Le rapport avec 40 recommandations qui veut faire du sport un pilier national
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h. Maxime Liedo très heureux de passer une partie de la la matinée même de la journée puisque on est ensemble jusqu'à 13h avec vous et cette question est-ce que la France est prête à devenir une grande nation de sport ? Bonjour Benjamin Dirk.
Bonjour. Vous êtes le député renaissance de Soné Loire et vous venez de rendre un rapport précisément à Amélie de Monchalin sur cette question. Les 40 recommandations pour faire du sport, une priorité nationale avant qu'on rentre dans le détail de ce rapport.
Le but était d'aborder la future politique sportive de la France et on va dire établir une vision stratégique euh d'un point de vue territorial et d'un point de vue on va dire très concret. Et quelles sont on va dire les grandes lignes très simplement que euh vous avez pu tirer sur ce sujet essentiel notamment quand on voit à quel point la France est nostalgique de ces Jeux Olympiques ? Ouais, vous avez tout à fait raison.
Une une véritable nostalgie et qui se fait encore plus entendre 1 an après un an après les jeux. Ça fait 7 ans que je suis rapporteur spécial de de ce budget à l'Assemblée nationale. Ce que l'on a pu voir dans cette mission qui nous a été confiée par le premier ministre et donc sous l'ég d'Améline Manchalin et de la ministre des sports Marie Verzac, nous avons fait plus de 80 auditions, 300 personnes auditionnées.
L'important, je crois, c'est la confiance qu'il doit y avoir entre le monde sportif et les acteurs politiques aujourd'hui. Et ce qui est attendu pour cette confiance, il me semble que c'est un budget pluriéannuel. Savoir dire sur plusieurs années jusqu'au jeu 2030 par exemple, et ben on est capable de vous dire voilà quel sera l'investissement de l'État, voilà quelles politiques publiques seront se seront conduites.
Euh et ça ça doit se faire cette transparence et de la confiance. Oui, bien sûr. Et et de la stabilité et de la visibilité.
Vous savez, même si on devait avoir une légère baisse, une une baisse de budget mesurée comme on peut l'avoir sur l'ensemble l'ensemble des budgets, on connaît tous la la situation budgétaire du pays. Il y a des voilà, il y a des choses qu'on peut absorber quand on a de la lisibilité sur du temps. Ce qui est plus compliqué, c'est quand on coupe une politique publique tout de suite, quand on a mis des choses en place.
Donc je crois qu'il faut cette lisibilité à travers, je disais la plurinalité peut-être à travers alors c'est un peu technique soit une loi de programmation, une proposition de résolution dans lequel le gouvernement, les parlementaires s'engageraient vraiment euh en réalité une loi où c'est c'est une loi de programmation un peu comme ce qu'on voit dans le domaine militaire, c'est-à-dire que c'est c'est comme un plan. Vous avez des objectifs qu'on que vous devez remplir sur un certain nombre d'années et cocher des cases au fur et à mesure. On peut essayer de le résumer comme ça dire que ça vous va ?
C'est pas très bien résumé. C'est exact, c'est exactement ça. C'est exactement ça.
Pour que ce soit clair pour tout le monde, une question quand même qui est soulevée par ce rapport parce que vous essayez aussi de diagnostiquer l'état du sport dans l'État. Vous constatez que s'il y a eu une augmentation des licenciés depuis 2024, donc l'effet JO en effet, on on on observe et on comprend quand même à la lecture de de ce rapport que il y a des inégalités qui sont habissales, notamment territoriales. Et encore quelque chose d'important qui est que le sport aujourd'hui en France repose fortement sur quoi ? sur le tissu associatif et bénévole.
Dans votre rapport, je crois que vous donnez le le chiffre de 3600 associations qui gèrent aujourd'hui le sport en France. Est-ce qu'on peut à la fois avoir l'ambition d'être une nation de sport et laisser ça ? Mais si elles font un travail absolument formidable et fabuleux uniquement aux associations ?
Euh alors, on a un tissu associatif d'ailleurs pas que dans le sport. On l'avait vu et au moment du Covid, heureusement qu'on avait des associations qui étaient présentes. Euh alors le tissu des associations dans le sport, oui, c'est c'est c'est 160000, on a 330000 équipements sportifs.
On a regardé ce qui se passait dans d'autres pays, on a regardé le modèle anglo-saxon, c'est pas du tout notre modèle. On est attaché à notre modèle associatif à notre système de bénévoles de gens qui viennent s'engager qui trouvent d'autres chose dans c'est beaucoup ça. Mais vous avez raison dans le foot mais pas que.
Foot on a tous les bénévoles que ce soit les arbitres que ce soi les entraîneurs, que ce soient ceux qui accompagnent les enfants le weekend au match et cetera, on sait que c'est un tissu de bénévole très précieux. Tout à fait. Et ce qui devient même pour certaines personnes, j'ai envie de dire presque une une raison d'être, une raison de vivre.
Voilà, on aime ça, on le partage et nous euh acteurs public, c'est de savoir comment prendre ça en compte, c'est plus le lien, voyez, des choses qu'on a pas forcément réussi à faire aujourd'hui. Le lien entre ces acteurs importants pour le sport et de professeurs de PS qui font une autre forme de pratique. Mais ce lienl est très important.
Nous, on doit appuyer là-dessus notamment sur la gestion des équipements qui sont dans les dans les enceintes scolaires qui sont pas qui sont pas assez utilisés. Donc il faut s'appuyer dessus, avoir euh les les les soutiens nécessaires mais avec les les bonnes politique publique en face. Vous dites pourquoi ça marche pas Benjamin Benjamin Dir pardon je me permets parce que non mais vous disiez à l'instant en effet on a du mal à créer le lien à raccorder les bouts de tissu ici et là entre les actions les pourquoi ça ne marche pas parce que personne se parle ou parce qu'on a tellement de structures vous dans votre rapport vous parlez de l'ANS qui est l'Agence nationale du sport est-ce que c'est pas en créant ce genre d'outil que vous critiquez un peu en disant que quand même la réponse apportée par cette autorité était une réponse incomplète peut-être efficace pour le haut niveau mais beaucoup moins pertinente pour l'objectif de votre rapport qui est le sport pour tous, est-ce qu'on ne souffre pas justement de ces de ces gadgets, de ces agences ou on sait un peu leur titre, on sait jamais vraiment ce qu'elles font ?
Ouais. Alors, pour la pour l'Agence nationale du sport, je pense qu'on peut pas parler de gadget. Je crois qu'on a eu raison de le faire quand on l'a fait.
C'était au moment où on allait aborder les jeux et d'ailleurs si on a une augmentation du nombre de licenciés, c'est aussi dû à toute la politique sportive volontariste qui qu'on a depuis 2017. Euh le passeport, c'est quand même mais sur aujourd'hui, on critique certaines choses, c'est quand même bien nous qui l'avions créé. le plan des équipements, les 5000 puis le deè plan ça fait 10000 équipements qui ont été créés l'insertion par le sport beaucoup de choses ont été faites les maisons sport santé sur la NS aujourd'hui puisque vous m'interrogez dessus moi ce qu'on a relevé sur les auditions c'est que toute la partie de très haut niveau avait très bien fonctionné et que celle-ci fallait la conserver mais c'est toujours le cas c'est pour ça que je peux faire mon gadget c'est c'estàdire que le sport de haut niveau, il y a jamais de problème.
C'est ceux qui ont vu de faire du sport à une échelle locale à peut-être une échelle beaucoup plus débutante. C'est là où ça pêche toujours. Voilà.
Donc donc là-dessus, il faut améliorer les choses. La NS devait apporter des fonds privés que aujourd'hui elle n'elle elle n'a pas apporté. Donc il faut voir de quelle manière il y a pas d'autres acteurs qui sont capables de le de le prendre de le prendre en compte.
Et le reste des politiques publiques doivent être portées par le ministère, par les par les préfets, les corps déconcentrés les corps déconcentré de l'État et avec une optimisation de la dépense publique. Ça veut pas dire moins. C'est ça veut dire ça veut dire ça veut pas dire moins.
Ça veut dire mieux. Ça veut dire mieux. Et on peut le faire. on on l'a fait pour pour les équipements sportifs, on le dit, c'est les collectivités territoriales qui investissent le plus pour les équipements sportifs.
Donc, il faut les soutenir mais de la bonne manière, pas avec des aides qui sont à plusieurs endroits de de subvention avec une multitude d'appels à projet, les choses à un seul endroit vers les préfets et avec des ratios d'équipement par habitant. Et tout simplement quand on est quand on n pas assez d'équipement et que la collectivité veut construire, et ben on va venir l'aider et on a pas de questions à se poser, on y va parce qu'on pense qu'il faut le faire et il faut aider. Vous parliez de des associations, effectivement le sport fédéré, mais il faut pas oublier qu'en France on a 34 millions de sportifs, 17 millions qui le font en club et 17 millions qui le font en dehors des clubs.
Hein, vous allez voir des trails et oui, c'est considérable, c'est la moitié. Il faut répondre à ces personnes qui vont faire euh de la course à pied, qui vont faire du vélo, qui vont faire d'autres sports, mais qui ont besoin d'équipement aussi, de de sentier pédestre, de de de de voilà de de de chemin territoire, peu importe qu'on le fasse en club ou en solitaire. En réalité, tout à fait.
Donc le recensement est très important et on a un outil qu'on avait demandé depuis le 2018 qui devient performant et je tiens à le dire à tous vos auditeurs, allez voir la plateforme Data ES. Alors aujourd'hui, c'est pas très très ergonomique comme nom Data ES. Dessus vous avez voilà l'ensemble des équipements, 330000 équipements recensés.
Vous les avez sur votre bassin de vie. Vous pouvez tous les trouver et et suivant vous choisissez le sport et vous pouvez après aller pratiquer où vous le désirez. de questions encore Benjamin Dirloent malheureusement dans votre rapport c'est qu'en 2025 vous dites que 87 % des cadres font du sport contre 57 % seulement des ouvriers comment on fait justement pour casser cette inégalité d'accès peut-être au sport ou de prix tout simplement parfois quand on veut aller en faire en salle ou autre comment on fait en sorte que ceux qui travaillent qui auraient besoin de faire du sport qui ont besoin de temps libre et de faire autre chose que travailler souvent on le sait pour un salaire qui ne qui ne paye pas assez comment on fait pour les diriger vers une activité sportive régulière, agréable, conforme.
Vous avez tout à fait raison. Alors, on a commencé le le bon le problème, c'est qu'on avait pas le temps de tout et de de d'aller dans au fond du fond de tout, mais par contre, on a lancé une piste là-dessus par rapport au caution familial, être capable de travailler par rapport à ça avec les deux ministères du sport et de l'économie, mais également avec la CAF. Vous avez vous avez des aides qui sont là pour pour nos enfants, pour le des publics qui qui qui ont des besoins et pas forcément de lien avec le sport.
Et je vais vous dire pour gérer tout ça, on a une mesure qui moi est par-dessus tout importante, c'est de créer un comité interministériel du sport. Et ça c'est pas un gadget, c'est pas un machin. Alors c'est ce que j'allais vous dire, on est sûr que ce ne soit pas de l'ordre du gadget.
On est sûr parce que les comités interministériel, je peux vous en citer un certain nombre. J'attends encore de voir les résultats dans lequel on a que les ministres. Que les ministres.
Et je vais vous dire pourquoi. Parce que le sport a une situation qui est en fait remarquable par rapport aux autres, c'est que le budget du sport en comptant les taxes affectées, c'est 840 millions d'euros. Mais le l'investissement de l'État dans le sport, c'est 8 milliards d'euros parce que les autres ministères ont plus de fonds pour le sport que n'en a pas le ministère des sports.
Hm. Alors bien sûr que là-dedans on comprend les professeurs de PS, mais n'empêche que l'intégralité c'est plus de 8 milliards d'euros d'investissement. Et donc il faut à un moment donné qu'on se retrouve que ces les ministres se retrouvent autour de la table sous l'autorité du premier ministre pour dire ben on a un souci, on narrive pas à mettre en place ce que l'on veut entre le sport hors établissement scolaire et l'éducation nationale et ben à ce moment-là ce sera acté lors de ces réunions.
Je parlais tout à l'heure d'insertion par le sport. on a mis des choses en place comme le process comme du stade vers l'emploi, c'est des espèces de job dating euh en lien avec le sport qui marche, 80 % de réussite. Et ben ça ce sont des choses qui sont à acter entre le ministre du travail et le ministre des sports.
Vient, dernière question encore parce qu'il nous reste peu de temps. Benjamin dire, je rappelle que vous êtes le député à l'origine de ce rapport pour faire du sport, une priorité nationale. Dans vos idées de financement, dans vos recommandations à la fin notamment, il y a la l'idée d'élargir l'assiette des taxes aux activités de streaming et de sponsoring.
Vous me confirmez ? H et l'idée de rebudgétiser les taxes sur paris sportifs et la taxe buffette, c'est ça ? Tout à fait.
On la remet au budget de l'État mais dans le cadre à condition d'avoir bien la pluriannualité et c'est un package en fait, j'ai envie de vous dire est-ce qu'on peut faire quelque chose en France et vous savez et avoir des budgets sans taxer de façon supplémentaire. Bien sûr, mais ce que je veux ce qui est proposé là, c'est très Non, non, ce qui est si si tout à fait. Moi j'aurais dit, on remet au budget de l'État.
Pourquoi ? On a une taxe buffet qui diminue parce que la ligue de foot aujourd'hui va diffuser en direct ses enfin elle aura un diffuseur mais elle crée sa propre chaîne. Aujourd'hui la taxe buffet c'est 8 % du budget du foot.
Est-ce que notre budget le budget du sport doit être dépendant finalement d'une relation entre des acteurs que va être bah là pour le coup c'est enfin la ligue de foot et des diffuseurs de chaîne. C'est pas normal. Et de l'autre côté est-ce que l'on doit être ultra dépendant au paris sportifs ?
Il faut que les paris sportifs discipent de la bonne manière mais voilà mais on peut pas être complètement vous savez on a auditionné les les associations d'addictologie quand vous quand il vous donne les chiffres il vous explique ce qu'il en est que vous avez entre 20 et 40 % de personnes qui deviennent addicte du jeune et notamment voilà et et de et de milieu défavorisé à des endroits. Moi c'est pas quelque chose qui est entendable quand on défend le sport pour l'éthique. Pour ça que je dis que ça peut être budgétisé mais on peut quand même élargir les assiettes.
Et quand je dis le streaming c'est quoi ? On continue avec la loi des sénateurs qui va arriver à l'assemblée à lutter contre le piratage. Et la deuxième chose, c'est qu'aujourd'hui vous avez des sociétés et notamment celle de Paris sportif mais pas que, qui ont des contrats avec des organisateurs mais qui ne payent pas la taxe que les autres diffuseurs payent.
C'est juste une question d'équité en fait. On augmente pas les taxes. Voilà.
Et on a bien compris. Merci beaucoup Benjamin Dirk d'avoir été avec nous en direct sur Sud Radio député Renaissance de Son Loire. Merci beaucoup.
Et je constate aussi la puissance de Sud Radio parce que j'ai j'ai un cousin Kevin que j'embrasse qui nous capte depuis l'Alsace.
Benjamin Dirx