Muriel Jourda : « La réforme des retraites est nécessaire, la capitalisation partielle aussi »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Muriel Jordan, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes sénatrice LR du Morbillant et vous présidez la commission des lois au Sénat. Avant de revenir sur ces sujets, on va regarder trois de la presse régionale.
Pour commencer, d'abord la une de la voie du nord. La sécurité, préoccupation permanente pour les musées. Le cas spectaculaire au musée du Louvre interroge la sécurité de ces lieux qui abritent des œuvres de très grande valeur.
La deuxième une, c'est celle de Westfance. L'ancien président Nicolas Sarkozi incarcéré ce mardi. Il a fait appel de sa condamnation à 5 ans de prison, mais il commence aujourd'hui à purger sa peine.
Et puis la dernière, c'est celle de la Marseillaise. Et cette photo de Sébastien Lecornu dans le dur. L'examen du budget a donc commencé hier à l'Assemblée nationale.
Il s'annonce se met en bûche. De quelle lune avez-vous envie de nous parler ? Écoutez, celle qu'il vous plaira, c'est vous qui choisissez.
Je n'ai pas on peut parler du budget qui est quand même ma préoccupation majeure aujourd'hui. Euh le budget qui effectivement va être difficile à adopter. Enfin, je ne pense pas dire des choses d'une grande innovation en disant ça ce matin.
Vous croyez pas à un compromis final ? Est-ce que les LR tenteront de trouver un compromis ? Alors, nous, je pense que nous tenterons ici d'établir un budget surtout, mais qui n'est pas celui que nous a promis Sébastien Lecnu, hein.
C'est-à-dire que euh les hausses d'impôts euh me paraissent déraisonnables. C'est-à-dire que nous ne sommes pas un pays qui manque d'impôts, nous sommes le pays euh le plus taxé du monde. Donc euh, si l'impôt était la solution, on l'aurait déjà depuis longtemps su et ça nous aurait donné des marges de manœuvre que nous n'avons plus aujourd'hui.
La véritable solution à mon sens, c'est la baisse des dépenses de l'État et la baisse du poids de l'État car c'est l'État qui pèse aujourd'hui sur les entreprises. L'État ne crée pas d'argent, c'est l'économie qui crée la richesse et l'État prend la richesse là où là où elle se trouve, c'est-à-dire dans l'économie. Plus on va prélever l'économie, plus on va appauvrir ce pays en réalité.
Or, la solution qui a l'air d'être trouvée qui est d'augmenter les prélèvements me paraît une mauvaise solution. revenir sur la réforme des retraites. Enfin, nous sommes les seuls euh des pays européens qui n'arrivont pas à réformer la retraite alors que c'est nécessaire.
On semble oublier que dans le régime par répartition, ce sont les actifs qui payent pour les retraités. Or, nous avons de moins en moins d'actifs et de plus en plus de retraités qui vivent de plus en plus longtemps. Et heureusement, ça nous bénéficiera à tous, du moins je l'espère.
Mais euh nous voyons bien que c'est un régime qui ne peut pas tenir. Donc ne pas vouloir le réformer et revenir sur la réforme, c'est une folie car ça nous plongera dans des difficultés budgétaires encore plus. Et c'était pas un prix à payer pour avoir un compromis pour vous.
Mais non, enfin avoir un budget à tout prix, un budget ça doit servir à me semble-t-il répondre aux difficultés qui sont les nôtres. Nous sommes surendettés. Euh l'État doit faire des économies et nous devons car c'est le quart du budget les retraites, nous devons avoir une réforme des retraites.
Celle qui était faite est assez timide hein. Euh et nous devons avoir une réforme des traites pouvoir en discuter. Ce que je crains, c'est que au contraire euh cette cette reculade nous empêchera à l'avenir d'avoir une vraie réforme qui portera non plus seulement sur l'âge de la retraite mais sur le type de régime que nous voulons adopter.
C'est-à-dire nous sommes en répartition, devons-nous passer au moins en partie à la capitalisation ? C'estàd plutôt que de redistribuer immédiatement les cotisations, les placer de façon à et notamment dans l'économie française de façon à ce que ell permettent de mieux rémunérer le retraite. L'actualité aujourd'hui, c'est Nicolas Sarkozy qui va donc être incarcéré.
L'image d'un ancien président de la République en prison, qu'est-ce que ça vous fait ? Bah, c'est très délitaire pour l'image de la France. C'est évident.
C'est c'est qui n'en a pas besoin en ce moment au regard des difficultés dans lesquelles nous sommes et la vision que nous donnons à l'international. L'incapacité à se réformer d'une façon efficace et c'est recul dont nous parlions à l'instant. Euh le vol au Louvre puisque c'était une desun qui dans pays comme la France savoir que la sécurité n'est pas ou est mal assurée dans un musée tel que Louvre qui est emblématique dans le monde entier.
Ça donne aussi une image de déliesscence de nos services qui est qui est très déplorable et l'incarcération d'un président de la République aussi donne une image déplorable de la France. On l'a entendu dans le journal. Emmanuel Macron a reçu Nicolas Sarkozy à l'Élysée.
Il assume, il trouve ça normal sur le plan humain. Vous aussi ? Ah sur le plan humain bien évidemment, il y a qu'une question à se poser.
Oui, bien évidemment. Donc c'est pas un problème qu'il a reçu vendredi. Non.
Gérald Armanin a lui affirmé qu'il rendrait visite à Nicolas Sarkozi en prison en tant que garde des saut. On va l'écouter Géraldin. J'irai voir les les deux tenu en général et Nicolas Sarkozi pour m'assurer de sa sécurité.
Évidemment, c'est mon rôle qui comprendrait que le garde des saut ne s'inquiète pas de la détention d'un ancien président de la République comme de n'importe quel autre détenu. Et donc mon rôle est évidemment de s'assurer de cette sécurité. Je suis le chef de cette administration.
C'est son rôle par Nicolas Sarkozian. C'est son rôle. L'égalité de traitement, ça n'est pas traité tout le monde de la même façon. c'est pouvoir assurer en l'occurrence la même sécurité à tous les détenus.
Or, c'est un détenu particulier. Sa sécurité doit être assumé de de façon particulière comme d'autres détenus. D' il y a pas une forme de remise en cause de l'autorité judiciaire selon vous ?
Ah non, c'est c'est le c'est le chef de l'administration. Il me semble que c'est tout à fait le rôle de Gérald Darmanin d'aller le voir. Cette incarcération de Nicolas Sarkozi, elle est l'effectivité pardon de la décision d'exécution provisoire.
Et c'est votre éclairage Stéphane, cette décision sur l'exécution provisoire. Est-ce qu'elle fait débat ? Alors oui, ça fait débat cette décision en premier instance avait été très critiqué notamment à droite et même à l'extrême droite notamment sur cet aspect de la condamnation, l'exécution provisoire, l'incarcération de Nicolas Sarkozy aujourd'hui et la conséquence de cette condamnation à 5 ans de prison ferme avec mandat de dépôt différé et exécution provisoire.
Ce jugement-là c'était le 25 septembre dernier. Le tribunal a justifié sa décision. Voilà ce qui est écrit dans le jugement de Nicolas Sarkozy.
L'exécution provisoire est décrite comme une mesure indispensable pour garantir l'effectivité de la peine au regard de l'importance du trouble à l'ordre public causé par l'infraction. Murel Jourd, vous vous êtes sénatrice LR. La décision a été très critiquée dans vos rangs, même ici au Sénat.
Est-ce que vous comprenez l'expression de ces critiques d'une décision de justice ? Écoutez moi j'ai pas vocation à critiquer une décision de justice que je n'ai pas lu dans son intégralité. Elle était très volumineuse sur un dossier que je n'ai pas consulté.
Donc après, je peux comprendre à certains et moi qui n'est pas propre d'ailleurs aux élus. hein, pour en avoir discuté avec tout simplement de la population dans ma circonscription, si vous voulez. Ce qui ce qui est surprenant pour la plupart des gens avec qui en tout cas j'en ai parlé, c'est qu'on parle d'un dossier assez fort avec un un document qui mettrait en cause du président de la République, des dizaines de millions d'euros, trois chefs de prévention assez assez forts et qu'au fur et à mesure on arrive on arrive sur un dossier où le juge nous dit "Le document est probablement faux".
On tombe de dizaines de millions à dizaines de milliers d'euros qu'on ne retrouve d'ailleurs pas sur le compte si j'ai bien compris du de l'ancien président de la République et puis les chefs de prévention s'écroulent et on est sur une prévention qui est moins forte qui est celle de la soci de malfaiteurs. Il y a il y a une espèce de de décalage dans l'esprit des gens entre ce qui était reproché au départ, ce qui s'évent du dossier qui est beaucoup plus faible et puis aussi avec la comparaison qu'on peut faire avec d'autres types d'infraction et de comportement qui dans l'esprit du public sont bien plus graves et portent bien plus atteinte à la nation des des de la violence sur les policiers, des agressions sexuelles répétées, enfin qui ne donnent pas lieu à un tel traitement, c'est-à-dire à une ex d'abord un emprisonnement ferme immédiat et voilà et avec une exécution provisoire qui doit rester quand même l'exception en matière pénale. Donc il y a un et moi dont on peut penser que à la simple lecture des journaux et encore une fois je n'ai pas vu le dossier donc je ne vous dirai pas ce qu'il en est réellement mais à la simple lecture des journaux de la relation qui en est faite on a du mal à comprendre ce traitement pour beaucoup de gens sur un dossier qui est qui est devenu extrêmement mince et sur un trouble à l'ordre public qui ne tombe pas sous le sens avec un risque de récidive et qui qui non plus ne ne paraît pas tout à fait avéré et une dangerosité de l'individu si je puis dire qu'il ne paraît pas tout à fait avéré.
Donc c'est ça en fait je pense dans l'esprit du public qui fait qu'il y a une forme de décalage et d'incompréhension de cette situation. Mais il y a un rapport qui a été publié il y a quelques jours par le Sénat. il se concentrait sur l'exécution des peines.
Un rapport de la commission des lois d'ailleurs que vous que vous présidez Mur Jourdain remis peu après hasard du calendrier la condamnation de Nicolas Sarkozi même si ce travail de contrôle parlementaire n'avait aucun rapport avec l'ancien président de la République et justement il ne parle pas de l'exécution provisoire parce qu'il n'en a pas été question pendant les 75 auditions que vous avez mené écoutez l'une des rapporteurs, la centriste Dominique Verrien. C'était sur votre plateau Orian. l'exécution provisoire pour les peines et je vais même aller plus loin parce qu'on a affiné les chiffres sur les peines de plus de 2 ans de prison, c'est 90 % d'exécution immédiate.
C'est le commun des mortels et dans 80 % des cas, d'ailleurs, la personne qui va être condamnée à plusieurs années de prison, elle est déjà en prison en détention provisoire. Je rappelle que 30 % des prisonniers sont en attente de leur premier jugement, pas de leur appel. Ce que dit Dominique Verrien, c'est que 90 % des peines de plus de 2 ans sont mises à exécution immédiatement.
Que faut-il faire finalement ? Est-ce qu'il faut supprimer l'exécution provisoire qui et comme elle le disait dans l'interview, finalement c'est c'est la justice pour le command est condamné. Mais surtout pas malheureux.
Non, on ne supprime pas l'exécution provisoire. Il il enfin il ne s'est jamais agi de supprimer l'exécution provisoire. Le mandat de dépôt à l'audience, c'est une institution assez ancienne qui est euh vouée euh finalement à protéger la société des gens les plus dangereux.
Donc évidemment, il ne faut pas supprimer l'exécution provisoire. D'ailleurs, s'il n'en a pas été question dans le rapport que vous évoquez sur l'exécution des peines, c'est qu'en France, on se plaint rarement d'une exécution trop rapide des décisions de justice. C'est un peu l'inverse.
Donc mais quand Nicolas a été condamné, Gérard Larchet a dit que ce sujet de l'exécution provisoire faisait débat. Est-ce que la commission des lois va travailler dessus ? Alors sur l'exécution provisoire, nous avons évidemment immédiatement regardé des chiffres d'ailleurs qui ont été donnés par Dominique Verrien.
C'est-à-dire nous avons regardé comment euh les choses fonctionnaient et euh effectivement plus la peine est longue, plus on peut se douter euh car nous sommes dans des statistiques de la dangerosité de la personne qui subit cette peine ou du caractère de de récidive. Donc il est tout à fait normal que l'exécution provisoire puisse être prononcée dans ce cas-là. Donc euh sachant qu'en plus enfin être détenu sans avoir été jugé euh c'est le cas euh des personnes qui ont fait appel, c'est le cas des personnes qui sont en détention provisoire.
Cela a été indiqué. Donc en soit ça n'a rien de choquant. Euh la seule question qu'on peut se poser, c'est effectivement comme c'est euh le principe et la non exécution provisoire, mais en matière civile de la même façon, puisqu'il y a un double degré de juridiction, faut-il euh adjoindre comme en matière civile un mécanisme qui permette de faire appel de l'exécution provisoire indépendamment de l'appel général.
Alors, en terme de mandat de dépôt, il y a la possibilité de faire une demande de mise en liberté, mais il faut pour ça être tout de même incarcéré. En terme, par exemple d'inéligibilité, pour reprendre à un autre dossier qui avait des frais la chronique, il n'existe aucune mesure qui permette de remettre en cause l'exécution provisoire indépendamment de la décision sur le fond. Elle existe en matière civile.
C'est une réflexion qui peut être menée mais qu'il faut mener assez calmement. Et en tout cas, il ne faut pas déduire de ce qui se passe que l'exécution provisoire est quelque chose de néfaste. C'est quelque chose de tout à fait utile à la protection de la société.
On passe à l'actualité du Sénat qui a repris ses travaux en séance. Hier, la proposition loi constitutionnel pour garantir la prééminence des lois de la République a été adoptée. C'est votre deuxième éclairage.
Stéphane, que propose ce texte ? Alors, le texte se résume à un article unique qui dit la chose suivante : nul individu ou nul groupe ne peut se prévaloir de son origine ou de sa religion pour s'exonérer du respect de la règle commune. Vous proposez, madame Jourda que cette phrase soit inscrite après le premier alinéat de l'article 1 de la Constitution.
Celui qui dispose que la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Le rapporteur du texte ici au Sénat, Christophe André Frassa indique que c'est une manière de répondre à la montée du communautarisme. Est-ce que vous pouvez nous expliquer comment ?
Qu'est-ce que ça changerait concrètement ? La laïcité, vous l'avez rappelé, c'est un des pillets de la République en France, ce qui est effectivement indiqué d'ors et déjà dans la Constitution. La laïcité, je crois que la meilleure façon de la résumer, c'est cette phrase d'Aristi brillant qui disait "La loi protègera la foi tant que la foi ne prétendra pas faire la loi." Ce qui signifie qu'effectivement, on a une liberté de croyance, que cette liberté de croyance est protégée par l'État en France, mais que cette liberté de croyance ne peut pas aller jusqu'au fait que en raison de ces croyances religieuses, on puisse demander que la loi soit modifiée.
Le premier aspect des choses est assez bien compris par tout le monde. Tout le monde a compris qu'il y a pas de religion d'état, que la liberté de croyance existe, la liberté religieuse existe et que cette protection existe. Il s'avère que malgré tout, nous avons, mais ça a été très largement débattu hier, ça a été largement débattu d'ailleurs depuis des années.
Nous avons au sein de la France aujourd'hui une communauté séparatiste qui sont les islamistes qui souhaitent eux se prévaloir de cette première branche de la laïcité pour imposer à la France ce qu'elle ne veut pas, ce que la République ne veut pas. C'est-à-dire que la règle religieuse devienne la règle civile. En quelque sorte une forme d'application la charia puisque enfin l'islam prévoit finalement que la règle religieuse est aussi la règle civile, la règle pénale, enfin euh la la règle bancaire.
C'est l'islam qui fait la loi. Ici, ça n'est pas le cas. Or encore une fois, si la première branche de l'alternative est bien comprise, la deuxième branche est mal appliquée et mal comprise dans l'intégralité de la société.
Il y a des jurisprudences là-dessus des cours suprêmes, mais euh si elles valent notamment pour les collectivités, elles sont assez peu claires pour la sphère privée. Donc, il nous semblait important de se doter d'une règle à peu près incontestable qui est celle que vous avez énoncé et qui me semble d'une assez grande clarté pour illustrer cette deuxième cette deuxième branche de l'alternative ou cette deuxième branche de ce qu'est la laïcité. C'est-à-dire que la foi ne doit pas prétendre faire la loi.
Et d'un point de vue très concret, parce que pour qu'une proposition de révision constitutionnelle voit le jour définitivement, il faudrait que ce texte soit inscrit à l'Assemblée nationale qui soit voté. Est-ce que vous savez s'il sera inscrit à l'Assemblée nationale ? Alors à ce stade, nous l'avons voté hier.
Je ne le sais pas encore. Il est évident que nous allons œuvrer pour qu'il le soit et pour qu'ensuite il soit probablement soumis au référendum. Le texte avait déjà été déposé en février 2025 par l'ancien président de la commission des lois Philippe Bas avec le président du groupe LR, Mathieu d'Arnaud. son homologue centriste Hervé Marseille et c'est l'un des sujets portés depuis longtemps par la majorité sénatoriale.
Oui, parce que finalement cette proposition, elle a été mainte fois formulée par les LR et les centristes au Sénat en 2020 dans une proposition de loi constitutionnelle adoptée au Sénat, rejetée à l'Assemblée celle-ci, mais aussi on on le retrouve en 2023 dans un texte porté par l'ancien ministre de l'intérieur Bruno Rotaillot. Hier en séance, votre texte a fait réagir l'opposition. Écoutez le sénateur socialiste Éric Kerouche.
Après 2020 et 2022, nous débattons aujourd'hui des mêmes disposition pour la 3è fois au moyen d'un 3è texte dont les termes sont identiques à deux propositions de loi déposé à l'Assemblée nationale par Marine Le Pen en 2018 et en 2024. Sans surprise donc, notre opinion sur ce texte n'a pas changé. Il reste inutile.
Sa rédaction est incertaine et dangereuse. Pourquoi avoir reproposé à nouveau ce texte qui avait déjà été débattu, déjà voté, déjà rejeté à l'assemblée ? Alors, ça n'était pas tout à fait le même texte qui a été proposé.
Il a été rectifié par la commission des lois, mais l'auteur du texte euh premier et puis ceux qui l'ont cosigné avaient modifié la fin de ce texte. Ça devient un débat de juriste, hein, et même de constitutionnaliste. Nous passions de la règle commune aux règles applicables et les auditions euh qui ont eu lieu de constitutionnaliste ont unanimement euh fait valoir que la première mouture qui avait été déposée était la meilleure.
Donc, il s'avère que ce n'était pas tout à fait le même texte euh mais et mais qu'il est devenu au sortir de la commission. Après, je crois qu'il faut pas se lasser de le répéter. Il ne faut pas se lasser de le répéter.
La foi ne fera pas la loi en France. Mais qu'est-ce que vous dites à Eric Rou qui dit que ce c'est inutile ? Ce texte est inutile ?
Oua écoutez que la gauche et la droite ne soit pas d'accord sur un certain nombre de choses. C'est pas très étonnant mais en l'occurrence il dit que c'est inutile parce qu'ils estiment que c'est assez clair dans la constitution. Il dit que c'est inutile parce qu'il existe de la jurisprudence.
La difficulté qui existe aujourd'hui pour mais pour pour le terrain, c'est-à-dire pour les pour les proviseurs, pour les médecins, pour euh les policiers, enfin d'obtenir ce respect euh de la laïcité et bien démontre que ça n'est pas inutile. Et en plus la jurisprudence, elle vise la sphère publique, elle ne vise pas la sphère privée. La jurisprudence sur la sphère privée est extrêmement byzantine et incompréhensible.
Là, c'est une loi claire dont tout le monde pourrait se prévaloir pour échapper à ce séparatisme qui veut effectivement nous imposer des règles religieuses en règle en on guise de règles de de la République et des relations entre nous tous. Alors, on va aller voir l'actualité dans votre département du Morbillant. On va à l'Orient, on retrouve Pierre Bernard.
Bonjour, merci Pierre. Merci d'être avec nous. Journaliste au télégramme morbillant.
Pierre à 5 mois des municipales. La question du renouvellement des mères est un sujet épineux en milieu rural. Dans le morbillant, comme dans beaucoup d'autres endroits, on doit faire face à une crise d'évocation.
Bonjour Orian, bonjour Muriel Jandar. On sait effectivement que la fonction de maire rurale est une mission difficile, réglable une grande discondibilité. Elle requiert aussi un bagage de connaissance dans dans plusieurs domaines que certains idiles d'ailleurs n'ont pas dès le début de leur mandat.
Récemment, la Mire de l'envudan, une petite commune près de l'Orient, disait dans nos colonnes qu'il faudrait inventer un BTS maire rural. Donc c'est le besoin de formation et d'accompagnement de ces de ces édiles qui sont aussi comme on le dit à porté de baffe de leurs administrés. Bref, il y a de plus en plus un sentiment de ral et d'ailleurs certains ont déjà démissionné, d'autres disent qu'ils ne se représenteront pas l'an prochain.
Euh la problématique de l'engagement municipal est réelle dans le monde rural. Est-ce qu'il faut craindre selon vous une désaffection accrue euh de l'engagement pour ces élections municipales ? Et si oui, quelles seraient les conséquences ou les répercussions ?
Alors, c'est effectivement un risque bien sûr que que les les élus soient de moins en moins nombreux parce que les difficultés sont de plus en plus grandes. Le Parlement d'ailleurs n'est pas innocent de tout ça parce que nous avons notamment une inflation législative alors qui n'est rien par rapport à l'inflation réglementaire hein, mais qui rend les choses beaucoup plus complexes qu'elle ne l'était avant il y a quelques années. Et puis il y a une crispation de la société qui fait que les élus qui est à peu près respectés, même si l'éluc reste l'élu sans doute le plus proche et le plus respecté de de ses concitoyens, cette crispation de la société fait que il y a plus de violence aussi à l'égard des élus et puis une complexification globale de la vie publique qui fait que euh on peut difficilement euh travailler et être élu local.
Donc on a un ensemble de difficultés qui existent, qui sont réelles, qu'on essaie de palier, hein, c'est le cas de de la du texte sur le statut de l'élu qui essaie effectivement de répondre à un certain nombre de ces difficultés, mais ça ne se fait pas en acclaquement de doigts. C'est une amélioration, je pense, même si ce texte n'est pas encore voté définitivement, c'est une amélioration pour répondre à un certain nombre de difficultés. Mais alors, que se passe-t-il si nous n'avons plus d'élus ?
Il se passe que nous allons vers des regroupements de commune. Bon, moi je je ne suis pas une fanatique des regroupements de commune à marche forcée. Pierre a une deuxième question pour vous qui concerne la parité.
Euh dans les communes de moins de 1000 habitants, je crois que dans le Morbillon, il y en a une, on va dire une soixantaine. Les les les candidats vont devoir présenter des listes par euh qui peuvent être un frein, on le sait, un supplémentaire, en tout cas un obstacle de plus pour constituer une équipe et donc une liste. Quel est votre avis là-dessus ?
Pensez-nous que ça que ce soit un obstacle également ? de tout temps, il a été plus difficile euh d'avoir des femmes sur les listes. Euh moi-même, j'ai été élu alors que j'étais dans une de ces communes qui effectivement euh permettait le panachage.
C'est-à-dire qu'on pouvait barrer sur les listes qui on voulait. En contrepartie, il y avait pas de parité obligatoire. Euh ça a perduré effectivement pour les petites communes.
Euh bon euh je suis passée dans ma commune à un autre type de scrutin, c'estàd le scrutin liste où la parité devenue obligatoire. Ça s'est fait quand même et je pense que ça se fera même si c'est plus compliqué. euh d'obtenir la parité.
Après, l'avantage de ce scrutin de liste, c'est que quand vous êtes au panachage et c'est arrivé à des élus, c'est-à-dire que on barre qui on veut, donc la tête de lis peut être barrée ou les adjoints, et il y a un maire qui m'a longuement remercié d'être passé au scrutin de lints peuvent être barrés et on se retrouve à devoir gouverner entre guillemets avec son opposition, ce qui n'est pas très simple. Donc l'avantage de la de la liste euh ça n'est pas tant que la parité qui a été recherchée déjà dans les communes, c'est le fait que quand vous êtes élu, vous êtes élu avec votre équipe. Donc effectivement, c'est plus compliqué de trouver des femmes mais ça l'a toujours été. les femmes s'engagent moins en politique, même si j'en suis la démonstration inverse sur ce plateau et qu'au Sénat finalement on a un certain nombre de femmes qui sont là.
Mais le fait est que le le l'inconvénient, me semble-t-il est dépassé par l'avantage qui consiste à être élu avec une équipe parce que même dans les communes de taille plus réduite, on a un projet et on le met en place avec des gens qui partagent ce projet. On va continuer à parler de ces sujets. On va remercier Pierre Bernard, merci d'avoir été avec nous.
La une du télégramme, c'est les musées à l'épreuve de la sécurité. Merci Pierre d'avoir été avec nous et on va continuer nous nous à parler de ce sujet puisque vous l'avez dit hein, le Sénat examine à partir d'aujourd'hui le texte sur le statut de l'élu. C'est un texte qui est très attendu par les élus locaux et justement on va aller en Gironde.
Bonjour Bernard Guirot, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes maire de l'épart Gironde, secrétaire du mouvement des villes sous-préfecture. Ce texte sur le statut de l'élu Bernard Guirot, vous l'attendez avec impatience.
Bien sûr, le sujet est très vaste et les élus attendent ça et notamment, j'entendais les propos précédent parler de des des candidats futurs qui n'arrivent pas, mais il faut aussi il faudra aussi traiter le souci et le le le rôle du maire et surtout les responsabilités, le pouvoir qui aujourd'hui ne sont pas très en adéquation avec le travail que nous menons toute de tous les ans. C'est c'est compliqué. Racontez-nous vous.
Est-ce que c'est compliqué vous collègues d'être maire quand on a un emploi par exemple ? Alors c'est compliqué déjà quand on en a un. Ça paraît paradoxal mais quand on a un travail de se lancer dans la politique dans le sens nombre du terme puisque nous dans nos communes on on fait de la politique c'est de la gestion de la cité et c'est très compliqué.
On parlait de disponibilité quand on travaille de dégager du temps de pour pour se donner à à nos concitoyens et à la commune. Et donc oui, c'est très compliqué d'avoir un emploi. Alors c'est bien forcément je reviendrai pas sur celui qui n'en a pas mais la disponibilité devient vraiment un sujet important pour que les concitoyens s'engagent dans la vie politique.
Et on parlait des des femmes. Je vais être peut-être direct mais c'est ce que je vis depuis trois mandats puisque je suis maire depuis trois mandats. Chaque fois qu'il faut réaliser une liste au moment des élections, la problématique arrive avec les femmes et on a voulu la parité ce qui est une excellente chose.
Par contre, on n pas réglé le problème de la disponibilité notamment des femmes parce qu'on ne va pas se cacher hein. Mais une femme ben écoutez quand elle a un travail, elle a la maison, elle a les enfants, elle a le mari souvent. Et du coup et bien euh elles me disent "Écoute, je n'ai pas de disponibilité, je peux pas m'engager avec toi parce que le soir moi j'ai autre chose à faire que de venir aux réunions pour préparer l'avenir de notre commune." Melle Jourd, qu'est-ce que vous répondez à ça ?
Euh, monsieur le maire, bonjour. D'abord, mais je réponds que c'est du grand bon sens. C'est effectivement comme ça que les choses se passent.
J'étais maire aussi. Constituer une liste, c'est assez compliqué et effectivement les femmes souvent ne se sentent pas légitimes dans une équipe municipale car elles pensent qu'elles n'en ont pas les qualités. Et en plus, elles ont souvent effectivement à la maison un travail supplémentaire, même si la répartition des charge entre le mari et la femme aujourd'hui bon et est beaucoup plus important.
C'est plus égalitaire. C'est plus égalitaire mais il n'en reste pas moins que souvent les femmes, monsieur le maire a raison, font plus de choses et ils sentent que qu'elles ont plus besoin d'être à côté de leurs enfants. Bon, c'est ainsi.
Et c'est vrai que c'est c'est vrai que c'est difficile. Alors, on essaie dans le texte sur le statut de l'élu notamment sur la prise en charge des frais de garde avec une compensation pour les plus petites communes, une compensation par l'État pour les plus petites communes. Bon, de de libérer ce temps qui n'est pas facile à libérer pour les femmes comme pour les hommes d'ailleurs.
Mais les femmes, c'est une difficulté particulière. Je je le reconnais je le reconnais aisément pour l'avoir vécu et mais bon comme le dit monsieur le maire, c'est aussi une bonne chose que les femmes puissent s'engager en politique parce que je le voyais qui hochait ou qui dlinait un peu de la tête quand je dis les femmes ne se sentent pas légitimes. La réalité c'est quand les femmes se lancent en politique, elles ne font pas moins bien travail que les hommes.
Et je vois que vous êtes d'accord monsieur le maire. Donc on a aucune raison d'exclure cette part de la population de de la vie publique euh dont elle s'acquite aussi bien que les hommes. Merci monsieur le maire.
Merci beaucoup d'avoir été avec nous et merci Muriel Jourdain. On suivra l'examen du texte sur le statut de l'élu qui commence donc cet après-midi au Sénat. On en parlera bien évidemment longuement demain.
Merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. [Musique]
Muriel Jourda