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DébatC dans l'air (sur YouTube)· 20 avril 2017 10 minContradictoireMixteÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & international

Présidentielle : leur ennemi c'est la finance ! - Les questions SMS #cdanslair 20.04.2017

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02OuverteRéponse directe

    N'y a-t-il pas une bonne finance, Sonny Guinochet ?

  • 2:18OuverteRéponse directe

    Parmi les candidats, qui connaît le mieux la situation financière du pays ?

  • 3:06OuverteRéponse directe

    Ou est-ce qu'il y a des techniciens dans cette campagne ?

  • 3:29OuverteRéponse directe

    Le président de la République doit-il nécessairement être l'allié des banques, Pascal Perignon ?

  • 4:43OuverteRéponse directe

    L'opposition droite-gauche n'est-elle pas remplacée par l'opposition humaniste contre financier ?

  • 6:09OuverteRéponse directe

    Combattre la finance en France ne serait-il pas stupide dans un monde capitaliste et globalisé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10InvitéFait
    « Dans la tête des Français, on voit dans toutes les enquêtes d'opinion que les petits, la finance, les bas de laine, les entreprises, les scopes, les petites entreprises, c'est là où il y a la bonne finance. »
  • 0:50InvitéFait
    « Quand on regarde les programmes économiques des candidats, que ce soit François Fillon, Emmanuel Macron, Benoît Hamon, tous, tous, tous, même Marine Le Pen, c'est on va aider les TPE, on va encourager les petites entreprises, les petits patrons. »
  • 1:12InvitéFait
    « Ce qui repose sur un constat faux, parce que même si les grandes entreprises sont nettement moins nombreuses en nombre, c'est quand même elles qui investissent, c'est elles qui exportent, c'est elles qui ramènent de l'investissement, qui créent de la richesse. »
  • 1:31InvitéFait
    « Emmanuel Macron le dit quand même. Il dit « vive le CAC 40 », bon, allez. »
  • 2:43InvitéFait
    « on voit que les remèdes, certains sont dans une relance budgétaire massive, et d'autres sont au contraire dans des politiques d'austérité et de réduction de la dépense publique et des charges fiscales et de la fiscalité qui est telle. »
  • 3:37PrésentateurFait
    « on peut avoir en effet la figure du président qui tiendrait tête aux banques. »
  • 4:17PrésentateurFait
    « Philippe Poutou, en dépit du niveau record de dépenses publiques en France, de la dette publique qui atteint des sommets vertigineux, propose de recruter un million de fonctionnaires. »
  • 8:35InvitéChiffre
    « on parle de 100 000 milliards de dollars de shadow banking. »
  • 9:11InvitéFait
    « On a parlé d'Emmanuel Macron, qui est quand même à front renversé de tout ce qu'on a entendu tout à l'heure. Parce qu'il a déclaré sa flamme aux entreprises, il ne cache pas ses liens avec les milieux d'affaires. »
  • 9:29InvitéFait
    « Lui, il est en phase avec un certain nombre de ses arguments, par exemple. »
  • 9:43InvitéFait
    « C'est que aussi la Banque centrale a quand même changé d'attitude et donc aussi garantie beaucoup plus les dettes. »
  • 9:51InvitéFait
    « Et bien merci à vous tous. C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h20. »

Temps de parole

  • Invité26 %
  • Invité 225 %
  • Présentateur20 %
  • Invité 316 %
  • Invité 414 %

2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Invité

N'y a-t-il pas une bonne finance, Sonny Guinochet ? C'est toujours difficile de répondre à cette question. Dans la tête des Français, on voit dans toutes les enquêtes d'opinion que les petits, la finance, les bas de laine, les entreprises, les scopes, les petites entreprises, c'est là où il y a la bonne finance. Et puis, effectivement, la finance, des algorithmes, des traders, de la spéculation à tout va, c'est la mauvaise finance. Mais il n'y a pas que les petits candidats. Ce qui n'est pas totalement faux. Ce qui n'est pas totalement faux, mais ce qui est aussi très binaire comme vision de l'économie. Et là, on manque singulièrement en France de pédagogie.

Mais pour le coup, tous les candidats, y compris les grands, jouent sur ce credo. Quand on regarde les programmes économiques des candidats, que ce soit François Fillon, Emmanuel Macron, Benoît Hamon, tous, tous, tous, même Marine Le Pen, c'est on va aider les TPE, on va encourager les petites entreprises, les petits patrons. Et en revanche, on ne va pas s'occuper ou moins s'occuper des grandes entreprises. Et ce qui repose sur un constat faux, parce que même si les grandes entreprises sont nettement moins nombreuses en nombre, c'est quand même elles qui investissent, c'est elles qui exportent, c'est elles qui ramènent de l'investissement, qui créent de la richesse.

Je le disais tout à l'heure, on ne se fait pas élire en France en disant « j'aime le CAC 40, vive le CAC 40 ». Parce qu'elle fait à nous ça, non. Emmanuel Macron le dit quand même. Il dit « vive le CAC 40 », bon, allez. Comment blâmer ces petits candidats qui voient délocaliser des entreprises françaises saines, qui réalisent des profits ? C'est ça, vous voyez, tout est dans le « saine ». C'est-à-dire, il y a une économie réelle qui normalement devrait fonctionner, et pour des raisons qui nous échappent, ou qu'on comprend trop bien, c'est selon, eh bien, on décide de les fermer pour aller faire encore plus de profits derrière.

La question précédente de votre auditeur, en fait, c'est la bonne et la mauvaise finance, c'est que je pense que les Français ne sont pas contre l'idée de finance, c'est au service de quoi. Tout ça n'est qu'un outil. Et pour beaucoup de gens, de gauche comme de droite, l'outil s'est autonomisé et devient son propre maître. Et c'est ça qui est très fortement combattu ou critiqué par beaucoup de Français. Alors, parmi les candidats, qui connaît le mieux la situation financière du pays ? Je pense que chacun a son diagnostic. C'est très difficile de dire qui connaît le mieux la situation financière. Moi, j'aurais une opinion personnelle.

Mais ce qu'on peut voir, c'est qu'en fonction du diagnostic que vous établissez, vous ne pratiquez pas la même politique. Et on voit bien qu'elle est extrêmement clivante aujourd'hui. Si vous allez, sans parler bien sûr de Marine Le Pen, mais si vous allez de François Fillon jusqu'à Jean-Luc Mélenchon, on voit que les remèdes, certains sont dans une relance budgétaire massive, et d'autres sont au contraire dans des politiques d'austérité et de réduction de la dépense publique et des charges fiscales et de la fiscalité qui est telle. Donc on a effectivement, sur les programmes économiques, on n'a pas quelque chose du tout de consensuel.

Donc ça veut dire que le diagnostic sur la situation financière ou la soutenabilité de la dette n'est pas du tout la même, ou sur la question de la compétitivité. Mais pour répondre plus précisément à cette question, ils connaissent tous la situation financière. Ou est-ce qu'il y a des techniciens dans cette campagne ? Je pense qu'il y a, dans chaque groupe, il y a des techniciens, et l'économie renvoie à ça, c'est qu'en fait il y a un débat politique, c'est-à-dire qu'on ne peut pas considérer que le problème de la dette est le même à gauche, comme à droite, le problème de la compétitivité ne va pas s'interpréter, ou en tout cas avoir les mêmes objectifs, sinon vous êtes gauche ou droite.

Donc effectivement, je pense qu'il y a un diagnostic qui n'est pas forcément partagé, et donc des solutions qui sont différentes. Le président de la République doit-il nécessairement être l'allié des banques, Pascal Perignon ? Si on écoute Nicolas Dupont-Aignan, oui.

3:37
Présentateur

Oui, oui, bien sûr, si on écoute beaucoup de ces petits candidats, on peut avoir en effet la figure du président qui tiendrait tête aux banques. On a vu ce que ça a donné avec François Hollande qui se disait l'adversaire de la finance. Parce qu'au fond, derrière tout cela, il y a deux conceptions de l'action politique. Il y a une action politique qui fait avec le système de contraintes, de contraintes économiques, en particulier au plan européen, au plan mondial, et puis il y a en effet une action politique qui estime qu'on peut s'émanciper, et s'émanciper très largement de toutes ces contraintes. On le voit, on parlait de Philippe Poutou tout à l'heure.

Philippe Poutou, en dépit du niveau record de dépenses publiques en France, de la dette publique qui atteint des sommets vertigineux, propose de recruter un million de fonctionnaires. Vous voyez, quand on est dans ce type d'action politique, en effet, on considère qu'on peut s'émanciper du système de contraintes ou complètement le bouleverser. Et c'est au fond aussi ces deux types de conception de l'action politique qui s'affrontent.

4:43
Invité

L'opposition droite-gauche n'est-elle pas remplacée par l'opposition humaniste contre financier ? C'est en partie ce qu'on disait tout à l'heure, c'est-à-dire que Pascal Pérenneau connaît ça très bien, il y a le vieux clivage gauche-droite et il y a d'autres nouveaux clivages qui émergent, notamment celui-ci, et on voit des critiques qui sont partagées de gauche et de droite sur la finalité de cette financiarisation de l'économie. Ça renvoie aussi au rôle de la mondialisation. Est-ce qu'on accepte les contraintes, les règles du jeu ?

5:13
Présentateur

Oui, derrière tout cela, si vous voulez, et c'est vrai que l'opinion publique française est très partagée là-dessus, il y a une partie de l'opinion qui considère que la globalisation, c'est un système de contraintes avec lequel il faut faire. Il faut s'efforcer, bien sûr, d'aménager, d'endiguer les effets les plus pervers de la globalisation, mais d'accompagner également les effets positifs qui peuvent avoir des retombées pour le pays et qui en ont objectivement.

Et puis il y a d'autres personnes qui considèrent que, voilà, il faut en finir, il faut arrêter ce mouvement de globalisation, il faut se recentrer derrière nos frontières, au plan économique, au plan politique et même au plan culturel. Et c'est à ce choc-là que nous sommes en train d'assister. Beaucoup, au fond, des affrontements politiques que l'on commente en disant un tel, un front X, un front Y, mais derrière, il y a ces clivages forts qui partagent la société française qui sont en train de travailler l'élection présidentielle.

6:09
Invité

Combattre la finance en France ne serait-il pas stupide dans un monde capitaliste et globalisé ? Non, mais effectivement, derrière, il y a une question aussi que se pose l'opinion publique et qui partage, c'est dans quelle mesure on a les moyens aujourd'hui de la combattre ? Dans quelle mesure un président de la République aujourd'hui a des manettes, des leviers ? Et là aussi, je pense que le diagnostic n'est pas partagé.

Il y a ceux qui pensent que le président de la République et le gouvernement ont les moyens, et puis il y a ceux qui se disent finalement, non, ça leur échappera, quoi qu'il arrive, ils vont être obligés de faire le dos rond parce que faire face, c'est très difficile de renégocier un traité européen, quoi qu'on en dise. Si on sort de l'euro, finalement, on ne va plus y perdre. Et les leviers d'action, alors que peut-être il y a quelques années, l'économie étant moins globalisée, il y a le sentiment de pouvoir que l'on donnait à travers le vote au président de la République était certainement fort.

C'est intéressant ce que vous dites, l'idée qu'on élise dans deux jours, trois jours, un président qui serait, au fond, impuissant face aux puissances de l'argent, face aux entreprises mondialisées. C'est ça, Mathieu ? Oui, oui. Je pense que, politiquement, c'est un échec de dire qu'on ne peut rien faire, de toute façon. Donc, vous êtes obligés quand même d'avancer. Vous ne pouvez pas dire, à ce système financier, je ne peux rien faire parce qu'on doit prendre une décision mondiale, il faut quand même avancer quelque chose. Et c'est vrai que c'est la tendance dans les campagnes politiques, c'est d'aller justement très loin dans la possibilité de faire quelque chose.

Et effectivement, quand vous êtes confronté à la réalité, d'ailleurs, sur la question de l'euro, sur la question européenne, sur la question financière, vous voyez que les choses sont beaucoup plus compliquées à mettre là et que vous avez des partenaires en face. C'est la Chancosie en 2007, il a plein de réformes et puis il est arrêté, stoppé net par la crise. C'est la suite de cette discussion, cette question, à quoi ressemblerait le monde sans la finance ? Je veux dire, c'est que la finance, c'est quelque chose d'important dans un système économique.

Le système du crédit, par exemple, est nécessaire pour une entreprise, c'est nécessaire pour un ménage, vous ne pouvez pas acheter votre appartement. La question, c'est effectivement la dérive aujourd'hui du système financier avec les systèmes extrêmement complexes de ce qu'on appelle les produits financiers structurés, qu'on maîtrise mal, il y a tout le shadow banking, effectivement, qui est une épée de Damoclès sur le système économique. Shadow banking, vous faites un petit rattrapage ? Le shadow banking, en fait, c'est tout ce qui est des opérations, ce qu'on appelle hors bilan, qui ne sont pas contrôlées par la régulation mondiale.

Et donc là, le vrai problème, c'est que vous avez, on parle de 100 000 milliards de dollars de shadow banking. Donc si vous voulez, vous avez quelque chose qui est colossal et qu'on ne maîtrise pas sur les flux et donc vous avez du mal à réguler. Donc effectivement, cette épée de Damoclès pose un problème. Et une fois de plus, l'impression que, comme de toute façon, les banques sont centrales dans un système économique, vous seriez obligés de les sauver. Et par contre, derrière, c'est les ménages, les citoyens qui ont l'impression qu'ils sont un peu laissés pour compte. Le futur président pourra-t-il reprendre quelques-unes des idées des petits candidats ? Alors ça dépend qui sera élu.

On a parlé d'Emmanuel Macron, qui est quand même à front renversé de tout ce qu'on a entendu tout à l'heure. Parce qu'il a déclaré sa flamme aux entreprises, il ne cache pas ses liens avec les milieux d'affaires. Donc sur tout ça, ça risque d'être très compliqué. Si c'est d'autres candidats, on a Jean-Luc Mélenchon qui a connu une certaine percée dans les sondages. Lui, il est en phase avec un certain nombre de ses arguments, par exemple. On ne parle plus des notes données à la France par les agences de notation. Pourquoi ? C'est vrai, on en a tellement parlé du triple A qu'on avait perdu et qu'on était malheureux. Maintenant, c'est fini ?

D'abord, on a vu qu'il n'y a pas eu le tsunami tant attendu. C'est que aussi la Banque centrale a quand même changé d'attitude et donc aussi garantie beaucoup plus les dettes. Et surtout, la situation financière de la France s'est quand même plutôt améliorée. Et bien merci à vous tous. C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h20. Demain, vous retrouvez Bruce Toussaint pour un nouveau C'est dans l'air. Tout de suite, c'est à vous. Belle soirée sur France 5.

Présidentielle : leur ennemi c'est la finance ! - Les questions SMS #cdanslair 20.04.2017 · Pourquijevote