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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 9 décembre 2024 10 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Les propos d'Emmanuel Macron portent atteinte à la cohésion nationale ! - Edwige Diaz (France Info)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:16OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous vous réjouissez vous aussi ce matin ?

  • 1:28RelanceRéponse partielle

    Vous parlez de recul des droits des populations. Bachar Al-Assad, c'est un régime totalitaire.

  • 1:50RelanceÉludée

    Est-ce qu'on peut vraiment dire que Bachar Al-Assad, c'était le dernier rempart contre l'extrémisme ?

  • 2:38OuverteRéponse directe

    Parce qu'il y aura plutôt un retour des réfugiés syriens.

  • 3:14ComplaisanteRéponse directe

    Un dernier mot sur ce dossier.

  • 4:12OuverteRéponse directe

    En France, revenons-y.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:27Invité politiqueFait
    « nous restons vigilants au Rassemblement National et nous appelons l'Union Européenne à demeurer vigilantes aussi. »
  • 0:43Invité politiqueFait
    « Il a montré ses premiers signes d'appartenance au djihadisme il y a quelques années. »
  • 0:50Invité politiqueFait
    « Il a rejoint Al-Qaïda, il a fondé un mouvement, c'est Al-Nostra. »
  • 1:17Invité politiqueFait
    « on se souvient qu'en 2011, quand la Libye a été déstabilisée, ce sont des djihadistes, des terroristes islamistes qui ont réussi à arriver en Europe. »
  • 4:44Invité politiqueChiffre
    « Emmanuel Macron semble avoir beaucoup de mal à voir qu'il y a désormais en France 11 millions d'électeurs. »
  • 7:58Invité politiqueChiffre
    « c'était 40 milliards d'euros en plus qui allaient peser sur les épaules des Français, dont 20 milliards sur la compétitivité des entreprises. »
  • 8:13Invité politiqueChiffre
    « l'année dernière, ce sont 5 000 entreprises qui ont mis la clé sous la porte. »
  • 8:24PrésentateurChiffre
    « Il y a quand même 400 000 nouveaux entrants qui vont payer l'impôt et une augmentation pour les millions de Français. »

Temps de parole

  • Edwige Diaz73 %
  • Présentateur27 %

2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Elvigiaz. Bonjour. On va parler naturellement de la situation politique française, mais d'abord cette page d'histoire qui se tourne en Syrie avec la chute du régime de Bachar el-Assad. La France a salué l'événement, alors avec des mots très forts. Emmanuel Macron parle d'un état de barbarie enfin tombé. Est-ce que vous vous réjouissez vous aussi ce matin ?

0:19
Edwige Diaz

On peut toujours se réjouir de la chute d'un dictateur. Toutefois, nous restons vigilants au Rassemblement National et nous appelons l'Union Européenne à demeurer vigilantes aussi. Pourquoi ? Parce que la prise du pouvoir par le nouveau chef en Syrie est inquiétante. En fait, j'ai regardé le pédigré de cet islamiste. Il a montré ses premiers signes d'appartenance au djihadisme il y a quelques années. Il a rejoint Al-Qaïda, il a fondé un mouvement, c'est Al-Nostra. En clair, c'est le représentant d'une frange très radicale de l'islamisme. C'est un adepte de la charia. Et donc, je ne voudrais pas, je ne voudrais pas notamment qu'il y ait davantage de recul des droits des populations.

Et je pense notamment au recul des droits des femmes. Et nous appelons au Rassemblement National l'Union Européenne à se prémunir d'éventuelles vagues migratoires. Parce qu'on se souvient qu'en 2011, quand la Libye a été déstabilisée, ce sont des djihadistes, des terroristes islamistes qui ont réussi à arriver en Europe.

1:28
Présentateur

Vous parlez de recul des droits des populations. Bachar Al-Assad, c'est un régime totalitaire. C'est un demi-million de morts. C'est des millions de déplacés. Marine Le Pen a toujours soutenu le régime syrien, qualifié de seule solution viable. Et pendant la présidentielle de 2022, elle voulait même renouer les relations diplomatiques avec Bachar Al-Assad. Est-ce qu'on peut vraiment dire que Bachar Al-Assad, c'était le dernier rempart contre l'extrémisme ?

1:56
Edwige Diaz

Je ne sais pas. Mais en tout cas, ce que Marine Le Pen a indiqué au moment de l'élection présidentielle, elle a fait en fonction des circonstances actuelles. C'est-à-dire que Bachar Al-Assad était à la tête de ce pays. Donc, quand vous aspirez à devenir président de la République, il est normal que vous composiez avec les chefs d'État en place. Pour autant, je le dis, nous ne contestons pas la dictature absolument atroce que Bachar Al-Assad a fait régner dans son pays. Mais je dis qu'il a laissé la place à des gens qui sont potentiellement aussi dangereux que lui, dans le sens où ce sont des gens très proches de la mouvance islamiste radicale.

C'est pour ça que nous appelons l'Union européenne à protéger ses frontières le plus rapidement possible.

2:38
Présentateur

Parce qu'il y aura plutôt un retour des réfugiés syriens. Il y en a 3 millions en Turquie, il y en a également en Allemagne. Donc, le flux va se faire vers la Syrie, le retour des populations.

2:48
Edwige Diaz

C'est ce qui est à souhaiter, en tout cas. Et je pense, en effet, qu'un certain nombre d'expatriés peuvent avoir envie de rejoindre leur pays. Ça pourrait être une bonne chose, mais ça fait seulement 24 heures que ce mouvement d'ampleur a eu lieu. Donc, il est un peu tôt pour se positionner. C'est la raison pour laquelle nous nous appelons l'Union européenne à faire preuve de vigilance et d'anticipation pour éviter l'éventuelle arrivée de djihadistes islamistes sur notre territoire.

3:14
Présentateur

Un dernier mot sur ce dossier. En 2022, Marine Le Pen voulait aussi renouer les relations diplomatiques avec la Russie. C'est le grand allié de la Syrie. Vladimir Poutine avait misé sur la Syrie en 2015 pour s'imposer dans le jeu régional. C'est pour lui un fiasco magistral.

3:29
Edwige Diaz

Oui, mais une fois de plus, ce que je viens de vous dire se tient aussi pour la Russie. Quand vous êtes président de la République, vous devez composer avec les forces qui dirigent les autres pays, que ce soit des pays partenaires, des pays concurrents, des pays ennemis. Non, mais en fait, si vous voulez, on n'est pas là pour faire de l'ingérence dans ces pays-là. Bachar el-Assad, il gazait ses populations en 2013. Mais je ne vous dis absolument pas le contraire. Je vous dis qu'il y a quelques années, c'était Bachar el-Assad qui était à la tête de son pays.

Et donc, en France, grande puissance mondiale, vous devez composer avec les acteurs politiques qui dirigent des pays partout dans le monde.

4:12
Présentateur

En France, revenons-y. C'est sans doute une semaine décisive. Il y en a beaucoup, mais celle-ci pourrait l'être. Emmanuel Macron doit bientôt nommer son Premier ministre. À ce stade, vous n'êtes toujours pas reçu par le Président, qui a pourtant entamé des discussions, en tout cas avec tous les groupes parlementaires. Vous êtes désormais hors jeu.

4:31
Edwige Diaz

Et c'est très surprenant de voir qu'Emmanuel Macron, alors qu'il a subi de très nombreux revers électoraux ces derniers mois, n'a retenu aucune conséquence de ses défaites. Emmanuel Macron semble avoir beaucoup de mal à voir qu'il y a désormais en France 11 millions d'électeurs. Et donc, il nous aurait apparu normal, respectueux de la démocratie, qu'Emmanuel Macron consulte Marine Le Pen. Visiblement, il ne le fait pas. Donc, en fait, Emmanuel Macron continue de mépriser nos électeurs. Mais en fait, ça fait finalement écho à son discours, que j'ai trouvé de jeudi dernier à la télévision, que j'ai trouvé très divisant, très excluant. Et même...

5:12
Présentateur

Disons que le chef de l'État renvoie dos à dos Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. C'est le front anti-républicain.

5:19
Edwige Diaz

Lui ne se remet jamais en question, en tous les cas. Moi, je vois qu'il fait partie des présidents les plus détestés de toute l'histoire de France. Vous voyez, moi, hier, j'étais sur ma circonscription, sur un marché à Saint-Ciel-sur-Gironde, et les électeurs me l'ont dit. Ils m'ont dit vivement qu'Emmanuel Macron s'en aille. Nous sommes fatigués de sa surdité, de son aveuglement et de son mépris à l'égard de nos voix.

5:43
Présentateur

En attendant hier, il y avait une législative partielle dans les Ardennes. Votre candidat RN a perdu face au candidat Macroniste. Ce n'est pas un bon signal de la part de votre électorat ?

5:51
Edwige Diaz

Je vais vous expliquer. Sur cette élection législative partielle, il y a eu à peine 30% de participation. Donc, on ne peut pas tirer des conséquences générales pour une participation avec un taux aussi flèbre. D'autant plus que notre candidat, Jordan Duflo, dont je salue la qualité de la campagne, a perdu seulement avec 300 voix face à un candidat qui était implanté, puisque c'était l'ancien député de la circonscription, qui en plus n'a pas eu le courage de se présenter avec l'étiquette La République en marche. Très bien. En tout cas, le résultat, le résultat, c'est comme ça. Et donc finalement, ce sont peut-être les électeurs des Ardennes qui vont se voir trahis

6:22
Présentateur

par un député qui a masqué son étiquette. Vous ne regrettez pas quand même, vous n'allez pas regretter, finir par regretter Michel Barnier. Il avait quasiment lâché sur toutes vos demandes. Et ça veut dire que vous ne pourrez jamais peser autant sur le prochain Premier ministre. Est-ce que vous n'avez pas, ce n'est pas une occasion manquée ?

6:40
Edwige Diaz

Pardon, M. Barnier n'a pas lâché des concessions à Marine Le Pen.

6:45
Présentateur

Oh, l'électricité, il y a eu quand même un certain nombre de... On a quand même eu le sentiment à la fin que Marine Le Pen, elle voulait juste dire stop.

6:51
Edwige Diaz

Non, alors ça n'est absolument pas vrai, puisque jusqu'à la dernière minute, nous aurions pu ne pas voter en faveur de cette motion de censure. Sur l'électricité, M. Barnier, c'est lui-même qui l'a dit, il a accédé à la demande de plusieurs partis politiques. Sur le déremboursement des médicaments, c'était environ... Il avait dit, oui, on ne va pas refaire le match, mais est-ce que vous ne regrettez pas...

7:14
Présentateur

Sur un budget de 644 milliards. Est-ce que cette censure n'a pas aussi brouillé les choses au sein de votre électorat ? Prenez les agriculteurs. Les agriculteurs ne sont pas contents, et ils ne sont pas contents, notamment vis-à-vis du Rassemblement national. Tous les Français qui vont rentrer dans l'impôt, 18 000 Français qui vont payer plus d'impôts, 400 000 nouveaux entrants dans l'impôt. Et la loi spéciale, elle n'y pourra rien.

7:42
Edwige Diaz

Pour changer le barème de l'impôt, il faudra un nouveau budget. Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites. Nous avons décidé de voter en faveur de cette motion de censure, précisément pour assurer de la stabilité fiscale aux Français. Parce qu'avec le budget proposé par M. Barnier, c'était 40 milliards d'euros en plus qui allaient peser sur les épaules des Français, dont 20 milliards sur la compétitivité des entreprises. À l'heure où le chômage remonte, et à l'heure où les entreprises ont de plus en plus de difficultés et ont une compétitivité décroissante, vous voyez, moi je suis élue en Nouvelle-Aquitaine, l'année dernière, ce sont 5 000 entreprises qui ont mis la clé sous la porte.

Donc nous avons décidé de protéger les Français en votant en faveur de cette motion de censure. Vous les protégez ? Il y a quand même 400 000 nouveaux entrants qui vont payer l'impôt et une augmentation pour les millions de Français. Je voulais juste vous dire que c'était davantage de matraquage fiscal, de casse sociale, sans pour autant une réduction de déficit. En ce qui concerne l'impôt supposé que vous évoquez, ça ce sont clairement les éléments de langage de nos opposants, ceux qui ne voulaient pas... Non, non, Pierre Moscovici ne dit pas autre chose.

8:43
Présentateur

Pierre Moscovici, c'est une information qui est fausse.

8:48
Edwige Diaz

C'est un débat ou c'est une...

8:49
Présentateur

Pierre Moscovici, il dit exactement ça.

8:52
Edwige Diaz

Oui, on connaît le passé socialiste de Pierre Moscovici. Très bien, donc tout le monde dit n'importe quoi sauf vous. Alors, ça n'est pas ce que je dis, mais si vous me permettez de répondre à votre question. Donc, ce budget, nous l'avons rejeté pour protéger les Français d'un matraquage fiscal, d'une casse sociale, un budget qui ne réduisait pas le déficit. Nous sommes très méfiants à l'égard des éléments de langage distillés par nos adversaires qui voulaient une seule chose, c'était conserver leur place. Vous savez comment ça se passe, un budget à l'Assemblée. Il y aura une loi spéciale qui sera votée, nous la voterons.

Oui, mais ça ne rentrera pas, on ne peut pas changer le barème de l'impôt. Mais c'est parce que vous dites des choses fausses, on ne peut pas changer le barème de l'impôt dans cette loi spéciale. Il faut revoquer un budget en 2025. C'est ce qui sera fait exactement, madame. Et en plus, je ne pense pas vous apprendre qu'il y aura un projet de loi de finances rectificatif et qu'à ce moment-là, les choses pourront rentrer dans l'ordre. En tout cas, avec le Rassemblement national, nous défendrons coûte que coûte le pouvoir d'achat des Français et la compétitivité des entreprises. François Bayrou à Matignon, vous dites pourquoi pas ?

Nous nous disons qu'il respecte nos lignes rouges et qu'il respecte nos 11 millions d'électeurs.