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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 22 juin 2016 10 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleSécurité

Interdiction de manifester : «une décision disproportionnée» et «un coup de force» - Mélenchon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15MélenchonFait
    « le procédé paraît tout à fait étrange s'abriter derrière une un préfet de police pour prendre une décision politique de cette ampleur »
  • 1:30MélenchonFait
    « nos anciennes constitutions euh disent assez clairement que face à une décision tyrannique il y a un devoir d'insurrection »
  • 1:45MélenchonChiffre
    « il n'y a pas de majorité parlementaire je me permets de vous le rappeler »
  • 2:00MélenchonFait
    « les syndicats et organisations politiques ne sont pas chargé de faire la police dans les rues c'est à la police de le faire »
  • 2:15MélenchonFait
    « les syndicalistes policiers eux-mêmes disent qu'ils ont été utilisés dans des conditions telles que les débordement était prévisible »
  • 2:45MélenchonChiffre
    « une majorité des syndicats une très large majorité des syndicats qui sont opposés à la loi »
  • 3:00MélenchonFait
    « il n'y a pas de majorité parlementaire c'est la raison pour laquelle il est obligé de faire un 493 »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

le procédé paraît tout à fait étrange s'abriter derrière une un préfet de police pour prendre une décision politique de cette ampleur c'est pas une marque de grande confiance en soi bon là nous voici entrés dans une espèce d'escalade de tension qui est délibérément provoqué par le chef du gouvernement et je crois qu'on peut le nommer lui personnellement manuel Vals et à l'aide de de de décision totalement disproportionné parce que cette manifest station ne comportait aucun risque particulier je veux dire hors norme hein au contraire on aurait pu dire que le pouvoir public instruit par ces précédentes mésaventures aurait organisé de manière plus professionnelle le dispositif de garantie de la tranquillité euh maintenant nous voici avec une décision qui n'a pas de précédent j'ai cherché pour voir quand est-ce que ça a été fait la dernière fois même pendant la guerre d'Algérie les manifestations syndicales n'ont pas été interdites ce sont les manifestations politique il l'était par conséquent c'est totalement disproportionné totalement disproportionné et ça donne du pays une image de confusion et de de désordre croissant alors une fois c'est une manifestation le lendemain ce sont euh des supporterires àiné qui se battent dans les rues et on a l'impression que personne ne contrôle rien je pense qu'il faut arrêter tout ça quant au thème même c'est-à-dire une manifestation syndicale contre la loi et comerie vous observerez que on est dans le coup de force total alors on a déjà eu le 493 euh maintenant l'interdiction de manifester bon qu'est-ce qu'ils ont promis et à quiis pour s'acharner de cette manière-là pour faire passer cette loi dont personne ne veut alors je crois qu'il faut qu'on mesure la gravité de cette situation l'offense qui est faite à à l'image de notre pays en plus tout le monde nous regarde en ce moment parce que c'est l'euro nous avons l'air d'être une espèce de de pays que où le le gouvernement est dans un rapport de violence complet avec son peuple enfin bon d'habitude c'est pas dans les grandes démocratie que ça se passe comme ça donc je crois que c'est la responsabilité du Président de la République maintenant de de calmer le jeu et de nous ramener à la tranquillité ordinaire d'une démocratie nous pouvons avoir des contradictions nous pouvons avoir des conflits nous pouvons avoir des polémiques et c'est grâce à ça que vit la démocratie mais des manifestations interdit des batailles de rue provoqué par des dispositifs qui les provoquent eux même non tout ça non non non non alors le président maintenant doit jouer son rôle et autoriser la manifestation et peut-être s'il avait un éclair de lucidité demander à Monsieur Vals de rentrer chez lui se calmer de manière à ce qu'on retrouve tous des conditions normales de débat politique dans ce pays mais si l'interdiction est maintenue est-ce que vous appelez quand même les gens à manifester à désobéir en fait alors euh la désobéissance parfois euh est de est de bonne à loi au demeurant euh nos anciennes constitutions euh disent assez clairement que face à une décision tyrannique il y a un devoir d'insurrection bon on n est pas là mais euh qu'allons-nous faire d'abord nous allons suivre les conseils euh et les décisions des syndicats et j'appelle ceux qui m'écoutent à la discipline d'action ce sont les syndicats qui conduisent notre action et nous devons nous ranger derrière eux et suivre leur décision le moment venu donc je pense que c'est eux qui vont prendre la décision qui convient pourquoi est-ce que je prends cette précaution parce que tout le monde sait une chose c'est beaucoup plus difficile de garantir la tranquillité publique devant une manifestation autorisé normal que devant des regroupements spontanés qui se fer pour braver l'interdiction donc j'imagine que une bonne chose serait que devant la manifestation syndicale si elle doit avoir lieu et si les syndicats nous y appellent March tous les élus sans de leurs écharpes qui comprennent la situation et qui viennent garantir par leur présence et l'enseignne de la République de quel côté est le bon droit du peuple français oui ce qui garantirait pas qu'il y ait pas de débordement parce qu'il y a eu quand même beaucoup de débordement lors des précédentes manifestations c'est l'origine même de l'interdiction décidée par le gouvernement alors il y a eu des débordements en effet mais ce n'est pas au manifestants de garantir l'ordre public ou alors il va falloir que nous constituions des milices pour ça je pense que l'attitude de Manuel Vals demandant aux organisations de garantir au-delà et autour du cortège est absurde nous n'avons jamais vu une chose pareille les syndicats et organisations politiques ne sont pas chargé de faire la police dans les rues c'est à la police de le faire la question que devrait donc se poser le gouvernement c'est de savoir s'il a utilisé à bon etcient les forces de police car les syndicalistes policiers eux-mêmes disent qu'ils ont été utilisés dans des conditions telles que les débordement était prévisible le hasard de de la vie fait que je me trouvais au carrefour du palaisroyal au moment euh où s'est mis en place l'avancée du cortège syndical et j'ai donc vu distinctement plusieurs centaines de personnes casqué cagoulé munis de bâton marcher plus de 2 ou 300 m devant le cortège de la manifestation et donc je suis témoin du fait que ces gens ont pu opérer quasiment tranquillement et mais que par contre la charge a été ordonné ce n'est pas une initiative du du cordon de de CRS c'est un ordre qui leur a été donné au moment où passaient les dequ il y avait moment plus opportun pour pour charger des manifestants pacifiques donc pour faire bref disons donc j'ai le sentiment qui est recoupé par de nombreux témoignages et par ceux de les policiers eux-mêmes que les débordements auquel nous avons assisté arranger le gouvernement qui avait besoin de de montrer que l'opposition à sa loi était une opposition incontrôlée violente et ainsi de suite cependant vous observerez que c'est un échec total pour lui parce que dans la population l'opposition à la loi al comomerie donc je voudis rappeler que c'est le point de départ de tout ça est toujours là alors voilà c'est au gouvernement de prendre ses dispositions c'est pas au syndicalistes les syndicalistes garantissent la tranquillité de leur cortège mais dans la rue c'est la police qui fait la police sinon où va-t-on je je j'espère que Manuel Vass réfléchit à ce qu'il est en train de dire si chacun doit garantir la tranquillité dans les rues autour de ces manifestations quoi il faut des milices pour ça mais personne de nous ne veut ça nous voulons une police nationale qui assure la tranquillité publique point vousz Franois Hollande finalement à révoqué manel Val à rétablir autoriser cette manifestation et révoquer la la loi com ben écoutez je crois que au point où nous voici rendu ce serait-ce qu'il y aurait de plus sages à faire personne ne veut de cette loi enfin personne dans ce pays ne se mobilise pour défendre cette loi dire à quelle bonne idée c'est ça qu' nous faut nous avons une majorité des syndicats une très large majorité des syndicats qui sont opposés à la loi nous avons il n'y a pas de majorité parlementaire je me permets de vous le rappeler dans un pays dans une démocratie une majorité parlementaire c'est la base du fonctionnement de la démocratie il n'y a pas de majorité parlementaire c'est la raison pour laquelle il est obligé de faire un 493 bon on aurait pu penser que en jouant le pourrissement le gouvernement arriverait à obtenir que le mouvement reflue pas du tout c'est pas ça qui se passe donc il est temps pour François Hollande parce que c'est lui le président de la République c'est lui qui a le et lui seul qui a le pouvoir d'être là jusqu'à mai prochain bon c'est à lui de prendre l'initiative pour détendre et permettre qu'on revienne à des conditions normales de de dialogue quand bien même ce serait un dialogue polémique quand bien même ce serait un dialogue très péchu hein si j'ose dire mais qu'on revient des conditions normales ça peut pas être cette escalade alors un coup de 493 un état d'urgence par-dessus le marché avec des gens qui sont assignés à résidence et puis une interdiction de manifester mais où on va comme ça c'est quel est le bout de cette histoire là qu'espèret-il il sait très bien que quand on va arriver à l'Assemblée il y aura un 493 encore une fois donc où où va cet attelage politique donc c'est à lui de prendre ses responsabilités après tout il est là pour ça quand même et bien c'est à lui de dire bah stop la manifestation est autorisée et si de surcroix il pouvait dire que la loi est retirée pour être mise en débat pour être retiré du calendrier parlementaire comme l'ont proposé avec beaucoup de sagesse et de sens des responsabilités les syndicats qui n'ont pas cherché à humilier le gouvernement puisque ils ont proposé qu'on le retire du calendrier parlementaire bon mais voilà qu'est-ce qui qui lui faut de plus qu'est-ce qu'il veut il veut quoi une bataille rangée il veut que les gens que nous soyons abandonnés aux excès de tous ceux qui veulent des excès non il faut donc autoriser la manifestation et faire descendre la température c'est la seule chose intelligente à faire après ce qui arrivera sera de sa responsabilité si les responsables syndicaux vont dans la rue vous serz avec que demain évidemment non bien sûr que je serai dans la rue avec les responsables syndicaux j'annule mon mon mon séjour à Bruxelles pour la session qui a lieu là pour être ici pour faire face à tout ce qui peut se produire et je le redis si les organisations syndicales euh appellent à manifester de mon côté j'appellerai les élus euh qui le veulent bien de tous les partis sein de leurs écharpes à venir manifester en tête de cortège pour placer le cortège syndical sous la protection symbolique de ceux qui représentent la population de ce pays et notre République voilà on ne peut pas faire mieux la volonté euh de tranquillité elle est de notre côté ce n'est pas nous qui sommes fébriles agités et violents c'est le gouvernement

Interdiction de manifester : «une décision disproportionnée» et «un coup de force» - Mélenchon — Jean-Luc Mélenchon · Pourquijevote