Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 14 mars 2025 103 minFond programmatiqueSantéÉconomie & entreprisesOutre-merInstitutions & élections

Prévention en santé : audition de Thomas Fatôme

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 81 %Attaque 5 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Les complémentaires santé pourraient-elles être associées davantage aux politiques de prévention sans créer de confusion ou de barrière financière ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Faut-il instaurer une instance de coordination nationale incluant les complémentaires santé pour la prévention ?

  • 19:00OuverteRéponse directe

    Quelles relations entretenez-vous avec les services de PMI et de médecine scolaire pour renforcer la prévention maternité-petite enfance ?

  • 21:00FerméeRéponse directe

    Le COG prévoit-il un transfert de financement des actes de prévention individuelle depuis le FNPIS vers d'autres dispositifs ?

  • 23:00OuverteRéponse directe

    Quel est votre positionnement sur l'expérimentation du cannabis thérapeutique ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Comment chiffrer précisément les 16 milliards d'euros de dépenses de prévention ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Thomas FatômeFait
    « la prévention fait partie des six objectifs stratégiques de l'assurance maladie, ce qui n'était pas le cas jusque-là. »
  • 9:00Thomas FatômeChiffre
    « En Allemagne, c'est 15 %. 25 % en France, 15 % en Allemagne. »
  • 10:00Thomas FatômeChiffre
    « le tabac est un serial killer, plus de 60000 décès par an »
  • 11:00Thomas FatômeChiffre
    « 50 % de la population adulte est aujourd'hui concernée par un excès de poids. 17 % des adultes sont obèses, 5 % des enfants. »
  • 12:00Thomas FatômeChiffre
    « 1600 décès par an sur la mortalité du cancer, 20 millions d'assurés qui sont à risque cardio-vasculaire »
  • 14:00Thomas FatômeChiffre
    « autour de 16 milliards d'euros de dépenses de prévention »
  • 28:00Thomas FatômeChiffre
    « près de 4000 forfaits remboursés »
  • 2:00Thomas FatômeChiffre
    « on a quelques milliers de pédiatres et on a presque 50000 généralistes »
  • 4:00Thomas FatômeFait
    « un module d'IA pour accompagner les médecins généralistes quand ils font un électrocardiogramme »
  • 6:00Thomas FatômeChiffre
    « les bénéfices d'une campagne de vaccination antigripale, enfin on a fait le travail, c'est de l'ordre de 50 millions d'euros »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mes chers collègues, j'avais dit 10h, donc il est 10h. Donc nous allons reprendre nos travaux. Voilà.

Alors euh comme je l'ai évoqué, j'ai perdu mon document mais c'est pas grave, je vais faire ça de tête. Euh je vous rappelle que nous avons lancé une mission d'information notamment concernant la prévention. Euh d'une façon générale, l'idée étant de de de faire un état des lieux de l'ensemble des acteurs.

Le plus important d'entre étant bien entendu la CNNAM. Mais on sait qu'aujourd'hui un certain nombre d'intervenants et d'ailleurs on découvre que beaucoup d'intervenants sont amenés à à agir en matière de prévention que ce soit les complémentaires santé que ce soit les collectivités enfin on a un certain nombre de d'intervenants. Et aujourd'hui la grande question qui se pose c'est la question à la fois des moyens consacrés mais également de la coordination de la stratégie de la coordination.

Euh voilà donc Laaknam étant l'acteur principal euh on a jugé que dans le cadre de la mission d'information, il était important monsieur Fatum qu'on vous écoute en commission plainère de façon à voir votre regard. Je sais que vous avez un nombre de questionnaires euh concernant à la fois l'action que vous menez, mais également votre regard sur les débats de coordination euh au niveau national et comment finalement euh ce grand débat que nous menons tous que nous avons dans dans nos dans nos esprits concernant le virage de la prévention puisse réellement euh je dirais s'accélérer. Je nai pas devenir une réalité, il y a quand même des choses qui se font mais importantes mais qui puissent vraiment aller dans une logique de déploiement euh surmultiplié.

Voilà le l'objet. Alors donc nous allons vous écouter pour un proposiminaire. Je donnerai ensuite la la parole d'abord au rapporteur de la mission d'information et ensuite j'ouvrirai le débat.

Voilà. Voilà monsieur directeur, c'est à vous. Merci.

Merci beaucoup monsieur le président. Merci de me donner l'occasion de parler de ce sujet majeur qui évidemment la la prévention euh au travers de ce proposiminaire. Je me permettrai, je dirais de façon peut-être un tout petit peu originale.

Je suis venu, monsieur le président, avec un certain nombre d'exemplaires d'un document qu'on a qu'on a posé à l'automne dernier euh qu'on avait adressé euh mais qui qui est un peu notre plédoyer entre guillemets sur la prévention qui explique comment nous travaillons, ce que nous faisons. Et donc évidemment il est à on vous le renverra par par mail mais pas mal de de versions papier et vous retrouverez beaucoup de choses que je vais évoquer. Ce matin, je suis accompagné du docteur Catherine Grenier qui est directrice des assurés et qui est notamment en charge avec d'autres parties prenant de la maison de des politiques de prévention et Véronica Levendov qui suit les affaires parlementaires auprès de moi.

Je vais essayer de faire ce proposinaire, monsieur le monsieur le président, rapidement bien sûr redire que la prévention est un axe majeur de l'assurance maladie et ça n'est pas d'aujourd'hui mais simplement pour partager avec vous que depuis la COGE qui nous unit avec l'État et qui nous fixe les priorités que l'État nous fixe, la prévention fait partie des six objectifs stratégiques de l'assurance maladie, ce qui n'était pas le cas jusque-là. elle était un peu noyée dans un certain nombre d'autres politiques publiques. Voilà, la prévention, c'est un de nos six axes majeurs.

Je vais essayer d'articuler mon propos en en en quatre temps. Revenir très rapidement parce que évidemment c'est des choses très très riches sur quelque part quand même partir de l'état de santé des Français des assurés où on en est aujourd'hui, nos forces, nos faiblesses. Ensuite, essayer de vous partager, c'est vrai, pourquoi l'assurance maladie a la chance de pouvoir être un opérateur important de la prévention en se disant et je commence presque à répondre monsieur le président, une première question qu'en disant que nous agissions dans le cadre qui est celui d'une politique de santé publique qui est fixée par l'État bien évidemment en relation avec le parlement mais la politique de santé publique est une prérogative de l'État et l'assurance médie est un opérateur qui déploie ces politiques de prévention au service de ces politiques. politique de l'État, même si évidemment on est aussi force de proposition pour pouvoir nourrir ces politiques publiques là.

J'essaierai justement de d'illustrer un certain nombre de nos priorités parce que clairement vous allez vous dire tout le monde veut faire de la prévention, tout le monde trouve qu'on en fait pas assez et c'est et c'est vrai et tant mieux. Après la question c'est qu'est-ce qu'on fait ? Où sont nos priorités ?

Comment on se les fixe ? Et quel résultat on essaie d'atteindre ? et j'essaierai d'illustrer mon propos et puis essayer peut-être de partager un certain nombre de pistes de réflexions pour entre guillemets contribuer aussi à la à la aux échanges si je peux me permettre.

D'abord, je partage tout de même avec vous le fait que aujourd'hui l'espérance de vie en France continue à augmenter même si cette hausse ralentit que nous nous situions à un niveau plus élevé et assez nettement plus élevé que la moyenne des pays européens que cette espérance de vie, elle progresse aussi sans sans incapacité à 65 ans, c'est important de se le dire, y compris des publications récentes du du ministère de la santé. Donc je crois que là aussi pour construire une politique de prévention, il faut se dire où on a des problèmes. Voilà, on a quand même un système pas seulement de santé hein aussi voilà qui qui bien sûr des habitudes de vie et cetera qui euh explique un accès au soins relativement facile, même si on en parlait il y a évidemment des difficultés, mais des performances françaises sur un des macros indicateurs qui sont quand même relativement euh positifs.

Une fois que j'ai dit ça, vous le savez là aussi, je vais dire très rapidement, la situation française, elle est marquée par des fortes inégalités en santé sur les territoires et notamment on regarde un certain nombre de facteurs de risque évoqués plus particulièrement des sujets d'alcool, de tabac et d'alimentation. Nous restons sur le tabac pour le coup euh un pays qui a des niveaux tabagismes élevés voir très élevés, plus haut que la moyenne des pays européens. Nous avons diminué ces dernières années, mais cette diminution, elle s'est elle a été stoppée entre guillemets par le Covid.

Nette progression du taux de tabagisme notamment du du côté des femmes, même si ça reste infirmier inférieur à l'homme. Et donc malgré l'ampleur des politiques menées ces dernières années, nous restons en France un pays où on a 25 % de taux de tabasisme quotidien. Je vous donne un son exemple.

En Allemagne, c'est 15 %. 25 % en France, 15 % en Allemagne. Ça fait des différences évidemment qui sont euh très substantielles.

Et vous savez que le tabac est un serial killer, plus de 60000 décès par an et que évidemment la prévalence du tabagisme est un élément majeur euh de euh santé publique. Le constat de comparaison est un peu moins défavorable à la France quand on regarde les consommations d'alcool. Euh nous diminuons régulièrement notre consommation d'alcool en moyenne.

Nous restons néanmoins plutôt euh dans euh j'allais dire le premier tiers euh des pays quand on quand on regarde les statistiques euh de l'OCDE. Et évidemment euh que cette consommation d'alcool est aussi un enjeu en matière de santé publique et provoque un certain nombre de euh pathologie sans revenir sur le coût social de la colque, évidemment, le coût social du tabac qui est tout à fait majeur. Troisème élément sur lequel je voulais euh revenir, c'est notamment le sujet de l'alimentation.

Euh on ne le sait insuffisamment, mais la nutrition est euh aujourd'hui considérée par les scientifiques comme euh le premier en tout cas des tout premiers facteurs de risque de perte d'année de vie en bonne santé. Euh vous connaissez les enjeux bien sûr en matière d'obésité et de surpoids. 50 % de la population adulte est aujourd'hui concernée par un excès de poids. 17 % des adultes sont obèses, 5 % des enfants.

Pour le coup, nous sommes plutôt meilleurs que nos voisins européens, mais les courbes montrent une accélération de ces phénomènes. Et derrière tout ça, c'est évidemment des enjeux majeurs en terme de maladie cardio-vasculaire, de diabète notamment, on y reviendra si vous le souhaitez avec le docteur Grenier qui suit ça de très près et qui connaît tout ça de manière bien plus précise que moi. Ces facteurs de risque quelque part ont des conséquences en matière de mortalité, hein. 1600 décès par an sur la mortalité du cancer, 20 millions d'assurés qui sont à risque cardio-vasculaire, on dit augmenté, hypertension artériel, diabète, obésité, ces sujets-là forment tout.

J'y reviendrai en 2e partie de euh mon euh intervention euh avec et là je rentre pas trop dans le détail mais sur ces différents indicateurs des gradients sociaux qui sont importants. On connaît les différences en matière d'espérance de vie selon euh les catégories socioprofessionnelles. On connaît aussi des différences marquées en terme de de territoire et d'inégalité devant la prévention et devant devant la devant la santé.

Au passage, monsieur le président, je me permets juste un point, on y reviendra certainement aussi, porter avec vous l'intérêt de travaux récents, y compris se mener par l'IRDES pour essayer de quantifier notre effort en terme de prévention. On le dit souvent et je ne critique pas ce diagnostic que nous faisons insuffisamment sur la prévention, que nous dépensons insuffisamment. Les derniers travaux notamment de nos amis de l'Adresse et de l'IRDES consolident tout de même des dépenses de prévention.

Si on regarde les différentes dépenses, on va dire directes et indirectes, institutionnelles et non institutionnelles, comme le disent les spécialistes, autour de 16 milliards d'euros de dépenses de prévention, ce qui tout de même est un agrégat qui n'est pas qui n'est pas euh complètement euh négligeable. Deuxième point sur lequel je voulais insister, non pas pour faire un un plédoyer prodomo pour l'assurance maladie, vous le trouverez encore une fois dans dans ce document que je vous que je vous laisserai, qu'on vous réadressera par numérique. Simplement vous dire quelque part d'ailleurs que nous sommes à la disposition des pouvoirs publics et nous pouvons mettre notre force de frappe et nous le faisons encore davantage en matière de prévention.

C'est bien pour ça que c'est un des six axes de la Coge. Pourquoi je dis ça ? parce que nous avons la chance entre guillemets de pouvoir notamment rentrer en échange en contact avec les assurets par l'ensemble de canaux extrêmement diversifiés. 45 millions de personnes ont un compte améli, 18 millions de personnes on ont ouvert leur espace santé. 18 millions de personnes, plus d'un quart des assurés, ont aujourd'hui ouvert leur espace santé.

Nous savons écrire, entre guillemets adresser des messages de prévention individuel à l'ensemble de nos assurés. Nous menons, vous le savez, évidemment, des campagnes d'information et de communication sur le bon usage du système de santé. Euh nous participerons bien sûr à la campagne sur la grande cause euh nationale sur la santé mentale dans les prochaines semaines avec des nouvelles campagnes de communication.

J'y reviendrai. Nous avons repris les invitations du dépistage organisé des des cancers sur lequel nous menons des notamment des opérations d'aller vert. Donc une action vers les assurés qui est protéiforme du dernier kilomètre à la campagne d'information nationale du mail au SMS aux appels téléphoniques et ça c'est une force de frappe que nous mettons davantage en mouvement sur la prévention.

Nous avons la chance d'avoir un réseau territorial. Les 100 caisses primaires sont implémentées sur le territoire. Nous avons 80 centres d'examen euh de santé et autant d'acteurs qui sont avec les collectivités territoriales, avec les agences régional de santé, avec les associations, avec bien sûr les professionnels de santé en situation de déployer des programmes de prévention au niveau au niveau euh local. 3è volet, nous avons là aussi, j'allais dire la chance, on va dire ça comme ça, le privilège et en tout cas la responsabilité de négocier avec les professionnels de santé, d'être en interface avec les professionnels de santé et derrière l'ensemble de ces négociations conventionnelles, nous portons des enjeux de prévention absolument majeurs.

Deux exemples peut-être récents. Nous avons avec les médecins transformé en profondeur le forfait médecin traitant, la rémunération sur objectif de santé publique qui à partir de l'année 2026 va se transformer en un forfait médecin traitant individualisé sur des items de prévention. Le médecin saura si son patient âgé est vacciné contre la grippe ou pas et il sera rémunéré si ce patient est vacciné ou pas.

C'est une simplification majeure. C'est une information qu'on va donner au médecin et ça ça s'est fait dans la négociation conventionnelle. Deuxème exemple sur lequel je voulais revenir et mais on pourrait en prendre beaucoup d'autres euh les euh comment dirais-je euh discussion avec les sages-femmes qui sont des acteurs évidemment de prévention majeure autour du de la santé de la femme et santé bien sûr de du nourrisson et santé de de l'enfant sur lequel nous avons décidé la mise en place d'un forfait de santé publique qui va accompagner aussi les efforts de prévention.

Nous savons que les taux de vaccination, pour prendre un seul exemple, des femmes enceintes contre la grippe restent en France extrêmement bas et c'est un sujet sur lequel les femmes enceintes peuvent être mobilisé et souhaitent se mobiliser. On souhaite évidemment les euh accompagner. Je termine monsieur le président sur ce cette deuxième partie sur un peu ce que nous pouvons faire pour vous dire aussi que euh avec le ministère de la santé, nous mettons aussi les différents dispositifs d'innovation au service des politiques de prévention et je pense notamment à l'ensemble des expérimentations autour de l'article 51 que la commission des affaires sociales, je crois connaît bien.

Je vais pas rentrer dans le détail, mais derrière beaucoup d'expérimentations en matière d'article 51 qui vont progressivement trouver une traduction, il y a des enjeux de prévention. Je pense à l'addiction, je pense bien sûr à l'activité physique adaptée, je pense à l'obésité, je pense euh à à notamment différents modules de prévention également primaire ou secondaire. En tout cas, et là aussi, on pourra bien sûr répondre à vos à vos questions à la fois du questionnaire et puis au-delà pour pour porter la conviction que parce que c'est des expérimentations d'ailleurs qui sont portées la plupart du temps par des professionnels de santé qui ont vu ces enjeux de prévention, qui ont vu la nécessité de faire bouger le système, l'assurance maladie les les accompagne.

Une fois que j'ai posé ça, nous avons essayé à compter de la signature de la COGE et à compté de 2023 d'essayer d'articuler un certain nombre de priorités justement pour essayer de dire on peut vouloir tout faire, on a potentiellement envie de tout faire et on devrait peut-être tout faire mais l'enjeu c'est d'essayer de se concentrer sur un certain nombre de priorités et nous les avons définis notamment au travers de quatre axes. les taux de dépistage organisés des cancers, comment on améliore le taux de de participation des dépistages, la couverture la couverture vaccinale de la population, les actions sur la santé de l'enfant parce que on semble on a fait un certain nombre de diagnostics et il me semble que c'est un sujet prioritaire et puis comment nous pouvons contribuer au lancement et au déploiement de des bilans de prévention aux achetés de la vie qui est porté par le ministère de la santé mais évidemment là aussi l'assurance maladie est un opérateur clé. J'ajoute à cela euh euh à ces quatre priorités.

Une feuille de route que nous avons construit la plus récemment au début de cette année autour des maladies cardio-vasculaires compte tenu de l'ensemble de ces enjeux. Vous connaissez peut-être le programme que nous déployons depuis une quinzaine d'années, le programme Sopia qui est d'accompagnement des patients diabétiques. Nous sommes en train d'élargir la focale pour accompagner plus largement les prévenir et accompagner euh les patients qui sont en risque euh ou qui ont des maladies euh cardiovasculaires.

Monsieur, je vais pas forcément rentrer dans le détail de tous les items parce que ça serait trop long. Mais simplement pour partager avec vous que sur les dépistagages organisés des cancers, vous le savez certainement, nous avons repris à la demande des ministres de la santé, de l'enseignement supérieur et de la recherche tout le cycle, tout le la mécanique d'invitation au dépistage qui était auparavant avant 2004 2024 géré par les les CRCDC, les centres régionaux. Et donc ça a été entièrement repris par l'assurance maladie et notamment euh nous avons ajouté une brique qui est la brique du allé vert puisque nous avons mis en place sep plateaux d'appel sortant pour faire quelque part ce que nous avons fait pendant le Covid.

Je pense que vous vous en souvenez. Nous avons appelé d'abord les personnes sur le tracing et ensuite nous avons appelé notamment les personnes pour se faire vacciner et pour leur proposer des créneaux de rendez-vous. Donc nous avons embauché plus de 120 personnes pour faire ces ces appels sortants.

Nous avons fait plus de 3 millions d'appels, 700000 appels aboutis euh en 2024, 256000 conclusion positives de rendez-vous prix, de kits récupérés chez les pharmacies, de rendez-vous chez les chez chez le radiologue notamment sur le cancer du sein. Donc un mouvement d'aller vert qui est en train de se consolider. C'est la première année, on va aller plus loin.

Je suis pas encore en situation de vous donner des résultats. Juste se dire que ça a été une voilà, c'est une ingénierie assez lourde et une mobilisation très forte mais on investit pour l'avenir. Deuxième volet, je vais aller vite sur la couverture vaccinale, participation bien sûr aux campagnes gripe, participation à la mobilisation autour de l'éducation nationale sur HPV.

Se dire que on doit aller plus loin. Se dire aussi quand on regarde notamment la vaccination gripe he on est plutôt dans la moyenne des pays européens. On est on est on est un peu au-delà de 50 % de la population cible Catherine mec si je me trompe euh sans vouloir se se réjouir des mauvaises performances de nos voisins allemands ou autrichiens.

Ils sont plutôt à 20 25 % donc là aussi essayons de porter un regard lucide sur ce qui marche ce qui marche pas. 3ème volet là aussi pardon si je vais vite sur les enfants parce qu'on est évidemment absolument convaincu que bien sûr il y a un certain nombre de points de prévention qui sont majeurs à ce niveau-là. Nous avons et là aussi ça fait le lien avec ce que nous faisons avec les les professionnels de santé signé avec les dentistes un nouveau programme de prévention très ambitieux génération sans carry tous les ans.

Un bilan bien rémunéré pour les pharmaciens de prévention pour les 3 24 ans entièrement financé AMO AMC. Il y a eu 100 % santé, il y a le 100 % prévention, tirers payant intégral évidemment pour les pour les patients. Euh ça va démarrer au 1er avril, ça va démarrer progressivement au 1er avril avec une certitude, c'est que si nous arrivons à à aussi à faire davantage décoller ces bilans de ces bilans de de de de prévention dentaire au à ces âges de la vie, vraiment les études scientifiques convergent pour se dire que c'est la clé pour améliorer la santé dentaire de nos assurés. moins de moins de plus de surveillance, moins de carré quand on est jeune, c'est moins de prothèse de main et donc là aussi c'est évidemment une santé meilleure et accessoirement des dépenses euh plus faible.

Dans ce programme-là là, il y a aussi des logiques d'aller ver nous allons dans les classes. Nous allons dans les classes des départements euh défavorisés dans les R plus, là où il y a des des enjeux prioritaires pour pouvoir aller au-delà de simplement ces ces ces programmes d'invitation. Et puis le deuxième volet, il fait le lien avec ce que je disais sur la nutrition et l'obésité sur les enfants.

C'est ce qu'on c'est ce qu'on développe avec le programme retrouve ton CAP là aussi qui était un un article 51 qu'on a généralisé avec le ministère depuis depuis maintenant 3 ans. Près de 500 structures qui sont référencées principalement des maisons de santé pluriprofessionnelles et qui proposent une prise en charge intégrée aux enfants et aux adolescents en risque ou déjà entré un peu dans dans l'obésité. Ça démarre encore trop doucement. près de 4000 forfaits remboursés, on peut aller plus loin.

Et puis dernier volet, trouble du langage, euh trouble de la vision aussi des programmes de détection, trouble du rachi, des programmes de détection renforcé qui se font avec les orthophonistes, avec les kinés à l'école. On est en train de déployer ça avec l'éducation nationale et ça marche plutôt euh très euh bien. J'accélère peut-être monsieur le président, je vais pas évoquer euh tous les tous les sujets. de deux mots peut-être pour partager avec vous cette construction de la feuille de route sur les maladies cardio-vasculaires sur lesquel on a la certitude que c'est un des deux ou trois enjeux absolument cruciaux en matière de de prévention et derrière ça veut dire d'abord améliorer le dépistage des maladies cardio-vasculaires.

On découvre trop souvent des patients diabétiques dans des phases avancées de la maladie, ce qui veut dire une arrivée en hospitalisation trop fréquente, mal préparé et avec des enjeux sanitaires et évidemment de coût. On a déjà fait des propositions d'en charge des produits pour mieux sensibiliser les professionnels de santé à la nécessité de faire des dépistages de notamment du diabète de glycémie agin entre 45 et 50 ans. Utiliser les bilans de prévention pour pour faire ça.

Et nous savons vous savez que nous avons également déployé depuis 2 ans un programme autour de l'insuffisance cardiaque, accompagnement des médecins notamment généralistes sur l'insuffisance cardiaque, meilleure identification des risques et puis parcours également de de soins. Euh mais je pourrais détailler cette cette feuille de route euh avec le docteur le docteur Grenier. Si j'essaie de euh peut-être, monsieur le président, d'évoquer un certain nombre de perspectives.

D'abord du côté de l'assurance maladie, nous souhaitons aller plus loin sur des sujets sur lequels nous sommes historiquement peu présents. Les enjeux en matière de prévention sur la santé environnement et les enjeux en matière de prévention sur l'alimentation. Euh pardon de peut-être de ne de et ça n'est pas mon souhait de de contribuer à alimenter un un débat qui est peut-être un peu polémique, mais nous sommes en tous les cas des ardents défenseurs d'une score et nous sommes absolument convaincus que c'est un outil extrêmement intéressant pour accompagner les assurets dans une nutrition bonne pour la santé et c'est un point sur lequel nous voulons davantage investir pour accompagner la prévention de l'obésité la la la la nutrition adaptée, la prévention de la sédentarité, le soutien à l'activité physique adaptée, c'est des choses sur lequelles il nous semble que c'est des perspectives d'avenir extrêmement fortes.

Deuxième élément également de perspective et de réflexion que j'ouvre avec vous, je le disais 18 millions d'assurets qui ont un espace santé numérique plus d'un quart de la population, c'est ça veut dire que c'est un outil que nous devons davantage utiliser en matière de prévention. Nous avons un cadre juridique qui nous permet, même s'il est assez contraignant, euh d'utiliser mon espace santé pour adresser des messages de prévention, le faire en fonction à ce stade euh des sujets d'âge et de sexe, mais tout simplement commencer à pousser des messages de prévention dans l'espace de santé numérique des des assurets pour leur dire bah voilà, vous avez 50 ans, vous rentrez dans les zones dans lesquelles il faut faire des dépistages organisés des cancers. Voilà, c'est une c'est ce sont des premières briques, mais nous pensons que nous pouvons et que nous devons aller euh plus loin parce que derrière tout ça, il y a évidemment des enjeux de euh voilà de de sollicitation des assurés, d'accompagnement d' powermon comme diraient les les anglo-saxons et sur lequel nous pouvons construire euh des choses peut-être plus ambitieuses que nous faisons aujourd'hui. 3è volet 3ème volet de perspective aussi c'est sans doute d'aller plus loin dans les partenariats avec deux acteurs qui se rejoignent d'ailleurs très bien c'est les complémentaires santé et l'entreprise.

L'assurance maladie historiquement est un acteur qui, j'allais dire d'abord de la communication individuelle vers ses assurés et évidemment quelque part utilise sa relation avec les professionnels de santé pour démultiplier ces messages là vis-à-vis voilà de la patientelle du médecin traitant qui va pouvoir inciter à la vaccination, inciter au dépistage, faire l'examen de suivi des enfants. Il nous semble que nous pourrions davantage investir cette ce champ de l'entreprise en tout cas enfin en tout cas proposer notamment aux entreprises notamment aux organismes complémentaires de travailler encore davantage avec eux pour que ce collectif qui est l'entreprise puisse être un lieu sur lequel peut-être on puisse essayer de déployer davantage des bilans de prévention, des messages de prévention. euh il y a des enjeux pas négligeables en matière évidemment bien sûr de de respect des données de santé et cetera, mais ça ne doit pas euh nous empêcher euh nous euh empêcher euh d'avancer.

Euh voilà, monsieur le président, ce que je voulais dire en proliminaire. Je n'ai pas beaucoup évoqué la santé mentale. Évidemment, ça reste un objet majeur, mais en fait on est à la frontière entre la prévention et le curatif.

Euh voilà, c'est c'est c'est un objet bien sûr de prévention, de participer au bien-être et de détecter très rapidement euh des risques de de de de troubles mentaux ou de souffrance. Euh et c'est la raison pour laquelle on soutient évidemment et qu'on a construit le programme avec le ministère euh Mont soutien psy qui qui décolle fortement. On a plus de 5200 psychologues conventionnés, on avait on avait 2500 au début de l'année 2024.

Voilà. Mais je voulais vous dire que ça il y a pas d'oubli sur la santé mentale, mais comme on est encore une fois à la frontière du préventif et du curatif euh voilà mur président mais sans doute beaucoup de question. Merci.

Oui oui, il a beaucoup de demandes de de prise de parole. En tous les cas merci pour cette présentation je je le nombre d'actions est important. Il est aussi important que le début de votre parole.

Donc on voit on voit qu'il y a beaucoup de sujets. Je suis passionné. Très bien.

Allez, je donne la parole maintenant à nos à nos trois rapporteurs. Je vais commencer par Marie Schlimman. Merci monsieur le président.

Merci monsieur le directeur général pour la présentation de la feuille de route de la CNAM sur le champ de la prévention. Vous avez noté que ce sujet était prioritaire pour notre commission des affaires sociales. Alors, quelques questions qui me sont dévolues dans le cadre de ma mission de rapporteur avec mes deux autres collègues.

D'abord, si le gouvernement a renoncé à une augmentation un premier temps envisagé du ticket modérateur sur les actes médicaux et sur les médicaments, il semble que le principe de la prise en charge par les complémentaires santé d'un montant approchant le milliard d'euros aujourd'hui assumé par l'assurance maladie soit lui toujours d'actualité. Reste à déterminer sur quel champ. Les organismes complémentaires ont souvent l'occasion de faire part dans leur volonté d'être mieux impliqués et associés dans la mise en œuvre des politiques de prévention.

Vous semble-t-il envisageable de conférer donc aux complémentaires santé des responsabilités plus importantes en la matière ou estimez-vous au contraire qu'associer ces acteurs pourraient constituer un frein au déploiement des actions de prévention soit en créant de la confusion soit en érigeant une barrière financière ? à la prévention. 2e question.

Au-delà du contrat d'objectif et de gestion qui articule la stratégie de l'État avec celle de l'assurance maladie, jugeriez-vous pertinent d'ouvrir un dialogue avec les organismes complémentaires d'assurance maladie sur les programmes et les actions de prévention que ces organismes développent auprès de leurs adhérents ? Dans les premières dans le cadre des premières auditions que nous avons mené, nous avons noté avec mes collègues rapporteurs qu'elles étaient très fiers et très attentives, très soucieuse de ces programmes de prévention. Quelle forme pourrait prendre ce dialogue ?

Et plus largement, jugeriez-vous utile d'installer une instance de coordination des acteurs de la prévention au niveau national qui intégrerait notamment les organismes complémentaires ? Et à ce sujet, j'ai noté dans votre pour propos que vous inscriviez cette relation particulière avec les organismes complémentaires dans le cadre de l'entreprise. Je veux appeler aussi votre attention sur le fait qu'au-delà de la condition de salarié, il y a aussi les retraités qui en raison de tout un tas de raisons, tout un tas de de critères peuvent avoir des difficultés à financer leur leur cotisation complémentaire.

Et donc il faut aussi porter attention à ce type de patient et cette catégorie de public. Je vous remercie. Merci beaucoup.

La parole à Maron Marion Canal. Merci euh monsieur le directeur général. J'aurais un propos en tant que coprapporteur avec mes deux collègues mais aussi une question plus personnelle.

Le COG prévoit de renforcer le programme de prévention maternité petite enfance. On voit que la mortalité infantile est en grande augmentation. Il y a eu un rapport du Sénat sur la santé périatale.

Donc c'est c'est des constats qui sont euh qui sont aujourd'hui bien encré dans dans nos têtes. Quelles relations vos services départementaux entretiennent-ils avec les services de PMI avec la médecine scolaire pour renforcer les actions ? Le COGE prévoit aussi que soit mené une réflexion sur les actes de prévention individuelle financés par le Fond National de prévention éducation et d'information sanitaire afin d'envisager un évaluel transfert de financement de tickets modérateur où on est vous de cette réflexion.

Euh euh lors de nos débats, vous avez évoqué le Nuc Triscore, lors de nos nos auditions, nous avons aussi euh pu entendre certains intervenants sur le domiciscore permettant d'évaluer l'impact de l'habitat sur euh sur la la santé en dehors des autres euh phénomènes environnementaux. Et puis moi, j'ai un un question extrêmement précise sur le cannabis thérapeutique puisque'aujourd'hui euh on a vu des avancées. Alors ça c'est en dehors du du rapport sur la prévention, euh on a vu euh euh se prolonger l'expérimentation.

On est concerné au CU Clair Monferrand puisqu'on avait été lieu du lancement à l'époque du ministre Olivier Verrand. Prolongé d'abord ça devait s'arrêter au 31 décembre 2024. Ça a été prolongé de 6 mois avec demande d'arrêt de de prescription.

On voit qu'aujourd'hui il y a quand même un vrai sujet. on est dans une impasse thérapeutique pour 1600 des patients concernés par cette expérimentation et que euh il y a des appels des appels du pied pour pouvoir sortir de de ce sujet-là. Quel est voilà le positionnement de l'assurance maladie même si vous êtes un opérateur plus qu'un décideur sur le sujet du cannabis thérapeutique.

Juste monsieur le président si je peux me permettre j'ai pas bien cisé la deuxè question sur le ticket modérateur pardon je suis désolé pour vous apporter une répon le coch prévoit que soit mené une réflexion sur les actes de prévention individuelle financé par le fond national de prévention. Voilà je je précise bien on on reste bien sur des questions liées à la prévention. On a un temps limité.

Les autres questions, vous pouvez les poser c ce soir à au ministre au ministre de la santé, hein. Voilà. Alors, pour terminer, Nadia Legoubou.

Oui. Merci monsieur le président et merci par avance monsieur le directeur pour les réponses que vous nous apporterez. Vous l'avez bien souligné, en matière de prévention, les efforts d'aujourd'hui sont les économies de demain.

Une petite remarque sur votre propos li parlait de notre augmentation de l'espérance de vie en France, peut-être à distinguer de l'espérance de vie en bonne santé. Euh une première remarque sur les dépenses de prévention que vous avez chiffré à 16 milliards d'euros. Moi, j'ai une question pour savoir comment on les chiffre précisément parce que nos premières auditions nous font ressortir que c'est difficile de dans la la nomenclature actuelle ne permet pas forcément de distinguer dans une consultation d'un professionnel de santé ce qui est précisément dévolu à la prévention.

Est-ce que vous pensez qu'on peut faire évoluer en fait ? qu'une réflexion engagée autour de de ça sur l'évolution de la nomenclature et également peut-être aussi de la de la valorisation de des actes de prévention. Euh deuxème question sur puisqu'on a évoqué le travail des complémentaires santé, elles ont déploré le manque d'accès à des données qui leur permettent de cibler leur action de prévention personnalisée par exemple sur les les malades chroniques parmi leurs assurés.

On a des exemples de d'actions qui se font d'une façon totalement générale et en fait qui loupent leur cibles parce que des personnes pour qui qui ont déjà déclenché la maladie reçoivent des appels à aller se faire dépister et après il y a une perte de crédibilité des actions de prévention. Est-ce qu'une réflexion est engagée pour que les complémentaires santé puissent avoir un meilleur accès à des données de manière à avoir une action plus ciblée et plus efficace ? Par ailleurs, voilà, c'est ce qui ressort de nos travaux.

On s'inscrit vraiment dans le temps long quand on est dans la prévention. Je dirais que ça a été évoqué, c'est un peu comme le travail sur l'environnement. Euh et voilà, vous nous avez parlé d'actions qui sont un petit peu inscrites quand même dans l'immédiaté des campagnes de prévention et cetera.

Euh est-ce qu'il y a des programmations pluriannuelles des actions qui sont qui sont envisagées ? Et puis vous nous avez évoqué aussi, ça c'est une question personnelle, vous nous parlez des travaux qui vont être faits de nouveau sur le dépistage bucodentaire par exemple sur les enfants. On a quand même le retour d'expérience des précédentes actions où on a touché surtout des enfants qui n'en avaient pas forcément besoin parce que c'est les enfants des CSP+ qui vont faire le dépistage.

Enfin, je je fais à gros trait hein. Est-ce que on repart sur le même modèle ou est-ce qu'on évalue quand même ? Est-ce qu'on a un retour d'expérience ?

Est-ce qu'on évalue l'efficacité de ce qui s'est fait avant ? avant de redémarrer euh euh voilà sur le même fonctionnement. Et un dernier mot euh quand on fait de la détection euh dentiste, orthophoniste et cetera, dans certains territoires, ça perd un peu son sens parce qu'il y a pas de dentiste et il y a pas d'orthophoniste.

Mais ça, je dépasse le champ de de nos de nos travaux. Exement. Voilà.

Donc, je coupe avant. Monsieur le directeur, je vous propose de répondre à nos trois rapporteurs avant qu'on ouvre le le débat. Euh merci beaucoup euh madame la sénatrice.

Euh alors j'ai le droit de pas répondre monsieur le président sur le les sujets qui ne concernent pas la prévention. Non, je je plaisante mais sur comme le le milliard OC est un sujet entre guillemets et et la contribution des Osa est un sujet sensible. Non, je je crois en tout cas que du côté du gouvernement ça reste en effet à l'ordre du jour pour reprendre votre votre expression au regard de de l'augmentation des tarifs des complémentaires santé en en en 2025 qui intégrait une augmentation duur qui n'a pas eu lieu.

Donc voilà euh ce qui ne doit pas pour le coup en tout cas j'espère modérer notre enthousiasme ou notre capacité à à travailler à mieux travailler ensemble avec avec les organismes complémentaires. Et je je voilà je le disais dans mon propoliminaire, je vous le confirme, je je suis tout à fait déterminé à euh voir comment nous pouvaient renfor comment nous pouvons renforcer cette coordonation qui qui ne part pas de zéro. Je je prenais par exemple le euh les sujets autour des relations avec les professionnels de santé.

L'Union nationale des organismes de complémentaire, l'UNOCAM est partie prenante de l'ensemble de ces négociations et assigné l'ensemble des conventions et avenant ces deux dernières années. Et le meilleur exemple, c'est ce que nous travaillons avec les dentistes autour de ce programme génération sans caris. Ce programme, il est complètement construit avec les professionelles et les complémentaires santé.

C'est un investissement de l'assurance maladiectoire et des complémentaires santé. Et donc euh voilà ça ces discussions qu'on a avec les professionnels, les complémentaires santé sont aussi autour de la table et donc c'est un discussion à trois si j'ose si j'ose dire. De ce point de vue-là, je je le disais peut-être trop rapidement, monsieur le président, euh ce que nous avons fait sur le 100 % santé qui permet d'améliorer l'accès aux soins dentaires, d'améliorer l'accès aux audioprothèses, d'améliorer l'accès au aux lunettes, euh on peut essayer de le reproduire en matière de prévention quelque part, aller plus loin dans un 100 % prévention qui est un 100 % MOMC parce que au risque peut-être de provoquer un débat, mais je ne crois pas qu'il faille considérer que euh parce que c'est de la prévention, ce soit ce doit être systématiquement pris en charge à 100 %.

Je pense qu'au contraire, nous devons construire avec les complément santé des programmes dans lequels nous intervendons, nous faisons une espèce de coalition des financeurs pour pouvoir soutenir des programmes de de prévention. Ce qui me permet de corriger peut-être un élément de mon propos et merci beaucoup madame la sénatrice. Ce que j'ai évoqué sur l'entreprise n'est absolument pas exclusif d'aller uniquement entre guillemets cantonner les les complémentaires et et l'interface qu'on peut avoir avec eux à ce monde de l'entreprise.

Il est évident que notamment vu la la part notamment évidemment et l'enjeu des des retraités, voilà, c'est c'est un un exemple entre guillemets sur lequel de fait je mettais plutôt en avant les complémentaires dans dans le fait que ils ont de part des contrats collectifs en entreprise une capacité à toucher les salariés. Voilà. Mais ça ça n'est ça ne dit pas tout d'une mode d'un mode de coordination.

Est-ce qu'il faut l'institutionnaliser davantage au-delà de ce qui existe ? parce que quand même les réunions sont très fréquentes avec l'UNOCAM, avec les trois familles, avec les les négociations conventionnelles. Est-ce qu'il faut l'institutionnaliser davantage ?

Peut-être aussi il y a des instances de pilotage de la santé publique et de la prévention au niveau de l'État hein qui est quand même encore une fois la la le chef de fil. Clairement, on y est on y est, en tout cas, j'y suis j'y suis tout à fait tout à fait favorable. Euh voilà, peut-être sur un premier premiers élément de réponse.

Madame la sénatrice canais sur les sur notamment les sujets, je vais laisser docteur Grenier évoquer vous répondre sur notamment les sujets enfance maternité simplement pour dire qu'en effet les relations sont sont étroites avec les départements et les PMI et aussi sous les g de l'État. Et je reviens sur le FNPIS. La question technique que vous posiez sur le ticket modérateur que je n'avais pas bien saisi.

Oui, nous avons en effet mis en œuvre un certain nombre de simplifications notamment sur la vaccination grippe sur lequel jusque-là le ticket modérateur était était pris en charge sur le FNPIS. Maintenant, il est directement pris en charge sur ce qu'on appelle le risque, pas sur un fond d'il et honnêtement c'est plus simple en gestion, c'est plus simple pour tout le monde et ça permet cette prise en charge là. Catherine, je vous laisse peut-être dire un mot sur Merci beaucoup.

Euh oui, nous sommes effectivement extrêmement sensibles au sujet de la mortalité infantile que vous avez évoqué et au fait que notre la situation française n'est pas satisfaisante sur le sujet. les observations scientifiques, l'analyse scientifique sur le sujet, elle montre que on a plusieurs causes à cette augmentation de la mortalité infantile qui est surtout liée à la à la mortalité néonatale, c'est-à-dire après la période de l'accouchement, le premier mois. euh plusieurs facteurs, l'âge de la mère à la première grossesse, hein, qui augmente qui augmente beaucoup et puis aussi des causes sociales qui sont extrêmement importantes avec le les sujets de précarité, de difficultés d'accès au droits et les facteurs de risque qui sont particulièrement importants chez les les femmes jeunes, à la fois les les risques les risques liés à la nutrition, à l'alcool et au tabac qui ont des conséquences sur cette mortalité infantile.

Ouais, pardon, je je je peut-être je termine sur en tout cas sur le canabis thérapeutique. On est honnêtement voilà tout à fait enfin le ministre pourra vous apporter des éléments plus précis mais on est évidemment en suivi des décisions sur ces sujets-là. Euh madame la sénatrice sur alors d'abord je pardon d'y revenir mais y compris l'espérance de vie en bonne santé à 65 ans, elle continue à progresser.

Je sais que c'est pardon d'y revenir parce que les travaux de l'adresse à la fin de l'année quelque part sont venus bien voilà confirmer cette cette évolution là et et voilà c'est pas pour ça que il faut regarder ensuite dans le détail les catégories socio professionnelles, les hommes et les femmes et cetera, mais c'est un élément important. Bien cerner les dépenses de santé en matière de prévention est un sujet complexe parce que il faut mélanger ce qui relève de entre guillemets la dépense directe ou de la dépense indirecte et que notamment les les les médecins vous diront que une partie de leur activité normale fait voilà et fait partie intégrante de la prévention. les travaux de nos amis de de l'adresse, je le disais, euh estime quand on consolide les différents façons de compter la prévention à une dépense globale de 16 milliards d'euros.

Euh je pense que euh si je peux me permettre, enfin sans doute c'est c'est des domaines sur lequels nous pourrions en effet euh à votre invitation euh peut-être progresser davantage. Euh mais en tout cas chaque année, il y a euh des tableaux euh assez bien euh identifiés qui euh illustrent les différentes dépenses qui permettent de d'aboutir euh à euh ce euh à ce chiffre là. Je je voulais pas donner le sentiment dans ma présentation initiale que nous serions sur des actions opérationnelles de court terme.

Nous sommes engagés durablement sur la la quelque part la répétition d'actions qui s'inscrivent dans le temps long. C'est-à-dire que voilà, inviter au dépissage organisé des cancers euh c'est une action euh qui n'est pas ponctuelle, qui passe par, je le disais, différents canaux de mobilisation que nous voulons répéter chaque année, que nous voulons enrichir chaque année. Je prends un exemple, le dépistage du cancer cholorectal, nous avons fait le l'analyse, mais pas que nous, que notamment les canaux de distribution des kits étaient trop restreints.

Nous avons proposé au ministère que les pharmaciens puissent en délivrer. Ça marche depuis à peu près 18 mois et ça marche très bien. Les pharmaciens se sont fortement investis sur ce sujet-là. délivre un grand nombre de kits.

Malheureusement, il entre guillemets peut-être en au détriment des médecins qui en font moins, mais ça progresse fortement. Nous pouvrions imaginer par exemple que d'autres professions euh comme par exemple les infirmiers libéraux puissent puissent proposer ces kits là. Donc c'est ces actions là, elles sont répétitives, elles sont dans la durée, elles sont structurelles, mais elles s'enrichissent de d'éléments de retour d'expérience pour voir comment on peut aller aller plus loin euh sur le les complémentaires santé, enfin sur les complémentaires de santé, le risque que on appelle plusieurs personnes ou et cetera.

Bon, je je c'est juste que je voudrais partager une chose avec vous, mais qui ne donne pas le sentiment de de ne pas vouloir faire, monsieur le président, et de d'être en contradiction avec ce que je disais tout à l'heure. Je suis vraiment favorable à ce qu'on puisse amplifier la mobilisation partagée assurance maladie obligatoire complémentaire sur des thématiques qui sont en réalité qui pourraient être proches voire communes parce qu'en fait on les connaît bien. C'est celle que j'ai évoqué un peu au début.

Il y a pas de choses à inventer de de nouvelles. On sait que les enjeux, ils sont autour du tabac. Ils sont au jour de l'alimentation, ils sont toujours des facteurs de risque, ils sont au jour de voilà et donc quelque part mieux partager ses priorités.

Après, il faut juste qu'on se disent qu'à un moment donné dans l'état actuel du droit et qui est sans doute un quand même protecteur en matière de données de santé, nous ne pouvons pas donner accès au complémentaires santé à des données détaillées qui vont être traçants notamment en matière d'al et de pathologie. Ça n'est pas possible. Donc c'est sûr qu'à un moment donné ces échanges d'information, ils vont se heurter à des limites.

Bon mais encore une fois je je je souhaite surtout pas que ça soit interprété comme un prétexte assurance mal de ne pas faire. Je pense qu'il faut faire. Je pense que ça n'est pas dirigent.

Euh je pense que voilà, on peut faire 100 et encore une fois euh euh voilà, je reprends, c'est pour ça l'exemple de l'entreprise, c'est un collectif dans lequel euh notamment les complémentaires santé peuvent euh proposer des services, peuvent proposer des informations, peuvent proposer des des séances, je je pe proposer le bilan de prévention sans avoir besoin d'avoir accès à des données santé individuelles. Donc, on peut faire beaucoup beaucoup de choses mais il y a quand même ce sujetl. Catherine peut-être sur la dernière question sur le je crois que notamment sur le bou sur la sur la reprise de de sur le programme Génération sans caris qui est issu de du programme MTD.

Donc en fait, on a un certain nombre d'années d'expérience maintenant puisque ce programme a été lancé en 2007 et les choix qui ont été faits récemment, il reposent sur une évaluation que nous avons pu faire à la fois en terme d'accès aux soins puisque on montre que entre 2007 et 2019, on a multiplié par 4 le recours aux chirurgiens dentristes pour les populations qui adressaient les qui étaient adressés par le programme MTdan et surtout et résultat assez intéressant et et suffisamment important pour que on le communique. On a diminué le nombre de caris par enfant de manière sensible puisqu'on est passé d'un taux de carry à 0,93 en 2016 à un taux de 1 pardon 1,74 en 2007 pour 0,93 en 2016 à l'âge de 9 ans. C'est un donc un indicateur de résultat.

C'est vraiment l'objectif qu'on a dans ce type de programme et ça ça a justifié le fait que ce programme soit renforcé cette année. Merci beaucoup. Je ouvre maintenant le débat et je donne la parole à Florence Lassarade.

Merci monsieur le président. Je euh monsieur Fatum et madame je devais vous interroger sur la les CRCDC. Je pense que vous l'avez largement euh développé.

Je suis président de groupe Cancer. Euh néanmoins euh je vais prendre la ma casquette plutôt de de d'ancienne pédiatre pour vous pour voir où est-ce qu'on en est sur les vaccins HPV. Vous allez me dire ça va.

Euh je vois que ce matin, on a parlé de mortalité infantile, on a parlé d'obésité infantile, on a parlé de trouble de vision, on a parlé de trouble du langage, on a parlé euh de de problèmes dentaires sans jamais évoquer euh le spécialiste de l'enfant qui est le pédiatre. Euh est-ce que est-ce que je vous ai déjà posé la question, mais est-ce que il faut s'habituer à est-ce que c'est une profession qui va disparaître ? Euh je voudrais revenir sur la mortalité infantile en maternité.

Euh on on parle de de d'obésité maternelle, de facteurs sociaux et cetera, ils sont tous les mêmes en Europe. On parle pas du nombre de pédiatres hospitaliers. On parle pas on parle pas de cette ce défaut d'adhésion des internes au fait.

On parle de prévention. Parle pré. Oui.

Ben justement, c'est la prévention de la mort dont il s'agit. Donc quand on est passé en 20 ans du 3e au 22e rang européen, moi je pense que vraiment on devrait se poser les vraies questions. Qui est le spécialiste de l'enfant ?

Le spécialiste de son enfant c'est le pédiatre. Voilà, je vois qu'il y a une épidémie de rougeol qui repart. Euh les pédiatres sont les meilleurs vaccinateurs et ont été euh euh largement euh euh contributeurs là-dessus.

Ils ne sont pas reconnus dans dans ce rôle. On va donner des bons points aux médecins généralistes quand ils vont faire le vaccin de la grippe. On va donner des bons points aux généralistes pour le vaccin antigrippe.

Moi ça me paraît être le bé àabas et je vois pas pourquoi il faut récompenser sur ce vaccin. Par contre que pensez-vous du vaccin nasal que nos voisins anglo-saxons font largement chez l'enfant et qui et qui diminue vraiment les épidémies de gripe ? Voilà.

Merci bien minon. Oui, merci monsieur le président, monsieur Fatum, d'abord merci pour l'ensemble des des observations que vous nous avez données. Je voulais revenir moi aussi un petit peu sur la mortalité ici, la mortalité infantile.

Alors, je reviendrai pas sur la mortalité périnatale puisqueen effet le le rôle des des médecins en général et du pédiatre en particulier est important. Mais je voudrais revenir sur la mortalité plutôt néonatale euh plutôt la mortinatalité. Voilà, exactement. c'est-à-dire la mortalité pendant la grossesse.

Et là, il y a un vrai problème puisque depuis 2000, cette mortinatalité n'a jamais baissé. Elle est restée stable mais elle n'a jamais baissé. Et je pense que il y a il y a un sujet, c'est peut-être pas un sujet directement de prévention, c'est peut-être un sujet de formation des personnels qui suivent les femmes enceintes.

Enfin, il y a un sujet quand même extrêmement important. Mais ma question n'est pas là. J'ai deux petites questions.

La première, c'est le plan priorité prévention 2018-2022. Ce plan avait prévu l'éradication de l'hépathie C pour 2025. Bon, c'est pas le cas puisquon est quand même bien classé et l'OMS elle demande à ce que l'éradication d'hépatite C et l'éradication d'ailleurs des virus de l'hépatite en général soit faite pour 2030.

Est-ce que la CNNAM a un programme sur ce sujet pour les éradications et d'hépatite C et des virus de l'hépatite ? Et la deuxième question, je ne suis pas du tout un spécialiste et elle est peut-être mal posée, mais est-ce que vous utilisez l'intelligence artificielle pour faire vos programmes de prévention ? Très bien.

La parole Douan. Monsieur le président. Merci à monsieur le directeur de nous avoir présenté l'ensemble des actions de prévention qui sont aujourd'hui effectives sur euh euh le terrain.

C'est vrai que euh ce qui nous manque peut-être, c'est la stratégie générale. vous l'avez exposé mais en tout cas elle pour nous euh on la connaît mais pour tout un chacun c'est difficile d'y voir clair et et c'est sûr que la prévention c'est pas forcément bien identifié par l'ensemble de nos concitoyens dans le sens où il y a pas d'incarnation et le fait que le mot prévention soit tombé du ministère ministère de la santé mais c'est plus de la prévention alors que finalement les les mesures, les actions sont de plus en plus nombreuses. C'est dommage quand même hein, il faudrait quand même y penser à le réaccrocher ce terme parce que moi je pense que en terme de d'économie, ça va être effectivement un des leviers essentiels pour réduire les factures de de la branche assurance maladie parce que au vu de la pyramide des âges, on voit bien que le grand défi ce sera le vieillissement de la population.

Donc si on peut arriver le plus tard possible en meilleure santé, c'est tant mieux. Si on peut éviter aussi euh des morts prématurées, c'est aussi très très bien. Aussi bien que sur le plan infantile que sur le plan euh des adultes.

Je je pense qu'il ce qu'il faut, c'est effectivement une stratégie, une incarnation et une déclinaison territoriale bien identifiée. Et est-ce que euh les CPTS, les contrats locaux de santé qui ont souvent des missions, enfin qui qui mettent en place des mesures de prévention, est-ce que finalement on y voit bien clair ? parce que c'est aussi un moyen d'aller vers les inégalités parce qu'on voit bien que finalement tous les indicateurs de santé mettent en évidence cette inégalité par rapport à certains publics et donc d'aller décliner territorialement ces ces actions, ça permet d'identifier ça.

Les messages vous assurés, moi je suis persuadée que effectivement l'ouverture de l'espace santé pour de pas parce que un/4 c'est bien mais c'est pas suffisant. Euh et moi je je je demandais l'autre jour à à la préfet de mon département si elle pouvait pas comme les maisons de France euh comment service sont vraiment bien identifié, est-ce qu'il pourrait pas y avoir une action sur une semaine, sur 15 jours, sur un mois, je ne sais pas, mais qui puisse euh alerter tous les assurés que voilà, ils vont trouver un accompagnement pendant ce lapse de temps pour ouvrir parce que c'est pas si instinctif que ça en fait l'espace numérique. Moi je je j'en ai fait les l'expérience.

Bon, en tout cas, ma question, alors je suis pas une femme d'argent, chacun le sait, mais c'est comment on pourrait euh montrer à nos concitoyens que de faire de la prévention, c'est faire des économies à l'avenir, en tout cas pour le budget de la sécurité sociale, est-ce que euh finalement est-ce qu'il y a des actions aujourd'hui que vous pouvez identifier en terme de d'économie sur voilà l'avenir ? OK. Et puisque je crois que vous vous partez à 11h, on continuera.

Je je prends une dernière dernier sénateur. Allez Lance Munerbrone. Merci.

Merci monsieur le président. Merci monsieur le directeur. Alors, j'avais plusieurs questions.

Euh je vous ai bien entendu euh concernant, si j'ai bien compris, mais on était plusieurs à se poser la question sur la la vaccination. Euh est-ce que les généralistes sont encouragés financièrement pour vacciner contre la grippe ? On s'est posé la question plusieurs si on avait bien entendu.

Et est-ce que c'est nécessaire ? C'est c'est une question. Euh la prévention ne doit-elle pas porter également sur la réduction de la consommation de médicaments et de traitements chimiques ?

Euh la question est les médecines complémentaires euh intégratives ont-elles leur place dans la prévention en santé ? Et si ce n'est pas le cas, pourquoi et comment progresser sur ce sujet ? Il a été question de réduire les séances d'acupuncture dans le panier des soins dans le but de réduire le déficit de la sécurité sociale.

Pourtant, nous savons que plusieurs pathologies telles que les tr troubles muscosquelettiques, l'ostéoroporose ou les lomb lombalgies chroniques peuvent être réduites par la naturopathie ou l'ostéopathie. De même, la les préventions de troubles anxieux et dépressifs, la psychiatrie par l'acupuncture offre aussi de bons résultats en préventif. N'est-ce pas à votre avis une erreur à la fois sanitaire et économique que de négliger ces soins préventifs non invasif ?

Et puis si je peux me permettre une question encore. Vous avez parlé en introduction une comparaison sur le tabagisme de 15 % en Allemagne par rapport à 25 % chez nous. Alors, moi, j'habite à la Frontière, en Allemagne.

Euh, on peut acheter son tabac dans les distributeurs, il y a pas d'espace non fumeur et nous, les documents que nous avons nous parlent de 34,5 % de taux de tabagisme avec une augmentation depuis la pandémie de près de 9 points. On parle vraiment de d'évolution effrayante des fumeurs en Allemagne. Donc, je suis étonnée du chiffre que vous nous avez apporté.

Merci. Bien. Et je donne la parole maintenant à Jine Guidez.

Merci monsieur le président. Vous avez parlé en effet beaucoup d'espace santé comme un outil en appui de la prévention. Vous avez vraiment insisté dessus.

Pour favoriser cette prévention, pensez-vous qu'il serait souhaitable d'envisager qu'il soit le seul canal possible pour obtenir ces résultats dématérialisés de biologie ou d'imagerie médicale plutôt que une plateforme certainement moins sécurisée ? Voilà, je sais pas ce que vous en pensez. Et puis euh au sujet des préventions sur le cancer, moi je voudrais revenir sur le cancer colorectal qui est l'un des cancers les plus fréquent et meurtriers en France avec environ 45000 nouveaux cas et 17000 décès chaque année.

Aujourd'hui, le dépistage est proposé aux personnes âgées de 50 à 74 ans malgré une hausse significative des cas diagnostiqués avant cet âge. En effet, près de 10 % des cas détectés surviennent avant 50 ans. une proportion en constante augmentation en lien avec des changements de mode de vie et d'alimentation.

Mais d'ailleurs vous l'avez soulevé ce problème d'alimentation. Un dépistage des 40 45 ans permettrait probablement d'identifier plus précocement les lésions ou tumeurs à un stade où les traitements sont moins invasifs et des chances de guérison plus élevé. Voilà, je voudrais savoir ce qu' ce que vous en pensez.

Allez, monsieur le directeur, je vous laisse répondre à cette première série. Euh alors, peut-être d'abord madame la sénatrice me permettre de pardon me permettre de faire un un un un un un vbrant plédoyé pour la pédiatrie et qui ne sera pas fin euh puisqu'il est il s'appuie sur des faits puisque notamment dans la convention que nous avons signé avec les médecins en juin dernier, euh les pédiatres font partie notamment avec les psychiatres des spécialités cliniques qui ont bénéficié des revalorisations les plus importantes parce que aujourd'hui ils sont plutôt à des niveaux de rémunération d'ailleurs plus bas que les gén généraliste et et est plus bas, très largement plus bas que la moyenne des spécialistes parce que nous considérons en effet que les pédiatres sont des acteurs évidemment majeur, incontournable de la santé de l'enfant. Après, ça ne peut mécaniquement pas être les acteurs uniques puisque on on connaît euh les chiffres sur on a quelques milliers de pédiatres et on a presque 50000 généralistes et que il y a un certain nombre de territoires, vous le savez aussi bien que moi, dans lequel l'offre de soins pédiatrique, notamment libéral est extrêmement restreinte.

Nous donc nous travaillons avec les deux communautés professionnelles de pédiatrie et de médecine générale. On a un système en France assez original qui ne qui ne met pas le pédiatre en second recours, qui le met en premier recours et puis aussi et des généralistes qui font aussi de évidemment de de de la santé de l'enfant. Donc on travaille avec ces ces deux euh ces deux communautésl et les relations sont extrêmement approfondies avec les pédiatres pour pouvoir euh voilà consolider leur intervention et encore une fois euh un certain nombre de d'actes qui ont été revalorisés de façon importante dans la convention médicale.

Monsieur le sénateur, sur l'hépatite C euh et sous le contrôle de Catherine Grenier, on on n' pas de programme spécifique dédié. Euh évidemment euh on le sait, vous le savez euh mieux que moi, les les traitements euh importants qui ont vu le jour on bénéficié quelque part du système d'assurance maladie qui a permis de les solvabiliser très rapidement avec une diffusion, je crois, extrêmement rapide qui quand même aboutissent à des chiffres extrêmement quand même tout de même en en en en réduction. Euh mais au-delà de ça euh voilà, on n' pas identifié de de d'éléments spécifiques, mais on pourra évidemment en en reparler sur euh sur l'IA.

Euh alors euh d'abord, on on est euh en en situation euh nous de euh ça a l'air un peu passif mais de de veille pour essayer de voilà de de bien analyser ce qui se passe en terme d'offre euh de technologie et en quoi ça peut accompagner les assurés les professionnels de santé. Donc ça c'est quelque chose que nous faisons mais on fait pas que de la veille, on est en train de de travailler au déploiement euh et ça ça s'inscrit quelque part. Alors là aussi à mi-chemin entre le curatif et le préventif, mais quand même pas loin du préventif euh à à à nous avons travaillé avec les médecins généralistes, les cardiologues et la haute autorité de santé sur le fait de déployer un module d'IA pour accompagner les médecins généralistes quand ils font un électrocardiogramme pour pouvoir quelque part voilà leur donner un complément d'analyse et de qualité.

Et c'est honnêtement un programme qui est vraiment très bien construit avec les généralistes et avec les cardios et avec les haut autorités de santé. Donc on va commencer à le à le déployer dans un nombre de départements pour voilà pour intégrer de l'IA dans une pratique professionnelle qui est l'analyse de l'électrocardiogramme. Évidemment, on sait qu'il y a beaucoup d'autres enjeux.

On a commence à avoir évidemment des discussions avec nos amis radiologues sur évidemment l'IA dans les dans les dans les machines et dans l'imagerie. Et donc voilà, c'est c'est je prends cet exemple-là parce qu'il est concret, il est opérationnel, mais bien évidemment que progressivement un certain nombre d'actes ou de prises en charge vont s'accompagner de module d'IA et donc vont nous interroger sur euh l'admission remboursement, sur la tarification et ça c'est quelque chose que nous que nous préparons euh madame la sénatrice sur le sur la alors sur les déclinaisons territoriales, je le disais rapidement, nous nous comptons beaucoup sur les CPT TS euh c'est clairement pour nous euh même si nous faisons pas mal de travaux avec eux autour de l'action soin d'accès aux soins notamment vous le savez le programme pour accompagner les assurés qui n'ont pas de médecins traitants qui sont en ALD mais néanmoins le la prévention c'est vraiment la deuxième priorité sur lequel nous essayons de à la fois d'alimenter les CPTS en voilà en en en matériaux en kit de prévention en élément d'accompagnement des assurés dans lequel nous sommes à l'écoute également de leur priorités et et et la la conjonction des de fait notamment l'investissement de beaucoup de CPTS sur les maladies cardio-vasculaires et notamment l'insuffisance cardiaque sur lequel on commence à avoir des programmes qui se nourrissent de la structuration de ces communautés de professionnels sur les territoires. Sur mon espace santé, je vous rejoins bien volontiers sur le rôle possible des maisons France Services.

On les avait formé au début du lancement du produit en 2021. Euh on est en train de travailler nous à une deuxè étape de mobilisation territoriale avec le réseau de l'assurance maladie euh sur euh sur voilà le l'accompagnement des assurés, l'explication et donc on pourrait tout à fait refaire un un tour de mobilisation euh avec les espaces France service sur euh sur les économies qui sont permis par les dépenses enfin par le par les actions de prévention. Je je là aussi vous en avez l'habitude, pardon, madame la sénatrice et et et les membres de la commission des affaires sociales, vous savez que notre rapport chargé produit et et notre et notre un peu notre plaidoyer.

Et sur les deux derniers rapports, nous avons identifié finalement le retour sur investissement d'un certain nombre de programmes de prévention qui s'agissent de retrou, qui s'agisse de tabac infoservice, qu' s'agisse de la vaccination gribale, qui s'agisse aussi de la prise en charge précoce de la maladie rénale chronique pour mettre en relation finalement ce que ça pouvait permettre d'économiser euh en face entre guillemets. Donc par exemple, on sait que les bénéfices d'une campagne de vaccination antigripale, enfin on a fait le travail, c'est de l'ordre de 50 millions d'euros. Euh voilà, on sait par exemple que agir sur la prise en charge précoce de la maladie créale chronique et et accélérer notamment les les greffes, c'est près de 130 millions d'euros d'économie sur 50.

Donc en tout cas, ces travaux-là, ils figurent assez clairement dans chargé et et produit. Euh madame la sénatrice, oui, nous oui, nous incitons et nous valorisons euh l'investissement des médecins traitants sur la vaccination grippe, mais c'est la même chose pour d'autres thématiques. Ça se fait depuis une dizaine quinzaine d'années sur la rémunération sur objectif de santé publique.

Il y a une part de la rémunération des médecins qui qui est liée à l'atteinte de de résultats euh en terme de de santé publique, de qualité de prise en charge et on est en train de simplifier le système et à compté de 2026, ça sera un paiement unitaire si euh si vous êtes une personne âgée, que vous êtes pris en charge par votre médecin traitant et que vous êtes vacciné contre la grippe, et bien le forfait médecin traitant est valorisé à 5 € et on regarde sur toutes les populations éligibles sur les programmes de prévention, dépistage, vaccination, prise en charge de l'enfant et voilà, c'est des choses que honnêtement que font d'autres pays. hein, c'est valoriser le rôle en matière de prise en charge de sa patientelle par le médecin traitant et notamment son rôle de prévention. Euh, on participe euh bien sûr au sujet de bon usage de médicaments.

On est en train de relancer la nouvelle campagne de communication qu'on a fait cet automne sur le bon traitement, c'est pas forcément un médicament. Euh et honnêtement, on a des très très bons retours des des euh des assurets sur cette communication. On travaille avec les médecins et les pharmaciens sur la mise en place à compté de 2026 d'une consultation de déprescriptions qui permettra aux médecins de faire la liste de ces médicaments, il le fait déjà, mais de valoriser à hauteur de 60 € une consultation qui permettra le cas de déprescrire.

Quant à votre dernière réponse, nous c'est simple, nous remboursons ce qui est validé par les autorités scientifiques de ce pays, c'est-à-dire la haute autorité de santé et le ministère de la santé. C'est pas l'assurance maladie qui fixe son panier de soin, c'est les autorités de santé au vu d'analyse qui justifie la prise en charge. Donc je je ne me prononce pas sur tel ou tel ou tel mode de prise en charge.

C'est la haute autorité, le ministère de la santé qui voilà aboutissent à construire ce panier de soin. Il faudra qu'on se rapproche sur les chiffres allemands parce que honnêtement c'est ces chiffres de comparaison qui sont monitorés soit par l'OCDE, soit par d'autres instances de comparaison, soit l'Union européenne. Mais voilà, je sais pas pourquoi on a cette différence mais en tout cas pour nous le diagnostic est quand même assez bien établi et ça je crois pas me tromper en disant que la France n'est pas un bon élève en matière de tabagisme.

Et ça je crois queonnêtement on pourra voilà on pourra difficilement dire le le contraire. Euh alors madame la sénatrice sur le euh sur est-ce qu'il faut euh est-ce qu'il faut que mon espace santé devienne finalement le seul espace dans lequel euh voilà, je je envie de vous dire en tout cas il faut que ce soit systématique. Est-ce que ça doit interdire ou euh sortir les autres ?

Je sais pas. Moi en tout cas et ça c'est c'est pour le mais pour parce que pour le coup ça n'est pas encore le cas mais ça progresse quand même beaucoup hein les les volumes d'alimentation notamment des laboratoire de biologie augmentent énormément ces ces derniers mois et donc quelqu et les cabinets de radiologie la même chose donc quelque part c'est en train de de monter voilà notre notre point à nous c'est que ça doit être systématique voilà c'est que ça n'est pas forcément exclusif même si je vous rejoins que en terme de sécurité d'hébergement d'accès, ce qui est ce qui est certain en tout cas c'est que nous on est hbergé en France on est on est supervisé par l'acnil, on a des contrôles de lanc et cetera. Donc en tous les cas, ça doit être systématique.

C'est bien le principe qui est en train de se déployer sur le colorectal Catherine. Oui, merci beaucoup de de mettre en exergue ce sujet. Effectivement, on observe une augmentation du nombre de cancers du colon, y compris avant 40 ans, hein.

Donc chez les gens jeunes, cela reste beaucoup moins important et la moyenne de diagnostic reste autour de 71 72 ans. Donc la majorité des cancers du colon ont lieu entre 50 et 75 ans. Les seuils ont été déterminés dans le casre d'une politique publique avec un seuil minimal et un seuil maximal d'âge pour bénéficier du dépistage organisé.

On cherche le risque moyen. C'est il faut bien entendre que le dépistage organisé, il vise les personnes à risque moyen de de cancer. Ça ça ne doit pas empêcher des démarches individuelles sur un risque particulier, notamment les antécédents familiaux he qui sont un facteur extrêmement important.

Il y a d'autres facteurs qu'on a évoqué sur le comportement euh qui doivent pouvoir faire dépister ce cancer en amont. Et dans ce cas-là, d'ailleurs, ce n'est pas le kit qui est la bonne indication, hein. Quand on est dans un risque majoré, on est la première indication de la coloscopie.

Donc il y a euh un enjeu à surveiller et nous notre point c'est de faire connaître les symptômes à la population et de d'attirer l'attention des professionnels sur ce dépistage nécessaire au moindre symptôme y compris chez les gens jeunes. J'insiste aussi sur le fait que il est aussi fréquent ou presque chez l'homme et chez la femme. Et dans l'inclective, il est encore très masculin ce cancer et il est aussi féminin que masculin.

Merci beaucoup. Je donne la parole à Anne Suprice. Merci monsieur le président et merci monsieur le directeur de toute cette volonté manifeste sur la question de la prévention qui est encore un parent pauvre malgré tout hein malgré tous ces efforts là.

J'espère que ce ne sera plus le cas mais pour le moment c'est encore le cas. Alors, je j'aurais voulu savoir un tout petit peu plus alors vous dites que sur le document c'est indiqué mais la les 16 milliards un peu la euh la distribution des en tout cas des grandes des grandes masses hein parce que je je crains toujours dans ces cas-là que ça soit surtout les vaccins qui coûtent de l'argent. Peut-être je me trompe complètement mais en tout cas parce que voilà et que le reste en fait soit peu donc c'est une inquiétude que j'ai donc je je vous laisserai me répondre.

Euh 2è sujet, c'est sur la question de la santé environnementale euh parce que vous l'avez pas évoqué mais dans le sens de la prévention, c'est aussi évidemment de toute façon la nutrition, la question de l'alcool et du tabac, ce sont de fait aussi de la santé environnementale au sens large, mais je pense aussi à aux questions de santé environnementale comme bah ce qui se passe d'un point de vue environnemental dans un certain nombre de lieux, à certains moments. de l'existence et comment est-ce que c'est prise en compte par l'assurance maladie ? Est-ce que vous avez des actions spécifiques sur pour pour ces questions là ?

Aussi, vous parlez des inégalités territoriales en fonction des des territoires. Évidemment, il y a par exemple des sites de pollution industrielle ou enfin qu'on détermine à peu près ou des choses où on voit qu'il y a plus de cancer que qu'ailleurs pédiatrique ou autres. Est-ce que du coup vous avez des actions spécifiques peut-être d'aller vert ou de prévention dans ces endroits-là ou je pense aussi aux questions d'allergie alors qui sont effectivement là sur tout le territoire mais qu'on voit de plus en plus importante ou d'asthme chez l'enfant et de du coup de d'actes de prévention peut-être avec d'autres partenaires aussi pour éviter la cause évidemment du mal.

Euh on sait que par exemple à Paris, une des causes euh de la des allergies et et des de l'asthme, c'est euh en dehors de la voiture et tout ça, c'est aussi le fait qu'il y a plus de biodiversité du tout et que on par exemple, on a fait que des plantations euh pendant tout un temps qui étaient les mêmes espèces euh d'arbres et qui ont fait à un moment donné euh beaucoup d'énergie. Donc, est-ce qu'il y a un travail, je donne des exemples mais est-ce qu'il y a des des travaux qui sont faits à votre niveau là-dessus sur les maladies cardio-vasculaires ? Pardon, j'ai plein de petites questions mais voilà.

Euh je me dépêche, monsieur le président, euh sur les les maladies cardio-vasculaires, euh est-ce que vous avez quelque chose d'un peu genré ? Est-ce qu'on sait maintenant que les femmes n'ont pas forcément les mêmes euh les mêmes symptômes et les mêmes du coup est-ce que vous avez une une focale sur cette questionlà ? Est-ce que je j'avais aussi une petite question sur la question du du du VIH tout à l'heure a été parlé, on vous avait parlé de des hépatites sur est-ce que sur la question du VIH, de la prévention, vous avez une un travail particulier qui a qui a été fait.

Et enfin, je finirai juste sur cette question parce que j'en ai trop donc je coupe euh mais sur la question de l'alcool. Est-ce que vous en avez parlé à plusieurs reprises ? Vous avez parlé du tabac, vous avez parlé de la nutrition, mais vous n'avez pas de fait de focus sur le l'alcool, vous l'avez juste nommé.

Est-ce que vous avez des campagnes de prévention contre l'alcoolisme ? Et merci beaucoup Olivier Nou. Oui, merci monsieur le président, monsieur le le directeur général.

Je je reviens sur la question du cancer du colon et vous interroger sur la méthode de prévention. On a quand même une méthode qui repose sur la participation et assez peu sur une incitation, voir une contrainte. Et dans un certain nombre de de pays, euh vous avez parlé du kit, mais il y a des personnes qui le font, il y a des personnes qui le font pas et les risques s'accroissent s'ils le font pas. et voire même quand on fait une coloscopie ou une fibroscopie, on diminue très fortement son risque du cancer du colon.

Il y a des pays, le pays par exemple assez proche, la Belgique qui incite voire euh avec un avantage financier ou une contrainte financière les les patients à à respecter les examens en matière de de prévention. Alors évidemment, c'est un retournement et c'est une évolution très forte de notre culture, je leur mais je pose cette question pour faire avancer le débat. Je finis en je vois que ça suscite quelques commentaires.

Je je finis euh l'exemple belge, il a certaines mutuelles qui font baisser les prix des mutuels si les personnes euh acceptent de faire un certain nombre ou sont obligés un certain nombre de soins de prévention notamment par rapport au cancer. Je vous remercie. Qu'en pensez-vous ?

Merci Bien, j'en prends un dernier Dominique Théophile. On continue. Oui, monsieur le directeur, chers collègues, je m'en voudrais de ne pas intervenir sur la situation des autres MAES et notamment antiiguyane où on sait très bien que ces territoires présentent un taux supérieur largement à la moyenne nationale concernant les maladies chroniques et personnellement, je m'inquiète sur les taux quand je vois les prévalences sur certaines maladies. notamment, on a cité ser récemment taux de de maladie de cancer liés au colon.

On savait pour la prostate, pour euh le cancer du sein comme et cetera de de lié à d'autres effets d'actualité notamment le clé. Mais au-delà de ça, je pense que la situation est tellement critique qu'il faudrait peut-être envisager pas totalement une une approche uniforme. Pourquoi je dis ça ? parce que c'est lié ce T est lié à à plusieurs choses, à l'alimentation, à l'éloignement vers les centres, les des hôpitaux et puis du côté archipel de nos de nos territoires et notamment la Guadeloupe, le désert le désert médical, est-ce qui est-ce que la TNAM a déjà euh réfléchi ou met les moyens sur ce qu'on appelle la prévention mobile ? aller dans les à les ver dans les quartiers, ce qui contribuerait à une proximité puisque il y a pas de médecin notamment chez la collègue ici présente, c'est la croix et la bannière pour avoir un rendez-vous.

Il y a pas de médecin sur l'île des sepas, pas de médecin à à la désirade. Euh quelques difficultés ? Est-ce que il serait pas nécessaire de déployer ce qu'on appelle la médecine à distance ou la télémédecine et notamment ce qui concerne la téléchographie qu'on a testé où où on peut à partir du centre hospitalier universitaire qui est un peu le centre et irriguer tous les territoires par de l'écochographie de de la téléchographie pour pouvoir puisque aussi la prévalence euh de je veux dire euh des maladies cardio-vasculaires sont est importantes.

Donc voilà, une approche un peu spécifique et un regard particulier sur la situation euh sanitaire globalement en tout cas de la prise en charge préventive dans les autres mères puisque Merci. Aujourd'hui, il faut et je vous le dis à information il y a 10 ans, c'était 3 minutes pour les obsèques. Nous avons une particularité locale chez nous où on donne les obsèques à la radio.

Les les deux radios principales donnent le décès de tous les citoyens et c'était 3 minutes parce qu'il y avait 4 5 décès. Aujourd'hui c'est 2h et l'effet ciseau est arrivé. Il y a deux fois plus de décès, trois fois plus de décès que de naissance.

Donc vous comprenez à l'orée de 10 ans, la population de la Guadeloupe qui est de 340 352000 habitants à peu près un petit peu plus et ben sera dans 10 ans à 200 et quelques Merci beaucoup monsieur le directeur. Je vous laisse répondre à ces questionsl je vous explique ensuite madame Grenier reste avec tout pour continuer les les discussions. Pardon en effet de devoir vous quitter dans quelques minutes.

Madame la sénatrice, je je sur santé environnement, je je l'ai évoqué trop rapidement. C'est un domaine entre guillemets, j'ose le dire comme ça, nouveau pour l'assurance malédique. Historiquement n'était pas son champ d'intervention principal parce qu'il y avait le plan des plans santé environnement parce qu'on était impliqué dans d'autres sujets de prévention peut-être ce plus en lien avec les professionnels de santé.

Clairement, c'est quelque chose sur lequel on veut s'investir. On pourra vous transmettre d'ailleurs, monsieur le président, on a on a rédigé une espèce de note stratégique de qu'est-ce que l'assurvention peut faire en matière de santé environnement parce qu'on veut aussi éviter de doublonner, de faire à la place de santé publique France, de l'anesse, voilà, de mettre au service encore une fois notre capacité à faire des enjeux de santé environnement. Je prends un exemple alors là parce que pour le coup, on l'a bien calé, on est on é on va le déployer en 2025. les perturbateurs endocriniens euh sujet que vous connaissez qui est évidemment majeur, comment euh nous allons euh nous sommes en train de construire une action qui va passer classique du côté de l'assurance MADI, hein, les délégués de l'assurance MADI qui vont aller voir un certain nombre de professionnels de santé et notamment pédiat, gynéco médecin généraliste pour pouvoir finalement passer ces messages là et que ces professionnels soient les relais des messages vis-à-vis des patients et on aura aussi des éléments vis-à-vis des patients. prendre cet exemple-là euh qui est que on prend un sujet important en matière de santé environnement, bien documenté en matière scientifique et on et on va aller utiliser notre force de communication individuelle vis-à-vis des professionnels de santé au service de ça.

Mais on on vous transmettra, monsieur le président, cette note un peu un peu stratégique. Je je suis pas sûr, madame la sénatrice, d'avoir bien compris la première question, c'est comment comment on évalue les dépenses de prévention dans l'action d'assension provinciale de santé ou c'est pas du tout ça ? C'est c'est si on a on va on va avancer.

On va avancer. Ouais. Bon alors je éventuellement pour projeter la discussion euh sur le sur VIH et cetera.

Je voulais mettre en avant ce qu'on fait sur ce qui s'appelle maintenant mon test IST, c'est-à-dire un test sans prescription, pris en charge à 100 % facile. On pourra vous communiquer les les les chiffres, c'est en train de monter en puissance. Donc c'est un engagement de l'assurance maladie.

Catherine sur les problématiques de MCVA entre guillemets genray et l'approche alors tout sur les maladies cardio-vasculaires et associé ensemble que nous avons regroupé pour parler d'une de manière globale de l'ensemble des pathologies qui sont liées au risques cardio-vasculaires donc ça dépasse les maladies cardio-vasculaires strictosensu ça ça intègre la maladie rénale ça intègre la bronchite chronique obstructive ça intègre un certain un nombre de de pathologies. Sur cet ensemble là, nous avons trois grands axes de notre feuille de route et sur ces trois grands axes, la dimension genrée est importante. Elle est identifiée et elle fait l'objet de d'actions particulières.

À la fois, le premier axe, c'est la détection précoce. on a un vrai enjeu à à faire repérer des symptômes le plus tôt possible et des symptômes qui peuvent être de nature euh facteur de risque. On n'est pas encore vraiment malade euh mais on peut agir et notre enjeu c'est de retarder la la complication de la maladie, l'aggravation de la maladie qui qui conduit en fait c'est une tendance continue hein si on ne fait rien.

Donc l'objectif c'est de diminuer la pente pour que les complications arrivent le plus tard possible. Le deuxième élément de notre feuille de route, c'est d'améliorer le suivi euh en particulier en faisant bénéficier l'ensemble de la population quand c'est nécessaire des mécanismes de télésurveillance. Euh c'est un exemple parmi les l'ensemble des dispositifs que nous avons à notre disposition pour le sujet.

Il y a aussi évidemment tout l'enjeu de de l'hospitalisation et de l'articulation avec l'hospitalisation en sortie fluidifier cette ce temps-là puisqu'on sait que c'est à ce niveau-là que vont souvent euh il y il va y avoir des défauts de qualité qui vont induire des défauts de prise en charge. Et le dernier point c'est la mobilisation de la population euh le partenariat avec les patients. Donc faire connaître sa maladie au patient, faire lui faire savoir ce qu'il peut faire pour sa santé et c'est vrai que pour les femmes, il y a des enjeux très particuliers notamment dans la deuxième partie de la vie, je dirais à l'âge de la ménopause où on a un vrai risque qui augmente très nettement pour les femmes et sur lequel il faut davantage communiquer.

On a un certain nombre d'actions notamment avec des universitaires nationaux euh pour promouvoir ce ce sujet-là sur l'alcool. Euh, on est engagé notamment au travers du FLCA, c'est-à-dire que nous nous finons et nous copilotons avec le ministère de la santé euh le fond de lutte contre les addictions dans lequel il y a des actions en matière de d'alcool, plus de 120 porteurs associatifs qui sont financés sur le FLCA dont dont 20 exclusivement sur l'alcool et et et d'autres multisubstances entre guillemets don dont l'alcool. Donc ça fait partie de l'investissement de l'assurance maladie.

Historiquement, c'est plus santé publique France qui est présent sur ce sujet-là que nous. Mais via le FLCA, on a un investissement pour soutenir le réseau associatif qui est mobilisé sur ces sur ces sujets-là. Euh monsieur le sénateur Eno sur le un sujet difficile en quelques secondes ou minutes sur est-ce qu'il faut aller vers des modes de responsabilisation y compris financière des patients au regard de entre guillemets leur parcours de prévention.

Euh en tout cas, ça n'existe pas aujourd'hui. C'est vrai que ça n'est pas dans notre culture aujourd'hui. C'est vrai aussi qu'on a la particularité d'avoir ce système à double étage AMO AMC qui fait que quand bien même si la MO finalement si la science maladie obligatoire diminue son remboursement en fonction d'un parcours de prévention, si la complémentaire fait le pont, ben ça va servir entre guillemets à rien.

Euh bon donc après je vais courageusement monsieur monsieur le président me me réfugier derrière le fait que c'est un débat politique mais parce que çaen est un euh tout en partageant tout de même avec vous mais ça vous vous ne serez pas vous n'en serez pas surpris pardon partagez très largement ce qu'a dit compris la ministre Catherine Vrin il y a quelques semaines autour de la vaccination gribale qui partageait un questionnement sur le fait que aujourd'hui voir des personnes âgées prises en charge à l'hôpital y compris en réanimation alors qu'elles n'ont pas été vaccinées alors même qu'on leur a fait cette proposition que c'est pris en charge à 100 % que l'assurance le envoie un bon d'invitation qu'on les relance et cetera c'est vrai que ça interroge sur la responsabilisation et ça c'est vrai que c'est un élément qui me semble être utile à porter au débat politique mais qui je pense se joue entre le gouvernement le parlement et au sein du parlement parce que ça voilà c'est un débat au bon sens du terme sur où on met les curseurs entre la responsabilité les conséquences un certain nombre d'autres pays le font nos amis par exemple allemands le font sur le dentaire. Euh voilà. Euh c'est c'est un élément euh qui en tous les cas un débat qui légitime je pense qui peut se que peut se poser.

Euh monsieur ST Théophile sur les sur l'outre mer. Alors moi je suis entièrement en phase avec le fait que les spécificités démographiques euh d'épidémiologie de et cetera, d'un certain nombre de territoires ultramarins imposent de ne pas faire exactement la même chose et d'avoir des programmes dédiés. C'est la raison pour laquelle, pardon d'y revenir, mais dans la convention d'objectifs et de gestion, on a dédié euh un un pan de cette convention d'objectifs à la situation particulière euh ultramarine, à la fois d'ailleurs en terme d'offre de soins et de prévention et qu'on a identifié cinq enjeux spécifiques de prévention qui justifient une mobilisation spécifique des caisses des CSS et notamment de l'assurance maladie.

Et donc je vais pas les voilà le on retrouve quand même des choses qui sont aussi voilà le les cancers euh les pathologies euh à forte prévalence dans un certain nombre de départements notamment le diabète et et en lien avec l'obésité un certain nombre de risques épidémiques euh évidemment vous les vous les connaissez également les sujets de de chlore déconne et puis également des problématiques en matière de périnatalité. Donc, on est dans cette logique-là de ne pas considérer queon fait partout pareil euh et et que derrière, il y a des programmes d'action euh spécifiques euh qui se euh qui se déploient. Euh et Catherine pourra également y revenir si vous le souhaitez.

Pardon monsieur. Je Oui, très bien. Merci beaucoup.

Je continue avec euh Monique Lubain. Euh, merci monsieur le président. J'espère que la question n'a pas déjà été posée, mais vous me direz, hein.

L'arrêté ministériel du 16 janvier 2024 est venu renforcer et élargir les missions des CRCDC dans le champ de la prévention secondaire. L'assurance maladie a repris les invitations et relance et soutien des actions de Allé en soutien avec les centres de dépistage. Les missions des CRCDC se sont renforcées mais les moyens pour y répondre restent tant de ça des attentes des professionnels de santé avec des baisses de dotation généralisé en région.

Or naturellement reprise du coût des invitations et relances ainsi que des personnels dédiés. Ne serait-il pas à votre avis opportun de la seule attribution des fonds en FIR alloués à ces structures de dépistage et que les fonds FNPEIS renforce leur dotation ? Envisagez-vous de fusionner intégrer les CRCDC au sein de l'assurance maladie ou d'une structure régionale de prévention qui reprendrait le pilotage et l'organisation de l'ensemble de la question de la prévention en santé, prévention sur le dépistage ou sur les autres enjeux de santé publique dont notamment la lutte contre les facteurs de risque ou contre ou encore la préservation des facteurs protecteurs.

Bien, la parole est à madame Guillotin. Merci monsieur le président. Merci pour la la présentation donc de la feuille de route.

Moi j'ai trois questions. Une qui a déjà été posée mais c'était juste pour insister du coup sur la le perturbateurs endocriniens. Je crois que c'est bien qu'on commence à l'intégrer de manière plus incisive en tout cas dans les feuilles de route de prévention et les diffuseux professionnels de santé.

Donc vous y avez répondu. Ma deuxième question c'était sur les mammographes pratiqués dans les unités mobiles. Alors par manque aujourd'hui de radiologue, on a des délais d'attente qui s'allongent, des territoires où l'accès à la au dépistage organisé est compliqué.

Donc plein de collectivités se sont lancées dans des des dans des mammographes mobiles. La question aujourd'hui c'est euh le le la enfin le professionnel nécessaire normalement pour faire une mammographie dans le cadre de ce dépassage organisé et le radiologue ou un médecin que l'on n' pas. Donc est-ce qu'il y a des situations où l'on peut entre guillemets, le terme est pas très bien dit mais dégradé c'est-à-dire avoir un manipulateur radio et éventuellement une IPA pour la palpation afin de pouvoir quand même réaliser ces ces dépistages organisés. ne doit pas avoir une réglementation trop rigide pour euh du coup se se limiter dans cette pratique.

La deuxième chose, beaucoup de monde a évoqué donc le le la périnatalité, les indicateurs dégradés qu'on a qu'on a relevé d'ailleurs dans le dans le rapport qui était faux au Sénat. Donc la une demande donc déjà de vous d'aller vous le présenter ce rapport-là parce qu'il y a il y a des questions qui vous concernent. Et la deuxième la deuxième question, c'est sur la santé périnatale, la santé mentale et la prévention du baby blues, du post de de la dépression du postpartum et du suicide.

On sait que 10 % aujourd'hui enfin la première cause de mortalité chez la femme la première année qui suit l'accouchement n'est plus l'hémorragie du postpartum bien le suicide. J'ai deux questions. On voit les un délitement et en tout cas un affaiblissement des PMI.

Est-ce qu'il est pas judicieux de revoir la nomenclature notamment des actes de puiculture pour renforcer leur leur leur possibilité enfin en tout cas renforcer les PMI dans leur modèle économique ? Et le deuxième sujet où on a été énormément interpellé, c'est pourquoi aujourd'hui la l'infirmière pu aéricultrice ne peut pas avoir d'acte libéral et est-ce que c'est pas une possibilité qui permettrait d'avoir un meilleur suivi chez les enfants ? Et dernière chose, je voulais voir sur l'évaluation des politiques de prévention.

On a beaucoup de politiques de prévention et beaucoup d'argent qui est ému, enfin de l'argent en tout cas qui est émis à la fois dans les les CLS et les CPTs. Aujourd'hui, est-ce qu'il y a une évaluation faite de ces actions et est-ce qu'il y aurait pas un meilleur cadrage à faire pour être plus efficace ? Merci Émilienne Premurol.

Merci monsieur le président. Euh difficile de faire de l'innovation quand on arrive dans cette position. Donc je vais reprendre juste quelques deux ou trois petites remarques et euh une question mais qui a déjà été largement posée par ma collègue Andiris.

Euh les petites remarques, revenir sur le euh simplement sur le ce que je viens de dire à l'instant Véronique Guillottin sur la mortalité infantil. Je rappelle vient de sortir un bouquin 4,1 28000 décès en France avant euh l'âge de 1 mois. ce qui est quand même énorme.

H alors on a beaucoup insisté mais comme Florence Serade l'a dit tout à l'heure euh l'obésité, la précarité, le diabète, les conditions de logement et cetera, c'est partout pareil en Europe. Notre grande notre problème est qu'on a voulu jouer entre sécurité et proximité. La disparition d'un très grand nombre d'une grande majorité de maternité de proximité nous semble à nous en tout cas un des facteur important de cette augmentation de la mortalité. et et je je tenais à à profiter de l'occasion pour le dire pour le dire.

Euh deuxième petite remarque OK sur le rôle des CPTS, mais comme Véronique toujours par leur caractère de proximité, le rôle vraiment qu'elles peuvent avoir euh d'impulsion, de vraie prévention sur sur un territoire, mais il faudra on donne quand même de sommes importantes hein que sur au niveau des CPTS, des MSP et cetera. ça fait partie de leurs objectifs euh annuels. Est-ce qu'on évalue bien avec en particulier avec la RS si ces objectifs comment ces objectifs sont atteints ?

Et puis ma question, elle portait sur le le PNSE parce que je trouve que ce matin, on a souvent confondu le dépistage, la prévention secondaire, l'évolution de l'inficence cardiaque et cetera et la prévention primaire environnementale et euh je voulais savoir quelle était la place de la CNAM dans le plan de santé national de santé environnementale. Je crois qu'on en est au 4e. On sait que malheureusement le constat c'est que les différents ministères travaillent en silo, qu'il y a pas d'interre de transversalité, j'allais dire dans dans les actions qui sont menées.

Et je voulais savoir quel était euh la place vraiment de l'assurance maladie dans ces plans nationaux parce qu'il me semble qu'elles ont un rôle important à jouer. Monsieur FOM a dit avant de partir qu'il pourrait nous donner quelques éléments par écrit et on est preneur de ces éléments. Merci beaucoup.

La parole à Corineer. Merci monsieur le président. Merci madame.

Euh des questions très très courtes concernant le bilan de prévention. Est-ce que vous avez un premier bilan des bilans de prévention, même s'ils ont été instaurés récemment ? Est-ce que vous identifiez d'ors et déjà des freins au développement de ces bilans de prévention ?

Est-ce que parmi ces freins euh ben c'est le temps médical disponible ? C'est le temps disponible aussi des autres professionnels à qui on a confié d'autres missions ? Euh et combien de professionnels de santé se sont enregistrés ? euh comme pouvant réaliser ces bilans.

Je vous remercie. Bien Chantal de Scè. Merci monsieur le président.

Une question très courte et très rapide. Quelle évaluation faites-vous des programmes de prévention ? Je pense en particulier aux campagnes aux campagnes de dépistage de cancer où il y a une certaine réticence du public en général et on sait que pour certains cancers spécifiques, c'est moins de 50 % des patients qui se soumettent à ce contrôle et quelle est votre politique pour atteindre les publics les plus éloignés de ces programmes de prévention ?

Je vous remercie. Merci. Pour terminer, Sylvana Sylvanie.

Merci. Euh je la vois pas. Euh monsieur le directeur de l'ACNAM ainsi que vous nous avez parfaitement expliqué euh quelles actions et comment vous utilisez euh 17 milliards d'euros hein.

C'était le budget qui a été annoncé sur la question de prévention. Euh mis en regard des dépenses de santé hein que pour cette année on est à 325 milliards d'euros. Euh tout de suite, ça prend une autre proportion.

Euh on on fait et tout le monde fait l'hypothèse que euh une politique de prévention efficace devrait réduire les dépenses de santé. Or bon voilà, elles augmentent. Est-ce que vous avez une idée ?

Je comprendrai si vous me dites "Non, on n pas fait le calcul" mais est-ce que vous avez une idée du seuil qu'il faudrait attendre atteindre en terme de budget pour une politique de prévention qui agisse réellement sur les dépenses de santé ? Voilà. Merci madame Grenier.

Je vous laisse répondre alors aux questions nouvelles, hein. D'accord. Voilà.

Euh merci beaucoup pour toutes ces questions. Je vais les reprendre dans l'ordre. Enfin, en tout cas, je vais essayer en fonction des notes que j'ai prises euh concernant la politique de dépistage organisé et l'organisation nationale, l'assurance maladie a été chargée de reprendre la partie invitation, on comprend pourquoi, capacité à joindre facilement toute la population, ingénierie, grosse machine pour envoyer des mails, des courriers, des SMS pour aller chercher la population sur ce sujet.

Il est bien évident que ce ce dispositif d'invitation est bien insuffisant pour avoir une politique satisfaisante en terme de dépistage de du cancer puisque il faut ensuite face à un dépistage positif pouvoir suivre les personnes qui sont en charge. Donc bien évidemment les CRCDC qui ont cette mission de suivi des personnes dépistées ont sont clés dans le dispositif. Quant au financement, dans le cadre de la reprise des invitations, l'assurance maladie a repris à sa charge tout le dispositif d'invitation, a investi sur le sujet et la contrepartie, c'est qu'elle n'est plus financeur des CRCDC.

Donc, il y a un équilibre à trouver pour qu'évidemment ils puissent réaliser leur mission, mais nous ne sommes pas en charge de la du financement des CRCDC. concernant les mammographes sujets en lien sur le le dépistage organisé du du cancer du sein et effectivement ces initiatives de ma mobile d'unité mobile autour pour aller auprès de la population et réaliser des mammographies. Le cahier des charges prévoit que un radiologue soit effectivement dans le camion pour réaliser ses mammographies. on comprend la la la la discussion autour de cette présence puisque bah c'est une ressource médicale, ressources médicale rare et que il n'est pas strictement indispensable à la réalisation par un manipulateur radio.

Donc l'idée c'est d'avoir que le cahier des charges autorise cette cette dégradation de l'organisation en ne dégradant effectivement que voit pas le le la prise en charge des patientes. Il y a effectivement la question de l'examen clinique qui est important, la palpation qui qui est complémentaire à cette mammographie. Euh elle peut être effectivement réalisée par une IPA comme vous l'avez dit.

Je crois aussi qu'il peut y avoir des examens complémentaires qui sont réalisés poste à une radiographie. Je crois que c'est pas très grave. Le premier enjeu, c'est un premier niveau de repérage.

Si quelque chose est repéré, ensuite on a la possibilité de prendre en charge ces personnes. On est vraiment dans dans du repérage qui pourra se compléter pour réaliser le dépistage concernant la périnatalité. Donc, j'ai bien entendu la question du rapport qui pourrait nous être présenté à votre disposition.

Ça ça nous intéresse évidemment. Et concernant l'enjeu, je reviens pas sur le risque infantile puisque ça a été dit et que la question des maternités est un sujet qui concerne l'assurance maladie de beaucoup plus loin. Mais concernant la dépression du postpartum, c'est un sujet vraiment identifié puisqueaujourd'hui, vous l'avez dit, c'est la première cause de mortalité euh post-natal pour les mères.

Euh, on a un vrai sujet de mobilisation des sages-femmes puisque c'est un professionnel qui est entre guillemets disponible sur le sur le territoire. Nous avons des sages-femmes qui peuvent jouer leur rôle, qui jouent leur rôle dans le cadre de la convention avec les sages-femmes. On les a mobilisé sur des entretiens prêts et postnatau pour améliorer le suivi et et prévenir la dépression.

Les PMI sont un acteur majeur, effectivement en difficulté. ce qu'on on est en on est en cours d'analyse en lien avec le ministère et les départements sur la manière de de remobiliser les de redonner des moyens au PMI. Euh il y a bien sûr ces questions de nomenclature des actes mais les puicultrices sont des acteurs qui ne sont pas connus de l'assurance maladie puisqu'il n'y a pas de puricultrice en ville.

Donc ça ça pose la question de d'ouvrir une convention particulière et ça vous comprendrez que ça relève pas forcément de mois. Par contre, l'enjeu c'est que la PMI récupère les fonds qui correspondent à son activité. Et ce qu'on sait, c'est qu'aujourd'hui, on a des sujets techniques qui font que il y a une certaine partie du financement assurance maladie qui pourrai revenir au PMI qui ne l'aurait pas redistribué.

Sur la question de l'évaluation des actions de prévention par les offreurs de soins et notamment les CPTS, nous sommes, je dirais euh très conscient de l'enjeu, pas encore complètement en mesure d'avoir des évaluations chiffrées quantitatives. C'est un enjeu sur lequel nous travaillons dans le cadre des nouveaux ACI qui vont être négociés dans les mois à venir pour effectivement canter une une une étape de plus. Au départ, c'était vraiment le mettre dans l'environnement de leur mission ces thématiques de prévention. il va falloir queon ait un niveau d'exigence euh sur les fonds investis et le et le le retour sur investissement, si je peux le dire comme ça, par rapport à à ce type de structure.

Je je dis un mot sur la prévention primaire en terme d'environnement et le lien avec les PNSE. Donc pour montrer l'intérêt du du sujet à l'assurance maladie, une mission a été spécifiquement créée hein sur la transition écologique et l'environnement avec deux grands axes. Le principe de faire de porter les messages de prévention en santé environnementale au sens spécifique hein puisque la santé environnementale ça peut couvrir l'ensemble des facteurs comportementaux. la santé environnementale au sens vraiment le lien avec l'environnement.

Il y a des éléments à communiquer que nous développons vis-à-vis des professionnels et des et des personnes comme ça a été dit par notre directeur général. Et puis on a aussi un rôle sur la décarbonation du système de santé pour du système de soins pour travailler avec les acteurs et avoir des exigences sur ce point. On pourra vous transmettre par écrit, ce n'est pas le mon domaine le le de compétences le plus important.

Euh je passe à mon bilan prévention. Je sais plus. Oui, c'est madame qui m'a qui m'a posé la question de l'évaluation du dispositif à ce jour.

Donc c'est un dispositif qui monte en en puissance progressivement euh depuis son depuis son lancement début 2024. On est à 60000 mon bilan prévention qui ont été facturés euh aujourd'hui avec une courbe ascendante en fin d'année. Ce qu'on sait, c'est que il se déploie de manière équivalente sur toutes les classes d'âge, ce qui a ce qui n'était pas une évidence a priori que euh les effecteurs sont d'abord les médecins pour à peu près la moitié et puis pharmaciens, infirmiers et sages-femmes qui se sont à part à peu près égal emparés du dispositif mais modérément.

Euh ce qui est intéressant aussi de voir, c'est que nous avons mis les autocionnaires à disposition dans mon espace santé. ces autocionnaires sont remplis de manière beaucoup plus importante que la réalisation des bilans. Donc ça c'est intéressant parce qu'on on ça montre que le la thématique que les les assurés s'emparent de la thématique sans forcément s'emparer du dispositif mais ça ça peut imbiber l'ensemble de leur contact avec le système de soins puisqu'on est à plus de 450000 autoquestionnaires qui ont été réalisés.

Je rappelle qu'évidemment ces autestionnaires, on sait qu'ils sont réalisés. Nous n'avons aucune information sur leur contenu. Nous ne pouvons pas utiliser ces données aujourd'hui.

C'est c'est important, je pense, de le rappeler. Donc une évaluation qui est encore modeste et vous m'avez posé la question de la question des freins et de la manière Oui. de la question des freins et de la manière de développer ce dispositif.

On a on a des freins de différentes natures. D'abord, il faut faire c'est c'est vraiment une question de culture populationnelle hein, de de des représentations. Quand est-ce que je vais voir un professionnel de santé ?

Pas seulement euh parce que j'ai mal quelque part, parce que j'ai un symptôme. Donc ça c'est toute une éducation. C'est vrai aussi qu'il faut que les professionnels de santé puissent consacrer du temps.

Euh que on a des on a des discussions sur l'investissement des professionnels et puis il faut que ça soit donc ça a été fait euh euh en début d'année par le ministère communiquer auprès de l'ensemble de la population pour que ce dispositif existe et que les assurés puissent puissent s'en emparer. On a une petite action auprès de au niveau de l'assurance maladie, c'est l'ambition de développer mon bilan mon bilan prévention dans le cadre de nos centres d'examen de santé et d'aller vers les populations les plus en difficulté, les plus éloignés de nous pour les ramener dans un premier temps uniquement par ce temps d'entretien avant de passer un un examen clinique qui pourrait compléter ce qu'on appelle l'examen de prévention en santé sur l'évaluation des campagnes. de dépistage du cancer.

Vous m'avez questionné, vous nous avez questionné sur la manière dont on évaluait les résultats. Donc les résultats, ils sont stabilisés aujourd'hui mais insuffisants. Ça, on est bien d'accord.

Je crois qu'on partage tous le fait que nous n'arrivons pas à atteindre les standards européens sur le sujet. Nous travaillons euh de manière à atteindre les publics qui sont les plus éloignés. Donc le directeur général l'a dit, on a on a on a vraiment industrialisé la mécanique de de d'invitation euh relance sur ce dépistage.

On travaille aussi sur la mise à disposition automatique du kit euh de dépistage du cancer du colon à la deuxième relance pour les personnes qui l'ont déjà fait euh parce que ça veut dire que bah c'est sans doute un problème d'accès puisqu'ils ont accepté de le faire. On travaille aussi bien sûr sur l'acceptabilité de ces dépistages, sur l'intérêt à agir, hein. Il faut vraiment qu'on parle tous d'une seule voix sur l'intérêt à agir.

Euh c'est important de pas avoir de dissonance parce que la moindre dissonance est un frein pour la population. Ça c'est extrêmement important. Et puis notre politique d'aller vers téléphonique dont on attend beaucoup, on aura des résultats dans les mois qui viennent sur l'impact réel en terme en terme de dépistage réalisé.

J'ai voilà. Merci beaucoup en tout cas madame Grenier pour ces précisions et d'avoir repris le relais de de monsieur Fatume. Voilà, merci beaucoup.

Je clôture donc cette commission et je demande aux membres du bureau de rester sur place si vous voulez bien. Merci beaucoup. On en a pour un quart d'heure à peu près, hein.