financement nous avons fait le choix de donner des moyens pour la sécurité des Français je viens de le rappeler en l'absence de budget il n'y aurait pas de recrutement de nouveaux policiers ou de nouveaux militaires nous avons voulu apporter une réponse sérieuse aux préoccupations des agriculteurs après une crise très grave que vous avez affronté monsieur pris Atal avec Marc fenau l'année dernière tenir les engagements tous les engagements en ajouter d'autres par rapport aux maladies animales qui se sont multiplié au dérèglement climatique trop de pluie ou ou trop de sécheresse ici euh nous avons voulu apporter une réponse sérieuse au précau agriculteurs qui savent que je les respecte et qu'ils peuvent compter sur moi et sur la ministre de l'Agriculture la France en a besoin parce qu'ils ont aussi une activité vitale celle d'assurer l'alimentation et la souveraineté alimentaire en l'absence de budget des mesures attendues très attendues pour leur retraite et leur cotisation sociale ne seraiit pas financé et puisque j'évoque l'agriculture je veux redire à cette tribune et à la place où je me trouve encore mon opposition formelle au traité de commerce avec le mercosour nous avons fait du logement nous avons fait du logement une priorité pour réutiliser relancer un des rares vecteurs de croissance ce que nous pouvons utiliser dans l'immédiat et c'est un impératif pour l'ensemble des Français en l'absence de budget il n'y aurait pas d'élargissement du prêt à taux zéro sur tout le territoire pour relancer le secteur de logement enfin mesdames et messieurs les députés en l'absence de budget on créerait de l'incertitude et des risques pour les entreprises et les ménages cela se traduirait par une nouvelle augmentation des taux d'intérêt payé par la France et Monsieur chti vous pouvez dire le contraire vous verrez ce qui va se passer et qui sonent depuis les menaces de censure supérieures à ceux de la Grèce ce sont des décisions d'embauche ce sont des décisions d'embauche et d'investissement qui ne seraient pas prises des investissements qui ne seraient pas payé qui coûterait plus cher et c'est à la fin la compétitivité de notre pays pour lequel beaucoup a été fait depuis 7 ans qui en souffrirait voilà madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés le 1er octobre dernier il y a tout juste 9 semaines 9 semaines je me tiens devant vous pour vous dire que les Français ne nous pardonneraient pas l'immobilisme que notre République est fragile que l'Europe l'Union des Européens est nécessaire et que nos citoyens nos compatriotes nous demandent de dépasser nos divisions pour agir dans l'intérêt supérieur du pays comme d'ailleurs je le recite Marc fen l'a rappelé avec toutes les difficultés que cette tâche implique depuis j'ai été et je suis fier d'agir pour construire plutôt que pour détruire et d'avoir été pendant cette période à l'écoute de tous ceux qui m'ont dit être de bonne volonté pour le bien du pays mesdames et messieurs les députés je ne me résous pas à l'idée que la déstabilisation institutionnelle puisse être l'objectif qui rassemblerait ici une majorité des députés au moment où notre pays traverse une crise profonde morale économique financière et civique je sais pouvoir compter sur les membres des groupes du socle parlementaire et chacun de ces présidents s exprimé qui ont accompagné l'action et qui accompagnent l'action du gouvernement depuis 3 mois sur d'autres députés aussi indépendant non inscrit et le groupe lotte comme Charles de Courson l'a rappelé je 'adresse aussi au groupes d'opposition que j'ai toujours respecté dans des plais à certains qui l'ont dit le contraire tout à l'heure dont je respecte les membres et dont je respecte les électeurs chacun de vos électeurs je puis le répéter cette occasion pour peut-être la dernière aussi madame la Présidente c'est votre choix d'ailleurs pour vous remercier madame la Présidente de votre attention et de la qualité de notre dialogue tout au long de ces 2 mois ou 3 mois ainsi que l'ensemble des services de l'Assemblée nationale et au moment au moment de laisser la place à ce vote grave et important donc j'espère que chacun mesure bien la porter j'ai en mémoire perz-moi cette citation des mots de saintexupéri qui écrivait chacun est responsable de tous chacun est seul responsable chacun est seul responsable de tous en tant qu'élu de la nation chacune et chacun d'entre vous devra faire un choix en conscience celui de voter ou de ne pas voter cette motion de censure et de renverser ou de ne pas renverser le gouvernement etvec toutes les conséquences que j'ai tenté de décrire cette décision mesdames et messieurs sera la somme de vos choix individuels des choix individuels mais qui engagent une responsabilité collective devant la nation car c'est l'avenir des Français que vous tenez entre vos mains ne nous trompons pas d'enjeux ce qui se décide dans cette fin d'après-midi dans cet hémicycle ce n'est certainement pas l'issue d'un bras de fer entre l'une ou l'autre des formations politiques et le Premier ministre ce n'est pas non plus le sort du Premier ministre je n'ai pas peur rassurez-vous monsieur sensu j'ai pas peur j'ai rarement eu peur dans mon engagement politique ce qui est en jeu c'est notre capacité collective à faire des pas les uns vers les autres à dépasser les tensions et les clivages qui font tant de mal à notre pays à avoir comme seu boussole intérêt général ce qui devrait nous rassembler c'est la politique au sens où je l'entends qui consiste à créer du progrès collectif parfois de petits progrès parfois de grands progrès pour les Français et la stabilité dont les citoyens les entreprises les acteurs sociaux et économiques ont tant besoin et ont tant envie et vous auriez tort monsieur siti de les oublier de mon côté et si vous décidé je resterai pleinement mobilisé et prêt à travailler avec toutes les volontés constructives de cette assemblée pour donner un budget à notre pays et pour certainement utiliser les 6 mois disons les 6 mois qui sont devant nous euh pour créer un nouvel élan pour la France créer du progrès améliorer la vie des Français monsieur le Président cocrel tout à l'heure vous avez choisi d'évoquer un homme que votre parti a toujours combattu euh la grande figure de Georges Pompidou qui a cité Laurent vquier aussi euh il est tombé en effet comme Premier ministre en 1962 sous le coup d'une censure j'ai le souvenir d'un conseil que cet homme d'État que j'ai toujours admiré en ce qui me concerne recommandé dans son livre de neordien George pompidau écrivait qu'il fallait en toutes circonstan rechercher à préserver la morale de l'action la morale collective où est où est monsieur le Président Vallot la morale où est l'action lorsque arrivant à l'hôtel Matignon il y a moins de 3 mois au lendemain de ma nomination je vous ai appelé et que vous m'avez dit qu'en toute circonstances et avant même que j'ouvre la bouche avant même que je présente le programme du gouvernement avant même que je forme le gouvernement vous me disiez nous allons voter la censure madame la présidente madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés nous voilà rendu vous voilà rendu à ce moment de vérité vous me permettrez enfin pour terminer de vous dire plus personnellement à cet instant que je ressens comme un honneur d'être d'avoir été depuis 3 mois et d'être encore le Premier ministre des Français de tous les Français et au moment où cette mission se terminera peut-être bientôt je veux vous dire que cela restera pour moi un honneur d'avoir servi avec dignité la France et les Français merci beaucoup monsieur le Premier ministre alors [Applaudissements] la alors s'il vous plaît la discussion comm close je vais maintenant mettre au voix la motion de censure déposée par Madame pano monsieur Valot madame Chatelin monsieur chassigne et 181 membres de l'Assemblée le scrutin est annoncé dans l'enceinte de l'Assemblée nationale je rappelle que seul les députés favorables à la motion de censure participent au scrutin et que le vote se déroule dans les salles voisines de l'hémicycle le scrutin va donc être ouvert pour une durée de 45 minutes il sera donc clos à 20h1 20 20h20 la séance est suspendue mes chers collègues la séance est reprise voici le résultat du scrutin majorité requise pour l'adoption de la motion de censure 288 pour l'adoption 331 la majorité requise éant atteinte la première motion de censure est adoptée il n'y a pas lieu de mettre au voie la seconde motion les conclusions de la commission mixte paritaire sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 sont donc considérés comme rejetés en raison de l'adoption de la motion de censure et conformément à l'article 50 de la Constitution le Premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement les travaux de l'Assemblée nationale sont ajourné la séance est levée