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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 13 octobre 2025 26 min

Laurence Rossignol : « Contourner le vote du budget par ordonnance serait pire qu’un 49.3 »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

D'abord, on accueille Laurence Rossignol. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes sénatrice socialiste du Val de Marne. Alors, c'est la tradition. On commence cette émission avec trois de la presse quotidienne régionale. 31 qui sont consacré à la nomination du gouvernement le Cornu 2, la une de la montagne.

Le Cornueu 2. Combien de temps pose se demande le journal Auvernia. Ensuite, la une du journal La Marseillaise, un gouvernement sans légitimité ni soutien.

Et puis la une du Dauphiné libéré, le plus dur recommence pour Sébastien Lecornu. Quelle une vous choisissez Laurence Rossignol ? Euh les trois disent à peu près le tout ça.

Peut-être que euh dire un mot avant parce qu'on le refera pas dans l'émission que ce qui va marquer cette journée, c'est avant tout le retour des otages bien sûr et le la joie ou la tristesse ou les familles ont déjà été remis à la Croix Rouge à l'instant. Mais ça va être voilà cette journée sera quand même marquée par ça et c'est une journée d'émotion. Il faut pas qu'on qu'on laisse l'émotion être écrasé par la vie politique française.

Voilà ce que je voulais dire pour commencer. Maintenant je vais répondre à vos questions. Ces trois unes disent l'abs la perplexité voilà la perplexité de vos confrères et consœurs dans la presse locale et sur ce gouvernement dont personne ne voit bien exactement quel est le cap.

Euh ce qui va faire, voilà, Emmanuel Macron a une fois de plus euh refusé de nommer un premier ministre de gauche. Pourquoi nous proposons premier ministre de gauche ? Parce que il a tout essayé depuis 2024.

Euh un LR modem euh macroniste, rien n'a marché depuis 2024, aucune équation de s'installer. Donc la seule qui n'est pas essayé, c'était un premier ministre de gauche avec un certain nombre de propositions qu'on va avec. Là, une fois de plus, il s'obstinent.

Euh, on comprend pas bien où tout ça va aller. En même temps, euh tout le monde s'inquiète de euh la continuité, l'pr l'approfondissement et l'aggravation de la crise politique, institutionnelle avec ses conséquences économiques, sociales et financières. Alors, sur le casting de ce gouvernement quand même, euh ce gouvernement, le Cornu 2 donne la parbelle davantage aux techniciens.

Est-ce que ça peut faire retomber la pression politique ? Oui, enfin il y a pas tant que ça de technicien, c'est quand même beaucoup de politiques là-dedans. D'abord dans ce moins de poids lourd moins de poids lourds politiques.

Moins de poids lourds politiques. Euh on peut déjà euh s'étonner et être choqué de la renomination d'une ministre mise en examen qui est Rachidati. Peut-être que la rupture ça aurait été la rupture avec cette espèce d'indifférence de complaisance des gouvernements Macron envers les ministres mis en examen.

Bon cette rupture là il ne l'a pas faite. Après pour ce qui est des autres euh je vois quand même ministre du travail et des solidarités en 3e position. Oui.

Qu'est-ce que vous en pensez ? Écoutez, je crois que c'est alors comme je suis une optimiste, je vais peut-être vous dire que c'est peut-être un bon signe. Donc Jean-Pierre Farendou, c'est le PDG de la SNCF, voilà, chemin de carrière, voilà, qui a une expérience du dialogue social.

Ça veut peut-être dire que c'est lui qui va être chargé de discuter de la suspension de la réforme des retraites, de la réforme borne et des conséquences que ça va avoir la techniquement d'organiser ça. On peut quand on est optimiste, on peut imaginer que la nomination de Jean-Pierre Farandou, elle dit "Ce gouvernement va suspendre la réforme des retraites." Mais ça, on le saura pas avant la déclaration de politique générale.

Selon vous, est-ce que ce gouvernement, le Cornu 2 peut tenir la semaine ? Ah mais ça dépend de lui. Ça ne dépend que de lui.

Euh le son avenir est entre ses mains et uniquement entre ses mains et celle du président de la République bien entendu. En ce qui je sais que la censure ou non censure dès la déclaration de politique générale par les socialistes est la clé euh de la survie de ce gouvernement. On en a bien conscience et d'ailleurs on non seulement on en a conscience mais on l'aborde en responsabilité ce ce pouvoir qu'on que nous avons entre les mains à l'assemblée.

Glché parle d'un chantage des socialistes dans les semaines à venir sur Non non mais le programme du gouvernement si chantage il y a c'est celui qui consiste à dire aux socialistes euh ne censurez pas ne revendiquez rien votez pour la stabilité d'une équipe politique qui organise de l'instabilité depuis des mois et des mois c'est ça le chantage. c'est de nous accuser nous de ne pas être responsable. Nous sommes très responsables.

Nous n'avons pas demandé que tout le programme du Parti socialiste soit traduit dans le budget que le Premier ministre va conduire. On a demandé que ce qui préoccupe les Français, leur pouvoir d'achat, la suspension de la réforme des retraites, un une taxation sur les très haut patrimoines, on avait quand même mis la barre à 100 millions d'euros de patrimoine. Tous ceux qui nous écoutent voi bien que la marche est très très très haute quand même 100 millions d'euros.

Nous, on demande ça. On a on a trois demandes. Euh je crois que nous sommes très responsables dans ces demandes.

Et alors, je vais parler un instant. En tant que sénatrice, donc de membres de la chambre représentant les collectivités locales et territoriales, les élus des collectivités territoriales locales attendent eux aussi un budget euh parce que les maires, les les présents de région, les présents de département ne pourront pas eux-mêmes voter leur budget tant qu'ils ne connaîtront pas le budget de l'État. Ils ont besoin pour décider du logement.

Voilà. Après dans le gouver juste quand on écoutait hier soir le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Fort, finalement il ne parle plus que de la suspension de la réforme des retraites comme condition de non censure de la part du PS. Est-ce que c'est la condition unique ?

Alors ce n'est pas la condition unique mais je crois que c'est celle qui sur lequelle la discussion est la plus emblématique et celle sur laquelle le président de la République fait une petite fixette comme étant son talisement. euh la réforme des retraites, c'est lui et c'est là-dessus que ça que aujourd'hui sont les plus gros blocages de la part du premier ministre et du président de la République. Je pense que tout le monde a compris euh dans l'Assemblée nationale et au gouvernement que s'il y a pas un vrai effort de faire sur les salaires euh en dessous de 1900 € euh s'il y a pas un effort de fait sur les haut patrimoine, ce ce budget apparaîtra comme un budget extrêmement injuste et que personne ne pourra assumer et accepter.

Mais est-ce que l'électorat de gauche comprendrait que vous sauviez le gouvernement d'un très proche d'Emmanuel Macron ? Oui, mais l'électorat de gauche est un électorat bien plus responsable que vous ne le laisseriez entendre. Euh sauver ce gouvernement n'est pas notre sujet.

Notre sujet, c'est d'apporter des améliorations dans la vie des Français. Si nous en appor s'il y a des améliorations par exemple sur les retraites, le pouvoir d'achat, l'électorat de gauche va le comprendre. Ensuite, électorat de gauche, il a aussi comment vous dire ?

C'est pas gribouille. Euh électorat de gauche, il dit "Et après et après la censure et après la chute de ce gouvernement, qu'est-ce qu'on aura de mieux pour nous au quotidien ?" Euh pour le moment euh rien n'est acquis.

Il est pas sûr que après-demain soit mieux que demain qui est lui-même qui serait lui-même mieux qu'aujourd'hui. Une dissolution de l'Assemblée nationale serait alors inévitable en cas de censure de ce gouvernement. le corn 2.

Écoutez, encore une fois, ça appartiendrait au président de la République. Il aurait encore la possibilité de nommer un gouvernement de gauche. C'est cette hyp cette hypothèse tient toujours.

Bah si si ça devait advenir, il pourrait toujours nommer un gouvernement de gauche avant d'en venir à la dissolution. Mais nous nous ne souhaitons nous ne souhaitons pas la crise politique institutionnelle. Nous nous souhaitons que ça aille mieux dans la vie des Français.

Donc ce que nous cherchons, c'est les voies pour que ça aille mieux. Alors l'une des missions de Sébastien Lecnus, c'est d'essayer de faire passer un budget au Parlement avant la fin de l'année. On va en parler avec notre chroniqueur parlementaire Quentin Calmet.

Quentin, le Premier ministre doit présenter maintenant au plus vite ce budget. C'est la toute première étape pour son gouvernement. Voilà, il y a un compte à rebour qui s'enclenche chaque automne au moment de l'examen budget.

Il faut que la France dispose d'un budget avant la fin de l'année, avant le 31 décembre. Le gouvernement qui dispose d'ailleurs de plusieurs outils pour y parvenir, le plus connu et on le présente même plus, c'est l'article 493 de la Constitution qui permet à un gouvernement d'engager sa responsabilité sur un texte. Si l'exécutif n'est pas renversé par une motion de censure.

Le texte est considéré comme adopté. Et avec la constituation, c'est pratique puisque le recours au 493 n'est pas limité sur les textes financiers. Le gouvernement qui peut donc l'utiliser plusieurs fois, autant de fois qu'il le veut.

Tous les budgets ont été votés depuis 2022 avec le 493, mais depuis 2 semaines, Sébastien Lecnu s'est engagé à ne pas avoir recours au 493, un moyen de tendre la main notamment au socialistes qui en faisaient hein, madame Rossignol, un préalable dans toute négociation d'impact de non censure. Autre arme constitutionnelle pour le gouvernement, ce qu'on appelle le vote bloqué. Oui, c'est aussi dans la Constitution, article 443.

Le gouvernement demande à l'Assemblée nationale ou au Sénat de se prononcer par un seul vote sur l'ensemble du texte avec uniquement les amendements qu'il a retenu, c'est-à-dire les modifications du texte qui lui plaisent. C'est une arme plutôt contre l'obstruction pour accélérer grandement l'examen d'un texte en écartant tous les débats sur les amendements de l'opposition. Mais c'est une arme aussi dangereuse quand vous n'avez pas de majorité dans l'hémicycle.

Et puis il y a un article très important de la Constitution dans l'examen du budget, c'est l'article 47. Ouais. Il fixe des règles très précises en matière de délai de l'examen du budget de la sécurité sociale et du budget de l'État.

Le Parlement dans son ensemble Assemblée nationale et Sénat dispose de 70 jours pour se prononcer sur le budget, 50 pour le budget de la sécurité sociale. D'ailleurs, c'est ce que nous avons vu l'année dernière sous Michel Barnier. Le gouvernement avait utilisé cette manœuvre pour interrompre le budget de la sécurité sociale et faire avancer le texte sans que les députés ne se soient prononcés, ni voté pour ni voter contre. l'ensemble du texte.

C'était la première fois qu'on utilisait cette manœuvre dans l'hémicycle. Cette arme là qui sert vraiment uniquement à accélérer le rythme. Elle ne résout pas l'équation finale du vote.

Alors on entend également en ce moment les oppositions évoquer le fait que le gouvernement pourrait faire passer le budget par ordonnance. Est-ce que c'est possible ? Alors c'est aussi dans l'article 47 de la Constitution.

Si le parlement ne s'est pas prononcé dans un délai de 70 jours, les dispositions du projet peuvent être mises en vigueur par ordonnance. Il faut pour cela que les députés n'aient pas eu le temps de voter sur l'ensemble du texte dans le délai imparti. Cela permettrait au pays de continuer à fonctionner.

Mais ce dispositif n'a jamais été utilisé jusque-là et parce qu'il comporte aussi un certain nombre d'incertitudes juridiques et aussi il serait considéré comme un contournement du parlement par beaucoup d'élus. Enfin, dernière solution en cas de blocage total à la fin de l'année et c'est ce qu'on avait vu l'an dernier, c'est le recours à une loi spéciale pour commencer le début de l'année en attendant le vote d'un vrai budget. Alors Laurence Rossignol, est-ce que vous pensez vous aussi qu'il y a une manœuvre en cours pour raccourcir le délai d'examen du budget et passer par ordonnance ?

Écoutez, ça voudrait dire s'il y a manœuvre, ça voudrait dire que tout ça est parfaitement contrôlé, maîtrisé, que tout le monde connaît le chemin. Enfin, du moins qu' Monsieur Tanguy ORN dit ça par exemple. Oui, je pense que je pense que aussi.

Oui. Oui, mais je pense que l'un et l'autre crédit le président de la République et son premier ministre de bien davantage de maîtrise de la situation qu'ils ne l'ont en réalité. Euh je ne suis pas sûr qu'ils aient un plan aussi clair et aussi par étape aussi organisé.

C'est une c'est vraiment une hypothèse d'un certain point de vue, c'est le plan c'est le plan C, c'est même pas le plan B. C'est en dernière analyse et si tout a échoué, il reste toujours effectivement la possibilité de faire passer le budget par une loi spéciale à la à la fin. Mais ceci dit, ce ne serait pas une très bonne image pour la France non plus.

Il faut quand même pas perdre de vue qu'on est un peu observé. Et un gouvernement qui est obligé d'un certain point de vue de contourner totalement le parlement, c'est encore pire que le 493 en terme d'échec pour le gouvernement. Oui.

C'est encore qui a dit donc ne pas avoir recours au 493. Vous avez été vice-présidente du Sénard, c'est vous avez dirigé comme ça les débats parlementaires aussi dans l'hémicycle. Qu'est-ce qui peut se passer dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale du Sénat dans les prochaines semaines selon vous ?

Il peut se passer que il y aura des amendements. C'est ce que nous souhaitons. Pourquoi nous nous pourquoi nous demandions l'abandon du 493 dans cette procédure budgétaire ?

Parce que le Parlement a besoin de travailler et de discuter. Donc il y aura des amendements qui seront des amendements pour augmenter les recettes incontestablement. Nous reviendrons sur les prélèvements sur les traits au patrimoine et puis nous aurons aussi des amendements concernant les dépenses.

En particulier la question de la suspension de la réforme des retraites va revenir à ce moment-là. C'est pour ça que nous attendons du premier ministre qu'il prenne l'engagement euh des DPG de porter ça. Pourquoi ?

Pourquoi ? Parce que le Parlement n'a pas de possibilité à cause de l'article 40 de la Constitution de de d'augmenter les dépenses de l'État, de créer une nouvelles dépenses ou de les augmenter. Donc il faut qu'il y a un véritable accord avec le gouvernement sur ces sur les dépenses nouvelles afin que nous puissions avancer cheminer correctement dans l'adoption du budget.

Alors, le risque à l'Assemblée nationale, c'est que il y ait euh une inflation euh d'amendement, que et qu'à la fin, on se retrouve avec un budget totalement déséquilibré puisque oui, même Frankenstein, c'est-à-dire avec en fonction des majorités présentes au moment de la séance, des choses votées et l'avez vous avez très bien montré que euh le parlement enfin le gouvernement dispose d'autres outils pour maîtriser le débat parlementaire. Mais juste une dernière question, effectivement politiquement on va avoir un budget où il n'y a pas de majorité à l'assemblée. Donc il va être remanié un petit peu dans tous les sens et au final il n'y aura pas de majorité pour le voter.

On verra. On verra quelle majorité possible pour voter le budget. Ça dépend de ce qu'il y a dedans.

Ça dépend de ce qu'il y a dans ce budget. Alors effectiv c'est une possibilité mais à un moment donné s'il y a des avancées euh pour les Français dans ce budget sur le pouvoir d'achat sur la retraite euh est-ce qu'il faudra pour certains se poseront la question et nous aussi voter contre ou s'abstenir ? Parce que voter compte, c'est dire au français.

Bah voyez-vous, pendant un mois, on vous a raconté que vous alliez pouvoir partir en retraite avec vos à 62 ans et 9 mois aujourd'hui sans attendre euh les 64 ans. On vous a dit que vous auriez une augmentation de la feuille de paye euh chaque mois et puis en fin de compte, ben non parce que à la fin on préfère voter contre tout ce budget. Donc chacun se posera la question de d'évaluer ce qu'il y a dans le budget. et question de toute façon va être posée dès mardi mercredi la DPG on sait pas pardon la déclaration de politique générale mardi mercredi dès la déclaration de politique générale on va connaître l'intention du premier ministre et cette question là va se poser dès cette semaine.

On va parler d'un autre sujet Laurence Rossignol on va parler de la lutte contre les violences faites aux femmes et on va retrouver un élu local François Senpin qui est maire les républicains de Belleve sur Allié c'est à proximité de la ville de Vichi. Bonjour monsieur le maire. Comme ça.

Alors donc c'est bon l'installation est bonne. Alors François Senpin, on va évoquer la mise en place il y a 15 jours dans votre commune du dispositif d'alerte des proches en cas de violence conjugale. Hop si entendu.

Est-ce que vous m'entendez monsieur Senpin ? Très bien. Je bouge plus.

Non. Vous m'entendez monsieur Senpin ? Oui, je vous entends.

Bonjour. Bonjour. Bonjour à vous.

Alors, je disais que votre commune a mis en place il y a 15 jours un dispositif euh d'alerte en cas d'urgence et en cas de violence faite aux femmes. Oui, tout à fait. Alors, faut remettre un petit peu tout ça dans le contexte.

On a euh on a signé en 2024 la charte de l'égalité homme-femme, la charte européenne de l'égalité homme-femme et il y avait dans cette charte un volet très important sur les violences faites aux femmes. À partir de là, on a choisi euh dans ce volet-là et bien de de d'équiper les femmes de notre commune de ce fameux bouton shérif. Une solution euh super simple pour donner l'alerte notamment euh puisque vous avez on sait très bien que lorsque vous êtes en situation d'agression, vous avez pas forcément le temps de prendre votre téléphone, de d'appeler d'appeler soit les services de secours, soit des personnes qui pourraient vous venir en aide.

Et bien avec ce dispositif, vous faites deux clics. Vous lancez une alerte secours auprès de de cinq personnes par euh par un message par un téléphone, soit par un message SMS et en plus par un message email. Ce qui permet aux uns et aux autres de pouvoir alerter les secours puisque lorsque vous déclenchez le dispositif, vous déclenchez également votre positionnement en géolocalisation.

Une réaction Laurence Rossinol. Est-ce que c'est aux municipalités de mettre en place ces dispositifs d'alerte de protection des femmes ? Écoutez, il y a des dispositifs qui ont été mis en place par l'État via la justice, les téléphones grave danger.

Il y a bien entendu d'autres dispositifs mais tout ce qui vient renforcer, faciliter là, je sais pas quelle va être ma question. Est-ce que je peux poser une question juste euh comment les femmes qui vont dire "Bonjour d'abord, excusez-moi euh comment les femmes qui vont euh bénéficier de ce dispositif vont être identifiées et sélectionnés ? Vous travaillez avec la justice, vous travaillez avec la gendarmerie, vous comment vous qui va en qui va avoir ce dispositif ?

Alors, j'aurais peut-être dû préciser avant que c'est avant euh avant euh le maire, c'est plutôt le président du CCAS puisque c'est notre CCAS qui était à l'initiative centre communal d'action sociale. Exactement, le centre communal d'action sociale. Et vous comprenez très simplement que et bien c'est déjà toutes les personnes qui sont identifiées par le Centre Communal d'action sociale qui vont être bénéficiaire de ce dispositif et toutes celles qui viendront se présenter au centre communal d'action sociale pour nous interpeller sur des problèmes de violence fait aux femmes.

Et quand on sait aujourd'hui que ces violences explosent de 10 % par an, que nous avons une femme qui qui décède sous l'écout de son conjoint aujourd'hui dans notre pays, et bien je crois que plus nous mettrons en place de solutions d'alerte rapide puisque c'est bien ça dont il s'agit de mettre une alerte rapide et je crois que on pourra peut-être réagir beaucoup plus rapidement et en tous les cas peut-être enfin, je dis bien enfin faire baisser ces chiffres qui sont complètement dramatiques pour notre pays. Ben écoutez, félicitations parce que ce qui est très important dans ce que vous nous expliquez, c'est qu'en fait, c'est un DI positif qui est totalement euh déconnecté euh du parcours judiciaire. C'est-à-dire que c'est au CCAS que va être prise la décision euh sur ce que les femmes vont venir dire.

Et donc, vous appliquez le "On vous croit, le CCAS va les croire, c'est très important et le CCAS va leur remettre ce fameux dispositif." Écoutez, bravo monsieur le maire. vraiment on va en parler de ce que vous faites parce que c'est bien et hors enfin par la suite je serais intéressé d'avoir le dispositif technique mais on va garder ça on se gardera ça pour hors plateau. important et c'est bien et ça prouve quand même que depuis tant d'années la compréhension, la nécessité de travailler pour prévenir les féminicide, les violences, elle est dans toute la société, elle infuse et moi je suis vraiment très touché et je pense que les maires ont leur place dans ce dispositif là parce que on voit bien que justice, gendarmerie, police, ça ne suffit pas.

Il y a trop de trous dans la raquette et les les communes sont effectivement au plus près des femmes. Et vraiment félicitations monsieur le maire pour ce que vous faites à Belleve. Merci beaucoup Fran.

Si vous me permettez de rajouter, comme vous pouvez le voir, pardon, c'est c'est un c'est un petit dispositif hyper discret et euh ça répond vraiment à une attente, hein, on le sait toutes et tous hein, aujourd'hui quand quelqu'un se fait agresser soit dans nos rues, soit les femmes à la maison, les voisins ne réagissent pas forcément. Tout ça se fait sous couvert de de de comment je dirais de l'indifférence générale. Donc ce dispositif c'est véritablement un moyen aussi de dire aux agresseurs puisque il y a une troisième solution.

Quand vous appuyez de façon un petit peu plus longue sur le bouton mon shérif et bien vous déclenchez une alarme qui peut aussi dissuader une éventuelle agression. Merci beaucoup François Senpin. Alors, je rappelle une seconde fois que le CCAS c'est le centre communal d'action sociale.

Merci beaucoup François Senpin de nous avoir présenté votre dispositif d'alerte en cas de violence faite aux femmes. On parle d'un autre sujet pour finir Laurence Rossignol de la situation de nos crèches notamment dans votre département du Val de Marne. On va retrouver Jacques Paquier qui est le directeur de la rédaction du journal du Grand Paris.

Bonjour Jacques. Bonjour. Alors, vous souhaitiez nous parler des problèmes de recrutement actuellement dans les crèches ?

Absolument. Je voulais surtout euh questionner la sénatrice du Val de Marne que vous êtes madame Rossignol sur ce sujet. quelques chiffres.

Il y a 800 département, vous me dites si je me trompe, 4500 places et il y aurait un taux de vacances qui aurait augmenté de 50 % au cours des qu dernières années euh face auquel le département qui gère ses crèches a décidé un certain nombre de regroupements de de fermetures auxquels les élus de l'opposition de gauche se sont opposés. Euh le département euh estime qu'il rationalise, qu'il optimise la gestion de crèches qui sont parfois tant sous-effectifs. Je suis pas sûr que vous pensiez la même chose.

Dites-nous comment vous regardez cette question importante puisque des milliers de familles finalement sont en attente de place de crèche pour leur enfants. Mais oui, bonjour. D'abord, bien entendu, on a un énorme problème dans le Val de Marne mais qui est un problème qui est essentiellement créé par l'équipe du département.

C'est-à-dire que aujourd'hui le choix qui a été fait par le président du département et l'équipe de droite, mais je vais revenir sur cette affaire, c'est de fermer des crèches. Et c'est pas simplement les élus d'opposition au conseil départemental qui contestent ces décisions. Ce sont l'ensemble des maires qui sont touchés par ces fermetures de crèche dans leur commune.

Mais ce qu'on observe aussi, c'est que ça touche principalement les communes de gauche. C'est-à-dire que il y a dans les choix géographiques qui ont été faits par président du département une volonté de déstabiliser et d'affaiblir les maires de gauche. En réalité, c'est une volonté de précariser les populations de ces de ces communes.

Alors, nous avons effectivement des menaces de fermeture de crèche, des fermetures de crèche et des familles qui attendent. Donc le le le constat de tout ça, c'est une très mauvaise gestion de la démographie de la des familles, des demandes de crèche et c'est surtout le fait que les communes qui connaissent le mieux quels sont les besoins de la population sont en fait euh désarmés et privés de la décision. Il n'y a pas de collaboration de coopération entre le département et qui gère les crèches départementales et les communes qui accueille les enfants et les familles.

C'est c'est d'abord et avant tout le signe d'une très mauvaise gestion commune de des intérêts des familles des du Val de Marin. Cela dit, n'y a-t-il pas aussi un problème d'attractivité ? On sait que ce sont des des métiers pour nobl qu'ils soit qui sont pas forcément rémunérés à la hauteur dans une dans une dans un département du Grand Paris dont on sait aussi qu'il a des loyers des niveaux de loyers extrêmement élevés.

Est-ce qu'il y a pas un problème d'attractivité tout simplement aussi ? Il y a un problème d'attractivité, il y a d'abord un problème de formation. D'abord, il faut former davantage d'auxiliaire de périculture.

Il faut former davantage de professionnels de l'enfance et de la petite enfance bien entendu. Il faut effectivement pouvoir loger les gens. Et alors, puisque vous me parlez du Val de Marne ce matin et des crèches, je vais pouvoir vous dire que la nomination comme du maire de la Rose comme ministre chargé du logement de Vincent Jean-Brin ministre chargé du logement n'est un très mauvais signal pour la capacité de l'Île-de-France d'accueillir ceux qui travaillent et de loger ceux qui travaillent.

Je rappelle que ce Vincent Jean-Brin a fait un rapport dans lequel il proposait de vendre euh le parc du logement social et qu'il manifeste de manière assez claire comme beaucoup d'élus de droite et comme d'ailleurs depuis comme ça se passe depuis maintenant 7 ans depuis qu'Emmanuel Macron a été élu. Un total désintérêt pour le logement social mais aussi pour le logement privé d'ailleurs et que nous sommes dans une situation de d'immense crise du logement en France. On le sait aujourd'hui tous qu'on a jamais produit construit aussi peu de logements qu'aujourd'hui et je suis atterré de voir que c'est un maire antilogement quasiment qui a été nommé pour conduire ce ce ce ministère alors que nous avions et je le dis ici Valérie Lettard qui était sénat qui qui est qui était sénatrice qui était ministre du logement et qui était reconnu pour sa compétence et son engagement social par l'ensemble des professionnels du secteur.

Donc on parlait, on a commencé avec la composition du gouvernement. Il y a dans ce gouvernement des aberrations et Vincent Gendra en ét et quel que soit le ministre, la question du logement repose sur les moyens qui sont mis pour relancer le secteur. Ah non non non, ça repose aussi sur la ça repose aussi sur la volonté d'un gouvernement et tout ce que ce gouvernement a organisé alors avec des décisions qui étaient pas forcément d'ailleurs des décisions prises directement sur le logement mais tout ce que ce gouvernement organisé sur les la manière dont il a comm enfin débattu et le le dialogue qu'il a installé avec les offices de de logement social les offices HLM avec le secteur du logement social la manière dont ils ont voulu ponctionner leur leur recette fait que cette politique aboutit à ce que les communes ne construisent plus autant qu'elles devraient construire.

Et merci, merci beaucoup Jacques Paquier, directeur de la rédaction du journal du Grand Paris d'avoir été d'avoir été notre notre directeur de presse quotidienne locale aujourd'hui en en duplexe. On va revoir la une du journal du Grand Paris qui est consacrée à la centrale EDF de Porcheville dans les Yvelines qui se convertit à l'énergie verte. Merci beaucoup Jacques.

Merci à vous Laurence Rossinol d'avoir été la sénatrice du jour. Et puis Quentin, on se retrouve dans 20 minutes notamment pour la revue de presse des territoires. [Musique]