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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 19 novembre 2022 16 minFond programmatiqueEurope & internationalEnvironnement & énergieImmigration & asileDéfense

Déclaration du Président Emmanuel Macron à l’issue du Sommet de la Francophonie à Djerba.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Emmanuel MacronFait
    « quatre ans après le précédent Sommet, puisqu'on a eu la période de Covid, qui a évidemment bloqué beaucoup de choses »
  • 2:30Emmanuel MacronPromesse
    « la France a posé sa candidature, qui a été acceptée en fin de journée, pour organiser le Sommet de la Francophonie en 2024 »
  • 5:30Emmanuel MacronFait
    « la France, elle, a le droit d'être susceptible aussi ! Et à la fin, ça marche comme ça, parce que sinon tout se casse »
  • 8:30Emmanuel MacronChiffre
    « la France, 6 milliards chaque année, dont 2 milliards pour l'atténuation »
  • 9:30Emmanuel MacronChiffre
    « le Kenya, et je remercie le Président Ruto, a engagé un peu plus de 200 soldats »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Allez-y ! Écoutez, cette journée nous a permis d'abord, quatre ans après le précédent Sommet, puisqu'on a eu la période de Covid, qui a évidemment bloqué beaucoup de choses, de faire un point sur ce premier mandat de Louise Mushikiwabo, de la reconduire dans ses fonctions pour les années qui viennent et de pouvoir avancer sur les grands dossiers de la francophonie, le développement des activités sur le numérique, l'éducation en français, le développement de contenus en français, de créations en français, tout ce qui permet à la francophonie de continuer d'avancer partout dans le monde, à un moment, il faut bien le dire, où les chiffres sont parfois trompeurs. Le nombre de locuteurs semble augmenter, ce qui est vrai, parce qu'il y a des pays qui sont en forte expansion démographique, mais on voit certaines régions où le français est bousculé par d'autres langues, par des pratiques qui changent et où il nous faut donc savoir, en quelque sorte, avec notre jeunesse, partout dans la francophonie, bâtir une nouvelle attractivité, encore une fois, des nouveaux contenus, une éducation en langue française, des traductions de livres, etc.

Donc on a fait un point d'étape et surtout on va développer maintenant des ambitions pour dans deux ans, et la France a posé sa candidature, qui a été acceptée en fin de journée, pour organiser le Sommet de la Francophonie en 2024, qui nous permettra, sur tous ces sujets, de pouvoir parachever des actions concrètes. Ensuite, nous avons parlé évidemment des grands dossiers du moment et nous avons pu avoir une déclaration de tous les membres, et je m'en félicite. Et je veux remercier les délégations qui ont pu faire l'effort requis, qui a une position très claire sur la guerre lancée par la Russie en Ukraine.

Voilà, en quelques mots, un bilan, si je puis dire provisoire. Les travaux se poursuivront demain mais je pense que c'était important, dans ce format, ici à Djerba, de se réunir, dans un moment où le monde est bousculé, et où nous avons aussi un défi géopolitique à travers la langue française. Sur l'Ukraine, Monsieur le Président...

Pardon, oui, parce qu'on s'était coordonnés, donc on essaie ...

Avez-vous parlé de la question migratoire avec le président tunisien, Monsieur Kaïs Saïed ? Auquel cas, y a-t-il de nouveaux accords ? Et vous avez dit ce matin que la francophonie est un voyage.

Comment peut-on concilier ce voyage avec le fait que l'obtention des visas, y compris pour les personnalités universitaires maghrébines et africaines devient plus difficile, ce qui les détourne de venir en France, et donc d'éviter la langue française ? Alors merci de mettre sur la table la question des visas, qui est très importante. Je pense qu'au moins, on a eu un débat en vérité, ces derniers mois, sur le sujet du visa, et je vous le dis, nous sommes tous avec nos compatriotes à gérer dans chaque pays, et je veux deux secondes que vous vous mettiez à la place des Françaises et des Français.

Ces dernières années, je leur ai dit : l'Afrique, notre politique de développement, sont une priorité. Je leur ai dit : on a passé une loi, on va réinvestir beaucoup d'argent et on augmente notre aide publique au développement, comme on ne l'avait pas augmentée depuis de nombreuses années. On est aux 0,55 % auxquels je m'étais engagé et on va vers le 0,7 %.

On développe notre réseau, on a une nouvelle ambition pour l'Afrique, on va dans des pays où on n'avait jamais été, etc, on développe de l'offre universitaire dans plusieurs pays d'Afrique, on continue d'avancer. Et de l'autre côté, quand on a des étrangers ou étrangères, venant de ces mêmes pays avec lesquels on développe une politique partenariale, ils sont en situation irrégulière, parce qu'il y a des trafics qui sont organisés, aussi, et qu'on le dit simplement, dans le cadre de notre partenariat, il faut qu'ils puissent revenir, que vous les repreniez, on nous dit non, ça, ce n'est pas acceptable parce qu'à ce moment-là, c'est un partenariat qui n'est pas respectueux et réciproque, et la susceptibilité, elle est des deux côtés. La France, elle, a le droit d'être susceptible aussi !

Et à la fin, ça marche comme ça, parce que sinon tout se casse. Et donc je pense que ce partenariat doit être pleinement respectueux. Donc, oui à la mobilité des étudiantes et des étudiants, oui à la mobilité économique, académique, politique et à tout ce qui nourrit le dialogue, et nous devons le renforcer, mais cette mobilité a été mise en danger par de nombreux pays qui n'ont pas tenu leurs engagements vis-à-vis de la France.

Ce n'est pas acceptable qu'on ne reprenne pas, y compris des étrangers en situation irrégulière, qui étaient identifiés comme dangereux et troublant l'ordre public. Eh bien, bon ! Ce coup de chauffe des derniers mois a eu de l'effet.

Je me félicite que tous les pays qui avaient encore laissé des tests PCR au retour les aient levés, ce qui est le cas de la Tunisie dans ces derniers mois, et de plusieurs autres pays, parce qu'on a eu un dialogue franc. Et maintenant on voit que les retours sont facilités. Et donc qu'est-ce qu'on a décidé de mettre en place, avec la Tunisie et beaucoup d'autres ?

Un dialogue qui doit être technique, opérationnel, qui fait le point de manière très régulière sur les filières d'immigration illégale, sur les ressortissants de pays d'Afrique qui sont en situation irrégulière, qu'il faut faire revenir, pour avoir un processus accéléré et, je dirais, fluide, et puis, de l'autre côté, qu'on puisse réamorcer l'instruction de visas. On parlait tout à l'heure, d'ailleurs, avec les communautés d'affaires qui le souhaitent aussi, mais pour les étudiants, les académiques, les personnalités d'affaires, qu'on puisse développer et pleinement utiliser des mécanismes qui existent déjà. On donne déjà des visas de très long terme, qui permettent des allers-retours à beaucoup.

Simplement, il faut qu'on refasse le point maintenant sur les choses et qu'on réamorce. Voilà ! Donc il faut, pour qu'une politique marche, qu'elle ne soit pas hypocrite et qu'il y ait de la responsabilité des deux côtés.

Et si on veut que la mobilité choisie, fluide, de tous et toutes, fonctionne bien, et je pense aussi à beaucoup de familles, je le sais, qui ont subi des contraintes, eh bien il faut que tout le monde soit responsable et que quand il y a, à l'inverse, des personnes qui sont rentrées en situation irrégulière ou restées en situation irrégulière, et qui parfois causent des problèmes, elles puissent revenir très rapidement. C'est ça, le respect et la franchise ! C'est la relation que j'ai toujours entretenue avec tous les pays du continent africain et que je continuerai d'avoir.

Donc je suis optimiste sur l'avenir, parce qu'on a avancé. Sur l'Ukraine, Monsieur le Président, vous en avez parlé à l'instant et vous en avez parlé avec vos interlocuteurs. Est-ce que vous avez le sentiment que cette stratégie d'essayer d'accroître la pression sur l'Ukraine, en parlant à tous les pays, elle fonctionne ?

Et puis il y a eu cet épisode, cette semaine, avec la Pologne. Avec quelques jours de recul maintenant, est-ce que vous craignez que l'attitude de Volodymyr Zelensky jette un froid entre lui et ses alliés, qui le soutiennent. D'abord, c'est une pression sur la Russie que nous voulons exercer, en développant, si je puis dire, ces échanges respectueux, mais en même temps en expliquant ce qu'est ce conflit.

Il y a un peu toutes les géographies. Et vous avez vu, cette semaine, que du G20 à l'APEC, à la francophonie, nous avons eu l'opportunité de parler à toutes les régions du monde, toutes. Et j'ai eu l'opportunité, ce faisant, de pouvoir parler à une soixantaine de pays, dont beaucoup, au début du conflit, ou plutôt, je dirais depuis cet été, ont eu parfois, comme première approche, de dire : "moi, j'ai déjà des conflits dans ma région.

La situation est déjà très difficile, quand on vit près de la mer de Chine ou près de la Corée du Nord, quand on vit dans des situations de conflit comme il peut en exister sur le continent africain, en RDC ou ailleurs, quand on vit dans des situations de grande pauvreté, le quotidien est déjà difficile. On me parle d'une guerre qui est très lointaine, ce n'est pas la mienne." Il y a eu tout un narratif russe qui s'est installé, consistant à dire : "vous, en plus, votre quotidien est aggravé par les sanctions mises en place par les Occidentaux", ce qui est faux.

Et donc ce qui est, pour moi, très important, c'est d'expliquer à tous les dirigeants que j'ai pu voir, d'abord premièrement, ce que vous vivez sur l'énergie, sur l'alimentation, sur l'information. C'est une stratégie de guerre hybride de la Russie, très clairement. C'est un choix qu'ils font.

Ils jouent avec ce qui touche les pays. Donc c'est lié à cette guerre. C'est le choix de la Russie.

La deuxième chose, c'est, ne vous trompez pas, cette guerre vous touche, parce que c'est la violation de l'intégrité territoriale de l'Ukraine et de sa souveraineté. Et qu'il s'agisse d'ailleurs de nombreux pays du G20, les grands émergents, des pays de l'APEC, en Asie du Sud-Est ou de la Francophonie, ces principes de la Charte des Nations Unies, nous les avons bâtis tous ensemble en 1945, nous y adhérons tous et ils ont été défendus, peut-être plus que d'autres, au moment de la décolonisation, par aussi beaucoup de non-alignés qui disaient : "l'intégrité territoriale et la protection de nos frontières, c'est ce qui nous permet de vivre libres, parce qu'on nous a envahis, nous, naguère." Laisser la Russie envahir l'Ukraine sans protester, c'est donner son blanc-seing au retour de la guerre coloniale et impérialiste, parce que c'est ça, la guerre de la Russie.

Et donc je pense que tous les pays du Sud doivent condamner cette guerre, par principe. C'est ça que je leur ai expliqué, ce qui nous a d'ailleurs permis de convaincre encore davantage. Ensuite, moi je veux dire ici : le président Zelensky mène une guerre avec beaucoup de courage, beaucoup de courage, depuis février dernier.

J'entends encore les voix, qui, parfois sur les ondes de tous et toutes, nous expliquaient que les Ukrainiens seraient incapables de mener une contre-offensive, ne tiendraient jamais, etc. La bravoure du peuple ukrainien, la force de son armée, les bons choix de ses chefs, nous devons tous les saluer. Nous avons, derrière, aidé, beaucoup, mais enfin ils sont là, et ils se battent aussi pour nos principes.

Et donc, dans ce contexte-là, je ne me permettrais jamais de commenter telle ou telle attitude ou tel ou tel propos en disant : trop à gauche, trop à droite ! Non. Il avance, il défend son peuple.

Je pense simplement, comme je l'ai toujours dit, que nous, nous devons l'aider à résister, ce que nous ferons avec la conférence de Paris du 13 décembre, pour aider à la résistance civique du peuple ukrainien, puisque, comme vous l'avez vu ces derniers jours, beaucoup de villes ont été coupées d'électricité, n'ont plus de chauffage, ce qui est une stratégie honteuse, qui est menée par la Russie, qui est d'épuiser le peuple ukrainien et de le désespérer. Donc nous, on doit redoubler d'efforts pour fournir des générateurs, raccorder, envoyer des ingénieurs, ce qu'on va faire, et la conférence de Paris servira à cela. Et derrière ça, on doit préparer le chemin de la paix.

C'est là où, à chaque fois que je parle au président Zelensky, je lui dis qu'au moment où il le choisira, au moment qui sera le bon, il faudra revenir autour d'une table, parce qu'il est très clair qu'il faudra, à un moment, que l'Ukraine, au moment où elle l'aura choisi, dans des termes qu'elle aura choisis avec la Russie, qui est l'agresseur, et la communauté internationale autour de celle-ci, puisse bâtir la paix. Monsieur le Président, la COP se termine. Après quinze jours d'âpres négociations, on a frôlé l'échec.

Quel bilan vous en tirez, notamment sur la question de ce fonds pour dédommager les pertes et préjudices des pays les plus vulnérables aux changements climatiques, une idée avec laquelle, lorsque vous êtes passé à Charm el-Cheikh, vous vous y étiez dit opposé ? Non, non, pardon ! Non, non, je suis d'abord à fond pour pertes et préjudices, mais je pense que le fonds est une réponse qui, de loin n'est pas la meilleure, parce qu'on ne sait pas de quoi on parle.

Donc j'ai dit : des fonds, on en a déjà plein qui ne marchent pas. Oui, on pourrait trouver un accord, parce que c'est une bonne chose, mais je continue à penser que la bonne proposition, c'est celle qui a été faite par la première ministre de la Barbade, Mia Mottley, avec laquelle nous avons tenu une session, et je soutiens l'agenda de Bridgetown. Pourquoi ?

Parce que dès qu'on a un problème, on crée des fonds. Posez-vous la question de savoir combien le Fonds vert a déboursé, depuis qu'il existe. Quasiment rien, parce qu'il a une gouvernance impossible.

On a créé un fonds. Quelle est la gouvernance ? Qui va mettre l'argent ?

Et qu'est-ce que c'est, pertes et préjudices ? Moi, je défends l'idée, premièrement, c'est très bien parce qu'on l'a reconnu et qu'il y avait un blocage, et qu'il y a aussi un débat qui, à un moment, a été, on le sait bien, utilisé. Il faudra clarifier les positions de tous et toutes dans l'avenir, parce que certains pays grands producteurs de fossiles ont essayé d'utiliser ce débat sur les pertes et préjudices pour mettre en risque la négociation.

Donc premièrement, la France est favorable au sujet des pertes, des préjudices. Il doit être pris en charge. Deuxièmement, je pense qu'on constatera tous que l'idée d'un fonds seul est, au pire inappropriée, au mieux largement insuffisante.

Troisièmement, ce que nous devons faire, c'est un choc concessionnel vers le Sud et c'est intégrer la notion de vulnérabilité climatique dans les critères financiers. C'est ça qui permettra de prendre en compte les pertes et préjudices, vraiment. Je vous l'explique très simplement.

Ce qu'a vécu le Pakistan, c'est un choc climatique. Pays à revenus intermédiaires, il a l'équivalent de la surface du Portugal qui est sous l'eau. Est-ce que vous pensez qu'un fonds peut l'indemniser ?

À chaque fois qu'on aura ça, on va demander à un fonds de l'indemniser ? Et ce sont quels pays qui vont le faire ? Non ! il y a des tas de programmes qui existent déjà, de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international, il y a des bailleurs privés.

Le bon mécanisme, c'est que tous ceux qui prêtent déjà puissent avoir, à ce moment-là, des règles qui s'adaptent, parce qu'il a subi un choc lié à sa vulnérabilité climatique. Pardon d'entrer dans le détail, mais ça va quand-même toujours mieux quand on comprend ce dont on parle. Donc on s'est mis d'accord sur un fonds.

Je pense que, premièrement, c'est bien qu'il y ait un succès. Deuxièmement, c'est bien qu'on reconnaisse les pertes et préjudices. Troisièmement, je pense que ce n'est pas la bonne réponse technique, mais je préfère une réponse et de finaliser plutôt que d'avoir quelque chose de parfait tout de suite.

Maintenant, nous, nous allons continuer le travail sérieux avec, en particulier la première ministre de Barbade, et nous avons convoqué pour juin, un Sommet, pour le nouveau partenariat Sud-Nord, qui va traiter de ce sujet et de la refonte financière de nos institutions multilatérales. Surtout, moi, ce qui m'importe, c'est qu'on ait gardé l'objectif d'1,5 degré, ce qui m'importe, parce que la première des batailles, c'est la bataille pour la réduction de nos émissions. Sinon on a déjà perdu, si on se dit qu'il ne faut regarder que les pertes et préjudices.

Non, il faut les regarder aussi mais la priorité, c'est la réduction des émissions. L'ensemble des pays les plus riches doivent déployer leurs stratégies nationales et ensuite on doit continuer de faire le travail pour les réduire. On doit accompagner les émergents pour qu'ils sortent du charbon.

À cet égard, on a deux grandes avancées, dans ces quinze jours, l'Afrique du Sud et l'Indonésie, qui ont finalisé pour l'un, et conclu pour l'autre, un contrat partenarial pour sortir du charbon, les fameux Jet-P. Troisième chose, c'est aller au bout de notre solidarité avec le Sud. Et ça, c'est la réduction et l'atténuation, c'est les fameux 100 milliards.

Et là-dessus, on en est à 81,6 milliards, grâce à notre mobilisation collective et grâce à l'Europe, qui a payé l'intégralité de sa quote-part. Et la France, 6 milliards chaque année, dont 2 milliards pour l'atténuation, ce qui est exactement ce qui était prévu. Par contre, il y a d'autres pays riches qui ne l'ont pas fait.

Donc là, il faut qu'ils continuent et qu'ils aillent au bout de ce chemin. C'est tout ça aussi, cette COP, qui a permis de consolider cela. Et donc maintenant, nous devons continuer de pousser l'effort sur le climat et sur la biodiversité, ne l'oublions pas, les prochains mois seront décisifs, et surtout pour donner un contenu à la question des pertes et préjudices.

Le Fonds a permis de montrer qu'on ne fermait pas la porte et il a permis de montrer qu'il y avait une première réponse, mais il faudra aller plus loin. Voilà ! Merci tout le monde. [INAUDIBLE] Allez-y, allez, la dernière et je file.

Vous avez eu aujourd'hui des apartés avec le président burundais, également avec Paul Kagame. Est-ce que vous avez pris des décisions concernant la RDC ? D'abord, le rôle de la France n'est pas de prendre une décision sur ce sujet, mais de soutien d'un processus, celui de Nairobi, comme de l'Ouganda, qui est de bâtir la paix.

Et donc nous, ce que nous soutenons, c'est l'initiative qui a été prise d'un retrait progressif du M23, du déploiement des forces est-africaines, justement armées sous l'égide des Nations Unies, et à cet égard, le Kenya, et je remercie le Président Ruto, a engagé un peu plus de 200 soldats, et de relance d'un processus politique inclusif. Et donc il faut : retrait des forces, stabilisation par des forces africaines, sous mandat de l'ONU, et un processus politique inclusif, qui doit être lancé dans les meilleurs délais, pour que toutes les parties prenantes puissent justement sortir de ce moment de tension, d'abord parce qu'il peut déraper à tout instant et ensuite parce que les seuls qui en bénéficient, ce sont les forces terroristes, qui sont en place, et les ADF. Et donc la France, à cet égard, a pour rôle ce que j'ai fait toutes ces dernières semaines, de parler aux uns et aux autres, d'exercer la bonne pression, d'aider aux processus qui se sont enclenchés et de permettre que la région puisse bâtir ce chemin que je viens de décrire.

Merci beaucoup. Bon courage à toutes et tous, et bonne fin de semaine.