Urgent : Après sa libération Juan Branco face à la presse depuis Paris...
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 8:00OuverteRéponse directe
Est-ce que dans les conditions présentes, vous allez continuer à défendre votre formation ?
- 9:00OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qui prouve que vous avez saisi la CPI ? Quelles sont les chances pour qu'une telle demande aboutisse ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Pourquoi ne pas être resté sur place après votre conférence de presse ?
- 13:00RelanceÉludée
Pourquoi avoir préféré partir en fuite ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Juan BrancoFait
« Et ce combat, maintenant, est partagé par tous les 54 pays d'Afrique. »
- 5:00Juan BrancoFait
« Des milliers d'autres n'ont pas cette chance. Et c'est pour eux qu'aujourd'hui, il faut prendre la parole. »
- 17:00Juan BrancoChiffre
« Une prison construite pour 600 détenus qui en accueille 3 000. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
pilier de ce combat. Et ce combat, maintenant, est partagé par tous les 54 pays d'Afrique. Yadeus Mansonko qui se réveille dans tous les pays d'Afrique et ça, personne ne peut empêcher ce vent de liberté.
Et nous nous devons, en tant qu'avocats, effectivement accompagner ceux qui, en Afrique, partout en Afrique, aspirent à ce grand changement. Voilà. Je pense, j'ai eu la chance d'être aujourd'hui devant vous, alors que tout t'invitait à ce que des mois, voire des années, me maintiennent enfermé dans la prison de Robos.
J'ai cette chance, grâce à vous, qui, grâce à une responsabilité écrasante, celle de décider ce qui doit être su, ce qui, au contraire, peut être ignoré, avait décidé d'en parler, avait poussé la société civile, les gouvernants, mes confrères, à intervenir pour empêcher que ce soit le cas. Des milliers d'autres n'ont pas cette chance. Et c'est pour eux qu'aujourd'hui, il faut prendre la parole et utiliser cet espace que vous nous avez donné.
Les circonstances dans lesquelles j'ai été enlevé, puisqu'il ne s'agissait pas d'une arrestation, puisqu'aucun mandat ne m'a été donné, puisqu'aucun procureur ni juge n'est intervenu, puisqu'aucun de mes droits n'a été respecté, puisque mon intégrité physique a été atteinte, ne sont qu'un symptôme, un exemple de ce à quoi sont exposées les populations, non seulement du Sénégal et de la Mauritanie, mais d'une grande partie de la sous-région. Encore une fois, ce sont des régimes que nous soutenons, parce que nous avons peur du terrorisme, parce que nous avons peur des vagues migratoires, et parce que nous ne vivons qu'à travers cette peur, ce qui nécessairement suscite la révolte chez les millions de citoyens de ces pays qui se sentent déconsidérés par ce traitement souvent discriminatoire, insultant et rabaissant, qui consiste à n'en faire que des sasses de protection à l'égard notamment du continent européen. J'ai pu m'en sortir, grâce à la mobilisation d'un certain nombre de personnes qui se reconnaîtront et qui savent ce que je leur dois, dont le soutien public ou privé m'oblige et m'obligera, notamment dans l'exercice de mes fonctions en tant qu'avocat, je pense évidemment au Paro de Paris, qui a été exemplaire et qui a eu un rôle cardinal aux côtés d'autres, comme le syndicat des avocats de France dans ma libération.
Les mots de ma bâtonnière qui résonnaient et étaient relayés jusque au sein de la prison de Rebos, et qui me sont parvenus dans ce cadre-là, et qui ont probablement été aux côtés des efforts d'un certain nombre de gouvernements, dont le gouvernement espagnol, dont je salue l'engagement, mais aussi le gouvernement portugais, et peut-être, peut-être même du gouvernement français, ont permis de régler cette situation. Mais d'autres personnes sont en prison encore, et dont certaines, de mon fait, que ce soit un prétexte ou une vérité, je sais la responsabilité que j'ai dans la situation d'un certain nombre de Sénégal. Je sais la responsabilité que j'ai prise en prenant le risque de me rendre au Sénégal de façon légale, contrairement à ce délit, pour défendre mon avocat, pardon, pour défendre mon client en tant qu'avocat.
Et je sais que les conséquences que ça pouvait avoir sur un certain nombre d'individus, mais je sais aussi le risque que je prenais en faisant ce geste. Nous avons ensemble décidé de le prendre, et les conséquences sont potentiellement lourdes. Donc c'est avant tout à eux que je pense aujourd'hui, vers eux, que nous nous sommes engagés pour obtenir leur libération rapide, mais de façon plus générale, de façon structurelle et systémique, pour s'assurer qu'il n'y ait plus ce genre de violence qui se répète, et qu'on cesse ce régime d'utilisation de la violence, mais aussi de l'instrumentalisation de la justice à des fins politiques.
J'invite Matissal à ce que ma libération soit la première, à ce qu'elle ouvre la porte, à la libération de l'ensemble des prisonniers politiques, pour permettre, encore une fois, cette transition démocratique que lui réclame le peuple sénégalais. Je l'invite à faire cesser les violences qui l'invite, Jérôme Mansonko, à le laisser se présenter librement aux élections qui viennent. Et j'invite la communauté internationale, qui s'est intéressée au sort du Sénégal à travers mon affaire.
Les nombreuses personnes qui se sont mobilisées pour la première fois au sujet de la situation sénégale du fait de mon affaire, à prolonger leur effort, et à inciter ce gouvernement souverain à faire ce geste qui permette de réduire les violences qui ont traversé et continuent de traverser autrement ce pays, comme nous l'avons fait, je pense avec un certain succès, en saisissant la Cour pénale internationale, ce qui a permis, mon sens, déjà de réduire l'utilisation de la violence par l'origine actuelle pour réprimer les manifestations. Il faut que cet effort collectif continue, il faut savoir passer la page. Je pense qu'il y a la possibilité, peut-être la dernière, d'une main tendue pour sortir de cette situation.
Autrement, je crains que les heures qui attendent ce pays soient sombres, et que ce soit encore une fois le peuple sénégalais qui n'en paye les conséquences. Nous ne le souhaitons pas, notre client ne le souhaite pas. Et il espère que la raison ne revient pas, et qu'encore une fois, à travers cette première libération, d'autres suivent.
Nous avons appris celle d'un journaliste reconnu à Dakar ce jour, qui a été détenu de façon parfaitement injustifiée. Mon confrère, à la Calendio, a été libéré. Il faut que ce mouvement s'étende et que le Sénégal retrouve sa normalité démocratique.
Ou peut-être une deuxième question ? Est-ce que dans les conditions présentes, vous allez continuer à défendre votre formation ? J'ai encore reçu des instructions de sa part aujourd'hui, quant à cette conférence de presse.
Il m'a demandé d'utiliser ma situation, de vous l'exposer, afin qu'elle serve d'illustration de ce que traversent des milliers d'autres sénégalaires qui n'ont pas ma chance. Je répète, je le redirai encore et encore, c'est un privilège. Et cela m'oblige de vous avoir devant moi.
Parce que des milliers d'autres individus, de par le monde et au Sénégal en particulier, n'ont pas cette chance. Ils ne peuvent pas s'accrocher à l'espoir que vous représentez pour sortir de la situation qui est là. Ousmane Sonko, comme je vous l'ai dit, souffre d'une insuffisance pénale du fait de sa grave de la faim, a eu une crise d'hypogacinée sévère qui l'a amenée à faire un malaise et être admis aux urgences.
Ses situations se stabilisent. Je le répète, nous lui avons demandé de cesser sa grève de la faim et nous espérons qu'il comprendra les motifs de notre demande parce que nous considérons qu'il est trop important pour trop de personnes. Je l'ai vu à Rebus, son sort détermine le sort de milliers d'autres personnes.
Ils attendent de lui, qu'il soit à leur côté, y compris dans les difficultés et les épreuves que lui font traverser le régime actuel. Sénégalement, avec la dissolution de parti de Ousmane Sonko, est-ce que vous êtes sûr qu'il sera candidat pour le début de l'année 2015 ? Nous ne sommes pas des porte-parole politique, mais...
Deuxième question, je loue votre courage. Qu'est-ce qui prouve que quand vous-même vous dites que vous avez traité de baptistage devant la CPI ? Quels sont les chances pour qu'une telle demande aboutisse ?
Sur la première question, la dissolution du PASTEF, de la même façon que les tentatives de mettre fin à la candidature Ousmane Sonko en prétextant d'une contumace, donc par contumace, ne sont que des artistes juridiques sans effet. Ousmane Sonko, jusqu'au bout, portera la parole du grand peuple des déshérités et s'assurera qu'elle soit portée aux élections qui viennent. Que ce soit à travers le PASTEF, si les recours qui ont été engagés par mes confrères au Sénégal aboutissent, ou à travers un autre parti de la coalition d'opposition qui s'est mise en œuvre.
Que ce soit en son nom, si Macky Sall revient à la raison et cesse cette persécution judiciaire contre lui, ou à travers d'autres personnes qui pourront se présenter en son nom et porter sa parole, à qui il donnera mandat pour le faire et contre lequel Macky Sall ne pourra rien. Et ça, c'est un message important que nous adressons respectueusement au président du Sénégal. Il nous semble impossible d'éviter qu'en février 2024, les idées d'Ousmane Sonko soient représentées et il est donc déraisonnable d'insister sur cette loi.
Et en ce qui concerne la Cour pénétrationale, nous ne sommes pas juges et nous ne sommes pas procureurs. Et je pense qu'en général, lorsque l'on fait le choix de la défense, de la robe, c'est justement parce que nous ne souhaitons pas devenir juges ou procureurs et de prendre en main le destin d'autres personnes et de faire face à des responsabilités qui peuvent amener à des destins tragiques. Nous n'avons donc jamais affirmé que nous allions traduire en justice Macky Sall.
Cependant, les procédures que nous avons emplanchées auprès du procureur de la Cour pénétrationale, auprès des procureurs français et des juges d'instruction du pôle crime contre l'humanité du Souvenage judiciaire de Paris ont toutes les chances de procéder. Les victimes sont constituées au-delà, évidemment, des membres du PASTEF, des familles de victimes de meurtres, de tortures. Les faits sont établis, sont étayés et le travail que nous avons fait effectuer, qui a été rendu public, est suffisamment solide pour lancer l'ouverture d'une instruction qui mettra fin à toutes formes d'impunité.
Cependant, nous l'avons dit et nous le répétons, notre espoir, ce que c'est l'espoir d'Ousmane Sonko, c'est que cette résolution soit sénégalaise, d'abord politiquement et ensuite judiciairement. Ousmane Sonko est un souverainiste et considère que c'est au peuple, et en particulier au peuple africain, de régler leur propre destin. Et si jamais une transition démocratique intervenait au Sénégal, ce serait de façon privilégiée cette solution qui serait adoptée, que ce soit par la création de chambres mixtes et d'un tribunal ad hoc qui permette de juger ces crimes, ou à travers l'utilisation des juridictions naturelles qui sont aujourd'hui en capacité de poursuivre des personnes pour ces faits.
Encore une fois, notre seul tort dans la défense de cet homme est, il me semble, d'avoir permis une réduction de la violence au Sénégal. Et il est important que ce travail continue, il est important que l'on comprenne que ma venue au Sénégal, contrairement à ce qui a pu être affirmé, n'était pas une provocation, n'était encore moins une transgression ou la commission d'un quelconque délit, mais il était au contraire la réaffirmation de principes fondamentaux de tout régime démocratique et libéral qui consiste à permettre à un homme d'être défendu par l'avocat qui se choisit et de ne pas avoir cet avocat poursuivi du fait de cette défense. Merci.
Merci. Merci. Merci.
Merci. Merci. Merci.
Merci. Merci. Merci.
Merci. Merci. Merci.
Merci. Merci. Merci.
Merci. Merci. Merci.
Merci. Alors, le point de grâce à me pourquoi le question en général a de la Junолаiste a été instrumentalisée dans cette affaire, mais il ne s'agit donc pas pour moi de rentrer dans un débat qui virera à l'argussie rapidement, qui soit procédurale Les seuls mots que j'ai prononcés devant la justice sénégalaise, comme cela a été rappelé publiquement, sont les mots qui ont été prononcés par l'une des figures les plus importantes du panafricanisme, Thomas Sankara, dans un discours à l'ONU. Ces mots étaient « seule la lutte libère ».
Ces mots sont la seule réponse que j'ai adressée à la justice sénégalaise, non par défiance, mais justement par respect. Et c'est ces mots auxquels je me tiendrai aujourd'hui en réponse aux procédures qui m'ont été enclenchées à mon encombre. J'appelle encore une fois le régime sénégalais à sortir de l'instrumentalisation des questions judiciaires et à rentrer dans une discussion de fond, enfin avec ses opposants, afin de permettre la transition démocratique à laquelle tous s'inspirent.
Vous s'en suppliez. Excusez-moi, avant de prendre une autre question, je souhaiterais rebondir par rapport à une question qui a été posée par le doyen pour dire que, s'agissant de la candidature de M. Ousmane Sonko, tout le monde est conscient que la volonté affichée par les autorités au pouvoir au Sénégal, c'est d'empêcher Ousmane Sonko d'être candidat et de devenir le président, le cinquième président de ce pays.
Ça, c'est une volonté qui est affichée depuis des années. Et à partir de là, il y a instrumentalisation à ciel ouvert de l'institution judiciaire. Si vous vous souvenez, c'est récent, il y a d'abord une première procédure, soi-disant pour des faits de viol qui ne tenaient pas debout.
Et puis, il y a une histoire de diffamation Ousmane Sonko n'a pas été jugée par le tribunal correctionnel de Dakar. Il a demandé à ce que l'affaire soit renvoyée pour lui permettre d'être présent, puisque les conditions ne s'y prêtaient pas du tout. Il y a ses avocats, je le disais tout à l'heure, il y a un des avocats, notamment mon confrère, qui a été empêché de se rendre au Sénégal.
Il y a un des confrères qui a été constitué dans le dossier la veille de l'audience, a fait l'objet d'une mesure l'empêchant immédiatement d'exercer son métier d'avocat. Et le client n'a pas été autorisé, enfin, le client ne pouvant pas, pour des raisons de santé, prendre part à son procès. Et puis, qu'est-ce qu'ils ont décidé ?
Ils ont décidé de le condamner malgré son absence, malgré l'absence des avocats. Et puis, ce n'est pas fini. Lorsque la décision a été rendue, le ministre en question qui avait engagé la procédure, qui avait déposé plainte contre M.
Ousmane Sonko, lorsque le verdict a été rendu, a exprimé sa satisfaction. Quelques instants après, a dit qu'il allait interjeter appel parce que ce qui l'intéressait, ce n'était pas la condamnation pécuniaire de M. Ousmane Sonko, puisqu'il était le Parti civique.
Mais ce qui l'intéressait, c'était l'inégibilité de M. Ousmane Sonko. Si vous constatez, dans les sorties médiatiques des ministres, je ne parle pas de procureurs, mais des ministres, chaque fois qu'ils interviennent, ce qui ressort de leurs préoccupations, c'est l'inégibilité de M.
Ousmane Sonko. Donc, l'institution, tout le monde est d'accord, l'institution judiciaire sénégalaise est discréditée par le pouvoir en place. Elle est instrumentalisée, que ce soit contre les avocats de M.
Ousmane Sonko, que contre M. Ousmane Sonko lui-même. Donc, à partir de là, effectivement, est-ce qu'il faut s'attendre à ce que la justice sénégalaise repose sa tâche au droit pour rendre ses décisions ?
Ou bien il faut une logique politique et pour pousser des autorités à prendre conscience qu'il faut que ce pays soit libéré. Donc, s'il faut attendre à ce que la justice sénégalaise donne à Ousmane Sonko l'autorisation de se présenter aux élections présidentielles, je pense que c'est faire vraiment preuve de naïveté. Voilà.
Donc, c'est pour cette raison qu'il s'agit d'un problème politique et la réponse ne peut être judiciaire, mais politique. Voilà. Maître, par le nom de Jean-Luc Léon-Dakar, de sources très proches, vous avez versé des choses de l'armes en prison.
Est-ce pour implorer une situation quelconque en prison ou bien pour implorer votre liberté au gouvernement ? Je pense qu'il y a une forme d'indécence à m'interroger sur les états d'âme que j'aurais pu avoir ou non dans des conditions qui, vous imaginez, étaient particulièrement dures. Je pense avoir maintenu une forme de dignité à tout instant, notamment face aux autorités sénégalaises, qu'elles soient policières ou judiciaires.
Je pense avoir aux côtés de mes frères et sœurs de lutte tenu droit à tout instant, de façon toujours respectueuse mais exigeante, et sans concéder à quelconque moment, à une quelconque forme de peur et d'intimidation, malgré les forts et dangers auxquels nous étions confrontés. Nous continuerons à le faire, encore une fois, que ce soit auprès d'Ousmane Sanko, ou des nombreuses personnes qui luttent à travers le monde, que nous avons eu l'honneur et le privilège de défendre, que Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, dont je rappelle qu'il est encore enfermé dans une prison antiterroriste après des années de persécution par les États-Unis, qui a fait l'objet de cavales civiles à celles qu'a subi Ousmane Sanko et qui n'a eu pour seul tort que de rendre publiques des informations d'intérêt général concernant des crimes commis par des pouvoirs occidentaux. J'ai eu son sort à l'esprit très souvent au cours de ces jours où j'ai été arrêté, placé en garde à vue d'abord en Mauritanie, puis enlevé, transféré à Dakar et dans les jours précédents, parce que j'avais conscience du risque du piège qui me serait tendu.
J'avais souvenir, de façon précise, que le mandat d'arrêt international, dont on n'est pas certain de son existence réelle qui avait été annoncée par le procureur de Dakar, avait été précédé 48 heures avant d'un signalement du cas d'Orsay aux autorités judiciaires françaises. Et nous avions la conscience d'une potentielle instrumentalisation de cette situation à des fins politiques, politiciennes, dans mon pays, en France, et de l'instrumentalisation de l'instance judiciaire non plus seulement à Dakar, au Sénégal, mais également en France. Et dans ces conditions-là, il m'apparaît important de rappeler l'universalité de la lutte à laquelle nous sommes aujourd'hui confrontés, et de l'importance partout de veiller au respect des principes comme nous émotions, parce qu'ils ont base la souveraineté du peuple, leur capacité à défendre leur bonheur et leur droit à la souveraineté, et à l'intégrité, et parce qu'il en va potentiellement de notre destin à tous.
Les juges auxquels j'ai été confronté à Dakar, les magistrats, pourront demain faire l'objet de cabales similaires à celles que nous avons subies en tant qu'héros. Il faut qu'ils en aient conscience. Si notre Europe ne nous protège pas, si la fonction de journaliste, si le mandat, parce qu'il y a de nombreux maires qui sont aujourd'hui détenus, démocratiques, si ce mandat démocratique ne protège pas, et bien c'est l'ensemble des corps intermédiaires, comme on les appelle, qui sont exposés.
Quelque part c'est bien, parce que ça leur permet de vivre avec la peur que connaissent les simples citoyens, entre guillemets, de se rendre compte de cette vulnérabilité, de ne pas se sentir protégés, mais de l'autre côté, évidemment, ça fragilise l'ensemble des institutions et donc la stabilité du pays. Il faut prendre garde, à force de vouloir préserver à toute fin notre influence, la sorte de cohésion artificielle que les régimes autoritaires permettent sur les territoires donnés de mettre en œuvre, de ne pas nourrir, de ne pas mettre en germe la violence, voire la guerre civile. Parce que la décomposition des territoires et des États de la sous-région est encore envisageable, avec des conséquences catastrophiques qui pourraient marcher.
Et il ne faut pas oublier que le phénomène jihadiste est nourri par des logiques de concurrence hépatique, est nourri par le système tel qu'il existe aujourd'hui, et tel qu'il est maintenu artificiellement, sous respiration artificielle, par une origine politique. Il y a vraiment une réflexion à avoir de fond, là, sur ce qui est en train de se passer. Je pense que ce qui se passe au Sénégal, ce qui se passe au Niger de façon coagulée, et évidemment s'influençant mutuellement.
La position de la France, des États occidentaux au Sénégal, est influencée par ce qui se passe au Niger, est influencée de façon générale par les changements politiques qui sont intervenus au Burkina, au Mali, qui s'installent sans racine au Centrafrique. Et la peur que cela suscite en nous gouvernant, sauf que cela peut amener à des mauvais choix, à des erreurs, qui auront des conséquences potentiellement catastrophiques pour les peuples, qui sont prises en otage de ces luttes d'influence. Il faut sortir justement de cette dynamique qui consiste à favoriser un tel régime ou un autre sur le fondement de lutte d'influence politique.
Il faut renouer avec une forme de coopération et d'engagement avec et pour les peuples. La politique diplomatique de la France, si elle souhaite retrouver son influence, doit s'adresser directement aux populations, doit mettre en place des politiques d'investissement, d'éducation, de formation, d'échanges culturels à égalité, dans les deux sens, qui touchent directement les populations. C'est la seule façon pour la France de recouvrir une forme de respect, une forme d'écoute au sein de populations qui n'en peuvent plus de ces jeux de pillages, d'influence et de triches mutuelles.
Sauf que, et c'est la seule incise politique peut-être que je vais me permettre par rapport à la situation en France, on a l'impression que notre gouvernement ici est tout aussi aveugle aux aspirations de son peuple souverain qu'à Dakar. C'est ce qui explique probablement que la parole que je porte au nom de Guzmane Sanko ait cette influence à Dakar et qu'à l'inverse, la lutte du peuple sénégalais ait cet écho en France au sein d'un certain nombre de mouvements, notamment des Gilets jaunes. Il y a une identité mutuelle qui s'est créée.
On a l'impression d'être confronté à des problématiques similaires. Ces problématiques semblent identiquement ignorées par nos gouvernements sur nos territoires, avec des gestions et des formes de violences qui sont certes différentes à la fin de termes d'intensité et d'organisation, mais qui trouvent aussi des échos communs. Et c'est encore une fois, du coup, à l'horizontale et de façon très humble et très admirative que je me suis engagé pour porter cette parole Guzmane en son nom, avec un respect et une admiration qui ne sont pas fortes.
Il nous apprend beaucoup et le peuple sénégalais nous apprend beaucoup à travers lui. J'avais le privilège d'échanger quotidiennement avec Monsieur Sanko jusqu'à son arrestation. Et c'est là aussi, à mon avis, une conscience de la part du pouvoir sénégalais, c'est-à-dire l'importance du lien que nous avons formé, qui peut-être est plus puissant encore que celui qui naturellement se forme entre un avocat et son client, dans le cadre d'une affaire pénale particulière.
Et c'est probablement ce à quoi le gouvernement sénégalais, mais probablement aussi mon gouvernement, ont souhaité s'attaquer pendant cette période. J'appelle encore une fois un changement d'attitude, non de façon obliqueuse ou provoquante, non pour défier que ce soit Matissal ou l'Elysée, mais leur demander de prendre conscience qu'ils sont rentrés dans une dérive, qu'ils sont allés trop loin, qu'ils sont allés trop loin. Parce que le soutien que j'ai eu l'honneur de recevoir pendant cette période, provenant de toute famille politique, de personnes qui se sont opposées férocement à moi ces dernières années, qui m'ont déconsidéré pour de nombreuses raisons, et significatifs, non pas de ma valeur, mais au contraire de la gravité de la translation qui a été commise par les personnes qui nous connaissent.
Et c'est pour défendre un certain nombre de valeurs que ces personnes ont décidé de me défendre de moi, j'en ai pleinement conscience, et je salue leur capacité à avoir dépassé nos différents pour s'engager de cette façon. Merci beaucoup. Padcheck, sénégalais.co Alors, il y a certaines questions que beaucoup de Sénégalais se posent.
Vous êtes arrivé au Sénégal en français par la Camille, selon des informations au nom du ministère de l'Institut Sénégalais. Vous êtes arrivé à Dakar, vous avez assisté à la conférence de presse des avocats de Ousmane Soncourt. Vous avez fait un discours, un texte de dix minutes.
Vous êtes reparti. Nico Pesco vit et bien embatté dans son véhicule. Vous avez tenté d'étudier le Sénégal, passant par une pirogue, le fleuve Sénégal, arrivé à en Mauritanie, interpellé et l'unit aux autos des Sénégalais à la ville.
Maître, pourquoi vous n'avez pas voulu rester sur place après votre conférence presse et défier les autres ? Et puis, vous venez me prendre, pourquoi vous n'avez pas fait ça ? Pourquoi vous avez préféré partir en fuite et vous savez que ce n'est pas possible, ce n'est pas facile ?
Et ce n'est pas possible, la pilote, la mer, la science. Qu'est-ce que vous avez répondu au Sénégal et au monde ? Si on regarde objectivement, avec un peu de distance, tous les éléments, qu'ils soient vrais ou faux, que vous avez énoncés, deviennent insignifiants si on regarde la situation dans son ensemble, encore une fois, du Sénégal et le caractère massif des violations des droits fondamentaux du peuple sénégalais et du nombre de personnes qui les subissent aujourd'hui, et des conséquences potentielles que cela peut avoir pour le destin de millions de personnes.
C'est, à mon avis, de cela et de cela seul dont il faut parler et non pas faire nourrir la chronique du spectacle, du scandale. Si l'on s'est attaqué à moi de cette façon, imaginez-vous ce qui arrive au quotidien pour des millions de Sénégalais qui ne bénéficient pas des protections qui sont les mêmes. Voilà la seule chose qui compte aujourd'hui, exposer la situation actuelle dans ce pays, en sachant qu'à travers cette lutte, bien d'autres s'en nourriront et qu'elle permettra par répercussion, comme je l'ai dit quand j'ai dit à Dakar, de la Guadeloupe à la prison d'Elle Marche, en passant par bien d'autres peuples et bien d'autres personnes en lutte, de mettre en avant leur situation et ce que cela en coûte, y compris dans des régimes d'apparence démocratique, de tenir droit, de ne pas plier et de se maintenir fier à ses principes, quel que soit le coût, quels que soient les risques pour le faire.
Si ce qui m'est arrivé peut servir d'exemple et si l'on cherche à salir de différentes façons ce que j'ai fait, c'est justement pour éviter que cela servait. C'est justement pour décourager des personnes qui pourraient se sentir inspirées par ce geste, par cet engagement et par ce courage. Donc je refuse de rentrer dans à la fois cette mise en scène potentielle de ce qui s'est passé et dans le débat que l'on chercherait à créer sur les conditions.
Ce qui était fait a été fait, c'est très clair. Je suis venu au Sénégal défendre un homme parce que cet homme me l'avait demandé. Je l'ai fait en respect des principes fondamentaux de ma profession, des lois, des règlements.
On a voulu me le faire payer cher et tout un monde s'est levé pour l'empêcher. Et cela, c'est cela et cela seul qui doit être rappelé. Oui, je souhaiterais rebondir là-dessus pour dire qu'effectivement, de ce qui est arrivé à notre confrère, je me répète puisque c'est quand même important, de ce qui lui est arrivé, moi je pense qu'il faut retenir l'essentiel.
L'essentiel, c'est quoi ? C'est les difficultés que rencontrent les avocats pour exercer leur métier lorsqu'il s'agit de la défense de M. Ousmane Sonko et de toutes les victimes de la répression militaire au Sénégal ces derniers temps.
Parce que mon confrère n'est pas allé au Sénégal pour faire du tourisme. Il est allé là-bas en qualité d'avocat pour assurer la défense des intérêts de ses clients et de notre client. Je pense que c'est l'essentiel.
C'est ce qu'il faudrait retenir. Et il y a une première, c'est même pas une tentative puisque moi je me suis rendu au Sénégal. J'étais présent à l'audience correctionnelle dans le cadre de l'affaire la diffamation.
Il devait être là aussi. Bon, j'ai eu la chance d'arriver l'avant-veille. Mais si j'étais dans le même avion que lui, peut-être j'aurais été aussi répondu aux frontières.
Il a été répondu aux frontières alors qu'il a suivi la défense d'un individu qui est resté, je pense qu'il faut le rappeler, 56 jours sans le dire rarement. Ousmane Sonko est resté séquestré chez lui 56 jours sans recevoir la visite de ses avocats. Les avocats ont été empêchés de tout contact avec leurs clients.
Ça, c'est quand même inimaginable. Et puis là, on reproche à l'avocat d'avoir trouvé des moyens légaux pour se rendre au Sénégal. Il n'est pas passé par l'aéroport international de Dakar, mais il est passé par d'autres voies légales pour entrer au Sénégal.
On lui reproche de ça. Donc, moi, je pense qu'effectivement, dans d'autres circonstances, on aura peut-être, si cela s'avère utile, de parler des circonstances de son arrivée. Pourquoi il est passé par la voie maritime ou bien la voie terrestre ou bien la voie aérienne ?
Mais ce qui est sûr, c'est qu'il est allé au Sénégal, non pas pour faire du tourisme, mais pour, dans le cadre de l'exercice de son métier, d'avocat pour assurer la défense. Nous savons qu'au Sénégal, lorsqu'il s'agit de la défense de M. Sonko, c'est risqué.
La preuve, il y a des confrères qui sont sur place, qui font l'objet des poursuites judiciaires, qui font l'objet des mesures disciplinaires. Il y a certains qui ont été suspendus et il y a un harcèlement qui est exercé. Donc, voilà, c'est dans ces circonstances que notre confrère s'est rendu sur place.
Alors, j'ai une question. Merci. Merci.
Merci. Merci. Merci.
Merci. J'ai dormi. J'ai dormi aux côtés de corps torturés.
De corps qui portaient...
La trace...
J'ai dormi aux côtés de corps torturés. De corps qui portaient...
La trace de lourdes tortures. Il est très important. Il est très important.
J'ai dormi aux côtés de corps torturés. De corps qui portaient la trace de lourdes tortures. Il est très important.
Il est très important. Que cela soit su. Les cicatrices.
Il y a des violences policières qui n'étaient pas exceptionnelles. J'ai vu des corps...
J'ai vu des corps...
J'ai vu des corps qui ont été traversés par des balles. Sous. J'ai me souhaiter.
Merci. J'ai eu des lourdes...
J'ai dormi aux côtés de corps torturés. J'ai dormi aux côtés de corps torturés. De corps qui portaient...
Lourdes tortures. J'ai dormi aux côtés de corps torturés. Je suis allé très important.
J'ai dormi aux côtés de corps torturés. La trace de lourdes tortures. Il est très important.
Que cela soit su. Les cicatrices. Il y a des violences...
Policières. Qui n'étaient pas...
Exceptionnelles...
J'ai vu des corps...
J'ai vu des corps...
J'ai vu des corps qui ont été traversés par des balles. J'ai vu ces blessures dont on ne m'avait fait en se mettre les photographies des présentaires qui ont été adressées à la Cour Présentationale et aux juridictions françaises. Je les ai vues, à mes propres yeux, entassées par centaines dans des conditions inhumaines, inimaginables, dans lesquelles des individus ne peuvent se déplacer faute d'espace pour aller uriner, sont obligés de faire leurs besoins sur place, souillent et en tâches ceux qui sont à leur côté et restent pendant des heures dans cette position sans pouvoir s'allonger, s'écarter ou tout simplement circuler.
Cette situation, elle est le fruit direct des choix politiques qui ont été faits par le régime actuel. Parce que cette surpopulation carcérale massive, on parle encore une fois, je le répète, d'une prison construite pour 600 détenus qui en accueille 3 000. 3 000.
Cette situation, elle est le fruit du choix d'une répression féroce, massive, utilisant la justice pour éliminer les adversaires politiques. Les adversaires politiques à toutes les échelles. Il y avait à mes côtés des individus qui ont été placés en détention provisoire par des magistrats sur ordre direct du président de la République parce qu'ils s'étaient sentis offensés d'une comparaison qu'ils avaient pu faire sur un post-suit.
C'est important de l'entendre. Ces hommes, c'est des pères de famille, cet homme en particulier, Mohamed Bilal-Diop, est placé en détention provisoire, donc sans jugement, depuis plus de 4 mois. Pas de quasi-judiciaire, maire d'une commune.
Il continue d'ailleurs à exercer depuis la prison de son mandat, comme il le peut. Et donc je veux encore une fois que ces mots traversent les murs de ces prisons et les fassent rugir, eux qui sont détenus dans une situation où ils pourraient se croire oubliés, sans espoir, ou abandonnés par des personnes qui l'ayant traversées et fémèrement comme ça. Dans le cas, on serait sortis et préférerait tourner la page et ne plus jamais les regarder.
C'est l'inverse qui va se produire. Ils ont commis l'erreur fondamentale de me faire voir ce qui ne saurait être vu parce qu'encore une fois, même mes confrères n'ont pas accès aux chambres de détention. Ils sont évidemment retenus au niveau des parloirs.
Donc ils entendent ce que leur dit. Mais moi, je me suis retrouvé au milieu de ces personnes, de leurs espoirs, de leurs craintes. Et c'est ce qui m'a mis à demander à Osmond Sanko d'arrêter sa gare d'agir, pardon, sa trêve de la faim.
Parce qu'ils ont besoin de lui. Ils ont besoin de cet espoir qui le représente. Parce que cet espoir, c'est tout simplement celui de retrouver une vie normale. de sortir de cet enfer.
Il faut aussi que les personnes qui se rendent au Sénégal pour faire du tourisme, pour retrouver les leurs, aient conscience qu'à quelques pas de là, sur les corniches de Dakar, au centre de la tête de terre, des milliers d'êtres humains sont entassés comme de la volaille. Parce qu'ils ont osé, aussi, lutter. Vous ne pouvez pas nous préciser, parce que c'est important pour l'avenir, les conditions auxquelles votre judiciaire sont assorties.
Pour des raisons diverses, je préfère ne pas parler de cette affaire. C'est un sens politique qui a tenté de renouer le régime à l'égard de son principal opposant. Et donc, commenter le fond de cette affaire se serait rentrer dans le piège de ces délactifs.
C'est de la même façon, le fruit de cette affaire politique et d'ailleurs, quelque part, heureusement, il y a des poursuites qu'il subissait. Aujourd'hui, M. Soncumbo, il n'y a pas besoin de supputer à cet égard, c'est assumé par le pouvoir et poursuivi pour des raisons politiques.
Les infractions pour lesquelles les placements d'attention provisoire sont politiques par nature. Enfin, rassure.
Juan Branco