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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 16 mars 2026 12 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

Jean-Philippe Tanguy note une "vraie dynamique" du Rassemblement national au premier tour

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 65 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:32OuverteRéponse directe

    Quel bilan tirez-vous du premier tour pour le RN ?

  • 1:23RelanceRéponse partielle

    Ne craignez-vous pas un front anti-RN entre les deux tours ?

  • 2:34OuverteRéponse directe

    Vous obtenez des villes moyennes, mais est-ce que ce n'est pas gagné à Toulon ?

  • 3:42OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que la "droite sincère" selon vous ?

  • 5:05OuverteÉludée

    Comment qualifiez la performance de votre candidat à Paris (1,6%) ?

  • 6:03OuverteRéponse partielle

    Que feront les électeurs RN à Paris au second tour ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Invité politiqueChiffre
    « C'est 23 maires qui ont été élus finalement ce matin au premier tour pour le Rassemblement National. »
  • 1:15Invité politiqueFait
    « dans la Somme, où il y a presque 800 communes, où il n'y avait qu'une seule liste au premier tour, je ne vous cache pas qu'il y avait évidemment beaucoup d'adhérents Rassemblements Nationaux. »
  • 1:46Invité politiqueFait
    « On voit bien que l'excès des mots de M. Bompard vise à cacher ses propres problèmes. »
  • 1:59Invité politiqueFait
    « parce que les communistes et les écologistes n'ont rien à envier sur le programme aux Insoumis. »
  • 2:14Invité politiqueFait
    « la qualité de nos têtes de liste sur le territoire permet au contraire de montrer que cette histoire d'antifasciste est complètement grotesque. »
  • 2:25Invité politiqueFait
    « M. Apathy, qui est un adversaire historique, enfin en tout cas un journaliste opposant au Rassemblement National, a déclaré hier dans les médias que c'était complètement grotesque de dire qu'il fallait un front antifasciste contre le Rassemblement National. »
  • 3:26Invité politiqueFait
    « hier M. Sarkozy à Menton a raconté absolument n'importe quoi, c'est-à-dire que pendant des semaines, Louis Sarkozy disait, oui, cette vieille droite ringarde qui crie au fascisme surtout et n'importe quoi, hier il a fait pareil. »
  • 3:52Invité politiqueFait
    « C'est tout simple, c'est la droite qui ne s'est pas compromise avec le macronisme, voire la gauche pour continuer. »
  • 4:02Invité politiqueFait
    « À Reims par exemple, à Reims nous sommes deuxième et il y a une liste d'hiver droite qui fait un bon score, donc ça c'est la droite sincère, c'est une droite d'opposition. »
  • 4:28Invité politiqueFait
    « Bon, elle en était quand même à faire barrage au RN au nom du maréchal Pétain. »
  • 5:15Invité politiqueFait
    « Madame Cnafot a fait un mensonge auprès des électeurs leur disant qu'il fallait diviser les patriotes pour faire gagner la droite à Paris. »
  • 5:35Invité politiqueFait
    « Est-ce que Madame Cnafot a dit qu'il ne faut pas voter pour M. Mariani, il faut voter pour moi et comme ça la droite va gagner ? »
  • 5:58Invité politiqueFait
    « C'est toujours la même stratégie avec Reconquête : c'est l'union des droites et à la fin, c'est la victoire du PS. »
  • 7:43Invité politiqueFait
    « Moi, on pense évidemment le plus grand mal de M. Doucet, mais les électeurs ne suivent pas les consignes. »
  • 8:51Invité politiqueFait
    « Je pense à Roubaix, notre candidate Céline Saïa fait une campagne très courageuse, très difficile, et on voit bien que c'est la faillite du centre. »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy65 %
  • Présentateur17 %
  • Présentateur 217 %

4,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

La grande matinale et le grand entretien XXL se poursuit avec l'autre constat de ce premier tour des municipales. C'est l'enracinement du Rassemblement National. 17 villes gagnées dès le premier tour. Un balotage favorable à Toulon, à Nice. Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter, député RN de la Somme. N'hésitez pas, je vous le rappelle, chers auditeurs, à nous poser vos questions. 01 45 24 7000 et sur l'application Radio France. Jean-Philippe Tanguy, tout simplement, d'abord, quel bilan est-ce que vous tirez de ce premier tour pour votre formation pour le Rassemblement National ?

0:40
Jean-Philippe Tanguy

Effectivement, un très fort enracinement. C'est 23 maires qui ont été élus finalement ce matin au premier tour pour le Rassemblement National. Et une forte présence au deuxième tour sur la quasi-totalité du territoire. C'est aussi un changement puisque le Rassemblement National pouvait être fort dans certains secteurs de la France et un peu absent d'autres. Aujourd'hui, on est présent quasiment partout et présent dans des futures oppositions, des futures victoires pour le deuxième tour. Et puis, c'est quand même aussi, je vous le dis, un fort enracinement dans la ruralité. C'est plus difficile à lire, évidemment.

Mais il ne faut pas oublier que dans beaucoup de communes rurales, par exemple dans la Somme, où il y a presque 800 communes, où il n'y avait qu'une seule liste au premier tour, je ne vous cache pas qu'il y avait évidemment beaucoup d'adhérents Rassemblements Nationaux.

1:23
Présentateur

Sauf que vous voyez, Jean-Philippe Tanguy, la mécanique qui est en train de se mettre en œuvre. Il y a quelques instants, à votre place, Manuel Bompard continuait d'évoquer ce qu'il appelle un front antifasciste. Est-ce que vous ne craignez pas que, comme au moment des législatives en 2024, entre les deux tours, une mécanique se mette en place, un front anti-Rassemblement National se mette en place et vous empêche de confirmer ce qui apparaît effectivement comme des bons résultats de premier tour ?

1:46
Jean-Philippe Tanguy

On voit bien que l'excès des mots de M. Bompard vise à cacher ses propres problèmes. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, c'est elle et fille qui est rejetée par une majorité de Français, une majorité de la gauche aussi, pour des raisons très hypocrites, parce que les communistes et les écologistes n'ont rien à envier sur le programme aux Insoumis. Donc tout ça est très hypocrite et c'est parce que les socialistes et leurs alliés veulent sauver des postes. Ce n'est pas du tout pour sauver je ne sais quelle valeur républicaine, ils n'en ont rien à faire quand il faut sauver leur propre siège à d'autres élections.

Donc non, je ne suis pas très inquiet parce que la qualité de nos têtes de liste sur le territoire permet au contraire de montrer que cette histoire d'antifasciste est complètement grotesque. J'ai même vu que M. Apathy, qui est un adversaire historique, enfin en tout cas un journaliste opposant au Rassemblement National, a déclaré hier dans les médias que c'était complètement grotesque de dire qu'il fallait un front antifasciste contre le Rassemblement National.

2:34
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, vous faites de bons résultats, vous gardez des villes que vous aviez déjà, vous en obtenez de nouvelles, plutôt des petites villes ou des villes moyennes. Vous comptiez beaucoup sur Toulon où votre candidate Laure Lavalette est en balottage favorable, plus de 12 points devant la mer sortante. Mais si on additionne le score de ses deux adversaires, ce n'est pas gagné pour elle.

2:57
Jean-Philippe Tanguy

Ah mais de toute façon, c'est jamais gagné une élection, mais en tout cas il y a une vraie dynamique. Bon, hier on gagne quand même en alliance Nice, enfin en tout cas il y a aussi une très bonne position à Nice.

3:06
Présentateur

Oui, ce n'est pas gagné encore.

3:06
Jean-Philippe Tanguy

Non, ce n'est pas gagné, mais je vous dis qu'il y a 12 points d'avance, donc il y aura plus que quelques villes moyennes. Mais il y a une vraie dynamique, il y a un vrai débat. Est-ce qu'aussi cette droite, parce que là en l'occurrence c'est M. Estrosi et la droite centriste à Toulon, va retourner à ces vieux démons d'en appeler au soutien de la gauche et tout trahir pour essayer de sauver leur poste, c'est intéressant. Vous voyez, hier M. Sarkozy à Menton a raconté absolument n'importe quoi, c'est-à-dire que pendant des semaines, Louis Sarkozy disait, oui, cette vieille droite ringarde qui crie au fascisme surtout et n'importe quoi, hier il a fait pareil.

Donc finalement, Louis Sarkozy finit comme l'UDF ou les macronistes, c'est un peu pathétique.

3:42
Présentateur

Vous citez la droite, Jordan Bardella, le président du Rassemblement National, hier soir dans son discours a tendu la main à ce qu'il appelle la droite sincère. C'est quoi la droite sincère Jean-Philippe ?

3:52
Jean-Philippe Tanguy

C'est tout simple, c'est la droite qui ne s'est pas compromise avec le macronisme, voire la gauche pour continuer.

3:57
Présentateur

Donc c'est qui par exemple ?

3:58
Jean-Philippe Tanguy

Ce n'est pas forcément des endroits très connus. Non mais parce qu'à Reims par exemple, à Reims nous sommes deuxième et il y a une liste d'hiver droite qui fait un bon score, donc ça c'est la droite sincère, c'est une droite d'opposition. À Marseille par exemple, est-ce que Martine Vassal, c'est la droite sincère ? Comment ? Est-ce qu'à Martine Vassal, à Marseille, c'est la droite sincère ? Eh bien on va voir quel choix est fait. Est-ce qu'elle choisit de sauver le macronisme à 12% à Marseille ? Ou est-ce qu'elle choisit l'intérêt des Marseillais ? Avec Franck Alizio, qu'elle connaît bien parce que Franck Alizio vient du RPR, donc Madame Vassal, si vous voulez.

Bon, elle en était quand même à faire barrage au RN au nom du maréchal Pétain. Mais donc vous lui tendez la main ce matin à Martine Vassal ? Oh bah de toute façon c'est fait, je crois que Franck Alizio lui a tendu la main pendant toute la campagne. Je vous dis que c'est au nom de ce refus de la main, d'accepter le travail avec Franck Alizio que Martine Vassal a fait son dérapage sur la devise de Pétain. Excusez-moi, je suis un peu fatigué, on s'est couché tous très tard. Travail, famille, patrie. Oui, mais j'ai pas envie de la prononcer moi.

5:00
Présentateur

Je n'ai pas particulièrement non plus. Non, je le sais mais vous êtes journaliste, moi je suis politique. On ne peut pas ne pas parler de Paris, évidemment, où votre candidat Thierry Mariani a fait 1,6%. Comment vous qualifiez sa performance ?

5:15
Jean-Philippe Tanguy

C'est-à-dire que Madame Cnafot a fait un mensonge auprès des électeurs leur disant qu'il fallait diviser les patriotes pour faire gagner la droite à Paris. Elle a divisé les patriotes et elle va faire perdre la droite à Paris. Donc c'est de la faute des autres. C'est de la faute, c'est de la faute d'Hidalgo. Donc c'est de la faute des autres. Non mais je n'ai pas dit que... Thierry Mariani a fait une campagne formidable. Non mais écoutez, monsieur Duhamel, je n'ai pas dit ça. Mais je reprends ce qui a été dit comme argument. Est-ce que Madame Cnafot a dit qu'il ne faut pas voter pour M. Mariani, il faut voter pour moi et comme ça la droite va gagner ? Oui ou non, elle l'a dit.

Une fois qu'elle a menti aux électeurs, maintenant, elle va faire perdre Madame Dati. Voilà, donc elle a menti. Nous, on n'a jamais menti. On a dit qu'il faut des électeurs, il faut une représentation patriote à Paris. Mais elle avait fait pareil à la présidentielle en faisant avec M. Zemmour, en voulant faire élire M. Mélenchon deuxième tour, faisait passer M. Mélenchon deuxième tour. C'est toujours la même stratégie avec Reconquête. C'est l'union des droites et à la fin, c'est la victoire du PS.

6:00
Présentateur

Ça finit donc à 1,6% pour votre candidat. Un électeur du RN, il fait quoi au second tour à Paris ? Je rappelle qu'on a appris tout à l'heure que Sarah Cnafot était donc en mesure de se maintenir au second tour. Il fait quoi l'électeur RN à Paris ?

6:13
Jean-Philippe Tanguy

Il fera bien ce qu'il veut, mais je pense qu'il fera barrage à la gauche vu que la gauche à Paris est une gauche irresponsable, multipliant les impôts, l'enfer pour les entreprises.

6:23
Présentateur

C'est quoi faire barrage à la gauche en l'occurrence ? C'est voter Rachida Dati ?

6:26
Jean-Philippe Tanguy

Je pense que nos électeurs feront bien ce qu'ils veulent. Vous savez, nous on est pour la liberté des électeurs, mais je pense qu'ils en tireront les conséquences. Quand on vit à Paris, c'est même pire que les socialistes, puisque c'est les communistes et les verts qui font la loi. Mais vous, vous seriez électeur à Paris, vous voteriez pour qui au second tour ? Moi, j'ai toujours fait barrage à la gauche à Paris.

6:47
Présentateur

Donc, Sarah Knafo ou Rachida Dati ? Comment ? Vous voteriez Sarah Knafo ou Rachida Dati ?

6:52
Jean-Philippe Tanguy

Ça ne sert à rien de voter pour Sarah Knafo.

6:54
Présentateur

Je crois que c'est clair.

6:54
Jean-Philippe Tanguy

Donc voilà, c'est assez clair.

6:57
Présentateur

Alors, Lyon, autre ville symbolique. Votre candidat n'est pas en mesure de se qualifier au second tour. Qui opposera ce second tour le maire écologiste sortant Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas ? Alors que la candidate insoumise a proposé une fusion au maire sortant. Qu'est-ce qu'il fait ? Là encore, même cas de figure, les électeurs RN à Lyon, il fait barrage à la gauche en votant pour Jean-Michel Aulas ?

7:21
Jean-Philippe Tanguy

Mais ils sont libres, nos électeurs sont libres. M. Dupalais, hier, qui a fait un bon score pour Lyon, a bien redit la liberté de nos électeurs. Ça, c'est un peu facile, Jean-Claude Toguit, quand on est au lendemain du premier tour dans une grande ville comme Lyon. Non, ce n'est pas facile, M. Duhamel, non. On est pour la liberté de nos électeurs, on l'a toujours été. Ça a toujours été notre position.

7:38
Présentateur

Donc, ça veut dire que Grégory Doucet ou Jean-Michel Aulas, c'est la même chose à Lyon ?

7:41
Jean-Philippe Tanguy

Non, ce n'est pas que c'est la même chose. Moi, on pense évidemment le plus grand mal de M. Doucet, mais les électeurs ne suivent pas les consignes. Et d'ailleurs, ils ont raison de ne pas le faire. Donc, nous, on le dit pour toutes les élections, en démocratie, les gens sont adultes, ils n'ont pas besoin d'une nounou, ils savent très bien quoi faire s'ils ont envie de faire barrage à la gauche.

7:56
Présentateur

Si on prend un peu de recul sur ces résultats de premier tour, Jean-Philippe Tanguy, et on en parlait tout à l'heure avec non seulement François Hollande, mais aussi Manuel Bompard, ce qui apparaît malgré tout, c'est une percée de la France insoumise dans un certain nombre de communes. Comment est-ce que vous analysez ces scores de LFI, alors que vous avez fait partie, vous, au Rassemblement national, de ceux qui ont mené une campagne très dure, contre Jean-Luc Mélenchon, et contre les arguments insoumis utilisés pendant cette campagne de premier tour ? C'est très simple, on utilise des arguments durs,

8:27
Jean-Philippe Tanguy

non pas parce que les insoumis sont inefficaces, mais parce qu'ils sont, on estime, dangereux pour la France. Donc, nous, si on pensait que la stratégie de M. Mélenchon ne faisait pas de voix, on ne la combattrait pas de manière aussi centrale.

8:38
Présentateur

Est-ce que c'est une surprise pour vous de voir ce score ?

8:41
Jean-Philippe Tanguy

Non, ce n'est pas du tout une surprise, déjà, si on prend l'échelle de la France, il ne faut pas non plus exagérer, c'est quand même très limité à certains territoires ou à certaines villes, mais dans ces villes, effectivement, ça peut être impressionnant, voire inquiétant. Je pense à Roubaix, notre candidate Céline Saïa fait une campagne très courageuse, très difficile, et on voit bien que c'est la faillite du centre, c'est la faillite du centre ou du centre droit qui, malgré des fortes compromissions avec le clientélisme à Roubaix, est dépassée par des forces qui sont dangereuses pour la République.

Donc, vous voyez comme quoi, faire des compromissions et faire du clientélisme électoral à Roubaix ou ailleurs, ça amène à la victoire de l'original, à savoir les Insoumis.

9:13
Présentateur

Vous êtes aussi l'acteur de cette polarisation avec ce cordon sanitaire que vous avez repris à votre compte pour bloquer la France Insoumise. Vous faites partie de cette stratégie ?

9:23
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais nous, on assume totalement que ce sont des gens dangereux pour nos territoires, par la politique qui revendique, par un certain nombre de slogans qui revendiquent, par des jeux de mots et un humour scandaleux.

9:33
Présentateur

Oui, mais vous semblez déplorer la faillite du centre. C'est vous qui polarisez les débats ?

9:38
Jean-Philippe Tanguy

Ce n'est pas que je la déplore, c'est que vous et la France Insoumise ? On l'avait analysé, on l'avait anticipé. À Roubaix, on connaît bien, avec Sébastien Chenu dans le Nord, on l'avait dénoncé au régional, où le régime sortant avait des politiques clientélistes avec un certain nombre d'associations qui ne méritent pas le terme d'association, qui sont dans le communautarisme le plus anti-républicain. Mais à la fin, c'est toujours l'original qui gagne, malheureusement, y compris dans le pire. Voilà, donc nous, on est très inquiets pour un certain nombre de territoires qui sont des territoires perdus pour la République, ce qui avait été théorisé par Marine Le Pen depuis très longtemps.

Et c'est grave, et ça a passé aussi à Marseille, parce que je trouve que ce qui s'est passé à Marseille, c'est-à-dire des bureaux de vote qui ouvrent à 8h30 au lieu de 8h, où il manque des bulletins, et tout le monde trouve ça parfaitement normal, et personne ne dit rien, alors que c'est le maire sortant qui est responsable.

10:23
Présentateur

Je crois, Jean-Philippe Tanguy, que là, s'il y a des plaintes, il y en a, elles sont examinées.

10:29
Jean-Philippe Tanguy

Elles sont examinées depuis très longtemps à Marseille, et ça donne toujours lieu à rien du tout. Donc hier soir, hier matin, il y a des bureaux de vote qui n'ont pas été ouverts à l'heure par la municipalité de M. Payan, et il s'appelle, à soi-disant, Républicain. Donc avec des Républicains, pareil, on n'a pas besoin d'un soumis à Marseille.

10:42
Présentateur

Juste sur la ville de Roubaix que vous évoquiez il y a un instant, vous avez effectivement une candidate qui est aux alentours de 12%, qui est donc en capacité de se maintenir. Là encore, si on a bien entendu pendant la campagne Jordan Bardella qu'il souhaite faire barrage à l'extrême-gauche, est-ce que ça veut dire que à Roubaix, face à David Guiraud, qui lui est en tête avec 47% des voix, est-ce que ça veut dire qu'il faut que le candidat, la candidate du Rassemblement National se désiste pour faire barrage ?

11:10
Jean-Philippe Tanguy

Absolument pas. Se désister, c'est une insulte aux électeurs. Pardon, Mme Saïa, pendant toute la campagne, a appelé au Rassemblement des bonnes volontés. Je constate que les autres ne veulent pas, parce qu'en fait, ils ne veulent pas faire opposition aux insoumis, ils s'en fichent, ils veulent sauver leur siège. Mais il est hors de question de se désister, parce que c'est méprisé à la démocratie. Et vous le savez, M. Duhamel, on l'a dit aux élections législatives. On a dit que quand nos adversaires se désistaient pour faire battre le Rassemblement National, c'était le mépris des électeurs. Donc on ne va pas changer d'avis. On ne change pas d'avis.

Par contre, on est évidemment disponible pour le Rassemblement, pour faire barrage aux insoumis quand ils peuvent gagner. Mais j'ai l'impression que nos adversaires ne veulent pas tendre la main. Ils veulent seulement, comment dire, sauver leur siège. Mais c'est parce qu'ils ne sont pas sincères dans leur combat. Moi, je le vois à Amiens, où M. Djanlis, hier, a proposé le Rassemblement de toutes les listes avec Damien Toumi à Amiens. Puis finalement, dans la soirée, il a changé d'avis et il demande que tout le monde se désiste pour sauver son siège. Donc tous ces gens sont un peu pathétiques.

12:02
Présentateur

Merci, Jean-Philippe Tanguy. Merci à vous.

12:04
Jean-Philippe Tanguy

Bonne journée. Au micro de France Inter.