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AutreC dans l'air (sur YouTube)· 14 mars 2024 8 minActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalSécuritéInstitutions & élections

Ukraine, Macron, nucléaire : L'interview choc de Poutine - Reportage #cdanslair 13.03.2024

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Ce matin, à la télévision russe, le visage inexpressif, les mots belliques de Vladimir Poutine.

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Un entretien qui vire au règlement de compte, quand Poutine parle d'Emmanuel Macron et de l'hypothèse d'envoyer des troupes de l'OTAN en Ukraine.

  • 1:16OuverteRéponse directe

    Des déclarations qui interviennent au lendemain d'un débat à l'Assemblée nationale sur l'accord bilatéral de sécurité entre Paris et Kiev.

  • 2:11OuverteRéponse directe

    Prise de parole contre prise de parole, le débat tourne à l'affrontement entre la majorité et le RN.

  • 3:27OuverteRéponse directe

    L'envoi de troupes en Ukraine, en début de semaine, le président Zelensky lui-même a tenté de rassurer les opinions publiques occidentales.

  • 3:46OuverteRéponse directe

    Alors évoquons ce qui est abordé à la fin de ce reportage sur se réconcilier.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:09Invité politiqueFait
    « Nous sommes prêts à utiliser des armes, n'importe quelle arme, y compris les armes nucléaires que vous avez mentionnées. »
  • 0:17Invité politiqueFait
    « S'il s'agit de l'existence de l'État russe ou d'une atteinte à notre souveraineté et à notre indépendance. »
  • 0:53Invité politiqueFait
    « Les États qui déclarent qu'ils n'ont pas de ligne rouge par rapport à la Russie, ils doivent alors comprendre qu'en Russie, il n'y aura pas non plus de ligne rouge par rapport à ces États. »
  • 1:04Invité politiqueFait
    « Si nous parlons de contingents militaires officiels des pays étrangers, je suis sûr que cela ne changera pas la situation sur le champ de bataille. »
  • 1:14Invité politiqueFait
    « Tout comme la fourniture d'armes ne change rien. »
  • 1:26PrésentateurChiffre
    « Le texte prévoit notamment 3 milliards d'euros de soutien militaire à l'Ukraine. »
  • 1:37InvitéFait
    « Voter contre, c'est remettre en cause le travail et les efforts accomplis par la France et ses alliés depuis deux ans. »
  • 1:46InvitéFait
    « Voter contre, c'est donner à Vladimir Poutine tous les arguments et un signal qu'il espère et qu'il attend. »
  • 1:53InvitéFait
    « Voter contre, c'est signifier à nos alliés que la France tourne le dos à son engagement et à son histoire. »
  • 2:01InvitéFait
    « S'abstenir, c'est fuir. Fuir ses responsabilités devant l'histoire. »
  • 2:04InvitéFait
    « Trahir ce qui nous est de plus cher depuis le 18 juin 1940, l'esprit français de résistance. »
  • 2:59InvitéPromesse
    « que la France devrait prendre la tête du camp de la paix. »
  • 3:11InvitéFait
    « en ouvrant la voie, y compris à l'intervention de troupes françaises au sol en Ukraine, ce qui pour nous serait tout à fait inconcevable. »
  • 3:27PrésentateurFait
    « Vos enfants ne vont pas mourir en Ukraine. »

Temps de parole

  • Invité20 %
  • Présentateur18 %
  • Invité 215 %
  • Invité 310 %
  • Invité 410 %
  • Invité politique10 %
  • Invité 57 %
  • Invité 66 %
  • Invité 75 %

2,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ce matin, à la télévision russe, le visage inexpressif, les mots belliques de Vladimir Poutine.

0:09
Invité politique

Nous sommes prêts à utiliser des armes, n'importe quelle arme, y compris les armes nucléaires que vous avez mentionnées. S'il s'agit de l'existence de l'État russe ou d'une atteinte à notre souveraineté et à notre indépendance.

0:23
Présentateur

Un entretien qui vire au règlement de compte, quand Poutine parle d'Emmanuel Macron et de l'hypothèse d'envoyer des troupes de l'OTAN en Ukraine.

0:34
Invité politique

Peut-être qu'une réaction aussi aiguë et hautement émotionnelle de la part du président français est également liée à ce qui se passe dans certains États africains.

0:46
Présentateur

Une pique sur l'influence russe en Afrique, puis une nouvelle provocation envers l'OTAN.

0:53
Invité politique

Les États qui déclarent qu'ils n'ont pas de ligne rouge par rapport à la Russie, ils doivent alors comprendre qu'en Russie, il n'y aura pas non plus de ligne rouge par rapport à ces États. Si nous parlons de contingents militaires officiels des pays étrangers, je suis sûr que cela ne changera pas la situation sur le champ de bataille. C'est le point le plus important. Tout comme la fourniture d'armes ne change rien.

1:16
Présentateur

Des déclarations qui interviennent au lendemain d'un débat à l'Assemblée nationale sur l'accord bilatéral de sécurité entre Paris et Kiev. Le texte prévoit notamment 3 milliards d'euros de soutien militaire à l'Ukraine. À la tribune, le Premier ministre cible les oppositions, le RN et la France insoumise, qu'il juge trop frileuse.

1:37
Invité

Je vous dis ma conviction. Voter contre, c'est remettre en cause le travail et les efforts accomplis par la France et ses alliés depuis deux ans. Voter contre, c'est donner à Vladimir Poutine tous les arguments et un signal qu'il espère et qu'il attend. Voter contre, c'est signifier à nos alliés que la France tourne le dos à son engagement et à son histoire. Je le dis également, s'abstenir, c'est fuir. Fuir ses responsabilités devant l'histoire. Trahir ce qui nous est de plus cher depuis le 18 juin 1940, l'esprit français de résistance.

2:11
Présentateur

Prise de parole contre prise de parole, le débat tourne à l'affrontement entre la majorité et le RN.

2:18
Invité

Peut-être, Monsieur le Premier ministre, était-ce l'objectif ? Vous parez du lin blanc du camp du bien et rejetez l'ensemble des oppositions et donc des millions de français qu'elle représente dans le camp du mal. Dans un choix indigne que vous semblez vouloir imposer, soit on est pro-Macron, soit on est accusé d'être pro-Poutine.

2:42
Présentateur

Lors du vote, les députés RN s'abstiennent. Et ceux de la France insoumise votent contre le texte.

2:49
Invité

Nous disons depuis plusieurs mois, et nous continuons à le dire aujourd'hui, que plutôt que de vouloir incarner en quelque sorte le leader du camp de la guerre, que la France devrait prendre la tête du camp de la paix. Et donc certainement pas multiplier des déclarations va-t-on-guerre comme l'a fait le président de la République en disant qu'il n'y avait aucune ligne rouge et en ouvrant la voie, y compris à l'intervention de troupes françaises au sol en Ukraine, ce qui pour nous serait tout à fait inconcevable.

3:18
Présentateur

L'envoi de troupes en Ukraine, en début de semaine, le président Zelensky lui-même a tenté de rassurer les opinions publiques occidentales.

3:27
Invité politique

Vos enfants ne vont pas mourir en Ukraine.

3:30
Présentateur

Zelensky temporise, calme le débat qui avait jeté un froid entre Emmanuel Macron et Olaf Scholz. Les deux dirigeants se retrouveront vendredi à Berlin pour une réunion d'urgence consacrée à l'Ukraine. Se retrouver, peut-être se réconcilier.

3:46
Invité

Alors évoquons ce qui est abordé à la fin de ce reportage sur se réconcilier. On en est là, on est à la réconciliation, en tout cas la nécessaire réconciliation entre la France et l'Allemagne, sous la haute autorité de la Pologne ? C'est-à-dire que la Pologne pourrait faire beaucoup pour approcher les points de vue de Berlin et de Paris, comme d'ailleurs aussi Londres pourrait faire beaucoup. Mais pour l'instant, on est encore... Le grand écart n'a pas commencé à se resserrer.

Je crois que ce qui pourrait faire provoquer une réconciliation entre la France et l'Allemagne aujourd'hui, ce serait qu'Olaf Scholz donne son feu vert à la livraison des Taurus, puisque c'est vraiment l'un des nœuds gordiens du récent désaccord franco-allemand. Sur le fond, ces pays ne sont d'accord sur absolument rien. Mais en général, ils arrivent toujours par le compromis à faire au moins semblant d'être d'accord en avançant de manière parallèle. Mais là, la guerre en Ukraine, en fait, d'un seul coup, elle a fait revenir en avant deux cultures stratégiques qui sont complètement aux antipodes, en les exacerbant.

C'est-à-dire que Scholz est issu quand même de toute cette période de la social-démocratie extrêmement pacifiste. Et Emmanuel Macron est le chef d'un pays, le chef des armées, le chef d'un pays qui est une puissance nucléaire, un ancien empire, qui, quand il faut la guerre ou quand il estime qu'il faut faire la guerre, l'a fait régulièrement, que ce soit au Mali ou en Afghanistan. Donc, ces deux cultures sont en train de complètement se clasher. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, en 2024, la France seule ne peut rien. Et l'Allemagne seule ne peut rien non plus.

Donc, sans la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la Pologne, qui sont les quatre pays les plus allants et les plus importants économiquement, personne n'arrivera à... On ne peut pas remplacer les États-Unis. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc, lorsqu'il fait cette interview et qu'il cible la France, vous me disiez en début d'émission, ce qu'il a en arrière-pensée, c'est ça. C'est-à-dire cette volonté de creuser encore plus la division entre la France et l'Allemagne et d'autres pays au sein de l'Europe qui n'avancent pas au même rythme sur la question d'Ukraine.

Oui, parce que pour moi, il doit y avoir une nouvelle architecture de sécurité pour l'Europe et il est nécessaire, en effet, que les pays s'entendent. Or, si ces pays ne s'entendent pas sur les objectifs, avec derrière quand même l'élection américaine et un désengagement, peut-être, des États-Unis. Mais général Christophe Gomart, en quoi, dans son discours aujourd'hui, vous avez vu un Poutine qui joue de ces divisions-là ? Il joue parce que d'abord, il s'adresse à la France et seul pays européen. Alors certes, c'est Macron qui a pris le lead, après la réunion à Paris, des 27 dirigeants européens.

Mais quand même, de mon point de vue, sur l'Allemagne, dans les discours précédents, les interventions précédentes de Poutine, en fait, oui, il dit l'Allemagne, c'est très bien, vous ne prenez pas de risques. Il l'a dit une fois, je pense que les Allemands ne donnaient pas de taurus, etc. Alors que sur la France, il est beaucoup plus incisif. Et donc, en fait, on voit bien qu'il y a cette séparation avec les pays qui soutiennent à fond l'Ukraine et ceux qui le soutiennent, je vais dire, un peu moins. Pierre Haroche.

Oui, je n'ai pas très envie de dire que c'est un désaccord, la culture stratégique française, la culture stratégique allemande, parce que je vois que, déjà, au niveau européen, Scholz s'isole un peu, quand même. Il s'est disputé avec les Français, il s'est disputé avec les Britanniques, les pays du flanc Est ne sont pas sur la même position que lui. La dynamique, pour reprendre le terme du président de la République, est plutôt en faveur de la position de la France, même si tout le monde n'est pas aligné là-dessus. Et puis, en Allemagne, il y a beaucoup de résistance. La coalition n'est pas complètement unie là-dessus. On a eu, il n'y a pas longtemps, un discours du chef de l'opposition, M.

Merz, de la CDU, qui a fait un discours très violent en disant que c'était le pire chancelier de l'Allemagne, etc. Avant même de venir à cette émission, j'ai reçu une demande de pétition de collègues allemands qui travaillent pour des grands think tanks allemands, qui font des pétitions contre leur propre chancelier. Vous nous dites, le problème, c'est le chancelier, ce n'est pas l'Allemagne. Et je ne dis pas que le chancelier est isolé dans une bulle, mais Scholz est quand même à un point de vue très particulier, qui n'est pas forcément le point de vue de tous les Allemands. Sous-titrage Société Radio-Canada

Ukraine, Macron, nucléaire : L'interview choc de Poutine - Reportage #cdanslair 13.03.2024 · Pourquijevote