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Podcast / conversation28 minutes - ARTE· 2 mars 2026 46 minComplaisantMixteNumériqueEurope & internationalDéfenseInstitutions & élections

Delphine de Vigan / Iran : le jour d’après | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 20 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    L'actualité internationale, c'est la solidité du régime iranien en question 3 jours après l'élimination de l'ayatollah Ali Hameney. La fin du guide signifie-t-elle la fin du régime ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Comment cette quête de l'intime a-t-elle changé de forme tout au long de votre œuvre jusqu'à votre dernier roman ?

  • 7:00ComplaisanteRéponse partielle

    Delphine de Vigan, on a regardé il y a 16 milliards de téléphones portables en circulation. Votre roman obtient 50 traductions, ça fait un sacré vivier de lecteurs.

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Vous décrivez le téléphone comme une révolution anthropologique. Qu'est-ce qui reste de nous ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous seriez capable de porter un collier Friend, ce bijou avec IA qui promet de ne plus jamais vous sentir seul ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Quel jugement portez-vous sur l'opération israélo-américaine contre le guide suprême iranien ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Roman MonierChiffre
    « On a regardé il y a 16 milliards de téléphones portables et de smartphones en circulation sur la planète. »
  • 19:00Amiras WillemChiffre
    « Le chiffre du jour. C'est trois comme le Trium vira chargé d'assurer la transition en Iran après la mort d'Alieney. »
  • 24:00Frédéric AnelFait
    « La capacité de nuisance balistique de l'Iran, elle existe toujours. »
  • 30:00TaravarmaFait
    « Donald Trump s'intéresse assez peu à l'histoire et surtout ce qu'on voit là, c'est qu'il n'y a aucune préparation du jour d'après. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] Bonsoir, quelle joie de vous retrouver. Soyez les bienvenus dans 28 minutes. Bonsoir mes camarades.

L'actualité internationale, c'est la solidité du régime iranien en question 3 jours après l'élimination de Layatola Ali Hameney, guide suprême de la République islamique et véritable clé de voûte idéologique depuis 1989. La fin du guide signifie-t-elle la fin du régime ? Selon Donald Trump qui a lancé samedi l'opération d'élimination conjointement avec Israël, rien ne se fera décisif sans la participation de la population iranienne.

L'Amérique et Israël peuvent-ils vraiment provoquer la fin du régime théocratique iranien ? Ce sera l'objet de notre débat ce soir et on vous retrouvera en fin d'émission Marie Bonisso et Xavier Maudu pour vos chroniques. Oui, aujourd'hui Emmanuel Macron était à l'île longue en Bretagne.

Il a prononcé un discours sur la dissuasion nucléaire depuis la base opérationnelle des sous-marins nucléaires. Lanceur d'engin Elizabeth, ce soir nous allons fortifier l'île longue. Très bien.

Mais pacifiquement évidemment. Bien sûr. Et vous Marie ?

Moi, je vous parle d'un monstre des pistes cyclables, le Fat Bike. Un vélo électrique avec des très gros pneus, vous allez voir, qui hérissent beaucoup de citadins dans les capitales européennes. Très bien, à tout à l'heure.

Et pour commencer, place à la romancière Delphine de Vigan qui nous tend un miroir à nous, les homo numéricus aliéné du smartphone. Et ne dites pas "Pas-moi, car vous vous voyez perdre sans brancher votre portable qui contient les traces et les archives de toute votre existence." Non.

Et précisément, Delphine de Vigan explore avec Maestria les ravages du téléphone portable sur l'identité et la vérité dont je suis Roman Monier, son dernier roman, on la retrouve tout de suite. [musique] Delphine de Vigan, bonsoir, bienvenue dans 28 minutes. Je vous présente Anandiaï et Benjamin Sport.

Nouvelle parution, tirage 200000 exemplaires, je crois un truc de folie chez Galimar. Je suis Roman Monier. Alors Delphine de Vigan, on a regardé il y a 16 milliards de téléphones portables et de smartphones en circulation sur la planète.

Si vous avez si votre roman excellent obtient 50 traductions, ça fait un sacré vivier de lecteur pour vous dans le monde. Formidable, hein ? Formidable. [rires] Bon ben voilà, je suis pas sûr que ça marche comme ça, mais j'aime bien l'idée.

On peut toujours rêver. roman sur notre servitude volontaire vis-à-vis de ces engins minuscules qui sont sans arrêt contre notre cœur ou nos poches. On en reparle avec vous après votre profil idéal.

Voilà, le voilà. [musique] Delphine de Vigan. Dans chacun de vos livres, vous partez à l'exploration de l'intime. [musique] Comment cette quête a-t-elle changé de forme tout au long de votre œuvre jusqu'à votre dernier roman ?

Pour répondre à cette question, vous avez le profil idéal. Né en 1966 à Boulogne Bancour, vous prenez goût à la lecture grâce à la BD Gaston Lagaf, Lucy Luc, Astérix, mais aussi et surtout Philémon du dessinateur Fred dont vous appréciez la poésie et l'imaginaire. Tu vois, c'est comme si le monde normal c'était ça.

Bon, il y a le monde parallèle qui est un peu décalé mais finalement c'est toujours logique par rapport à au décalage là pour rendre crédible tout ça. Plus tard au collège, vous êtes touché par le roman une vie de mot passant. [musique] C'est la première fois que je me suis attaché au fait d'avoir accès à une intériorité.

Après un premier livre sous pseudonyme en 2001, vous publiez les jolis garçon en 2005, une femme et trois histoires d'amour. L'idée en fait que je voulais aussi euh euh poursuivre à travers ces trois ces trois textes, c'est c'est c'est l'idée de de l'illusion amoureuse que la rencontre de l'autre finalement c'est toujours une histoire qu'on se raconte. Dans votre 6e roman, Rien ne s'oppose à la nuit.

Vous évoquez votre mère qui s'est suicidée à l'âge de 61 ans. Vous partez alors à la recherche des traces qu'elle a semé derrière elle. [musique] Il m'a fallu pour ça réunir beaucoup de témoignages, retrouver des écrits, les siens, les miens, des des enfin des tas de documents.

Mes personnages portent des blessures anciennes, dites-vous. Dans l'une et l'autre spectacle créé avec la grande Sophie, vous reprenez d'ailleurs ce passage de votre roman Les heures souterraines. Elle rêve parfois d'un homme à qui elle demanderait "Est-ce que tu peux m'aimer avec sa vie fatiguée derrière elle ?

Sa force et sa fragilité. Aujourd'hui dans Je suis Roman Monier, votre personnage féminin confie son portable à un inconnu avant de disparaître. Cet homme Thomas aède à la tentation de pister numériques de Roman.

Page 96, vous précisez une activité qui provoque en lui de sinueuses résonances et de mystérieuses échos. Delphine de Villon, on vous a vu sur scène lire un extrait d'un de vos textes. Je crois que vous aimez énormément vous relire à voix haute.

Vous êtes comme Flaubert, vous avez un gueuloir. Vous écrivez quasiment à voix haute. Oui, oui, c'est vrai.

Je je je l'ai souvent dit. J'ai j'ai vraiment besoin de passer par l'oralité de la langue pour je crois que j'accorde une importance particulière au rythme de de la phrase et donc je me relie beaucoup à voix haute. Vous avez exploré beaucoup de thématiques sociétales et qui concernent l'intime aussi que ce soit l'anorexie que ce soit la relation que l'on a les sans domicile fixe, la parentalité et cetera et là c'est le rapport avec notre cerveau externalisé qui est ce téléphone portable et qui constitue une sorte de révolution anthropologique hein.

Vous le décrivez comme ça dans votre m ? Oui, tout à fait. Mais mon point de départ, c'est toujours finalement l'intime.

Ça reste l'intime et c'est qu'à un moment donné, je me suis fait cette remarque. Je me suis dit "Mais nos téléphones contiennent tellement d'intimité, contiennent toutes nos traces. Que vont devenir ces traces ?

Comment les conserver ?" On a le sentiment qu'on peut tout garder grâce au téléphone mais peut-être que dans cette abondance finalement on ne garde rien. Qu'est-ce qui reste de nous ?

Qu'est-ce qu'on fait du téléphone de quelqu'un qui qui disparaît ? Euh voilà, toutes ces questions parce que probablement elles elles me traversent euh ell elles ont conduit finalement à ce roman et et c'est devenu un livre aussi où il est question bien sûr de du téléphone, de notre dépendance et cetera. Mais c'est vraiment mon point d'entrée, ça a été la les traces.

Il y a un mot qui revient beaucoup, c'est l'intranquillité. Un superbe néologisme qui fait penser d'ailleurs au livre de l'intranquillité de Fernando Pessoa. Et il y a une phrase dans ce livre de l'intranquillité qui est la suivante : "Je n'ai jamais appris à exister.

J'obtiens tout ce que je veux pourvu que ce soit en moi-même. C'est dans le livre de Fernando Pessoa. On dirait que c'est ce que pourrait se dire Roman, votre héroïne.

Ah oui, c'est beau. Mais de toute façon, j'adore ce mot intranquille. Vous êtes intranquille ?

Oui, très et peut-être le jour d'ailleurs où j'ai rencontré ce mot, je me suis dit mais c'est moi. Oui, je je m'en pars. Et euh et oui, c'est aussi l'intranquillité, c'est en tout cas en ce qui concerne Roman et peut-être Thomas d'ailleurs, c'est c'est aussi ce va et vien l'extérieur et le et l'intérieur, entre le dedans et le dehors et comment le monde nous percute euh et comment euh en fonction de ce que nous sommes, avec nos failles, nos blessures, nous tentons plus ou moins avec succès de nous adapter à l'époque et au monde qui nous entoure.

Il parle de vous ce roman ? C'est-à-dire que vous-même vous avez un rapport peut-être compulsif ou qui vous a interrogé avec votre téléphone portable au quotidien. Je suis je ne suis pas parlé partie de là mais j'ai mais je fais ce constat.

Com 17000 photos. Non, mais c'est vrai que c'était pas mon point d'entrée, mais ce chemin faisant et évidemment travaillant sur ce sur cette matière qui est le téléphone, notre relation au téléphone, je me suis rendu compte à quel point moi-même j'en étais devenue dépendante et à quel point d'ailleurs peut-être ces quatre ou cinq dernières années mon rapport au téléphone a changé après le Covid. Après le Covid, il y a quelque chose qui s'est accéléré, qui s'est intensif.

Oui. Oui. Parce que c'est vrai qu'à ce moment-là, ça a été notre rapport au monde qui qui était évidemment médiatisé par cet objet et à l'autre bien sûr et à la solitude et cette cette manière dont nous sommes sans cesse convoqués quelque part par notre téléphone, solliciter cette manière d'être là et d'être en même temps ailleurs, de de se sentir obligé par exemple de répondre à des SMS qui finalement ne sont pas si urgents.

Tout ça c'est c'est des petites choses dont j'ai pris conscience en écrivant évidemment maintenant que je parle de mon téléphone depuis quelques temps, j'en parle beaucoup. Allons bon. Quel film de Vigon, on parlait de solitude.

On va évoquer avec vous et avec Anna. Alors, c'est un engin, c'est un collier complètement dingue. Ça s'appelle front.com.

C'est ça. Et c'est un collier qui devient votre meilleur ami avec une dedans. C'est ça.

Voilà. Voilà. Je vous présente Friend, donc un bijou, un collier avec une intelligence artificielle intégrée qui vous promet de ne plus jamais vous sentir seul.

Pour une centaine d'euros, Friend vous écoute, vous répond et vous soutient. et ça soit même en terrasse l'hiver avec vous si l'on en croit les affiches qui ont été placardées dans les métros de Paris et de New York. Alors, comment est-ce qu'un collier peut devenir votre ami ?

Et bien, grâce à un micro qui est installé dans le pendentif qui va écouter absolument tout ce que vous dites et scanner votre environnement sonore 24h/ 24, 7 jours sur 7. Toutes ces données vont ensuite lui permettre de vous proposer des activités mais aussi de vous faire la conversation par SMS s'il estime que vous êtes trop seul. et puis sur le gâteau.

Friend ne vous jugera jamais, c'est la promesse. Sous-entendu, il est bien mieux qu'un ami réel. Est-ce que vous Delphine de Vigan, vous seriez capable de porter un collier de la sorte ?

Non, pas du tout. Je vous avoue que ça me fait très très peur et peut-être d'ailleurs en ce qui concerne l'intelligence artificielle, c'est vraiment une des dimensions qui m'effrait le plus, c'est cette manière de de de jouer l'affecte, de de d'entrer en contact avec nous par très Oui. et puis par le par le le tuto par les ces formules extrêmement sympathiques que la que Lia toujours nous propose.

Enjoler et endormir. Voilà. Exactement.

Et je je ne te juge pas, tu peux tout me dire et cetera. Mais là ce que vous montrez c'est vraiment le film Her de de Oui. Oui.

C'est incroyable. C'est ça. On va voir des gens qui sont C'est la solitude absolue pour moi ça.

C'est Delphine de Vigan à un moment donné dans le dossier auquel réussit à avoir accès Thomas, un des deux personnages principaux, il lit le 2 mars, donc un dossier qui avait été constitué par Roman, entendu cette phrase d'Alain DA, continuez à vous à vous géolocaliser, moi je dégerpis. Il y a quelque chose de très fort dans ce jeu d'égerpie. Alain Damasio, c'est un écrivain de science-fiction français considérable qui qui ressuscite d'ailleurs cette notion de faire sécession de philosophe Annie Lebrin.

Ça vous tente ça par rapport à cette espèce d'emprise technologique dans laquelle on est ? De temps en temps, vous vous dites "Je voudrais des guerpillir." Oui, ça me tente mais est-ce qu'on n pas tous cette tentation aujourd'hui ?

Moi, j'ai j'ai l'impression qu'à un moment donné, on est tous quand même un peu dans cette fatigue émotionnelle, informationnelle. on est tellement percuté de de d'images qui sont pour certaines sont complètement insoutenables qui s'enchaînent les unes les autres et cetera. Oui, il y a il y a enfin c'est je crois que c'est une vraie question et probablement ça va l'aide de plus en plus d'ailleurs avec l'intelligence artificielle.

En être ou pas, rester connecté ou se déconnecter, faire ses sessions. Faire ses sessions, voilà. Se mettre à l'abri, se protéger.

Et au fond, vous parliez des des fragments que que Roman écrit et à un moment donné auquel Thomas accède, c'est vraiment ça qu'elle raconte. C'est cette ce moment où où être percuté par le monde, ça n'est plus possible. Delphine de Vigan, vous êtes une enfant, vous avez fêté vos 60 ans hier, dimanche 1er mars et vous avez entamé un cycle universitaire d'études psychiatriques et qui sera particulièrement consacré à la psychiatrie offerte aux adolescents qui vivent des troubles, que ce soit des troubles d'alimentation ou autres.

Vous avez vous-même été anorexique. C'est une manière à postériori de réparer d'une part l'anorexie dont vous avez souffert quand vous étiez ados et puis d'aider les autres. notamment les ados.

Non non parce que j'ai pas du tout de prétention de de soigner qui que ce soit ni d'exercer un quelconque métier en rapport avec la psychiatrie. C'est plus une passion, un intérêt intellectuel. Oui.

Et puis vraiment ça, voilà, je l'ai abordé ce sujet à la fois à titre biographique, autobiographique. J'ai raconté cette guérison de la de la de l'anorexie et et j'ai abordé d'ailleurs d'autres troubles qui peuvent survenir à l'adolescence ou quand on entre dans l'âge adulte par la fiction, ça m'intéresse beaucoup. Et là, j'avais envie de simplement de retourner à l'école, d'apprendre voilà de à l'université à l'université.

Combien d'années le cycle ? Non non, c'est une année, c'est un diplôme universitaire. C'est c'est justement un rythme qui est compatible.

Voilà, c'est passionnant et c'est aussi ce qui est passionnant, c'est en quoi les troubles psychiques et notamment d'ailleurs ceux de l'adolescence ou de l'entrée dans l'âge adulte nous raconte aussi le monde dans lequel on vit parce que ces troubles ne sont plus les mêmes aujourd'hui. À quel point ils sont impactés justement par les nouvelles technologies. C'est c'est tout à fait passionnant.

Merci [raclement de gorge] Delphine de Vigan d'être venu dans 28 minutes. Je suis Roman Monier, sensationnel roman. Donc vous avez oui 8 milliards de lecteurs potentiels avec toutes les traductions qui vont suivre et qui sont déjà en cours.

Chez Galimar, merci encore. On va passer à notre débat sur les débats géopolitiques sur les suites de l'offensive israélo-américaine contre le guide suprême de la République islamique iranienne et son entourage la mort d'Aliene signe-t-elle la fin du régime ? pétrole, missile, men nucléaire, milice, police politique, prête à tout.

De quoi dispose la molarchie pour se maintenir ? Le conflit est-il par ailleurs en train de s'étendre à tout le Moyen-Orient ? Débat après la mise au point d'Amiras Willem. [musique] L'Iran semble jouer le tout pour le tout.

Israël bien sûr, mais aussi les Émirats, le Qatar, Bahrain, l'Arabie Saoudite, l'Irak et même le Sultan Adoman. Depuis samedi, les frappes en représaille à l'offensive israélo-américaine surprennent par leur ampleur. Les forces armées de la République islamique d'Iran agissent avec force pour détruire les bases ennemies.

Nous continuerons à agir et à contrecarrer nos ennemis comme toujours. Une réplique tous qui donne l'impression que Teran n'a plus grand-chose à perdre. Le chef d'étatmajor, le ministre de la défense, le chef des gardiens de la révolution et jusqu'à Ali Hameney, le guide suprême.

En de jours, c'est toute la hiérarchie du pouvoir iranien qui a été décapitée. Une opération [musique] israélo-américaine qui crée la désolation chez certains iraniens. Regarder de l'extérieur les attaques des États-Unis moné par Trump et Netaniaou accusé de crimes de guerre partout dans le monde.

C'est ça me rend vraiment triste. Pour d'autres, [musique] c'est une chance historique. L'espoir pour le futur de l'Iran, c'est un changement de régime.

Et alors, nous serons libres. Après 47 ans, on va être libre enfin. Le régime affaibli, Donald [musique] Trump table justement sur une reprise des manifestations d'opposants.

Jusqu'ici réprimé dans le sang, il espère que le mouvement mettra fin au règne des Molla. Alors, les molas peuvent-ils [musique] tenir encore longtemps ? Donald Trump et Benjamin Netaniau réussiront-ils à changer le régime en Iran ? [acclamation] Nos trois invités.

Chéri Nardacani, bonsoir. Vous êtes avocate franco-iranne, présidente de l'association Iran en Justice qui documente les crimes de l'État iranien. Vous êtes l'avocate de plusieurs dissidents politiques dont le prix Nobel de la paix narges Mohammadi.

Et selon vous, les Iraniens sont évidemment contents que l'un des plus grands criminels contre l'humanité soit mort. En l'occurrence, il s'agit d'Ali Hameney. Mais des Hameney ajoutez-vous, il y en a partout dans le pays, dans chaque mosquée.

À côté de vous, Taravarma. Bonsoir. Directrice de la projet prospective pardon stratégique au German Marshall Found.

Vous êtes spécialiste de la politique étrangère américaine et selon vous, Donald Trump a pris un gros risque électoral avec cette opération conjointe avec Israël de samedi dernier et qui continue parce qu'une partie importante de la base MAGA est constituée de vétérans d'Irak et d'Afghanistan qui ne veulent plus entendre parler d'aventure ou d'aventurisme militaire. Et à côté de vous enfin Frédéric Encell docteur en géopolitique enseignant à Science Po Paris. Dernier essai, la guerre mondiale n'aura pas lieu.

Les raisons géopolitiques d'espéré. Et selon vous, Frédéric Anelle, les manifestants sont désarmés. Pour que le régime chute, il faudrait qu'au moins une partie de l'armée régulière iranienne bascule du côté des militants et des manifestants pacifistes.

Une question, chériakan, puisque vous avez de la famille en Iran, votre père et d'autres membres de votre famille et beaucoup de proches. Est-ce que vous avez des nouvelles d'eux depuis samedi ? Alors, tout dépend d'où il se trouve sur le territoire.

Donc en l'occurrence ma famille qui est dans le sud dans le Roseston, il y a une très mauvaise connectivité internet. Donc je n'en ai pas. Donc ça fait 48 he que je ne sais pas si mes proches sont en vie ou s'ils sont morts mais ça commence à devenir malheureusement une habitude.

Et enfin ceux qui sont rents, je les ai et eux me disent que c'est épouvantable et que c'est plus terrible encore que la guerre des 12 jours à l'époque. Merci chérie. Arnacani.

Le chiffre du jour. C'est trois comme le Trium vira chargé d'assurer la transition en Iran après la mort d'Alieney. On le voit sur cette photo au centre le président iranien puis le chef du pouvoir judiciaire à gauche et le digitaire religieux Aliza Arafi, juriste et membre du Conseil des gardiens de la Révolution dont le nom circule d'ailleurs pour remplacer le guide suprême qui a été tué.

Tous les dirigeants peuvent-ils être remplacés comme cela du jour au lendemain ? Frédéric Anel, c'est une hydre sans fin. Oui, ils peuvent être remplacés.

Mais remplacés par qui ? Par des gens qui disposent d'une aura aussi importante qui ont qui disposent d'un ou qui entretiennent un esprit aussi stratégique que le que que le défunt. Quelqu'un qui est capable de fédérer aussi bien que lui.

Non, c'est pas évident. Et je vous donneris un seul exemple mais qui est très proche de ce dont nous parlons aujourd'hui. Il y a un an et demi, les Israéliens éliminent Hassan Nasral là.

Donc le le chef du Hizbollah, donc le grand le principal proxyx de et depuis au Libanation a lieu au Liban. Puis le Risbolla est quasiment par terre et il ne l'est pas seulement pour des raisons militaires, techniques, tactique. Il l' aussi parce que ce chef était très important notamment sur le plan stratégique.

C'est la raison pour laquelle l'élimination de Hameney hier malgré tout d'une façon ou d'une autre marque un affaiblissement du régime. Ouais. Chirin Arkakani quand même on se demande s'ils ont encore les moyens de se rassembler, de se réorganiser ce pouvoir tout de même.

Ils ont été frappés au cœur là non ? Est-ce que il y a encore la capacité de ce régime de s'organiser, d'exister ? Écoutez, moi je suis pas géopolitologue.

Par contre, ce que je sais, c'est que la République islamique d'Iran, c'est un système, c'est un régime totalisant qui est militarisé et donc en fait c'est une bureaucratie totalitaire. Et donc le fait que vous décapitiez en fait la tête ne veut absolument pas dire que en fait cette administration là, elle est elle est elle est pas là. Et d'ailleurs, je vois bien que là l'embrasement parce qu'à l'heure où on se parle, il y a un embrasement régional et on est en train de quand je dis on c'est le régime iranien, il est en train d'envoyer des missiles à peu près à l'aveugle partout sur ses voisins.

Donc il y a bien quelqu'un qui est sur la chaîne de commandement. La question c'est qui ? Mais au fond peu importe, tant qu'il y a encore un seul gardien de la révolution pour lancer des missiles, c'est d'ailleurs ce qu'a dit je crois un de leur chefs tout à l'heure, nous nous battrons jusqu'au bout.

Ce sont des martyres. Il faut comprendre que ce sont des gens qui sont idéologisés. Et donc, ce sont des gens qui euh euh estiment qu'ils sont là pour défendre euh la révolution islamique dans le monde.

Donc vous n'arriverez pas en fait à les faire capitulier, sauf etth bien à ce que euh et bien je ne sais pas euh mais en tout cas tant qu'il en restera un et bien les missiles continueront de pouvoir dans la région. Travarma cette obstination féroce, elle avait été anticipée par Donald Trump et le petit cercle autour de lui. L'obstination féroce de du régime iranien à résister à survivre.

Pas tellement à vrai dire. Je pense qu'il s'est lancé dans cette aventure en espérant qu'il arriverait à réitérer ce qu'il a réussi entre guillemets au avec l'opération au Venezuela en janvier, c'est-à-dire une destitution très rapide dans l'espace de même pas 24 heures du principal dirigeant du Venezuela Nicolas Maduro qui l'avait identifié comme une cible dont il voulait se débarrasser de la même manière il voulait se débarrasser aussi d'Ali Hamenaï depuis longtemps. Ça, ce sont des lignes de fond vraiment des trames de fonds que sur lesquelles Trump a des obsessions depuis son premier mandat.

Venezuela, Iran, c'est c'est pas juste une décision qu'il a prise du jour au lendemain. En revanche, Trump, il a il mène une politique étrangère euh personnalisée, ératique et très opportuniste. Et il s'est associé aux frappes israéliennes en juin 2025. quand il a vu qu'il pouvrait s'emparer de la victoire et en fait en prendre totalement le le les bénéfices, il a fait la même chose.

Là, c'est quand même beaucoup de renseignements et d'activités militaires israéliennes dont il se préroge ensuite. Donc c'est assez c'est voilà, il il a pas embarqué des masses de soldats américains, il a bien peur d'ailleurs que des soldats américains meurent sur place. Donc c'est voilà, il a bien il a bien conscience qu'il saisit des opportunités.

Mais Frédéric, on se rend compte quand même que l'Iran a des capacités militaires et balistiques encore importantes. On pensait qu'il avait été affecté par les dernières opérations notamment du mois de juin et en fait il a encore des missiles et beaucoup de drones. Oui.

Non, il avait été affecté ce ce système simplement euh entre-temps, plusieurs mois se sont écoulés et les chaînes de montage de missiles balistiques iranien ont continué à fonctionner. Ça ne signifie pas qu'ils en ont autant ni d'aussi bon que avant juin [raclement de gorge] 2025. Mais ça signifie que la capacité de nuisance balistique de l'Iran, elle existe toujours.

Sauf que c'est la seule carte militaire dont dispose le régime, hein. Alors, il y en aurait une autre, mais qui n'est pas militaire, c'est le terrorisme, c'est pas nouveau, mais ça c'est l'arme du pauvre et du faible. Donc ça ça ça ne sert pas à grand-chose.

Mais il leur reste effectivement de quoi tenir. Peut-être quelques semaines après, ils n'auront plus de missile à propulser. Cherinardani, le régime, ceux qui survivent et ils sont nombreux.

Il y a eu une déclaration faite par eux aujourd'hui comme quoi euh l'attaque conjointe américaine et israélienne est une déclaration de guerre à tous les musulmans. Mais écoutez moi en fait, pardon, ça m'intéresse pas tellement de commenter les déclarations de ce régime. Par contre, ce qui m'intéresse, c'est la voix des civils parce qu'en réalité, le problème, c'est qu'à chaque fois qu'il y a une guerre, ça emporte tout.

Et là, vous voyez le problème c'est que euh bah en fait sur tous les plateaux, on va être amené à commenter les décisions géopolitiques des uns et des autres et des belligérants. Or, nul ne se préoccupe des civils. Or là, moi mon sujet c'est les prisonniers politiques qui en fait sont livrés à eux-mêmes dans les prisons politiques de partout dans le pays et je le sais d'autant plus que le prix Nobel de la paix Nargues Mohammadi est dans la prison de Zanj proche de frappes et à un moment on s'est même demandé si les prisonniers politiques étaient pas tous morts.

Donc c'est vraiment la double peine. Deuxièmement, c'est les 555 morts sous les décombres et on ne sait pas combien il y a de passes d'ar mais il y a quand même dedans des gens qui n'ont rien à voir avec qui sont les pass d'aran ? C'est les gardiens de la révolution.

Donc il y a quand même des civils qui meurent. Il y a des civils qui meurent au Liban, il y a des civils qui meurent en Israël, il y a des civils qui meurent partout. Donc moi ce que j'aimerais quand même c'est qu'on rappelle que les premières victimes des guerres, c'est quand même les civils et que ces messieurs qui sont là à commenter, c'est-à-dire ceux qui la font.

Donc Ramené n'est plus là mais euh ses acolytes euh Trump et Netaniaou en réalité euh c'est pas tellement je crois le sujet des humaines. Mais ce que vous avez en ligne justement et que ce qui vous avez pu parler d' temps, quel jugement porte-t-il sur cette attaque soudaine ? il l' parler des civils.

Mais vous savez les Iraniens, c'est pas une population homogène. Il y a évidemment des gens qui étaient au départ pour l'intervention, mais on peut bien comprendre que 48 heures plus tard quand vous êtes en fait en proie avec les murs de votre chez vous qui sont en train de trembler, que vous avez vu qu'il y a des hôpitaux qui ont été ciblés, alors on peut venir me dire "Bah oui, mais ce sont les médias d'État qui ont dit ça, d'accord, mais qui aujourd'hui est en capacité de dire justement ce qui se passe puisque nous n'avons pas accès aux informations et on a là des récits qui se recoupent dans plusieurs conflits en Ukraine, aussi en Palestine. Et donc, on se dit mais finalement qu'est-ce qui va se passer ?

Qui va venir documenter les morts ? qui va venir dire combien de civils ont péri ? Et donc on peut comprendre que les Ianiens, certains étaient pour les frappes, aujourd'hui je ne sais pas parce que je ne peux pas parler avec eux mais certains sont résolument contre.

Et ceux qui sont contre aujourd'hui et ben en fait personne n'est leur voix et on entend encore une fois bah je non parce que moi je suis pas le porte-parole du peuple iranien. Moi je suis juste une petite avocate qui dit respect du droit des gens de vivre. Non, mais votre analyse quand même juste Frédéric Anel sur ce qui a été dit par le régime sur c'est une attaque immense et immusité contre télé musulman.

Est-ce que ça peut fédérer une forme de solidarité ? Je n'y crois pas. Bah, c'est ce qu'essaie de faire l'Iran depuis 1979.

Faut rappeler que sur l'ensemble des musulmans dans le monde, un petit peu plus d'un milliard 800 millions de personnes, il y a environ 10 % de chiit seulement et la majorité se trouve en Iran. Vous avez aussi en vous en avez en Irak et puis un petit peu ensuite au Liban, un tout petit peu en Syrie, en Afghanistan et au Pakistan. Je crois que j'ai fait vraiment le tour.

Et donc là, l'une des les stratégies fondamentales qui d'ailleurs n'étaient pas stupides au départ de la République islamique d'Iran, c'était de tenter de fédérer l'intégralité du monde musulman, donc de d'instrumentaliser systématiquement la question palestinienne évidemment, mais de créer effectivement aussi des les fameux proxy qu'on a évoqué tout à l'heure à commencer par le par le Rbola. Or, on voit bien que les États-rabes du golf ne s'en laissent pas compter parce que certes, ils sont musulmans, mais un dans l'immense majorité, ils sont sunnites une part. D'autre pas, ce ne sont pas des des Perses des Iraniens, ce sont des Arabes.

Et là, vous avez un double clivage qui aujourd'hui ne fonctionne pas en faveur de Téréan. Alors, on se demande sur quoi peuvent déboucher ce type d'élimination, d'opération d'élimination ciblée. On va revenir en arrière.

En 2003, les États-Unis envahissent l'Irak après l'ultimatum lancé à Saddam Hussein de quitter son pays 3 ans plus tard, 2006. Il est arrêté par les troupes américaines. Les iraakiens alors le jugent et organise son exécution.

Attention, les images sont difficiles. Tout s'est passé en moins de 25 minutes. 6h ce matin, dans une caserne Cadmilia au nord de Bagdad.

Saddam Hussein les pieds entravés et les mains liées derrière le dos est conduit dans la salle d'exécution. Vêtu d'un manteau noir, l'ancien raï semble calme et soumis. Il ne tremble pas, refuse la cagoule que lui tendent les gardiens.

Rapidement, il dit la profession de foi des musulmans. Puis des policiers vêtus en civil et portant des masques, le placent sur une trappe et lui passe la corde autour du cou. Quelques minutes plus tard, le corps sans vie de Saddam Hussein est filmé enveloppé d'un lince seul blanc.

Taravarma, on l'a vu hein des l'élimination de de numéro 1 de de dans des pays comme Saddam Hussein ou Kaddafi ou même Maduro, vous en avez parlé. Ça ne suffit pas installer une démocratie à l'occidentale. En quoi l'Iran présenterait pour Donald Trump une situation plus favorable à l'installation d'une d'un régime démocratique ?

Est-ce que il pense que la population va le suivre comme ça dans cette initiative là ? Est-ce qu'il il a l'histoire ne l'enseigne pas ? Alors, Donald Trump s'intéresse assez peu à l'histoire et surtout ce qu'on voit là, c'est qu'il n'y a aucune préparation du jour d'après.

Euh, on l'a aussi Vraiment, vous pensez qu'il y va un peu à l'aveugle en quelque sorte ? Tout à fait. Il espérait en fait, il y va euh c'est la méthode couée avec Trump en permanence.

Il pense que en bénéficiant quand même de l'hégémonie économique et militaire américaine, il peut contraindre à la fois les alliés et les adversaires à faire ce qu'il souhaite lui. On le sait, l'histoire l'a montré, on parle de l'Irak et d'autres. des bombardements aériens, ça ne suffit pas à faire à produire un changement de régime.

Il sous-estime aussi, à mon avis le fait que la population iranienne pourrait se retourner contre les Américains. Peut-être que certains appelaient de leur vœux cette intervention par nationalisme par nationalisme. Et ça arrive souvent que le l'agresseur en fait soit rejeté évidemment par les personnes qui sont dans le pays eux-même.

Et là je pense la deuxième chose qu'il sous-estime totalement c'est des représailles asymétriques et décalées dans le temps qui pourrait venir. On le voit, le Esbola est déjà en train de réagir là en ce moment même. L'Iran ne va pas, le régime iranien plus exactement ne va pas se laisser faire par du terrorisme aussi.

Vous du terrorisme et des actions à travers des proxis. Je pense que quand même encore une fois la promesse de Donald Trump, c'est que des soldats américains ne vont pas mourir sur place. Il y a déjà des soldats américains morts et il dit que il va faire effectivement des opérations éclaires pour lesquelles ils n'auront pas besoin d'amener des troupes au sol.

Je pense que là aussi c'est totalement illusoire. On a parlé de l'Irak. Si je pense à la Libye ou à l'Afghanistan, il y a un risque de mission creep, donc de l'enlisement militaire qui est très fort et dont on ne sait absolument pas comment l'administration américaine aujourd'hui compte l'éviter.

Vous vous allez réagir mais on va évoquer avant juste avec Ana le fait que l'Iran mise misait sur le soutien militaire et idéologique de ces alliés régionaux. On fait le point et vous réagissez après. Oui.

Nous avons retrouvé une illustration de propagande datée de 2020 qui avait été publiée sur le site officiel du guide suprême iranien. Cette affiche la voilà. Elle symbolise l'union des dirigeants et de ce que Teran appelle l'axe de la résistance contre Israël et les États-Unis.

On y voit plusieurs plusieurs personnalités politiques et religieuses, des iraniens bien sûr, mais aussi des figures qui représentent les proxis de l'Iran, le esbola, les outils du Yémen, le Hamas et le djihad islamique. Tous sont en train de prier à Jérusalem devant le dô rocher comme si Israël avait déjà disparu. Et d'ailleurs, on peut lire cette inscription en perçant : "Si Dieu le veut, vous les jeunes, vous prierez à Jérusalem". 6 ans plus tard, c'est intéressant de relire cette image en détail.

Tout en bas à gauche, on voit Nicolas Maduro, l'ex-président du Venezuela, actuellement en prison aux États-Unis. Au centre, Hassan Nasrala, chef du Esbola. Mort à la suite de l'attaque israélienne des bipers.

On en parlait tout à l'heure à Beou en 2024. À sa gauche, Ismaël Annie est leader du Hamas tué lui aussi dans une frappe israélienne à Térant la même année. Au 3e rang, Bachar Al-Assad, exilé à Moscou depuis la chute du régime syrien, toujours en 2024.

Et enfin, dans les nuages se dessine le visage de Kassim Suleimani, général iranien de la brigade Alcodz, mort en 2020 au cours d'une frappe américaine à Bagdad. C'était alors sous le premier mandat de Donald Trump. Frédéric Canel, aujourd'hui, que reste-t-il de cet axe de la résistance ?

Et sur qui éan peut-il encore compter ? Il n'en reste pratiquement rien et l'Iran ne peut certainement pas compter sur Moscou et Pékin. Je ne sais pas si on allait y venir mais de toute façon moi je vous le dis d'ors et déjà parce que beaucoup d'observateurs beaucoup trop paresseux nous parlent depuis de très longues années d'un axe Moscou Pékinéran.

J'ai souvent entendu parler d'un axe Moscou Pékin Teran Caracas. Tiens donc en réalité et bien sûr et bien en réalité vous avez évidemment des accords économiques, commerciaux diplomatiques et c'est vrai que l'Iran vend des drones à la Russie mais en réalité il n'y a pas du pétrole mais il bien sûr mais oui mais tout cela ne correspond pas à quelque chose de décisif au moment m deux flottes entières américaines viennent pour détruire votre régime et juste un point effectivement pour réagir je suis tout à fait d'accord avec ce qui a été dit mais j'ajoute un point important me semble-t-il Donald Trump n'est pas un néoconservateur ce n'est pas quelqu'un qui cherche cherche à à à changer les régimes. Il justement, est-ce qu'il peut pas se contenter justement d'un changement de régime avec juste des réformateurs au pouvoir comme il le fait au Vénuel ?

Est-ce que c'est pas son objectif ? Son objectif c'est le nucléaire, c'estêcher le nucléaire le nucléaire et c'est la capacité balistique du régime. À partir de là, il est tout à fait prêt à négocier même avec d'infames mola qui qui succéderont à celui qui vient de partir dans un monde meilleur hier.

Et de ce point de vue-là, le cynisme, et je suis d'accord aussi avec ce qui a été dit tout à l'heure, le cynisme de Trump, il est total. La population iranienne ne l'intéresse pas. Ce n'est pas sa variable principale de prise de décision.

Vous yz réagir ? Oui, un petit mot. Euh, non, mais je vais peut-être pas aller dans le sens du courant, mais euh c'était des criminels contre l'humanité là que nous avons vu là et ils ont tué des milliers et des milliers de civils, mais ils ont tous été exécutés extrajudiciairement.

C'estd qu'en fait poser la question du droit international. Je pose la question de en fait on a vu Saddam Hussein qui a été pendu par la justice de son pays. Alors moi je suis évidemment défavorable à la peine de mort mais il a été jugé pour les crimes qu'il a commis et il a tué en fait sa propre population mais il a été jugé par elle.

Aucun quasiment ou presque de ces criminels contre l'humanité et criminel de guerre n'a été un jour que c'est une préoccupation des Ianiens pardon aujourd'hui on regarde des cris de des iraniens. Mais par contre je crois que collectivement la communauté internationale aujourd'hui elle paye aussi le fait que pendant une dizaine d'années on a respecté aucune règle et il n'y a eu aucune sanction quand les règles n'ont pas été respectées et c'est aussi ça qui fait qu'aujourd'hui c'est le parti des brutes qui règne et que il n'y a plus de règles et qu'on peut frapper n'importe où sans qu'il n'y ait de sanction. Donc moi, je me désole aussi bien que les criminels de guerre et contre l'humanité que son Ramenéi et ses sbir et bien et puis sévir mais je me désole aussi qu'on ait laissé entériner pendant des années et des années une situation chaotique qui nous amène aujourd'hui euh au désastre que toutes les populations civiles du Moyen-Orient connaissent.

Alors, puisque vous parz international, voilà, l'ONU est inaudible, il faut bien le dire, même si son patron Antonio Goutér, secrétaire général de l'ONU, et bien s vertus à rappeler les règles qui semblent aujourd'hui d'un are temps. article international relations or use force international peut aussi lui opposer que le international aujourd'hui ne protège plus les tyrans que c'est une bonne nouvelle nouvelle pour les les populations ? Non.

Est-ce que pendant trop longtemps il a été protecteur ? Est-ce que ce que je peux dire les Ianiens notamment ? Alors moi je prendrai le sujet dans l'autre sens parce que comme on est sur la légalité de la guerre, je pense que ce qui compte et je peux parler de la perspective américaine, euh l'opération qui est conduite par les États-Unis aujourd'hui, donc elle viole le droit international, elle viole la charte des Nations- Unies et elle viole euh surtout la Constitution américaine dans la Constitution, décidé sans approbation du opération spéciale quand même.

Mais en fait, c'est une opération spéciale. C'est quand même des termes qui sont utilisés par le Crèelin pour son invasion de l'Ukraine. On est quand même sur une dimension les États-Unis qui sont censés faire respecter cet ordre international hérité de la seconde guerre mondiale qu'ils utilisent des termes identiques à ceux du crèmelin.

Je trouve que c'est assez terrorisant et par ailleurs à l'intérieur même des États-Unis les gens contestent en fait cette décision trumpienne et donc là on voit qu'on avance effectivement vers non seulement un non respect mais une violation très claire du droit international et du droit national. Frériel Oui. Alors euh on est dans l'injonction contradictoire mais comme toujours hein, je rejoins évidemment ce qui a été dit euh au strict sens du droit international. euh moyenne en quoi euh l'Iran, et c'est ce que beaucoup lui enfin opposent au régime islamique, beaucoup y compris à l'ONU, euh ne respectez pas le droit international concernant le fameux dossier nucléaire puisque Laa l'Agence internationale pour l'énergie atomique.

Donc alors là c'est ni maga ni le licoud hein, là c'est vraiment une agence onusienne. Tout ce qu'il y a de plus enusien depuis 2002 pointe le doigt sur les sur la capacité progressive potentielle de l'Iran qui mentait systématiquement, je parle évidemment du régime he quant à sa capacité nucléaire. Or le traité non prolifération de 68, ben il existe toujours.

Il n'a jamais été officiellement transgressé et il procède aussi du droit international. Che Emmanuel Macron a déclaré samedi que la France n'avait été ni prévenue ni impliquée. Est-ce que ça veut dire que elle n'a plus voix au chapitre au Moyen-Orient ?

Écoutez encore une fois moi comme avocate je me tourne vers mes dirigeants parce que je n'attends rien de Netaniaou, je n'attends rien de Donald Trump. Je pense que ces hommes-là ne nous conduisent que vers l'abîme. Par contre, ce que j'attends d'Emmanuel Macron, c'est qu'il appelle au respect des institutions internationales.

Et jusqu'à preuve du contraire, aujourd'hui, le cadre multilatéral qui est là en fait pour garantir la paix et la sécurité mondiale, c'est encore le Conseil de sécurité des Nations-Unies. Et quand bien même il y aurait un vétois et un véau russe, et bien Castlan tienne qu'on fasse vivre le débat dans l'Assemblée générale des Nations-Unies. Et si aujourd'hui l'ONUEL est inaudite, c'est aussi parce que les États-Unis ont retiré pendant très longtemps les financements et qu'il y a des juges de la Cour pénale internationale qui sont sous sanction.

Donc l'ONU, elle s'est pas affessé non plus seul. Et moi, est-ce que cette opération ne peut pas donner aussi euh un peu euh de d'espoir à l'opposition en Iran quelque part ? Est-ce que c'est c'est ce que dit Donald Trump ?

Alors certains le disent de manière un peu naïve, de manière un peu incantatoire, mais tout de même est-ce que ça peut permettre à l'opposition iranienne de s'organiser ? Ça dépend de des développements des prochains jours. En fait là, on est quand même dans une situation de guerre totale.

Je sais pas [raclement de gorge] si le le l'opposition iranienne peut s'organiser dans ces conditions et surtout je ne sais pas combien de temps Donald Trump va décider de rester en Iran. On sait aussi qu'il peut se détourner de ce sujet. Il avait promis aux Iraniens il y a quelques semaines qu'il allait intervenir et il les a encouragé à descendre dans les rues quand même à se confronter au Mola et à la dictature démocratique de leur pays.

Et il y a eu 30000 morts. Si en est c'est les Mola qui ont tué leur peuple mais c'est quand même Donald Trump. Les gens sont sortis parce que Donald Trump leur a promis qu'il viendrait.

On le voit se détourner de sujet très rapidement et il ne veut pas d'un bourbier militaire dans lesquels les États-Unis resteraient en parce qu'il y a des élections à mi mandat dans 9 mois. Tout à fait. Merci infiniment à vous trois d'être venu débattre de cette question ici ce soir.

On va rester dans l'actualité mais vu par Xavier Maudu et Marie Bonisso. On va évoquer le discours d'Emmanuel Macron mais celui sur la dissuasion nucléaire qui a eu lieu cet après-midi. Et le fat bike, le vélo d'UDU, ce machin électrique avec des énormes pneus qui créent la polémique en Belgique et au Pays-Bas et pas seulement là-bas mais d'abord le mauvais det du jour. ordre enfin l'expression vaut d'être c'est ordre de succession ça valse dans la monarchie britannique depuis quelques jours.

C'est entendu. 8e dans l'ordre de succession. L'ordre de succession trône l'ordre de succession. [musique] Qu'est-ce que ça veut dire exactement ce que ça dit ?

Merci de m'en dire un peu plus. Entendu la vie secrète [musique] des mots vedettes. Ordre de succession du latin hordau.

Rang et soucédéré à l'hiver [musique] désigne dans le cas de la monarchie britannique le rang par lequel les membres de la famille royale sont appelés araigné sur le Royaume-Uni et 14 autres royaumes du Commonwealth. Les démoirs politico-sexuels du frère du roi pourraient chambouler l'ordre de succession au trône. Andrew de 12 ans, le cadet [musique] du roi de Charlie a été placé 11h en garde à vue le 19 février, jour de ses 66 ans, dans le cadre de la FEstine pour soupçon de faute dans l'exercice de fonctions officielles, car il a pu transmettre [musique] des informations confidentielles à feu son riche ami pédocriminel pendant qu'il occupait le poste d'envoyé commercial du Royaume-Uni.

En plus d'avoir été déchu de ses titres et chassé de son château pour sa godriole sordide, l'exprce risque la zonzon pour trahison et la radiation de sa place de numéro 8 dans l'ordre de succession au trône. La BBC rapporte que le gouvernement prépare une loi pour virer l'impopulaire ex-ducor de la file d'attente à Buckingham Palace. L'ordre de succession au trône défini en 1701 par l'act of settlement reposait sur l'ordre de naissance et la primauté au mal.

C'est donc le fils aîné qui héritait de la couronne ou la fille aînée si elle n'avait ni frère ni cousin. C'était le cas pour Elizabeth II. puis ses [musique] héritiers directs.

La loi a été amendée en 2013 et les messieurs ne sont plus prioritaires. Un vote du Parlement entériné par celui des 14 autres royaumes du Commonwealth est le seul moyen de bifer un nom de l'ordre de succession en cas de crime grave, d'atteinte à la sécurité nationale ou d'incapacité manifeste araignée. Andrew pourrait devenir le premier royal britannique à être ainsi éjecté.

Et là, adieu Buckingham Salas. Excellent. Non, crache.

Excellent Tibonold. Re bonsoir madame dame Bonisso alors l'heure de vos chroniques aujourd'hui Emmanuel Macron a prononcé donc un discours sur la dissuasion nucléaire depuis la base de l'île longue en Bretagne et elle abrite les sous-marins lanceurs d'engin et vous évoquez la fortification de l'île longue. Et oui, déjà au 17e siècle, Elizabeth, le 15 juillet 1695, alors qu'il se trouve à Brest, le célèbre marquis de Vaauan. dont le nom demeure associé à l'art de la fortification signe un plan du fort de la batterie de l'île longue.

Et ce plan s'inscrit dans un programme beaucoup plus vaste que Vauban présentent la même année en 1695 dans un mémoire qui prouve la nécessité de mieux fortifier les côtes du goulet c'est-à-dire l'entrée dans la rade de braise parce qu'il y a déjà des fortifications mais vos bancs les trouvent nules sont toutes pouris d'accord toutes pourries pourtant le site est stratégique. Bah oui, parce que déjà depuis le milieu du 17e siècle et plus encore dans les années 1660, hein, quand Louis XIV confie au grand colbert, la marine, les finances et toute la politique du royaume, c'est Breest qui est choisi pour accueillir le port. Le port qui va faire de la royale la marine française une force suffisante pour lutter contre les flottes anglaises hollandaises dans tout l'océan Atlantique.

Et Voban, lui, il a bien compris que fortifier Brest et l'Arsenal, tout ça, c'est bien, mais ça ne suffit pas à faux. prendre la rade dans son entièreté avec la moindre île, la moindre hauteur, le moindre caillou à fortifier. Donc l'île longue ne peut pas être ignorée dans cette réflexion parce que c'est une presquille.

On est au sud de la rade de Brest. 2 km de long, 1 km de large, une hauteur de 40 m, des falaises. C'est formidable pour bombarder quiconque oserait s'attaquer au port de Brest.

Et donc le plan de vos branc est réalisé peu à peu au 18e siècle, au 19e siècle. Mais pendant tout ce temps-là, la vie continue. Vous avez les landes, vous avez des paysans qui cultivent la terre.

Vous avez une carrière, une carrière de pierre réputée parce qu'on y fait des pavés, des pavés formidables. Vous avez même au moment de la première guerre mondiale un camp de prisonniers allemand et tout ça dure jusqu'aux années 1960 quand le général de Gaulle confie l'île longue à l'armée à la marine pour en faire la base la base opérationnelle des sous-marins nucléaires lanceur d'engin et dès lors ça y est c'est fini on cultive plus de chou on cultive plus de patates c'est fini les pavés les long que ça devient un des endroits les plus secrets les plus protégés de France mais vous le voyez bien de au général de le Gaulle, c'est la longue histoire de fortification d'une île, une île qui est sans cesse dans les préoccupations pour la puissance militaire de la France. Bref, les longues n'est jamais en rad.

Ah très bien, on le retrouve, c'est tout lui, Maudu ? Merci monsieur. Alors, qui suis-je ?

Je suis petit dodu, silencieux, je vais vite et je fiche la paille dans les villes. Fat bike, faut pas le dire trop fort parce que c'est un nom de vélo qui énerve beaucoup énormément de cyclistes néerlandais, belges, français aussi de piétons. Mais oui, si on dit fat bike, on peut les voir instantanément s'étrangler de fureur comme ça et devenir tout rouge à l'évocation de ses faux frères, ces faux vélos, ces SUV déguisés comme certains les appellent même.

Alors de quoi on parle ? D'un véhicule à deux roues qui n'a à la base rien à faire sur le goudron. Les fat bikes ont été inventés. pour les terrains mou mouvants.

Gadou. Mais oui, la gadouille, le sable, la neige. Pourquoi ?

Parce que ces vélos, leur avantage principal, c'est qu'ils sont extrêmement stables. Leurs pneus, vous l'avez dit, sont deux fois plus gros minimum que les pneus de vélo classique. Ils sont gros et ils sont très peu gonflés.

Donc ils absorbent les vibrations et les irrégularités des terrains. C'est ça l'intérêt des fat bikes. C'est dans les années 80 qu'on commence à vraiment tester cette idée.

Aux États-Unis, notamment dans les dunes du Nouveau-Mexique, dans les forêts enneigées de l'Alaska et puis au Sahara aussi en 1986, un ingénieur français, un certain Jean décide de faire Alger Tombouctou en vélo. Un vélo qu'il a lui-même dessiné. Alors lui, il a mis trois roues et des gros pneus qui ont été fabriqués spécialement pour lui par Michelin pour lui permettre de traverser le désert.

Le concept va peu à peu se répandre, faire fureur notamment auprès des surfeerss dans les landes. On adore les fat bikes parce que ça permet d'aller faire du horpis dans les dunes et de se trouver des des coins secrets pour avoir la meilleure vague que les autres. Personne ne s'attendait dans tous ces environnements naturels et sportifs à ce qu'on retrouve ces gros pépères sur les pistes cyclables des grandes ville en vert Amsterdam Paris sont pleines de fat bike depuis maintenant plusieurs années notamment parce que les livreurs à vélo adorent ces véhicules parce que on l'a dit c'est stable il y a des pavés notamment à Paris donc ça c'est pratique et puis ça ne glisse pas sur l'asphalte mouillé or vous connaissez les conditions de travail des livreurs à vélo qu'il pleuvent qu'il ventent Ils doivent sortir livrés rouler.

Les jeunes aussi adorent les fat bik problème ce sont des véhicules qui sont très facile à bidouiller, à débrider, à transformer en quasi scooter. C'est-à-dire que vous regardez trois tutos sur internet et vous arrivez à transformer ce vélo électrique qui va normalement à maximum 25 km/h en bolide qui peut foncer à 50 km/h voire plus sur les pistes cyclables et c'est là que ça devient extrêmement dangereux. Résultat, Amsterdam c'est dit récemment prête à les interdire totalement dans certaines zones.

En Belgique, il y a des voix qui commencent à pour qu'on les supprime. À Paris, j'ai regardé les programmes, le candidat Renaissance promet à lui de les faire disparaître totalement s'il est élu et cetera. À noter quand même une voix discordante intéressante.

Il y a un auteur euh au Pays-Bas qui est néerlando-marocain qui lui dit que c'est une sorte de racisme déguisé de la part des bobos contre le moyen de transport préféré de la jeunesse des quartiers populaires qui a quand même pu grâce à ses vélos agrandir un peu son espace de voilà. Alors c'est un débat qui fait rage qui me rappelle un petit peu celui des sur les trottinettes notamment qu'on avait eu à Paris. Je me permets quand même juste d'ajouter que avant d'interdire totalement, on peut aussi essayer d'appliquer les règles et notamment euh des petits appareils qui s'appellent des curvomètres qui permettent à la police de contrôler si ces engins ont été débridés ou non.

Donc s'ils le sont pas, ça pose de problème à personne. Sauf si vous êtes grossophobe des pneus. Mais alors, c'est une question de goût.

Évidemment, c'est une névrose même. Merci pour cette généalogie du vélo d'Odu et merci à tous. À demain 20h05.