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Discours / meetingPublic Sénat (sur YouTube)· 15 octobre 2025 6 minFond programmatiqueSantéÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieLogement

Lecornu : "Un rendez-vous chez le médecin à 30 minutes de chez soi, en 48 heures, c’est possible"

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15LecornuChiffre
    « Pour les comptes de la sécurité sociale, la question des franchises médicales posera un débat. J'ai été attentif à ce que les femmes enceintes, les enfants mineurs et nos concitoyens les plus pauvres soient exclus de cette mesure, ce qui représente 18 millions de françaises et de Français. »
  • 1:00LecornuFait
    « Établir France santé partout en France. Un rendez-vous chez un médecin à 30 minutes de chez lui en moins de 48 heures, c'est possible dès lors que l'on accepte de réfléchir et de travailler complètement différemment. »
  • 1:45LecornuChiffre
    « Il n'y aura aucune fermeture d'hôpital en 2026. Une fois de plus, on peut faire des économies sans tomber dans l'austérité. Mieux, on continue à investir dans les hôpitaux à hauteur de 2,3 milliards d'euros. »
  • 2:00LecornuChiffre
    « La santé représentera ainsi 5 milliards de plus l'année prochaine dans le budget de la sécurité sociale. »
  • 2:30LecornuChiffre
    « Le budget poursuit l'effort pour la santé mentale avec 300 millions d'euros dédiés comme s'y était engagé un de mes prédécesseurs. »
  • 5:00LecornuPromesse
    « Le ministre des transports vous proposera une loi cadre qui permettra notamment de flécher les recettes des futures concessions autoroutières vers le développement de nouvelles mobilités et de nouvelles infrastructures notamment ferroviaire. »
  • 6:00LecornuFait
    « Les dépenses de logement ont atteint dans le revenu des ménages une part excessive et c'est au fond l'un des principaux problèmes du pouvoir d'achat des Français. »
  • 7:00LecornuFait
    « Réduire le 1000 feuille de documents de planification pour les rendre plus durables, moins coûteux pour les collectivités et plus efficaces. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mesdames et messieurs les sénateurs, le trè la troisème priorité que je souhaite développer devant vous est évidemment la santé. Pour les comptes de la sécurité sociale, la question des franchises médicales posera un débat. J'ai été attentif à ce que les femmes enceintes, les enfants mineurs et nos concitoyens les plus pauvres soient exclus de cette mesure, ce qui représente 18 millions de françaises et de Français.

Pour autant, il faudra débattre de cette mesure qui ne peut être balayée d'un revers de main, y compris car elle renvoie au débat de la justice fiscale et sociale. Débat aussi sur l'accès aux soins pour nos hôpitaux et pour la médecine de ville. Je ne vois personne oser dire à nos compatriotes que pour lutter contre les déserts médicaux, on devra attendre la prochaine élection présidentielle.

Établir France santé partout en France. Un rendez-vous chez un médecin à 30 minutes de chez lui en moins de 48 heures, c'est possible dès lors que l'on accepte de réfléchir et de travailler complètement différemment en cassant les logiques et les oppositions actuelles. Une première base est prévue dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale.

La ministre de la santé vous le présentera tout prochainement. D'autres mesures rendront l'accès aux soins plus simples dans nos territoires. La facilitation de l'ouverture d'officine dans les communes de moins de 2500 habitants, l'installation de jeunes médecins dans les territoires concernés et l'installation de 3700 docteurs juniors dans le cadre de leur dernière année de diplôme d'études spécialisées de médecine générale.

Il n'y aura aucune fermeture d'hôpital en 2026. Une fois de plus, on peut faire des économies sans tomber dans l'austérité. Mieux, on continue à investir dans les hôpitaux à hauteur de 2,3 milliards d'euros.

La santé représentera ainsi 5 milliards de plus l'année prochaine dans le budget de la sécurité sociale. Et je veux également vous dire que le budget poursuit l'effort pour la santé mentale avec 300 millions d'euros dédiés comme s'y était engagé un de mes prédécesseurs. Plus globalement, on ne peut pas ne pas voir que l'organisation de notre politique de santé doit être réinterrogée.

Trop d'acteurs interviennent sur une même politique. On multiplie les initiatives et donc les dépenses. Il va falloir une grande clarification des responsabilités, vous le réclamez, je le sais, depuis longtemps.

Le projet de loi sur la décentralisation et la réforme de l'État doit nous permettre de poser sereinement ce débat. Que doit prendre l'État en charge plus directement ? Quelle réflexion doit-vous nous mener sur le fonctionnement actuel des agences régionales de santé ?

Les élus doivent-ils participer à leur gouvernance ? Que faut-il décentraliser ou au contraire me assumer au niveau de l'État ? Qu'attend-on des élus locaux qui siègent dans les conseils d'administration des hôpitaux ?

Il n'y a pas de réponse magique, mais je sais une seule chose, c'est que le statut clos et le sur place n'est plus possible. Il y a une urgence pour l'accès aux soins et ce n'est pas qu'une affaire d'argent, nous le savons tous. Il faudra être réformateur en respectant les femmes et les hommes qui rendent ce beau service public.

Mesdames et messieurs les sénateurs, le gouvernement porte aussi une ambition pour protéger notre environnement et lutter contre le réchauffement climatique. La France entend continuer à mener le combat comme elle le fait depuis 2017 et il a autant besoin d'être porté à l'international. La nouvelle ministre en charge a démontré par son bilan ses capacités qu'au niveau local.

Nous devons avancer avec efficacité et sans dogmatisme et avec une approche locale car l'écologie c'est de l'aménagement du territoire. Décraliser les compétences, les responsabilités, les moyens, c'est aussi une formidable occasion de repenser complètement notre planification écologique et énergétique. Nous ferons des propositions précises sur le sujet.

Certains travaux du Sénat pourront nous guider dans ce chemin. Je pense en particulier sur la gestion de l'eau qui, comme vous le savez très bien n'obéit pas à des périmètres administratifs mais à des réalités géographiques de terrain. L'écologie c'est aussi pouvoir se déplacer et moins polluer.

Sans mobilité. Les Français ne peuvent avoir accès à l'emploi, à la santé, à l'éducation, au loisirs et donc à leurs besoins essentiels. Pas de croissance sans transport.

La question de la desserte des territoires est capitale pour éviter qu'un sentiment de relégation ne se développe davantage chez des millions de nos concitoyens. Le ministre des transports vous proposera une loi cadre qui permettra notamment de flécher les recettes des futures concessions autoroutières vers le développement de nouvelles mobilités et de nouvelles infrastructures notamment ferroviaire. Cette loi devra avancer en miroir des travaux de décentralisation.

L'écologie c'est de l'aménagement du territoire. C'est donc aussi parler du logement. Il faut bien le reconnaître.

Si Boup a été entrepris depuis 2017 avec bonne foi et volontarisme, les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous. La panne de la construction affecte toute l'économie. Je veux saluer les premières décisions prises récemment par la ministre Valérie Lettard.

Trop de nos compatriotes ont du mal à se loger. Les dépenses de logement ont atteint dans le revenu des ménages une part excessive et c'est au fond l'un des principaux problèmes du pouvoir d'achat des Français. Le reste à vivre.

Ce qui reste quand vous avez payé toutes vos factures se réduit. Des solutions pourtant existent. Réduire le 1000 feuille de documents de planification pour les rendre plus durables, moins coûteux pour les collectivités et plus efficaces.

Simplifier les procédures d'urbanisme pour baisser les coûts de construction peut en être une autre. La proposition de loi Uvart était un premier pas. Il faudra continuer.

Les ministres sont à votre disposition. M.