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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 14 novembre 2023 24 min

Budget de la sécurité sociale : "Il manque une grande loi de santé dans ce pays"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] merci Philippe houier de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes élu des Deux Sèvres membres du groupe les républicains président de la commission des affaires sociales ici au Sénat on va longuement parler du budget de la SCU dont vous avez débuté l'examen hier mais d'abord l'actualité c'est cette marche contre l'antisémitisme à laquelle vous avez participé dimanche Gérard Larché qui souhaite que la marche se transforme désormais en démarche quelle démarche il faut selon vous je crois que c'est avant tout un un débat et un dialogue qu'on doit instaurer sur tout le territoire national pour sensibiliser nos concitoyens sensibiliser à tous les niveaux que ce soit au niveau scolaire au niveau de la société et puis en même temps c'est un regard particulier des forces de l'ordre pour pouvoir sécuriser ceux qui aujourd'hui se sentent en difficulté sur notre territoire national voilà et je crois une prise de conscience collective que voilà ça nous rappelle des dépend de notre histoire et donc il faut qu'on mette tous les moyens pour combattre cette situation cette marche le succès de cette marche he il y a eu quasiment 200000 personnes qui ont marché dimanche ça c'est l'illustration d'une prise de conscience collective pour vous oui je le pense je crois que on avait finalement toutes les sensibilité politique globalement qui étit présente on avait des acteurs de la vie publique on avait ass de personnalités et puis des des des inconnus qui se sont mobilisé donc cette marche qui été quand même assez improvisée mais d'ailleurs je salue l'initiative de nos deux présidents d'assemblée finalement éit une réussite le tout maintenant c'est que ça s'arrête pas simplement un événement dimanche dernier c'est comment et bien au quotidien et dans tous les départs r dans tous les départements ce type d'initiative a été organisé comment est-ce qu'on arrive à sensibiliser l'ensemble de nos concitoyens il y avait un absent notamment c'était le président de la République elle est regrettable cette absence pour vous elle est regrettable après il il a ses raisons voilà je crois que je pas je pas rentrer dans la polémique il a porté un message qui est parfois un peu ambigu B globalement on voit bien qu'il une mobilisation de tous les acteurs compris des membres du gouvernement dit que c'est une faute vous dites pas la même chose je peut-être un terme moins fort en tous les cas sa non présence marqué l'actualité au Sénat cet après-midi il y a le le budget de la SCU mais il y a aussi le vote du projet de loi immigration qui aura lieu dans une version durci par le Sénat qualifié je cite d'indigne et truffé de préjugés racistes par les parlementaires de gauche qu'est-ce que vous leur répondez bah je crois que ils sont sur leur ligne politique nous la ligne celle du Sénat elle était connue on sait qu'aujourd'hui on a une vraie volonté de répondre une attente forte des Français qui est comment est-ce qu'on limite l'immigration irrégulière et donc à partir de là on a eu un outil juridique législative qui nous permet de finalement mettre nos marqueurs des marqueurs qui sont connus reconnus voilà donc je crois que je comprends la réaction de la gauche et pas dans sa culture mais on voit le résultat aussi hein de ce qui se passe aujourd'hui et donc je crois que le Sénat et que la droite parlementaire a pris ses responsabilités sur un texte pas facile à porter mais quelque part nous avons joué notre rôle de législateur parmi les les mesures votées par qui vont être votées par le Sénat on l'a vu dans le sujet de jom il a la suppression de la me l'aide médicale d'État qui est remplacé par une aide médicale d'urgence c'est c'est-à-dire un panier de soins réduit plus de 3500 professionnels de santé ont signé une déclaration de désobéissance dans laquelle il s'eng ils s'engageent à continuer de soigner gratuitement les patients sans papier selon leur besoins qu'est-ce que vous en pensez alors cette réaction on peut on peut l'entendre vis-à-vis de professionnel de santé mais en même temps c'est avant tout des militants qui qui qui qui qui s'impliquent moi d'ailleurs je connais une un des signataires qui est d'abord contre le texte de loi avant d'évoquer le sujet de la me et ça c'est important de le rappeler et ça correspond à moins de 1 % des professionnels je comprends parce que si on est uniquement sur la question de dire est-ce que aujourd'hui vous allez soigner ou pas quelqu'un je comprends que un professionnel dit moi j'ai un serment je dois le faire faut être clair Laamu aujourd'hui ce n'est pas la fin des soins il y a un pan soins qui est peut-être limité mais on gère les urgences on gère la prévention notamment j'ai entendu des des remarques sur problème de de risque on regarde la vaccination je crois qu'aujourd'hui il y a une responsabilité qui est prise moi lorsque je lis le rapport de l'Office français de de l'Immigration de l'Intégration je vois clair écrit que le l'aspect l'accès au soin et bien créer aujourd'hui un appel d'air pour une certaine catégorie de personnes qui sont en citation régulière c'est écrit on voit bien notamment sur les soins les plus onéreux ou tout ce qui est la partie innovation donc il faut trouver un juste équilibre on doit prendre en considération la santé des personnes en situation régulière et en même temps et bien il faut avoir cette cette liste de mesures pour limiter rappelons quand même que c'est uniquement le débat du remboursement un professionnel de santé peut he parce que j'ai j'ai lu un peu partout que on on ne soignerait pas les gens non non le débat c'est la prise en charge alors entre l'urgence et la notion en même temps de de prévention je crois que on a quand même une vraie possibilité d'intervenir pour vous c'est une ligne rouge ou ça peut faire partie d'un compromis entre députés et sénateur un point sur lequel vous pourriez céder alors pour moi c'est pas forcément une ligne rouge c'est un point important d'ailleurs au sén on est fidèle he tous les ans et encore cette année nous faons la mise en place de l'AMU voilà donc c'est pour moi c'est pas forcément une ligne rouge mais ça fait partie à mon avis des des points importants et donc on verra la négociation sur lequel il faut à un moment donné qu'on a une position ferme ça a très bien été dit dans le reportage ouais et on a entendu he Bruno retaillot dire que si le l'assemblée détricoter le texte du Sénat il appeléit les députés LR à déposer une motion de censure et à la voté est-ce que vous êtes vraiment en capacité les LR de faire tomber le gouvernement je crois que d'abord on est avant tout dans un bras de fer pour montrer l'importance du pour pour le groupe LR de ce texte de loi et et quelque part l'importance pour les français pour pour l'avenir de notre de territoire national après les je politique je pense que s'il y a toute l'alliance des oppositions le gouvernement tombe voilà alors est-ce que SAF que la gauche veut pas voter avec vous voilà nous verrons parce que voilà donc ils veulent voter avec nous quand ça les arrange voilà donc attendons de voir mais je crois que surtout ce qu'il faut retenir c'est que c'est un débat de responsabilité sur un texte qui est pas facile he politiquement qui est pas facile sur le terrain il faut beaucoup de pédagogie pour expliquer et je crois que là la droite et LR prend ses responsabilités on va parler de l'autre actu au Sénat cet après mais c'est la suite du budget de la sécurité sociale vous avez commencé l'examen hier après-midi on va faire le point avec notre journaliste parlementaire Quentin [Musique] calmer bonjour Quentin bonjour Oran bonjour bonjour et Quentin le Sénat s'est donc emparé hier du budget de la Sécurité sociale dans un contexte politique particulier oui ça signe le début du marathon Bud budgétaire comme chaque automne au Parlement c'est effectivement le budget de la santé des Fran français qui éta examiné en premier et ce projet de loi qui a effectivement été adopté par 493 à l'Assemblée nationale cela signifie concrètement que c'est la copie du gouvernement que vous avez reçu et que le gouvernement a sans doute recours à nouveau à 493 à la fin de la procédure parlementaire c'est à la fois une bonne et une mauvaise chose pour les sénateurs parce que le débat va avoir lieu dans son intégralité ici à la Chambre du Parlement il y a pas de 493 ici au Sénat mais cela signifie aussi que le gouvernement pourrait conserver à la fin ce qu'il souhaite dans la copie du texte comment est-ce que vous appréhendez tout d'abord ce contexte de l'examen du PLFSS alors vous l'avez très bien dit finalement le seul espace de débat de dialogue il va se dérouler au Sénat donc on a une responsabilité pour porter un certain nombre de message d'orientation et donc dans cette discussion avec le gouvernement après c'est le 493 donc c'est vrai que le gouvernement peut trancher et garder sa copie mais c'était déjà un peu le cas lorsqu'il était majoritaire à l'Assemblée nationale il pouvait conserver sa copie ce que je constate avec un peu d'expérience depuis 9 ans c'est que à chaque fois que que nous débattons à chaque fois nous faons un certain nombre de propositions et bien il reste un certain nombre d'éléments dans le texte final parce que au-delà de la dimension politique et peut-être chiffre on en parlera c'est aussi parfois un peu de bon sens dans la pratique et donc on arrive à voir un certain nombre d'avancé même si c'est avant tout pour nous des marqueurs notamment sur l'équilibre des comptes sociaux mais quel quel quel message du coup quel message politique vous voulez faire passer et est-ce que vous pouvez faire autre chose que passer un message politique alors déjà le message politique c'est important après dans le détail on peut passer d'autres éléments je crois que le message politique a été très clair hier on l'a vu au moment de la discussion générale aujourd'hui on est surtout nous inquiet de la façon de la méthode utilisée par le gouvernement le gouvernement donc nous annonce un déficite important plus de 11 milliards pour cette année on vient de 8,8 milliards et avec une tendance jusqu'en 2027 pour arriver jusqu'à 17,5 milliard c'est-à-dire que globalement il inscrit dans la loi le principe général de dire et bien la sécurité sociale et bien va être en difficulté dans la durée donc ça c'est un message sur lequel on souhaite réagir naturellement vous nous faites une très belle transition et ben oui puisque le gouvernement a présenté les tendances pour le budget de la SQ et ces tendances sont inquiétantes selon les sénateurs voilà ce qu'on appelle communément le trou de la SQ il se creuse le déficit est estimé à 8,8 milliards d'euros en 2023 mais aussi à 11,2 milliards en 2024 17,5 milliards d'euros en 2025 alors dans ce contexte le gouvernement lui il se félicite tout de même de réaliser 3,5 milliards d'euros d'économie dans les dépenses de l'assurance maladie écoutez le ministre des compes public c'était donc hier lors de la discussion générale qui a ouvert l'examen de ce texte nous ne pouvons pas fermer les yeux sur la question financière car nous risquerions d'hypothéquer notre capacité à faire face aux crises de demain si nous avons réussi à mettre en œuvre le quoi qu'il en coûte et à protéger les Français face à la crise sanitaire c'est parce que nous avions des marges de suffisante il faut les retrouver mais pour les sénateurs les prévisions de recette du gouvernement seraient en plus surestimé cela est inquiétant écoutez la rapporteur générale du budget Elisabeth doanau hier en séance il y a là comme un aveu d'impuissance l'idée assumée que l'on transmet aux générations futures la dette sociale schématiquement la branche maladie actuellement déficitaire d'environ 10 milliards d'euros le resterait jusqu'en 2027 alors que dire de cette trajectoire Philippe mouill on a vu les chiffres sont-ils inquiétants ils sont inquiétants et et au-delà des chiffres on constate finalement que pfss après pfss on consacre plus de moyens financiers à la santé des français alors que avec un un trou de la Sécu qui augmente alors que l'accès au soins la qualité des soins est en diminution et que les professionnels de santé sont aujourd'hui en grande difficulté donc vous aimz le principe on met plus de moyens pour un résultat qui est moins bon dans la durée et donc donc aujourd'hui on alerte en se disant on peut pas continuer parce que finalement on est dans une spirale et d'ailleurs c'est la première fois que le gouvernement inscrit dans la loi le principe de dire et ben finalement la dette perpétuelle pour nos enfants on en cons comme étant un principe de gestion et donc ça on peut pas l'accepter donc c'est le message qu'on va porter d'ailleurs la question c'est comment est-ce qu'on ferait d'ailleurs voilà et donc c'est vrai qu'aujourd'hui on a un certain nombre de propositions que nous serons Amir comment vous l'expliquez qu'on met plus d'argent et qu'il a moins de soin parce que on change on réforme rien c'estdur structurel bien sûr vous avez un gouvernement qui aujourd'hui ne porte aucun texte de loi structurant sur la santé ou la dépendance simplement on vote des propositions de loi des PPL c'est que le gouvernement n'assume même pas cette responsabilité on vote des PPL où on fait des mesures des mesures sans prendre en compte une vision globale s'il n'y a pas de réforme nous continuons ce principe là d'argent supplémentaire pour un résultat attendu moins bon alors justement quand comment le texte va évoluer dans les prochains jours alors les sénateurs on va voir quelquesunes de vos propositions qui vont être examinées en séance vous voulez déjà le report de la réforme de la tarification à l'activité c'est ce qu'on appelle communément la T2A vous voulez ça à en 2028 après une expérimentation autre mesure la consultation du Parlement en cas d'augmentation des franchises médicales parce que c'est de l'ordre du réglementaire le gouvernement pourrait donc le prendre la décision seul vous voulez qu'il a d'abord un débat au Parlement si c'est franchises médical devait bouger et on voit une autre proposition une taxe lapin si vous voilà si vous ne vous présentez pas un rendez-vous médical et bien dans ce cas-là vous aurez quelque chose à payer autre modification on continue qui devrait avoir lieu en séance les sénateurs ne veulent pas de la vente de médicamentens à l'unité quant au médicaments à base de cannabis vous demandez l'avis de la Haute Autorité de santé avant de le permettre pourquoi être aussi prudent sur le premier point que j'ai évoquer la réforme de la tarification à l'acte pour la gauche c'est une des seules avancées dans ce projet de loi alors on est plutôt favorable à cette modification de la tarification mais de nouveau on a un problème de méthode on change les règles de tarification et de financement des des établissements de santé sans avoir revu l'organisation ça veut dire que on est en train de dire quoi on veut plutôt une expérimentation pendant 3 ans de façon à ce que le gouvernement puisse réellement et bien avoir une application adaptée au besoins des établissements avant la généralisation et donc voilà donc c'est quelque part une bonne idée que l'on soutient d'ailleurs dans nos rapports nous avons évoqué le besoin de compléter avec des dotations mais de nouveau on a un problème de méthode alors c'est vrai pour la T2A mais c'est vrai également pour certain nombre d'expérimentations qui sont qui enfin qui sont proposé notamment dans les relations avec les départements pour lequel nous souhaitons qu'il ait avant tout une phase d'cès c'est la fusion des des sections soins et dépendance pour les épades voilà donc on est de nouveau sur le problème de la méthode c'estàdire que le ministre même nous explique en mission que cette béthode n'est pas complètement abouti que en matière budgétaire on fonctionnera en enveloppe constante donc on voit bien qu'aujourd'hui on est encore dans une phase d'essès donc on considère que la prudence et la sagesse c'est l'essais soit porté par une expérimentation avant une généralisation sur la question des franchises médicales c'est ce qui reste à à l'assurer he quand il achète un médicament ou quand il va chez le médecin le gouvernement un temps avait envisagé de les augmenter aujourd'hui c'est plus flou on on sait pas vraiment le gouvernement n'a pas tranché est-ce que pour vous il faut les augmenter alors moi je suis plutôt favorable sur la responsabilité globalement des patients mais voyez de nouveau le gouvernement nous fait un annonce en disant la franchise médicale avec une recette attendue entre 800 et 900 millions d'euros ça disparaît au moment du pfss par contre dans les prévisions d'économie de 3,5 milliards c'est toujours présent donc ce n'est plus dans le texte mais c'est dans les chiffres donc on échange quoi on dit à momentné il y a un problème de sérieux il y a un problème de sincérité d'où l'amendement qui demande au gouvernement de revenir devant les commissions d' affffaires sociales de façon à débattre de ce point-là toujours un débat de transparence et de méthode est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi vous allez rejeter longam longam qui est l'objectif des dépenses notamment en milieu hospitalier vous pouvez nous expliquer vous allez rejeter cette partie du texte très simplement pourquoi parce que de nouveau comme l'ann dernière on constate deux choses un long d'AM aujourd'hui et les dépenses de longam sont sous-estimées d'ailleurs la preuve on est en train de discuter du budget pendant que les négociations conventionnelles avec les médecins vont s'ouvrir avec une traduction budgétaire donc on voit bien que en matière de dépense longame aujourd'hui est insincère et en plus il est insuffisant dans certaines parties de donc notamment de l'organisation de la santé pendant ce temps-là c'était très bien dit dans le rapportage les recettes attendues nous semblent aussi également surestimé donc on sait avant même que voter on dame que le long dame est un L dame qui sera trompé c'est un L dame qui correspond pas à la réalité donc notre responsabilité clairement aujourd'hui de dire à un moment donné de nouveau il faut mettre les vrais chiffres sur la table et organiser autrement la la la G la santé finalement il y a un autre point qui reste un peu flou de la part du gouvernement c'est la ponction de laag Carco qui avait été un temps envisagé là aussi c'est le régime de retraite du privé ponction pour financer le régime de retraite générale que doit faire le gouvernement là-dessus alors clairement il doit nous écouter c'està-d quoi c'estàdire que nous on est respectueux du paréarisme donc on souhaite que cette possibilité soit à la main finalement des partenaires sociaux de soutien ou non exactement qui gère les à la fois pour AG carcoou mais également pour l'unidic voilà donc un moment moment donné le gouvernement ne peut pas venir faire les poches des caisses des ceux qui ont su bien gérer finalement les retraites et donc c'est avant tout un dialogue c'est le respect du paréarisme j'ai une dernière question très rapide mais ce qu'on comprend c'est qu'il manque une grande loi santé non visiblement le gouvernement à chaque fois vous faites des propositions vous dit il faut queon ait ce débat là lors du projet de loi de financement de la sécurité sociale et là vous dites que vous avez les mains liées par ce texte et qu'il manque une grande loi santé dans ce pays complètement il manque une grande loi de santé il manque une grande loi dépendance c'est le finalement le le le on devrait débuter par ça et ensuite on le traduirait dans le pfss mais de nouveau retenez le principe sans le grand noix de santé on met plus d'argent pour une qualité des soins qui est en diminution un accès au soins qui est plus compliqué et des professionnels de santé qui sont en souffrance je crois que le le constat est plutôt alarmant justement sur la question de l'accès au soins il y a des médecins qui fent à la non hausse du tarif des consultation se déconventionne c'est-à-dire que les patients ne sont plus remboursés lorsqu'il les consultent est-ce que vous êtes contre ce déconvotionnement ou est-ce que vous comprenez les médecins qui voient leur tarifs qui n'augmentent pas depuis des années alors je le regrette mais je le comprends et je pense que c'est pas qu'un problème de tarif le tarif est un enjeu important on le voit bien mais c'est aussi un un enjeu de relation avec l'administration aujourd'hui beaucoup de médecins souffrent finalement d'une bureaucratisation de leur métier de contrôle permanent et puis en même temps ils sont souvent seuls sur les territoires et donc ils sont eux-mêmes en souffrance je dirais dans leur dans le activité professionnelle donc c'est un ensemble de d'éléments sur lequels il faut être conscient et donc les conventions qui s'ouvrent devront devront tenir compte de ces éléments là Quentin une question parce que vous avez beaucoup travaillé sur l'étude des des mères ruraux dont dont on va parler tout à l'heure et qui montre qu'il y a une fracture territoriale effectivement on va en parler dans dans dans le club des territoires tout à l'heure mais c'est une une une étude qui a été publiée hier par l'association des des villes effectivement rurales on voit que l'accès au milieu hospitalier est bien différent en milieu rural qu'en milieu urbain on pouvait s'en douter mais c'est démontrer la distance en fait géographique fait que les Français en milieu rural sont moins bien soignés avec des conséquences importantes pour leur santé qu'est-ce que cette étude vous a inspiré ben je crois que elle n'y a que confirmer ce que nous imaginions et puis d'autres études avec un impact d'ailleurs aussi sur l'espérance de vie hein clairement hein voilà et partir rural il perd 2 ans d'espérance de c'est encore une traduction de ce que je viens d'évoquer c'est-à-dire que sans réforme structurelle qui part de la formation de l'organisation de l'installation et bien nous continuerons dans ce système à deux vitesses à deux vitesse territoriale géographique de de vitesses au niveau social et donc on voit aujourd'hui qu'il y a une urgence pour lequel l'expression des m eururos est importante mais il y a pas que ce sujetl voilà donc on voit bien qu'aujourd'hui la France fonctionne à deux vitesses on est aujourd'hui dans une médecine à deux vitesses clairement oui je le pense avec d'un côté une financiarisation un désaccès beaucoup plus difficile et et que on voit bien que cette pente n'est pas bonne et donc il faut réagir il y a vraiment urgence que d'une réaction du gouvernement c'est vraiment le message qu'on souhaite porter au moment de ce pfss c'est pas qu'un enjeu financier mais de toute façon on réglera rien par l'argent si on réorganise pas les choses merci Quentin à tout à l'heure voilà tout à l'heure on va reparler effectivement de cette étude sur l'accès aux soins en milieu rural ce sera évidemment à suivre dans le club on va voir l'actualité dans nos régions on va aller du côté de la Corse d'Ajaccio bonjour Henry Marianne merci beaucoup d'être avec nous directeur délégué de Corse ce matin et hier cor ce matin publié une enquête à la fois passionnante et surprenante sur le recours à l'IVG sur l'île qu'est-ce qu'on y apprend alors on est parti en fait du du discours du chef de l'État devant le le Conseil constitutionnel début octobre qui demandait au parlementaire de de Hatter un peu le pas afin d'inscrire l'IVG dans dans la Constitution elle est allée un peu à la pêche aux infos c'est laticia janekin qui s'est emparé de de ce sujet pour voir un peu quels étaient les chiffres de l'IVG encore si on était auudessus de la moyenne nationale dans la moyenne en dessous et les chiffres sont assez surprenants on a appris et en lisant cor ce matin vous l'avez peut-être appris vous aussi qu'il y avait en gros entre 1000 et 1200 IVG en Corse par an alors ramener à une population de 300000 habitants c'est peu mais si on fait le ratio ça fait à peu près un taux de 17,5 IVG par an pour 1000 femmes et la moyenne nationale est à 15 donc vous voyez qu'on est quand même de points 2 points et demi presque trois points auudessus de la la moyenne nationale et c'est ce que ce que dit un peu ce cet article cette enquête et qui décrypte un peu les les mécanismes de de ces chiffres et Henry vous avez une question pour le sénateur Philippe Mouillet oui monsieur le sénateur je faisais référence au discours du du chef de l'État devant le Conseil constitutionnel qui demande aux parlementaires de se dépêcher un peu afin d'inscrire l'IVG dans la Constitution pourquoi faut-il sanctuariser l'IVG dans la dans la Constitution parce que c'est une façon de se prémunir de de de de l'arrivée de certains partis politiques au au pouvoir qui qui contestent l'IVG qui sont contre qui sont opposés moi moi je je suis pas certain que ça soit aujourd'hui une urgence d'ailleurs on le voit le nombre d'IVG en France est en augmentation en cor particulièrement mais globalement ça fonctionne plutôt bien et l'accès s'améliore même si c'est parfois compliqué voilà à partir de là si le texte vient au Sénat jeis parti de ceux qui le voteront sur la constitutionnalisation d'vg je veux dis aujourd'hui la Constitution logiquement il faut quand même être dans un état avançon plus PL plutôt plutôt limité voilà je crois que le vrai sujet pour moi c'est beaucoup plus les conditions d'accès à l'IVG c'est beaucoup plus la capacité d'accompagnement des femmes dans ce type d'intervention qui qui a aussi un impact et physique et psychologique que le débat de la constitutionnalisation si débat vient au Sénat je vous dis je le voterai ou vous le voez mais c'est peut-être pas le cas de l'ensemble de votre groupe c'est même sûrement pas le cas de l'ensemble de votre groupe est-ce est-ce que ça va fortement vous diviser non enfin je pense que je je sais pas si ça va vraiment nous diviser parce que d'une façon gén général très très très grande majorité des membres de mon groupe sont favorables à l'vg je croyais même pas de débat le vraie question son favoraable à son inscription question c'est est-ce qu'on met dans la Constitution bon voilà bon à partir de là si ça doit protéger je suis pas sûr que ça soit utile si globalement ça doit rassurer si ça doit être un message politique fort on l'accompagnera mais je suis très prudent et dans cette maison qui qui connaît bien finalement le fonctionnement des lois de la République on est toujours très puudent dans la modification de la Constitution Henri bah dit quand même un certain nombre de choses quand on regarde les chiffres cors on se rend compte et quand on on interroge les les médecins les praticiens on se rend compte surtout que l'IVG elle est elle est pratiquée par par des par des jeunes femmes parce qu'elles ont peur de l'avenir pas de travail les conséquences économiques l'inflation c'est ce qui ressort dans l'article que l'on a publié dans dansc ce matin et en fait c'est c'est un phénomène de société qui vient un peu percuter la situation économique et la peur de de de l'avenir c'est un peu ça non c'est quand même oui jeends ce que disent ces chiffres ouis mais ça renvoit aussi un vrai sujet que nous devons porter notamment au moment du budget c'est le débat de not politique en matière de la natalité c'est un point important c'est vous l'avez très bien dit la traduction face à l'inquiétude d'un ce nombre de femmes avec l'action pour pour les VG c'est aussi parce qu'à un moment donné on ne répond pas au niveau national aux préoccupations comment est- qu'on accompagne les coupes pour le premier enfant comment on intervient auprès des parents isolés comment voilà on a aussi clairement une respons habilité politique en matière de natalité et qui aura forcément un impact sur le débat sur l'IVG merci Henry merci beaucoup d'avoir été avec nous on regarde la Une de cors matin d'aujourd'hui posidonie côte d'alerte dans le port de centouri c'est à la Une de Corse Matin merci beaucoup Henry Mariane d'avoir été avec nous pour nous parler de ce sujet merci Philippe Mouillet merci d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure on suivra bien sûr dans cette émission la suite de l'examen du budget de la Sécurité sociale vous reprenez le texte cet après-midi jusque tard dans la nuit merci merci Philippe mouill d'avoir été notre invité