Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewBFM TV (sur YouTube)· 14 mai 2025 76 min

🟡 BĂ©rtharram: suivez en direct l'audition de François Bayrou face Ă  des dĂ©putĂ©s

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et nous nous adressons au ministre de l'Ă©ducation et Ă  ses responsabilitĂ©s euh de l'Ă©poque sur ce sujet. Euh et dans cette discussion dans laquelle elle fait des rĂ©vĂ©lations publiques, elle indique avoir eu un Ă©change avec vous dans lequel vous lui dites avoir Ă©changĂ© avec le juge Mirante des accusations visant le pĂšre Caricar. Donc nous allons maintenant revenir sur le dĂ©tail puisque effectivement vous avez souhaitĂ© donner ces dates et nous avons quelques dĂ©clarations y compris de ce jour euh de monsieur Mirand dans la presse qui sont extrĂȘmement prĂ©cises. constatez que lĂ  encore vos dĂ©clarations sont diffĂ©rentes aujourd'hui que vos premiĂšres et que cette diffĂ©rence s'explique peut-ĂȘtre mais vous pourrez rĂ©pondre monsieur le premier ministre par Ă  la fois le tĂ©moignage du juge Mirand intervenu dans l'intervalle devant notre commission d'enquĂȘte souser et les dĂ©clarations de de votre fille sur le plateau de de Mediapart.

Je voudrais revenir sur votre rencontre avec le juge Mirand. En mars 2024, le journal Le Monde indique que vous n'iez avoir jamais rencontré ce juge. Journal Le Monde écrit "Contacter le président du modÚ, c'est vous.

Ni avoir eu toute discussion sur le sujet, les accusations visant Caricar avec le juge Mirande. Pourquoi avoir cherché à dissimuler cette cette rencontre et cet échange ? Excusez-moi, euh j'ai rien à dissimuler.

Euh, est-ce que j'avais le souvenir de cette conversation ? Non. Je vais vous donner le contenu de la conversation. encore une fois il y a 28 ans et je n'avais aucun souvenir de tout ça et encore aujourd'hui je n'ai aucun souvenir de tout ça.

Il y a qu'une chose que je que je stipule, c'est que je fais confiance à Christian Mir sur cette conversation. Il me dit "Ma fille était là, elle est montée à l'étage. Je vais vous dire qui est Christian Mirand pour moi c'est pas un voisin anonyme.

Je sais pas bien si vous savez ce qu'est un village. Quand je nais, il y a dans ce village oĂč j'habite toujours 300 habitants. Ça veut dire une vingtaine de maisons de familles qui sont lĂ  depuis 150 ans, 200 ans et qui se suivent de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration.

Une de ces familles, c'est la famille Oui. Et cette famille est à 4 c maisons de la mienne de naissance, de ma maison de naissance. et et je et c'est pour moi inoubliable parce que c'est la premiÚre fois que dans ma vie de petit garçon, j'ai rencontré le [Musique] malheur définitif, infini, irréparable.

La famille Ouris, c'Ă©tait des marchands de fromage, Jean et Odette Our et ils avaient deux enfants. Et l'un de ces enfants un garçon qui Ă©tait pour moi un idĂ©al de il devait avoir 4 ou 5 ans de plus que moi, trois peut-ĂȘtre. Euh, un idĂ©al de petit garçon.

Le mot qui venait quand on le voyait peut-ĂȘtre c'est ma c'est ma mĂ©moire qui reconstitue ça, c'Ă©tait c'est un ange. Il avait toutes les qualitĂ©s de gentillesse et de Et un soir, il a eu un accident de bicyclette et le matin, on a appris qu'il Ă©tait mort. s'appelait Étienne Tien, on disait et je nous pardon mais je n'oublierai jamais mon pĂšre, ma mĂšre ma petite sƓur et moi au milieu de la cour de la ferme, mes parents les bras le long du corps parce qu'on venait d'apprendre que ce petit garçon Ă©tait mort de l'accident de bicyclette qu'il avait eu la veille au soir avec une voiture.

J'imagine. Et ils avaient deux enfants, Étienne et Ivette. Et Christian Mirande a Ă©pousĂ© Ivette.

Il Ă©tait tendant adjoint au lycĂ©e oĂč j'ai fait tout mon enseignement secondaire et oĂč j'Ă©tais prof. Et euh je sais pas si si on peut expliquer ça, ça n'est pas du voisinage gĂ©ographique, c'est une intimitĂ© de voisins. D'ailleurs, Christian Mirande raconte dans je ne sais quel journal peut-ĂȘtre aujourd'hui que il m'arrivait son portail Ă©tant cassĂ© de sauter le portail pour aller bavarder avec lui.

Christian Mirand pour moi c'est ça. C'était le seul magistrat que je connaissais. C'est pourquoi les accusations que je serais passé par je ne sais quel autre au magistrat pour avoir des renseignements sont sont stupide.

Christian Mirand, c'est quelqu'un que j'estime, je peux ĂȘtre en dĂ©saccord avec ce qu'il dit, mais c'est quelqu'un que j'estime, j'allais dire familialement. familialement et ses enfants. Bon et donc et donc est-ce que j'avais le souvenir de cette conversation ?

Pas plus que d'autres conversations avec lui ? Vous dites d'accord, pardon de d'ĂȘtre long, mais c'est c'est des choses qui sont trĂšs importantes. Je n'avais pas le souvenir et je n'ai toujours pas le souvenir de ces conversations.

Je sais une chose avec certitude, c'est que vos allĂ©gations sur cette affaire sont fausses parce que Christian Miranda a dit sous serment, il dit dans la presse tous les jours, je dis sous serment et je suis prĂȘt Ă  rĂ©pĂ©ter Ă  qui voudra l'entendre qu'il n'a pu rien me dire qu'il ne soit pas dans le journal de la veille parce que la totalitĂ© des informations que sur cette sur cette ignominieuse affaire, elles sont dans le journal du 29 mai, c'est-Ă -dire la salle de bain, tout y est. Et si je voulais aller plus loin, est-ce que vous pouvez me dire un fait qui ne soit pas ce jour-lĂ  dans le journal ? En tout cas, pour moi, la saisie, pour moi rien d'autre en aucune maniĂšre que cette frĂ©quentation amicale de ce garçon avec qui j'ai tant de liens de voisinage.

Et jamais il n'a trahi le secret de l'instruction. Et jamais je n'ai sollicité qu'il trahisse le secret de l'instruction. Il dit quelque chose de trÚs vrai quand il parle.

Il dit enfin de trÚs vrai que je crois trÚs vraisemblable. Il dit que je disais c'est pas possible. Et aujourd'hui encore quand on me décrit la scÚne qui est rapportée, je dis si quelqu'un a le nom d'homme, il peut pas faire ça.

À savoir violer un petit garçon. de 10 ans au moment oĂč sa maman vient le chercher pour aller aux obsĂšques de son pĂšre qui s'est tuĂ© la quelques quelques deux ou trois jours avant et aujourd'hui encore je dirais mais ça n'est pas possible vous comprenez ça un type qui est prĂȘtre qui est directeur de l'institution et qui prend un petit garçon de 10 ans le jour oĂč sa maman vient le chercher pour aller Ă  l'enter de son papa. Oui, je ne l'ai pas.

Il est possible que j'ai dit ça n'est pas possible. Et alors, je rentre à la maison et ma fille raconte cette scÚne et je demande à ce qu'on raconte la scÚne jusqu'au bout. Je pense que elle s'est un peu perdue dans le vocabulaire.

J'ai dit secret de l'instruction. J'ai jamais dit ça puisqu'il y a jamais eu de rupture du secret de l'instruction. J'ai pu lui dire ne le répÚte pas tellement c'est c'est épouvantable.

Ça, j'ai pu le dire. Mais il y a une chose qu'elle dit et qui est sĂ»rement vraie, c'est que finissant la conversation, j'ai dit il est en prison qu'il y reste. C'est ça que ma fille raconte.

Et ça étant donné la l'abomination de cette scÚne, alors il est probable que j'ai dit ça. Et le souvenir de cette conversation ? Non.

Je peux l'imaginer, monsieur le Premier ministre, 30 ans aprÚs. Pourtant, ce n'est pas la réponse que vous faites au journal Le Monde en mars 2024. En mars 2024, vous niez l'existence de cette conversation.

Ce sont deux rĂ©ponses qui sont trĂšs diffĂ©rentes. Monsieur le Premier ministre, je voudrais revenir sur cette rencontre. Vous nous dites que vos souvenirs sont imprĂ©cis, mais vous l'avez vous-mĂȘme dĂ©crite, Ă©voquĂ©, abordĂ© cette rencontre.

Est-ce que vous pourriez revenir sur cet Ă©change avec le juge Mirande en 1998 au cours duquel il vous informe des accusations de viol qui visent le pĂšre Carik ? C'est-Ă -dire, je veux dire, par lĂ  oĂč s'est passĂ© cette rencontre. Euh comment, combien de temps a-t-elle durĂ© ?

À l'initiative de qui ? a-t-elle eu lieu ? Alors euh mon collaborateur me dit que si le monde rapporte que j'ai niĂ© dans la RĂ©publique, c'est la RĂ©publique du lendemain, je dis le contraire.

Donc or, je rappelle que le monde Ă©tant publiĂ© le samedi aprĂšs-midi, les questions ont Ă©tĂ© posĂ© Ă  la mĂȘme minute pour la RĂ©publique du lendemain. Bon, je absolument que Christian dans la RĂ©publique, l'avant-veille, dans Sud-Ouest, l'avant-veille est dĂ©crite prĂ©cisĂ©ment la scĂšne du viol. Donc Mirande m'a informĂ© de rien et c'est des choses assez simples.

Je n'ai rien appris. Et si vous m'interrogiez aujourd'hui avec du sérum de vérité pour me faire dire qu'est-ce que j'aurais pu apprendre qui n'était pas dans le journal, je n'aurais rien pu apprendre parce que de tout ce que j'ai lu sur cette affaire depuis qu'elle a été relancée, utilisée, systématisée, utilisé comme un comme un missile, je n'ai rien appris qui ne soit supplémentaire. par rapport à ce qui était dans le journal du 29 mai, vous n'avez à nouveau pas répondu à ma question, monsieur le premier ministre.

Pouvez-vous nous dĂ©crire cette rencontre avec le juge Mirande Ă  l'initiative de qui a-t-elle eu lieu ? Combien de temps a-t-elle durĂ© ? OĂč cette rencontre s'est-elle rĂ©alisĂ©e ?

Il dit que c'est chez lui. Je Nous habitons, comme je vous ai dit, il dit que je sautais le portail. Peut-ĂȘtre j'ai sautĂ© le portail ce ce jour-lĂ  pour lui parler. chez lui il dit dans son salon je lui fais confiance.

Je n'ai aucun souvenir. Je vous rappelle il y a 20 27 ans ou 28 ans, je n'ai aucun souvenir de cela et je suis pas le seul protagoniste Ă  pas avoir de souvenir. Peut-ĂȘtre on y reviendra tout Ă  l'heure.

Je ne sais pas oĂč la rencontre a eu lieu. SĂ»rement chez lui. Il m'a dit "Ma fille Ă©tait lĂ , elle est montĂ©e pour nous laisser tranquille." Donc ça devait ĂȘtre dans son salon, j'imagine ou dans sa cuisine.

Je ne sais pas, je n'ai aucun souvenir de ça. Mais je sais une chose avec certitude, c'est qu'il ne m'a rien appris sur cette affaire parce que tout était dans le journal l'avant-veille. Vous nous dites aujourd'hui 14 mai n'avoir aucun souvenir de cette rencontre.

Pourtant le 15 février dernier à la mairie de Peau, devant les victimes de Betaram, vous avez décrit cette rencontre, monsieur le Premier ministre. Vous avez indiqué avoir croisé le juge Mirand en voisin sur un chemin. Vous nous dites là maintenant que cette rencontre a eu lieu chez lui.

Vous nous dites avoir évoqué alors alors revenez sur les conditions de cette rencontre. C'est important. A-t-elle eu lieu sur un chemin comme vous l'avez indiqué le 15 février ou chez le juge Mirand comme aujourd'hui vous le dites ?

Excusez-moi, je croyais que c'Ă©tait une commission d'enquĂȘte sur la protection de l'enfance dans les Ă©tablissements scolaires. Je croyais que c'Ă©tait ça. Alors, est-ce que j'ai eu pourquoi j'ai dit sur un chemin ?

Parce que quand je rencontre Mirand habituellement, c'est sur le chemin et mĂȘme je peux vous dire sur le chemin du bois parce que c'est lĂ  que nous allons marcher. Tous ceux qui sont de ce village, ils connaissent ça. Est-ce que c'est important oĂč c'Ă©tait ?

Excusez-moi, je fais confiance Ă  Christian Mirand qui dit "C'Ă©tait chez moi et ça a durĂ© 2 heures." TrĂšs bien. Il dit François Bairou disait "C'est pas possible." Ça c'est vrai.

Ça c'est enfin c'est vrai. C'est vraisemblable mais je n'ai rien appris qui ne fut dans le journal du 29 mai. Rien puisque tout Ă©tait dans le journal du 29 mai et je ne suis pas le seul Ă  le dire.

Christian Mirand dit la mĂȘme chose. Il dit je n'ai jamais manquĂ© au secret de l'instruction et moi je n'ai jamais Ă©tĂ© euh chercher des informations qui fussent dans le secret de l'instruction. Jamais.

Euh et que et que j'ai pu dire, vous savez Alain Esker dans son livre qui est lĂ , le silence de Betaram, quand on lui annonce que Caricar pour pourrait ĂȘtre en cause, il dit c'est inconcevable. Esquer celui qui a amenĂ© Alain Esquer, celui qui a menĂ© tout cette tout ce mouvement qui a rassemblĂ© autant de gens quand on lui dit il dit c'est inconcevable il dit parce que lui connaissait le pĂšre Caricar il dit c'Ă©tait le plus gentil c'Ă©tait papi fraise. J'avais jamais entendu ce surnom c'est dans le livre que je l'ai connu.

Et donc oui, j'ai dĂ» penser que c'Ă©tait inimaginable, abominable. euh insupportable mĂȘme d'Ă©voquer ce genre de chos et je n'ai pas appris une once de plus que ce qui Ă©tait dans le journal. Et donc toute votre toute votre stratĂ©gie lĂ  qui consiste Ă  faire en sorte de dire "Monsieur, vous avez changĂ© de version, j'ai pas changĂ© de version encore aujourd'hui, je n'ai pas de souvenir." Et qu'est-ce que vous voulez prouver en disant que j'ai changĂ© de version ?

Que je protÚge quelqu'un. C'est ça que vous voulez prouver ? Ayez le courage de votre de votre affirmation.

Ces questions, monsieur le premistre, vous ne devriez pas les les dĂ©considĂ©rer parce qu'au fond, elles nous permettent de porter une apprĂ©ciation sur la valeur de votre parole. Le 15 fĂ©vrier, vous dites avoir croisĂ© le juge sur un chemin, avoir Ă©voquĂ© au dĂ©tour d'une phrase l'affaire caricar. Le 10 avril, devant notre commission d'enquĂȘte, le juge Mirand sousement dĂ©crit trĂšs diffĂ©remment cette rencontre.

Il l'a dĂ©crit comme Ă©tant Ă  votre initiative, comme ayant lieu chez lui et comme durant au moins 2h dit-il. Et le 14 mai aujourd'hui devant notre commission d'enquĂȘte, en effet, vous faites Ă  nouveau sur un autre point variĂ© de façon trĂšs importante votre version des faits. Monsieur le Premier ministre, ma question, elle est directe.

Est-ce que vous avez cherchĂ© Ă  minimiser l'existence et le contenu de cette discussion ? Euh franchement, il y a des moments oĂč on se demande dans quel monde on vit. Je suis l'accusĂ© dans cette affaire.

Je vous ai entendu dire 10 fois nous ne sommes pas un tribunal, nous ne sommes pas des magistrats. Vous vous comportez comment là ? Vous essayez de nourrir un scandale avec des méthodes un tout petit peu grossiÚres, un peu faible si je puis dire.

Je pensais que à LFI vous étiez un peu plus élaboré. Donc avec ces méthodesl, qu'est-ce que je qu'est-ce que je dissimule ? Il était en prison Caricar, on découvre ce qu'il a fait dans le journal.

Il est en prison et il va sortir de prison 15 jours aprÚs. Est-ce que je me suis occupé une seule fois de cette affaire ? Jamais.

Excusez-moi, j'ai été garde des saut fugacement, c'est vrai. Je me suis jamais occupé d'aucune affaire. Je ne suis jamais intervenu dans une affaire de justice.

Jamais. Ça peut vous surprendre. Peut-ĂȘtre que vos mƓurs Ă  vous sont diffĂ©rentes et que vous intervenez dans les affaires de justice.

Moi, jamais. Et donc alors est-ce que la conversation a eu lieu ici ou là ? Combien de temps elle a duré ?

Est-ce qu'elle a pu durer 2 heur ? C'est possible. Mais ça ne change absolument rien au fait que ce jour-là, depuis 48h, tous les détails étaient dans le journal et que vous pouvez relire le journal aujourd'hui encore.

L'instruction n'a rien montrĂ© de plus et c'est d'ailleurs un problĂšme assez grave dont nous parlerons aprĂšs. TrĂšs bien. Je note juste que vous nous dites aujourd'hui que le le pĂšre Kar en prison au moment de cet Ă©change le 15 fĂ©vrier Ă  pot oĂč dĂ©clarer lorsque je rencontre le juge en question. la personne poursuivie a Ă©tĂ© libĂ©rĂ©e.

LĂ  encore, vous ne dites pas la mĂȘme chose le 15 fĂ©vrier euh rapportĂ© Ă  vos dĂ©clarations de ce jour. Je voudrais avancer, vous allez l' voir, monsieur le prĂ©nistre, vous allez pouvoir tout Ă  fait apporter toutes les Ă©lĂ©ments que vous souhaitez et moi je poursuis mon questionnement et je souhaite avancer et venir en effet sur cette question de vos vos interventions ou de peut-ĂȘtre la façon dont vous avez essayĂ© de vous renseigner sur une procĂ©dure judiciaire en cours en dehors de tout cadre lĂ©gal. Et je voudrais pour aborder ce sujet, monsieur le premier ministre, Ă©voquer la dĂ©claration souserment du gendarme le 10 avril 2025 devant notre commission d'enquĂȘte.

Gendarme Montan est chargĂ© de l'enquĂȘte sur le pĂšre Caricar et le 25 mai 1998, il dĂ©fĂšre le pĂšre Caricar devant le bureau du juge Mirand et devant la porte du juge. Il dĂ©clare le gendarme ont sous serment entendre du juge Mirand. Monsieur On la prĂ©sentation est retardĂ©e.

Le procureur gĂ©nĂ©ral demande le dossier. Il y a eu une intervention de monsieur Bairou. VoilĂ  ce que dit le gendarme temp sousement devant notre commission d'enquĂȘte.

Que rĂ©pondez-vous monsieur Baou Ă  cette dĂ©claration ? Alors c'est extrĂȘmement simple. Le gendarme entend soit il ment soit il affabule.

Je veux bien accepter l'idĂ©e qui la fabule et je vais en apporter la preuve parce que cette preuve, elle va montrer la manipulation dont vous ĂȘtes l'auteur et c'est intĂ©ressant de le vĂ©rifier. D'abord vous dites le gendarme montant sous serment dĂ©clare moi je demande qu'on compare dans votre compte rendu la dĂ©claration du gendarme Han et la dĂ©claration du juge Mirande sousment tous les deux devant vous et il y a deux c'est c'est quasiment la mĂȘme phrase en miroir de je parle de mĂ©moire mais on peut projeter s'il faut le gendarme montant dit je suis arrivĂ© devant la porte et le juge Mirand m'a dit "Monsieur, on faut attendre parce que le procureur gĂ©nĂ©ral veut voir ce dossier. Il y a eu une intervention de monsieur Bairou.

Ça c'est l'audition de Han et l'audition de Mirand, elle est affichĂ©e sur votre toujours sous serment et il dit "Je suis sorti et le gendarme en temps m'a dit "Faut attendre parce que le procureur gĂ©nĂ©ral veut voir le dossier et il laisse entendre, je sais pas s'il le dit explicitement. Non, il dit qu'il se souvient pas de l'avoir dit qu'il y avait eu une intervention de 2 mois. C'est c'est pas la mĂȘme version, c'est la version symĂ©triquement contraire.

Tous les deux sous serment. L'un dit Mirand, c'est Han qui me l'a dit. Et on dit c'est Mirand qui me l'a dit.

Ben écoutez, excusez-moi. C'est votre c'est votre Ils ont retiré la projection. Pourquoi vous avez retiré la projection ?

C'est pas grave. Alors, je ne sais pas, c'est pas volontaire, mĂȘme si cette piĂšce n'Ă©tait n'a mĂȘme pas Ă©tĂ© fournie. Je la projection n'a pas Ă©tĂ© retirĂ©e.

Je vais vous la lire. Alors, passez-moi le texte. Elle était là et ça a disparu.

Elle était affichée, elle a été enlevée. Alors, c'est trÚs simple. Afficher, sera plus simple mais sauf si on y arrive.

Monsieur On. VoilĂ . TrĂšs bien.

Alors, comme c'est un peu loin, je vais le lire. Non non non. Bah écoutez, excusez-moi.

Moi moi d'ici je le lis pas parce que je suis dans l'angle. Monsieur Hontan dit donc monsieur Mirand m'a donc informé en me disant monsieur Hant la présentation est retardée. Le procureur général demande avoir le dossier.

Il y a eu une intervention de monsieur Baou et Mirand dit le il m'a indiquĂ© qu'il fallait patienter le procureur gĂ©nĂ©ral souhaitant consulter le dossier. VoilĂ  la voilĂ  la version rĂ©solument antagoniste des deux. Et donc et donc de cette affaire lĂ , on a fait de cette dĂ©claration, on a fait des mois d'utilisation, vous-mĂȘme monsieur Vanier dans des innombrables dĂ©clarations, tweet et cetera disant il faut que le premier ministre dĂ©missionne parce qu'il est intervenu dans une affaire.

Et c'est absolument scandaleux, permettez-moi de vous le dire parce que la réponse, elle est dans le dossier. Dans le dossier, l'intervention, elle est mentionnée et la personne qui est intervenue est nommément désignée. On va Je rappelle quel dossier parlez-vous, monsieur le premier ministre ?

Je rappelle le contexte. On a dit à partir de ça, on a dit de cette déclaration, de ces déclarations successives, on a dit que j'étais intervenu, ça a fait des titres de journaux partout dans terre entiÚre. Je rappelle l'objet de l'intervention, retarder de 14h à 16h le déferement de Caricar.

Si on considÚre que bien et donc je suis tout d'un coup enseveli sous ce genre d'accusation déshonorante. Je répÚte, je suis jamais intervenu dans aucune affaire et j'ai demandé à la chancellerie si par hasard il n'y aurait pas de communication du procureur général en question que je ne connaissais pas. Monsieur Rousseau, Dominique Rousseau, je crois, il est mort depuis 20 ans.

Je ne le connaissais pas parce que je ne fréquente pas la magistrature, bien qu'ant été fugacement garde des sauts. Le seul magistrat que je connaissais à peau, c'est Mirande. Si j'avais dû intervenir auprÚs de quelqu'un, c'est auprÚs de lui que je serais intervenu et comme il soutient absolument le contraire.

Et donc j'ai demandé s'il y avait par hasard et on a fini par retrouver des gens ont fini par retrouver et communiquer à la presse les trois interventions écrites du procureur général auprÚs du ministÚre de la justice et de la chancellerie. Je voudrais qu'on projette la premiÚre. Oui.

Euh moi je je trouve que votre façon de procéder me dérange parce que je vous ai demandé les piÚces à projeter. Vous m'avez donné deux piÚces qui n'ont pas encore été projetées. Ben c'est celle-là.

Euh d'accord. Euh pour l'instant, vous m'avez vous nous avez demandé de projeter des piÚces que je n'ai pas vu. Euh donc pour se mettre en confiance et en en enz vous avez de trÚs grands pouvoirs.

J'ai le pouvoir de gĂ©rer la commission exiger que je veuille bien fournir des piĂšces Ă  l'avance parce que pour le l'intĂ©rĂȘt Ă©clatant de la dĂ©monstration, moi j'ai besoin de montrer la surprise que reprĂ©sente pour moi la dĂ©couverte incroyable de votre malhonnĂȘtetĂ©. La malhonnĂȘtetĂ© de qui ? La malhonnĂȘtetĂ© de monsieur Vanier.

Alors en tout cas moi pour gĂ©rer mon temp, excusez-moi, je vais le prouver. J'ai dit que je venais avec des preuves. Il se trouve que dans le dossier, dans les trois communications Ă©crites qui ont Ă©tĂ© publiĂ© par BFM, quelque chose comme ça, euh dans les trois communications Ă©crites, la rĂ©ponse Ă  cette question est prĂ©sente et comme vous l'avez lu Ă  coup sĂ»r, puisque vous ĂȘtes passionnĂ© pour cette affaire, comme vous l'avez lu Ă  coup sĂ»r, tout le reste est donc manipulation.

Alors, je veux je voudrais qu'on projette cette piĂšce ou en tout cas on va la projeter mais par contre dans ma commission, j'aime avoir des dĂ©bats sereins et donc je pense que le travail du rapporteur jusque-lĂ , Ă©coutez, moi je n'ai je pense jamais dĂ©passer des propos que je dois absolument dire ou ne pas dire et je trouve que votre vous allez trĂšs loin quand vous parlez de malhonnĂȘtetĂ©. Vous avez le droit de le faire mais le travail des rapporteurs est un travail de longue haleine, un travail sĂ©rieux, un travail appliquĂ© en tout cas pendant la commission. Madame, excusez-moi votre formule, je vous le dis gentiment, prenez pas ça mal.

Dans ma commission, c'est pas votre commission. Si elle la préside, elle la préside mais un président il dit pas dans mon assemblée. Commencez par dire madame la président, tout le monde dit madame la présidence. les rÚgles.

Madame la prĂ©sidente, nous allez-y, nous allons euh dĂ©passionner les la discussion et je vous demande de projeter, je vous en prie. Et donc et donc voilĂ  et traitez mieux le gouvernement et le premier ministre des piĂšces qui se fabriquĂȘm ça VoilĂ . Donc aprĂšs cette affirmation selon laquelle je suis intervenu, je ne sais quoi, aprĂšs cette affirmation, les demandes de dĂ©mission multiples, les insultes de toute nature dont je suis abruvĂ© depuis 4 mois, aprĂšs cette commission, on dĂ©couvre ce document- lĂ  qui est en effet la communication Ă©crite du procureur gĂ©nĂ©ral Ă  la chancellerie.

Alors, vous allez baisser top. Et la réponse est en toute lettre. Oui, il y a eu une intervention du procureur général.

Pour quelle raison ? Je n'en sais rien. Je suis réduit aux suppitations.

Et cette intervention, c'est le compte-rendu téléphonique du 26 mai 1998, jour de l'incarcération. Donc les 2 heures de départ à monsieur Lemel. Qui est monsieur Lemel ?

Laurent Lemel, trÚs grand magistrat connu de tout le monde qui a été plus tard procureur général de Paris et premier avocat général à la Cour de Cassation, trÚs grand magistraté de tous, était à l'époque numéro 2 de la direction des affaires criminelles et des grùces. et il intervient. J'ai l'honneur en vous confirmant les termes de mon contreendu du déroulement de la procédure.

Ça n'est pas en quoi que ce soit François Baou qui est intervenu. C'est Laurent Lemel. La ministre de la justice Ă  l'Ă©poque est Élisabeth Guigou et devant votre commission souserment, elle dit "Si quelqu'un avait essayĂ© d'intervenir, on m'en aurait rendu compte.

Donc ça fait des mois cette affaire est, j'imagine que vous comprenez pour moi pas une affaire anodine. J'ai Ă©tĂ© ciblĂ© de toutes les maniĂšres possibles en prĂ©tendant que j'Ă©tais intervenu et que le gendarme et que le juge qui d'ailleurs disent pas la mĂȘme chose avait affirmĂ© que j'Ă©tais intervenu dans le dossier. Et on voit lĂ  la preuve par Ă©crit sous la plume du procureur gĂ©nĂ©ral de l'Ă©poque que celui qui est intervenu c'est le numĂ©ro 2 de la direction des affaires criminelles et des gr.

Or Laurent Lemel est encore en vie et mĂȘme en activitĂ© je crois. Il est assez facile de lui poser la question est-ce que c'est moi qui suis intervenu auprĂšs de lui ou quelqu'un d'autre ou un autre politique ? Je rappelle que je suis dans l'opposition Ă  l'Ă©poque ou un autre politique ou quelqu'un du cabinet.

Il y a peut-ĂȘtre des choses de cet ordre. En tout cas, je sous serment et pour moi un serment c'est pas rien. J'affirme que je ne suis pas intervenu et que ceux qui m'en ont accusĂ© ont conduit une manipulation parce qu'ils avaient dans le dossier la rĂ©ponse Ă  cette accusation infondĂ©e.

Alors, pour que tous les membres de notre commission d'enquĂȘte disposent de tous les Ă©lĂ©ments, cette dĂ©claration du gendarme ont que vous contestez trĂšs vigoureusement, elle est corroborĂ©e par le tĂ©moignage Ă©crit versĂ© Ă  notre commission d'enquĂȘte du gendarme Matrasou. Ce gendarme nous Ă©crit "Oui, je me souviens parfaitement de la mention par le gendarme ont d'une intervention de monsieur Bairou, intervention qui aurait Ă©tĂ© formulĂ©e auprĂšs du procureur gĂ©nĂ©ral." Et ce propos, il est partiellement corroborĂ© par le juge Mirand qui sousant devant notre commission d'enquĂȘte, un peu diffĂ©remment de ce que vous avez montrĂ©, monsieur le premier ministre dĂ©clare : "Je connais trĂšs bien les deux gendarmes Matrasou et en qui j'ai toujours toute confiance et s'il dit cela ont temp que ça a dĂ» arriver." Euh et bien vous avez boramĂ© dans tous les sens et en marche arriĂšre, vous n'arriverez pas Ă  changer cette cette affaire lĂ .

Et il suffit d'ailleurs d'appeler monsieur le M le président je te rappelle il a été premier avocat général à la Cour de cassation et c'est un magistraté par tout le monde que je ne connais pas dont je connais la réputation qui est grande et donc euh poursuivons. Le gendarme Matrassou dit "Oui, monsieur Han m'a dit ça." Il dit pas que quelqu'un d'autre lui a dit.

Par exemple, il dit pas que le procureur le lui a dit. Pour ceux qui sont un peu familiers de la justice, l'idée qu'un procureur général descend de son bureau pour aller voir le gendarme en lui disant "Je suis obligé de retarder je ne sais quoi la la comparution de votre client parce que le député est intervenu auprÚs de moi." Je sais pas si vous vous rendez compte à quel point on est dans le dans le dans on doit mourir de rire.

Vous connaissez un procureur général ? Vous savez ce que c'est un procureur général ? C'est un magistrat qui dans son ressort est le plus avec le premier président le plus haut magistrat.

Vous le voyez, aller dire ça euh au gendarme. Alors, en effet, la preuve est apportée par le dénommé monsieur Matrassou que je ne connais pas. La preuve est apportée que Han lui a dit ça.

Et ben, on soit a menti, soit s'est trompé, soit l'a crue, soit reconstitué avec le temps. Mais la certitude est que je ne suis pas intervenu. C'est monsieur Lemel qui a eu la conversation avec le procureur général.

Et d'ailleurs, que dit Mirande ? Il dit, et le procureur général m'a dit, faites ce que vous devez faire. Et d'ailleurs, preuve supplémentaire, qui est présent dans cette affaire, c'est le procureur.

Et que fait le procureur ? Il requiert l'incarcération. Et donc j'ai été diffamé à perte de semaines à multiplication de tweets par vous monsieur Vanier et un certain nombre de membres de la commission qui prétendaient le contraire de la vérité que je serais intervenu dans cette affaire au bénéfice de la protection de pédo criminel.

C'est indigne, pardon de vous dire ça. Vous ĂȘtes parlementaire, c'est indigne de mettre des gens en cause alors que on a sous les yeux la preuve du contraire, manipulation et recherche de scandale. Et bien je regrette, vous ĂȘtes tombĂ© dans cette affaire lĂ  sur un os.

Monsieur le premistre, les documents que vous évoquez, nous les avons en notre possession depuis longtemps. Nous les avons beaucoup travaillé. Nous continuerons à le faire aprÚs cette audition puisque nos travaux se poursuivent.

Monsieur le prénist, vous nous dites c'est monsieur Lemel qui a eu la conversation avec le procureur général comme en effet la mention d'un compte-rendu téléphonique l'indique. C'est tout à fait vrai. C'est ce qui s'est produit comme cela se produisait à cette époque trÚs réguliÚrement quand des procureurs généraux au fond cherchaient à avoir un retour de la chancellerie.

Ils pouvaient appeler en effet des haut fonctionnaires à la chancellerie pour les alerter. C'est ce qu'il fait d'ailleurs par écrit quelques temps plus tard du dossier dont ils ont la charge. Ce que vous présentez comme une preuve d'une intervention en est, monsieur le premier ministre, absolument pas une.

Il n'y a dans ce document aucun signe d'une intervention de monsieur Lemel dans la procédure en cours et dans une éventuelle demande de communication d'un quelconque dossier. Je voudrais avancer et évoquer. Je suis Oui, monsieur le premistre.

Par, je vous appelle, monsieur le prĂ©s de sĂ©rĂ©nitĂ© et vous avez tout Ă  l'heure eu une apprĂ©ciation sur la dignitĂ© du parlementaire. Je vous invite, vous qui ĂȘtes premier ministre de la France, Ă  ĂȘtre dans le mĂȘme registre de dignitĂ©, de respect de la commission d'enquĂȘte parlementaire et de l'ensemble des posez votre question, monsieur le rapporteur. Ma question, monsieur le Premier ministre, elle porte sur une interview publiĂ©e aujourd'hui dans le journal Sud-Ouest une interview du juge Mirande.

Dans cette interview, le juge affirme que votre actuel conseiller, monsieur MĂŒller, qui est par ailleurs un ancien procureur de peau, l'a appelĂ© Ă  deux reprises ces derniĂšres semaines pour parler, je cite le juge Mirand, du secret de l'instruction. Avez-vous, monsieur le premier ministre, donnĂ© consigne aux membres de votre cabinet de prendre contact avec des personnes entendues par notre commission d'enquĂȘte ? Je n'ai pas besoin de donner consign parce que euh il se trouve que euh je connais le juge Mirande, que mon conseiller le connaĂźt, il a Ă©tĂ© procureur Ă  peau pendant des annĂ©es et que tous les journaux nous expliquaient que vous disiez qu'il y avait eu rupture du secret de l'instruction.

Et il est tout à fait possible et légitime que entre personnes qui se connaissent, je vous rappelle que votre commission, elle est pas elle est pas partie prenante du secret de l'instruction, hein. Il y a pas excommunication parce que quelqu'un dit à quelqu'un d'autre que on lui raconte que il a manqué au secret de l'instruction. Je crois qu'ils ont eu cette conversation, c'est possible.

En tout cas, il m'a pas dit le contraire, monsieur MĂŒller. Et c'est entre deux personnes qui se respectent et qui se connaissent qu'il y a eu cet Ă©change sur vos dĂ©clarations. Est-ce que c'Ă©tait vous et les vĂŽtres ?

Mais oui, mais c'est ben vous avez un rÎle central dans cette affaire. C'était vous qui prétendiez que j'étais allé chercher des renseignements qui avaient fait que le juge Mirond manquait au secret de l'instruction et on m'avait dit que Mirand allait confirmer ça. Et donc il lui a posé la question et franchement entre deux personnes qui se connaissent et se respectent il y a pas d'influence, il y a pas rien de tout ça.

Et monsieur Mirand, Christian Mirand a répondu ce qu'il a voulu répondre et rien d'autre et rien de plus. Mais c'est vos déclarations qui ont provoqué ça. Alors dans cette interview, le le J Mirant ne parle jamais de moi.

Monsieur Bairou, vous nous dites donc que des membres de votre cabinet, sans que vous en soyez informĂ©s, prennent des contacts avec des personnes auditionnĂ©es par notre commission d'enquĂȘte pour aborder les travaux de notre commission d'enquĂȘte. C'est bien ça ? Non, je sais.

Vous voyez que ça va finir par faire rire ceux qui sont lĂ . Vous prenez perpĂ©tuellement Vous prenez perpĂ©tuellement la mĂȘme mĂ©thode qui consiste Ă  prendre une phrase qui dit blanc et en disant donc vous confirmez bien que vous avez dit noir. Et donc je dis clairement que non, je il n'est pas vrai que j'ai niĂ© qui ait eu cette conversation.

C'est une conversation qui me paraĂźt normale devant le dĂ©luge d'accusation dont vous m'accabliez en prĂ©tendant qu'il fallait que je dĂ©missionne parce que j'avais manquĂ© au secret de l'instruction oĂč j'avais invitĂ©. J'Ă©tais allĂ© chercher, comment vous avez dit ça ? Je pour des intĂ©rĂȘts personnels.

J'étais c'est votre déclaration hein. J'étais allé chercher des renseignements couverts par le secret de l'instruction. C'est ça que vous avez dit.

Et bien mon collaborateur qui est qui connaßt parfaitement le juge Mirand a pu lui poser cette question et je n'ai jamais nié qu'il ait pu le faire. Non, vous nous avez dit qu'il l'avait fait de de sa propre initiative. Je n'ai jamais dit qu'il l'avait fait de sa propre initiative.

Il l'a fait peut-ĂȘtre aprĂšs des conversations. Mais Ă  la diffĂ©rence de vous, je n'ai pas l'habitude de me dĂ©fausser. J'affirme, je dis que mes collaborateurs sont sous ma responsabilitĂ© et j'ai pas l'intention de dire qu'ils font des trucs sans que je le sache.

TrĂšs bien. Donc, vous saviez que votre collaborateur allait appeler le juge Mirand qui a Ă©tĂ© reçu par notre commission d'enquĂȘte pour aborder les travaux de notre commission d'enquĂȘte. J'ai une derniĂšre question, monsieur le Premier ministre, sur ce deuxĂš ce deuxĂšme bloc de questionnement.

Le 11 avril 2025, vous avez dĂ©clarĂ© Ă  propos des auditions souserments de monsieur Hontan et de monsieur Mirand devant notre commission d'enquĂȘte, les juges et les gendarmes, vous savez, ça se trompe comme les autres. Consid considĂ©rez-vous donc, monsieur le premier ministre, qu'ils se sont parjurĂ©s et plus largement, considĂ©rez-vous qu'un juge, qu'un gendarme, que les juges, que les gendarmes peuvent se tromper pour reprendre vos mots lorsqu'ils sont sous devant une commission de l'enquĂȘte parlementaire ? Vous voyez Ă  quel point vous dites voyez le le la perversitĂ© impuissante dans laquelle vous ĂȘtes, mais c'est de la perversitĂ©.

Vous dites, est-ce qu'ils se sont parjurés ? Mais vous savez ce que les mots veulent dire ? Par juré, ça veut dire que on a juré et qu'on manque à son serment.

Or, je n'ai pas prétendu, y compris dans cette interview que vous venez de citer. J'ai jamais dit "Ils ont menti." J'ai dit "Ils peuvent se tromper comme tout le monde et je pense moi que la mémoire au bout de 30 ans, elle vous trompe.

La mĂ©moire, elle reconstitue des choses qui sont pas avĂ©rĂ©es. Et tous ceux qui ont touchĂ© Ă  des enquĂȘtes, tous ceux qui savent comment fonctionne la justice, savent que c'est tout le temps que ça se produit. La journaliste qui me tendait le micro, les journalistes, il y avait nombre de journalistes journalistes qui me tendaient les micros, ils ont dit, j'ai dit non, c'est pas vrai.

Ils ont dit, alors ils ont menti comme vous lĂ . Et je dis non, ils peuvent se tromper comme les autres. Vous savez, c'est le sid les rois tout rois qu'ils sont, ils peuvent se tromper comme les autres hommes.

Et bien ça c'est pas des rois, c'est des magistrats et c'est des gendarmes. Ils peuvent se tromper et parfois ils peuvent ĂȘtre induits en tromperie par vous. Vous avez depuis le dĂ©but essayĂ© de montrer qu'il y avait derriĂšre cette affaire des secrets Ă©pouvantables.

Tiens, je m'arrĂȘte une seconde Ă  ce mot. Il y a une interview de vous dans Sud-Ouest hier ou avant-hier dont le titre est Les secrets de la famille de la famille Bairou appartiennent Ă  la famille Bairou. Alors ça paraĂźt une formule comme ça, mais quand c'est le titre du journal que lit le lecteur ?

Le lecteur, il dit "C'est une famille qui a des secrets, des secrets de famille, des secrets qui font que le faut pas aller voir ce qu'il y a derriÚre." C'est ça que vous avez fait. Est-ce que vous l'avez fait innocemment ?

C'est possible. Mais les dĂ©gĂąts que vous faites sans arrĂȘt dans tout ça, c'est des dĂ©gĂąts que paye pas seulement responsable mais des personnes, des garçons et des filles, des enfants et des parents. C'est votre mĂ©thode et pour moi, c'est une mĂ©thode qui n'a pas de conscience.

Bien Ă©videmment, je me livrerai pas Ă  la polĂ©mique, Ă  l'outrance dans laquelle monsieur le premier ministre vous vous ĂȘtes en train de de sombrer. Je voudrais juste faire un commentaire. Vous avez dit la mĂ©moire au bout de 30 ans, elle se trompe.

C'est tout Ă  fait possible. Je veux indiquer Ă  notre commission d'enquĂȘte que les dĂ©clarations du gendarme ont constantes depuis 30 ans. Depuis 30 ans, je n'en crois rien.

Excusez-moi. Le gendarme montant, il a Ă©tĂ© entendu pour la premiĂšre fois il y a 3 mois. il a Donc euh donc euh excusez-moi de dire ça, le gendarme montant a pu se tromper ou il a pu ĂȘtre trompĂ©, il a pu ĂȘtre entraĂźnĂ© dans un dans une erreur euh qui en l'occurrence aurait pu comme toute cette affaire destructrice pour moi et pour ceux qui m'entourent.

Heureusement, nous avons pu apporter les preuves, mais je trouve ça, on va maintenant venir sans doute Ă  la Ă  la troisĂšme phase, c'est-Ă -dire les dĂ©cisions de la chambre de l'instruction de la cour d'appel qui mĂ©rite qu'on y vienne. Madame la rapporteur, c'est Ă  vous. Oui, merci monsieur le premier ministre. qu'on va on va poursuivre sur ces sujets extrĂȘmement importants parce que on parle toujours du contrĂŽle de l'État et je comprends que les mise en cause personnelle crĂ©e beaucoup de on va dire de de rĂ©volte en vous.

Euh nĂ©anmoins euh comme vous l'aviez dit euh en arrivant Ă  cette commission, euh vous ĂȘtes euh lĂ  euh pour pouvoir vous exprimer et rĂ©pondre Ă  un certain nombre d'accusations dans euh l'ensemble des euh auditions que nous vous nous avons menĂ© sur ces sujets, y compris avec le juge Mirand, y compris avec le gendarme ont, y compris les tĂ©moignages Ă©crits. Oui, vous avez Ă©tĂ© mise en cause, y compris par eux, sur une Ă©ventuelle intervention au moment du dĂ©fer de de du pĂšre Carik et sur mĂȘme une influence ou une intervention potentielle sur la libĂ©ration puisque 15 jours aprĂšs son incarcĂ©ration, il est libĂ©rĂ© et envoyĂ© Ă  Rome Ă  1400 km. Vous avez rĂ©pondu clairement.

Vous avez rĂ©pondu clairement, monsieur le Premier ministre. Vous avez rĂ©pondu que lors de votre conversation avec votre ami de 50 ans, vous n'avez pas violĂ© le secret de l'instruction, vous n'avez Ă©changer que sur des sujets qui Ă©taient connus. Et vous ĂȘtes vous avez aussi assurĂ© la commission d'enquĂȘte que vous n'ĂȘtes jamais intervenu et que vous n'ĂȘtes pas intervenu dans cette affaire judiciaire.

Je ne vous poserai donc pas la question sur la libĂ©ration euh d'une intervention, mais en revanche, au moment oĂč le pĂšre Caricar est euh libĂ©rĂ© de façon tout Ă  fait surprenante pour l'ensemble des magistrats euh qui savent que lorsqu'on incarcĂšre quelqu'un pour euh un viol d'enfant euh avec des tĂ©moignages accablants, le voir sortir 15 jours aprĂšs pour ĂȘtre envoyĂ© Ă  Rome, ce qui empĂȘche l'instruction de se poursuivre, Ă  crĂ©er chez les magistrats, en tout cas que nous avons entendu une trĂšs forte surprise et voir un choc. Et donc je vous demanderai plutĂŽt euh mĂȘme si vous n'Ă©tiez plus ministre en en 98 au moment de cette libĂ©ration en juin 98, vous Ă©tiez encore prĂ©sident du conseil dĂ©partemental, encore concernĂ© par toutes ces affaires. Quelle a Ă©tĂ© votre rĂ©action, votre action Ă©ventuelle ou votre rĂ©action ou des Ă©changes que vous auriez pu avoir Ă  ce sujet dĂ©couvrant que ce violeur d'enfant est remis en libertĂ© pour peiner pour purger une peine dans des conditions, on va dire, favorables et Ă©loignĂ©es de la France.

Excusez-moi, mais comme vous venez de dire plusieurs choses immensément fausse, je suis obligé de vous de vous remettre les choses en mémoire. Vous dites euh ça a choqué beaucoup de gens. J'ai reçu ce matin, ce matin ou hier matin, on a la lettre de J'ai reçu une lettre de monsieur de maßtre Blazi qui est l'avocat bordelais qui était l'avocat du jeune garçon et il m'écrit ceci.

Je vous lis que le début de la lettre. Cher monsieur, je suis profondément choqué. C'est l'avocat du jeune garçon.

Je suis profondément choqué que l'on puisse laisser entendre que des pressions auraient été exercées sur la chambre de l'instruction concernant la libération du pÚre Caricar. Je ne connais pas un magistrat, j'en connais quelques-uns. Depuis que je suis passé à la chancellerie.

Je ne connais pas un magistrat qui puisse mĂȘme imaginer qu'il peut y avoir des pressions sur la chambre de l'instruction qui s'appelait Ă  l'Ă©poque la chambre d'accusation. La chambre d'accusation pour ceux qui nous Ă©coutent, c'est pas un magistrat, c'est trois magistrats du siĂšge indĂ©pendant, inamovible qui forme ensemble la chambre d'accusation Ă  l'Ă©poque de l'instruction aujourd'hui. Je n'en connaissais Ă©videmment aucun.

Je ne connais pas maßtre Blazie. L'idée qui puis avoir des influences sur un collÚge de trois magistrats, c'est une idée qui pour le monde de la justice est purement et simplement délirante. Mais je vais aller plus loin.

Ce que vous dites, il a été libéré pour aller en Italie. C'est pas vrai ? Oui, mais attendez, on y vient. il est libéré et c'est trÚs intéressant de lire les les le texte de l'ordonnance.

Il est libĂ©rĂ© parce que la chambre de l'instruction dit en rĂ©alitĂ© il s'est prĂ©sentĂ© de lui-mĂȘme et le maintenir en dĂ©tention n'apportera rien Ă  la recherche de la vĂ©ritĂ©. quelque chose comme ça, hein. Je cite Ă  peu prĂšs moi de mĂ©moire.

Ça c'est la premiĂšre ordonnance et il y a une deuxiĂšme ordonnance 1 an aprĂšs, plus d'un an aprĂšs qui lui permet d'aller en Italie. Et lĂ , le texte de l'ordonnance, il est trĂšs intĂ©ressant. Pourquoi est-ce que la chambre de l'instruction dĂ©cide de l'Ă©largir au point de lui permettre d'aller en Italie ?

Je vous lis les les attendus. Attendu que monsieur Caricard qui s'Ă©tait spontanĂ©ment prĂ©sentĂ© aux enquĂȘteurs dĂšs le dĂ©but de cette affaire. Ça c'est le premier attendu pour le pour sa son Ă©largissement et placĂ© sous contrĂŽle judiciaire depuis un an et ne s'est pas soustrait aux obligations qui lui auraient Ă©tĂ© imposĂ©es.

Premier attendu 2Ú attendu attendu que les risques de le voir s'enfuir sont donc trÚs limités. C'est un collÚge de magistrats indépendant. 3Ú attendu attendu que bien qu'une commission rogatoire soit actuellement en cours, le dernier acte d'information présent au dossier remonte au 18 août 1998.

Ça veut dire que pendant un an, rien n'a bougĂ© dans cette affaire. Et attendu que la longueur du dĂ©lai d'exĂ©cution de cette commission rogatoire ne peut justifier que soit maintenu Ă  l'encontre de Pierre Syv Caricar des mesures restrictives de libertĂ© qui ne sont absolument pas indispensables au bon dĂ©roulement de l'instruction. Qu'est-ce qu'il dit ?

Qu'est-ce que dit la chambre de l'instruction ? Elle dit que l'instruction n'a pas avancĂ© d'un pouce. Et alors si c'est vraiment l'affaire dont on me parle dans laquelle on prĂ©tend que toute l'attention Ă©tait portĂ©e autour de ça, affaire dont le procureur gĂ©nĂ©ral Ă©crit Ă  la chancellerie lors de sa deuxĂšme communication qu'il y avait soupçon ou possibilitĂ© que d'autres enfants soient et subit les mĂȘmes les mĂȘmes horreurs de la part d'autres adultes.

Alors qu'est-ce qu'ils ont fait ceux qui Ă©taient chargĂ©s de l'enquĂȘte nommĂ©ment monsieur pendant 1 an ? Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Et comme on me rĂ©pond, si vous Ă©tiez comportĂ©s autrement, les enfants auraient Ă©tĂ© protĂ©gĂ©s, soupçonnant que que j'avais au contraire mis des obstacles.

Alors pourquoi la justice n'a-t-elle pas fait ce qu'elle devait faire pour protĂ©ger ses enfants ? Pourquoi les autres enfants qui pouvaient ĂȘtre euh qui pouvaient tĂ©moigner ? Pourquoi on les a pas interrogĂ© ?

Pourquoi on se trouve devant un moment oĂč on soupçonne que un dĂ©putĂ© d'opposition serait intervenu alors que les magistrats et les gendarmes ne font pas le boulot et que la chambre de l'instruction cible leur absence de travail, d'information et d'instruction pour libĂ©rer Caricar. Peut-ĂȘtre ces questions mĂ©riteraient d'ĂȘtre posĂ©es au lieu que comme vous comme j'ai dĂ©jĂ  eu l'occasion de le dire peut-ĂȘtre trop souvent au lieu de de faire que on puisse diffamer et insinuer. Merci monsieur le Premier ministre.

Je crois que vous ĂȘtes mĂ©pris dans mon intervention. Je vous questionnais sur votre rĂ©action Ă  cette libĂ©ration. J'ai cru au dĂ©but de votre dĂ©monstration que vous Ă©tiez en train de dĂ©fendre une dĂ©cision qui que moi je trouve extrĂȘmement choquante.

En tout cas, c'est on parle d'un viol d'enfants, d'autres tĂ©moignages. Il y a eu beaucoup d'enfants auditionnĂ©s par euh l'Ă©quipe d'enquĂȘte. Effectivement, trois magistrats ensemble ont dĂ©cidĂ© d'abord de le libĂ©rer puis de l'Ă©loigner.

C'est pas pour ça que je ne trouve pas ça choquant. Et donc je je j'indique là que vous avez déjà répondu au fait que vous n'étiez pas intervenu. Ce n'était donc pas ma question. simplement à l'époque, on peut s'interroger sur la façon dont la société et les responsables politiques, vous n'étiez plus ministre de l'éducation nationale, mais vous étiez président du conseil général de peau et vous auriez pu juste me répondre que vous étiez choqué de cette décision ou qu'il y a eu une discussion au conseil municipal ou au conseil départemental, mais ce n'est plus la question.

Vous Ă©tiez donc chargĂ© de la protection d'enfance en tant que prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral. Vous avez euh juste avant lorsque vous Ă©tiez ministre de l'Ă©ducation nationale fait paraĂźtre une circulaire le 15 mai 97 extrĂȘmement complĂšte sur les responsabilitĂ©s et le trans le trans la transmission d'information entre l'Ă©ducation nationale, la justice et les conseils gĂ©nĂ©raux pour la protection de l'enfance. Euh donc c'est un sujet sur lequel vous Ă©tiez mobilisĂ© Ă  la fois en 97 en tant que ministre de l'Ă©ducation et euh dans la continuitĂ© en continuant d'ĂȘtre prĂ©sident du conseil euh gĂ©nĂ©ral.

Enz en 98 et en 99, le conseil gĂ©nĂ©ral a continuĂ© de subventionner l'Ă©tablissement BTAaram comme on l'a vu d'ailleurs dans d'autres cas en France. Euh dans d'autres cas oĂč il y a des inspections euh ou des cas judiciaires extrĂȘmement graves, en 98, en 99, le conseil gĂ©nĂ©ral que vous prĂ©sidez continue de verser des subventions facultatives. Je parle pas des subventions obligatoires.

Donc lĂ , de la mĂȘme façon, je vous poserai la question et qui s'Ă©tend finalement Ă  toutes les situations qu'on peut rencontrer de lien entre des inspections, des affaires judiciaires et des subventions de collectivitĂ© territoriale. Est-ce que il y a eu des discussions au conseil gĂ©nĂ©ral Ă  ce moment-lĂ  puisqu'il y avait l'affaire Caricar, qu'il y avait ses plaintes rĂ©pĂ©tĂ©es, qu' avait ce ciblage sur l'Ă©tablissement BRAM et est-ce qu'il y a eu des actions du conseil dĂ©partemental Ă  l'Ă©poque ? Merci.

C'est c'estes deux questions absolument étrangÚres l'une à l'autre. Alors, je vais répondre aux deux. Quelle a été ma réaction ?

Je ne m'en souviens pas. Euh à titre de personne, je vous ai dit ce que je pensais de la pédophilie parce que je pensais ce que ce que je ressentais du plus profond de moi de la pédophilie. Mais beaucoup de gens ont dû penser que s'il était élargi parce qu'il y avait pas de raison de le maintenir.

Je vous lis je vous lis le reportage de France IQ le 4 février 2000, c'est-à-dire juste aprÚs sa mort. Voix off du journaliste. On vient d'apprendre qu'il s'est suicidé.

Reste le doute sur une affaire qui avait coĂ»tĂ© de semaines de prison prĂ©ventive au prĂȘtres sur la seule foi du tĂ©moignage d'un enfant. Une dĂ©tention jugĂ©e, excessive et injustifiĂ©e, y compris par la partie civile, jugĂ© excessive et injustifiĂ©, y compris par la partie civile, qui Ă©voque aujourd'hui la responsabilitĂ© du juge d'instruction. J'essaie de vous rĂ©pondre, je veux pas troubler votre conversation, hein.

Et maßtre Blazie, celui qui m'a envoyé cette lettre, est à ce moment-là interviewé. Et que dit-il sur la mort de Caricar ? On peut, il dit à l'antenne, on peut rattacher cette mort à la détention provisoire.

Je peux vous affirmer que je prĂ©fĂšre ĂȘtre Ă  ma place qu'Ă  la place du juge d'instruction. C'est le l'avocat du jeune garçon qui dit ça. Moi, est-ce que j'ai pensĂ© ça ?

Pas du tout. Et à dire au vrai, je me souviens pas du tout ce que j'ai pensé. Beaucoup de gens ont pensé que et son avocat, maßtre le Grand dont dont beaucoup dont beaucoup ont parlé, son avocat a dit "S'il est élargi, c'est parce qu'il y a rien contre lui." Et qu'un an aprÚs, la chambre de l'instruction dise "On n'a rien fait pendant un an, c'est pourquoi nous lui permettons de quitter le territoire national." Moi ça me trouble.

Je voudrais comprendre comment sur une affaire aussi symbolique, grave, lourde, on a pu ĂȘtre en panne comme ça. Écoutez, monsieur le premier ministre, nous avons interrogĂ© en audition Elisabeth Guigou qui avait eu un certain nombre de courriers qui nous a expliquĂ© le fonctionnement de la justice, le secret de l'instruction, les instructions, l'arrĂȘt des instructions individuelles. Et donc, nous allons prendre en compte ces sujets-lĂ  dans dans la commission d'enquĂȘte.

Nous auditionnons monsieur Darmanin euh au titre de ses fonctions précédentes actuelles de pardon de de ministre de la justice sur le fonctionnement actuel et les inspections en cours et le lien entre éducation et justice. Donc nous aurons beaucoup de suggestions sur ce sujet. En revanche, je vais pas rentrer dans le détail de l'interprétation de chacune des instructions qui ont donné cela.

Peut-ĂȘtre dire juste en respect pour pour les victimes que il y a de nombreux tĂ©moignages d'enfants suite Ă  cela. Il y a eu le suicide du pĂšre Caricar suite Ă  une deuxiĂšme plainte qui a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e pour viol que les viols ont Ă©tĂ© nombreux, les violences ont Ă©tĂ© nombreuses et que cela ne fait peut-ĂȘtre que renforcer euh le ce qui est plus qu'un sentiment, c'est la conviction qu'il y avait une omerta, que mĂȘme ce qu'il passait dans la presse locale n'Ă©tait parfois pas dĂ©cryptĂ© avec les yeux de la libĂ©ration de la parole de l'enfant et que beaucoup d'enfants n'Ă©taient pas crus. On le voit dans euh d'ailleurs des courriers, dans le courrier euh euh de la cour d'appel de peau, il y a des phrases qui montrent bien que euh on est on a mĂȘme peine Ă  croire le tĂ©moignage euh de d'enfants qui eux-mĂȘmes auraient euh parlĂ© sur des viols.

Excuse-moi. Euh la phrase que vous venez de prononcer, je peux pas l'accepter. Si le juge d'instruction n'intervient pas et le gendarme non plus, c'est pas parce qu'il y a une omerta.

Eux s'ils n'avancent pas, s'ils n'interviennent pas, il ne il ne B c'est le sujet. Caricar est remis en libertĂ© mais la saisine du juge d'instruction, elle demeure le la mission de ceux qui conduisent l'enquĂȘte, elle demeure ? Pourquoi est-ce qu'il y a eu aucun acte d'instruction ?

Voilà des gens qui savent et qui pensent bah si c'est exactement ça. Voilà des un magistrat et un gendarme qui savent ou qui pensent qu'ils sont intimement convaincus que la personne en question est coupable. Pourquoi est-ce qu'ils font rien pendant un an ?

Quand je Non, pardon. Quand je parle d'Omerta, monsieur le Premier ministre, je parle notamment du traitement journalistique Ă  l'Ă©poque euh de ce type d'affaires, de ce type de dĂ©cision. Euh le travail des magistrats est certainement critiquable et c'est un travail que nous faisons au sein de cette commission d'enquĂȘte.

Mais quand je parle d'Omerta, euh je parle de l'ensemble d'une sociĂ©tĂ© qui euh face Ă  la remise en libertĂ© et au au Ă  l'Ă©loignement demandĂ© euh par la partie civile, ce qui est quand mĂȘme assez incroyable, euh et bien il y ait une action judiciaire qui fasse qu'il y ait cet Ă©loignement et que l'enquĂȘte ne puisse plus se poursuivre sereinement Ă  cause de cet Ă©loignement. En tout cas, c'est l'interprĂ©tation du juge Mirande aujourd'hui dont vous avez louĂ© les qualitĂ©s professionnelles et qui considĂšre que ces dĂ©cisions n'ont pas permis de poursuivre les investigations comme elles auraient dĂ» se faire. Donc c'est un autre dĂ©bat mais en tout cas quand je parle de l'omerta, je parle bien de l'omerta de de l'ensemble d'un systĂšme qui fait que c'est la plupart de ces plaintes n'ont pas Ă©tĂ© prises en considĂ©ration et on l'a vu dans la suite des Ă©vĂ©nements.

Je crois qu'on va poursuivre. C'est moi qui vais poursuivre parce que je n'ai pas répondu je n'ai pas répondu à la question que vous avez posée. D'accord.

On va vous laisser répondre à la question et ensuite on va passer au aux questions des collÚgues des députés. Oui, mais excusez-moi les propos qui sont tenus ici, je ne sais pas si vous imaginez à quel point ils sont insultants pour toute une communauté. Notre région et le Pays-Basque aussi, j'imagine.

C'est pas des sauvages, hein. On n'est pas sous l'emprise d'une mafia. Chez nous, ça n'existe pas.

Ça n'est pas vrai que les juges ne cesseraient d'agir parce qu'il y aurait dans la sociĂ©tĂ© des puissants qui organiseraient une omerta. Vous imaginez Miran de dire "Ah lĂ , j'ai peut-ĂȘtre dĂ©rangĂ© quelqu'un, je fais rien." Et le et le fameux gendarme on c'est lui qui est chargĂ© de l'enquĂȘte.

La commission rogatoire, c'est la sienne et on laisse 1 an sans qu'il y ait un acte d'instruction. Excusez-moi, vous vous dites "Vous ĂȘtes une sociĂ©tĂ© tribale et dans laquelle Non mais excusez-moi de peut-ĂȘtre vous ĂȘtes indiffĂ©rent Ă  ça, mais moi je dis qu'il n'est pas vrai que chez nous il y ait une omerta." C'est pas vrai.

Il y a il y a comme partout des gens qui ne voient pas les choses comme elles devraient ĂȘtre ou se trompe en les voyant. Mais il n'est pas vrai qu'il y ait un verrouillage. Ça c'est pas vrai.

Et je tiens à le dire au nom de mes concitoyens parce que aprÚs tout ça fait longtemps que je suis en confiance avec eux. Quant à la question de Betaram et de son financement. Monsieur le premier ministre, monsieur ministre, permettez-moi, je je redis euh ce que je pense.

On a peut-ĂȘtre des diffĂ©rences de points de vue, mais je ne jette pas l'eau probre sur une rĂ©gion. Je vais prendre l'exemple du village d'enfants de Riomont dont nous avons entendu les victimes, dont nous avons lu le livre, dont nous voyons les procĂ©dures judiciaire en cours. Et bien Ă  Riomont, c'Ă©tait au cƓur d'une ville oĂč il y avait des Ă©lus locaux, des magistrats, des justes pour enfants qui se sont mobilisĂ©s pour tenter de faire arrĂȘter ces violences.

Et l'ensemble d'un systĂšme qui a tue un certain nombre de violences et qui n'a pas fait confiance Ă  la parole des enfants a permis que des violences perdurent. Donc je pense que c'est l'objet mĂȘme de notre commission d'enquĂȘte. C'est ce sujet de l'omerta qui n'est pas la recherche d'un d'une responsabilitĂ© individuelle de chacun mais bien de la façon dont les instructions, les circulaires, les rapports d'inspection sont appliquĂ©s ou non, sont suivis ou non. dans le temps, les ministres se succĂšdent, les responsables dans les administrations Ă©galement et on voit que malheureusement il y a eu beaucoup de rapports, il y a eu beaucoup d'inspections, il y a beaucoup de plainte qui a eu de la libĂ©ration de la parole et que ces systĂšmes n'ont pas pu ĂȘtre cassĂ©s Ă  temp et c'est ça l'objet et la conviction que je vous partage.

Bien, je vous remercie. Si c'est une Non, pardon, attendez, monsieur, vous allez répondre, il y a pas de problÚme. Mais je je j'aimerais vous donner la parole si c'est possible.

VoilĂ . Donc je vous donne la parole et ensuite il faudra vraiment qu'on passe aux questions des collĂšgues. Volontiers.

Je vous remercie. Euh donc si c'est une réflexion générale, si c'est pas une réflexion sur une région, je veux bien l'entendre, mais il n'est pas vrai une mise en cause qui viserait parce que nous parce que nous sommes au pied des Pyrénées un systÚme de conivance, ce n'est pas vrai. Voilà, il y a des conivances et moi je n'y ai jamais participé.

Alors la question du financement de Betaram par le conseil général, il n'y a jamais eu de financement particulier pour BARAM. Il y a un rÚglement comme dans tous les départements, il y a un rÚglement avec des critÚres qui permettent de financer. Il y a eu un rÚglement, j'imagine que vous ne me l'opposerez pas.

Il y a eu un financement particulier parce que à Betaram, il y avait des préfabriqués paillerons. Je rappelle, ça a fait 20 morts quand ça quand ça a brûlé. Et Betaram a reconstruit en dur au lieu des préfabriqués paillerons.

Point. Et je crois pour quelque chose comme le conseil gĂ©nĂ©ral a dĂ» donner quelque chose comme 50000 € euh une participation Ă  la sĂ©curitĂ© des enfants conformĂ©ment Ă  la loi Falou que j'ai quelques raisons de connaĂźtre. Donc voilĂ  pour ce premier point.

Le reste c'est des sorties de ski. Tous les établissements y ont accÚs. C'est des sorties culturelles tous les établissements et il n'y a jamais de délibération.

C'est les services qui prĂ©parent cette ces rĂ©partitions de moyens. Jamais il y a de dĂ©libĂ©ration. J'ai beaucoup ri parce que parce que euh on m'avait interrogĂ© en disant "Mais la dĂ©libĂ©ration dit euh vu le rapport du prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral, on dit "Vous ĂȘtes intervenu c'est une blague.

Tous les rapports du conseil général commencent par la ligne vu le rapport du président du conseil général et il n'y a de ma part et de ni de celle de mes collaborateurs jamais eu d'intervention pour Betaram particuliÚre." Voilà. Bien, je vous remercie.

Nous allons donc passer aux questions des députés. Donc je je je donne une explication de méthodologie. Cinq questions.

Vous répondez à cinq questions à la fois puisqu'il y en a 25 en tout. Ensuite, on fera une pause et on reprendra pour une 3Ú partie. Euh je pense queon fera une pause vers 21h30 21h45.

Faut faire une pause. On verra de combien de temps, mais il faut peut-ĂȘtre pouvoir dĂźner un petit quelque chose et ensuite on reviendra. Non non, on va finir avant de dĂźner.

Si on finit avant, c'est mieux. Oui, c'est mieux. Alors, je Donc je vous rappelle aussi que ce sont des questions de une minute.

Merci pour le Rassemblement national Caroline Parmentier. Merci madame. Allez-y, ça va aller.

Merci madame la présidente. Monsieur le premier ministre, je ne vous interrogerai pas sur des faits qui sont entre les mains de la justice et dans le cadre d'une procédure judiciaire en cours. Néanmoins, en tant qu'ancien acteur majeur de la vie politique et éducative française, comment expliquez-vous que des faits de violence parfois systémique et puiss se produire et perdurer des années, des décennies dans cet établissement sans réaction des autorités éducatives, religieuses, politiques ou judiciaire ?

Selon vous, quelles graves failles institutionnelles ont permis ce silence insupportable et quelles mesures concrĂštes doivent ĂȘtre prises aujourd'hui pour garantir que plus jamais un tel systĂšme d'omerta ne puisse se reproduire dans nos Ă©coles, qu'ell soi publique ou privĂ©e ? Je veux adresser Ă  ce jour toutes mes pensĂ©es et ma solidaritĂ© aux victimes qui suivent de trĂšs prĂšs cette audition. Je vous remercie pour le groupe Ensemble pour la RĂ©publique, CĂ©line Calvez.

Merci madame la prĂ©sidente, monsieur le premier ministre, vous ĂȘtes aujourd'hui devant la commission des affaires culturelles et de l'Ă©ducation de l'AssemblĂ©e nationale qui s'est dotĂ© des pouvoirs d'enquĂȘte sur les modalitĂ©s de contrĂŽle par l'État et de la prĂ©vention des violences dans les Ă©tablissements scolaires. Je pense utile de rappeler une nouvelle fois Ă  toutes et Ă  tous l'objet et le cadre de nos Ă©changes aujourd'hui. Depuis le lancement de nos travaux, depuis mi-mars, votre audition constitue un temps mĂ©diatique et politique important, une attention importante.

Importante aussi l'utilité de ces travaux l'est. Et toutes celles et tous ceux qui ont osé parler, lever le voile, celles et ceux qui hésitent encore à le faire attendent de nous des résultats, des enseignements utiles à mieux lutter contre les violences physiques et sexuelles dans les établissements scolaires. Monsieur le Premier ministre, vous avez porté différentes fonctions. député des Pyréné Atlantiques, président du conseil général, ministre de l'éducation.

Et à ce titre et à des temps différents, vous avez pu apprécier le partage des compétences et des responsabilités dans les établissements scolaires, autorité hiérarchique ou fonctionnelle sur les personnes encadrant ou accompagnant les élÚves dans les établissements scolaires. On le sait, des partages de compétences différents selon le niveau primaire et secondaire. Selon vous, comment à votre avis assurer une pleine coordination sécurisée pour un continuum de protection autour des élÚves pour que plus jamais les violences et le silence n'existe ?

Pour le groupe LFINFP, Farida Amrani. Merci madame la présidente. Monsieur le premier ministre, le 17 mars 95, vous avez été alerté sur des violence en cours à Betaram par une professeur lors d'une cérémonie et par courrier.

Le 29 septembre 95, vous validez une subvention facultative de 73000 € en conseil gĂ©nĂ©ral pour ce mĂȘme Ă©tablissement. Le 28 mai 98, le directeur et pĂšre Caricat euh s'est mis euh en Ă©tait mis en examen pour viol et agression sexuelle sur mineur. Vous en avez Ă©tĂ© informĂ©.

Vous accordez la mĂȘme annĂ©e la une 2e subvention facultative de 70000 €, le maximum prĂ©vu par la loi. En 99 rebelotte, vous accordez une 3e subvention donc facultative de 80000 € correspondant lĂ  encore euh au maximum prĂ©vu. Tout cela en sachant pertinemment, monsieur le Premier ministre, qu'il y avait des violences d'ordre pĂ©docriminel dans cet Ă©tablissement et en toute connaissance de cause, vous avez octroyĂ© des financements non obligatoires Ă  l'Ă©tablissement privĂ© Betaram.

J'ai qu'une seule question, monsieur. Elle va ĂȘtre claire, monsieur le premier ministre. Pourquoi avoir attribuĂ© ces financements ?

Merci. Pour les socialistes et apparentés, Colette Capdeviel. Monsieur le Premier ministre, depuis 17h, vous portez des accusations graves sur la commission et sur l'un des rapporteurs.

Vous vous placez en victime. Vous accusez madame Guling de folle. Vous accusez de haut gradé de la gendarmerie de mensonge.

Vous tentez de renverser la situation. Vous accablez, vous menacez, vous donnez des ordres avec beaucoup d'arrogance. Vous reconnaissez-vous dans ce tableau ?

DeuxĂšme question. Vous admettez que votre directeur de pĂŽle ce tableau ce admettez que votre directeur de pĂŽle judiciaire ancien procureur de RĂ©publique Ă  Poau pendant des annĂ©es a tĂ©lĂ©phonĂ© Ă  deux reprises au juges Mirand alors mĂȘme qu'une procĂ©dure criminelle est actuellement en cours au parquet de peau avec plus de 200 victimes auxquelles je rends hommage pour leur courage qu'une commission d'enquĂȘte parlementaire est en cours. Monsieur le premier ministre, quelle mesure concrĂšte allez-vous prendre pour que ce type d'intervention au sein de votre cabinet ne se reproduise plus dĂ©sormais ?

Je vous remercie pour le groupe écologiste et social Arnaud Bonet. Madame la présidente, monsieur le Premier ministre, vous avez silencieux des violences et menti. Ce que nous apprenons depuis février nous montre clairement une chose.

Vous avez passé une part de votre carriÚre politique à ignorer des violences sur les enfants dans les différentes fonctions que vous avez occupé. Monsieur le Premier ministre, les enfants et leur quotidien vous importent peu. Ce n'est pas un continent caché.

C'est un continent que vous ne souhaitez pas voir. C'est un fait et on attend encore l'action de votre gouvernement sur ce sujet. Votre apport aux enfants est tel que vous nous avez rejustifié une claque éducative.

Mes questions sont donc votre gouvernement souhaite-t-il rendre la claque Ă©ducative de nouveau lĂ©gal ? Pensez-vous qu'un homme tel que vous, qui ne se soucie pas du bien-ĂȘtre rĂ©el et de la protection des enfants, qui a menti devant la reprĂ©sentation nationale, est apte Ă  diriger l'action de votre gouvernement ? Je vous remercie, monsieur le ministre, c'est Ă  vous.

Monsieur le premier ministre, pardon.