Fin de vie : C.Bonfanti-Dossat (LR) justifie le rejet du texte de loi par «une prise de conscience»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Europin soir 19h 21h Pierre de Villena notre invité ce soir dans Europin soir Christine Bonfanti Dossa bonsoir bonsoir [musique] sénatriceire de de l'otégaron hier la droite sénatoriale a définitivement enterré le projet de loi réécrivement entièrement l'article cré qui qui clé pardon qui crée l'aide active à mourir cette fois le texte donc repart à l'Assemblée nationale. Quelle est votre crainte ? Parce que l'Assemblée nationale c'est pas la composition du Sénat.
Oui. Alors, il faut préciser que puisque l'article 4 n'a pas été adopté hier, euh je me suis donc tout de suite réconcilié avec mes convictions et j'ai été ensuite libre de mon vote comme d'ailleurs tous les sénateurs puisque nous sommes tout à fait libres de notre vote. Nous avons donc voté euh les amendements de madame Chin Larch qui sont des des amendements qui développent la loi CL Leonetti dans l'accompagnement et dans les soins.
Hm. Donc nous pensons que c'est cette version là qui va être envoyée à l'Assemblée nationale. C'est le moindre mal et c'est pour moi déjà une petite victoire.
Si toutefois ce n'était pas le cas et si c'était vraiment la version de l'Assemblée nationale telle qu'elle nous est arrivée au Sénat qui revenait à l'Assemblée nationale, bien évidemment, je ne voterai pas ce texte. C'est là que je vous arrête parce que je ne comprends pas comment est-ce que la version initiale de l'Assemblée nationale pourrait revenir à l'Assemblée nationale alors que vous vous avez justement enlever cet article clé. Alors, c'est la raison pour laquelle je vous dis avec beaucoup de prudence que je pense que ce ne sera pas cette version et si ce n'est pas cette version et si c'est la version des amendements de madame Chin Larchet, c'est-à-dire des amendements euh qui euh accentuent les soins, l'accompagnement et la fraternité parce que la vraie fraternité, elle est bien là, elle est dans l'accompagnement.
Alors, à ce moment-là, nous voter évidemment pour Est-ce que euh une fois que le texte arrivé à l'Assemblée nationale, quel qu'il soit d'ailleurs, est-ce que vous avez pas peur que le texte soit à nouveau redétricoté ou est-ce que euh ça ne peut pas arriver ? Alors bien évidemment, monsieur, c'est le risque. Toutefois, je tiens à préciser que le vote de l'Assemblée nationale, malgré tout ce qu'on a pu en dire, n'a pas été si glorieux que ça puisque nous sommes à 51 ou peut-être même 52 % euh de députés qui l'ont voté.
Et parmi ces députés qui l'ont voté, il y a un nombre important de députés qui ont dit après le vote, ben si on avait su, nous n'aurions pas voté ce texte. Alors, tout est possible encore, mais soyons sérieux. Est-ce qu'il est vraiment aujourd'hui nécessaire, indispensable de remettre ce texte à l'Assemblée nationale, de le renvoyer ensuite au Sénat dans un contexte politique dramatique ?
N'y a-t-il pas aujourd'hui des sujets plus importants à traiter ? Moi, ma ma réponse est est claire. Mourir pouvait attendre.
Hm, c'est on garde votre formule Christine Bonfantil euh de ça. Cependant euh pendant ce ce temps ce lapse de temps où le texte va retransiter peut-être à l'Assemblée nationale euh quel est le travail des sénateurs ? Vous avez dit il y a des députés qui euh s'ils avaient su, ils auraient peut-être voté autrement.
Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y a du il y a de l'influence, il y a du lobbying, il y a une façon de leur parler. Il y a un travail.
Je pense qu'il y a il y a il y a simplement une une prise de conscience que cette loi est une loi excessivement permissive. Vous savez, nous les sénateurs chez nous au Sénat, la loi a été reportée plusieurs fois. Donc les les de nombreux sénateurs n'ont pas vu finalement l'urgence de la chose parce que parce qu'elle était tout le temps reportée.
On disait finalement on a le temps. Or, lorsqu'elle est arrivée au Sénat et que les sénateurs se sont rendus compte qu'elle arrivait vraiment, il y a eu cette prise de conscience et concernant les sénateurs LR à la réunion de groupe de mardi matin, les oppositions se sont faites entendre parce qu'ils ont considéré effectivement que cette loi était une loi abominable et que par conséquent, il ne fallait pas la voter. Par conséquent, les sénateurs LR n'ont pas voté contre les rapporteurs, ils ont voté contre une loi qu'ils jugent indigne.
Je ne me sens pas du tout attaiv puisque nous avons avec Alain Millon essayé d'éviter le pire en en en commettant notre rapport. Nous n'avons pas été suivis. Écoutez, je ne vais pas vous mentir, je m'en réjouis.
Merci beaucoup Christine Bonfanti d'avoir été sur Europin. Merci à vous. Bonsoir monsieur.
Et nous sommes avec Catherine et Antonin André. Bonsoir à vous deux pour commenter l'actualité et notamment ce texte sur la fin de vie qui a été, j'allais dire l'article comme on l'a vu avec la sénatrice à l'instant, l'article principal qui est qui donne accès à l'euthanasie a été enlevé. Ce qui fait que bah ce texte va revenir à l'Assemblée nationale dans les conditions qu'on sait, mais ça veut dire que c'est une bataille qui est qui est gagné pour les sénateurs de la droite républicaine, Antonin André.
Mais le vœu d'Emmanuel Macron dans cette réforme structurelle et une réforme sociétale est toujours est toujours sur la table. il est toujours sur la table et il y a de fortes chances pour que à l'Assemblée nationale en deuxième lecture il soit rétabli dans la version initiale qu'il a qui avait été soumise au Sénat donc avec l'article en question avec l'article qui fait tant polémique et et sur lequel il y a un consensus mais c'est toujours un il y a pas de consensus, il y a une majorité courte à l'Assemblée nationale et c'est une majorité qui reste fragile parce que c'est un sujet qui est effectivement extrêmement compliqué à trancher qui relève de l'intime et puis aussi de certains principes parce qu'il y a certains élus qui considère que par principe euh on ne peut aider activement à mourir. On peut soulager euh les douleurs jusqu'au maximum et jusqu'à ce que la vie s'éteigne.
Mais mais le principe qui qui enclenche celui de mettre fin à la vie par un geste médical palliatif est considéré voilà mais donner la mort non ce qui est un peu singulier c'est que c'est un projet de loi auquel Emmanuel Macron tient énormément mais qui intervient dans en plus dans un climat politique qui est quand même extrêmement fracturé et déjà je trouve à fleur de peau. Évidemment c'est extrêmement compliqué de mener un débat surin sur ce sujet et c'est voire même politiquement très périlleux je pense pour la majorité présidentiel. On a cru pendant un moment que c'est de cette proposition qui visait, on parlait d'aide médicale à mourir.
Donc il y avait eu beaucoup de reportages et de témoignages de gens qui vous disaient que voilà qu'il voulait choisir le moment où il partirait. Et puis euh les débats commençant, terminant, reprenant, on s'est aperçu à peu que l'opinion se mettait en accord avec ses arrières pensées. Alors là, il y a une la fondation de l'innovation politique Fondapul vient de dire que contrairement à ce que disent les promoteurs de la loi jusque dans l'exposé des motifs, il croyait obtenir un lâche chten de l'opinion.
Or, on s'aperçoit que c'est le contraire sur le plan politique, la perspective de la légalisation de l'euthanasie du suicide assorté est rejetée par toutes les sensibilités politiques à plus d'un majorité à la fois que ça soit à LFI, au Parti communiste, au PS, à Horizon, chez LR, c'est autour de 54 55 % et là c'est il y a pas du tout d'adhésion et que c'est difficile et que donc il faut pas être surpris par ce vote à l'Assemblée nationale et que c'est et on voit s'exprimer une opposition majoritaire contre dans toutes les générations mais plus encore ou deux extrémités, c'est-à-dire d'un côté chez les moins de 35 ans et à la fois chez les plus de 65 ans. Alors on va en reparler un petit peu juste après la pause avec le rappel des titres d'actualité. On entendra Maot Bron d'ailleurs la porte-parole du gouvernement là-dessus juste après le rappel des titres. 19h27, vous êtes sur Europein.
Europein soir 19h 21h pied. Europein soir 19h 21h Pierre de Ville. Et avant de parler de ces sujets qu' a développé briamment Maë, notamment [musique] les sujets concernant le Conseil européen, conseil extraordinaire, les dernières sorties de Donald Trump, les lunettes bleues, alors j'ai pour ceux que ça intéresse ver polarisé, le modèle Pacifique 01S du fabricant jura Henry Julien.
Il paraît qu'il y en a plus hein, c'est en rupture de stock. Je voudrais quand même qu'on finisse sur la fin sur le sujet de cette loi sur la fin de vie qui revient. euh à l'Assemblée nationale parce qu'on avait pas tout dit.
Et pour se faire, je voudrais d'abord qu'on écoute Maud Bréon, porte-parole du gouvernement. C'était ce matin sur C News et sur Europain avec Sonia Mabrou. Pour ma part, je n'ai pas voté ce texte euh en première lecture à l'Assemblée nationale.
J'ai bien sûr voté celui euh sur les soins palliatifs parce que je pense que la priorité doit être donnée aux soins. J'ai de gros doutes quant à la question de ce qu'on appelle l'aide à mourir ou l'euthanasie en fonction d' qui vous posez la question. Euh je pense qu'on ouvre là en tout cas qu'on prend le risque d'ouvrir une boîte de Pandor.
Alors on verra comment le texte évolue. Euh il y a eu un texte présenté par le gouvernement. Le texte sorti d'Assemblée nationale n'était pas le même.
Le texte sorti de commission du était encore différent. Bon donc on verra où on en sera à la fin. Mais moi je conserve de gros doutes en la matière.
Voilà la porte-parole du gouvernement a des doutes. Bon enfin elle voilà elle est libre sur le sujet. Elle c'est une femme de droite Mode Bron et et euh et le président de la République a avait je le disait comment dirais-je Catherine Net cette cette réforme structurelle vraiment en tête.
C'était c'était un combat qu'il voulait. Ben oui, je me souviens enfin comme elle l'avait dit que c'était une requête de Line Renault qui avait vécu comme ça la difficulté de fin de vie de son mari Loulou Gasté et qui pensait que voilà que si elle-même pouvait être dans demain dans la Oui. Donc on fait on fait on fait sa liste de courses au président de la République qui ensuite dit bah tiens je vais faire Oui.
C'est un Non mais c'est une c'est une idée pour choisir sa mort quand on souffre trop et pendant un temps bon mais on voit bien que voilà on dit ça comme ça et puis on réfléchit et puis les choses ne se passent plus comme ça. Et je crois qu'aujourd'hui on voit émerger les ferments d'une contestation sociale parce que faire voter aujourd'hui et si cette légaliser l'euthanasie et le Suicide assisté au moment où le pouvoir exécutif présente au Français un état très dégradé de la France où il faut absolument faire des économies, les gens commencent à se dire "Ben, il y a plus d'argent pour nous soigner et là maintenant on va trouver cet élément." Et en tous les cas euh la la l'enquête de fond d'Apôle le dit, c'est devenu un ferment de discussion dans les familles et un point de de crispation, voilà, et que surtout la crainte de l'euthanasie, voilà, voilà, on a peur que ce soit des réponses immédiates au manque de soins, au manque de personnel dans les dans les hôpitaux et qu'on expédie un peu vite les gens très malades.
Voilà. Et donc au lieu de rassurer ceux qui malades diraient au moment pour assez de souffrance, je choisirai de parler dans certains de partir. Voilà.
Et ben là maintenant, au contraire, ça devient un sujet politique et de et de crainte très forte.
Christine Bonfanti-dossat