Présidentielle 2022 : Xavier Bertrand se dit "plus déterminé que jamais" - Reportage 21.09.2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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Ça y est, Xavier Bertrand s'avance. Un pied dans sa région, un oeil sur l'élection présidentielle.
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Cet après-midi, il défend les ouvriers de Bridgestone contre la délocalisation de leur usine.
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Dès 2017, il claque la porte de son parti.
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Les Hauts-de-France, c'est sa vitrine politique.
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Après la crise des Gilets jaunes, lui aussi a voulu faire son grand débat de citoyens.
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L'expérience du terrain face aux élites, au pouvoir d'en haut.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Une fermeture complète de ce site, c'est un assassinat. Et c'est un assassinat prémédité, prévu de longue date. »
- 0:58Invité politiqueFait
« J'ai décidé de quitter définitivement les Républicains. »
- 1:07Invité politiqueFait
« Je m'étais déjà mis en retrait depuis le soir du premier tour de l'élection présidentielle, quand j'ai vu que ma famille politique ne voulait pas dire clairement qu'il fallait voter Emmanuel Macron pour faire barrage à l'extrême droite. »
- 2:27Invité politiqueFait
« Je pense qu'aujourd'hui, il y a un système de gouvernance politique, administratif et budgétaire qui décide à la place des politiques. »
- 3:01Invité politiqueFait
« Le président de la République essaye aujourd'hui de nous faire croire qu'il a compris que ces sujets étaient importants. »
- 3:16Invité politiqueFait
« On nous annonce une loi sur les séparatismes. Et d'ailleurs, le président de la République a visiblement du mal à prononcer le mot « islamisme ». »
Temps de parole
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Ça y est, Xavier Bertrand s'avance. Un pied dans sa région, un oeil sur l'élection présidentielle. Cet après-midi, il défend les ouvriers de Bridgestone contre la délocalisation de leur usine. Main dans la main, dit-il avec la ministre du Travail. Le président de région vient faire pression sur les grands patrons une semaine après avoir dénoncé leur décision.
Une fermeture complète de ce site, c'est un assassinat. Et c'est un assassinat prémédité, prévu de longue date. On a affaire à des menteurs parce qu'en novembre 2019, c'était pas là un siècle, à Bercy au ministère, il y avait eu des réunions. Et ils nous ont dit les yeux dans les yeux, non, non, vous savez, il y a des difficultés sur le marché du pneu, mais il n'est pas question de fermer. On est aujourd'hui en septembre 2020 et visiblement, on a eu affaire à des cyniques et à des menteurs.
Ça fait longtemps qu'il attend son moment. Dès 2017, il claque la porte de son parti.
J'ai décidé de quitter définitivement les Républicains.
Définitivement, dit-il.
Je m'étais déjà mis en retrait depuis le soir du premier tour de l'élection présidentielle, quand j'ai vu que ma famille politique ne voulait pas dire clairement qu'il fallait voter Emmanuel Macron pour faire barrage à l'extrême droite.
Façon de rappeler qu'avant, le président, lui, l'avait déjà battu l'extrême droite dans sa région. Les Hauts-de-France, c'est sa vitrine politique. Et pour s'entourer, Xavier Bertrand rassemble régulièrement un groupe de réflexion.
Je serai prochainement dans le Calvados et puis Hauts-de-France, Hauts-de-France, Hauts-de-France, beaucoup, principalement.
Qui n'aurait vraiment rien à voir avec un réseau de militants.
C'est pas un parti politique. Chacun est libre. Chacun voit midi à sa porte. Mais moi, ce que je reproche aux partis, c'est qu'ils sont obsédés. J'étais comme ça, je me mettais à la tête d'un parti par la conquête du pouvoir. Les idées, les solutions aux problèmes, c'est pas la priorité. Aujourd'hui, pour moi, c'est la priorité.
Cet été-là, après la crise des Gilets jaunes, après le Tour de France d'Emmanuel Macron, lui aussi a voulu faire son grand débat de citoyens. Il aime être seul en scène. Xavier Bertrand prend ses distances politiques avec Emmanuel Macron.
C'est la solidité et l'esprit de responsabilité de nos concitoyens qui a permis de stopper l'épidémie. Dans une époque, c'est le peuple qui tire, c'est les gens. Exactement.
Le voilà son credo. L'expérience du terrain face aux élites, au pouvoir d'en haut, aidé aux fonctionnaires, qui l'entend dénoncer.
Je pense qu'aujourd'hui, il y a un système de gouvernance politique, administratif et budgétaire qui décide à la place des politiques. Et qui fait que les vrais patrons, ce sont des gens que vous ne connaissez pas, qui, eux, ne sont jamais soumis aux élections, qui, au final, eux, ne sont pas à portée d'engueulade, ils ne sont pas à portée de baffe. C'est un certain nombre de hauts fonctionnaires qui décident à la place.
Le président de la région veut désormais compter, exister dans le débat politique. Alors, pas question de laisser Emmanuel Macron s'emparer des thèmes originellement acquis à la droite.
Le président de la République essaye aujourd'hui de nous faire croire qu'il a compris que ces sujets étaient importants. C'est bien ça. C'est bien ça. Les questions, notamment, de sécurité. Très bien. Trois ans et demi de perdus. Trois ans et demi de perdus. On nous annonce une loi sur les séparatismes. Et d'ailleurs, le président de la République a visiblement du mal à prononcer le mot « islamisme ». Parce que c'est ça, quand même, le problème.
Il le sait, Xavier Bertrand. Pour le moment, la voie est libre, à droite, sans concurrent désigné ou assumé chez les Républicains. Alors, lui, il le dit et le fait dire par ses amis. Il a faim. Je vous le dis.
Il a faim.
C'est celui qui a le plus faim.
Donc, c'est le meilleur pour l'instant.
Pour l'instant, c'est celui qui a le plus faim. L'appétit de Xavier Bertrand. Sans doute au menu de l'hôtel Matignon ce soir, avec son ancien chef de cabinet devenu Premier ministre, pour un tête-à-tête un peu particulier.
Xavier Bertrand