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InterviewTMC / Quotidien (sur YouTube)· 11 novembre 2025 14 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéJustice

Y a-t-il encore un risque terroriste en France ? La réponse du juge Marc Trévidic

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous avez alerté sur les risques d'attentat, pourquoi n'a-t-on pas évité le 13 novembre ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quels étaient les principaux fiascos des services de renseignement en 2015 ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquer la radicalisation en prison malgré la surveillance ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi Salah Abdeslam a-t-il pu visionner des contenus djihadistes en prison ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi observe-t-on un rajeunissement des profils terroristes ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les problèmes de la protection de l'enfance en France ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Marc TrévidicFait
    « Il y a eu un énorme fiasco entre les Grecs et les Belges en janvier 2015. »
  • 2:30Marc TrévidicFait
    « On ne contrôlait plus rien. On ne savait pas qui partait, qui revenait. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Vous avez été l'une des grandes voix à avoir alerté l'opinion publique sur les risques d'attentat de grande ampleur. Ça ça n'a pas suffi à à déjouer le drame du 13 novembre. Est-ce que vous vous dites "J'aurais dû parler plus fort" ?

Non, tout le monde était au courant dans les services antiterroristes qu'on allait prend se prendre un attentat. Donc en fait ce que j'ai dit moi publiquement Oui. Oui, tout à fait.

Ce que j'ai dit publiquement est quelque chose qui don discuté entre nous. Moi je je l'ai dit publiquement fin septembre 2015 qu'on allait avoir des des envergures mais mais en discutant avec les services de renseignement qui n'arrivaient pas si vous voulez du tout à contrôler ce qui est en train de se dérouler c'est-à-dire des retours de de de commando qui voulaient frapper la France. Il faut savoir depuis novembre 2014, il était prévu que la France soit frappée, hein.

Il y avait une décision qui avait été prise par l'État majeur de l'État islamique et et on avait confié la tâche à Abaoud de le faire. Toute année 2015, ça a été on a cherché à Baou pour essayer de de le ne le neutraliser, enfin de l'abattre pour être clair, faut pas se rêver. Il y a eu un énorme fiasco entre les Grecs et les Belges en janvier 2015 euh parce qu'il devait avoir une opération coordonnée des des Belges et des Grecs parce que Baou était en Grèce et et son équipe était à à en Belgique.

Malheureusement, les Belges ont tapé 2 jours avant parce qu'ils ont eu peur d'un attentat et du coup les Grecs étaient pas prêts. Donc ça a été plein de petits fiascos comme ça pendant toute l'année toute l'année 2015. Il y a eu aussi ce problème de tous les réfugiés, la masse de réfugiés qui venaient donc dans le lot, c'était facile comme à Baou d'ailleurs de de d'être dans le flot des réfugiés et donc on n' pas été aidé aidé aussi par les circonstances.

C'est près d'un million de personnes qui qui qui quittaient ce ce territoire. Donc tout ça a été très très compliqué et surtout on s'est rendu compte que des personnes partient en Syrie, revenaient en France, parti en Syrie, revenaient en France. Donc on ne contrôlait plus rien.

On ne savait pas qui partait, qui revenait et et ça ça veut dire un attentat. Sauf que sauf que vous vous avez été vous avez eu en face des protagonistes. Oui, je eu le 15 août le 15 août 2015, j'ai eu une des personnes qui qui était qui était pressentie pour pour faire des attentats contre un concert de rock.

C'était Redaram, on était le 15 aoûtres. Il a tout dit d'ailleurs, il l'a dit. Voilà.

Bah, il nous a demandé de faire un attentat contre un concert mais j'en sais pas plus. Je devais avoir un message crypté pour pour dire quand comment récupérer les armes et cetera. Donc on en était là.

Moi, je vous rappelle quand même que fin août, j'ai on parlait de yaourt périmé, mais j'étais périmé moi pour l'antithéroïme. Je suis arrivé à la règle des 10 ans et je suis parti faire les affaires familiales à Lille. Donc vous êtes parti ou Bah, je suis parti parce que la loi m'y obligé hein.

Ouais, la loi qui fait les les 10 ans. Voilà, on peut pas Bah oui, on peut pas faire 10 ans de plus de d'affilé. Voilà.

Donc j'arrivais à mes 10 ans moi en ce qui me concerne donc je suis parti ce qui a été très difficile psychologiquement parce que quand vous êtes vous savez que ça va y avoir des choses dur vous avez envie d'être là pour aider. Vous saviez en partant qu'il allait se passer des choses. Oui.

C'est pour ça que j'avais voulu d'ailleurs alerter de de ça en faisant une interview en septembre sur la question. Mais voilà c'est c'est plein de petites plein de petits problèmes des accumulations. Un ennemi trop puissant à ce moment-là par rapport à nos moyens si vous voulez.

On n'est pas comme il y avait pas de PNAT, il y avait pas 26 magistrats au au parc antithéroï. Et justement c'était ma prochaine question. Quelle leçon on on a on a tiré de ça de cet échec ?

Alors on a augmenté énormément les moyens he que ça soit pour le renseignement. Déjà ici a eu beaucoup de moyens. On a augmenté énormément les moyens en magistrat.

On a aussi créé le le renseignement pénitentiaire, un service national de renseignement pénitentiaire qui est quand même quelque chose d'important qu'on puisse avoir des information sur ceux qui sont radicalisés en prison, qui se radicalisent, qui sont potentiellement dangereux à la sortie même si ils ont pas l'étiquet de terroristes, même s'ils ont pas été coordonnés pour ça. Il y a eu plein de structures qui sont mis en place pour coordonner les renseignements parce que moi, j'ai vécu une période où bah il y avait des cachoteries service de renseignement. On se disait pas tout et ça continuait sous ce terrainl.

Ça c'est fini. Ça c'est fini, je l'espère. Je peux pas vous dire à 100 % mais je pense que c'est fini.

Et puis il y a eu aussi, on l'a bien vu, des problèmes sur les les les forces spéciales d'intervention BRI, RAID, GIGN qui fait quoi ? Et ça aussi ça a été réglé après. Donc il y a plein de choses qui ont été mises sur la table qu' ont été réglées.

Je dirais que maintenant on a quand même un on est au point on est on a voilà, on a beaucoup plus de moyens alors que l'ennemi est moins fort. On a tiré des leçons en tout cas. Oui, ça c'est clair.

Mais c'est toujours pareil, il faut un sang pour qu'on les tire. Donc c'est toujours un peu difficile. Et quand vous étiez à l'intérieur comme moi et que vous voyez la catastrophe arriver et là les moyens sont pas à ce moment-là si vous voulez.

Euh voilà. Puis on a commis une erreur aussi, c'est que on a on a laissé penser le problème de Charlie Hebdou en janvier 2015. Le vrai problème de cette histoire c'est que comme c'était atypique en fait c çaavait rien à voir avec ce qu'il allait nous arriver en novembre.

On n'a pas les Français ont pas bien compris que qu'il y avait une vraie menace terroriste d'ampleur de vraiment de de guerre sur notre territoire. Bah c'était des problèmes des caricatures. Donc c'est quelque chose de très spécial.

Ils ont pas vu que non c'était c'est c'est la vraie menace n'était pas là. C'était beaucoup plus large que ça. C'est vraiment un un quelque chose de très important qui allait nous arriver.

Le seul survivant du commando du Bataclan, c'est Salah Abdesslam, le détenu le plus surveillé de France et pourtant il est à nouveau dans l'actualité avec une histoire de clé USB. Oui, c'est un nom et un visage que personne n'a oublié. Salah Abdislam, 36 ans et le seul membre vivant du commando des attentats du 13 novembre, arrêté en mars 2016 après une cavale de 126 jours.

Il est depuis placé en détention. Et si son nom revient dans l'actualité, c'est parce que la semaine dernière, on a appris que même s'il est en prison, il a été placé en garde à vue à deux reprises. Pourquoi ? parce qu'il aurait visionné via une clé USB des contenus sur l'ordinateur qu'il a été qu'il a été mis à disposition dans sa cellule.

En apprenant ça, forcément plusieurs escapés et plusieurs familles de victimes ont vivement réagi. Alors effectivement Salah Abdislam dispose bien d'un ordinateur dans sa cellule et il faut savoir que c'est légal officiellement. Il utilise cet ordinateur pour suivre des cours pour une remise à niveau en français nous a expliqué le syndicat national des directeurs pénitentiaires.

Sauf que voilà, il y a 10 mois lors d'une fouille de routine, les surveillants découvrent sur son ordinateur des traces de connexion à une clé USB. Et voici ce que le parquet national antiterroriste a révélé ce matin dans un communiqué de presse. Les analyses de l'ordinateur mettaient en évidence la présence de nombreux enregistrements sous forme de chemin d'accès à des fichiers audio, images ou vidéos. la plupart ayant trait à la propagande officielle d'organisation terroriste, État islamique ou Al-Qaïda.

Alors la question, elle est toute simple, c'est comment le détenu le plus surveillé de France a-t-il pu visionner des contenus djihadistes grâce à l'ordinateur dans sa cellule ? Les enquêteurs ont rapidement trouvé une piste, c'est une femme, c'est l'ex-cagne de Salah Abdislam. Elle est actuellement en garde à vue.

Elle a reconnu avoir remis cette clé à Salah Abdislam au cours d'un parloir. Alors, qui est cette femme ? Elle s'appelle Maeva B.

Elle a 27 ans. Elle est originaire du Tarnégaron. Fascinée par le terroriste Salah Abdislam.

Elle échange par correspondance avec lui depuis plus de 7 ans. Dès 2024, elle est autorisée à lui rendre visite en prison. Et pour le parquet national antiterroriste, Maeva Bé présente une radicalisance une radicalisation certaine et une fascination pour le dhad.

Il y a des perquisitions qui ont été aussi menées au domicile de Maevab. Et là, et là encore, les enquêteurs ont mis la main sur des éléments vraiment très troublants, des discussions et des recherches qui laissent penser qu'elle préparait un projet d'attentat en France et le parquet antiterroriste demande sa mise en examen ainsi que celle de Salah Abdislam. Donc à faire à suivre.

Comment comment expliquer ça ? Alors la clé USB c'est très surprenant effectivement pour pour le détenu le plus surveillé de France. Mais l'ordinateur non comment l'ordinateur si s'il est effectivement il y a pas accès à internet, il y a pas accès à l'extérieur, c'est pas un grand problème.

C'est finalement euh voilà quelque chose de très très limité mais le problème c'est la clé USB hein. C'est simplement de pouvoir avoir du contenu non vérifié qui qui arrive qui arrive. Et puis il y a un autre souci aussi euh ce sont ces ces visites, ces permis de visite.

C'est des gens qui vont aller voir un détenu euh bah qui sont radicalisés, qui sont pas de la famille. qui qui vont se présenter comme amoureuse, conjoint et cetera. Non mais voilà.

Non mais dire ça pose un petit un petit souci aussi. Il y a peut-être un petit souci de gestion de des permis de visite malgré tout, mais il faut faire quand même très attention. Malheureusement dans toute ma carrière, j'ai vu cette espèce de fascination et j'ai des espèces de groupis qui vont voir des criminels en détention.

C'est quelque chose de très récurrent. Je bon, ils sont autorisés mais c'est Monique Olivier aller voir pour Niret. J'ai c'est assez étonnant et en matière terrorisme notamment des des voilà des personnes qui demandent et qui se retrouvent fasciné, qui se retrouve radicalisé finalement également par la personne qui l'ont visiter en prison et qui deviennent dangereux à l'extérieur.

Ça pose un souci. Mais tout est enregistré lors de ces visites ou pas ? Ah logiquement on quelqu'un qui est condamné définitivement qui a pas d'enquête en cours, il est pas censé être enregistré.

Maintenant les éches sont confidentiels entre le visiteur et le visité. Alors normalement maintenant je ne sais pas en renseignement le renseignement pénitentiaire ce qu'il est capable de faire en renseignement bien entendu. Par contre judiciairement faut qu'il y ait une enquête pour qu'il puisse avoir une écoute quand qui soit mis dans un parloi.

Alors trois jeunes femmes ont été mises en examen et écroué il y a quelques jours. Elles sont suspectées d'avoir préparé un projet d'attentat djihadiste. Ces femmes sont très jeunes.

On assiste à un rajunissement des profils. Comment vous l'expliquez ? Est-ce que est-ce qu'il y a un effet des réseaux sociaux ?

Ah oui, bah c'est c'est une évidence. Il a fallu attendre d'abord l'État islamique pour avoir des mineurs faisant du terrorisme islamiste. J'en avais pas chez Elkaida du tout.

J'avais jamais vu un mineur sur les bands de la galerie Saint-Élois avant l'État is là. Il y en a de plus en plus. Il y en a de plus en plus parce qu'il recrutent tout Azimut et surtout il recrutent pas de la même façon.

Il recrutent par l'image, par l'émotion. Donc c'est vraiment de c'est vraiment Ouais. les réseaux sociaux, les bon, il y a eu internet, les vidéos et cetera, mais c'était pas il cherchent pas à à apprendre l'islam radical en fait dans les textes.

Il ils cherchent pas à donner une culture religieuse et même extrémiste. Ils veulent simplement se servir de jeunes qui ont envie de faire quelque chose de leur vie, de se radicaliser, de faire une action et puis en leur produit en en en leur donnant un produit sur le marché qui s'appelle le terrorisme. Et vous avez dit quelque chose d'assez troublant récemment.

Un déséquilibré qui attaque quelqu'un, personne n'en parle. Un déséquilibré qui attaque quelqu'un en criant "Allah Akbar", ça fait l'ouverture du 20h. Bah oui, c'est vrai.

Non. Oui. Oui, c'est vrai.

Il y a plein de coup Il y a plein de coups de couteau. Il y a plein de coups de couteau. Il y a des agressions à l'arme blanche tout le temps en France.

Ça fait trois lignes. Euh si vous criez à laou Akbar, là vous êtes au journal de 20h et ça pose un petit problème sur les déséquilibrés qui ont envie de donner un éclat particulier à leur action comme on connaît les les tueurs de masse aux États-Unis aussi qui mettent en scène tout ça pour que ça donne de l'ampleur. Donc ce problème de mimétisme fait que parfois le parquet national antiterroriste est gêné pour prendre l'affaire ou pas parce que le profil du gars Ouais tout à fait.

Le profil du gars c'est quand même très rapidement radicalisé avec personne autour rien du tout. pas d'entreprise terroriste au sens entreprise quelque chose de structuré un projet structuré et donc là c'est le problème des médias c'est c'est problème de nous aussi qui avons qui sommes rentrés là-dedans très vite en en prenant beaucoup d'affaires simplement sur la base de de de ou trois cris Allah Akbar au moment des au moment des agissements et moins sur le fait que le terrorisme est d'abord normalement une criminalité très organisée. C'est normalement un projet, une entreprise dit le texte.

Et donc on a laissé penser aux Français qui étaient terroriste tout acte dès qu'il était revendiqué idéologiquement ou religieusement. En fait, la définition est quand même plus restrictive que ça. Vous revenez dans le livre sur votre longue expérience qui a été le plus dur pour vous, c'est les affaires de torture ou de barbarie commises par des parents sur leurs enfants.

Oui. Bah, c'est sûr qu'humainement c'est encore plus difficile. Puis c'est contre nature quelque part.

Enfin, quand on est parents, se dire que juger des affaires où on voit des parents qui qui qui s'amusent vraiment enfin qui par perversité vont vont torturer leurs enfants. J'en juge en cours d'asse. Parce que c'est je présente cours d'ass avant tout aujourd'hui.

Et et puis le le pire c'est notre incapacité à protéger les enfants rapidement, à les mettre dans des lieux sûrs, c'estàd les familles d'accueil accueillantes ou des foyers où il puissent avoir une vie normale. On a abandonné en France complètement la protection de l'enfance en danger. C'est un constat de toute ma carrière.

Mais on arrive à un paroxisme. On juge des affaires où bah les enfants sont violés chez eux. On les met dans une famille d'accueil, ils sont violés encore également.

Enfin, si vous voulez, il y a quelque chose qui va plus du tout. Il y a pas d'argent certains départements. L'aide sociale de l'enfance c'est le département qui finance.

Il y a des départements où il y a pas d'argent. Ça fait des années qu'on nous dit ça et chaque ministre, ce ministère là nous dit qu'il va débloquer des moyens à chaque scandale. Ça n'a pas changé.

Ben non, non, c'est de pire en pire. Aujourd'hui, il y a des juges des enfants qui placent un enfant, ils prennent la décision et 10 mois plus tard, elle est toujours pas exécutée. Donc les enfants sont toujours dans leur leur milieu dangereux parce que ils ont on a pas trouvé une place en temps de trouver une place.

Je précise quand même que tous les enfants perturbés qui vont être victimes de violence, d'abus et cetera vont devenir des jeunes adultes dangereux. H la plupart d'entre eux. Donc on est en train de créer des générations effectivement de personnes à tendance légèrement psychopathes et et qui vont bah produire tous nos délinquants et nos criminels du futur.

C'est très violent peut-être pour eux d'entendre ça ce soir ? Non. Très violent pour eux pour ces enfants-là.

Non. Bah écoutez, c'est il faut c'est de l'espoir aussi si si on les laisse tomber complètement, si on les laisse pas être éant être soutenu, si on met pas de paquet pour eux pour ces enfants en difficulté, ils sont les premiers à bien comprendre qu'ils vont développer des des des gros problèmes de comportement, des failles narcissiques immenses et cetera. Donc c'est pas violent, c'est c'est les considérer comme enfance en danger.

C'est effectivement faire en sorte que d'un enfant en danger, il devienne pas un adulte dangereux. Euh c'est quand même de la vraie prévention pour le coup.