Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 24 novembre 2025 23 minComplaisantActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesRetraitesInstitutions & élections

Philippe Juvin : « La Constitution donne des armes, utilisons-les dans cette bataille budgétaire »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Pensez-vous avoir un budget au 31 décembre ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Les ordonnances sont-elles une solution ?

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Avez-vous travaillé pour rien avec 125 heures de débat ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Les LR du Sénat et de l'Assemblée sont-ils alignés ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Faut-il accepter la suspension des retraites pour un compromis ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    La taxe foncière doit-elle être augmentée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Philippe JuvinFait
    « La Constitution donne des armes au Premier ministre. »
  • 4:00Philippe JuvinPromesse
    « En 2029, nous devons être sous les 3 % d'endettement. »
  • 10:00Philippe JuvinFait
    « Le gouvernement a dit qu'il ne souhaitait pas les ordonnances. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Philippe Juventin, merci beaucoup d'être notre invité député la droite républicaine des Hautes Senes, rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest France. Bonjour Stéphane.

Bonjour Henrian. Philippe Juvain. Bonjour.

Bonjour Philippe Juvin. L'Assemblée nationale a donc rejeté à la quasi unanimité la partie recette du budget. C'est donc le budget qui est tombé.

Est-ce que vous pensez ce matin avoir un budget au 31 décembre ? Je je ne suis pas madame Irma donc je ne sais pas dire dans l'avenir. On c'est encore possible qu'on encore possible.

Oui oui c'est encore possible. Maintenant c'est au Sénat de jouer. Ensuite nous aurons une commission mixte paritaire.

Il y a plusieurs possibilités. Soit la commission mixte paritaire s'accorde sur un texte ce qui est possible. En tout cas on va tout faire pour.

Euh la question c'est ensuite ce texte est-ce qu'il sera validé par l'Assemblée et le Sénat ? Si c'est pas le cas, le gouvernement a d'autres armes pour avoir un budget. L'arme des ordonnances.

Alors les ordonnances, c'est encore possible même si l'Assemblée nationale a rejeté la partie recette. C'est encore possible mais c'est vrai que le gouvernement a dit qu'il ne souhaitait pas les ordonnances. Donc il y a le 493 même si le gouvernement a dit qu'il ne voulait pas le 493.

Ça c'est ce que vous suggérez. C'est ce que vous lui suggérez. Très clairement dit.

Oui. Je pense que c'est voulez la constitution donne des armes au premier ministre. Et je trouve que dans une bataille une bataille sans le caractère sanglant heureusement c'est un peu bête de se priver d'armes qui sont constitutionnellement acceptées et qui ont été acceptées largement ces dernières années.

Et puis il y a la troisème possibilité, c'est ce qu'on appelle une loi spéciale comme l'année dernière où la commission mix paritaire sort un texte ou ne sort pas d'ailleurs et puis l'Assemblée nationale dit finalement nous n'en voulons pas et là on se retrouve avant le 23 décembre c'est la date limite 23 décembre pour adopter un texte et dit bon bah dans ces cas-là nous adoptons une loi spéciale qui permet à quoi faire bah le gouvernement peut lever l'impôt pour faire simple et lever l'emprunt parce que malheureusement nous finançons beaucoup de choses à à crédit avant le 31 décembre Et ensuite, on se revoit au début de l'année en deuxème lecture. Mais comment est-ce que vous pouvez imaginer qu'en deuxième lecture, les députés arrivent à faire ce qu'ils n'ont pas réussi à faire après des heures et des heures et des heures de débat ? Ils ont quand même rejeté le la partie recette du budget à la quasi unanimité en fait.

Et c'est un budget qu'ils avaient eux-mêmes élaboré. Oui. Enfin, ce qui est plus Non, mais ce qui Oui, j'étais ce qui est ce qui ce qui est plus complexe, c'est que c'est pas l'Assemblée qui avait élaboré le projet.

Ce sont des groupes de députés qui qui adoptaient tel article, tel autre groupe le refusait et puis un autre article était adopté par un autre groupe et c'est ça qui a créé la l'orgé. C'est comme ça qu'on fabrique ce qu'on appelle un budget Frankenstein. C'est ce qu'a dit mon collègue Eric Cockrel.

C'est une manière de en c'est une manière de s'exprimer. L'année dernière, qu'est-ce qui s'est passé ? Bah l'année dernière, il y a eu une loi spéciale et l'Assemblée a refusé à même censurer le gouvernement et puis on a bien eu un budget de 3 mois plus tard. le poids aussi des obligations, hein.

Je crois que la responsabilité des uns et des autres fait que à un moment les uns et les autres sont devant leur responsabilité, on leur dit bon bah que fait-on ? Donc oui, je on aura un budget, il y aura pas de shutdown parce que j'entends Ah aux États-Unis, ça c'est c'est le système américain, n pas concerné. Nous on aura pas de shndan parce que on a les ordonnances possibles, parce qu'on a le 493 possible, parce qu'on a la loi spéciale possible.

Donc voilà, je je veux au moins rassurer le les gens qui nous regardent avant le 31 décembre, nous aurons sinon un budget, du moins un texte. Mais vous avez quand même passé du temps à débattre 125 he ? Est-ce que vous avez le sentiment d'avoir travaillé pour rien ?

Non, c'est ça qui est paradoxal, c'est qu'on pourrait dire au fond euh le texte est rejeté, tout recommence au Sénat. Non, le Sénat va devoir d'une certaine manière dans ses travaux, dans son approche regarder ce qui a été voté. le fruit des débats, il y a il y a eu des par exemple l'attaque Zucman a été a été très fortement rejetée.

Donc on peut on comprendrait pas que le Sénat qui d'ailleurs je crois spontanément n'est pas très favorable à mais voudrait y revenir. Voyez en fait ça donne quand même des signaux. Est-ce que vous avez parlé avec votre collègue Jean-Françoison qui est le rapporteur général ici, est-ce que il y a des points votés à l'assemblée qu'il va reprendre au Sénat qui vont être repris dans le texte.

Alors est-ce que j'ai parlé avec Luon ? Oui. Est-ce que j'ai travaillé avec lui ?

Oui, d'autant qu'on a d'autres textes cette dès cette semaine, on a une commission mix paritaire sur le projet de loi de fin de gestion. Donc on a des nous avons déjà des textes communs. Je je moi je fais confiance au Sénat, je veux pas préempter la discussion au Sénat.

Bien sûr, on a des discussions et bien sûr, j'espère qu'un certain nombre de dispositions seront plutôt reprises par le Sénat. Et qu'est-ce que vous aimeriez qu'il reprenne ? Je ne veux pas préempter la discussion au Sénat parce que voyez, je le Sénat va vivre sa vie, va va avoir un budget, va y avoir un budget qui va sortir du Sénat parce qu'il y a une majorité, il y a une grande il y a une stabilité au Sénat qu'on n'a pas à l'Assemblée et on va partir de cette copie.

Moi ce que je vous dis simplement, c'est que nous devons avoir en tête quoi ? La priorité des priorités c'est qu'en 2029, nous devons être sous les 3 % d'endettement. C'est ça la priorité qui doit nous nous guider.

Pourquoi ? Parce que si si on ne respecte pas nos engagements, bien les gens vont refuser de nous prêter ou ou plus exactement vont pas refuser de nous prêter, vont nous prêter à des taux plus élevé et cette année, on va payer 60 milliards de de d'intérêt de la dette. Enfin de Mais là, avec le budget tel qu'il se dessinait à l'assemblée, on éétait pas du tout sur la trajectoire des 3 %.

Bah si paradoxalement en fait le budget qui a été voté compte tenu de très très nouvelles recettes qui avaient été votées faisait qu'on qu'on améliorait le solde. On était plutôt à 4,1 % de déficit alors que l'objectif est 46 47. Mais en fait c'était une fausse amélioration.

Ça n'avait pas de sens puisqu'on avait voté des taxes et des impôts confiscatoires, contraire au droits européen, contraire à des conventions fiscales inapplicables en fait. Donc c'était un budget qui n'avait pas de sens. C'est pour ça que en tant que rapporteur général du budget à 3h du matin lors de la discussion de vendredi soir, j'ai appelé à rejeter ce ce budget.

Mais paradoxalement, il améliorait la il améliorait la la l'équation finale. Mais donc il était pas autour de un peu au-dessus de 5 % comme le dit le gouvernement. Non non, en fait si vous repreniez la totalité de ce qui a été voté, vous aviez des augmentations de prélèvement obligatoire mais avec des taxes qui en réalité n'existent pas, qui n'auraient pas été applicable. et et prenant tout ça et bien on avait une amélioration du compte final.

On aurait pu passer un coup de fil à Bruxelles dans la nuit de vendredi samedi en leur disant les gars, tout va bien, on a réduit le déficit. Sauf que ça ne veut rien dire. C'est pour ça que les gens comprennent, on avait voté des taxes et des impôts qui amélioraient les comptes publics mais qui étaient inapplicables ou destructeur pour l'économie française.

Vous vous ne voulez pas préter les débats au Sénat mais moi j'ai une question sur le le l'ambiance au sein des républicains. Est-ce que les républicains du Sénat et les républicains de l'Assemblée sont alignés ? Oui.

Alors, nous oui, nous avons eu une réunion de travail il y a 4 5 jours avec euh mon collègue Husson qui est le rapporteur général au Sénat, notre serviteur, euh mon collègue Basin qui est rapporteur général du projet de loi sécurité sociale, les deux présidents de groupe et Bruno Aillot au Sénat. D'ailleurs, nous nous avons fait ça au Sénat. On est d'accord sur les grands objectifs.

Les grands objectifs, c'est réduire la dette en sorte qu'il faut baisser enfin la dépense publique. On narrive pas à baisser la dépense publique et puis si et puis et puis préserver l'emploi l'emploi enfin l'appareil productif. En fait, vous savez pour créer de la pour pour baisser le déficit, c'est assez simple hein.

Soit vous augmentez les impôts mais on est déjà au max. Soit vous baissez la dépense, soit vous produisez plus. Il faut faire en sorte que ce qu'on va voter permett à l'économie française d'être plus productive et créer plus de recettes pour l'État.

Mais est-ce que vous êtes sur la ligne d'un compromis ? Est-ce que les LR au Sénat sont prêts au compromis ? Mais je je Qui veut dire un accord avec les socialistes ?

Oui, bien sûr, tout le monde est prêt à un compromis. La question c'est le prix de ce compromis. Euh encore une fois, moi je je Quel est mon travail à partir d'aujourd'hui pendant que le Sénat va travailler ? c'est de commencer à travailler sur le fond avec reprendre la copie avec toutes les forces politiques de l'Assemblée nationale socialistes compris leur disant bon ben voilà on a fait un on a fait un premier tour pas de chauffe parce que un vrai premier tour où nous avons mis sur la table nos priorités politiques vers quoi on peut aller raisonnablement la question du compromis qui est quelque chose qu'on connaît assez mal en France c'est de considérer que chaque camp ne peut pas avoir que des victoires.

Il faut que chaque campède à d'autres des victoires. C'est très compliqué parce que culturellement on n'est pas habitué. Et puis c'était très compliqué cette fois-ci parce que on n' pas eu le temps.

Enfin, il faut bien comprendre que le texte qui nous a été écrit par le gouvernement est arrivé à l'Assemblée nationale avec de semaines de retard. Ce qui fait que moi, je me souviens, j'ai eu le texte du budget le lundi et nous et il fallait déposer les amendements le jeudi. Autrement dit, aucune possibilité de rencontrer les uns et les autres en disant sur quoi on peut se mettre d'accord.

Là maintenant en 2è avec la 2è lecture qui qui arrive et la CP 2e lecture j'espère avoir un peu de Donc là vous allez faire ce travail avec les socialistes pendant que le Sénat euh débatement je vais commencer demain ou après-demain commencer à voir mes collègues parce que les socialistes il disent autant sur le budget de la sécurité sociale bon il y a eu des efforts de fait mais sur le budget il y en a pas eu assez quels efforts vous êtes prêts à faire en plus moi si vous voulez erc a eu une une phrase intéressante il a dit au fond je c'est c'est lui qui parle je suis contre la la le la la réforme enfin l'annulation de la réformme retraite ou sa suspension comme moi. Moi je pense que c'est une grande erreur enfin bon économique. Mais après tout dit-il si ça avait été pour solde tout compte pour obtenir un accord pourquoi pas.

J'étais un peu moi dans cette dans cette optique là. Je pense que c'est une erreur de suspendre la réforme d'trre parce que je rappelle que sur 1000 impôts collectés, 1000 € d'impôts connectés collectés pardon, euh il y en a un/art 250 qui qui sont sur les retraites. Donc la question des retraite, elle est fondamentale.

Mais après tout, si c'est la condition, le prix du du compromis politique, pourquoi pas ? Et entre nous, les socialistes ont demandé ça plus ça plus ça plus ça. Il y a un moment où demander un compromis, c'est aussi se limiter soi-même.

Donc là, juste petite parenthèse sur le le budget de la sécurité sociale. Vous vous dites au sénateur LR bah si c'est le prix du compromis, il faut accepter de suspendre la réforme des retraites. Encore une fois, je pense que c'est une très c'est une très mauvaise chose cette annulation parce qu'on on perd du temps. rendez compte que Emmanuel Macron a été élu il y a il y a il y a 3 ans sur le programme de dire on va aller jusqu'à 65 ans et là on est en train de discuter pour savoir si on dépasser 63.

Ça signifie que à la prochaine élection présidentielle, la discussion va même pas être 67, ça va être 64 ou 65 alors que je alors que plusieurs pays sont passés à 68 voire 70 en Europe. Donc on a la démographie ne m pas. Vous savez la démographie c'est un truc qu'on voit venir.

Mais est-ce que pour le compromis, il faut pas en faire une ligne rouge ? Il faut pas que les LR en fasse une ligne rouge. Mais écoutez, moi j'ai toujours considéré que c'est une grande erreur mais encore une fois comme le divert avec une sorte de sagesse, si après tout c'est à l'annulation, une suspension de quelques mois, c'est la condition pour solde de tout compte, le problème c'est que c'est pas solde de tout compte, c'est que derrière les socialistes nous demandent des tas de choses et donc ça c'est pas possible.

Donc je dirais non en retraite si c'est dans le dans un paquet qui qui ne permet pas d'avoir un accord. Est-ce que vous diriez comme Bruno Rotaillot qui a un holdup démocratique, le PS a mis la main sur le gouvernement ? Non, non, enfin non, je crois pas.

Je crois je crois que personne justement n'a mis la main sur rien. C'est que aujourd'hui le gouvernement cherche cherche une D'abord le gouvernement s'est privé d'un certain nombre d'armes, le 493, ce qui est ce qui ce qui est dommage. Et j'appelle le Premier ministre à revoir sa copie.

Voilà, si demain il annonce "Nous, on est d'accord pour remettre le 493". le rapporteur général du budget que je suis et je pense que beaucoup d'autres députés diront bah écoutez OK compris socialiste au fond de moi-même je pense que ça les soulagerai mais ils ne peuvent pas le dire publiquement parce que tout le monde est très embêté de cette situation avec le risque d'un budget qui a du mal à sortir mais je vous dis je pense que on arrivera à un budget infiné il faut que ce budget qui sera un budget intermédiaire jusqu'aux élections présidentiell voilà c'est pas le grand soir bah baisse un peu la dépense qu'on arrive un peu enfin baisser la dépense. elle elle ne fait qu'augmenter et puis soit soit sage sur les impôts.

Vous voyez, je peux pas être plus doux dans mon expression publique. Stéphan le en cas de commission mix paritaire le le gouvernement s' s' a une commission mix paritaire conclusive le gouvernement peut accepter qu'il y ait des des amendements qui soient réintroduits avant le vote avant le vote final. On pourrait imaginer une espèce de deal autour notamment de la le la suspension de la réforme des retraites sur le PLFSS.

Sachant que sachant que il est très peu probable que la commission mix paritaire intègre cette mesure. Est-ce que le gouvernement peut la rajouter avant un vote final qui vous servirait d'al de base ? On peut on peut tout faire.

Je peux pas faire de la politique fiction mais j'essaie de trouver des j'essaie de comprendre où est-ce qu'on peut quel est le le le chat de l'aiguille dans lequel vous pouvez passer pour arriver à pour arriver à obtenir un budget sans que sans qu'il y a de chute du gouvernement tout simplement. D'abord je veux pas vous dire où sont mes lignes avant le début de la négociation. Mais ce qui est certain, vous avez un peu évoqué quand même, ce qui est certain que le compromis si compromis sera doit être un compromis global.

On ne sépare pas le budget de l'État et le budget de la sécurité sociale. Il peut pas y avoir bien j'ai ça puis après je recommence la discussion à zéro sur l'autre. Ah ça doit être sur l'ensemble.

Donc pour vous si le PS obtient la suspension de la réforme des retraites, il doivent en avoir moins sur le budget de l'État. C'est une question de fin c'est ce que vous nous avez dit. Voilà, c'est une question de finance publique globale.

L'accord politique est un accord global. D'ailleurs au début, je crois me souvenir mais vous allez me le confirmer que les socialistes disaient "Nous ce que nous voulons avant tout c'est la réforme des retraites." C'est comme ça que la discussion commence.

Et après il y a eu et après il y a eu commenté donc les choses plus plus sages les socialistes sont sont seraient prêts à faire ce je sais pas ce ce ce chemin non vous pour l'instant on vous n pas d' je l'ignore. Je l'ignore. Je pense que les socialistes ont ce qui est normal ils défendent les intérêts de ce qu'ils croient être leurs intérêts.

Ont mis la barre très haute. Nous aussi les républicains, nous avons obtenu beaucoup de choses. Ce qui est bien et ce que je défendrai aussi.

Bien maintenant, on est à la mi-temps d'un match. Il faut que les gens se retrouvent autour de la table et disent "Bon bah, comment finit-on ?" Voilà.

Est-ce que finalement on veut un accord ? Il y a aussi euh peut-être des forces politiques qui ne veulent pas du tout d'accord et qui aimeraient l'absence d'accord et donc un sorte de chaos. Moi, je pense que le chaos, il y a rien de pire.

C'est ce que disait Améie de Monchar hier. Elle dit que le le Rassemblement national et la France insoumise votent des mesures ensemble pour piéger les forces qui veulent un accord et et empêcher ainsi tout compromis. Est-ce que vous êtes d'accord avec elle là-dessus ?

Ce qui est certain, c'est que le Parti socialiste, on l'a senti dans les débats, était enfin les positions du Parti socialiste était souvent guidé par la crainte d'une surenchère sur son aile gauche de LFI. Ça très clairement. Et on comprend, c'est vrai qu'on nous sommes un peu tous pris en otage par l'arrivée des élections municipales qui font que derrière un certain nombre de députés se disent "Nous devons avoir un accord avec telle partie de l'Assemblée parce qu'aux aux élections municipales ça va être difficile." Donc on voit bien qu'R qui pensent au RN.

Non, je pense pas parce que quand vous regardez les accords politiques, il y a pas d'accord avec l'N. Non, c'est plutôt les socialistes qui sont parfois pas toujours parce qu'il y a de grandes il y a des gens très indépendants chez les socialistes de grande qualité. Certains croient qu'ils vont être euh les otages de LFI.

Moi, je crois en fait tout le contraire, je pense que les Français sont beaucoup plus sages que ce que les hommes politiques euh les suspectent d'être. Il les Français, ils ont compris qu'il fallait un budget, que c'était pas aujourd'hui le grand soir, que le grand soir, c'est toujours dangereux et que le chaos, il y a rien de pire. Et donc moi je pense que les Français accepteront un budget un budget médium qui permet de de gérer le pays.

Il faut que le pays soit gouverné. Un mot sur un sujet qui s'est invité dans le débat, c'est la question de la taxe foncière que Bercy va augmenter pour 7 millions de foyers. La ministre va rencontrer les élus demain.

Il faut l'augmenter ou pas cette taxe foncière ? La taxe foncière, pour que les gens comprennent, euh c'est deux choses. C'est un taux qui est qui est voté chaque année et puis c'est une base.

Et les ce qu'on appelle les bases locative n'ont pas été réévalué, tenez-vous bien, depuis 50 ans, 1970. Moi, j'ai été maire pendant 20 ans et on m'a dit "Tu vas voir le jour où on va réévaluer la taxe foncière." Euh ah ça va être un grand et c'est vrai que si demain vous vous réévaluez la taxe foncière, bah vous avez une augmentation de de l'impôt payé par les Français tout simplement parce que il y a des logements qui n'ont pas été révalués depuis 50 ans.

Mais on peut pas faire de réévaluation globale parce que il va y avoir une sorte de révolution. Il y a des gens qui vont payer beaucoup plus d'un coût. Donc moi je ne crois pas du coup tout à la à la proposition du gouvernement de réévaluation des taxes foncières en général.

Ils y arriveront pas. J'ai mis sur la table une proposition qui a été discutée à l'Assemblée qui qui a eu un succès tout à fait d'estime mais pas plus que ça. Et je pense que la solution c'est de dire que au fond chaque fois qu'il y a une mutation chaque fois que vous vendez votre bien et bien on en profite pour regarder si la taxe foncière doit être évaluée ou pas.

Comme ça on n' pas d'acoup. Là, vous vous rendez compte, pas d'augmentation d'impôts depuis 50 ans. 50 ans.

Il y a des logements qui n'ont pas été révalués depuis 50 ans. Donc, si vous les révaluez demain, les gens vont sentir la pilule, elle va être très difficile à avaler. Et et je comprends que c'est politiquement impossible en fait.

C'est sauf que les élus euh notamment les maires le demandent parce que c'est de la dans les caisses. Les maires ils le demandent bien sûr, mais ils le craignent. C'est-à-dire qu'ils savent aussi que le jour où il y aura une révolution des taxes foncières comme ça, les gens vont venir les voir avec des des fourches et des et des bâtons dans leur bureau en disant "Mais monsieur le maire, qu'est-ce qui se passe ?" Et ça je les comprends mais l'inégalité, il faut bien que les gens comprennent, c'est qu'un logement qui a été construit il y a 5 ans a une taxe fonuière qui est correctement évaluée.

Voilà, puisque cétait il y a 5 ans. En revanche celui qui a été construit il y a plus de 50 ans, et bien il a une taxe foncière qui n'est pas qui n'est pas correctement évaluée et donc il y a des inégalités dans les villes. Je vous dis la seule solution, c'est quelque chose d'un peu révolutionnaire.

C'est la proposition que je faite, c'est de dire "Bon, on touche pas aux taxes foncières, sauf quand il y a une mutation. Quand vous vendez votre bien, après tout, le nouveau propriétaire, il arrive et il achète en connaissance de cause en sachant la taxe francière qui va s'appliquer." Et au moins, on prend pas les gens à la gorge.

Sinon, ça va être une révolution, ça va être ça va être un carnage, hein, il faut Attention, attention. Dernière question en lien avec le le en lien direct avec le budget avant de passer à autre chose. Après le rejet du la partie recette du PLF à l'Assemblée dans la nuit de de vendredi et samedi, Marine Le Pen a pris la parole dans les colonnes de West-France pour dire que pour redire que la seule solution à son avis pour débloquer la situation, c'est de retourner aux urnes.

Est-ce qu'il faut dissoudre à nouveau l'assemblée et qu'est-ce que ça changera ? Écoutez, ça c'est au président de de décider. Je j'ai toujours refusé de de de me de me faire une déclaration concernant les solutions.

C'est le job du président. Regardons un peu les choses parce qu'il serait peut-être temps aussi de commencer à regarder pas le coup d'après mais le coup d'après d'après. Qu'est-ce qui se passe si on va aux bonh il y a deux trois possibilités.

La première possibilité l'assemblée bouge pas. Bon, qu'est-ce que ça aura changé ? Pas grand-chose.

Deuxième possibilité, euh le Rassemblement national gagne une majorité absolue. C'est ce que c'est compte Marine Leopen. Bon, dans ces cas-là, elle gouvernera, gouvernera, OK.

Et puis il a la troisème solution qui est quand même la plus probable, c'est que l'Assemblée so encore moins gouvernable qu'aujourd'hui. C'est-à-dire que le bloc central ça un peu plus étriqué parce que Marine Le Pen va gagner quelques voix, la gauche, je sais pas trop, le campronisme va peut-être un peu se s'atrisier, il y aura moins de majorité. La France sera encore moins gouvernable.

Et qu'est-ce qu'on fait une fois que la France est moins gouvernable ? On a une assemblée qui est donc désignée au minimum pour un an. Mais vous vous rendez compte ?

Non non, moi je crois que ça c'est une très mauvaise idée. Maintenant, c'est au président de décider. Je voilà mais je je vois pas vraiment l'intérêt.

Enfin je plutôt je peux y voir un intérêt pour Marine Le Pen pour elle-même si elle gagne bien sûr. Je en revanche pour le pays s'il y a pas du tout de majorité alors là c'est le pire du pire du pire parce que là c'est déjà difficile mais demain ça sera très difficile. Un mot sur un autre sujet d'actualité.

Boem Sansal a repris la parole hier. Une parole bridée par les enjeux diplomatiques entre la France et Alger. Je contrôle chacun de mes mots dit-il.

Est-ce que vous comprenez qu'il ne soit pas totalement libre de sa parole ? Oui, bien sûr. D'abord, il a eu une épreuve, pardon, euh humaine telle que je pense que personne ne peut imaginer l'état d'esprit dans lequel il est.

C'est sûrement terrible ce qu'il a ce qu'il a vécu et ce qu'il vit encore. Ce qui est sûr, c'est que l'Algérie euh c'est un pays qui compte, euh avec lequel nous avons des relations historiques et culturelles évidentes. Beaucoup de Français franco-algériens vivent en France.

Euh il faut à la fois normaliser nos relations, c'est que nous avons des relations qui sont asymétriques avec le fameux accord de 68 et en même temps ne pas donner l'impression en particulier aux franco-algériens qui sont français franco-algériens que nous avons des que la France a une attitude vexatoire à l'égard de l'Algérie. Donc il y a un équilibre subtil à trouver. Moi, j'espère qui est pas la ligne de Bruno Retaillot du coup.

Alors si c'est lui qui a mis sur la table corde 68, on en parlait assez peu assez récent finalement. il a eu le grand mérite de remettre cet accord sur la cet accord sur la table. Moi je je suis je suis comme retill mais je pense qu'il faut le remettre sur la table, il faut le dénoncer, il faut normaliser nos relations.

Mais en même temps, vous voyez le subtil équilibre c'est de faire en sorte que parce que c'est une discussion que j'ai eu avec beaucoup de Français qui sont franco-algériens qui voient ça comme une vexation. Ça doit pas l'être. C'est pas une vexation. c'est simplement reconnaître que l'Algérie c'est un pays indépendant euh et qu'il doit être traité comme tel et que la France doit avoir des relations normalisées avec lui.

Mais il y a on a une subtilité dans la parole qui fait vous savez dans toutes les histoires d'amour euh euh difficiles, chaque parole doit être pesée au trébuchet et il faudrait être une grande subtilité dans la discussion sur toutes les questions algériennes. Mais est-ce qu'il en a un peu manqué de subtilité Bruno Rotaillot ? Est-ce qu'il a trop joué le bras de fer ?

Ah non non, je pense que si Rayou n'avait pas fait ce qu'il a fait en fait et bien en fait le débat sur l'Algérie n'aurait pas avancé. Le débat sur l'Algérie avancé et je pense que désormais les esprits sont murs à une remise en cause des accords de 68 qu'il faut remettre en cause parce qu'il y a pas de raison que l'Algérie soit différemment traitée voire mieux parfois que d'autres pays d'autres pays voisins de la France. Merci beaucoup Philippe Juvin.

Merci d'avoir été notre invité. C'est la une de Westfance Stéphane. C'est l'intelligence artificielle.

Un craque boursier. C'est la une la une de Westfance ce matin. Merci beaucoup.

Philippe Juvin : « La Constitution donne des armes, utilisons-les dans cette bataille budgétaire » — Philippe Juvin · Pourquijevote